Speaker #0Bienvenue dans le calendrier de l'Avent Bossaïti. Chaque jour, jusqu'à Noël, ouvre une nouvelle porte de ce calendrier. Chaque jour, un nouvel épisode pour t'aider à transformer ton business, ton mindset et ton énergie. Laisse la magie opérer, je te souhaite une belle écoute. Aujourd'hui, l'épisode va être un peu différent de ces 24 derniers jours. Aujourd'hui, je vais te conter une histoire. C'est l'histoire de Valentina Scrooge. A l'instar de Monsieur Scrooge, ce personnage ronchon qu'on connaît toutes dans les contes de Noël, Valentina va recevoir la visite de trois fantômes. Le fantôme du passé, le fantôme du présent et le fantôme du futur. Mais ces fantômes-là n'ont rien d'effrayant. Au contraire, ils sont venus pour éclairer son avenir et peut-être aussi le tien. Installe-toi, écoute bien, car dans cette histoire, tu risques de te reconnaître. Le premier fantôme qui m'est apparu, c'est celui du passé. Et tu sais quoi ? Ce n'est même pas quelqu'un que je connais. C'est une inconnue, une femme croisée une seule fois, mais qui a changé toute ma vie. A l'époque, j'avais 13 ou 14 ans, je ne me souviens plus exactement, j'étais en troisième en tout cas, ça c'est sûr. J'étais à l'arrêt de bus, j'attendais tranquillement que le bus arrivait, j'avais des écouteurs dans mes oreilles et à l'époque j'écoutais la musique hyper fort. Tu sais quand t'es dans le bus et que t'as quelqu'un, en fait tu entends sa musique même plus que la personne depuis ses écouteurs, et bah c'était moi. Donc j'écoutais de la musique avec mes écouteurs très très forts et là une dame s'assoit à côté de moi, elle me regarde fixement, je la regarde de ce qu'elle me veut, elle choulou elle. Et je vois qu'elle commence à me parler. Donc j'enlève mes échos, j'enlève mes écouteurs pour pouvoir entendre ce qu'elle disait. Et là, elle me dit, « Mademoiselle, vous êtes belle. » Je la regarde en mode, « Oh, mais qu'est-ce qu'elle me veut ? Elle est chelou, elle est bizarre. Tu sais, quand t'es ado, t'es un peu con. Tu es en mode, ils sont chelous les gens et tout. » Et là, je lui dis, « Bah, merci. » Et elle répond, enfin, elle insiste en disant, « Mademoiselle, je vous dis, vous êtes belle. » Je dis oui, merci. Et là, elle enchaîne en disant. Vous savez pourquoi je dis ça ? Je dis bah non, je sais pas. Et là, il me dit en fait, moi quand j'étais plus jeune, j'étais belle, mais personne ne me le disait jamais. Et en fait, aujourd'hui, quand les gens me voient, ils me disent plutôt, oh là là, mais qu'est-ce qui t'es arrivé ? T'étais pourtant si belle avant. Et donc, je me suis donné pour mission en fait de dire aux jeunes filles, dès que je les croise, qu'en fait, qu'elles sont belles. Donc sur le coup, j'ai pas vraiment compris. Je lui ai juste dit, bah merci beaucoup, c'est gentil. Et puis, le bus est arrivé, je suis montée dans le bus et puis la vie a pris son cours. Mais en fait, plus les jours passaient, plus j'ai repensé à cette dame et à ce qu'elle a dit. Et en fait, à ce moment-là, en plus, à l'époque, j'étais très... Franchement, à l'époque, jamais j'aurais parié sur le fait d'avoir un podcast. Donc, j'étais vraiment quelqu'un de très renfermé sur moi-même. Je n'aimais pas du tout mon corps. Enfin, je manquais de confiance comme beaucoup d'ados, en fait. Et en fait, je ne sais pas, un jour, j'étais dans ma salle de bain, j'étais devant le miroir et j'ai repensé à cette dame et j'ai commencé à me dire en fait, t'es belle, t'es belle, t'es belle. Je me regardais, je disais t'es belle. Et puis en fait, après, je suis entrée au lycée, donc en seconde. Et à ce moment-là, au collège, j'étais très garçon manqué. Donc j'étais toujours pote avec les mecs, etc. Mais jamais plus, toujours pote. Mais par contre, quand je suis arrivée au lycée. Les yeux des garçons ont commencé à se poser sur moi. Et j'ai pensé encore plus à ce que disait cette femme. Tu es belle, tu es belle, etc. Donc souvent, je me disais dans le miroir, chaque jour, je me disais dans le miroir, t'es belle, t'es belle, t'es belle. Et plus je le disais, plus je le répétais, plus j'y croyais. Donc en fait, ce n'était même pas un t'es belle pour me motiver, c'était devenu un t'es belle parce que je le croyais. Et tout ça, grâce à cette femme que j'ai croisée à l'arrêt de bus, une seule fois de ma vie et dont je ne me souviens même pas du visage, et dont je ne sais même pas comment elle s'appelle. En fait, je ne sais rien sur cette dame-là. Et à ce moment-là de ma vie, ça m'a permis d'avoir confiance en moi. Mais cette dame-là est revenue très récemment. Ce n'est pas pour rien que je t'en parle pratiquement dix ans après. Même plus parce que maintenant, aujourd'hui, parce qu'au moment où j'enregistre cet épisode, nous sommes le 21 novembre 2025 et aujourd'hui, je fête mes 28 ans. Donc à l'époque, j'avais 13-14 ans, donc ça fait... 14, 15 ans en fait qu'est arrivée cette histoire. Donc pour te dire à quel point elle m'a marquée. Et en fait, cette histoire est revenue il y a quelque temps, en 2023 je dirais, parce que je traversais une période assez difficile personnellement. Il y a eu pas mal de choses qui se sont passées personnellement avant même de subir ce qui s'est passé en 2024 avec le camion. Donc ça a été un vrai... 2023-2024 ont été vraiment deux années très difficiles, personnellement puis professionnellement. Et en fait, sorti de nulle part, cette histoire, ce fantôme du passé est revenu tel un talisman, tel quelque chose à laquelle j'avais besoin de m'accrocher. En fait, c'était mon doudou. Je crois qu'on en avait parlé pendant l'épisode avec Audrey Lefebvre, la maquilleuse des présidents des États-Unis. On en avait parlé du fait que, dernièrement, la dame du bus revenait souvent dans mes pensées. Et en fait, elle m'a dit un truc en mode en disant peut-être que tu en as besoin, peut-être que c'est ton doudou. Et je pense que cette dame du bus a été mon doudou qui m'a permis de garder le cap pendant ces deux années très difficiles. Et pourtant... Encore une fois, je le répète, c'est une dame que je n'ai croisée qu'une seule fois dans ma vie, un bref instant, dont je ne me souviens pas le visage et dont je ne me souviens pas le nom. Et j'espère qu'à force de répéter cette histoire et à force de l'entendre, à force que des gens l'entendent, etc., à force de répéter cette histoire, j'espère que tout le bien qu'elle m'a fait lui soit retourné, je l'espère de tout cœur. Parce que la simple phrase « Mademoiselle, vous êtes belle » a changé carrément ma vie, en fait. Donc j'espère qu'elle recevra tout le bien que ça m'a apporté à moi. Donc ça, c'est le fantôme du passé de Valentina Scrooge. Le deuxième fantôme, c'est celui qui me hante encore parfois. Celui qui a failli tout arrêter. Celui qui m'est jamais venu. Celui qui n'est jamais venu. Mon beauty truck. Mon beauty truck, c'est quelque chose que j'ai rêvé pendant très longtemps. Je me suis lancée à mon compte en 2021, donc en octobre 2021, et je savais très bien que je n'allais pas rester à domicile très longtemps parce que je n'étais pas prédisposée à faire du domicile. Le domicile était un choix de facilité. Le domicile était une passerelle vers ce que je voulais vraiment. Et en février 2022, j'étais déjà en train de réfléchir à comment arrêter le domicile, alors que pourtant ça se passait plutôt bien, même si voilà, mais... Mes chiffres d'affaires n'étaient pas folichons parce que je démarrais à peine, mais je savais tout de même que je n'allais pas rester à domicile très longtemps, enfin en tout cas je n'en avais pas envie. Donc j'ai commencé à réfléchir à comment sortir du domicile. Sauf qu'en essayant le domicile, j'ai pris goût à la liberté que cela amenait. Et en fait je me suis dit, mais comment faire pour allier la liberté du domicile mais la stabilité d'un salon de coiffure ? Et c'est là que m'est venue l'idée du Beauty Truck. Donc pendant deux ans, je m'étais donné deux ans, un objectif de deux ans, c'est-à-dire que je me suis dit là on est début 2022, ça veut dire qu'en début 2024, il faut que j'ai mon camion. Donc j'ai tout mis en place, j'ai fait mes recherches, j'ai monté un projet, j'ai même créé un groupe d'entraide sur Facebook où il y a plus de 3000 personnes dessus, que j'ai animé, etc. Enfin j'ai fait énormément de choses pour mener ce projet à bien. Et deux ans après, début 2024, je touchais presque ce rêve du bout des doigts parce que j'avais réussi à tout mettre en place pour que ça se passe bien. Sauf que je n'avais pas compté dans le calcul à quel point l'être humain n'est pas fiable. Et ce qu'il fait, et c'est dans l'un des cadeaux que je vous ai donnés tout au long de ces 24 jours, Eh bien, je vous ai donné le cadeau de la responsabilité. C'est-à-dire que ma responsabilité ici, ça a été ma façon de réagir à la situation. C'est-à-dire que j'ai eu mes torts de faire confiance à quelqu'un qui démarrait dans l'entreprenariat. C'est-à-dire que j'avais le choix entre une entreprise qui avait 25 ans d'expérience et 25 ans dans le milieu de la construction de Beauty Truck. et le choix entre un novice qui avait tout pour plaire, c'est-à-dire qu'il était très motivé, etc., mais qui n'est pas allé au bout de sa mission. J'avais le choix. Ma responsabilité, là-dedans, a été de choisir la fougue au lieu de l'expérience. Ma responsabilité, là-dedans, a été de choisir... on va dire de choisir la cage dorée au lieu de l'ennui. Je ne sais pas comment je pourrais imager ça, mais c'est-à-dire que j'avais une entreprise pour qui je n'étais qu'un dossier de plus. Et un genre d'entrepreneur pour qui j'allais être sa première cliente, et normalement, généralement, la première cliente, on la traite comme un bébé. On la traite du mieux qu'on peut, parce que la première cliente va déterminer la suite de notre entreprise. J'ai eu foi là-dedans, et ça a été ça ma responsabilité. Mais ensuite, ma deuxième responsabilité, ça a été, quelle est ma réaction face à tout ça ? Parce que du coup, tout a capoté, mais j'ai le choix entre... me défiler et de me dire en fait, tout est contre moi, la terre contre moi, il ne m'arrive que des malheurs, etc. Et j'ai eu le choix de réagir en conséquence, de mener un procès et de me dire qu'en fait, non, ce n'est pas ma faute, il n'a pas été au bout de sa mission, donc il doit payer pour ça. Et il doit payer pour ça et je ne flancherai pas, tant qu'il n'aura pas payé, je ne flancherai pas. Ça prendra un an, ça prendra deux ans, trois ans, dix ans, même vingt ans. Je me traînerai ce fantôme autant de temps qu'il faut, tant qu'il paye. Parce que ce gars, je vous le garantis, il va payer pour tous les gens qui m'ont fait du mal toute ma vie. Sur mes 28 ans de carrière, ce gars va payer pour mes 28 ans de malheur. Je vous le dis. Et donc, c'est mon fantôme du présent qui monte encore jusqu'à aujourd'hui. Au début, face à cet échec, parce que pour moi, ça a été le plus gros échec de ma vie. Et ça a été difficile pour moi parce que je suis plutôt quelqu'un qui n'échoue jamais. C'est-à-dire que quand je veux quelque chose, je l'obtiens. Quand je veux quelque chose, je sais comment le matérialiser. J'ai envie d'une chose, je sais quelles actions mettre en place pour y arriver. La preuve est simple, c'est que s'il m'avait livré, j'aurais eu mon camion. Parce que le camion, il est prêt, il est beau. Et j'ai réussi à l'obtenir alors que rien ne présageait que je puisse l'obtenir. C'est-à-dire qu'en fait J'ai réussi à monter ce projet en n'ayant aucun contrat de travail, en n'ayant pas d'apport. Je vais déjà raconter cette histoire plusieurs fois, mais en fait, je n'avais rien pour plaire aux banques et pourtant, j'ai réussi à faire en sorte d'avoir ce que je voulais. Mais ce n'est pas allé jusqu'au bout parce que là, il y avait le facteur humain à compter en plus, c'est-à-dire que là, il fallait que je fasse confiance. à un autre être humain que moi. Parce que quand je fais confiance à moi-même, je sais que je peux tout accomplir. Mais les autres humains, eux, ne savent pas forcément qu'ils peuvent tout accomplir. Et je pense que lui, simplement, il ne savait pas qu'il pouvait tout accomplir, parce qu'il a réussi à accomplir. Mais il n'est pas allé jusqu'au bout de son accomplissement. Et au début, j'ai éprouvé de la honte parce que, justement, j'ai toujours été une overachiever. C'est ce que les Anglais, les Américains disent, c'est quelqu'un qui est toujours dans, je ne sais pas comment on pourrait dire ça en français, mais dans la surexpectation, overachiever, comment on peut dire ça en français, mais en gros dans les résultats, toujours dans les résultats, voilà, on va dire ça, toujours dans les résultats, j'obtiens toujours des résultats. Et les gens me connaissent pour ça. Sur Instagram, les gens me suivent pour ça. Ils sont inspirés par ma capacité à toujours avoir des résultats. Donc j'avais le regard de milliers de personnes. Enfin, peut-être pas des milliers, mais j'ai une communauté qui est faite de milliers de personnes. Mais il n'y a bien sûr pas des milliers de personnes qui me suivent tous les jours. Mais en fait, j'avais l'impression d'avoir le regard de la terre entière sur moi pour la première fois de ma vie. J'avais honte de ce que pouvaient penser les autres. Alors que jusqu'à présent, je m'en foutais toujours de ce que pouvaient poncer les autres. J'avais honte et pendant un mois, j'étais restée dans mon coin à ne rien dire, à subir, à pleurer. Même si en backstage, je continuais quand même à faire en sorte de le poursuivre en justice, de faire ce qu'il fallait juridiquement, parce que ma peine ne m'a pas empêchée de faire ce qu'il fallait juridiquement, mais ma peine m'a empêchée de... de partager ce que j'éprouvais, ce que je ressentais et de partager ma vulnérabilité. Il m'a fallu du temps avant de le révéler au grand jour. Et en fait, j'ai compris à ce moment-là, en fait j'aurais pu avoir plusieurs réactions. Soit de continuer à avoir honte et ne jamais en parler ou alors reprendre le pouvoir sur cet échec. C'est-à-dire que personne d'autre que moi allait raconter mon échec à ma place. Parce que si je laisse ce pouvoir à quelqu'un d'autre, eh bien je n'aurai plus la main sur ce pouvoir-là. Donc mon pouvoir à moi a été de prendre la parole et de parler une fois pour toutes de cet échec-là. Et puis, on n'en parle plus. Maintenant, vous savez où est-ce qu'il en est. Parce que j'avais aussi les gens qui me demandaient toujours, tu sais, c'est comme quand tu tombes enceinte, que tu annonces que tu es enceinte et ensuite tu fais une fausse couche. Et après, les gens sont là, comment se passe la grossesse ? Et toi, tu souffres parce que tu as perdu cet enfant. Et que les gens continuent de te demander où ça en est ta grossesse alors que toi, tu souffres intérieurement parce que tu as perdu cet enfant. Ça aussi, c'est quelque chose que j'ai vécu. Et ce camion-là, ça a été un peu la même sensation. J'en avais marre qu'on me demande où ça en est, ça en est, ça en est. Alors pour une fois pour toutes, j'ai dit, voilà ce qu'il en est. Je ne veux plus en entendre parler, je ne veux plus qu'on me pose des questions là-dessus. Point, à la ligne, on passe à autre chose. Moi, je suis passée à autre chose. Bien sûr, ce fantôme-là me hante encore aujourd'hui, mais là, je veux passer à autre chose. Ça ne dictera pas ma vie. Bien sûr, c'est une épine que j'ai dans le pied, mais à aucun moment, ça ne dictera ma vie. Au contraire, c'est mon moment de pivoter. C'est le moment de rediriger. mes ambitions et ma vie. Et c'est ce qui a donné naissance à ce podcast. Et ça a été un choix que j'ai fait de pivoter à ce moment-là. Plutôt que de m'en frondre, j'ai décidé d'aller vers un autre chemin. Parce que, comme Oprah Winfrey a dit, ta destinée t'attend. La destinée attend seulement que nous arrivons vers elle. Peu importe le chemin que nous prenons, eh bien, on y va tout droit, en fait. Donc j'ai appris à faire de cet échec une vraie force. Et même, je l'ai utilisé pour construire mes fondations futures. Parce que si je n'avais pas connu cet échec, comme dit Pitbull, je n'aurais jamais su ce qu'était un vrai échec. Parce que moi, je pensais que jusqu'à présent, avoir un échec, c'était avoir le refus d'une banque sur trois, par exemple. Pour moi, un échec, c'était une mariée qui me dit que... elle n'ira pas avec moi parce que je suis trop chère. Mais ça, la perte de mon camion, ça a été le plus gros échec de ma vie. Et actuellement, je vous le dis, je suis en plein échec parce que mon entreprise ne tourne pas comme il faut. Parce que, rappelez-vous, j'ai un camion qui n'est jamais arrivé. Je travaille sous le nom du camion parce qu'actuellement, mon entreprise s'appelle Roxy Beauty Truck. Mon entreprise ne s'appelle pas Valentina Denis, mon entreprise s'appelle Roxy Beauty Truck, c'est-à-dire que je suis encore dans l'échec. Je suis encore dans l'échec tant que ce problème juridique ne sera pas réglé. Mais je ne laisse pas cet échec diriger ma vie. Je continue, je continue à faire ce qu'il faut pour aller vers ma réussite, vers ma destinée. Donc mon fantôme du passé, c'est le Beauty Truck. qui me hante encore aujourd'hui et qui me hantera encore pour quelques temps, mais je ne lui laisse aucun pourvoir sur mon avenir. Et pour vous avouer quelque chose, au moment où ça s'est passé, j'ai pensé tout arrêter, vraiment. J'ai vraiment tout pensé arrêter jusqu'à fin... J'irai même jusqu'à novembre 2024, j'ai pensé à tout arrêter. Tellement j'y ai pensé que j'ai pour la première fois, parce que souvent, à son compte... Quand les mois creux arrivent, on se dit « Oh là là, on a tout raté, on refait son CV, on va postuler dans des salons, etc. » Et ces périodes-là, je les ai eues moi aussi où je refais mon CV, etc. Mais je n'ai jamais été au point d'aller vraiment postuler. Je faisais mon CV, je le mettais à jour et après je me rigolais au nez en mode « Antina, n'importe quoi, allez, dégage-moi ça. » Ça s'arrêtait toujours là. Mais à ce moment-là, j'étais tellement au plus bas que j'ai postulé dans des usines. Je ne voulais absolument pas travailler en salon de coiffure car très clairement je n'aurais pas tenu même pas une journée. Et vu que je n'avais pas envie d'être reconnue dans, je ne sais pas, par exemple à Carrefour ou dans les magasins, etc. Je ne voulais pas être reconnue par les gens parce que j'ai l'impression qu'en fait où que je marche les gens me reconnaissent maintenant. J'ai l'impression d'être une star. Donc je ne voulais pas être reconnue. Donc je me suis dit en fait je vais aller travailler en usine. Ça me permettra de trouver un travail de nuit. En fait, je voulais trouver un travail de nuit qui me permette d'avoir une sécurité financière et qui me permette quand même de développer la partie mariage. Et j'ai donc postulé chez Caterpillar. J'ai été à un entretien d'embauche chez Caterpillar, fin d'année 2024, je crois, je ne sais plus. Et je suis arrivée à l'entretien, j'ai été motivée. Vraiment, j'étais à un point où j'étais en mode... Ouais, c'est bon, en fait, je veux plus avoir de responsabilités, j'en ai marre. En fait, je me suis sacrifiée pendant trois ans pour au final me retrouver dans la merde à cause d'un connard, etc. J'en ai marre, je veux tout arrêter, je veux tout abandonner. C'est bon, j'en ai ras le cul. Du coup, je me suis retrouvée chez Caterpillar, hyper motivée, en mode « Ah, enfin la facilité ! » Et en fait, je commence l'entretien. Et je suis désolée pour ce que je vais dire pour les gens qui travaillent en usine. Mais en aucun cas, je ne veux ridiculiser ce que vous faites. Mais je suis allée vers l'usine parce que je savais que je voulais quelque chose de facile, qui ne demande aucune réflexion, mais très clairement. Je pense que les usines en font trop sur les CV, l'expérience qu'ils demandent, parce que ce que les usines demandent, un enfant de 3 ans pourrait le faire. Donc à un moment donné, les usines, détendez-vous quand vous faites vos annonces de recrutement, parce que très clairement, même un enfant de 3 ans peut faire ce que vous demandez. Et j'étais là en mode, oh c'est cool, ça ne demande pas à réfléchir, c'est trop bien ! Et puis, il y a eu un entretien en équipe, c'est-à-dire pour évaluer notre capacité à travailler en équipe. On a joué avec des Legos. On devait construire une ville avec des Legos. Et moi, j'étais là. Et à ce moment-là, j'ai commencé à me dire, mais qu'est-ce que je fous là ? Puis, il y a eu un entretien avec le RH pour savoir quelles étaient mes motivations. Et j'étais là en mode, oui, alors moi, je suis à mon compte. Donc, très clairement, en fait, moi, je cherche un boulot juste parce que j'ai besoin d'argent. Moi, le boulot, c'est le boulot. Une fois que je sors du boulot, je ne veux plus en entendre parler, etc. Vraiment, je vous dis, j'étais comme ça. Pour vous dire à quel point je n'ai pas l'habitude. Je crois que c'était le premier entretien d'embauche que je passais de ma vie. Donc moi, j'étais en mode cash, en mode voilà, moi, je suis là parce que voilà, etc. Par contre, mon boulot passera toujours avant l'usine. Le samedi, vous voulez des samedis, ce ne sera pas possible. L'été, par contre, parce que moi, le samedi, j'ai les mariages et tout. Donc, ce ne sera pas possible. C'est vraiment comme ça. Et je pars de ce rendez-vous et je me dis, putain, mais qu'est-ce que je fous là ? Mais bon, si jamais ils me prennent, je serai contente parce qu'au moins ça fera une sécurité. Et puis, je verrai comment ça se passe, etc. Puis, j'ai reçu un mail une semaine après. J'ai été refusée, bien sûr. Et j'étais contente. Et je me suis dit, mon Dieu, oh là là, bon Valentina, on se ressaisit maintenant. On se rosait-y maintenant, parce que là, très clairement, 4h pilar, mais à un moment donné, what the fuck, qu'est-ce que tu fous là, sérieux ? Mais pour vous dire, en fait, j'ai eu ce moment de faiblesse où je me suis dit, en fait, que j'allais tout arrêter, tout abandonner. Mais il y a une phrase qui revient souvent quand je suis dans ce carrefour où j'ai envie de tout arrêter. Je me dis toujours cette phrase, putain, ça me ferait chier quand même, parce que je suis beaucoup plus proche du résultat. que du début. Et chaque jour qui passe, je me rapproche encore plus de mon rêve, de ma vision, que je ne l'étais la veille. Et ça, c'est quelque chose que je me répète souvent. Des fois, j'ai envie de me mettre des claques quand je dis ça, parce que des fois, je me le répète en pleurant, parce qu'en fait, je me dis, mais putain, j'en ai marre, en fait. C'est toujours difficile. Pourquoi ça doit être toujours difficile ? J'en ai marre, en fait. Je veux que ce soit facile. J'en ai ras le cul depuis enfant Je dois baver Je dois en baver. À l'école, j'en bavais. À la maison, j'en bavais. Au travail, j'en bave. J'en bave tout le temps. J'en ai ras le cul. J'ai enfin quelque chose qui se passe bien dans ma vie et j'en bave. Et là, je me suis dit, on va peut-être en baver encore un petit peu plus. Mais ça vaut la peine d'en baver un petit peu plus. Parce que plus tu vas en baver, plus le résultat sera beau. et c'est à ce moment là que je me suis ressaisie et que j'ai commencé à mettre en place Tout ce qui s'est passé en 2025. Et vous avez vu ce qui s'est passé en 2025 ? Voilà d'où c'est sorti. Après un entretien de Caterpillar, eh bien je me suis bougé le cul, parce que très clairement, il était hors de question qu'après autant d'efforts, je me retrouve à travailler en usine et produire le travail que pourrait faire un enfant de 3 ans. Il en était hors de question. Je n'ai rien contre les gens qui travaillent en usine. Merci qu'ils existent. Mais ce n'est pas fait pour moi. Et je ne suis pas faite pour être salariée. Je crois que jamais de ma vie, je ne serai salariée. Si un jour, je suis salariée, dites-vous bien que vous n'entendrez plus jamais parler de moi. Je disparaîtrai de la surface de la Terre. J'irai dans un autre pays et vous n'entendrez plus jamais parler de moi. Et j'aurai tout perdu dans la vie si ce jour arrive. Parce que je n'ai pas passé 28 ans à rêvasser pour finir ma vie en tant qu'exécutante. Je ne suis pas exécutante, je ne suis pas faite pour exécuter, je suis faite pour éclairer, pour guider. Et puis, il y a le dernier fantôme. Le plus mystérieux de tous, le plus lumineux, le fantôme du futur. Au début, c'était une voix au téléphone, une fonctionnaire de la chambre des métiers. Aujourd'hui, c'est une vision, moi, sur scène, une salle pleine, une conférence, ma voix qui porte. Et bien ce fantôme-là, c'est un peu comme la dame du bus. C'est quelqu'un encore plus... plus mystérieux que la dame du bus parce que c'est quelqu'un que je n'ai jamais vu en vrai. Ou peut-être que je l'ai déjà vu mais que je n'ai pas reconnu sa voix. C'était, je crois que c'était en 2017, donc à l'époque, j'avais, j'avais, j'avais, j'avais, j'avais, j'avais, 2017, 3, 5, 8, j'avais 20 ans. J'avais 19, 20 ans. Oh bah oui, c'est au moment où j'étais enceinte en plus, donc voilà. J'avais 19 ans plutôt parce que j'étais enceinte à ce moment-là, j'étais au début de grossesse donc j'avais 19 ans. En fait à l'époque, on avait décidé d'avoir un enfant avec mon conjoint, sauf qu'à ce moment-là justement je traversais aussi une période difficile parce que je venais de mettre fin à mon contrat de BP dans un salon au bout de 4 mois où j'y étais parce que très clairement ça se passait très très mal. Et j'ai dû trouver un autre salon pour travailler. Mais avant tout ça, avant de mettre fin à mon contrat, je voulais m'assurer que si jamais je ne trouvais pas de contrat en mettant fin à celui-ci, est-ce que j'aurais été en capacité de valider ma première année de BP ? Comme ça, quand je reprendrai après avoir accouché, je n'aurai qu'à reprendre la deuxième année en cours de route. Donc en fait, j'ai appelé, j'étais dans le hall de mon CFA à ce moment-là et j'appelle la chambre des métiers pour avoir cette information-là, pour savoir cette information-là. Et en fait, en parlant avec la dame au téléphone, je pense que c'était la dame qui était à l'accueil, je lui parlais, etc. Et à un moment, cette dame, elle me dit, vers la fin de l'appel, au moment où on allait accrocher, cette dame, elle me pose une question, elle me dit Dites-moi, vous n'avez jamais pensé à faire de la formation ? Je lui dis, si, j'aimerais bien, mais bon, là, je suis encore à l'école, je verrai ça plus tard quand j'aurai fini, mais c'est vrai que c'est quelque chose qui m'a toujours donné envie et tout. Et là, elle me dit, franchement, vous devriez, parce que vous avez vraiment une voix qui fait qu'on a envie de vous entendre. Putain, les gars, j'ai un podcast ! J'ai un podcast ! Mais en fait, c'est pour dire à quel point il n'y a pas de hasard dans la vie. Quand on est capable de voir tous ces signes dans sa vie, tout prend du sens en fait. Et moi, j'ai toujours eu cette capacité à déceler les petits moments qui ont l'air de rien comme ça, mais j'ai toujours été capable de déceler ces petits moments et de leur donner du sens. Ou alors peut-être que finalement, en fait, ce n'est pas que j'étais capable de leur donner du sens, et peut-être que... j'avais besoin de leur donner du sens à ces petits moments-là. Mais en tout cas, tout ça m'a guidée à où je suis aujourd'hui. Et ce fantôme-là au téléphone, une personne que je n'ai jamais vue, que je ne sais même pas comment elle s'appelle, et qui me dit au téléphone, juste après un appel, pour lui demander un renseignement, qui me dit « Madame, mademoiselle, vous devriez penser à faire de la formation parce que vous avez vraiment une voix qui fait qu'on a envie de vous entendre. » « Bah, merci madame ! » J'avais 19 ans, j'étais encore à l'école, je me suis dit « Ouh, trop bien ! » Trop trop bien ! Aujourd'hui, je fais de la formation. Aujourd'hui, les gens ont envie de m'écouter. Aujourd'hui, j'inspire des gens. Et je n'ai pas honte de le dire, parce que pourquoi je devrais avoir honte de faire ça ? J'inspire des gens. Je forme des gens. Je rassemble les gens. C'est mon pouvoir. Et ça, c'est grâce à ma voix. Parce que je fais entendre ma voix. Et c'est mon fantôme du futur qui va m'emmener vers ma vision du futur. devant des milliers de personnes lors d'une conférence qui vont être pendues à mes lèvres à écouter ma voix. Tu sais, on passe notre vie à chercher des réponses à l'extérieur, des stratégies, des méthodes, des raccourcis. On veut devenir plus, plus visible, plus forte, plus reconnue, plus riche. Mais tout ce que tu cherches est déjà en toi. Tu as déjà des clés, elles sont là. Dans les histoires qui t'ont formé, dans les épreuves qui t'ont forgé, dans les voies qui t'ont porté, ton fantôme du passé c'est peut-être une blessure, un mot, un souvenir ou une rencontre qui a tout changé. Ton fantôme du présent, c'est toi, avec tes doutes, ta réalité, tes choix. Est-ce que tu les subis ou est-ce que tu les transformes ? Et ton fantôme du futur, c'est cette version de toi que tu refuses parfois de regarder dans les yeux, parce qu'elle te dépasse, parce qu'elle te fait peur, parce qu'elle t'appelle. Et si tu osais enfin l'écouter ? Et si tu te demandais qu'est-ce qu'elle ferait, elle, en 2026 ? Quel choix elle ferait ? aujourd'hui, pour devenir ce qu'elle est demain. Avant de refermer ce calendrier de l'Avent, je veux t'inviter à une dernière chose. Trouve tes trois fantômes. Un souvenir, une ombre, une lumière à venir. Pas besoin de les nommer à voix haute, mais prends le temps de les écouter. Demande-toi, qui est mon fantôme du passé ? Qu'est-ce qui hante mon présent ? Et qui suis-je en train de devenir ? Ne laisse pas le 1er janvier décider pour toi. Commence à écrire ton année 2026 aujourd'hui. Avant que la nouvelle année démarre, réveille celle que tu es déjà au fond de toi. Ça y est, c'est terminé. C'était notre dernier jour. Aujourd'hui, c'est Noël. J'espère que tu le passes avec les tiens. les gens que tu aimes, que tu vas passer un beau Noël et une bonne soirée de Noël et bien bouffer. C'est le dernier épisode de ce petit rituel ensemble, mais aussi le dernier épisode de la saison 1 de Bossaïti et le tout dernier épisode de l'année. Merci infiniment pour tout, pour cette année folle. Je te dis à l'année prochaine après de belles vacances. Pense à t'abonner et laisser un avis sur Apple Podcasts. MDR, ça y est, moi je me suis cru dans les Marvel, moi, à mettre des messages post-génériques. Mais si tu as écouté l'épisode 13 du Challenge Audio Beauty Business Boost, tu sais déjà que ce soir, à minuit, tout bascule. Tu es à la croisée des chemins. Soit tu restes dans le confort, dans le doute, dans le flou, soit tu choisis de devenir la femme que tu rêves d'incarner en 2026. Les offres exceptionnelles pour intégrer Beauty Empire ou le Boss IT Club se terminent ce soir à minuit. Une place à 50% pour Beauty Empire, trois places à 25% pour Boss IT Club. Au moment où j'enregistre cet épisode, nous sommes le 21 novembre. C'est-à-dire que lundi prochain, il y a le live. Donc, je ne garantis même pas que cette offre-là tienne jusqu'à l'épisode de la semaine prochaine. C'est-à-dire que là, nous sommes vendredi. Lundi, il y a un live. Et mercredi, il y a l'épisode 13 du challenge. Donc, c'est comme si on faisait un sauveur le futur. Donc, cette offre, elle est disponible tant qu'elle est disponible. Si au moment où tu écoutes cet épisode, ce n'est plus disponible, eh bien ce n'est plus disponible. Il restera les offres qui sont au grand public et c'est tout. Et même les offres qui sont au grand public, pour Beauty Empire, tout s'arrête à minuit. À minuit, il n'y aura plus d'offres du tout pour Beauty Empire. Parce que c'est déjà beaucoup de faire des offres pour cette formation-là qui est une mine d'or. Donc, il me semble que pour l'offre qui est au grand public, il me semble que j'avais mis 5 places. Donc, si ces cinq places ne sont plus disponibles à Noël, minuit, eh bien, ce sera plus disponible, ce sera à plein tarif. J'aurais tout fait pour t'aider à aller vers la version de toi de 2026. Donc, si tu n'as pas fait les choses avant, c'est qu'il est trop tard. Et malheureusement, cela fait partie de ta responsabilité, pas la mienne. Donc, soit tu restes dans le confort, dans le doux, dans le flou. Soit tu choisis de devenir la femme que tu rêves d'incarner en 2026. Je le répète, soit tu restes dans le confort, dans le doute, dans le flou, soit tu choisis de devenir la femme que tu rêves d'incarner en 2026. Les offres exceptionnelles pour intégrer Beauty Empire ou le Boss IT Club se terminent ce soir à minuit. Une place à 50% pour Beauty Empire, trois places à 25% pour Boss IT Club, qui ne seront... qui ne sont pas garanties en fait. Si au moment où cet épisode sort au grand public, ce n'est plus disponible, ce n'est plus disponible. Demain, tout revient aux tarifs publics. Alors si tu hésites encore, réécoute l'épisode 13, il contient la réponse. Minuit sonne, quel fantôme vas-tu suivre ?