- Speaker #0
Salut à vous, aventuriers du Nouveau Monde ! Emma Charlin au micro, auteure, accompagnatrice en mobilité internationale et podcasteuse. C'est l'épisode 45 du podcast et je l'enregistre en octobre 2024. Avec mon invitée du jour, Clara, nous allons aborder un thème clé. Comment s'organiser quand on est en couple pour préparer et réussir son projet d'expatriation au Canada ? Mais avant cela, j'aimerais vous parler de comment m'est venu en tête ce sujet. Je me promenais sur le site internet de l'université Laval et je suis tombée sur un article intéressant. Les taux de divorce sont plus élevés chez les immigrants québécois que chez les Québécois ayant toujours vécu au Québec. Alors j'ai approfondi ma lecture et voilà ce qui en est ressorti. Comme tous les couples, les expatriés peuvent se séparer quand ils rencontrent des problèmes de communication, d'infidélité ou encore des divergences d'objectifs de vie. Toutefois, les couples immigrés font face à des difficultés supplémentaires propres à leur situation particulière. Je vais en nommer trois. Première difficulté, il y a une perte de repères culturels et sociaux. Quitter son pays d'origine signifie souvent laisser derrière soi une grande partie de son réseau social, à savoir la famille, les amis et les collègues. L'absence de ce soutien émotionnel peut isoler les partenaires, rendant les périodes de stress difficiles à gérer. Seconde difficulté, un des membres du couple peut perdre son emploi ou avoir des difficultés à trouver un emploi. Cela peut donner naissance à un sentiment de stagnation ou de régression professionnelle qui peut engendrer une perte de confiance, de la frustration, du stress et au final entraîner un déséquilibre au sein du couple. Troisième difficulté, des problèmes financiers peuvent venir compliquer la donne. Le coût de l'immigration est élevé. Et quand il est combiné à de l'incertitude professionnelle ou personnelle, cela peut générer une pression financière énorme. exacerbant les tensions dans le couple. Le principe du « ça passe ou ça casse » résume assez bien la réalité des couples expatriés. Soit ils parviennent à surmonter ensemble les épreuves liées à l'immigration, et ils en ressortent plus fort, soit les tensions s'accumulent et provoquent une rupture. En bref, la capacité à s'adapter, tout en maintenant une relation de couple saine et respectueuse, devient cruciale. Dans mon interview avec mon invité du jour, Nous abordons ces différents points en nous concentrant surtout sur la période d'avant-départ, celle où il y a tant de choses à préparer avant de partir pour la grande aventure au Canada. Mais avant, voici un mot de notre sponsor. Eh mais, y'en a pas ! Ah oui, c'est vrai, c'est moi le sponsor de l'émission pour l'instant. L'épisode de ce jour est sponsorisé par mon livre « Famille, je vous aime, mais parfois » . Partez au Canada aux côtés de parents et de jeunes enfants. Découvrez leurs doutes et faux pas afin de mieux les éviter. En fin de chapitre, repartez avec des informations et des suggestions. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Clara sur le podcast. Clara a un parcours aussi riche qu'inspirant. Après avoir obtenu un titre d'ingénieur et mené des recherches cliniques en cancérologie, elle a pris un virage audacieux avec son mari et s'est lancée dans l'aventure entrepreneuriale. Elle est désormais CEO de leur société. Le SIR Coaching, c'est une structure spécialisée dans l'entraînement sportif qui propose du coaching, des e-books ainsi qu'une formation pointue en morpho-anatomie. En bref, si vous voulez avoir de gros biscottos, de gros pectoraux et de beaux abdos, c'est l'accompagnement qu'il vous faut. Mais aujourd'hui, nous allons explorer un tout autre aspect de l'histoire de Clara. Nous allons parler de couple et d'expatriation au Canada. Plus particulièrement, nous allons tenter de répondre à la question suivante, comment s'organiser en couple pour préparer et réussir son départ au Canada ? Alors, si vous êtes friand de retours d'expérience et d'astuces pratiques sur l'art de concilier vie de couple et expatriation, vous êtes au bon endroit. Bonjour Clara, bienvenue sur le podcast.
- Speaker #1
Bonjour, comment ça va ? Merci beaucoup de m'accueillir.
- Speaker #0
Ça va très bien, merci, je suis ravie de t'accueillir. Alors, dis-nous, en quelques mots, peux-tu nous raconter ton parcours d'immigration au Canada ?
- Speaker #1
Alors, mon parcours d'immigration au Canada, il a été un petit peu particulier étant donné que nous avons immigré en plein Covid, cette merveilleuse période que tout le monde aimerait oublier. Nous avons décidé d'immigrer au Canada en 2019, donc juste avant cette grande histoire de confinement et autres joyeusetés, disons-nous. À la base, on voulait partir en PVT. Ce qui du coup n'a pas été possible parce que tout a été fermé assez vite. On avait pris notre décision en décembre 2019 et le Covid, je crois le premier confinement est arrivé en mars 2020. Et en fait, on a décidé de ne pas rester inactif pendant cette période parce qu'on savait que ça allait être très long. Et du coup, comme on savait qu'on allait rester longtemps au Canada parce que c'était vraiment un gros projet de vie, on a décidé de laisser tomber le PVT, de partir via Entrée Express. Donc de demander la résidence permanente directement, grâce à un programme en fait, qui nous permet d'immigrer plus facilement, en tout cas en dehors du Québec. Et du coup, on a mis un peu ces deux ans de off au niveau de l'immigration canadienne pour pouvoir préparer notre dossier, lancer toutes les démarches. Et du coup, on est arrivé en juin 2022, donc deux ans, deux, trois ans plus tard quand même, mine de rien, avec tout ce qui s'est passé, en tant que résident permanent au Canada, donc à Hamilton, là où tu vis d'ailleurs.
- Speaker #0
Exactement. Nous sommes voisines.
- Speaker #1
Exactement, on ne s'est jamais rencontrées, mais nous sommes voisines. Et voilà, en gros, si je devais vraiment résumer ça assez rapidement.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup. Et alors, on va explorer en particulier l'avant-départ. J'aimerais que tu me dises quelles sont les grandes difficultés logistiques et émotionnelles que ton mari et toi avez rencontrées dans le cadre de ce départ au Canada.
- Speaker #1
Alors, c'est très intéressant comme question parce que je trouve qu'il y a beaucoup de couples et de familles. Alors moi, je n'ai pas encore d'enfants, mais je peux parler déjà en tant que couple, mais je vois aussi beaucoup d'amis qui ont immigré en couple et en famille au Canada. J'ai toujours tendance à dire que l'immigration, c'est comme avoir un enfant. Ça sépare plus que ça ne rapproche. Et souvent, on voit le côté très glamour. Je vais partir avec mon chéri à l'autre bout du monde, avec mon mari, avec mes enfants. Ça va être incroyable. Alors oui, c'est incroyable quand même. Non, on ne va pas... Parlez que de négatif, mais ça va aussi mettre votre couple à rude épreuve. Donc pour moi, il est quand même fondamental d'avoir une très très bonne communication avec son partenaire, d'être sûr de vouloir les mêmes choses, qu'il n'y ait pas de déséquilibre en termes d'objectifs et d'envie. Parce que je connais énormément de couples qui se sont séparés suite à leur immigration au Canada, parce que ça a vraiment révélé des choses chez eux, des failles, un petit peu des faiblesses au sein de leur couple. Donc pour moi, c'était vraiment ce côté-là. Avec mon mari, on a la chance d'avoir une très très bonne communication. Et c'est vrai qu'on se ressemble sur beaucoup de choses. Malgré qu'on ait pris la décision un peu sur un coup de tête quand même de partir au Canada, c'est vrai qu'on a un peu la même vision de notre avenir en termes personnel et professionnel. Et c'est vrai que du coup, on ne s'est pas tellement confronté à des difficultés, en tout cas au sein de notre couple. On n'a pas tellement eu de disputes ni quoi que ce soit. Après, il faut savoir que dans notre couple, Je pense que dans la majorité des couples, c'est plutôt moi qui gère l'aspect logistique. Et j'ai vraiment eu l'impression de créer le projet, même s'il était au courant évidemment, et que j'ai pris sa petite main avec sa petite valise et que je l'ai pris avec moi à l'aéroport. Vraiment, il m'a suivi, il m'a fait confiance. Et est-ce que c'était une manière de fonctionner ? Peut-être. En tout cas, c'était la nôtre. Ça a très bien fonctionné de ce côté-là. Je pense que les plus grosses difficultés, c'est vraiment être en phase avec ce qu'on attend chacun de notre côté, parce que oui, c'est un couple, mais il ne faut pas oublier qu'on est deux personnes indépendantes avec chacun ses désirs et ses ambitions, et ça, il ne faut pas l'oublier, même dans la vie de tous les jours, on s'en parlait d'expatriation, d'immigration, et puis surtout partager ses angoisses, ne pas avoir peur de partager ses angoisses, et surtout ne pas avoir peur de dire que parfois on ne sait pas, qu'on ne contrôle pas. et qu'on a beau avoir un plan bien établi, parfois, il faut accepter de lâcher du lest. Et ça peut être difficile pour l'un et pour l'autre, mais parfois, se regarder et se dire, je ne sais pas, ça fait du bien.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour ton partage. Alors moi aussi, je vais partager un petit peu les difficultés peut-être que mon mari et moi, nous avons rencontrées. Alors pour nous aussi, elles n'étaient pas tant émotionnelles. que logistique nos difficultés, c'est-à-dire que d'un point de vue émotionnel, mon mari et moi, on fonctionne très très bien. Nous aussi, on a une très très bonne communication, on fait de la gestion de projet au quotidien, mais c'était plutôt des difficultés logistiques qu'on avait, puisque contrairement à vous, nous, on est partis très très rapidement au Canada. Donc je rappelle un petit peu mon parcours. On a déposé avec un avocat en immigration, suite à la mobilité professionnelle de mon mari, notre dossier de demande d'immigration en mai. En juillet, on a eu une acceptation et en août, on est arrivé au Canada. Donc, en gros, on avait 3-4 mois pour tout préparer. Et je rappelle aussi au passage qu'à l'époque, nos enfants, donc on en a 3, avaient 7 ans, 5 ans et 2 ans. Autrement dit, ils n'étaient pas vraiment super méga autonomes. Et alors nous, les difficultés qu'on a eues en matière de logistique, c'était un manque de temps et euh une gestion des priorités à adopter et à revoir en continu. Donc si je parle du manque de temps, en fait, la manière dont on s'est organisé, mon mari et moi, c'était assez fou. C'est-à-dire que lui, quand il est, on va dire, stressé, qu'il a beaucoup d'activités, il travaille beaucoup le soir. Donc il travaillait sur notre ordinateur et sur nos démarches jusqu'à minuit, une heure. Moi, je suis plutôt du genre couche-tôt, mais par contre, quand je suis un peu stressée, que j'ai un surcours d'activités, je me réveille tôt. Je me réveillais là. 4h30 du matin. Autrement dit, on faisait des journées comme ça. C'est-à-dire que moi, j'étais plutôt réveillée à 4h30, 5h, puis je commençais à travailler sur notre projet jusqu'à ce que je parte travailler. Et puis, mon mari, quand on rentrait le soir, on s'occupait de nos enfants, bien évidemment. Puis lui, il travaillait jusqu'à minuit, une heure pour pouvoir nous renseigner, construire un budget, préparer notre départ, etc. Donc nous, on avait vraiment un problème de temps et Également de gestion de nos priorités, puisque en France, on devait vendre notre voiture, notre appartement, faire un déménagement à l'international, prévenir nos familles, nos amis, etc. de notre départ. Et puis au Canada, de l'autre côté, on devait chercher une maison, inscrire nos enfants à l'école, savoir comment faire toutes nos démarches administratives, acheter et se renseigner sur l'achat d'une voiture, etc. Donc on avait des problèmes de gestion de priorité et de manque de temps. ni Et autrement que cela, au niveau émotionnel pur, ça s'est plutôt bien passé. Alors, je voulais revenir sur les conseils qu'on pourrait donner aux auditeurs. Tu en as déjà donné certains, Clara, mais peut-être qu'on peut en donner encore d'autres. Alors, je vais te redonner la parole. Et si tu pouvais me dire quels conseils tu aimerais mettre en avant pour les personnes qui se destinent à partir au Canada, ce serait super. Puis après, je répondirai, bien sûr.
- Speaker #1
Alors, c'est assez paradoxal. En fait, j'ai toujours l'impression d'être un peu hypocrite quand je donne ce genre de conseils, parce que je dis toujours, renseignez-vous bien, organisez-vous, alors que nous, c'est absolument pas ce qu'on a fait. C'est-à-dire qu'on n'avait jamais mis un pied au Canada, déjà, de base. On a pris un peu la décision sur un coup de tête. Alors oui, on s'était un peu renseignés, mais c'était beaucoup à base de vlogs, de choses comme ça. Alors, je dirais quand même de ne pas faire comme on l'a fait. Parce que nous, ça a fonctionné, je pense, parce qu'on communique très bien et qu'on se ressemble sur beaucoup de choses. Donc, on n'avait pas forcément besoin de parler de certaines choses pour se comprendre. Mais il y a certains couples qui ne fonctionnent pas comme ça. Donc, il faut bien se dire que chaque couple a sa version d'immigration. En fait, on n'a pas du tout tous le même parcours, la manière d'appréhender les choses, etc. Moi, ce que j'aimais beaucoup faire, c'est... Alors déjà, je pense que tu en as déjà parlé, mais le site pvtist.net a un super manuel. qu'on peut télécharger gratuitement ou acheter en version papier si vous le souhaitez. Et franchement, le feuilleté, moi, ça m'a énormément aidé. J'ai trouvé plein d'astuces dedans, plein de conseils. En plus, c'est gratuit en ligne, donc vraiment, on ne perd vraiment pas de temps à bouquiner un petit peu le soir ou même en couple. Déjà, ça vous apporte déjà pas mal de conseils pratiques. Au-delà de ça, pour l'expérience un peu plus humaine, on a regardé beaucoup de vlogs. Alors attention avec les réseaux sociaux, parce qu'on vous vend beaucoup, beaucoup, beaucoup de rêves. Mais quand même, ça peut vous donner une certaine approche de certaines villes. parce qu'on parle beaucoup de Montréal, mais c'est bien aussi de regarder un petit peu en dehors de la destination numéro 1 des Français quand ils immigrent. Quel autre conseil ? Se rapprocher de professionnels, que ce soit des coachs, par exemple en accompagnement en immigration, comme tu peux l'être, mais aussi des accompagnateurs en termes de recherche d'emploi, comme Angelina, qui est une amie aussi commune. Moi, j'ai contacté aussi l'ASO, qui est la Société Économique de l'Ontario, puisque j'ai immigré en Ontario, qui eux ont pu me donner des réponses par rapport à l'entreprenariat, parce qu'on était entrepreneur. Donc, je sais qu'au début, on est un peu frileux de faire appel à des professionnels parce que c'est un petit budget, ça peut coûter de l'argent, mais on n'imagine pas justement l'argent que ça peut nous faire gagner par la suite, notamment en termes d'emploi. En ce moment, c'est un peu compliqué. Au Canada, il y a quand même pas mal de difficultés dans certaines zones. Donc parfois, juste dépenser quelques centaines d'euros pour pouvoir retrouver un emploi rapidement, avec un bon salaire, ne pas perdre de temps et surtout se libérer l'esprit. Parce que ça aussi, on a tendance à sous-évaluer la charge mentale. qui représente une immigration. Vraiment, des fois, investir un tout petit peu d'argent, si on peut, sur son budget, pour pouvoir se faire accompagner, gagner du temps, et diminuer son stress, gagner en années de vie. C'est quelque chose, vraiment, que je n'ai pas forcément fait. Je l'ai fait un peu pour l'emploi, mais avec le recul, je regrette un peu. Je pense que j'aurais dû vraiment plus investir de ce côté-là. Après, je m'excuse, entre guillemets, parce que tu parlais des difficultés émotionnelles. Nous, c'était plutôt matériel parce qu'on avait cet argent de côté. Pour ceux qui ne savent pas, l'Entre-Express, on doit avoir un gros pécule de côté pour pouvoir immigrer. Mais le Covid est arrivé et en fait, cet argent ne pouvait pas tellement y toucher. Sauf que... Moi, j'étais dans le médical, donc je travaillais à des emplois possibles. Je n'étais pas pu se payer. Je n'ai pas eu de subvention du gouvernement, contrairement à ce que tout le monde croit. Pourtant, j'étais bien bien dans les urgences. Et mon mari, lui, était coach sportif et toutes les salles étaient fermées. C'est-à-dire qu'on a vécu pendant deux ans sur mon seul salaire, avec cette grosse somme d'argent qui dormait de côté, mais sur laquelle on ne pouvait pas toucher. Donc c'est vrai que voilà, c'est pour ça que je m'excuse un peu de ne pas avoir voulu dépenser un peu de cet argent-là. Mais si vous pouvez le faire, honnêtement, faites-le.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord évidemment avec ce que dit Clara, parce qu'au-delà de l'argent, c'est quelques centaines d'euros que vous allez dépenser, mais c'est tellement de temps, d'énergie et de bandes passantes au niveau mental que vous allez gagner et récupérer, c'est incroyable. Donc ça peut vous mettre le pied à l'étrier et au final tout changer. Alors je reprends la parole sur les conseils que moi j'aimerais donner aux auditeurs. Pour le coup, je sais que nous, ce qu'on avait fait avec mon mari, c'est un tableau de suivi pour savoir où on en était au niveau de chaque thématique, c'est-à-dire que ce soit le budget, le logement, l'achat de billets d'avion, etc. Et donc, on avait un tableau de suivi, on avait même fait un tableau de nos priorités pour pouvoir justement faire du flux continu. Quand, par exemple, mon mari dormait ou que moi, je dormais, je puisse savoir sur le tableau où chacun en était. Donc on avait en fait un mode gestion de projet avec un tableau de suivi qui nous permettait justement d'aller de l'avant. Le deuxième conseil que j'aimerais donner, c'est vraiment de faire attention à votre sommeil. Sur cette partie de l'avant-départ, si on ne fait pas de jour off, si on n'a pas assez de sommeil, c'est très compliqué de poursuivre son effort sur de la durée. Un départ en expatriation, ce n'est pas un sprint, c'est un marathon. Ça dure vraiment. vraiment très longtemps, si on ne fait pas attention à son sommeil, à son alimentation, si on ne fait pas des pauses avec des jours off pour pouvoir souffler, et bien en fait ça va devenir très compliqué, ça va vous prendre la tête, puis à un moment donné vous allez juste craquer, et peut-être éventuellement avoir ensuite des difficultés avec votre conjoint, qui va se prendre une dispute ou plein de remarques négatives dans les dents, alors qu'en fait il n'a rien demandé et puis il n'est pas fautif, c'est juste que là vous êtes à saturation. Donc moi, je conseille toujours aux gens de faire attention à leur sommeil et leur alimentation, bien évidemment. Prendre des jours off. Et comme l'a si bien dit Clara au tout début d'épisode, faites attention à votre communication. Écoutez-vous l'un l'autre. Écoutez vos angoisses, les bons points. Félicitez-vous aussi et encouragez-vous parce qu'en fait, on dépasse certaines étapes. Et c'est quand même génial de se dire, ah ouais, on est arrivé là. Bravo, c'est quand même génial. On a accompli une grande partie du voyage et c'est déjà super. S'encourager, s'écouter, pouvoir se dire quelles sont ses angoisses. Et généralement, dans un couple, elles vont être différentes. Je sais que par exemple, pour moi, j'avais des angoisses sur notre budget. Mon mari, lui, il avait des angoisses sur trouver une maison. Donc on n'avait pas les angoisses au même endroit. Mais on pouvait s'écouter, s'entraider. Donc ça vraiment, c'est des conseils qui sont... super importants dans la vie de tous les jours d'un couple, évidemment, mais qui le sont encore plus dans une expatriation parce que c'est tous les pans de votre vie qui vont être remis en cause. C'est-à-dire que votre lieu de vie va changer, votre langue éventuellement va changer. Et même si vous arrivez au Québec, la langue ne sera pas la même, les mots ne seront pas les mêmes, l'accent ne sera pas le même, la culture ne sera pas la même, les écoles, vos enfants... Vous allez perdre l'intégralité de vos repères. le couple. c'est l'ancrage, il faut absolument le soutenir et le maintenir. Et ça, c'est méga, méga, super important. Donc voilà pour les conseils que je voulais un petit peu partager et donner aux éditeurs. Maintenant, j'en viens à une question. Alors, je ne sais pas si tu voudrais y répondre, mais j'espère. Est-ce que tu penses que ton couple est ressorti plus fort de cette expérience et de ce départ au Canada ?
- Speaker #1
Alors déjà, je pense que notre couple de base était déjà très fort. Je ne sais pas si ça l'a rendu plus fort ou si on est resté sur le même point, mais je pense surtout qu'on a évolué ensemble et ça, je trouve que c'est quand même assez beau. C'est assez difficile aussi, je trouve. C'est-à-dire qu'on a, oui, dans un certain sens, on est sortis plus fort de ça, mais on s'est redécouverts sur autre chose parce que forcément, comme tu le disais très justement, on intègre une autre culture, une autre langue pour nous-mêmes d'ailleurs. En plus, de notre côté, nos projets se sont diversifiés, multipliés. On a fait des choses qu'on n'aurait jamais crues possibles. Et du coup, on est aussi devenus pas des personnes différentes, mais on a grandi, on a appris, on a évolué. Et on est toujours autant amoureux. Et en fait, j'ai l'impression que c'est un peu aussi, en plus de tomber amoureux de ce pays-là, on retombe encore et toujours amoureux de l'un l'autre et de ce qu'on devient. C'est plutôt de grandir, oui, plus fort, oui, mais vraiment dans ce sens-là. C'est-à-dire que je trouve ça cool qu'on ait pu vraiment partager cette immigration ensemble, se redécouvrir encore, même si on n'en avait pas forcément besoin, parce qu'on s'entendait déjà très bien de base. Mais pour nous, pour le coup, ça a été une vraie réussite. Vraiment, j'ai découvert vraiment l'esprit entrepreneur de mon mari. Je me suis découvert aussi un esprit entrepreneur qui n'était pas du tout présent avant. et en plus vraiment je rejoins tout ce que tu dis parce que le fait aussi de se féliciter de nos réussites tout ça c'est hyper important mais ça rejoint encore et toujours la communication finalement voilà c'est après j'ai bien conscience qu'on a eu une immigration idéale vraiment on a eu oui il y a de l'organisation mais il y a aussi un peu de chance là dedans on va pas se mentir il y a des opportunités etc donc voilà je vais pas non plus vous vendre le rêve de mon dieu votre couple il va sortir incroyable des migrations parce que ça va pas être le cas de tout le monde Mais je veux vous montrer aussi que c'est possible, que ça peut être très bien réussi et très beau.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord avec toi. C'est-à-dire que moi, j'ai à peu près la même expérience que la tienne, dans le sens où notre couple, en fait, est devenu beaucoup plus fort encore après l'expatriation au Canada. Alors, de fait, nous, on avait déjà eu pas mal d'aventures, dans le sens où avec trois enfants, quand on se marie, déjà, c'est une super belle étape. Quand on a des enfants, c'est une autre étape. On change, on grandit et quand on part en expatriation, c'est encore une autre étape et c'est un chambouletou surtout. Maintenant, comme le disait Clara, le chambouletou, il peut être très dangereux pour les couples qui sont fragiles. Maintenant, pour les couples qui sont solides, ça peut renforcer les liens vraiment comme jamais. Et moi, je ne pensais même pas que c'était possible d'avoir des liens encore plus resserrés que ceux que j'avais déjà avec mon mari. Mais, il n'empêche, c'est vrai, mon mari et moi, on a eu des biens qui se sont... encore plus renforcés à l'occasion de notre expatriation. On a appris à encore mieux communiquer, à être encore plus de bons parents et à être encore plus présents et à l'écoute l'un pour l'autre. Et ça, c'est vraiment super, super comme découverte et je peux que me réjouir d'avoir cette nouvelle vie ici au Canada avec mon mari. Donc, ami auditeur, j'espère qu'il en sera de même pour vous. Je te remercie beaucoup Clara pour ton intervention sur le podcast. Où est-ce que nos auditeurs peuvent te retrouver ?
- Speaker #1
Principalement sur Instagram. C'est vrai que j'ai une grosse communauté sur TikTok, mais je vous avoue que je ne poste plus beaucoup parce que TikTok, c'est particulier pour le réseau social. Mais vous pouvez quand même me retrouver là-bas où maintenant je poste plus des vidéos de mon podcast qui est dirigé plutôt vers la sexualité et les relations humaines. Donc c'est entre parenthèses podcast. mais vous pouvez tout retrouver sur mon Instagram, ce sera beaucoup plus simple, sur clara-lesr. Je suis très active sur Instagram, j'aime beaucoup Instagram. Super, un grand merci Clara pour le partage, et puis à une prochaine. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Alors ce n'est pas tout ça, mais il s'agirait de résumer l'affaire. Voici les principaux points à retenir. Premier point, une expatriation au Canada, ça se coûte. Tous les ponts de votre vie sont remis en question d'un coup et dans un couple, ce n'est pas sans conséquence. Comme le disent certains, ça passe ou ça casse. Alors, si votre couple est fragile, repoussez votre projet. Consolidez d'abord votre couple et lancez-vous après. Si votre couple est solide, par contre, sachez que oui, cela peut encore plus le renforcer. C'est une merveilleuse aventure à vivre et je crois que Clara et moi sommes là pour en témoigner. Second point. Dans les problèmes logistiques que vous pourrez rencontrer, il y a principalement l'organisation, la gestion de votre temps et celle de vos priorités. Dans les problèmes émotionnels, on trouve souvent un manque de communication et d'écoute, voire un repli sur soi qui peuvent parfois mener à un désalignement de vos envies et plus globalement de vos objectifs de vie. Troisième point, pour préparer au mieux votre projet et garder une relation de couple saine et respectueuse, prenez de bonnes habitudes. Parlez-vous ? Écoutez-vous et encouragez-vous. Gardez un sommeil et une alimentation optimales. Faites des pauses et prenez des jours de repos. Ces derniers vous permettront de revenir sur votre projet d'immigration avec un regard neuf et déterminé. Et faites un tableau de suivi. N'essayez pas de vous souvenir de tout. Notez ce qui est fait, ce qui n'est pas fait et dans quel ordre agencer vos priorités. Enlevez-vous le plus possible de charges mentales. Vous aurez bien assez à faire comme ça. Et voilà, cet épisode de Bienvenue au Canada est déjà fini. Je vous remercie de l'avoir suivi jusqu'au bout. Abonnez-vous à mon infolettre en vous rendant sur mon site bienvenueaucanada.ca. Deux fois par mois, je vous donnerai des infos et des cadeaux. En prime, vous recevrez un livret comprenant 67 astuces à connaître sur le Canada.