Speaker #0Bonjour, je suis Catherine Barlois, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach. Je vous accompagne pour trouver votre voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue dans ce podcast où je partage avec vous, seul ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors, on est parti pour l'épisode du jour. Bonjour à tous et bienvenue dans l'épisode n°128 du podcast Bloomin' Voice où nous allons parler de l'art subtil de trouver sa place entre être en position de victime ou de se montrer vulnérable. Mais avant de plonger dans l'épisode du jour, j'ai une question pour vous. Est-ce que vous vous sentez encore à votre place dans votre travail ? Si la réponse est « pas vraiment » ou si vous avez cette impression de tourner en rond sans trop savoir ce que vous pourriez faire d'autre ? Si vous rêvez secrètement de tout envoyer balader pour vous sentir alignée, utile et heureuse d'aller bosser le matin, alors j'ai quelque chose pour vous. Je propose des bilans de compétences pas comme les autres et du coaching pro avec structure, profondeur, mais surtout dans la bonne humeur. Résultat, vous vous connaissez mieux, vous reprenez confiance en vous, vous retrouvez du sens et vous construisez un projet pro qui vous ressemble vraiment. Et si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple, c'est d'en parler ensemble. Vous trouverez toutes les informations. et un lien pour me contacter dans la description de ce podcast. Et maintenant, place à l'épisode du jour. Je vous souhaite une belle écoute. Bon alors, on est parti, victime ou vulnérable ? Donc avant même d'entrer dans le cœur de cet épisode, j'avais vraiment envie de prendre un instant pour vous partager mon propre cheminement par rapport à ce sujet. Parce qu'il a profondément évolué avec le temps, avec mon expérience, les accompagnements. Et tout ce que j'ai pu observer dans ma vie en coaching et aussi en bilan de compétences. Donc, quand j'ai entendu parler de ces concepts pour la première fois, on était en 2016. Et à cette époque-là, dans mon esprit, être victime, c'était quelque chose de figé, presque définitif. Quelque chose sur lequel on n'avait pas de prise, pas de marge de manœuvre, pas de capacité d'action. Et j'associais ce mot à des réalités vraiment lourdes. graves comme des violences, des abus, des injustices, des guerres. Et en fait, toutes ces situations où, effectivement, il y a des personnes innocentes qui subissent des choses profondément injustes, et où on se dit très sincèrement qu'on ne peut rien y faire et rien y changer. Et donc, quand j'ai découvert ce concept pour la première fois, en écoutant un épisode de podcast de Brou Castillo, j'ai d'abord ressenti vraiment une forme de résistance. vraiment un inconfort en me disant que c'était dur ce qu'elle disait et que ça remettait en question des choses qui me semblaient jusque-là très claires. Et même à un moment donné, au fur et à mesure qu'elle parlait, j'avais l'impression que ça devenait de plus en plus complexe au lieu de devenir de plus en plus simple. Et puis heureusement, comme dans toute chose, le temps a fait son œuvre, j'ai relu, j'ai réécouté, et puis il y a eu le coaching, il y a eu l'accompagnement de nombreuses personnes, et petit à petit, en fait, ce qui m'a... paraissait floue ou même inconfortable, c'est devenu beaucoup plus clair et surtout beaucoup plus aidant pour la vie pro comme perso. Mais je tiens cependant à poser un cadre vraiment très important dès maintenant. Si vous avez vécu des agressions, des traumatismes ou des violences, un accompagnement par un thérapeute est absolument essentiel. Et ce que je partage ici ne remet jamais en question la réalité de ce que vous avez vécu ni la légitimité de votre souffrance passée. Ce dont on va parler ensemble aujourd'hui, ça concerne avant tout notre posture intérieure au présent, notamment dans notre vie professionnelle, parce qu'il y a une confusion qui est fréquente entre la mentalité de victime et la vulnérabilité. Et donc c'était quelque chose que j'avais envie de voir avec vous. Parce que très souvent, les personnes que je rencontre ne choisissent pas consciemment une mentalité de victime. Elles ne se lèvent pas un matin en décidant de voir leur vie sous cet angle. Mais en fait, elles peuvent s'identifier progressivement et parfois à la suite de blessures anciennes, parfois à cause d'expériences qui se sont répétées et où elles se sont senties incomprises, jugées ou impuissantes. Donc cette posture, elle va se manifester notamment par la tendance à attribuer la responsabilité de son mal-être aux autres, au contexte, au management, à l'entreprise ou même au passé. Et là en fait, étrangement, plus on va blâmer cet extérieur. Plus on va râler, plus on aura l'impression de reprendre le contrôle, parce qu'on sera dans la colère, dans la frustration. Mais en fait, en réalité, quand on fait ça, on donne notre pouvoir, notre pouvoir d'action, notre pouvoir émotionnel à l'extérieur, entre les mains des circonstances ou des personnes. Et c'est là où on se met en position de victime. Et il y a un autre indicateur qui doit vous mettre la puce à l'oreille, c'est quand on prend une position de défense. Vous savez cette sensation où on doit... toujours se justifier, se protéger, expliquer, comme si en fait chaque question c'était une attaque. Donc soit orale, soit on se met en posture de défense. Les deux sont des indicateurs. Et donc, à mes yeux, c'est important quand même de préciser ici que ce n'est pas une faiblesse. C'est juste un schéma de pensée qui est souvent automatique. et qui va influencer la manière dont on interprète ce qui se passe dans notre quotidien. Si vous commencez par cet épisode, je vous rappelle que j'ai fait d'autres épisodes en amont de celui-ci pour reprendre des concepts et peut-être qu'il serait bon pour vous de commencer par ces autres épisodes à partir de l'épisode 116 qui reprend la trame entre bien comprendre nos pensées, nos émotions et les actions qui en découlent et forcément les résultats. Voilà, donc si vous commencez par cet épisode-là, mettez en pause, écoutez les précédents, ce sont des épisodes courts, et revenez ensuite à celui-ci, ça vous permettra d'avoir un autre éclairage. Donc je le disais, la position de victime, eh bien on a deux détecteurs, soit on est dans le blâme, soit on râle, soit on est dans la posture de défense. Et donc, comme je disais, ce n'est pas une faiblesse, c'est dû à un schéma de pensée. Et dans beaucoup de situations professionnelles, Ce ne sont pas les faits qui génèrent le plus de souffrance, vous vous souvenez, ce sont nos pensées, c'est notre histoire intérieure qu'on construit à partir de ces faits. Par exemple, imaginons que vous n'êtes pas invité à une réunion, ou à un projet, ou à un événement professionnel, bref. Le fait neutre, brut, c'est que simplement vous n'avez pas été invité. Mais l'interprétation dans votre tête peut devenir... On m'écarte, on ne me respecte pas, on me met de côté volontairement. Ce qui va immédiatement générer des émotions, en fonction de vous, injustices, tristesses, colères. Et donc, vous voyez, le glissement entre le fait neutre et l'interprétation, la pensée qu'on a, c'est à ce moment-là que la posture de victime peut s'installer. Et souvent, sans qu'on en ait vraiment conscience. simplement parce que notre cerveau va chercher du sens autour de tout ça et il tente de nous protéger, comme d'habitude. Et donc très souvent, cette posture de victime, elle trouve ses racines dans des expériences passées. Ce qui explique pourquoi certaines réactions émotionnelles sont plus intenses que la situation présente qu'on vit et qui ne le justifie pas forcément. Et donc reprendre son pouvoir, comme je vous disais, quand on se met en position de victime, on donne son pouvoir à l'extérieur. Eh bien, reprendre son pouvoir, ça ne va pas être de nier ce qui se passe, je ne vous dis pas de devenir un robot, de devenir insensible, pas du tout, ni de tout accepter, mais plutôt d'apprendre à distinguer, à faire la part des choses entre les faits neutres, les circonstances et les interprétations. Et donc, à ne pas absorber automatiquement tout ce qui vient de l'extérieur. Vous allez créer un filtre entre les deux. Et donc, dans un contexte professionnel, une critique ou un commentaire d'un collègue peut être vécu comme une attaque personnelle. Si on oublie de mettre un filtre et qu'on prend les choses personnellement, alors qu'il est aussi possible de reconnaître que c'est uniquement l'opinion de l'autre et que ce n'est pas une vérité absolue sur soi. Imaginez, lorsque quelqu'un vous tend un cadeau et que vous choisissez de ne pas le prendre, eh bien le cadeau, il reste à celui qui l'a offert. Eh bien, c'est pareil pour les paroles, pour les jugements, pour les projections que certaines personnes peuvent émettre. vous pouvez décider de leur laisser. Prendre notre pouvoir, c'est parfois simplement rester au niveau du fait, sans interpréter, sans amplifier, sans nourrir ce flux de pensée intérieure qui vient très souvent fragiliser l'estime de soi et aussi notre énergie. Et donc, quand on se voit de l'extérieur dans cette position de victime, on peut mettre en face, comme je le disais en intro, La vulnérabilité. Parce qu'encore trop souvent, on associe être vulnérable à être faible. Alors qu'en fait, être vulnérable, c'est être vraiment en position de lucidité sur qui on est. Et en même temps, c'est hyper courageux. Parce qu'être vulnérable, comme je disais, ce n'est pas être en position de victime. En fait, être vulnérable, c'est accepter de ressentir ses émotions, même si elles sont inconfortables. Sans se cacher, sans se rigidifier, sans tout bloquer. Et également sans être dans la défense ni la victimisation. Et donc dans la vie professionnelle, ça signifie d'être capable d'entendre un feedback. d'accueillir une émotion, de rester présent à soi-même, tout en conservant sa dignité et sa capacité de discernement. Et donc c'est là où c'est important. Parce que quand on est en mode victime, on va être sujet à des émotions désagréables et elles repartent très souvent en mode défense, en mode je râle, je blâme. Alors que là, quand on est en mode j'écoute ma vulnérabilité, on va cesser de fuir les émotions, mais on va cesser également de leur donner un pouvoir excessif. C'est-à-dire qu'on va développer une sorte de stabilité intérieure, une sorte d'édredon sur lequel vont se poser les émotions et ça sera beaucoup plus solide et plus durable comme posture professionnelle. Et je voudrais juste revenir sur le fait de la mentalité de victime. Je ne mets pas d'étiquette et je ne condamne pas parce qu'en fait, parfois, et je me souviens de ma vie d'avant, Merci. je pouvais avoir tendance, moi aussi, à me mettre en position de victime, et c'est-à-dire de toute manière, je ne peux rien y faire. Quand on choisit d'être vulnérable, de se montrer vulnérable, eh bien, on accepte vraiment de se voir tel qu'on est, en fait, et avec nos forces, nos fragilités, notre parcours, et on ne reste plus dans notre passé, avec ses blessures. On reconnaît vraiment notre valeur, et elle ne dépend plus surtout du regard extérieur. Donc là, J'ai planté le décor entre mentalité des victimes et vulnérabilité. Maintenant, si je peux vous donner des clés par rapport à ce que je sais en coaching et également dans mon rôle de bénévole pour le cours de compassion, quand on est dans des approches basées sur l'empathie, donc l'écoute des émotions et l'identification des besoins qui sont derrière, Et bien progressivement, on va reprendre notre... pouvoir d'action, notre rôle d'acteur ou d'actrice dans notre vie, y compris dans la partie professionnelle. Et simplement écouter les émotions, et je vais faire un podcast précisément sur ce sujet-là très bientôt, au niveau des émotions désagréables, et identifier les besoins qui ont envie de s'exprimer derrière, c'est vraiment le premier pas vers une attitude plus stable par rapport à la vie. Et j'aime profondément en fait une phrase que je trouve très apaisante. C'est ce que je suis suffit. Alors elle me vient de deux sources en fait, de Brooke Castillo et de Mark Sapir. L'une dit I am worthy, donc j'en vaux la peine, et la seconde dit I am enough. Et le fait de dire ce que je suis suffit, c'est nous prendre tel qu'on est. Elle ne signifie pas qu'on va cesser d'évoluer, mais surtout qu'on arrête de se définir par rapport à nos blessures, par rapport à nos erreurs, par rapport au regard des autres. On est humain, on a... plein de belles choses en nous. À nous d'abord de les reconnaître. Et oui, on a des faiblesses. Et c'est ok. Et en ayant ce regard, on s'autorise à être vulnérable. Et donc, pour conclure, je ne voudrais pas mettre une opposition entre victime ou vulnérable. Ni une opposition, en fait, ni un jugement, mais c'est plutôt un changement de posture intérieure, comme je disais en intro. Un changement de posture face à ce qui nous arrive, entre guillemets, aux événements, aux circonstances. Ça peut être aussi un changement de posture par rapport à nos relations et surtout par rapport aux émotions qui vont traverser nos vies, que ce soit notre vie professionnelle comme notre vie personnelle. Et donc peut-être que tout ce que je viens de vous dire, ça vous bouscule un petit peu, comme ça m'a bousculé à l'époque. Peut-être que ça résonne en vous, peut-être que je plante simplement une graine et vous verrez si vous l'arrosez. Et tout ça c'est ok, parce que déjà, si ça vous a amené à vous poser quelques questions, eh bien, c'est parfait à mes yeux, j'aurai rempli ma mission du jour. Prenez le temps, prenez vraiment le temps d'observer ce qui se passe en vous, sans vous juger avec vraiment de la douceur, de la curiosité, en disant, tiens, pourquoi je râle ? Tiens, pourquoi je me justifie ? Et en respectant votre rythme, votre propre rythme d'évolution. Et souvenez-vous de ceci, simplement ceci. Ça, je le tire de Wayne Dyer. Votre passé, il va expliquer certaines choses. mais en fait il ne vous définit pas. Et votre pouvoir, il se situe avant tout dans la manière dont vous choisissez de vous positionner aujourd'hui dans votre présent, dans votre posture, dans votre écoute à vous-même. Je vous laisse méditer tout ça. A bientôt ! Avant de partir, sachez que j'ai créé juste pour vous un quiz de 3 minutes pour savoir si c'est le bon moment pour vous pour un bilan de compétences. Le lien est en description du podcast et je vous ai réservé un cadeau à la clé, mais je ne vous en dis pas. pas plus. A bientôt ! Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et je vous souhaite une bonne semaine !