Speaker #0Bienvenue dans Bonbons et Choux de Bruxelles. Ici, on croque dans l'âme. Parfois sucré, parfois amer, chaque bouchée nous nourrit d'une meilleure connaissance de soi. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode consacré à la colère. Vous savez, cette émotion qui gronde, grive, grésille sous la peau, elle surgit souvent brutalement comme une vague qui casse. La colère dérange, elle fait peur. On la juge souvent excessive, dangereuse, incontrôlable. Alors, on l'étouffe, on la retient, on la rabaisse. Mais la colère est aussi un signal, une force, une énergie. Aujourd'hui, je vous propose de regarder la colère autrement. Pas comme un défaut à dompter, mais comme un message à comprendre. La colère, c'est une émotion de projection. La colère, elle apparaît souvent quand quelque chose bouscule nos limites. Quand une situation devient injuste, quand une personne dépasse ce qui est acceptable, quand une valeur importante est violée. La colère... C'est donc une émotion protectrice. Elle dit « quelque chose ne va pas » . On pourrait presque l'entendre comme un cri clair contre la contrainte, un signal simple et sonore qui nous pousse à réagir. Dans sa forme saine, la colère nous aide à dire non, à défendre ce qui compte, à protéger notre intégrité. Alors, pourquoi la colère est souvent mal vécue ? Pour beaucoup de personnes, la colère est difficile à accepter, parce qu'on l'a associée à la violence, au conflit, à la perte de contrôle. Alors, on la cache, on la comprime, on la contient. Mais une colère constamment retenue devient souvent une colère sourde, silencieuse, stagnante. Elle se transforme en irritation chronique, en tension permanente, en ressentiment. et parfois même en fatigue émotionnelle. La colère n'est pas dangereuse en soi. Ce qu'il est, c'est de ne jamais lui laisser d'espace. Si on voyait la colère plutôt comme une énergie, la colère possède une énergie particulière. Elle pousse, propulse, provoque le mouvement. C'est une émotion tournée vers l'action. Beaucoup de transformations personnelles commence par une colère. Une colère contre une situation injuste, contre une limite trop longtemps acceptée. La colère peut devenir une force fertile. Elle peut permettre de poser des limites plus claires, de quitter une situation qui ne convient plus, de dire enfin ce qui devait être dit. Il faut donc transformer la colère. La question n'est pas de la supprimer, mais de la transformer. Entre la colère explosive et la colère étouffée, il existe une troisième voie, une colère consciente, claire, canalisée. Cela signifie sentir la colère sans se laisser submerger, comprendre ce qu'elle protège et exprimer le message sans détruire la relation. La colère devient alors une boussole, elle nous indique où nos limites commencent. C'était Moum Bou et Chou de Bruxelles. On a croqué dans l'âme, parfois sucrée, parfois amère. Maintenant, il est temps de digérer. À la prochaine !