- Speaker #0
Bonjour, je suis Catherine Barlois, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver votre voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue dans ce podcast où je partage avec vous, seul ou avec mes invités,
- Speaker #1
des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors, on est parti pour l'épisode du jour.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans cet épisode numéro 135 du podcast Bloom in Voice où je reçois de nouveau Peggy Lefebvre pour parler de son retour au salariat, de sa formation et de tout ce que cela a changé dans sa vie. Mais avant de plonger dans l'épisode du jour, j'ai une question pour vous. Est-ce que vous vous sentez encore à votre place dans votre travail ? Si la réponse est « euh, pas vraiment » , Ou si vous avez cette impression de tourner en rond sans trop savoir ce que vous pourriez faire d'autre. Si vous rêvez secrètement de tout envoyer balader pour vous sentir alignée, utile et heureuse d'aller bosser le matin, alors j'ai quelque chose pour vous. Je propose des bilans de compétences pas comme les autres et du coaching pro avec structure, profondeur, mais surtout dans la bonne humeur. Résultat, vous vous connaissez mieux, vous reprenez confiance en vous, vous retrouvez du sens et vous construisez un projet pro qui vous ressemble vraiment. Et si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple, c'est d'en parler ensemble. Vous trouverez toutes les informations et un lien pour me contacter dans la description de ce podcast.
- Speaker #1
Et maintenant, place à l'épisode du jour, je vous souhaite une belle écoute. Aujourd'hui,
- Speaker #0
je retrouve Peggy Lefebvre que vous avez peut-être déjà entendue dans l'épisode 52 de Blumit Voice. A l'époque, elle était venue nous parler d'entrepreneuriat, de reconversion professionnelle et de la gazette niçoise. Mais surtout de son parcours riche et vivant. Mais aujourd'hui, Peggy revient pour nous parler d'un autre virage, le retour au salariat. Parce qu'on parle souvent de quitter le salariat pour entreprendre beaucoup moins du chemin inverse. Comme si revenir vers un poste salarié était forcément un recul ou un retour à la case départ. Et pourtant, dans le parcours de Peggy, c'est tout l'inverse. C'est une histoire de lucidité, de besoin de sécurité, mais aussi d'une autre forme de collectif retrouvé. Une histoire où l'entrepreneuriat n'a pas été raté, mais a permis de révéler des compétences, des envies et une belle énergie. Dans cet épisode, Peggy nous raconte comment elle est passée d'un projet entrepreneurial intense à une formation en alternance, puis à un CDI dans une agence de communication digitale, marketing sportif et événementiel. avec un poste d'office manager qui semble vraiment faire la synthèse de toutes ces vies professionnelles. On parle donc de transition, de persévérance, de rencontres qui tombent au bon moment et surtout de cette idée essentielle qui est de retourner vers le salariat et que ça ne signifie pas renoncer à soi. Ça peut aussi être une nouvelle façon de se découvrir. Alors installez-vous confortablement et je vous souhaite une belle écoute. Et on est parti, bonjour ! Péguy.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors Péguy, merci de revenir à mon micro parce que tu étais mon invité dans l'épisode 52 où en fait tu étais venu parler d'entrepreneuriat, de reconversion professionnelle et donc te voilà de retour ici pour parler de retour au salariat. Donc j'ai hâte qu'on ait également cet éclairage. Étant donné tout ce qu'on avait évoqué à l'époque autour de toutes tes expériences professionnelles, dans mes petites notes, j'avais noté que tu avais plus de vie professionnelle que n'importe quel chat, mais vraiment toujours à la croisée entre business, humain, innovation. Donc, pour celles et ceux qui n'ont pas encore écouté l'épisode 52, est-ce que tu pourrais, s'il te plaît, te présenter ?
- Speaker #1
Alors, du coup, je m'appelle Peggy Lefebvre. C'est vrai que quand on avait eu l'occasion de faire un podcast, À ce moment-là, j'étais entrepreneur. J'avais un site e-commerce et aussi d'événementiel qui s'appelait La Gazette Missoise, que j'ai tenu presque deux ans, je crois. Et quand on s'est rencontrés, justement, juste avant, j'avais eu plusieurs vies, mais on va dire qu'un des derniers emplois occupés où je suis restée longtemps avant de décider de quitter le salariat, j'étais conseiller financier dans une grande banque. Et suite à des soucis de santé, pas mal d'épreuves dans ma vie, j'avais décidé de sauter le pas et du coup, me lancer à mon compte. Donc, c'est une expérience qui a duré deux ans. On va dire que financièrement, ça n'a pas été une réussite, mais par contre, humainement, ça a été juste extraordinaire. on va dire, encore plus enrichissant et mieux que d'avoir fait fortune. Et c'est ce qui m'a permis d'acquérir énormément d'autres casquettes encore et de développer des choses que je n'imaginais même pas, des choses qui étaient en moi, des choses que j'étais capable de faire. Et du coup, j'ai donc ensuite dû arrêter. parce que je n'arrivais pas à en vivre, malheureusement. Et je suis rentrée dans cette phase où on se dit, mais qui on est ? Qu'est-ce qu'on fait après tout ça ? Justement, c'est bien d'avoir un parcours atypique et d'être un peu un caméléon et d'avoir eu plusieurs vies. Mais à un moment, on se retrouve quand même face à soi-même et on se dit, mais avec tout ce que j'ai pu faire, où je vais maintenant ? J'ai 45 ans. Voilà, qu'est-ce que je vais faire ? Où est ma voie ? Et c'est là où il y a eu ce retour au salariat, ce changement et cette reconversion.
- Speaker #0
Oui, donc voilà, tu es là pour parler de ce chemin vers le salariat. Et donc, j'entends que c'était un besoin de sécurité financière par rapport au retour au salariat.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et tu cherchais quoi à ce moment-là ? Quand tu t'es dit « je vais retourner vers le salariat » , qu'est-ce qui t'a appelé ?
- Speaker #1
Alors, déjà, premièrement, on va dire la partie financière, parce qu'il faut bien payer ses factures. Deuxièmement, il y avait aussi cette partie où je recherchais à nouveau le collectif, parce qu'en fait, quand on est dans l'entrepreneuriat, on est énormément isolé, on prend les décisions seul, on voit du monde, surtout moi dans la branche où j'étais, je ne peux pas dire que je ne me l'ai pas dit du monde, mais il y avait quand même… partie, tout ce qui était un peu en back-office, quand on sortait des événements, des rendez-vous avec justement les partenaires, tout ça, c'était quand même au quotidien beaucoup de solitude. J'avais envie de retrouver cet esprit d'équipe, cet esprit collectif, avec plusieurs idées. Donc j'étais déjà, il y avait cette partie-là qui me manquait énormément, que j'avais connue avant, et la sécurité, parce que aussi, quand on fait le point et on se dit, bon, c'est super l'entreprenariat. mais comme ça ne marchait pas malheureusement j'ai commencé aussi à penser un peu à mon avenir et je me suis dit aussi ce côté sécurité d'avoir son salaire tous les mois mais en même temps cette envie de garder mon état d'esprit c'est à dire que même en étant dans une entreprise je cherchais une entreprise et moins un métier on va expliquer par la suite ce qui s'est passé je cherchais à avoir une certaine autonomie et être concrètement dans les projets de l'entreprise participer justement être voilà je suis salarié je fais mes heures et c'est fini il y avait vraiment cette envie de participer au développement d'une entreprise donc ce que j'ai trouvé par la suite est tombé mais alors on va dire à la perfection entre mon parcours mon passé mon présent et ça c'était vraiment comment dire la suite logique à tout ça j'entends un cheminement dans tes envies dans
- Speaker #0
dont tu as besoin aussi. Comment tu as vraiment fait pas à pas cette transition ?
- Speaker #1
Alors, ce qui s'est passé, c'est que j'arrive à ce moment-là où je prends conscience que je dois arrêter la gazette niçoise. Je me pose plein de questions. Et je me dis, je vais voir pour tester. Alors, je savais, j'étais persuadée que je ne pouvais pas retourner en arrière dans les métiers de la banque et de la science. Mais je me dis, tiens, on va essayer. Donc, je postule presque pour rire. Je fais, mais alors, je crois, un entretien. Déjà, en plus, la personne me dit, mais vous êtes, comment dire, surqualifiée par rapport au poste sur lequel vous postulez. Et elle m'explique le fonctionnement, tout ça. Et là, c'est comme une évidence. Je me dis, bon, là, tu sais, tu ne peux pas retourner en arrière. Tu ne peux pas retourner vers la banque. C'est impossible. Déjà ça, je l'ai rangé dans une case et c'était réglé. Mais du coup, je me dis, qu'est-ce que je vais faire ? Comme je prenais un peu ce que j'avais fait avec la gazette. l'histoire, c'est-à-dire l'événementiel, je touchais un petit peu à tout ce qui était quand même un peu marketing, les réseaux sociaux, mais du coup, plus naturellement, ce qui m'avait vraiment transcendée, moi, c'était les rencontres justement avec les gens et l'événementiel, les soirées que j'organisais, les événements. Et je commence à regarder un petit peu les jobs sur l'événementiel, pas convaincu par le métier, pas convaincu par les salaires aussi, parce qu'il y avait quand même cette importance aussi de revenir à un certain niveau de vie, parce que c'était quand même un sac. de deux ans que j'avais fait en étant à mon compte, pour ne pas l'oublier, alors que je gagnais très bien ma vie avant. Donc, je voulais quand même retourner un petit peu à la normale, reprofiter. Et voilà, je postulais, mais sans être convaincue. Il y avait énormément de candidatures, donc forcément des gens vraiment du métier dans les potentiels. J'ai dû postuler à deux postes. Je ne me suis pas non plus convaincue. Et là, je tombe vraiment dans un moment très sombre, très triste, où je commence à regarder toutes les annonces sur tous les sites d'emploi possibles et imaginables. Mais je veux dire, j'y passais ma journée. Et annonce par annonce, en me disant qu'il y a peut-être un métier qui va sortir de nulle part, je croyais un peu à la magie. Et du coup, je faisais ça et je commençais quand même à perdre un peu de patience parce que je me disais « mais qu'est-ce que je vais devenir ? » Et vraiment, on se pose des questions sur son identité, sur tout. Et un jour, je tombe sur une annonce sur un de ces fameux sites d'emploi. Et c'était une école que je peux nommer, je pense, parce que j'en suis très fière de l'avoir faite, qui s'appelle la Rocket School. Et en fait, je ne vois même pas que c'est une école. Je ne regarde pas trop l'école à ce moment-là. Je vois la description du poste. Et on était sur un poste qui s'appelle Business Developer. Et l'idée, c'était vraiment pour les gens, peu importe l'âge, peu importe les diplômes, en reconversion, qui cherchaient à faire une reconversion professionnelle. Donc moi, je rigole, je me dis, bon, encore changer de métier. Mais en même temps, quand je vois la description du poste, je me dis, mais en fait, c'est... toute ma vie résumée, c'est-à-dire mon métier de commercial, de banquière, de tout ce que j'avais accumulé, plus la gazette de place qui m'avait apporté ce côté du digital, des réseaux sociaux, qui m'avait un peu, on va dire, quand même orientée un peu plus stratégie moderne et pas, on va dire, anciennement ce qu'on connaissait d'avant, les commerciaux. Et je trouvais ça vraiment très sympa et vraiment tout le poste, la fiche de poste complète me correspondait mais avec un futur moi, en fait. Je me projetais déjà. Là, j'ai une révélation, je vois que c'est donc une école. Je n'ai même pas eu le temps de comprendre ce qui m'est arrivé. C'est-à-dire que la rentrée, je crois qu'elle était, il fallait être motivé, la rentrée était en juillet. Je crois que c'était avril, j'appelle. Le lendemain, j'ai un premier entretien, parce qu'en fait, c'est une école quand même, il faut passer trois entretiens avec des séries de tests. Et puis, il y a quand même, voilà, il y a une exigence qui est quand même là. Donc, il faut un bon tri, on va dire, sur les profils, parce que c'est vraiment une question de profil. Ce n'est pas au diplôme, tout ça. C'est ça qui me plaisait aussi dans cette école. Du coup, très rapidement, je fais les rendez-vous, le test, le dernier entretien. Je rentre dans l'école. Donc, j'étais en avance. Il fallait trouver mon alternance. Il fallait trouver une entreprise. Et là, la directrice de l'école m'a mis en relation avec une entreprise. Et je ne sais pas, dans ma tête, il se passe un truc quand même déjà. Et j'ai un premier entretien téléphonique, ça se passe très bien. Du coup, c'est dans l'entreprise dans laquelle je suis encore aujourd'hui. Et ça se passe très, très bien. Je fais un autre rendez-vous avec eux en physique. Alors, ça se passe encore mieux. Et du coup, en fait, premier, on va dire, ils appellent ça matché. Premier match et c'était une réussite. Donc, j'avais mon attendance. mais ouais plus de deux mois avant même de rentrer dans l'école, sachant que ce n'est pas évident. Donc, après, je rentre, mois de juillet, je me dis, allez, ce n'est pas grave, tu vas passer ton état à l'école, parce qu'en fait, il y a trois mois, d'abord de bootcamp intensif, purement école, avec beaucoup, beaucoup de... Il y a de la théorie, mais il y a beaucoup aussi de pratique, parce qu'en fait, on fait un challenge par mois. Donc, c'est-à-dire qu'on a une startup par mois, pour laquelle ensuite, on va faire un challenge, on va travailler pour elle. Donc, le métier de business developer, c'est en fait une sorte de commercialisation, du digital. D'ailleurs, c'était pour passer un bachelor responsable du développement commercial et marketing à acquisition numérique. Donc, le nom est à rallonge, mais l'idée, c'est qu'en fait, on se sert d'outils, différents outils. Et là, je me suis dit, 45 ans, j'arrive dans la classe, moyenne d'âge, 20-25 ans. Voilà. Pour la première fois, j'avais un nouvel ordi que je ne maîtrisais pas, des outils, des logiciels qui marchaient avec l'IA. Et là, je me dis, mais c'est bon. au bout d'une semaine je me dis t'es morte je dis bonjour t'es morte et bien j'ai pas lâché ça m'a coûté énormément d'énergie et bien finalement je m'en suis plutôt pas mal sortie parce que franchement j'étais très très souvent en tête de classe désolé pour mes collègues si ils m'écoutent mais on va dire que voilà malgré mon âge et tout ça j'ai réussi vraiment à passer toutes les étapes pour la main j'ai fini avec mon mémoire qui s'est très bien passé, mon oral j'ai réussi mon diplôme l'entreprise du coup Du coup, côté entreprise, ça s'est très bien passé parce qu'en fait, j'ai commencé en tant que business développeur en alternance. Donc, j'étais redevenue étudiante. On a développé une telle confiance, surtout envers moi, qu'au bout de même pas six mois, il y avait une opportunité. Ils voulaient engager une sorte de bras droit, de manager qui assure la gestion de leur entreprise. Du coup, ils m'ont fait une proposition un peu folle. Ils m'ont provoqué dans leur bureau. D'ailleurs, je me dis qu'ils vont me virer. C'était complètement l'inverse. Ils m'ont dit qu'on avait confiance en moi et qu'ils allaient me proposer un truc. truc, libre à toi de choisir si ça te branche ou pas, parce que ça sera une partie qui ne sera plus du tout dans le commercial. Donc, forcément, moi, je pense que j'ai mis une journée à m'en remettre, parce que c'était une marque de confiance extrême, parce que, voilà, c'est vraiment... Alors, ils n'aiment pas le terme assis dans deux directions, parce qu'aujourd'hui, ça ne vit plus comme ça, mais, en gros, c'était un peu ça. Et je gardais quand même la partie commerciale qui m'intéressait, c'est-à-dire vraiment aller rentrer en relation avec des... prospect, aller chercher du client, vraiment la partie qui était vraiment de mon métier actuel, que j'étais en train de passer le diplôme. Donc très rapidement, j'ai pris mon formé sur d'autres outils, parce que j'ai dû assurer des tâches que je ne connaissais pas, le RH, la compta de base, plein plein d'éléments qui font qu'on est ces deux patrons à... à gérer l'entreprise, en étant un petit peu des petites mains derrière. En plus, c'est une agence de communication digitale, j'ai oublié de le préciser. C'est une agence de communication digitale, de marketing sportif et d'événementiel. Forcément, tout est lié une fois de plus. Et puis, j'ai encore découvert des choses. Le domaine du sport m'était complètement inconnu. Je me suis retrouvée à faire des trucs, pareil, riches d'expériences humaines, riches de nouvelles connaissances. C'était incroyable. Du coup, j'ai fait mon petit bonhomme de chemin. Après, du coup, comme la partie, officiellement, on a appelé ça, ils m'ont dit, tu choisis comment tu veux intituler ton poste. Donc, officiellement, je suis office manager qui regroupe vraiment tous ces éléments-là que je fais au quotidien. Et j'ai un peu délaissé de plus en plus la partie commerciale. Je faisais vraiment le socle de base et on avait un commercial qui gérait vraiment l'autre partie. Et du coup, l'évolution aujourd'hui fait que, du coup, officiellement, j'étais encore en statut d'alternance. J'ai fini, j'ai eu mon diplôme. ils m'ont embauché en CDI, mais pas en tant que business developer, en tant qu'office manager, même si j'ai quand même la casquette de la stratégie commerciale, on va dire. Mais ça sert parce que je m'en sers encore aujourd'hui et je fais ce qu'il y a à faire pour essayer d'avoir de nouveaux clients. On a ouvert une filiale à Monaco, il y a plein de projets, ça se développe et moi, du coup, je suis contente parce que je suis assez autonome. Ils sont, comment dire ? très ouvert à mes propositions quand j'ai des idées. Alors, elles sont bonnes, elles ne sont pas bonnes, elles plaisent, elles ne plaisent pas. Mais il y a vraiment cette ouverture d'esprit à dire qu'elles participent. Et je rejoins, du coup, ce que je disais, c'est que même si je suis salariée, j'ai cette impression de faire vraiment partie de la team où je peux exprimer mes idées, je peux exprimer les choses qui peuvent aller bien ou pas bien dans une entreprise. Je me retrouve à gérer quand même aussi une équipe de plusieurs personnes. Enfin, voilà. pareil, une richesse incroyable. Donc vraiment, j'ai pas vécu... Au début, je l'ai vécu comme un échec, mais pas très longtemps, le fait d'arrêter la gazette. Et en fait, je me suis dit non, c'est pas un échec. Tout ce qu'il fait aujourd'hui, c'est grâce à ce que tu as fait hier. Et j'ai trouvé ça exceptionnel parce que ça m'a porté vraiment jusqu'à aujourd'hui où je suis, le poste que j'occupe. C'est plus que magique, on va dire.
- Speaker #0
Je l'entends et je le vois sur ton visage. En fait, tu rayonnes quand tu en parles. Et là, on parlait de tes multiples vies professionnelles, mais là, tu as une vie. Mais office manager, c'est vrai que c'est un peu… C'est Shiva, non ? Qui avait plusieurs bras. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Oui, être office manager, c'est avoir ce… ce rôle un petit peu qui s'adapte au contexte et j'entends aussi le côté liberté d'esprit que tu as gardé, parce que quand on est dans l'entrepreneuriat, il y a quand même ce côté être libre de ses libres d'action, libres de décision, mais bon, voilà, tu es écoutée et je l'entends aussi, donc je pense que ça te nourrit au quotidien.
- Speaker #1
Complètement, complètement d'accord. Avec cette sécurité quand même de se dire, bon, je suis quand même salarié, je sais qu'à un moment, les décisions finales vont être prises quand même par mes patrons, mais en ayant cette liberté de faire des propositions, et en plus à savoir que c'est accueilli vraiment à chaque fois. avec une bienveillance réelle quoi et sincère c'est pas pour me faire plaisir on sent qu'il ya vraiment quelque chose derrière de voilà il ya de l'intérêt
- Speaker #0
De temps en temps en fait je croise des personnes qui veulent à qui cherche un job alimentaire est ce que j'entends là toi c'était pas ton idée tu souhaitais vraiment pour reprendre le salariat, mais qui te nourrissent, pas simplement alimentaires.
- Speaker #1
Le contraire. Alors, si je n'avais pas eu le choix, effectivement, j'aurais dû, sur un temps, peut-être sur un temps donné, mais vraiment, je me suis dit, je ne peux pas faire un tremplin aussi violent de me retrouver dans un boulot alimentaire. Et si j'avais dû le faire, évidemment, il n'y avait pas de souci là-dessus. Il faut payer ses factures. Mais je veux dire, souvent autour de moi, je dis, j'ai eu de la chance et mes amis, mes proches me font non. Ce n'est pas de la chance, en fait. C'est tout ton parcours qui t'en est là. C'est aussi ta persévérance, le fait d'être tombée. Il y a pour moi un peu de magie dans tout ça parce que tomber sur une annonce, aller dans l'école, tac, tac. Je n'ai même pas eu le temps de comprendre ce qui se passait et que tout s'est vraiment enchaîné. Les rencontres aussi, parce que forcément, j'étais avec des gens entre 20 et 30. On va dire que je devais être dans les deux plus âgés de ma classe. Mais à ma grande surprise, j'étais un peu la maman de la classe. Mais c'était génial parce que du coup, j'ai noué aussi... encore des relations, des gens qui sont encore dans mon entourage. Je retourne encore dans mon ancienne école pour aller faire des REX. Je ne sais pas si tu vois ce que c'est, des retours sur expérience. Il m'appelle pour aller justement faire les journées portes ouvertes parce que pour eux, forcément, je suis quelqu'un qui a apporté ça à un marché 100%. Donc forcément, pour moi, c'est un plaisir parce que c'est une école vraiment où je me suis... énormément enrichi aussi sur plein de choses parce que pareil, il nous ouvre des portes sur on a fait du théâtre, on a fait des cours de prise de parole, on a fait des choses qui m'ont encore plus développé à titre personnel et professionnel donc c'était génial.
- Speaker #0
Et ce que tu as partagé également, c'est que c'est une école qui avait un réseau puisque en fait c'est eux qui t'ont envoyé vers ton employeur actuel.
- Speaker #1
Oui, on va dire que c'est un bon match. Voilà. Alors, ça ne matche pas forcément, parce que du coup, c'est vrai que moi, après, je sais que les gens qui hésitent ou qui veulent rentrer à la Rocket School m'appellent. Je suis toujours très honnête. Il y a aussi l'école, et il y a aussi ce qui va vraiment faire la différence, pour l'avoir vu sur certains collègues de ma classe qui n'ont pas eu cette chance d'avoir une bonne entreprise, qui ont eu vraiment des aventures beaucoup moins sympathiques que la mienne. Ça joue beaucoup. parce qu'on fait quand même un an dans cette entreprise, donc il faut quand même un minimum bien, même si on se dit, bon, c'est pour un an. Quand même, voilà, on va trouver un bon gros premier. Mais c'est vrai que ça change aussi la donne et que moi, j'ai eu aussi, voilà, on va dire un bon match, parce qu'en fait, ils repèrent des profils. Ça veut dire qu'ils ont aussi vu que mon profil allait, de par mon CV et de tout ce que j'avais fait, allait matcher avec une agence de com, ce qui n'aurait peut-être pas été le cas sur quelqu'un de très bien, mais qui était peut-être... plus branché santé parce qu'en fait, c'est un métier où on peut l'exercer dans tous les domaines possibles, en fait. Vraiment. Mais voilà, on va dire que j'ai eu la chance d'avoir un très bon match.
- Speaker #0
La magie du parcours, oui.
- Speaker #1
Il y a toujours un peu de magie, je trouve, quand même, dans tout ça.
- Speaker #0
Ça me fait penser, je crois que c'est Taïro qui disait, quand on lui posait la question, vous avez... vraiment beaucoup de chance dans votre parcours ? Et on lui disait oui, oui. Lui, il répondait, oui, oui, plus je m'entraîne, plus j'ai de la chance. C'est un peu toi, quand même.
- Speaker #1
Un petit peu. Je pense qu'il y a beaucoup de travail, mais c'est beau aussi, je trouve, de se dire qu'il y a quand même, on va dire, les choses qui arrivent au bon moment, la bonne personne, la bonne rencontre. Parfois, ça se joue à peu de choses, parce que finalement, moi, j'ai fait le choix de rentrer à l'école en juillet, mais il n'y avait pas de pression. On savait tous qu'il y avait une autre entrée qui devait avoir lieu en octobre, je ne me rappelle plus, qui avait lieu bien après. Mais nous, on était un peu la session de ceux qui en veulent. Parce que pour commencer une école en juillet, sacrifier toutes les vacances de l'été, c'est vrai qu'on sentait qu'on était une team assez… On veut bosser. C'est cool.
- Speaker #0
J'entends ton côté persévérant qui y va. Et en même temps, en fait, quand... Si je fais un reflet de ce que tu m'as partagé, j'entends la prise de conscience qui dit bon, l'entrepreneuriat, là, je lâche l'affaire peut-être pour le moment, mais je lâche l'affaire par rapport à mon cadre de vie. Ensuite, tu cherches et puis tu trouves cette école en plus en alternance. Donc du coup, un financement qui te permet de… de remettre un pied, certes dans le salariat, mais également de ne pas avoir de frais au niveau de tes études. Ça te permet de faire une sorte de, comment je peux dire, c'est un peu comme si c'était la synthèse de toutes tes expériences professionnelles, plus la possibilité d'aller vers un... un nouveau futur pour toi qui t'enrichit intellectuellement et puis humainement par rapport à l'agence de com qui te met de toute manière en interaction humaine avec déjà des belles personnes en interne et puis tout est prospère, réseau, voilà.
- Speaker #1
C'est comme, je le vois comme un repositionnement, un réajustement intelligent de tout ce que j'avais fait, de toutes mes capacités, de mes expériences. Mais voilà, comme un repositionnement, un réajustement intelligent. À ce moment-là, j'ai dit, c'est ça. Mais c'était une détermination, c'était une évidence, vraiment. Même la première semaine où ça a été dur, parce que pareil, il passait de l'entrepreneuriat où on n'a pas d'horaire, on fait comme on veut, on n'a plus d'ordre de qui que ce soit, retourner à 45 ans à l'école avec des horaires, quand tu prends ta pause, quand tu vas manger, je ne vais pas dire que tu devends pour aller aux toilettes, mais on retourne à l'école. Même si c'est une école pour adultes, il y a des règles, il y a une pédago, il y avait des choses à respecter, des intervenants, des devoirs, des partiels, l'école. Et là, au début, j'ai dit non, je ne peux pas. Mais c'était vraiment une petite transition, une semaine ou deux à l'émax, en me disant c'était pas je ne voulais pas le faire, c'est est-ce que tu es capable de gérer tout ça. Après, tout était logique. J'ai vraiment un travail acharné, déterminé, pour avoir le diplôme et pour avoir le CDI à la clé.
- Speaker #0
On arrive doucement à la fin de cette interview. Si tu devais donner un conseil à un entrepreneur qui envisage un retour vers le salariat, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Alors, de ne surtout pas culpabiliser. de surtout pas dire que c'est un échec. Peu importe l'expérience, franchement, de n'importe quel domaine, franchement, se dire qu'il faut prendre tout le positif de l'expérience de l'entrepreneuriat, mettre un tout petit peu à côté, mais garder aussi le négatif, parce que si on y revient, ça nous servira justement de modèle de « ça, je sais que je l'ai fait, ça marche pas, c'était pas une bonne idée » . Garder quand même les mauvaises choses. les mettre de côté parce que si on y retourne, on se dit qu'on aura quand même déjà eu des alertes, eu des conseils, fait des erreurs. Et il faut aussi garder négatif, mais vraiment ne pas culpabiliser. Ce n'est pas parce qu'on retourne dans le salariat qu'on est nul. Il ne faut pas se voir moins bien parce qu'on a dû ou abandonner ou mettre le projet de côté. on peut y revenir, il y a des projets où on les met en stand-by et puis on y revient. Moi, on m'a même donné des super tips et plans pour remasteriser la gazette avec une manière, alors je n'ai absolument pas le temps, mais d'une manière où ça pourrait être quelque chose que je gère presque comme ça, à distance, sans rien faire. On m'a donné des bons plans au sein même de l'école grâce aux intervenants que j'ai eus. Donc, j'en ressors encore plus riche et on m'a même dit, tu vois, ça, tu n'aurais pas dû faire comme ça. Et je sais que si un jour j'y retourne ou que quelqu'un a besoin de conseil, je saurais lui dire, mais voilà, ne pas culpabiliser. Ce n'est pas un échec.
- Speaker #0
Et justement, ma dernière question par rapport à la Gazette niçoise, le projet continue avec quelqu'un d'autre ?
- Speaker #1
Non, le site est toujours là. On va dire qu'il est en stand-by, il ne se passe plus rien dessus. parce que du coup moi ça marchait énormément avec ma communauté sur mon Instagram, c'est ça aussi qui est drôle et qui va faire le lien avec mon rôle dans l'associatif.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, du coup, mon Instagram continue. C'est-à-dire que maintenant, j'ai gardé pareil tous mes partenaires, une bonne partie des partenaires artistes, artisans. J'ai gardé un lien avec eux, parfois même une amitié. Et en fait, tout le monde sait qu'ils peuvent me demander de partager une soirée, un événement, un produit, tout ce qu'ils veulent. Je le fais. Je n'ai pas une communauté extraordinaire, mais elle est très en local. Donc, c'est toujours ça quand même d'intéressant. Donc, j'ai continué quand même à travailler ma communauté. Il y a mon rôle de présidente d'assaut qui a vraiment pris aussi une place dans cette communauté et dans tout ce qui va être mes postes et mes diffusions d'informations. Mais voilà, je suis de temps en temps encore invitée à des vernissages, à des événements. Je continue à faire. Alors du coup, c'est que du plaisir. Je continue à faire mes petites vidéos, mes petits montages, sans avoir de master en montage. Et du coup, c'est top parce que du coup, je mélange vraiment la gazette. Je mélange les rencontres que je fais via mon travail, les rencontres que je fais via l'association. Mais du coup, pour l'instant, elle est en stand-by et on m'a donné plein d'idées qui me permettraient de la remettre sous un nouveau jour et surtout d'une manière qui me permettrait vraiment de la gérer à mes heures perdues, sans pression. Ce serait comme un petit plus. On m'a donné énormément de plans qui me permettraient vraiment de la remettre. sur le circuit, mais d'une manière qui ne me prendrait pas, parce que je n'ai pas de toute façon le temps, mais qui serait quelque chose que je peux entretenir à distance et facilement.
- Speaker #1
Quel teasing ! On a hâte de voir ça dans quelques années. De toute manière, tu as également fait une transition par rapport au prochain podcast qu'on va enregistrer pour parler de ton association. N'en dis pas plus. Je donne rendez-vous à toutes les personnes qui nous écoutent. dans 15 jours pour écouter notre prochain podcast. Nous, on va l'enregistrer tout de suite, mais à vous qui nous écoutez, on vous donne rendez-vous dans 15 jours. Merci déjà, Péki, pour cette expérience partagée du retour au salariat. C'était lumineux et on voit également que les planètes étaient alignées par rapport à ce parcours-là.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci beaucoup. À très bientôt. Au revoir. Avant de partir, sachez que j'ai créé juste pour vous un quiz de 3 minutes pour savoir si c'est le bon moment pour vous pour un bilan de compétences. Le lien est en description du podcast et je vous ai réservé un cadeau à la clé. Mais je ne vous en dis pas plus. A bientôt ! Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et je vous souhaite une belle semaine !