- Speaker #0
Bonjour, je suis Catherine Barlois, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver votre voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue dans ce podcast. où je partage avec vous, seul ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors, on est parti pour l'épisode du jour. Bonjour à tous et bienvenue dans cet épisode numéro 141 du podcast Blowing Voice où je reçois Olivier Blaise pour parler du yoga du rire. Mais avant de plonger dans l'épisode du jour, j'ai une question pour vous. Est-ce que vous vous sentez encore à votre place dans votre travail ? Si la réponse est « euh, pas vraiment » ou si vous avez cette impression de tourner en rond sans trop savoir ce que vous pourriez faire d'autre, si vous rêvez secrètement de tout envoyer balader pour vous sentir alignée, utile et heureuse d'aller bosser le matin, alors j'ai quelque chose pour vous. Je propose des bilans de compétences pas comme les autres. autres et du coaching pro avec structure, profondeur mais surtout dans la bonne humeur. Résultat, vous vous connaissez mieux, vous reprenez confiance en vous, vous retrouvez du sens et vous construisez un projet pro qui vous ressemble vraiment. Et si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple, c'est d'en parler ensemble. Vous trouverez toutes les informations et un lien pour me contacter dans la description de ce podcast. Et maintenant, place à l'épisode du jour, je vous souhaite une belle écoute. Alors aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Olivier pour un épisode autour du yoga du rire, mais pas seulement, vous allez voir. Parce qu'avec Olivier, on comprend vite que le yoga du rire n'est pas juste un moment léger ou une activité un petit peu originale qu'on pratiquerait pour se détendre. Pour lui, le rire est aussi un pont. Un pont entre soi et les autres, un pont entre le corps et le mental, un pont entre ce qui pèse parfois dans nos vies et cette part plus vivante, plus joyeuse, je dirais même plus libre, qui existe encore entre nous. Dans cet échange, Olivier nous partage son parcours, sa découverte du yoga du rire, à un moment très particulier de sa vie, mais aussi sa vision profonde de cette pratique. Une expérience à vivre, sans obligation de résultat, sans performance, simplement pour ouvrir une porte. Alors si vous pensez que le yoga du rire c'est juste faire « on, on, ah, ah, ah » en groupe, vous risquez d'être surpris. Et si vous avez besoin d'un peu de légèreté, de profondeur, ou simplement d'un autre regard sur le yoga du rire, Cet épisode est pour vous. Alors, installez-vous confortablement et je vous souhaite une belle écoute.
- Speaker #1
Et on est parti ! Bonjour Olivier ! Bonjour Catherine !
- Speaker #0
Olivier, merci de me rejoindre sur ce podcast autour du rire, du yoga du rire. On va en parler en détail, mais avant de sauter dans le vif du sujet, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît ?
- Speaker #1
Ouais, donc moi je suis urbaniste de formation et développeur territorial, c'est-à-dire que j'ai été... Formé dans tout ce qui est le développement local, développement territorial, développer des projets sur des territoires. Et j'aime bien créer des ponts, créer des projets. Et je me suis professionnalisé, spécialisé dans l'accompagnement des jeunes, dans leur orientation et surtout dans leur engagement de les accompagner dans leur projet d'avenir. Et en plus, j'étais formateur auprès des jeunes. avec différents niveaux, différents âges. Donc voilà, aujourd'hui je recherche des missions ou un travail salarié dans le développement de projets. Et j'aimerais bien rester dans la jeunesse, dans l'accompagnement des jeunes, et développer des partenariats sur les territoires. Voilà.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, en parallèle...
- Speaker #1
Et en parallèle... Je suis quelqu'un qui lit beaucoup. Je lis beaucoup de sagesse indienne. J'adore. Je ne montre pas ma bibliothèque, mais il y en a plein. Il y a des piles partout. Elle est rangée par terre.
- Speaker #0
Je peux en témoigner. Je l'ai vue en off la dernière fois.
- Speaker #1
Et donc, je lis beaucoup. Je ne suis pas tombé dans l'Inde, mais j'adore tout ce qui est non-dualité indienne. et tout ce qui est sagesse qui permet de ne pas rester dans du blanc et du noir. Donc il y a ça dans le bouddhisme tibétain, il y a ça dans le zen. Et j'aime bien, je suis assez curieux. C'est-à-dire que je passe beaucoup de temps là-dessus, au-delà de mes recherches professionnelles. Et en même temps, je suis un créatif. J'aime bien créer. et créer des passerelles créer des expériences et amener des personnes à découvrir des choses, à découvrir des horizons. Et c'est pour ça, il y a quelques années, je suis tombé dans le yoga du rire.
- Speaker #0
Oui, oui. Et donc, nous sommes là pour en parler, pour parler du rire en général et du yoga du rire. Et en fait, si je te demande là, simplement, qu'est-ce que le rire représente pour toi ? Tu me répondrais quoi ?
- Speaker #1
Ça dépend de la journée, ça dépend du temps. Ça dépend du contexte. Je vais faire une gradation. Pour moi, le rire, c'est déjà un inducisseur, ça va permettre de mettre du lubrifiant dans les relations à soi, aux autres, et au monde. Donc ça, c'est la vertu apaisante, relaxante. Et ça amène de la joie aussi, ça amène, c'est un carburant de joie. Dès que tu ris, tu ouvres une fenêtre à quelque chose de joyeux et de stimulant au-delà d'un plaisir. FMR, tu touches quelque chose. Et tu touches bien sûr l'enfant en fait. l'enfant, on appelle souvent l'enfant intérieur, mais je veux dire le clown intérieur. Et enfin, pour moi, c'est un axe de résistance, qui permet de résister face au contexte. Madame Cataria, c'est lui qui a inventé le gars du rire. Pour lui, le rire, c'est un acte de paix et de joie. Et il veut faciliter ça dans le monde. Madame Kataria, quand il a... Le docteur Madan Kataya, quand il a déposé, quand il a créé le Yoga du Rire en 1995, il a vraiment cette vertu-là, en fait. Le rire, c'est quelque chose de simple pour créer la paix et de la joie. En Inde, il y a deux mots pour dire ça, c'est Shanti et Ananda. Shanti, c'est la paix, et Ananda, c'est la joie. Et voilà, et pour moi, le rire, c'est un vecteur de paix et de résistance, en fait. Voilà.
- Speaker #0
Oui, et par rapport à ce que tu me partages, pour faire de mon côté de temps en temps du yoga du rire, c'est vrai qu'après, en fait, tu parles de paix autour de soi dans le monde, mais déjà en soi, ça apporte aussi cette sérénité qui…
- Speaker #1
Oui, et cette union, en fait, c'est-à-dire que c'est de la connexion, en fait, des différentes parties du corps et ça permet déjà de... de se reconnecter à l'instant présent, de ressentir son corps et de ressentir l'enfant qui va permettre de rire de quelque chose, qui va permettre de, quand je dis un acte de résistance, c'est prendre la distance par rapport à un contexte, par rapport à une souffrance. Par exemple, quand j'animais il n'y a pas longtemps un atelier pour des publics cadres. en recherche d'emploi qui souffre beaucoup prendre du recul avec le rire ça permet de se retrouver, de prendre de la distance déjà et de se retrouver en fait et c'est un moyen en fait, j'allais dire un médium, un viaduc en fait une possibilité, une opportunité en fait j'aime bien le mot opportunité parce qu'il y a unité c'est de retrouver l'unité en fait bien sûr c'est... C'est une possibilité, mais il faut voir ça, le rire simplement, le fait de rire en fait. D'avoir ce moment-là en fait, se donner le moment-là dans nos quotidiens. C'est pour ça que je parle de résistance en fait. C'est la résistance douce en fait, et joyeuse.
- Speaker #0
Oui, et j'aime bien ce que tu dis, le fait de rire. Parce que là en fait, je suis en train d'intellectualiser le rire. Alors que ça, c'est vraiment se relier. au corps et tu as toujours été quelqu'un qui riait facilement ou en fait c'est quelque chose que tu as appris ?
- Speaker #1
Non, en fait, quand j'étais petit, mon père était instituteur et il faisait plein de blagues. Il avait toujours le sourire et quand j'étais petit, on m'appelait Jévamine. Jévamine, j'ai le mien. En fait, j'ai toujours souri et comment ? même dans les épreuves les plus dures j'ai toujours comment le sourire ça permet de ça a toujours été un moteur en fait ça a toujours été un moteur et puis le fond du puits en fait Le rire à la vie en fait, même dans les pires souffrances. C'est Nietzsche qui disait qu'il a des grandes clartés dans les instants de souffrance. Et donc le rire, pour moi, je l'ai toujours cultivé en fait. C'est-à-dire que le rire, ça permet de mettre du baume dans les... Voilà, donc... Dans la vie, en fait. Et moi, j'ai toujours ri, en fait. J'ai toujours pris de la distance. J'ai toujours animé. Quand j'étais petit, j'animais des jeux. J'aimais bien créer des jeux de Lego. Et j'aimais bien embarquer, en fait. J'aimais bien créer des espaces. J'ai toujours créé des espaces, en fait. Et pour que les personnes soient acteurs, en fait. Et voilà. Et le gars du rire, ça permet de... Voilà. Ça a été un peu comme... Il y en a qui travaillent des super-war. Moi, je suis dans le gars du rire. Mais voilà, le rire, c'est simple, en fait. Il n'y a pas besoin d'objet. En fait, le rire, tout le monde le rit. Mais au fil du temps, on a mon sel, Et on a notre mental qui est hyper fort. Et le moment d'avoir ces moments-là de joie simple, voilà, en fait, ça reconnecte à quelque chose d'enfant, en fait. Qu'on a tous, qu'on a tous joué. Ça nous reconnecte à l'enfant qui jouait, qu'on était petit ou qui ne jouait pas. Mais ça reconnaît que t'as plein de choses, en fait. Et c'est ça qui est bien, en fait. Ça reconnaît que t'as quelque chose de... Qu'il y a quelque chose de profond, en fait. Voilà. Donc j'ai toujours ri. Ouais, ouais, j'ai toujours ri, en fait. J'ai toujours... Non, voilà. Et j'aime pas les faux rires. Les faux rires. De toute façon, tu le vois, les faux rires. Mais... J'ai toujours ri, en fait. Voilà. Et le rire, non pas... Tu sais, il y a... Là, j'ai terminé un bouquin. Le rire de... de David Le Breton qui parle d'une anthologie du rire que j'ai acheté il n'y a pas longtemps à Metz et il parle de deux rires le rire comique et du rire plus sarcastique le rire qui demande de l'intellect et le rire qui moi je suis vraiment dans le premier type de rire c'est à dire un rire qui est je dis pas profond mais qui va Du rire simple, en fait. Du rire vrai, en fait. Tu le vois... D'ailleurs, il y avait quelqu'un qui avait travaillé sur les rides et sur les vrais rires et les faux rires. Voilà. Les faux rires, je déteste ça, en fait. Mais dans le cas du rire, on parle de rire simulé. Parce que le rire simulé, elle a les mêmes vertus que le rire naturel. Mais à un moment, le rire, entre guillemets, simulé, le rire forcé, Il devient naturel. C'est-à-dire que ça décalote, en fait. Ça décapsule. Moi, je dis souvent, j'aime bien amener à décapsuler. Et voilà. Donc, du rire forcé, on devient rire naturel. Mais voilà. Donc, ouais, je joue. Voilà.
- Speaker #0
Oui. Tu baignes dedans. Et donc, à un moment, tu découvres le yoga du rire.
- Speaker #1
Ouais. Ouais. En 2012, c'était animé par une diététicienne. Et ouais, j'ai découvert ça parce que j'étais en chimiothérapie et je voulais trouver une activité qui me permet de me ressourcer et d'oublier un peu ma condition de passion. Et ça m'a fait du bien. Et le rire, c'est là que j'ai découvert un peu que le rire avait des vertus d'optimisme et de positiver le moment que je vivais autrefois. mais en même temps je sentais que dans mon corps il y avait des choses qui me permettaient de supporter Ouais, et puis après j'ai lu dans les recherches, il y a eu plein de bouquins de Norman Cousin, de Rubinstein sur le rire, qu'il y avait des vertus, doses, on prenait sa dose avec le rire, la dopamine, le cytocine, la sérotonine, les endorphines, et c'est un vrai cocktail en fait, et voilà, c'est comme ça que je suis tombé dedans en fait, voilà, donc suite à une expérience, et voilà, je cherchais, et je découvrais que le rire, tu vois, c'était pas simplement qu'un outil, qu'un outil de résolution, c'était pas une... Ce n'est pas une prescription. Ce n'est pas un... Comment ? On ne vient pas... Comment ? C'est bien plus que ça, le rire. C'est une philosophie, en fait. C'est... C'est pas parce que... Comment ? J'ai découvert que le rire, ce n'est pas simplement un outil thérapeutique, en fait. Ce n'est pas qu'un outil, en fait. C'est bien plus que ça, en fait. C'est... Dans Madame Kataria, le sage indien, il est connecté à autre chose, aussi. Après, on met ce qu'on veut, nous, dans nos sociétés occidentales. Mais le yoga du rire, ce n'est pas simplement un outil, tu vois, mais comme le yoga, en fait. Le yoga, ce n'est pas simplement un outil postural qui permet de faire le chien tête en bas. Ça va au-delà de posture de gymnastique, ça va au-delà... On est toujours dans l'union, en fait, dans le yoga. Yoga, en sanskrit, c'est l'union, l'union de toutes les dimensions, de soi. Et le yoga du rire, c'est bien plus qu'un tupperware, en fait. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Oui, parce que tu es animateur, mais ça va au-delà.
- Speaker #1
Et j'essaie, dans ma pratique, bien sûr, je reste dans une logique chutrie. expérimentateur, c'est-à-dire que j'ai les étapes du yoga du rire que je te dévoilerai peut-être après. En fait, j'essaye d'amener de la spiritualité, de la philosophie du yoga du rire. Ce n'est pas simplement qu'une démarche super-war où tu ouvres le couvercle, tu fermes le couvercle. C'est bien plus qu'une recette, ce que je veux dire.
- Speaker #0
On ne reste pas en surface. tel que je le conçois c'est une fois que tu es vraiment dans la démarche du yoga du rire ou même du rire c'est déjà c'est libérateur je disais après coup on est vraiment de mon côté plus serein,
- Speaker #1
plus posé et comme tu le disais il y a le côté reconnexion à soi en fait ce que je veux dire c'est que tout dépend des personnes et en fait les personnes Comment ? Tout dépend de leur état. Et comment ? Je ne leur promets pas, en fait. Si tu veux, ça dépend des personnes et ça dépend de sa culture. Il ne faut pas venir faire du yoga du rire pour relâcher, en fait. Comment ? Je ne sais pas, en fait, ce qui va se passer. Comment ? Ce n'est pas une prescription, en fait. Ce n'est pas une ordonnance, en fait. Comment ? Le yoga du rire, en fait, tu as plein de personnes qui viennent. Ah bah ouais, je fais un zola parce qu'on m'a dit que le yoga du rire, c'est un anti-stress. On l'évoque beaucoup. où l'astuce de cardiologie évoque le rire comme un médicament. Vous allez faire du yoga du rire, ça va faire baisser votre tension, ça va vous aider pour le cœur. En fait, ce n'est pas prescriptif. Je ne sais pas ce qui va se passer. C'est bien plus qu'une expérience. Ce que je veux dire, c'est que le yoga du rire, il y a plein de vertus. C'est clair, il y en a plein. Plein de choses. On peut promettre plein de choses aux personnes. Je veux dire ça. Mais je ne sais pas si ça va se présenter en termes de résultats. Tu vois ce que je veux dire ? C'est plus une approche philosophique. Bien sûr, c'est une expérience. Quand tu fais un atelier du gars du rire, ou tu fais le oh oh, tu fais le lion, tu fais le canard, ou tu fais la vache. C'est clair, c'est une expérience. Despiglerie. Mais c'est bien plus que ça, en fait. Voilà. Mais bien sûr que ça, je ne m'étends pas là-dessus. Moi, je suis simplement un animateur qui va créer les conditions pour que un Elcanar sorti.
- Speaker #0
Oui, en fait, si on le... Tu sais, le côté intellectualiste, d'un côté, tu dis obligation de moyens, pas de résultat. Et de l'autre côté... D'un point de vue plus philosophique, c'est ouvrir le champ des possibles et puis laisser à chacun vivre à sa propre expérience. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Dans la sagesse indienne, c'est vraiment ne pas être attaché. Tu vois, dans la Bhagavad Gita ou dans différents... Ça se voit aussi dans le bouddhisme. C'est ne pas être attentif aux résultats, ne laisser tomber les résultats. Ne pas... L'objectif, ce qui compte, c'est l'instant présent. Mais c'est dur pour nous, en fait. c'est dur en fait on n'a pas du tout la même approche et c'est ça ce qui fait la beauté aussi des sagesses asiatiques c'est cette connexion à l'instant, c'est dur pour nous en fait et le gars du rire c'est bien parce que normalement ça rassure les personnes comme nous qui ont un mental un peu développé en fait Le mental, ce n'est pas que négatif, mais il y a le hamster qui court souvent, le petit hamster. Et le gaburire, ça permet, il y a des étapes, il y a une méthodologie, et ça rassure, en fait. Ça rassure. Mais à un moment, après, quand tu refais un retour sur l'expérience, vous imaginez, vous avez fait le canard, ou la poule. Quand tu dis ça, tu dis ingénieur. Quand tu dis ça, tu dis... Et donc, en fait, il y a toute une pédagogie à amener. dans l'approche et donc et donc la pédagogie La recette elle rassure en fait ton mental tu vois Moi mon enjeu c'est d'aller dans l'autre partie en fait tu vois donc tu ouvres l'intuition que tu ouvres que tu ouvres déjà aussi ton cerveau limbique que tu ouvres les émotions mais aussi que tu ouvres l'aspect l'intuition l'imagination les rêves et que tu ouvres cette porte là en fait donc au delà d'une expérience corporelle ou de faire la vache, le cochon, le bébé qui pleure, ou des situations, tu en as tous les jours, ça va au-delà, tu vois. Tu vois, tu ouvres une porte à quelque chose d'autre, en fait. Mais ça rassure de passer par des...
- Speaker #0
Ah oui, Il y a le schéma, c'est bon, c'est encadré, je peux y aller sans crainte. et mince,
- Speaker #1
je tombe sur moins d'intuition mais ça tu le sais pas tu le verbalises après c'est pour ça qu'il faut le verbaliser après en pédagogie on dit souvent aller dans l'expérientiel c'est-à-dire l'expérientiel tu vas au-delà de l'expérience c'est de verbaliser l'expérience mais bien sûr dans l'expérience il faut pouvoir faire tomber les barrières tu vois au moment tu dis pas aux gens on va faire le canard, on va faire la poule Parce que non, Comment tu t'amènes ? Ah, en fait. Donc, en fait, tu vas travailler sur le corps. Donc, tu mets les personnes en situation corporelle. Par exemple, tu mets les personnes en situation, en utilisant les mains, tu leur dis, pour eux, on fait du ski. Et tout doucement, tu arrives au canard. En fait, tu utilises le corps comme moyen pour arriver à des situations loufoques. Loufoques ou espiègles ou burlesques. Et là, c'est l'effet de surprise, tu vois, le mental, tu chins, paf ! Et ça, j'aime bien, en fait, je suis taquin, en fait, tu vois. J'aime bien, bien sûr que je prépare, tu vois, mes séances, mais en fonction des séances, ça va venir et tout de suite, ouais, j'aime bien amener les personnes dans des positions corporelles. Bien sûr, on reste, pour chanter le mental, tu vois, pour avoir l'effet de surprise, et c'est ça qui va déclencher le rire, en fait, tu vois. Voilà.
- Speaker #0
Donc là, tu es en train de nous faire un teasing par rapport aux séances. Tu les articules, quelqu'un qui ne connaîtrait pas, tu les articules comment, tes séances ?
- Speaker #1
Bien sûr, quelqu'un qui ne me connaît pas, je vais rassurer. En parlant de l'approche, qui est une approche qui a été développée par un médecin indien, médecin généraliste. Et donc il y a plusieurs étapes en fait, il y a quatre étapes, il y a tout d'abord on éveille le corps, on bouge le corps en fait c'est pour éviter des contractures ou pour préparer le corps en fait. Et donc moi je fais danser, un peu comme le Shiva Nataraja, je ne sais pas si tu connais le Nataraja, le Shiva qui danse, je te montrerai une prochaine fois. Le Shiva qui danse c'est le roi du feu en fait et il danse toujours sur un pied. Et donc, j'aime bien faire, d'enlever du corps, faire danser. Et donc là, je m'appuie sur Thierry Janssen qui danse beaucoup pour libérer. Voilà, il n'y a pas besoin de savoir danser en fait, c'est simplement bouger en fait. Donc voilà, l'élever du corps. Puis après, il y a les fameux rires. Donc, les rires doubles, les rires collectifs, les rires bruyants. Donc, on explore les types de rires. Donc là, ça dépend de la durée de l'heure, mais la durée de la séance, ça dure à peu près sur une séance d'une heure, tu vois, 30 minutes de rire collectif, de rire double, de rire bruyant, de rire en silence. La troisième partie, c'est ce qu'on appelle la méditation. C'est la partie qui se fait tout seul, sur un tapis ou assis, en fonction de l'état des personnes. en fonction de l'âge bien sûr. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a des personnes seniors qui sont super juvéniles et qui courent partout. Et ça c'est l'approche que j'adore parce qu'elles la reconnaitent. Donc là c'est ce qu'on appelle aussi ce qui peut sortir c'est le geyser de rire, le rire fontaine. Et ça pour un animateur comme moi j'aime bien quand je vois les personnes qui crient. Mais ça veut rien dire en fait. Parce qu'une personne elle sort tout le rire fontaine, que le personne ne rit pas et donc ce que j'aime bien c'est le petit rictus du rire qui va sortir après ce rire fontaine tu vois. Et celle-là c'est cette forme de jouissance, il y en a qui parlerait d'anthase, c'est à dire un truc qui vient du corps. C'est pas une extase, c'est une anthase. Et c'est ce petit distilat en fait, ce petit élixir de rire en fait. Et après ça... C'est assez fatigant parce qu'il faut revenir au corps. Donc là, je m'inspire du yoga nidra pour revenir au corps, et de la sophrologie. Là, on fait une rotation corporelle et on revient dans le corps. Et là, tout doucement, on remet de l'énergie dans le corps, avec de la musique, en fonction de la thématique, en fonction du sujet, de la thématique de l'atelier. Et ensuite on revient à la réalité, tout doucement. Et donc là on fait un partage collectif, et les gens évoquent un ressenti. Et là on essaie de ne pas revenir dans le mental qui va juger. On essaie de rester dans l'expérience. Mais de toute façon c'est très facile, il y a peu de personnes qui reviennent dans le mental. Parce que le moment où elles lâchent tellement, elles lâchent. C'est-à-dire que c'est une expérience. Et l'enjeu, c'est vraiment le partage du ressenti. Tu vois ? Voilà. Et donc voilà, c'est ces quatre étapes, en fait. Et donc voilà, c'est toujours... En fait, quand j'anime mes séances, c'est toujours la même démarche, en fait. Donc les gens qui viennent la première fois, s'ils viennent la deuxième fois, les autres fois, ça sera toujours la même méthodologie, en fait. Tu vois ? Voilà.
- Speaker #0
Et oui. Il y a peut-être aussi un côté rassurant. d'avoir ce même squelette de progression. Et je l'entendais par rapport à tout type de personnes. Il y a des personnes qui peuvent être à l'aise de se lâcher et puis d'autres personnes qui, justement, le sont moins. Et j'entendais aussi que toi, tu prenais le temps de les rassurer, de les faire cheminer tranquillement.
- Speaker #1
En fait, comme dans toute pratique, que ce soit de… On va être con. En fait, dans le cas du rire, comme en hypnose, comme en méditation, tu vas arriver dans les ondes alpha. Tout ce qui est le flot. Je ne sais pas si on a entendu parler du flot. Et donc, tout ça, c'est une expérience. Ce qui est important, c'est l'ancrage et de rassurer. L'ancrage avec le corps qui va s'ancrer dans la salle, dans une ville, sur la terre. Mais en même temps, de... sécuriser l'expérience et de et de en fait de le cadre va sécuriser et va ancrer la personne et donc en fait pour les stressés et pour les personnes qui ont un mental quand on a besoin de Je dis pas des scientifiques ou des voilà mais il y a des personnes qui ne sont pas scientifiques et qui ont besoin aussi de sécurité, en fait, ça permet de créer, de rassurer, en fait, et d'amener à l'expérience. Et donc, en fait, il y a des personnes qui viennent au Gadiourir, malheureusement, ce sont déjà des personnes souvent qui sont déjà très open et très curieuses de nature. Mais l'enjeu, c'est vraiment d'aller toucher d'autres personnes, en fait. Et c'est pour ça que c'est important d'y aller doucement dans la pédagogie. Et bien sûr, la vache, dans le Gadiourir, que j'allais le faire. Tu ne vas pas l'amener dès la première séance. Tu ne vas pas l'amener dès la première séance. Donc en fait, il y a toute une importance de la pédagogie et de l'ancrage de la séance. Et donc, en fait, tout le monde peut le faire, le gars du rire. Moi, ce que j'aime bien, c'est quand j'ai une personne hyper mentale, hyper mentale, que je vois... Merci. Mon défi, mon challenge personnel, c'est de l'amener... En fait, ce que j'adore à la fin de la séance, c'est de faire, après l'expression du ressenti, c'est ma jouissance, c'est de voir comment elles sont. En fait, il y a des personnes, quand je vois qu'elles sont lâches, ou il y en a qui se ressourcent, et quand j'ai une personne qui est hyper mentaliste, et qui est hyper... Que je sentais, c'est que je chantais. obtus ou qui freinait par rapport à l'expérience et quand je vois qu'elle est super contente et quand je vois qu'elle est super fatiguée et qu'elle est super heureuse parce qu'elle a connecté à autre chose, elle a connecté à son corps, elle a connecté à quelque chose, elle a connecté à sa joie, elle a vu qu'elle pouvait faire autre chose dans son quotidien, de toucher à l'instant présent et quand elle sort ça, je dis ouais, gagné ! Et j'aime bien en fait, tu vois, c'est ça, en fait, je suis quelqu'un, je suis un...
- Speaker #0
Mais je ne sais pas si ça va se passer, en fait. C'est-à-dire que moi, je suis un cuisinier, c'est-à-dire que j'ai un alchimiste, c'est-à-dire qu'il va créer les conditions. C'est l'urbaniste qui va créer les conditions, tu vois, pour que l'expérience se fasse ou l'expérience ne se fasse pas, en fait. Et ce que j'aime bien, c'est de voir... Là, tu es dans les logiques du résultat, mais là, moi, j'aime bien voir la personne après. Mais je suis tellement bien. Oh, ce soir, j'ai bien dormi. Et donc, voilà. Donc, moi, je crée simplement, tu vois, Allez ! les conditions d'expérience, tu vois.
- Speaker #1
Oui, tu apportes sur un plateau et après, chacun peut se servir.
- Speaker #0
Oui, c'est-à-dire que mon enjeu principal, c'est vraiment que les personnes touchent les lents vitales, en fait, touchent ce qui est vivant à l'instant présent. Bien sûr, après, tu peux aller au-delà, en fait. Les gens vont toucher autre chose, peut-être de plus grand que soi, tu vois. Mais ça, c'est comment ? C'est elle, ce n'est pas moi. Et en fait déjà, mon enjeu c'est qu'elle touche ce qui est vivant à l'instant présent en fait. Donc ce qui est vivant à l'instant, ça peut être différent à la séance d'après, tu vois. Moi je suis simplement un marmiton en fait. Tu vois, j'ai la recette et je ne dis pas qu'au fil du temps, depuis 2012, elle se bonifie. Et c'est clair, tu me vois aujourd'hui, il y a dix ans, et d'ailleurs les personnes en MJC qui me suivent, dans le club de rire, elles me disent, ah Olivier, cette année, t'as développé autre chose. Ah ouais, c'est fort cette année. Et ouais, j'évolue même dans ma pratique, tu vois, j'essaie de bonifier, et c'est en fonction aussi de mon contexte, de mon état, et de mon envie, parce que je fais ça aussi, je suis pas du tout dans une logique de... Je fais ça parce que j'ai besoin d'expérimenter et d'amener, tu vois. Donc, Peut-être, et je suis content quand les gens me disent, ah bah oui Olivier, là, ah oui, à la fin, ce que t'apportes, avec le yoganidra, avec la sofro, la sofro, je ne suis pas sofrologue, mais voilà, j'ai des petits trucs en fait, et ça permet de bonifier la recette. C'est comme les épices en fait, tu vois, un plat, un plat, tu le connais, les recettes, tu les connais, et tu vas rajouter un peu de romarin, un peu de... Moi j'aime bien le piment au oiseau en fait, parce que ça va décapituler. Mais pas trop, le piment au oiseau, il faut l'amener à... au juste moment, en fait, tu vois.
- Speaker #2
C'est chère, voilà.
- Speaker #0
Voilà, donc, voilà, et quand les personnes me disent à la fin, bah ouais, ouais, et après je me dis, ah oui, le piment oiseau, il était bien amené. Voilà.
- Speaker #1
Olivier, on arrive doucement à la fin de ce premier podcast ensemble. Est-ce que tu aurais une anecdote ? ou un moment marquant qui t'est resté par rapport à toutes ces années ?
- Speaker #0
En fait, j'en ai un. Là, récemment, j'animais... Je rigole déjà. En fait, c'était ma deuxième soirée relax au Musée des Beaux-Arts à Nancy. Donc, c'était organisé pour tout public. La dernière, c'était pour que les jeunes... Il n'y a pas d'âge pour être... Pour être jeune. Mais cette année, c'était ouvert à tout le monde. Et donc, j'étais dans l'amphi des Beaux-Arts. Et donc, la dernière, j'étais dans une petite salle. Et à un moment, il y avait trop de monde. Et cette année, on a décidé de faire des grands groupes. Donc, on a décidé d'avoir des groupes de 50. Et là, on était dans le speed. Tu sais, il y a du speed coaching, mais il y a du speed yoga du rire. Et donc, la méthode, c'est-à-dire qu'il faut y aller. C'est-à-dire qu'il faut que les personnes soient... Touchent la lance assez vite, tu vois. Yoga du rire. Et le dernier groupe, donc ils étaient 50, et à un moment donné, j'ai fait toujours, j'utilisais une musique pour les faire chanter, et j'utilisais Julien Doré, Crocodile. Et donc, tu vois, le Musée des Beaux-Arts, l'Auditorium, ils étaient partis, en fait. Ils chantaient, en fait. Et l'autre jour, je suis tombé sur un proverbe africain qui dit que celui qui pagaie avec autre courant fait rire les crocodiles. Et donc, en fait, juste après, je suis allé voir en concert Julien Doré. Et je me suis dit à Olivier quand même, faire le crocodile, faire la vache. Et en fait, c'était génial, en fait. Et voilà, tu sais, ça a été un moment fort, en fait. Et là, ça aurait pu durer des heures, en fait. Ils voulaient continuer, en fait.
- Speaker #1
J'imagine. J'imagine.
- Speaker #0
Et donc, n'hésite pas à mettre la musique de Julien Doré, Croco. En fait, Julien Doré, il est carrément... J'aime bien parce qu'il touche l'enfant aussi, Julien Doré, tu vois, un peu quand tu l'écoutes. Mais attention, il est... Tu touches l'enfant, mais derrière, tu prends du recul sur le monde. Et voilà, derrière sa musique, il peut te paraître... Je crois que c'est une chanson d'Horides, si je ne me trompe pas, c'est une reprise. Derrière, c'est puissant, en fait. La puissance de Crocodile, tu vois. C'est un peu comme le rire, en fait. Tu vois le rire, tu crois que c'est... Tu crois que c'est... Tu crois que c'est simple, mais derrière... C'est pas si simple que ça. Derrière, il y a plein de choses. Comme Crocodile. Tu touches autre chose, en fait. En fait, le rire, c'est une porte, c'est un viaduc. Il y a plein de choses. T'es libre ou non de le franchir, en fait. Comme dans toute expérience, l'enjeu, c'est... Oui ou non, j'avance, je fais le pas, le premier petit pas. Et le risque, c'est de ne pas, en fait. Et de tomber dedans.
- Speaker #1
écoute on va rester sur cette touche finale merci beaucoup Olivier je te dis à très bientôt pour un deuxième podcast sur ce sujet passionnant et puis pour d'autres éclats de rire merci beaucoup merci Gadry avant de partir sachez que j'ai créé juste pour vous un quiz de 3 minutes pour savoir si c'est le bon moment pour vous pour un bilan de compétences Le lien est en description du podcast et je vous ai réservé un cadeau à la clé. Mais je ne vous en dis pas plus. A bientôt ! Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et je vous souhaite une belle semaine !