- Speaker #0
Bonjour, je suis Catherine Barlois, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver votre voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue dans ce podcast où je partage avec vous, seul ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors, on est parti pour l'épisode du jour. Bonjour à tous et bienvenue dans cet épisode numéro 134 du podcast Blue In Voice, où je reçois Mireille Sido pour parler du projet d'école inclusive qu'elle vient de lancer, sous le nom Réveille, l'école des possibles. Mais avant de plonger dans l'épisode du jour, j'ai une question pour vous. Est-ce que vous vous sentez encore à votre place dans votre travail ? Si la réponse est « pas vraiment » , ou si vous avez cette impression de tourner en rond sans trop savoir ce que vous pourriez faire d'autre ? Si vous rêvez secrètement de tout envoyer balader pour vous sentir alignée, utile et heureuse d'aller bosser le matin, alors j'ai quelque chose pour vous. Je propose des bilans de compétences pas comme les autres et du coaching pro avec structure, profondeur, mais surtout dans la bonne humeur. Résultat, vous vous connaissez mieux, vous reprenez confiance en vous, vous retrouvez du sens et vous construisez un projet pro qui vous ressemble vraiment. Et si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple, c'est d'en parler ensemble. Vous trouverez toutes les informations et un lien pour me contacter dans la description de ce podcast. Et maintenant, place à l'épisode du jour, je vous souhaite une belle écoute. Alors aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Mireille Sido, qui est la fondatrice de REVEL, l'école des possibles, une association qui porte un projet éducatif fort, ouvrir en septembre 2026 une école libre, laïque et inclusive dans le secteur de Metz pour des enfants de CM1 à la 3e. Avec Mireille, on se connaît depuis 11 ans. On a travaillé ensemble dans une ancienne vie professionnelle et aujourd'hui, je la retrouve dans une toute autre aventure, celle d'une femme, d'une maman, d'une professionnelle engagée qui a décidé de mettre ses compétences au service d'enfants qui ne trouvent pas leur place dans le système scolaire classique. Dans cet épisode, on va parler de déclic, de sauvie scolaire, de harcèlement, de petite classe, de rythme, de sens dans les apprentissages et de cette conviction très forte. Les enfants neuroatypiques ne sont pas incapables. Ils ont simplement besoin d'un cadre qui les comprenne et qui s'adapte à eux. Je précise aussi que je fais partie du conseil d'administration de cette association parce que ce projet me touche profondément et parce que je crois vraiment qu'il mérite un beau coup de projecteur. Donc si vous êtes parent, professionnel de l'éducation, thérapeute, accompagnant, entrepreneur social ou simplement sensible à la question de l'inclusion, cet épisode devrait vous parler. Alors installez-vous confortablement. Je vous souhaite une belle écoute et on est parti. Bonjour Mireille.
- Speaker #1
Bonjour Cathy.
- Speaker #0
Mireille, merci d'être avec moi aujourd'hui pour parler de l'association que tu es en train de lancer autour d'un super projet éducatif. J'avais dit qu'on allait plonger directement dans le vif du sujet, mais en fait, ça fait 11 ans qu'on se connaît. Oui, c'est juste. Voilà, donc on a bossé ensemble dans une des précédentes voies, dans notre ancienne vie tout à fait. Et donc, en fait, avant vraiment de plonger, de parler de Réveille, est-ce que tu voudrais bien te présenter, mais voilà, rapidement, parce que de toute manière, on va reparler de tout ton univers au fur et à mesure.
- Speaker #1
Rapidement, donc je suis Nouraï, je suis la formatrice de Réveille, l'école des possibles, et je suis aussi, et surtout d'ailleurs, en premier lieu, maman de trois enfants atypiques.
- Speaker #0
Donc on va reparler, oui, de tout ça. c'est quoi ?
- Speaker #1
Alors, Réveil, c'est une école pour les élèves du CM1 à la 3e, donc école primaire et collège. C'est aussi une association, comme tu l'as dit, une association loi 1908, donc typique de l'Alsace-Moselle, à but non lucratif. Ça signifie que Réveil est une école libre, privée, hors contrat, et que nous n'avons pas de subvention de l'éducation nationale. Et donc une partie de mon boulot va aussi consister à aller chercher des fonds. et des donations qui permettront à l'école de vivre. Et puis, une chose importante aussi, c'est que c'est une école laïque et inclusive. Notre objectif, c'est d'accueillir les enfants qui ne trouvent pas leur place ailleurs, ceux qui doutent, qui décrochent, pour qui l'école n'a pas le bon rythme ou avec un trouble des apprentissages.
- Speaker #0
Donc oui, comme on disait, on a travaillé ensemble dans une ancienne vie. Tu as eu d'autres expériences professionnelles ensuite. Tu es donc maman de trois enfants, tu l'as dit, atypique. Et à quel moment tu t'es dit, bon ben là, c'est bon, je ne peux plus juste observer, je dois créer quelque chose ?
- Speaker #1
En tant que maman, j'ai beaucoup fréquenté les écoles, et je les fréquente encore, et j'ai pu constater la souffrance de certains enfants, l'inadéquation de l'école d'aujourd'hui avec la diversité cognitive, je dirais, parfois un peu de manque d'empathie, de manque de bienveillance. J'ai eu l'occasion de faire une petite pause professionnelle de quelques mois pour des raisons de santé il y a un an et demi. Ce qui m'a donné du temps de cerveau libre pour que l'idée germe et finisse par devenir un besoin quasi vital d'aller au bout de ce projet de créer une école pour les enfants neuro-atypiques.
- Speaker #0
Et donc, oui, c'est quelque chose qui s'est installé dans la durée. La pause, voilà, pour raison médicale, t'a permis de... De mûrir le projet. Est-ce qu'il y a eu aussi peut-être un déclic, une situation qui a fait électrochoc ?
- Speaker #1
Alors, ma pause professionnelle, elle a coïncidé avec une déscolarisation partielle de mon fils qui était au collège, à l'école, suite à du harcèlement, parce qu'il est différent. Et donc, effectivement, c'est à ce moment-là que je me suis rendue... C'est à ce moment-là que... la petite voix qui me disait, il faut faire quelque chose pour ces gamins-là, je n'ai plus la faire taire. Donc, j'ai commencé à faire des recherches sur les écoles privées, libres, hors contrat. Je suis tombée sur la Fondation pour l'école libre. Je me suis dit, bon, ça s'est déjà fait par ailleurs, donc peut-être que ça doit pouvoir se faire aussi pour ma part. Et à un moment donné, les planètes se sont alignées, j'ai pu quitter mon ancien boulot et me lancer pleinement dans ce projet. D'ailleurs, je suis accompagnée depuis le mois de janvier par le Filon, un incubateur messin, qui accompagne les porteurs de projets de l'économie sociale et solidaire et qui les aide à faire germer et aboutir leurs projets. Voilà, donc c'est comme ça que j'ai transitionné tout doucement de mon ancienne vie vers ma nouvelle vie de fondatrice ou directrice d'école.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, au départ, tu viens du monde des projets IT avec des enjeux d'eux. des enjeux de coût, de délai, de performance. Et donc, le fait de basculer dans l'éducation, c'est en fait toute cette histoire, on va dire, personnelle, et puis l'envie de s'engager. Est-ce qu'il y a un moment où tu as eu peur de tout quitter pour ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, carrément. En fait, je fais partie de ces gens qui réfléchissent mille fois avant d'agir, qui s'assurent... que ça va marcher. Si j'ai la sensation que je vais me planter, entre guillemets, j'ai tendance à ne pas trop me lancer. Et puis, je porte quand même une famille de quatre personnes. Je suis maman de trois enfants. Il faut bien les faire manger. Ils m'ont fait jurer qu'on n'allait pas manger des cailloux à la fin du mois. Donc, la peur de l'échec était présente, c'est sûr, avec toutes les responsabilités que j'ai derrière. Mais l'envie de m'engager pleinement dans, je ne veux pas dire ce combat parce que ce n'est pas vraiment un combat, mais dans ce projet. de m'engager pleinement pour ces familles et ces enfants qui méritent de vivre une scolarité épanouie parce qu'ils ont plein de capacités mais qui ne sont bien souvent pas reconnues ou pas mises en valeur par l'école. Et donc l'envie de changer les choses et d'amener de la bienveillance et de l'inclusion a été beaucoup plus forte. Et comme je le disais, à un moment, les planètes se sont alignées et j'ai pu quitter mon ancien poste sereinement pour me lancer aussi sereinement dans ce projet.
- Speaker #0
Moi, j'aime bien, en fait, voir le transfert de compétences. Voilà.
- Speaker #1
Alors, tout de mon ancienne vie m'aide, si c'est ça ta question.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
J'étais directrice de projet informatique. J'étais responsable d'un centre de service d'une cinquantaine de personnes. Donc, tout m'aide. Ça fait 18 ans que je gère des projets. Donc, j'estime qu'à un moment, enfin, j'ai estimé que j'avais les compétences suffisantes pour mener un projet entrepreneurial. Entre la gestion des lancements, des jalons, des dates butoirs, l'estimation des coûts, les démarches administratives multiples, le recrutement, la comptabilité, le juridique aussi, parce qu'il y a quand même des côtés juridiques à prendre en compte, surtout quand on est dans l'entrepreneuriat social ou associatif. Tout ça, c'est des choses que j'ai apprises grâce à mon expérience professionnelle passée et qui m'ont servi à avancer, je pense, peut-être plus vite. dans la mise en place de l'association et de l'école. Donc, il a quand même fallu rassembler les bonnes infos, bien m'entourer, et j'ai eu la chance d'avoir un réseau qui est quand même... plutôt diversifié. Et puis, ma famille, mes amis, le filon, m'ont aidé à ne pas tomber dans les pièges classiques de l'entrepreneuriat aussi.
- Speaker #0
Oui, tu t'es lancée, mais contrairement à certains entrepreneurs qui vont nous écouter, tu ne t'es pas lancée toute seule.
- Speaker #1
Non, je ne me suis pas lancée toute seule. Et d'ailleurs, le principe d'une association, en tout cas en Alsace-Moselle, c'est qu'il faut être sept. Il faut réunir sept personnes. pour pouvoir lancer une association. Ailleurs en France, c'est deux, mais en Allemagne, c'est sept. Donc, il a fallu quand même que je rassemble une petite équipe autour de moi qui croit en ce projet, qui croit en les valeurs qu'il porte et qui soit d'accord pour s'engager à mes côtés, pour créer cette association et continuer le projet.
- Speaker #0
D'ailleurs, je ne l'ai pas dit en intro, je fais partie du conseil d'administration parce que j'y crois à fond.
- Speaker #1
Oui, effectivement, ça fait partie des valeurs qu'on partage, Cathy.
- Speaker #0
Tout à fait. Donc oui, l'association, elle se lance. Tu es en train de lancer, on le disait, plein de choses au niveau des réseaux, au niveau du site Internet pour augmenter ta visibilité.
- Speaker #1
N'hésitez pas à aller sur revel.fr. Vous trouverez notre site, nos infos. le formulaire de préinscription si vous le souhaitez, le formulaire de contact. Vous pourrez prendre rendez-vous avec moi pour discuter de votre cas. Parce que, évidemment, dans la diversité cognitive, il y a beaucoup d'unicité, je dirais. Et voilà, donc n'hésitez pas à y aller.
- Speaker #0
On va en reparler encore en détail, sûrement, dans mes prochaines questions. Par contre, là, en fait, j'imagine que tu as déjà eu... des touches auprès de parents, auprès d'enfants. Quand tu rencontres un enfant qui va arriver dans l'association, dans quel état il est souvent ?
- Speaker #1
Alors, d'abord on rencontre les parents, les parents qui nous expliquent leur galère avec l'école, leur galère le soir pour faire les devoirs, l'inadaptation des supports de l'école. des supports qui sont produits ou de l'aide qui est apportée à l'enfant. Et c'est là qu'on se dit qu'en fait, quand on va aider un enfant, on va aider toute une famille parce qu'effectivement, l'enfant mérite d'avoir une scolarité épanouie et équitable surtout. Mais les parents, à un moment, ont besoin de souffler et aussi de s'affranchir un peu de tout ce qui se passe à l'école en se disant bon ben là, il est à l'école, il est bien, il est encadré, il a tout ce qu'il lui faut et ça va quoi. Donc, effectivement, les premiers qu'on rencontre, c'est les parents et les enfants en général. Pour eux, l'école a perdu du sens, donc c'est plus compliqué d'y aller. Parfois, il y a une phobie scolaire. Parfois, il y a eu du harcèlement. Donc, remettre un pied dans l'école, c'est compliqué. Mais c'est surtout la perte de sens qui est difficile à contrer. Parce que revenir mettre du sens après tant d'années sans vraiment comprendre... Bien souvent, les enfants ne comprennent pas pourquoi. pourquoi ils sont là. Ils voient les autres adaptés au système et eux, ils sentent bien qu'ils sont en décalage. Bien souvent, ils ne savent pas trop pourquoi, comment, comment s'adapter et en fait, on leur demande trop de s'adapter. Je pense qu'aujourd'hui, on essaye de faire rentrer des ronds dans des carrés et nous, notre objectif, c'est que les ronds s'épanouissent en tant que ronds et on n'essaie pas d'en faire des carrés et c'est nous qui allons nous adapter à eux pour leur permettre de retrouver du sens à l'école. d'apprendre dans les meilleures conditions, d'apprendre à leur manière, à leur rythme, de la façon qui leur convient, sans les forcer à être des enfants qu'ils ne sont pas.
- Speaker #0
Pour eux, j'entends plus de sérénité, plus d'apaisement dans leur parcours scolaire. Tu parlais de plus de sens. Est-ce que tu vois d'autres choses ? Par exemple, un enfant qui arriverait en septembre chez vous, ce serait comment pour lui au bout de quelques semaines chez Revelle ?
- Speaker #1
Alors, notre objectif, c'est que cet enfant soit heureux de retourner à l'école. En tout cas, même s'il n'est pas complètement heureux, parce que l'école, ça reste l'école, ça reste une contrainte, et même si, nous, notre objectif, c'est de lui créer un environnement flexible et adapté à ses difficultés ou tout simplement à comment il est, on sait très bien que l'école, ça reste une contrainte. Et puis, on ne veut pas faire une école totalement flexible, on est rigoureux, on va suivre le socle commun des compétences qui... préconisé par l'Education Nationale aussi. Donc, il va quand même falloir acquérir un certain nombre de connaissances et compétences. Mais l'objectif, c'est que cet enfant n'ait plus peur d'y aller. Donc, que ce soit plus facile pour l'épargne le matin aussi, de déposer... Parce que moi, j'ai fait l'exercice de déposer mon fils qui était totalement réfractaire, qui était en phobie scolaire. Et ce n'est pas possible, même en l'accompagnant devant les grilles du collège. Pour lui, c'était impossible physiquement de franchir les portes du collège. Donc j'ai bien vu ce que c'est qu'une phobie scolaire. Ce n'est pas un jeu, ce n'est pas une tentative dans la forme de ne pas aller à l'école, c'est physique, c'est vraiment physique. Et l'objectif, c'est que ces enfants-là ne se retrouvent plus dans cette situation. Donc qu'ils soient au moins pas malheureux d'aller à l'école. Et dans la mesure où je pense qu'ils vont être entourés d'enfants qui sont un peu comme eux. On a aussi comme objectif de les aider à recréer des liens sociaux, ce qui peut souvent être compliqué pour eux aussi. Donc voilà, les aider à se pas mire tant scolairement que socialement.
- Speaker #0
Si on met à côté une école classique et rébelle ? Qu'est-ce qui change vraiment dans le quotidien ?
- Speaker #1
Alors, dans le quotidien, j'ai envie de dire tout et rien. C'est-à-dire qu'on va enseigner aux enfants ce qu'ils sont censés apprendre à l'école. Là-dessus, il n'y aura pas de passe-droit. Je veux dire, tous les enfants doivent apprendre le socle des compétences, et j'insiste bien là-dessus. Par contre, là où ça va changer, c'est qu'on va être dans le respect de leur rythme. On ne va pas leur demander de faire des efforts pendant des heures et des heures. Bien souvent, ces enfants ont un peu moins d'endurance que les autres, donc ils ont aussi besoin de pauses pour souffler. Donc après chaque heure de cours, après chaque cours en tout cas, il y aura la possibilité d'aller dans la cour et de faire un petit exercice physique, ou même ce qu'on appelle des energizers, sauter sur place, aller dans la salle sensorielle pour faire quelques pirouettes. Je caricature délibérément, mais c'est un peu ça quand même, libérer les tensions pour pouvoir se remettre de la meilleure manière au travail pour l'heure qui suit. Et puis, une autre chose qui est importante pour moi, c'est de ramener du sens dans les apprentissages. Et donc, on construit avec l'équipe pédagogique des cours qui sont transversaux, des projets trans. On se base sur des projets transversaux qui vont pouvoir mêler, par exemple, les maths, aux sciences, à la technologie, à l'histoire. Ce qui fait que les enfants vont apprendre ou vont remobiliser leurs connaissances et leurs compétences différemment, parfois même sans s'en rendre compte. Là, on essaye d'être un peu malin. Ce qui va permettre de les ancrer, ces connaissances. Ils vont les remobiliser sans s'en rendre compte, ça va les ancrer et ça va les aider à poursuivre leurs apprentissages d'une façon fluide. facile entre guillemets et qui donne du sens.
- Speaker #0
Il y a une phrase sur le site internet que j'avais vu qui dit on ne demande pas aux enfants de faire pareil. Donc déjà je crois que tu ne l'as pas encore dit, tu penses que ce sont des classes de combien de personnes ?
- Speaker #1
Alors. Notre objectif, c'est d'avoir des petites classes entre 9 et 15 élèves en fonction des niveaux. A la rentrée, on aura deux classes. La première qui correspond au cycle 3, CM1, CM2, 6e, avec une enseignante à temps plein pour cette classe. Et une classe de niveau 4, 5e, 4e, 3e, avec pour les 3e, notamment, un accompagnement encore plus individualisé pour le passage du brevet. C'est une étape importante pour ces enfants-là aussi, pour leur permettre d'aboutir finalement à leur projet professionnel. Un objectif, c'est aussi de les aider à formaliser leurs projets professionnels, parce qu'au-delà de l'école, ils vont devenir des adultes qui s'intègrent dans une société. Bien souvent, les enfants qui sont exclus de la scolarité deviennent des adultes qui sont exclus de la société. Et nous, ce qu'on veut, c'est de l'inclusion. Donc, on travaille sur l'école, mais on travaille sur le futur aussi. pour en revenir à ta question parce que j'ai un peu digressé, donc des petites classes, ce qui permet à l'enseignant d'être beaucoup plus disponible pour les accompagner de façon individuelle. Notre démarche, c'est de se baser sur la conception universelle des apprentissages. C'est une pédagogie inclusive par nature qui est censée convenir à tous les enfants. Les neurotypiques, pour eux, c'est confortable. Les neuroatypiques, c'est adapté à leurs besoins spécifiques. Mais par contre, on va permettre... à l'enfant d'avoir des moments privilégiés avec son enseignant pour s'adapter complètement à ses besoins lorsqu'il est en difficulté. C'est pour ça qu'on a décidé de faire des petites classes.
- Speaker #0
Oui, c'est plus adapté par rapport au rythme, par rapport à l'enfant lui-même.
- Speaker #1
Et puis, c'est un sujet qui revient quand même beaucoup sur les réseaux, les parents qui se plaignent de classes surchargées. Et je pense que ça me paraît évident qu'avec une classe de 30, un enseignant ne peut pas faire de la différenciation individuelle pour chacun des élèves. Même si dans une classe de 30, il est certain aussi que tous les élèves ne sont pas atypiques, mais il y en a dans toutes les classes, je pense. Et avoir des petites classes, ça permet vraiment d'individualiser l'enseignement.
- Speaker #0
Et oui, et on arrive doucement à la fin de cette première partie de l'interview. Ma dernière question donc pour cette première partie c'est, est-ce qu'il y a une idée reçue sur ces enfants que tu aimerais vraiment casser ?
- Speaker #1
Ah oui, comme ils sont plus introvertis bien souvent, pas tous hein, parce qu'on a aussi le pendant de ça avec les hyperactifs, Merci. Donc pour les introvertis, pour les ultra-introvertis, bien souvent ils passent pour des enfants incompétents ou déficients intellectuels, bêtes. Ça, j'avoue que c'est assez désespérant parce que moi je vois mes enfants, je vois mon fils qui est ultra-introverti, donc il est Asperger, donc pour lui les relations sociales c'est compliqué, mais il a tellement de choses à donner au monde, il est tellement intelligent. chose que l'école ne voit pas. Moi, quand il était en maternelle, on m'a dit votre fils n'est pas scolaire. Il n'est pas scolaire. Je me suis dit, qu'est-ce que ça veut dire ? Déjà, je me suis dit qu'on allait avoir des problèmes. Ma bataille a commencé là. Une idée que je voudrais casser, c'est le fait qu'ils ne sont pas capables. Ces enfants sont ultra capables. En plus, ils ont des compétences ou des qualités. qu'on ne retrouve pas forcément beaucoup dans la population générale. Ils sont hyper empathes, ils sont bienveillants, ils ont juste besoin de sens. Et donc les aiguiller vers des projets qui ont du sens, bien souvent ça suffit à leur redonner envie d'apprendre. Donc ça c'est pour les ultra introvertis, après on a les ultra extravertis, les TDA, TDAH, donc ils sont hyper actifs. Et c'est pareil, leur cerveau va ultra vite. Bien souvent, ils sont aussi hyper intelligents. En tout cas, ils ne sont pas déficients intellectuels, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Ils ne sont pas mal élevés non plus. C'est juste que leur cerveau va vite, il va plus vite que la plupart des gens. Donc forcément, un typique ne peut pas suivre, ne peut pas toujours suivre un atypique. On est d'accord sur le sujet. Et donc, l'idée que je voudrais casser, c'est qu'ils sont inadaptés ou incapables. Je pense que l'école n'est pas adaptée. Bien souvent, quand on parle de handicap invisible, c'est un handicap créé par l'école, parce que l'école ne s'adapte pas. Et ils ont plein de capacités qui méritent d'être valorisées et ils méritent de trouver leur chemin, ces enfants, parce qu'ils peuvent apporter énormément à la société. D'ailleurs, mais je ne sais pas si je peux poursuivre là-dessus, les dernières études en neurosciences, en sciences cognitives, montrent que ces profils atypiques pourraient être... une évolution normale de l'être humain. Ce qui signifie que ça signifie en gros que on doit aller vers plus d'empathie, plus de bienveillance, plus de créativité, parce qu'ils sont aussi ultra créatifs, et que ça pourrait être une tendance à l'évolution normale de l'homme. C'est l'avenir qui nous guérisse.
- Speaker #0
Oui, à suivre. Et donc, juste parce que je vais faire paraître ce premier épisode avant le prochain, si des personnes souhaitent te contacter. Tu parlais du site internet tout à l'heure. Comment est-ce qu'elles peuvent faire ?
- Speaker #1
Alors, il y a une page de contact sur le site internet, effectivement. Donc, vous pouvez me contacter par là. En tout cas, contacter l'école par là. Et puis, vous pouvez me trouver sur LinkedIn aussi. Et vous pouvez trouver la page de Revelle, l'école des possibles, sur LinkedIn. Et tous les messages seront répondus.
- Speaker #0
Ok, de toute manière. dans l'article et puis dans la description du podcast, je remettrai les liens de tout ça. Bah écoutez,
- Speaker #1
on va suivre les liens de Cathy et vous nous trouverez.
- Speaker #0
Merci beaucoup Mireille pour ce premier épisode et puis on se retrouve tout de suite nous pour le deuxième et puis vous qui nous écoutez d'ici deux semaines. Voilà, à très bientôt.
- Speaker #1
Merci Cathy.
- Speaker #0
Avant de partir, sachez que j'ai créé juste pour vous un quiz de trois minutes. pour savoir si c'est le bon moment pour vous pour un bilan de compétences. Le lien est en description du podcast et je vous ai réservé un cadeau à la clé. Mais je ne vous en dis pas plus. A bientôt ! Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et je vous souhaite une belle semaine !