Speaker #0Bonjour, je suis Catherine Barlois, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach. Je vous accompagne pour trouver votre voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue dans ce podcast où je partage avec vous, seul ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors, on est parti pour l'épisode du jour. Bonjour à tous et bienvenue dans l'épisode n°122 du podcast Blumit Voice, où nous allons parler d'échouer au travail et comment le voir comme une compétence professionnelle. Mais avant de plonger dans l'épisode du jour, j'ai une question pour vous. Est-ce que vous vous sentez encore à votre place dans votre travail ? Si la réponse est « pas vraiment » ou si vous avez cette impression de tourner en rond sans trop savoir ce que vous pourriez faire d'autre, si vous rêvez secrètement de tout, tout envoyer balader pour vous sentir alignée, utile et heureuse d'aller bosser le matin, alors j'ai quelque chose pour vous. Je propose des bilans de compétences pas comme les autres et du coaching pro avec structure, profondeur mais surtout dans la bonne humeur. Résultat, vous vous connaissez mieux, vous reprenez confiance en vous, vous retrouvez du sens et vous construisez un projet pro qui vous ressemble vraiment. Et si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple, c'est d'en parler ensemble. Vous trouverez toutes les informations et un lien pour me contacter. dans la description de ce podcast. Et maintenant, place à l'épisode du jour. Je vous souhaite une belle écoute. Et nous voilà partis pour l'épisode du jour. Un épisode qui peut surprendre par son titre et qui pourtant touche à quelque chose de très concret dans nos vies professionnelles, l'échec. Un mot que l'on évite souvent, un mot que l'on redoute, un mot que l'on associe très vite à quelque chose de négatif. Alors avant d'aller plus loin, j'aimerais que l'on s'arrête... un instant sur ce que l'on met réellement derrière ce mot. Si on regarde certaines définitions classiques, l'échec est présenté comme un manque de réussite, un revers, une défaite. Autant dire que le décor est planté et qu'il est plutôt plombant quand même. Or, si vous me suivez depuis les premiers épisodes de ce podcast, vous savez à quel point les mots que nous utilisons façonnent nos pensées et donc nos émotions. Et si vous avez besoin d'une petite révision, Je vous laisse écouter les épisodes 116 et 118 notamment. Donc, partir d'une définition déjà chargée négativement, ça va rendre forcément difficile l'idée que l'on puisse jouer avec ces échecs ou les utiliser comme levier. Alors, je vous propose de regarder ça autrement. Si on adopte une définition beaucoup plus neutre, plus factuelle, l'échec pourrait devenir simplement ceci, le fait de ne pas atteindre un objectif tel. qu'il avait été défini. Et si je résume encore plus simplement, un échec, c'est un objectif qui n'a pas été atteint. Rien de plus, rien de dramatique en soi. Cela signifie simplement que quelque chose ne s'est pas déroulé comme prévu. Et donc ce qui est intéressant, c'est que beaucoup de personnes n'atteignent pas leurs objectifs professionnels, non pas par manque de compétence ou de motivation, mais parce qu'elles cherchent avant tout à éviter l'échec. Elles abaissent leurs attentes, elles ne tentent pas, elles restent dans des zones très sécurisées, simplement pour ne pas avoir à ressentir ce que l'échec pourrait provoquer en elle. Par exemple de la honte, de la frustration, de la déception, parfois même de la culpabilité. Et l'ironie de la situation, c'est que ce que l'on cherche à éviter à tout prix, ce ne sont pas les faits, mais les émotions que l'on anticipe. Souvenez-vous, les émotions qui dirigent notre vie. Or, ces émotions ne sont pas imposées de l'extérieur. Elles sont créées par la manière dont nous choisissons. d'interpréter ce qui se passe par nos pensées. Autrement dit, nous avons beaucoup plus de marge de manœuvre que nous ne le pensons. Plus nous acceptons l'idée d'échouer, plus nous nous autorisons à apprendre. Chaque tentative qui ne donne pas le résultat espéré va nous apporter des informations précieuses sur ce qui n'a pas fonctionné, sur ce qui peut être ajusté, sur ce que nous pouvons faire différemment la prochaine fois. Et c'est ainsi que nous affinons notre manière de travailler, de décider, d'agir. L'échec. n'est pas un verdict sur notre valeur professionnelle. C'est juste un retour d'expérience. Vous voyez le changement de perspective ? Ça permet de regagner en énergie autour de cette notion d'échec. Je vous donne un exemple très concret. Imaginons que je décide sur une journée d'enregistrer 3 podcasts et de rédiger 15 publications avec l'idée de m'avancer pour pouvoir ensuite me consacrer pleinement à mon activité de coaching. Et bien à la fin de la journée, malgré toute ma bonne volonté, je n'ai enregistré qu'un podcast et écrit 5 publications. Si j'interprète cela comme une preuve de mon incompétence, si je me dis que je n'y arriverai jamais, que je devrais arrêter de créer du contenu, je crée immédiatement une lecture négative de la situation. Et donc cette lecture, elle va impacter directement mon énergie, mon moral et forcément mon envie de continuer. Mais je peux aussi choisir une autre interprétation. Je peux reconnaître que je n'ai pas atteint l'objectif initial, tout en reconnaissant également ce que j'ai fait. Je peux me demander ce que cette expérience m'apprend sur mon rythme, sur ma charge mentale, sur la manière dont je planifie mes journées. Dans ce cas-là... L'échec ne me donne pas envie de tout envoyer balader, d'abandonner. Il me donne envie d'ajuster, d'apprendre et de réessayer. Et donc, adopter cette posture change tout. L'échec devient alors une étape normale du processus d'évolution professionnelle et non une sanction. Une clé importante que je partage souvent en coaching consiste à devenir un véritable soutien pour soi-même. Surtout dans ces... transformations professionnelles, dans ces évolutions professionnelles. En effet, dans une équipe, si les membres ne se soutiennent pas entre eux, l'équipe ne tient pas longtemps. Alors, pourquoi serions-nous beaucoup plus durs avec nous-mêmes que nous ne le serions avec un collègue ou un collaborateur ? Être un bon compagnon de route pour soi-même, c'est se regarder avec un peu de recul, avec de l'empathie et avec l'envie sincère de continuer à avancer. Pensez à un enfant qui apprend à marcher. Il se lève, il tombe. Il recommence, il tombe encore. Il recommence, les premiers essais sont loin d'être parfaits. Et pourtant, personne ne lui dit qu'il est nul ou qu'il devrait s'arrêter. Eh bien, il persévère. Et un jour, marcher devient naturel. Eh bien, dans le monde professionnel, je trouve qu'on a perdu cette tolérance à l'apprentissage. Le perfectionnisme, c'en est un bon exemple. Il est souvent très utilisé comme une excuse élégante pour éviter l'action et le risque d'échouer. Ah non, mais moi, en fait, je veux que ce soit parfait. Non, non, je ne vais pas le faire. Non, non, non, parce que ce ne sera pas parfait. Et donc derrière le perfectionnisme, il y a presque toujours une peur. La peur de ne pas être à la hauteur de ses propres attentes. Or, il est tout à fait possible de faire un pacte avec soi-même, celui de traiter ses échecs avec respect et bienveillance. Lorsque l'échec n'est plus synonyme de jugement ou d'auto-flagellation, eh bien, ça devient beaucoup plus facile de passer à l'action et d'oser. Lorsque nous faisons quelque chose de nouveau. Quelque chose que nous n'avons jamais expérimenté auparavant. La confiance n'est pas toujours au rendez-vous. Et là, c'est normal. La confiance, elle ne précède pas toujours l'action. Elle se construit grâce à l'action. Et donc, grâce aux essais, y compris ceux qui ne fonctionnent pas comme prévu, eh bien, c'est ainsi qu'on va construire notre confiance. Et certaines personnes vont même jusqu'à considérer l'échec comme un indicateur, un signe qu'elles sont en mouvement, qu'elles expérimentent, qu'elles osent. Changer son regard sur l'échec, ça va permettre de renforcer non seulement la confiance, mais aussi l'enthousiasme à essayer de nouvelles choses. Et si vous regardiez vos échecs passer autrement, non pas comme des preuves de ce qui n'a pas marché, mais comme des briques qui ont contribué à la personne professionnelle que vous êtes aujourd'hui. C'est ce que je trouve vraiment super quand je suis en bilan de compétences, c'est de faire cette prise de recul par rapport à ce qui a marché. et ce qui n'a pas fonctionné. Et de voir les leçons qui ont été apprises autour de ça. Si vous avez envie d'être accompagné pour remettre du mouvement, du sens, de la confiance dans vos actions, et puis dans votre vision de votre vie professionnelle, je propose un entretien gratuit de 30 minutes pour faire le point et voir très concrètement comment avancer ensemble vers vos objectifs. Vous trouverez tous les détails dans la description de ce podcast ou sur mon site gloomydive.fr Cet épisode touche à sa fin. Je vous invite à prendre un moment pour revisiter ce que vous avez appelé jusqu'ici des échecs et à observer comment ils vous ont construit, appris, renforcé. Si ces projets vous tiennent encore à cœur, peut-être pourriez-vous vous autoriser à tenter à nouveau, quitte à échouer encore, mais autrement. Je vous laisse réfléchir à cela. N'hésitez pas à partager cet épisode s'il peut aider un de vos proches ou un de vos collègues. Et je vous souhaite une belle semaine et je vous dis à très bientôt. Avant de partir, sachez que j'ai créé juste pour vous un quiz de 3 minutes pour savoir si c'est le bon moment pour vous pour un bilan de compétences. Le lien est en description du podcast et je vous ai réservé un cadeau à la clé. Mais je ne vous en dis pas plus. A bientôt ! Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et je vous souhaite une bonne semaine !