- Speaker #0
Bonjour, je suis Catherine Barlois, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver votre voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue dans ce podcast où je partage avec vous, seul ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors, on est parti pour l'épisode du jour. Bonjour à tous et bienvenue sur l'épisode n°101 du podcast Bloomy Voice où je reçois en interview Virginie Legrand. Mais avant de plonger dans l'épisode du jour, j'ai une question pour vous. Est-ce que vous vous sentez encore à votre place dans votre travail ? Si la réponse est « euh, pas vraiment » ou si vous avez cette impression de tourner en rond sans trop savoir ce que vous pourriez faire d'autre, si vous rêvez secrètement de tout envoyer balader pour vous sentir aligné, utile et heureuse d'aller bosser le matin, alors j'ai quelque chose pour vous. Je propose des bilans de compétences pas comme les autres et du coaching pro avec structure, profondeur, mais surtout dans la bonne humeur. Résultat, vous vous connaissez mieux, vous reprenez confiance en vous, vous retrouvez du sens et vous construisez un projet pro qui vous ressemble vraiment. Et si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple, c'est d'en parler ensemble. Vous trouverez toutes les informations et un lien pour me contacter dans la description de ce podcast. Et maintenant, place à l'épisode du jour, je vous souhaite une belle écoute. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir à nouveau à mon micro Virginie Legrand. Si vous vous souvenez de l'épisode 94, ou si vous ne l'avez pas encore écouté, allez-y, écoutez-le. Vous l'aviez découverte en professeur de lettres, devenue chef à domicile, passionnée de gastronomie, de transmission et de rencontres. Et cette fois, nous allons explorer une autre dimension de son univers. Le team cooking. Virginie ne se contente pas de régaler les papilles, elle fédère les équipes, crée des expériences de cohésion et transforme la cuisine en un véritable terrain de jeu collaboratif. Dans cet épisode, elle nous raconte comment un atelier culinaire peut devenir un moment fort de partage, d'énergie et même parfois de réconciliation. Et pourquoi la cuisine est un outil puissant pour créer du lien. Alors installez-vous confortablement et je vous souhaite une belle écoute ! Et on est parti ! Bonjour Jean-Génie !
- Speaker #1
Bonjour Catherine !
- Speaker #0
Merci de revenir à mon micro pour un épisode spécial au niveau du team building et donc partager vraiment une des facettes de ton activité qu'on n'avait pas abordée la dernière fois. Parce que tu es déjà venu dans un épisode pour parler de ta reconversion et de ton univers... gustatif, plein d'énergie, plein de passion. Voilà, donc avant de plonger vraiment dans le sujet du team, est-ce que tu pourrais me présenter de nouveau, rapidement, mais redonner quand même une description suffisamment large aux personnes qui n'auraient pas encore, et ils ont tort, écouter le précédent épisode ?
- Speaker #1
Oui, Catherine. Alors, je m'appelle Virginie Legrand. j'ai 44 ans et je suis depuis 11 ans chef à domicile en Ile-de-France et ailleurs, parce que je me déplace partout, pour tous les gens qui veulent organiser des réceptions chez eux, comme au restaurant, mais dans leur salle à manger. Et je suis la petite fée qui règle tout.
- Speaker #0
Mais je crois que tu ne fais pas que ça.
- Speaker #1
Je ne fais pas que ça, parce qu'en fait je suis une ancienne professeure de lettres. Et comme je suis assez passionnée par mon métier, j'aime aussi le transmettre. Donc je donne des cours de cuisine pour des particuliers, mais aussi j'orchestre volontiers ce qu'on appelle des team building culinaires, donc des team cooking, pour justement fédérer les collaborateurs et partager une activité de cohésion autour de l'art culinaire et autour d'une expérience sensorielle.
- Speaker #0
Et donc là, maintenant... Donc le team cooking, comment ça se passe ? Si on prend de A à Z, comment les entreprises te contactent, comment ça se passe et ensuite comment ça se met en place ?
- Speaker #1
Je vais te donner l'exemple de la semaine dernière. J'ai été contactée par quelqu'un qui a une belle place au Crédit Mutuel et qui organise au mois de septembre prochain un séminaire pour 32 personnes et il vient me voir et me dit j'aimerais trop organiser un atelier de cuisine avec toi donc du coup comment ça va se passer je lui ai proposé un menu alors il y a deux formats il y a soit le format où je propose un menu et du coup je réalise les recettes montrant aux gens, en disant, voilà, on va faire ça, ça, ça, ça, ça, rétro-planning, vous commencez par ça, ça, ça. Ça, c'est la formule, on va dire, de base. Si vous voulez une formule un petit peu plus fun et beaucoup plus expérientielle, je veux dire, expérimentale aussi, c'est le fameux un peu challenge culinaire. Donc là, j'amène plein de fruits, plein de légumes, plein d'herbes aromatiques, plein d'huile, plein de vinaigre, de la crèmerie, de la viande, etc. Et je leur dis... Vous avez 10 minutes pour être en équipe. Alors, en général, c'est le manager ou le DG qui a géré les équipes en sachant qu'il va mettre des gens, en général, qui ne s'entendent pas entre eux, parce que c'est mieux. Sinon, ça ne joue pas vraiment son rôle, la fédération. Et en fait, ils ont 10 minutes. Ils doivent trouver le nom de leur brigade. Ils doivent décider qu'est-ce qu'ils font à manger. En général, il y a une entrée, un plat, un dessert, ou alors une pièce cocktail, deux pièces cocktail, trois pièces cocktail. Et au bout de dix minutes, ils me le présentent. Et après, c'est eux qui créent, un peu façon Top Chef, en fait. Voilà. Donc là, on n'est plus sur de la créativité. Certains ont peur de le faire et n'osent pas. Et d'autres se disent, OK, ouais, on a envie de cuisiner. Ce qui est génial, en fait, pour l'un ou l'autre format, c'est que les gens créent un vrai dialogue. Ils se mettent en action ensemble. Il y a une question de timing. Il y a une question, évidemment, il y a une question de... représentation. En général, je leur fais gagner quelque chose. Il y a un jury qui est là. Voilà. Quelle est la plus belle assiette ? Quelle est l'assiette la plus savoureuse ? Quelle est l'assiette la plus créative ? Quel est celui qui brise les codes ? Quel est celui qui suit les consignes ? Donc, je travaille aussi beaucoup sur le côté très entrepreneurial et je crée l'analogie à l'intérieur même de mon animation, l'analogie entre le chef d'entreprise et le chef de brigade. Et ça, ça plaît. Et moi, je... Et moi, je m'éclate.
- Speaker #0
Et ton rôle autour de tout ça, comment ça se passe ? Alors, tu fournis les matières premières, tu briefs un petit peu tout le monde, et ensuite, tu tournes autour des autres.
- Speaker #1
Je coordonne. Voilà, en fait, je coordonne, donc je surveille déjà l'horloge. Donc, effectivement, je les briefs en leur disant, alors soit… Si les recettes sont déjà établies, je leur dis voilà, on va commencer par le dessert. Typiquement, on va commencer par, je ne sais pas, la dernière fois, j'ai fait un atelier pour la sauce dégénérale. C'était au mois de juin dernier. Et du coup, j'ai fait une brioche perdue à la fraise. Donc la brioche perdue, c'est la brioche dans l'appareil. Et puis après, on la cuit et il faut la laisser tiédir. Donc là, je lui ai dit, vous faites d'abord les brioches, ensuite les découpes. Ensuite, j'essaye vraiment de faire un rétro-planning de ce qui doit être fait en amont, s'il y a de la cuisson, évidemment. Par contre, la chimie qu'on fait, on la fait au dernier moment pour qu'on puisse la pocher au dernier moment. J'essaye de leur expliquer, vous allez commencer par ça, ça, ça, ça. Donc, je donne les ordres. Et ils n'ont pas les fiches recettes. Je leur donne les fiches recettes à la fin, sinon ils vont passer trop de temps à lire les trucs. Donc, ils m'appellent. Il faut être partout. C'est une question d'énergie. En général, je peux faire seul jusqu'à 12, 13. Mais dès que c'est plus, il faut des gens avec moi parce que sinon, on va me surmobiliser et moi, après, je perds le fil. On ne se rend pas compte, mais c'est très, très énergivore. Et en fait, au fur et à mesure, je vois qu'ils créent. Déjà, souvent, la première chose, c'est quand je leur dis on va faire ça, ça, ça, ils me regardent et me disent attends Virginie, on n'a que deux heures, on n'a que deux heures, on ne va pas y arriver. Et en fait, au bout de deux heures, deux, je leur dis vous voyez, j'ai tout fait. Parce que je suis là, je dis voilà, t'en es où, t'en es où, t'en es où, la cuisson, vous surveillez, est-ce que vous avez lancé ça, etc. Et en fait, à la fin, ce qui leur plaît, c'est le plaisir d'avoir accompli ensemble, le plaisir d'avoir co-créé, le plaisir d'avoir construit une expérience ensemble. Et puis, le moment de la dégustation, c'est canon aussi parce qu'en général, ils passent à table. En général, je dresse des assiettes témoins. Là, c'est la première assiette. Et puis après, ils reproduisent chacun leur assiette avec eux. tous les éléments de composition qu'on aura découpés, toutes les mises en place. Et puis après, on passe à table. Et puis souvent, il y a des accords de mes événements pour avoir une vraie expérience de goût, de gastronomie, et le ensemble. Et les gens adorent. Les gens adorent parce qu'ils se voient différemment. C'est ça aussi qui est intéressant, c'est que les équipes se voient différemment. J'ai fait ça une fois pour des enfants aussi, parce que finalement, c'est la même chose. Et juste, l'anecdote était très belle. J'ai travaillé pour la tablée des chefs. Et en fait, j'avais des gamins que j'avais toute l'année, chaque mois, tous les mois. Et il y avait une complicité qui se créait dans un duo. Et je trouvais ça très beau. Ils adoraient bosser ensemble, etc. Et en fait, j'ai su après que c'était le harceleur et le harcelé. Et ça m'a trop touchée, parce que je me suis dit, waouh, la cuisine permet de transcender en fait les conflits, permet de rapprocher les gens qui se battent. Et je pense que pour les entreprises, c'est ça aussi. Il y a beaucoup cette question de pression, de hiérarchie, d'autorité, de concurrence, qui fait qu'il y a de grosses tensions. Et je sais qu'au moment où ils sont avec moi, tout ça, c'est ailleurs. Et il n'y a que le moment qui... compte et le souvenir et j'adore en fait créer des souvenirs.
- Speaker #0
Je me laisse porter parce que tu me dis et oui ça va au delà d'expérience c'est dans les ressentis c'est dans ce qui se met en place et comme tu touches vraiment On est dans la base de la pyramide de Maslow. Et on fait un ascenseur vers le sommet d'un coup. Et tu couvres vraiment, tu reprends les gens par la main. Et c'est vrai qu'on a le côté approche manuelle. Il crée et après, voilà, il déguste. Et tu couvres également les rapports entre eux. Oui, ça fait une expérience à 360. C'est vraiment chouette de voir ça. Et là, par rapport au retour que tu as, tu fais ça depuis combien de temps déjà ? Première question.
- Speaker #1
Je l'ai fait assez vite. On va dire que j'en fais depuis 5-6 ans. 5-6 ans, mais là, je l'épouse beaucoup et on vient beaucoup à moi. Il y a déjà des choses qui se créent autour de ça. Mais là encore, je pense que j'apporte ma pâte. J'apporte quelque chose de différent, quelque chose de très humain. Il y a beaucoup de cours de cuisine, déjà avec des recettes qui sont très classiques. Des gens qui ne sont pas forcément incarnés, qui sont beaucoup dans la technique. Tu vas faire ça, ça, ça, ça. Certains m'ont même dit, il y en a certains, ils ne sont pas aimables. Et puis, ils nous engueulent quand on fait mal. Ce n'est pas le but. J'essaye de rire, j'essaye d'être légère avec eux. Je ne connais pas leur prénom, donc je dis Madame Ciboulette ou Monsieur Fraise ou Madame Coriandre. Et ça, ils adorent. En fait, ce que j'adore, c'est ce côté à la fois très enroubant, très maternant, très rassurant, très challengeant et en même temps très léger. Je leur dis c'est pas grave si c'est mal coupé, vous embêtez pas, juste il ne faut pas cramer le truc. Parce que ce ne sera pas mangeable. Et après, soyez libre. Et certains me proposent on pourrait faire ça, ça, ça. Mais allez-y, c'est possible. ils me surprennent parfois ils se donnent ce plaisir et ils retrouvent ce plaisir là d'aller plus loin et d'être fiers en fait je vois qu'ils sont super fiers parce que la majeure partie n'ont pas l'habitude de cuisiner et c'est l'occasion aussi qu'ils me racontent un peu leur histoire c'est ma femme qui cuisine la dernière fois j'ai raté ci, j'ai raté ça en fait c'est le support des confidences il y a beaucoup de psychologie que ça tend et c'est ça qui est bon parce que je et J'impulse, les gens se confient beaucoup à moi. Même si je leur fais faire une brioche perdue aux fraises. Ce n'est pas le lieu, mais c'est quand même le lieu.
- Speaker #0
Tu délies les langues.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et oui, en fait, pourquoi ma question de « Tu fais ça depuis combien de temps ? » Cinq, six ans. Dans notre épisode précédent, on parlait de la preuve sociale. Et donc là, Comment tu capitalises, là j'en viens avec ma casquette entrepreneur, par rapport à ces team building, comment tu capitalises au niveau de la preuve sociale ? Tu demandes des témoignages ou alors tu as des témoignages des managers a posteriori ? C'est comment ?
- Speaker #1
Déjà, la satisfaction, elle se fait dans la fidélisation. Donc, quand ils reviennent, ça, ça veut dire que c'est bien. Je travaille avec une agence, notamment de formateurs de commerciaux. Stéphane qui fait appel à moi pour m'intégrer dans des séminaires. Donc, il fait des séminaires de travail. Et puis, le déjeuner, en général, c'est moi qui le fais avec ses coachés. Donc, ça, c'est cool. Et après, de toute façon, je demande même pour mes clients. Je demande toujours un retour client. Et ce qui ressort, c'est l'idée de convivialité, c'est l'idée de parenthèse, mais en même temps qui reste sur comment chacun s'est vu. Alors après, ça peut être à l'inverse. glandes pendant l'atelier. Ils laissent le groupe. Il y a cette notion de groupe. On est engagé, on est un membre parmi un groupe. Ceux qui se détachent et qui se désengagent, ça montre aussi qu'ils n'en ont rien à faire. Après, je pense qu'ils ont un retour aussi, eux, de comment ils se sont comportés pendant l'atelier. C'est très intéressant. Après, ils refont appel à moi. ou même parfois, et pour moi, c'est double bénéfice, c'est que j'ai des gens qui étaient dans l'atelier qui font appel à moi chez eux. J'y pensais. Parce qu'ils ont un peu aimé la personnalité. Ils se disent, attends, c'est vachement bien ce que tu fais. Donc, soit en mode atelier chez eux avec leur famille, soit en mode les pieds sous la table et c'est toi qui te cherches de tout. Donc, c'est une petite visibilité aussi. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et tu interviens. Sur site ou alors tu utilises un des lieux que tu as à la sélection ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'au début, je viens d'intervenir sur site. Donc, ça pouvait être des salles de réunion où j'amène… J'ai même des plaques à induction portable. J'amène des gastroles, des trucs, voilà. Mais là, honnêtement, c'est vrai que ça commence à être fatigant parce que j'amène toutes les planches, tous les… Maintenant, j'essaie de trouver des lieux. J'ai deux lieux dans Paris qui ont des cuisines. Et j'ai de plus en plus des lieux comme ça, de référence, où j'emmène les gens en disant, bien sûr, ça a un coût supplémentaire, mais souvent, ils ont un budget. Et pour eux, ils aiment bien aussi être décentrés parce que de cuisiner à l'endroit où ils sont, ils restent dans les énergies. Là, c'est clairement une activité, c'est une journée. complètement parenthèse, ils vont dans un lieu qu'ils découvrent. Donc voilà, c'est comme ça que ça fonctionne. Et ça fonctionne très bien, les gens sont ravis. J'ai fait, au mois de décembre, j'ai fait un atelier pour une maison de champagne. Et c'était, voilà, on a fait des accords maize et champagne. On avait la dégustation de différents champagnes pendant qu'on cuisinait. C'était génial, c'était canon. C'était extraordinaire. C'est des jolis moments. C'est des jolis moments et c'est là que je me dis, c'est vrai que c'est beaucoup d'organisation, beaucoup de choses à porter, beaucoup de choses à penser parce qu'il faut que... En général, mes recettes, elles sont assez amples. Donc, ce n'est pas juste, je prends une tomate, de l'huile d'olive et je fais la cuisine. Il y a quand même pas mal d'éléments de composition. Donc, c'est beaucoup de listes, de listes, de listes, de stabilo, de stabilo, de stabilo. Mais par contre, les événements en eux-mêmes, c'est quand même souvent des événements chouettes. c'est du sourire, c'est du bonheur c'est... C'est du partage. Ça, je trouve que je fais un beau métier. Quand même, il faut le dire.
- Speaker #0
Je pense que quand on a cette satisfaction pour nous-mêmes, de nous-mêmes, on dégage d'autant mieux autour. Et l'expérience qu'on fait vivre est...
- Speaker #1
Authentique.
- Speaker #0
Oui, authentique et encore plus portée. Et là, tu dis en fait qu'au niveau des groupes, tu fais ça généralement pour 4-5 personnes, 12, c'est ton maximum. À ce moment-là, tu fais intervenir d'autres personnes avec toi. Tu peux aller dans ce cas-là jusqu'à combien ?
- Speaker #1
pour être confort pour pas que ce soit trop l'usine parce qu'après je perds aussi le lien avec les gens 40-50 ah oui d'accord ça fait déjà oui 40-50 et puis 40-50 il y a ouais 4 personnes avec moi dans ces cas là 4 personnes avec moi qui drive aussi moi je tourne et puis bah eux pour des choses plus techniques voilà comment on fait ci comment on fait ça ils sont là et puis et puis après c'est moi qui c'est moi qui qui fais le show quoi Il faut le dire, il y a une partie de ça aussi que les gens aiment beaucoup.
- Speaker #0
Ta personnalité, l'esprit de transmission autour du concept et puis de rassembler les gens dans des groupes qui ne sont pas habituels de leur quotidien. Et là, tu dis que ça prête à confidence. Merci. Et ils entendent également qu'il y a aussi cette approche de regarder ces produits, c'est des produits simples, mais vous pouvez faire de belles choses avec.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Il y a ce bien manger aussi. Oui,
- Speaker #1
ce côté vulgarisé, démocratisé, déseffrayé, la cuisine en fait. Parce que plein de gens disent « Ah, je ne cuisine pas, c'est trop dur. » Moi aussi, c'est trop ça. Et là, on arrive à faire des choses de saison, avec des produits de saison, avec de la couleur, avec de la saveur, avec un petit peu d'exigence, des choses qu'ils ne pensaient pas faire. Et qui le font chez eux. Et parfois, j'ai des photos. Tiens, là, j'étais avec ma famille. J'ai refait ça, j'ai refait ça. Et ça, je me dis, OK. En fait, ce que j'adore, Catherine, c'est planter une graine. Voilà. Dans la tête des gens. Donc après, ils prennent, ils ne prennent pas. Mais je leur montre que, voilà, vous pouvez faire un pesto maison, juste avec un petit poisson simple. Vous pouvez faire une petite salade de fruits avec un petit sirop simple. Vous pouvez faire un pesto, voilà. C'est... Après, c'est toujours le problème aussi. On va me dire, oui, mais c'est cher. La viande, c'est cher. Le poisson, c'est cher. Les fruits, c'est cher. Oui, c'est cher. D'accord. J'ai vu une émission de Hétché Veste qui disait la gastronomie, c'est cher, bien sûr. Mais on va sur le marché. Tu prends des carottes. Moi, j'aime bien faire des déclinaisons aussi. Je peux faire des déclinaisons autour du monoproduit. Je fais aussi des ateliers autour du anti-gaspi. Je suis sur du BG. donc sans viande ni poisson. Voilà, donc tout est possible. Je peux faire aussi une tonalité de pays. Là, j'organise une soirée networking au mois de septembre avec des entrepreneurs et on va faire un cours de cuisine et je veux qu'on fasse un cours de cuisine autour de la cuisine du monde. Donc, il y aura quatre tables, quatre continents. Et à la fin, on crée le buffet ensemble. Et ça va être génial. Voilà, j'ai déjà ma tête en septembre. J'ai déjà le lieu. Il y en a qui me prêtent sa maison, qui sera là avec une belle cuisine ouverte. Et ça va être un super moment. Ça va être un super moment du partage. Je crois que les gens ont besoin de ça. Cette chaleur, ce côté collectif, ce côté... On s'écoute, on prend le temps, on ralentit un peu. J'aime bien. contribuer à tout ça.
- Speaker #0
Et oui, ça se sent. Je pense qu'en fait, la plus jolie récompense, c'est le sourire des gens et les émotions des gens à la fin de ces ateliers.
- Speaker #1
Et ça, j'ai conscience que je l'ai énormément. Et quand les gens me font le retour, Ils ne m'ont pas juste dit on a passé un bon moment ou alors on a bien mangé. C'est toujours au-delà de ça. Ça touche plus haut, en fait. Plus haut, plus fort, plus dans le cœur. Je sens que c'est ce que j'arrive à transmettre. Parce que c'est tellement en moi que je pense que ça déborde, en fait. Que les gens y prennent. Donc certains se disent, oh, j'ai pas envie. OK, je comprends. Et d'autres, ça me fait du bien. C'est du bien. Et je prends et je m'en nourris. Et je crois que, ouais, cette métaphore de nourrir les autres, cette double image, je l'adore et je la reprends très souvent à mon compte.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Par rapport à ce que tu nous partages, c'est vraiment très fort au niveau de l'expérience vécue. Oui. Oui. Et par rapport à... Tout ce que tu nous as partagé déjà dans le premier podcast et par rapport à ce podcast-là, ce que je vois et ce que j'entends, c'est par rapport à l'expérience vécue. J'entends l'impact aussi que ça peut avoir pour le post-atelier, vu le fait que bien sûr, tu es des personnes qui reviennent vers toi d'année en année ou peut-être de... je ne sais pas comment c'est réparti, mais voilà, qui reviennent vers toi, donc des clients récurrents, c'est des clients contents. Voilà. Et là, est-ce que tu as une expérience qui a encore plus marqué, tu nous as parlé de ces enfants avec le binôme qui a été transformateur au niveau de la relation, est-ce que tu as eu des retours comme ça transformateurs pour des équipes ?
- Speaker #1
Oui, des équipes où le manager qui était au cœur du dispositif, ce n'est pas lui qui l'organisait, mais en fait, on l'organisait pour lui. ça je l'ai su après, parce que c'était un manager toxique, qui effectivement a vu à la fois ses équipes sous un autre angle, qui eux l'ont vu sous un autre angle, qui lui s'est vu sous un autre angle, et ça a tout dénoué.
- Speaker #0
Merci, j'espère.
- Speaker #1
Voilà. Ça m'a envie de pleurer. Oui, parce que je pense que remettre l'humain au centre, en fait. On peut avoir des exigences, on peut avoir des ambitions, on peut avoir des peurs, plein de choses négatives qui bouillonnent en nous. Quand on retrouve un socle de dialogue, d'introspection autour de la cuisine, je pense que ça peut être archi-puissant.
- Speaker #0
Merci beaucoup Virginie. Je vais garder ça comme mot de la fin. Par contre, c'est de mon côté. Est-ce que toi, de ton côté, après ces deux épisodes ensemble, il y aurait quelque chose que tu aurais envie de rajouter, qu'on aurait oublié ?
- Speaker #1
J'ai déjà beaucoup parlé, j'ai l'impression d'avoir monologué. Non, te dire merci déjà, parce que tu as aussi, grâce à ces questions, orienter tout mon joli discours que j'adore partager en permanence. Et puis, dire aux gens que la vie est belle, malgré tout. Il faut se raccrocher à l'essentiel et ne jamais perdre le meilleur que l'on a en soi.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Jérôme. Je te souhaite plein de belles choses, une belle continuation. Comme je te l'ai dit en off, tu m'as fait penser à plein de choses. Donc, on va garder le contact. Et puis, je ne sais pas, je te dis à très bientôt.
- Speaker #1
Merci beaucoup Catherine. Au revoir.
- Speaker #0
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