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Transcription
Hello, nous c'est Boubou et Kat,
et ici on va vous parler d'indépendance dans le digital dans votre vie quotidienne.
Aujourd'hui on va parler de la peur de l'échec et de ce que ça évoque chez nous.
Ouais, ça va être un sacré sujet aujourd'hui.
Toi ça t'évoque quoi, la peur de l'échec ?
La peur de l'échec, c'est comme si je tombais dans un gouffre sans filet. Aucune sécurité, rien du tout. C'est vraiment ça que ça m'évoque. Et de me dire de repartir à zéro. Pour moi, c'est ça la peur de l'échec.
Ok. De... si tu faisais des actions et qui finalement ne mènent à rien et de ne pas savoir comment te sortir du truc. Ouais,
c'est ça. Vraiment, le côté, en fait, j'ai essayé, j'ai pas réussi. Ouais,
ouais.
C'est vraiment, et puis, je me dis, je vois ça un peu comme une honte. personnelle, même si j'ai essayé.
Ok.
Et juste que j'ai pas réussi, en fait.
Ok.
Et toi, comment tu vois la chose,
toi ? J'ai remarqué un truc. Alors, comment je le vois ? Si, c'est ça, je pense. En fait, moi, les fois où je pourrais avoir tendance à tomber dans des pensées qui me font peur justement d'échouer, etc., je sais que si j'avais pas la partie de moi dont je te parlais tout à l'heure qui structure le truc, qui me donne les étapes à suivre, etc., je pense que ça me fige. La peur de l'échec. L'échec, c'est quelque chose qui me fige totalement. Et en fait, si je n'avais pas cette petite partie-là qui m'aide, on va dire, à franchir les étapes tranquillement, à tester les trucs, etc. Ah bah je pense que je ferais rien. Si tu pars du principe que c'est un truc qui va pas aboutir, ou tu vas, je sais pas, t'as envie d'atteindre un objectif, mais tu sais pas vraiment comment faire. Ouais, c'est ça, je pense que t'as grave raison. En fait, si j'enlève cette partie-là et que je laisse l'émotion répondre à ça, j'aurais peur de m'auto-décevoir, genre. Oui. Tu vois ce que je veux dire ?
En fait, toi, tu vois vraiment ça comme une promesse envers toi-même que t'aurais pas respectée.
Ouais, je pense que ça m'angoisse. Ouais,
comme un contrat où tu dis, en fait, j'ai pas été réglo avec toi-même. Ah ouais,
ouais, de ouf.
Ouais, c'est ça.
Ouais,
c'est vrai que t'es...
moi même et je trouve qu'il n'y a rien de pire que de s'auto-décevoir il peut y avoir des trucs dans la vie où des fois t'es pas forcément d'accord avec les gens il y a des contextes des relations qui font que il y a des gens qui te déçoivent mais c'est extérieur,
quand tu te déçois toi-même t'es tout le temps dans ton corps c'est le côté de se dire ok je me regarde c'est comme un abandon finalement c'est comme si tu t'étais abandonné à quelque chose que tu t'étais promis et que t'as pas fait c'est vraiment un contrat avec soi-même qu'on respecte pas
et c'est pour ça qu'on le vit comme un échec alors qu'en plus qui dit que c'est un échec c'est nous au final parce qu'au final je trouve qu'après si on prend un petit peu de recul on se rend compte que parfois il y a des échecs qui nous permettent, enfin des échecs momentanés en tout cas à l'instant T on a l'impression que c'est un échec et au final ça te permet de faire des trucs de ouf mais ça tu le sais que je sais pas moi 6 mois, 1 mois, 3 semaines 1 an après mais à l'instant T t'as l'impression que ça s'est pas passé exactement comme tu le voulais Et tu sais tu peux avoir avoir des putains de semblables, non mais non je suis pas à la hauteur, c'est pas pour moi je sais pas faire ça va pas, c'est pas bien ouais,
moi c'est ça parce qu'en fait dans ces moments là c'est vraiment tes croyances limitantes qui prennent le dessus parce que tu, en fait c'est bon je vais pas faire ma psychologue de comptoir c'est pas mon métier mais en fait c'est des biais cognitifs qui te rassurent dans le fait que t'as échoué dans la mesure où en fait tu te dis bah de toute façon je suis pas capable j'ai pas confiance en moi, pourquoi moi on me choisirait, pourquoi moi je réussirais à faire tel ou tel projet même si je travaille ça donnera rien et en fait tu vas chercher des excuses pour te dire en fait oui c'est vrai c'est vrai que bah en fait oui t'es bonne à rien et ça ça contribue à ta peur de l'échec moi je le vois vraiment comme ça
et ça crée un espèce de cercle vicieux potentiellement si tu t'en rends pas compte et si tu mets pas des trucs en place pour essayer de contourner ça quoi non mais totalement,
pourquoi est-ce qu'on s'est dit qu'on en parlerait aujourd'hui tiens C'est ça.
parce que je trouve que dans un parcours entrepreneurial qu'il soit là en l'occurrence c'est dans le milieu du digital etc mais c'est ultra important d'avoir conscience de ça et de pas se dire je vais réussir à chaque épreuve à chaque fois que je vais essayer quelque chose ça va être une réussite parce qu'en vrai ça marche pas comme ça je sais pas toi mais personne pour qui ça s'est passé comme ça ou jamais tu t'es remis en question il y a un truc qui s'est pas passé comme tu l'attendais et c'est bien d'en avoir d'avoir conscience je trouve et de le dédramatiser parce que finalement ça arrive à n'importe quelle personne qui ose passer le pas et la ref dont on a parlé tout à l'heure je sais pas de Bob Marley, il y a plein de refs comme ça de personnes qui ont fait des choses merveilleuses et qui ont subi échec sur échec et finalement qui ont eu une victoire magnifique donc je trouve ça important.
Ben ouais je suis tout à fait d'accord et il y a une phrase que je me répète parfois c'est que je me dis en fait que c'est vraiment dans le chaos qu'on fait les plus belles qu'on fait les plus belles étincelles et parce qu'on se dit mais attends je suis au fond du trou ça va pas bon j'ai tel ou tel problème etc et en fait c'est dans ces moments là que tu trouves justement la force de te dire en fait j'ai pas le choix il peut pas y avoir une autre issue et en fait c'est vraiment ça qui était pour moi oui c'était un sujet intéressant à s'y aborder parce que en fait déjà pour moi la facilité n'existe pas c'est quelque chose tout le monde croit parce que c'est vrai que oui sur les réseaux on voit des réussites comme quoi Mais en fait... on voit pas tout ce qu'il y a eu avant le point Z on voit pas le A, B, C, les nuits où tu pleures parce que tu te dis mais comment je vais faire là je dois payer ça, je sais pas comment je vais faire mais je prends mon projet c'est dur quand même de se dire bah en fait j'ai pas le choix, je dois y arriver il faut trouver quand même la force mentale de dire j'ai pas envie d'échapper et des trucs qui nous rassurent aussi c'est ça des trucs qui nous rassurent et je trouve ça hyper important de dédramatiser ça de ne pas... se complaire dans des choses qui n'existent pas parce qu'encore une fois je connais personne aucun entrepreneur, alors dites moi si vous en connaissez des entrepreneurs pour qui ça a été facile qui ont eu qui ont été millionnaires en deux jours qui n'ont pas eu d'échec et justement moi je préfère m'inspirer des gens qui en ont eu parce que c'est des personnes qui ont vécu ce que nous on peut vivre que ce soit toi ou moi ou n'importe quelle personne qui se lance parce qu'en fait on se lance comme je disais au début sans fil
tu sais pas tu testes tu peux te casser la gueule de temps en temps et en fait comme tu t'es cassé la gueule tu sais ce qu'il faut ajuster tu réajustes,
tu retestes c'est un peu mieux et petit à petit et puis surtout de se laisser tranquille de laisser le projet mûrir de pas se dire de toute façon ça fait 2 mois que je me suis lancée j'ai pas fait 5000k ou 5k ou j'ai pas... pas combien par mois, ça y est je suis nulle, j'ai échoué etc. C'est pour ça que généralement c'est bien de se mettre des objectifs petit à petit. Enfin je sais pas ce que toi comment tu vois les choses mais...
Bah c'est... Oui tout à fait.
Parce que pour moi c'est comme ça que c'est vraiment déceptif par rapport à toi même si tu dis c'est bon ça fait un mois que je me suis lancée, je veux 10 000 euros le mois prochain, bah c'est la meilleure façon d'échouer. Oui. Oui mais parce que c'est pas promouvant tu vois, on nous dit toujours oui non mais c'est bon il faut poster, poster, poster, poster et vous verrez, vous verrez. Mais non en fait ça... ça tombe pas comme ça.
Ouais, non, non, de ouf. Non, c'est ça, mais je pense que c'est exactement ça. C'est comme s'il fallait se mettre des petits objectifs mais raisonnables, enfin réalistes par rapport au niveau concret auquel on est aujourd'hui et petit à petit, c'est un peu comme ça, perso, que je m'auto-organise pour continuer mes petites tâches. En fait, je fais petit bout par petit bout et en faisant petit bout par petit bout, si jamais tu réussis pas, c'est pas grave. On fait un petit bout mais en prenant un autre virage, tu vois, enfin, ok. Tu rebondis toujours. Ouais, j'ai toujours la ressource en moi pour rebondir ouais ouais complet et je pense que ça c'est important et j'en parlais tout à l'heure avec une amie qu'on a en commun et du coup voilà c'est ce qu'on disait c'est vraiment cette idée de faire ok premier step par exemple je sais pas je dis une bêtise on a un UGC en tête on sait pas trop pour le moment comment ça fonctionne comment on fait pour créer un UGC bon bah déjà on va aller se renseigner sur comment on crée un script par exemple comment on fait on fait un script qui permet de faire performer un UGC. Et après, petit à petit, on va pouvoir s'entraîner, réfléchir à la première partie, le hook. On va essayer de trouver 2-3 idées. On va pouvoir faire pareil pour le body, après le CTA. Et une fois qu'on a le script, là, on va commencer à réfléchir à comment on organise le tournage. Mais si on commence déjà à se dire comment je vais faire pour avoir mon UGC final et qu'on va avoir le résultat immédiatement, ça ne marche pas. C'est ça,
encore aller à Z avant de commencer par A, B, C, D. Et toi, du coup, Kat, quand est-ce que tu as déjà ressenti un échec ?
est-ce que tu t'es déjà dit non mais là c'est sûr j'ai échoué moi c'est plus dans tout ce qui est émotionnel sentimental de toute façon on en a déjà parlé mais sans aller ultra précisément je pense que l'amour c'est quelque chose qui fait peur à tout le monde moi ma plus grande peur d'échouer elle est plus dans mes relations humaines d'une manière générale que le côté taf parce que le côté taf tu peux avoir une partie qui te protège qui en fait c'est après il y a une partie contrôle peut-être je sais pas Bah oui, bien sûr.
là c'est vrai que ce qui est ton travail ça dépend de toi alors que les relations humaines non ça dépend pas de toi il y a le paramètre des autres qui fait que en fait tu ne contrôles rien tu peux pas contrôler ni les réactions des autres, ni comment ils vont te traiter ni ce que ça va donner rien à voir avec les projections que t'as pour toi c'est vraiment ça qui te ouais parce que tu peux pas contrôler du coup les émotions de tout le monde heureusement finalement ça serait impressionnant mais oui t'en es pas responsable ok et comment tu te sens ? sens dans ces moments-là ? J'ai l'impression que j'ai...
Comment je me ressens quand j'ai peur d'échouer dans une relation, par exemple, ça peut être amoureux ou quoi ? Mal. Hyper mal. Vous êtes toutes les brepées pour les ositaires. Alors, ça tourne en boucle, sans s'arrêter, sans jamais s'arrêter. Non, sérieusement, comment je me sens ? Je sens que j'ai pas le contrôle. Je sens que j'ai pas le contrôle, et je sens que c'est un peu du loto, cette histoire, et que je vais quand même essayer un minimum de mettre des choses en place pour mettre toutes les chances de mon côté de faire en sorte que globalement, je prenne les bonnes décisions par rapport à mon relation en question. C'est pas facile de se dire peut-être que de stopper avec cette personne, peut-être que finalement, je le regretterai un jour, ou peut-être de continuer avec cette personne, peut-être que tu le regretteras un jour, ou... Ouais, pas bien. Je le ressens pas bien.
Ouais, c'est plutôt... inconfortable, enfin oui de toute façon c'est normal mais effectivement le besoin de contrôle prend le pas sur le reste ouais,
d'ouf, moi c'est ma façon de me sécuriser je le sais, et toi ?
bah oui c'est un peu pareil alors niveau pro je dirais, bah déjà moi j'ai eu une peur de l'échec quand j'ai changé de voie parce qu'en fait je me suis quand même réorientée professionnellement, bon outre l'entrepreneuriat mais à côté j'ai un CDI et en fait j'ai changé de voie parce que donc initialement j'étais juriste, donc pour moi j'avais une voix toute tracée Je me suis dit, j'ai fait mon master 2 en droit, immobilier, etc. Je ne vais jamais changer, c'est comme ça. Je suis restée à peu près 10 ans dans le droit. Et en fait, un jour, j'ai complètement paniqué. Ça ne me convenait plus. Je n'étais plus à ma place. Vraiment, c'était une angoisse d'aller travailler. Je n'en pouvais plus. Et en fait, ça ne me plaisait pas. Donc, je me suis dit, mais en fait, tu n'as pas fait tout ça pour rien. En fait, tu vas rater ta vie. Devant la société, tout le monde se dit, oui, mais attends, tu as fait des superbes études. C'est trop bien.
Tu imagines la pression.
Oui. Parce que...
jusqu'à se dire on a raté notre vie juste parce qu'on avait envie de changer de voie, parce que je sais pas, à 25-30 piges, même avant, même bien avant finalement, t'es censée avoir la certitude de vouloir faire un seul métier toute ta vie.
Oui c'est ça, surtout que t'es un peu jetée dedans, comme si c'était normal à 18 ans de savoir pour le reste de ta vie ce que tu voulais faire. À la base oui, je voulais vraiment... rester dans le droit. J'y trouvais pas du tout l'épanouissement que je pensais trouver. Donc je me suis dit qu'il fallait se rendre à l'évidence. Pour moi, c'était pas ma mission de vie. C'était pas dans ça que j'allais vraiment m'épanouir. Et puis après, t'as le côté prise de risque. c'est quand même risqué de complètement changer de voie. Oui,
bien sûr.
Donc, ça a été déjà de me lancer dans l'entreprenariat. Bon, déjà, avec une onglerie, parce que j'ai toujours voulu ouvrir une onglerie. Bon, c'est toujours...
C'est toujours un projet, d'ailleurs.
C'est toujours ta passion aussi. Oui, j'aime bien. Et puis, bien sûr, l'UGC. Et puis aussi, avoir cette liberté que je n'avais pas dans ma carrière juridique. Je n'avais pas du tout cette liberté-là. Je me sentais vraiment oppressée. Il n'y a pas d'autre mot.
Oui, tout à fait.
C'est ça, répondre à des injonctions de « t'as fait des grandes études, donc reste dedans et voilà » .
C'est ouf.
Et puis de regarder les autres aussi, de se dire « en fait, ok, j'ai fait comme mes amis, ils ont des grandes carrières, etc. » Némoge...
je suis pas carriériste en fait breaking news t'es grave carrière qui oserait il y avait pas beaucoup de monde qui ose comme ça après avoir décroché certains diplômes après avoir commencé dans un milieu qui est considéré inutile élite tu vois il y a pas beaucoup de monde qui ose faire ce que t'as fait donc moi je trouve que t'es carriériste simplement t'as eu le courage de changer de carrière pour être sûre d'avoir quelque chose que t'aimes quoi tu vois ouais c'est vrai j'avais pas vu ça comme ça tu vois pour moi enfin moi je vois pas le truc carriériste Merci. pour moi c'est pas rester dans un seul domaine coûte que coûte, ça fait pas, tu restes carriériste mais du coup t'as juste switché je trouve, tu me dis si tu vois pas le truc de la même manière t'as juste switché de carrière mais du coup tout simplement tu veux te concentrer dans quelque chose qui te passionne vraiment, qui te plaît quoi c'est vrai,
bah en fait oui c'est ça, c'est une approche différente de la carrière après moi quand je dis carrière c'est vraiment que c'est d'abord ton travail qui est prime sur tout et donc avec l'argent que ça peut apporter ah oui coûte que coûte même si ça te plaît pas je reste dans un... truc, tout ça par sécurité financière. Moi, je n'ai pas pris le risque de m'insécuriser financièrement. Plutôt que continuer dans quelque chose que je détestais. Que j'en suis venue à détester.
Et puis,
pour le côté perso, oui, alors effectivement, le fait de ne pas contrôler vraiment les choses de la manière qu'on espère, effectivement, c'est pas... C'est quelque chose qui m'est confortable, ça c'est sûr. Après, Bon, j'essaie de laisser les choses se faire. Mais oui, bien sûr que tu as toujours cette peur de l'échec, de ne pas avoir la vie dont tu rêvais.
Et que les choses ne se déroulent pas comme tu les attends.
C'est ça. Et ça, c'est vrai que c'est... Oui, c'est toujours une angoisse que j'ai. De ne pas avoir la vie dont je rêvais à la base. De ne pas exactement avoir la vie que j'avais projetée à l'âge que j'ai. Oui, oui, non, c'est clair. Et oui, ça, je peux le vivre un peu comme un échec.
Même encore... aujourd'hui ?
Pas aujourd'hui parce que j'ai eu différentes déceptions dans ma vie que ce soit amoureux, que je me suis trompée sur des personnes où je pensais vraiment que potentiellement ça irait loin ça m'a permis de me retrouver moi et de savoir vraiment ce que j'attendais ou pas avec quelqu'un et ça c'est hyper puissant parce que je me suis retrouvée moi comme quoi l'échec il est nécessaire c'est ce que je dis dans mon chaos parce que je me revois dans des états pas possibles de ne pas dormir, avoir la boule au ventre en plus avant et... j'avais beaucoup de problèmes avec mes émotions, c'est-à-dire que je pleurais jamais. C'était vraiment... J'avais beaucoup de mal avec ça. Mon entourage peut confirmer. Mais maintenant, c'est vrai que j'accueille beaucoup plus mes émotions facilement.
Et ça, c'est une sacrée prise de conscience. Oui, bah oui. Mais c'est une force de pleurer.
Oui, c'est vrai.
C'est une force parce qu'en fait, je trouve qu'on a beaucoup cette idée, quand on est jeune, pleurer, c'est faible. Non, en fait, t'es forte quand tu pleures. Parce que t'acceptes d'avoir cette émotion qui te traverse, en fait. T'imagines ? Quand on est plus jeune, on a plus tendance, je trouve, à... Moi, je te parie que... Ah oui ! Tu gardes comme ça, tu fais semblant que tout va bien. Toi aussi,
tu n'avais pas la larmichette faite. Ah non,
Moi, j'aimais bien montrer qu'il y avait des choses à ne toucher pas. Alors qu'au fond, des fois, ça fait mal au cœur. C'est normal. C'est OK. Mais oui, c'est une carapace.
Totalement, c'est exactement ça. En fait, c'était ça, une carapace de protection. Déjà par rapport à l'échec. Et de dire non, mais ça va, tout va bien, etc. Alors qu'en fait, tu as le droit de ne pas être bien. Et tu as le droit de ne pas avoir toujours cette armure face au monde. une fois c'est une de mes amies qui m'a dit ça et effectivement elle m'a dit mais en fait t'as pas à toujours montrer que t'es forte t'as le droit de pas être forte en fait des fois t'es pas obligé de toujours montrer que tout ça va que tu gères t'as le droit de pas gérer en fait c'est ok de pas gérer c'est totalement ok à un moment de se sentir un peu moins bien et de laisser faire les
choses quoi que l'émotion passe, de l'accepter de la conscientiser et de faire que j'ai la sensation je sais pas toi, que quand on est essaye de rejeter quelque chose dans notre tête une idée, une émotion, un truc comme ça, elle revient encore plus fort.
Oui, elle revient encore plus fort et c'est incontrôlable. En tout cas, dites-nous vous, comment vous accueillez vos émotions ? Est-ce que vous êtes plutôt dans la team, voilà non mais je montre jamais aucune émotion, faut que personne ne voit mes faiblesses, ou alors est-ce que justement pour vous, c'est une force de montrer ses émotions d'accueillir, voilà le fait par exemple d'être hypersensible ce genre de choses, parce que moi c'est ça que que j'ai découvert aussi. Alors que pour moi, c'est bon. Moi, je ne suis pas une fille qui pleure tout le temps. C'est bon, là, toujours à pleurer et tout. Ça sert plein d'être ça. Mais en fait, l'hypersensibilité, c'est un vrai truc. Et maintenant que je sais que c'est ça, parce que parfois, je ne comprenais pas pourquoi j'avais justement même des symptômes physiques. J'ai mal au ventre. Je suis contrariée. Je n'arrive pas à manger. J'ai envie de pleurer. J'ai envie de m'énerver. Je m'énerve même des fois. Et je ne comprends pas pourquoi. c'est aussi fort et tout, bah c'est ça.
C'est l'hypersensibilité. Tu as fait comment pour capter que c'était ça ? C'est des tests que tu passes ou c'est juste petit à petit, tu te renseignes ?
Bah écoute, non, c'est petit à petit, c'est vraiment petit à petit parce que, bon déjà, même au niveau sensoriel, je suis hypersensible aux odeurs, enfin ça déjà, bon, ça c'est une caractéristique. Voilà, bah ça déjà, et puis même, les émotions me traversent, enfin c'est comme si c'était filtre. En fait j'arrive pas au début, même si je le montre pas, à prendre du recul sur les émotions. Et tout de suite ça va me toucher. Que ce soit quelque chose par exemple qui arrive à quelqu'un ou... bon bien sûr je prends du recul quand même, je ne me mets pas à pleurer pour tout et rien, mais effectivement, enfin j'essaye en tout cas, même si ça me touche, même si ça me touche profondément et que j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, il y a ça, il y a le Le fait de toujours penser à quelque chose.
Ok.
Le fait de toujours avoir... le cerveau, un truc dans la tête, oui tout le temps et aussi que la tristesse ça me rend très triste, enfin très mal j'arrive pas en fait à sortir de cette émotion négative que j'ai, et du coup je m'en veux de ressentir cette négativité ça engage un truc, un cercle vicieux en plus derrière et le fait de pas avoir ce recul tout de suite quand t'accueilles une émotion qu'elle soit positive ou négative, parce que dans le positif je suis quelqu'un d'assez joyeux je pense c'est le temps même et par contre quand ça va pas ça va vraiment pas en fait c'est vraiment il n'y a pas de juste milieu c'est vraiment tout rien oui c'est ça après les hypersensibles vous me direz vous comment ça se manifeste mais oui c'est comme ça que j'ai vu que oui j'étais hypersensible mais j'ai toujours gardé au début cette carapace parce que déjà dans tout ce qui est famille etc on est assez pudique donc on n'est pas du genre...
Bon, ma mère, elle était très... Elle était hypersensible, ma mère, c'est clair. Non, ouais, tu parles pas de tes émotions. Non. Ben ça, oui, ça, c'est... Il y avait les familles à l'ancienne, les grands-parents, tout ça, c'était ça. Il n'y avait pas de je montre mes émotions, je dis quand c'est pas facile pour moi. C'était... Ouais, c'est comme si on se suivait un chemin et puis c'est tout, quoi. Et puis si tu faisais pas comme ça, t'étais perçue comme le relou du truc. C'est que depuis récemment qu'en fait, on se dit, ben non, en fait, c'est grave OK. Ouais,
c'est ça.
C'est grave
c'est trop bien justement on culpabilise plus de pleurer t'as un fou rire,
c'est l'émotion la plus extrême de la joie pour moi et du coup pourquoi on pleure pas on peut que rire, pas pleurer tout le reste tu dors, tu fais chier,
t'arrêtes vous ne pleurez pas et toi du coup qu'est-ce que tu penses de ça toi tu penses que t'es plutôt hypersensible ou tu sais que je me pose la question de plus en plus je sais pas si c'est de l'hypersensibilité
mais en tout cas il y a certaines émotions qui pour moi sont très difficiles aussi genre par exemple la tristesse ça peut paraître très débit ce que je vais dire mais je supporte pas la tristesse enfin personne supporte la tristesse c'est pas mais c'est à dire que je vais l'esquiver mais de toutes les manières possibles c'est une bêtise tu regardes un film il peut y avoir des scènes tristes t'as des gens ils aiment bien les films tristes de temps en temps Moi, je ne me parle pas de films. Non, non, non. Il n'y a personne qui meurt dans mes films. Voilà, que les choses soient claires.
J'habite à Disney.
Voilà, voilà. Il n'y a pas... Regarder un film pour être triste. En fait, ça va plus être cette émotion-là. Peut-être que c'est dû à quelque chose, je ne sais pas. Et hypersensible, est-ce que je pourrais considérer... Je ne sais pas, moi, je suis assez dure. Je peux ressentir les émotions fortement. Mais est-ce que... De là à dire l'hypersensibilité, je ne pense pas. Je ne sais pas. Mais je me suis déjà posé la question.
Parce qu'après, c'est vrai que tu es une personne très sensible quand même.
au revoir
Mais dans le bon sens du terme. T'es toujours en train de faire attention à tout le monde. C'est un trait de caractère que tu as.
Ça oui. J'aime bien faire un max de positifs autour de moi.
c'est juste que peut-être tu essaies de te compartimenter pour te protéger, justement de rejeter toute cette forme de tristesse pour pas la vivre.
Ouais, ouais, peut-être. J'esquive un maximum ce dégoût de la tristesse, je sais pas comment on peut appeler ça. Oui, c'est ça,
je rejette la tristesse.
Mais c'est vrai, oui, si, peut-être. Il y a ce truc d'hyper-réflexion aussi chez les hypersensibles, je crois. Hyper-réflexion, ça oui, je l'ai de plus en plus. Ça, concrètement, oui. C'est rare que mon cerveau ne se mette pas à tourner tout seul. Quand je regarde un mur blanc, je pense à des trucs. Qui fait ça ?
Qui fait ça ?
C'est vrai. Des fois, je suis dans le métro. Là, tout à l'heure, j'étais en train de monter un réel. J'étais comme ça sur mon téléphone. alors attends je vais comment les joueurs ils te sont gagnants bizarre elle est bizarre sort sort voilà c'est bien allez mais en tout cas c'est hyper intéressant toi pour toi est-ce que t'arrives à mettre des petits trucs en place qui qui font que tu t'esquives cette peur de l'échec
Ben oui en fait j'essaie de vraiment me concentrer sur les choses positives que je fais et j'essaie d'être fière de moi autant que possible même quand certains jours j'ai pas envie ou que je me dis non mais t'es nulle c'est nul ce que t'as fait parce que des fois parfois je suis pas fière de moi. Parfois, je suis assez dure avec moi-même quand même. Mais je dépasse ça en me disant, mais en fait, tu n'as pas le choix. En fait, tu t'es engagée, comme on disait au début, envers toi-même à le faire. Donc, tu vas le faire, même si ça doit prendre... hyper longtemps. En fait, justement, c'est comme ça que je sais de me sortir de ça et de me dire t'as pas fait tout ça pour rien. Voilà, t'en es capable. Donc juste, mieux au fait que parfait.
Et qui fait quelque chose de parfaitement bonne ? Personne. C'est vraiment complètement utopique de se dire je vais me lancer dans quelque chose. Si on se lance, a priori qu'on n'a jamais fait de notre vie. Et ça va être parfait dès la première seconde. C'est impossible. C'est souvent ce que je dis aussi avec les filles avec qui je discute sur les réseaux, notamment pour le côté un peu formation UGC et tout ça. il n'y a qu'en faisant en fait que tu t'améliores un peu, bon ben voilà, tu vas refaire ton rush, ça te plaît pas, c'est pas grave, allez, on supprime, on refait. De toute façon, qui va nous juger ? On est seul face à notre téléphone, bon ben, et puis même à partir du moment qu'on commence potentiellement à poster, je sais qu'il y en a qui se disent, ça, ça m'est déjà arrivé souvent d'entendre des filles dire, ouais, mais je sais pas, j'ose pas, j'ai tous mes proches et tout, ben ils vont être contents pour toi tes proches. Au contraire, tu te lances dans un truc qui va potentiellement te faire kiffer, donc saucissons toxiques.
Ah oui, alors du coup,
tu les tèches. Voilà, ça dégage. Allez, merci. mais je veux dire un proche globalement sain et qui veut de ton bien il n'y a personne qui va dire elle est gênante en fait elle commence à faire un truc elle s'entraîne,
elle fait ses petits trucs après c'est dur parce que parfois t'as vraiment pas de soutien de tes proches même la plupart des gens qui lancent un business c'est souvent ce qui revient ou qu'on témoigne que les gens ne les soutiennent pas même les amis les proches et même la famille ils comprennent pas, qu'est-ce que tu fais, tu te ridiculises. Sauf que quand l'argent va commencer à tomber, ils vont dire, mais comment elle a fait ? Juste, elle fait des vidéos. Non, c'est pas juste des vidéos, en fait. Parce qu'il y a tellement de choses en dessous qu'effectivement... ça dépend aussi comment tu t'es construit est-ce que t'as confiance en toi à la base est-ce que t'as pas confiance est-ce que tu te dis de toute façon c'est pour les autres c'est pas pour moi en fait il y a plein de choses qui rentrent en compte parce qu'il faut que tu sortes de toi-même il faut sortir de comment tu es à la base pour te donner à fond sinon tu le feras jamais tu resteras dans des croyances comme on disait au début moi c'est bon je suis pas faite pour ça c'est clair que si ta seule pensée quand tu te lances dans...
n'importe quelle chose, que ce soit un business ou autre chose. D'ailleurs, je ne sais pas, moi, la construction d'une maison, tout ce qui est nouveau. Si la seule pensée qu'on a à ce moment-là, c'est mais qu'est-ce que les gens vont penser de moi ? Au pire, ne le fais pas. Juste de voir le truc différemment, je vais faire ça, point. Et comme tu dis, ça prendra le temps que ça prendra. Je le referai s'il y a besoin de le refaire. Il n'y a personne qui va me foutre la pression de toute façon. La seule chose, c'est que l'idée, c'est d'atteindre cet objectif-là. et petit à petit et de le refaire autant de fois que possible,
c'est pas grave en soi le sens découragé surtout c'est surtout ça qui peut aussi être on va dire oui un espèce de trigger de l'échec en fait parce qu'en disant de toute façon j'y arrive pas la comparaison aussi c'est ça aussi, ça alimente la peur de l'échec, quand tu te compares à des filles qui font ça, par exemple qui font du GC typiquement depuis des années par exemple exemple comme toi, toi qui as plusieurs années d'expérience, c'est comme si moi je disais oui mais moi c'est pas comme Kat, j'arrive pas à faire telle et telle chose et que en fait je le vive mal et que je le vive comme un échec, tu vois ce que je veux dire ? Et au lieu de me dire mais en fait tu viens de commencer, donc forcément tu n'as pas l'expérience de quelqu'un d'expert dans ton domaine, mais sauf que moi j'ai pas ce truc là, et t'en as ça peut leur créer des complexes ou qu'elles se disent j'y arriverai pas. Donc, en fait... vraiment une technique qui a pas mal marché si je devais en citer une en fait c'est vraiment de poser par écrit les projections que j'ai à plus ou moins long terme pas dans des 5 ans, dans des trucs comme ça mais au moins déjà dans 2 mois après j'avais fait ça, une fois que je m'étais dit bon c'est à peu près ce que je m'étais projeté après je fais à 4 mois après je fais à 6 mois, après je fais 1 an parce que quand même entre 0 et 6 mois, il y a déjà quand même une grosse évolution mais pas tout de suite de vouloir
courir avant de marcher ouais ouais c'est ça ah non mais mais 100% et du coup ça diminue cette peur de l'échec que je peux avoir je voulais juste il y a un truc je voulais absolument m'en parler de mon Bob parce que Bob c'est une sacrée référence quand même faut savoir que il a continué pendant il faudrait juste revérifier il me semble que c'est au minimum 20 ans avant de percer dans la musique 20 ans mais t'imagines pendant 20 ans il y a des producteurs qui sont venus vers lui il a essayé plein de fois il a changé il a même changé Euh... le type de musique qu'il proposait. Ah ouais ? Et c'est qu'au bout de 20 ans que le mec, il a essayé, il a fait des albums, ça a échoué, ça a truc, ça a machin. Il y a même des sons qui sont sortis aujourd'hui que tout le monde connaît sur cette terre, qu'il avait sortis les premières années. et qui n'avait pas fonctionné. Et en fait, la vie a fait qu'au bout de 20 ans, je crois que le documentaire est sur Netflix, si je ne dis pas de bêtises, et au bout de 20 ans, la vie a fait que l'univers s'est assemblé pour que... ça devienne une référence mondiale de la musique et mondiale enfin mondiale quoi et qui traversera les générations et en fait le mec n'a jamais abandonné juste il reprenait son petit truc tranquille, il se mettait pas la pression de non non mais c'est parce que je suis nul, non il savait qu'il était bon mais que factuellement c'est comme ça, ça marche pas à ce moment là, c'est pas grave, hop il continue il faisait sa petite vie à côté il a repris à bosser et un jour le mec c'est normal, un jour le mec c'est devenu une référence mondiale donc il a échoué quand même pendant ouais je crois que c'est ça, à revérifier mais je dirais une vingtaine d'années entre 20 et 25 ans avant de vraiment devenir ce qu'il Bob Marley ça c'est vraiment un bon exemple de résilience alors ce mec il est magnifique le documentaire il m'a tellement touchée il m'a tellement touchée je connaissais pas malheureusement la cause de son décès et en fait si tu vois quand je te dis je supporte pas la tristesse voilà et bah j'ai pleuré devant le documentaire. des Bob Marley voilà parce que ça avait tellement l'air d'être une âme merveilleuse que du coup d'avoir la fin comme ça forcément c'est hyper triste mais c'est une référence incroyable cet homme et je pense que pour les gens qui ont peur de l'échec allez regarder le documentaire de Bob Marley s'il vous plaît pour une bonne leçon de résilience ouais je pense que pour
aujourd'hui on a fait le tour qu'est-ce que t'en penses 4 ?
ouais bah ouais je pense qu'on est pas trop mal bah dites-nous s'il y a des choses qui vous ont je sais pas interpellé que d'autres, si vous vous êtes reconnus peut-être, pourquoi pas, dans certaines choses, vous comment vous vous situez par rapport à tout ça, est-ce que vous êtes plutôt de la team je fonce et on verra bien et je me pose pas la question de si ça va marcher ou pas ou si vous êtes de la team oulala, tant que c'est pas parfait je peux pas me lancer parce que ça c'est pas vrai oui c'est ça,
exactement, mettez 5 étoiles au podcast ça nous aide beaucoup pour remonter dans l'algorithme et dans les suggestions et puis dites-nous en commentaire ce que vous avez pensé de l'épisode on a nos réseaux dans la description Donc faites-nous un petit coucou, ça nous fera super plaisir. Bisous. Bisous.
Description
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Transcription
Hello, nous c'est Boubou et Kat,
et ici on va vous parler d'indépendance dans le digital dans votre vie quotidienne.
Aujourd'hui on va parler de la peur de l'échec et de ce que ça évoque chez nous.
Ouais, ça va être un sacré sujet aujourd'hui.
Toi ça t'évoque quoi, la peur de l'échec ?
La peur de l'échec, c'est comme si je tombais dans un gouffre sans filet. Aucune sécurité, rien du tout. C'est vraiment ça que ça m'évoque. Et de me dire de repartir à zéro. Pour moi, c'est ça la peur de l'échec.
Ok. De... si tu faisais des actions et qui finalement ne mènent à rien et de ne pas savoir comment te sortir du truc. Ouais,
c'est ça. Vraiment, le côté, en fait, j'ai essayé, j'ai pas réussi. Ouais,
ouais.
C'est vraiment, et puis, je me dis, je vois ça un peu comme une honte. personnelle, même si j'ai essayé.
Ok.
Et juste que j'ai pas réussi, en fait.
Ok.
Et toi, comment tu vois la chose,
toi ? J'ai remarqué un truc. Alors, comment je le vois ? Si, c'est ça, je pense. En fait, moi, les fois où je pourrais avoir tendance à tomber dans des pensées qui me font peur justement d'échouer, etc., je sais que si j'avais pas la partie de moi dont je te parlais tout à l'heure qui structure le truc, qui me donne les étapes à suivre, etc., je pense que ça me fige. La peur de l'échec. L'échec, c'est quelque chose qui me fige totalement. Et en fait, si je n'avais pas cette petite partie-là qui m'aide, on va dire, à franchir les étapes tranquillement, à tester les trucs, etc. Ah bah je pense que je ferais rien. Si tu pars du principe que c'est un truc qui va pas aboutir, ou tu vas, je sais pas, t'as envie d'atteindre un objectif, mais tu sais pas vraiment comment faire. Ouais, c'est ça, je pense que t'as grave raison. En fait, si j'enlève cette partie-là et que je laisse l'émotion répondre à ça, j'aurais peur de m'auto-décevoir, genre. Oui. Tu vois ce que je veux dire ?
En fait, toi, tu vois vraiment ça comme une promesse envers toi-même que t'aurais pas respectée.
Ouais, je pense que ça m'angoisse. Ouais,
comme un contrat où tu dis, en fait, j'ai pas été réglo avec toi-même. Ah ouais,
ouais, de ouf.
Ouais, c'est ça.
Ouais,
c'est vrai que t'es...
moi même et je trouve qu'il n'y a rien de pire que de s'auto-décevoir il peut y avoir des trucs dans la vie où des fois t'es pas forcément d'accord avec les gens il y a des contextes des relations qui font que il y a des gens qui te déçoivent mais c'est extérieur,
quand tu te déçois toi-même t'es tout le temps dans ton corps c'est le côté de se dire ok je me regarde c'est comme un abandon finalement c'est comme si tu t'étais abandonné à quelque chose que tu t'étais promis et que t'as pas fait c'est vraiment un contrat avec soi-même qu'on respecte pas
et c'est pour ça qu'on le vit comme un échec alors qu'en plus qui dit que c'est un échec c'est nous au final parce qu'au final je trouve qu'après si on prend un petit peu de recul on se rend compte que parfois il y a des échecs qui nous permettent, enfin des échecs momentanés en tout cas à l'instant T on a l'impression que c'est un échec et au final ça te permet de faire des trucs de ouf mais ça tu le sais que je sais pas moi 6 mois, 1 mois, 3 semaines 1 an après mais à l'instant T t'as l'impression que ça s'est pas passé exactement comme tu le voulais Et tu sais tu peux avoir avoir des putains de semblables, non mais non je suis pas à la hauteur, c'est pas pour moi je sais pas faire ça va pas, c'est pas bien ouais,
moi c'est ça parce qu'en fait dans ces moments là c'est vraiment tes croyances limitantes qui prennent le dessus parce que tu, en fait c'est bon je vais pas faire ma psychologue de comptoir c'est pas mon métier mais en fait c'est des biais cognitifs qui te rassurent dans le fait que t'as échoué dans la mesure où en fait tu te dis bah de toute façon je suis pas capable j'ai pas confiance en moi, pourquoi moi on me choisirait, pourquoi moi je réussirais à faire tel ou tel projet même si je travaille ça donnera rien et en fait tu vas chercher des excuses pour te dire en fait oui c'est vrai c'est vrai que bah en fait oui t'es bonne à rien et ça ça contribue à ta peur de l'échec moi je le vois vraiment comme ça
et ça crée un espèce de cercle vicieux potentiellement si tu t'en rends pas compte et si tu mets pas des trucs en place pour essayer de contourner ça quoi non mais totalement,
pourquoi est-ce qu'on s'est dit qu'on en parlerait aujourd'hui tiens C'est ça.
parce que je trouve que dans un parcours entrepreneurial qu'il soit là en l'occurrence c'est dans le milieu du digital etc mais c'est ultra important d'avoir conscience de ça et de pas se dire je vais réussir à chaque épreuve à chaque fois que je vais essayer quelque chose ça va être une réussite parce qu'en vrai ça marche pas comme ça je sais pas toi mais personne pour qui ça s'est passé comme ça ou jamais tu t'es remis en question il y a un truc qui s'est pas passé comme tu l'attendais et c'est bien d'en avoir d'avoir conscience je trouve et de le dédramatiser parce que finalement ça arrive à n'importe quelle personne qui ose passer le pas et la ref dont on a parlé tout à l'heure je sais pas de Bob Marley, il y a plein de refs comme ça de personnes qui ont fait des choses merveilleuses et qui ont subi échec sur échec et finalement qui ont eu une victoire magnifique donc je trouve ça important.
Ben ouais je suis tout à fait d'accord et il y a une phrase que je me répète parfois c'est que je me dis en fait que c'est vraiment dans le chaos qu'on fait les plus belles qu'on fait les plus belles étincelles et parce qu'on se dit mais attends je suis au fond du trou ça va pas bon j'ai tel ou tel problème etc et en fait c'est dans ces moments là que tu trouves justement la force de te dire en fait j'ai pas le choix il peut pas y avoir une autre issue et en fait c'est vraiment ça qui était pour moi oui c'était un sujet intéressant à s'y aborder parce que en fait déjà pour moi la facilité n'existe pas c'est quelque chose tout le monde croit parce que c'est vrai que oui sur les réseaux on voit des réussites comme quoi Mais en fait... on voit pas tout ce qu'il y a eu avant le point Z on voit pas le A, B, C, les nuits où tu pleures parce que tu te dis mais comment je vais faire là je dois payer ça, je sais pas comment je vais faire mais je prends mon projet c'est dur quand même de se dire bah en fait j'ai pas le choix, je dois y arriver il faut trouver quand même la force mentale de dire j'ai pas envie d'échapper et des trucs qui nous rassurent aussi c'est ça des trucs qui nous rassurent et je trouve ça hyper important de dédramatiser ça de ne pas... se complaire dans des choses qui n'existent pas parce qu'encore une fois je connais personne aucun entrepreneur, alors dites moi si vous en connaissez des entrepreneurs pour qui ça a été facile qui ont eu qui ont été millionnaires en deux jours qui n'ont pas eu d'échec et justement moi je préfère m'inspirer des gens qui en ont eu parce que c'est des personnes qui ont vécu ce que nous on peut vivre que ce soit toi ou moi ou n'importe quelle personne qui se lance parce qu'en fait on se lance comme je disais au début sans fil
tu sais pas tu testes tu peux te casser la gueule de temps en temps et en fait comme tu t'es cassé la gueule tu sais ce qu'il faut ajuster tu réajustes,
tu retestes c'est un peu mieux et petit à petit et puis surtout de se laisser tranquille de laisser le projet mûrir de pas se dire de toute façon ça fait 2 mois que je me suis lancée j'ai pas fait 5000k ou 5k ou j'ai pas... pas combien par mois, ça y est je suis nulle, j'ai échoué etc. C'est pour ça que généralement c'est bien de se mettre des objectifs petit à petit. Enfin je sais pas ce que toi comment tu vois les choses mais...
Bah c'est... Oui tout à fait.
Parce que pour moi c'est comme ça que c'est vraiment déceptif par rapport à toi même si tu dis c'est bon ça fait un mois que je me suis lancée, je veux 10 000 euros le mois prochain, bah c'est la meilleure façon d'échouer. Oui. Oui mais parce que c'est pas promouvant tu vois, on nous dit toujours oui non mais c'est bon il faut poster, poster, poster, poster et vous verrez, vous verrez. Mais non en fait ça... ça tombe pas comme ça.
Ouais, non, non, de ouf. Non, c'est ça, mais je pense que c'est exactement ça. C'est comme s'il fallait se mettre des petits objectifs mais raisonnables, enfin réalistes par rapport au niveau concret auquel on est aujourd'hui et petit à petit, c'est un peu comme ça, perso, que je m'auto-organise pour continuer mes petites tâches. En fait, je fais petit bout par petit bout et en faisant petit bout par petit bout, si jamais tu réussis pas, c'est pas grave. On fait un petit bout mais en prenant un autre virage, tu vois, enfin, ok. Tu rebondis toujours. Ouais, j'ai toujours la ressource en moi pour rebondir ouais ouais complet et je pense que ça c'est important et j'en parlais tout à l'heure avec une amie qu'on a en commun et du coup voilà c'est ce qu'on disait c'est vraiment cette idée de faire ok premier step par exemple je sais pas je dis une bêtise on a un UGC en tête on sait pas trop pour le moment comment ça fonctionne comment on fait pour créer un UGC bon bah déjà on va aller se renseigner sur comment on crée un script par exemple comment on fait on fait un script qui permet de faire performer un UGC. Et après, petit à petit, on va pouvoir s'entraîner, réfléchir à la première partie, le hook. On va essayer de trouver 2-3 idées. On va pouvoir faire pareil pour le body, après le CTA. Et une fois qu'on a le script, là, on va commencer à réfléchir à comment on organise le tournage. Mais si on commence déjà à se dire comment je vais faire pour avoir mon UGC final et qu'on va avoir le résultat immédiatement, ça ne marche pas. C'est ça,
encore aller à Z avant de commencer par A, B, C, D. Et toi, du coup, Kat, quand est-ce que tu as déjà ressenti un échec ?
est-ce que tu t'es déjà dit non mais là c'est sûr j'ai échoué moi c'est plus dans tout ce qui est émotionnel sentimental de toute façon on en a déjà parlé mais sans aller ultra précisément je pense que l'amour c'est quelque chose qui fait peur à tout le monde moi ma plus grande peur d'échouer elle est plus dans mes relations humaines d'une manière générale que le côté taf parce que le côté taf tu peux avoir une partie qui te protège qui en fait c'est après il y a une partie contrôle peut-être je sais pas Bah oui, bien sûr.
là c'est vrai que ce qui est ton travail ça dépend de toi alors que les relations humaines non ça dépend pas de toi il y a le paramètre des autres qui fait que en fait tu ne contrôles rien tu peux pas contrôler ni les réactions des autres, ni comment ils vont te traiter ni ce que ça va donner rien à voir avec les projections que t'as pour toi c'est vraiment ça qui te ouais parce que tu peux pas contrôler du coup les émotions de tout le monde heureusement finalement ça serait impressionnant mais oui t'en es pas responsable ok et comment tu te sens ? sens dans ces moments-là ? J'ai l'impression que j'ai...
Comment je me ressens quand j'ai peur d'échouer dans une relation, par exemple, ça peut être amoureux ou quoi ? Mal. Hyper mal. Vous êtes toutes les brepées pour les ositaires. Alors, ça tourne en boucle, sans s'arrêter, sans jamais s'arrêter. Non, sérieusement, comment je me sens ? Je sens que j'ai pas le contrôle. Je sens que j'ai pas le contrôle, et je sens que c'est un peu du loto, cette histoire, et que je vais quand même essayer un minimum de mettre des choses en place pour mettre toutes les chances de mon côté de faire en sorte que globalement, je prenne les bonnes décisions par rapport à mon relation en question. C'est pas facile de se dire peut-être que de stopper avec cette personne, peut-être que finalement, je le regretterai un jour, ou peut-être de continuer avec cette personne, peut-être que tu le regretteras un jour, ou... Ouais, pas bien. Je le ressens pas bien.
Ouais, c'est plutôt... inconfortable, enfin oui de toute façon c'est normal mais effectivement le besoin de contrôle prend le pas sur le reste ouais,
d'ouf, moi c'est ma façon de me sécuriser je le sais, et toi ?
bah oui c'est un peu pareil alors niveau pro je dirais, bah déjà moi j'ai eu une peur de l'échec quand j'ai changé de voie parce qu'en fait je me suis quand même réorientée professionnellement, bon outre l'entrepreneuriat mais à côté j'ai un CDI et en fait j'ai changé de voie parce que donc initialement j'étais juriste, donc pour moi j'avais une voix toute tracée Je me suis dit, j'ai fait mon master 2 en droit, immobilier, etc. Je ne vais jamais changer, c'est comme ça. Je suis restée à peu près 10 ans dans le droit. Et en fait, un jour, j'ai complètement paniqué. Ça ne me convenait plus. Je n'étais plus à ma place. Vraiment, c'était une angoisse d'aller travailler. Je n'en pouvais plus. Et en fait, ça ne me plaisait pas. Donc, je me suis dit, mais en fait, tu n'as pas fait tout ça pour rien. En fait, tu vas rater ta vie. Devant la société, tout le monde se dit, oui, mais attends, tu as fait des superbes études. C'est trop bien.
Tu imagines la pression.
Oui. Parce que...
jusqu'à se dire on a raté notre vie juste parce qu'on avait envie de changer de voie, parce que je sais pas, à 25-30 piges, même avant, même bien avant finalement, t'es censée avoir la certitude de vouloir faire un seul métier toute ta vie.
Oui c'est ça, surtout que t'es un peu jetée dedans, comme si c'était normal à 18 ans de savoir pour le reste de ta vie ce que tu voulais faire. À la base oui, je voulais vraiment... rester dans le droit. J'y trouvais pas du tout l'épanouissement que je pensais trouver. Donc je me suis dit qu'il fallait se rendre à l'évidence. Pour moi, c'était pas ma mission de vie. C'était pas dans ça que j'allais vraiment m'épanouir. Et puis après, t'as le côté prise de risque. c'est quand même risqué de complètement changer de voie. Oui,
bien sûr.
Donc, ça a été déjà de me lancer dans l'entreprenariat. Bon, déjà, avec une onglerie, parce que j'ai toujours voulu ouvrir une onglerie. Bon, c'est toujours...
C'est toujours un projet, d'ailleurs.
C'est toujours ta passion aussi. Oui, j'aime bien. Et puis, bien sûr, l'UGC. Et puis aussi, avoir cette liberté que je n'avais pas dans ma carrière juridique. Je n'avais pas du tout cette liberté-là. Je me sentais vraiment oppressée. Il n'y a pas d'autre mot.
Oui, tout à fait.
C'est ça, répondre à des injonctions de « t'as fait des grandes études, donc reste dedans et voilà » .
C'est ouf.
Et puis de regarder les autres aussi, de se dire « en fait, ok, j'ai fait comme mes amis, ils ont des grandes carrières, etc. » Némoge...
je suis pas carriériste en fait breaking news t'es grave carrière qui oserait il y avait pas beaucoup de monde qui ose comme ça après avoir décroché certains diplômes après avoir commencé dans un milieu qui est considéré inutile élite tu vois il y a pas beaucoup de monde qui ose faire ce que t'as fait donc moi je trouve que t'es carriériste simplement t'as eu le courage de changer de carrière pour être sûre d'avoir quelque chose que t'aimes quoi tu vois ouais c'est vrai j'avais pas vu ça comme ça tu vois pour moi enfin moi je vois pas le truc carriériste Merci. pour moi c'est pas rester dans un seul domaine coûte que coûte, ça fait pas, tu restes carriériste mais du coup t'as juste switché je trouve, tu me dis si tu vois pas le truc de la même manière t'as juste switché de carrière mais du coup tout simplement tu veux te concentrer dans quelque chose qui te passionne vraiment, qui te plaît quoi c'est vrai,
bah en fait oui c'est ça, c'est une approche différente de la carrière après moi quand je dis carrière c'est vraiment que c'est d'abord ton travail qui est prime sur tout et donc avec l'argent que ça peut apporter ah oui coûte que coûte même si ça te plaît pas je reste dans un... truc, tout ça par sécurité financière. Moi, je n'ai pas pris le risque de m'insécuriser financièrement. Plutôt que continuer dans quelque chose que je détestais. Que j'en suis venue à détester.
Et puis,
pour le côté perso, oui, alors effectivement, le fait de ne pas contrôler vraiment les choses de la manière qu'on espère, effectivement, c'est pas... C'est quelque chose qui m'est confortable, ça c'est sûr. Après, Bon, j'essaie de laisser les choses se faire. Mais oui, bien sûr que tu as toujours cette peur de l'échec, de ne pas avoir la vie dont tu rêvais.
Et que les choses ne se déroulent pas comme tu les attends.
C'est ça. Et ça, c'est vrai que c'est... Oui, c'est toujours une angoisse que j'ai. De ne pas avoir la vie dont je rêvais à la base. De ne pas exactement avoir la vie que j'avais projetée à l'âge que j'ai. Oui, oui, non, c'est clair. Et oui, ça, je peux le vivre un peu comme un échec.
Même encore... aujourd'hui ?
Pas aujourd'hui parce que j'ai eu différentes déceptions dans ma vie que ce soit amoureux, que je me suis trompée sur des personnes où je pensais vraiment que potentiellement ça irait loin ça m'a permis de me retrouver moi et de savoir vraiment ce que j'attendais ou pas avec quelqu'un et ça c'est hyper puissant parce que je me suis retrouvée moi comme quoi l'échec il est nécessaire c'est ce que je dis dans mon chaos parce que je me revois dans des états pas possibles de ne pas dormir, avoir la boule au ventre en plus avant et... j'avais beaucoup de problèmes avec mes émotions, c'est-à-dire que je pleurais jamais. C'était vraiment... J'avais beaucoup de mal avec ça. Mon entourage peut confirmer. Mais maintenant, c'est vrai que j'accueille beaucoup plus mes émotions facilement.
Et ça, c'est une sacrée prise de conscience. Oui, bah oui. Mais c'est une force de pleurer.
Oui, c'est vrai.
C'est une force parce qu'en fait, je trouve qu'on a beaucoup cette idée, quand on est jeune, pleurer, c'est faible. Non, en fait, t'es forte quand tu pleures. Parce que t'acceptes d'avoir cette émotion qui te traverse, en fait. T'imagines ? Quand on est plus jeune, on a plus tendance, je trouve, à... Moi, je te parie que... Ah oui ! Tu gardes comme ça, tu fais semblant que tout va bien. Toi aussi,
tu n'avais pas la larmichette faite. Ah non,
Moi, j'aimais bien montrer qu'il y avait des choses à ne toucher pas. Alors qu'au fond, des fois, ça fait mal au cœur. C'est normal. C'est OK. Mais oui, c'est une carapace.
Totalement, c'est exactement ça. En fait, c'était ça, une carapace de protection. Déjà par rapport à l'échec. Et de dire non, mais ça va, tout va bien, etc. Alors qu'en fait, tu as le droit de ne pas être bien. Et tu as le droit de ne pas avoir toujours cette armure face au monde. une fois c'est une de mes amies qui m'a dit ça et effectivement elle m'a dit mais en fait t'as pas à toujours montrer que t'es forte t'as le droit de pas être forte en fait des fois t'es pas obligé de toujours montrer que tout ça va que tu gères t'as le droit de pas gérer en fait c'est ok de pas gérer c'est totalement ok à un moment de se sentir un peu moins bien et de laisser faire les
choses quoi que l'émotion passe, de l'accepter de la conscientiser et de faire que j'ai la sensation je sais pas toi, que quand on est essaye de rejeter quelque chose dans notre tête une idée, une émotion, un truc comme ça, elle revient encore plus fort.
Oui, elle revient encore plus fort et c'est incontrôlable. En tout cas, dites-nous vous, comment vous accueillez vos émotions ? Est-ce que vous êtes plutôt dans la team, voilà non mais je montre jamais aucune émotion, faut que personne ne voit mes faiblesses, ou alors est-ce que justement pour vous, c'est une force de montrer ses émotions d'accueillir, voilà le fait par exemple d'être hypersensible ce genre de choses, parce que moi c'est ça que que j'ai découvert aussi. Alors que pour moi, c'est bon. Moi, je ne suis pas une fille qui pleure tout le temps. C'est bon, là, toujours à pleurer et tout. Ça sert plein d'être ça. Mais en fait, l'hypersensibilité, c'est un vrai truc. Et maintenant que je sais que c'est ça, parce que parfois, je ne comprenais pas pourquoi j'avais justement même des symptômes physiques. J'ai mal au ventre. Je suis contrariée. Je n'arrive pas à manger. J'ai envie de pleurer. J'ai envie de m'énerver. Je m'énerve même des fois. Et je ne comprends pas pourquoi. c'est aussi fort et tout, bah c'est ça.
C'est l'hypersensibilité. Tu as fait comment pour capter que c'était ça ? C'est des tests que tu passes ou c'est juste petit à petit, tu te renseignes ?
Bah écoute, non, c'est petit à petit, c'est vraiment petit à petit parce que, bon déjà, même au niveau sensoriel, je suis hypersensible aux odeurs, enfin ça déjà, bon, ça c'est une caractéristique. Voilà, bah ça déjà, et puis même, les émotions me traversent, enfin c'est comme si c'était filtre. En fait j'arrive pas au début, même si je le montre pas, à prendre du recul sur les émotions. Et tout de suite ça va me toucher. Que ce soit quelque chose par exemple qui arrive à quelqu'un ou... bon bien sûr je prends du recul quand même, je ne me mets pas à pleurer pour tout et rien, mais effectivement, enfin j'essaye en tout cas, même si ça me touche, même si ça me touche profondément et que j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, il y a ça, il y a le Le fait de toujours penser à quelque chose.
Ok.
Le fait de toujours avoir... le cerveau, un truc dans la tête, oui tout le temps et aussi que la tristesse ça me rend très triste, enfin très mal j'arrive pas en fait à sortir de cette émotion négative que j'ai, et du coup je m'en veux de ressentir cette négativité ça engage un truc, un cercle vicieux en plus derrière et le fait de pas avoir ce recul tout de suite quand t'accueilles une émotion qu'elle soit positive ou négative, parce que dans le positif je suis quelqu'un d'assez joyeux je pense c'est le temps même et par contre quand ça va pas ça va vraiment pas en fait c'est vraiment il n'y a pas de juste milieu c'est vraiment tout rien oui c'est ça après les hypersensibles vous me direz vous comment ça se manifeste mais oui c'est comme ça que j'ai vu que oui j'étais hypersensible mais j'ai toujours gardé au début cette carapace parce que déjà dans tout ce qui est famille etc on est assez pudique donc on n'est pas du genre...
Bon, ma mère, elle était très... Elle était hypersensible, ma mère, c'est clair. Non, ouais, tu parles pas de tes émotions. Non. Ben ça, oui, ça, c'est... Il y avait les familles à l'ancienne, les grands-parents, tout ça, c'était ça. Il n'y avait pas de je montre mes émotions, je dis quand c'est pas facile pour moi. C'était... Ouais, c'est comme si on se suivait un chemin et puis c'est tout, quoi. Et puis si tu faisais pas comme ça, t'étais perçue comme le relou du truc. C'est que depuis récemment qu'en fait, on se dit, ben non, en fait, c'est grave OK. Ouais,
c'est ça.
C'est grave
c'est trop bien justement on culpabilise plus de pleurer t'as un fou rire,
c'est l'émotion la plus extrême de la joie pour moi et du coup pourquoi on pleure pas on peut que rire, pas pleurer tout le reste tu dors, tu fais chier,
t'arrêtes vous ne pleurez pas et toi du coup qu'est-ce que tu penses de ça toi tu penses que t'es plutôt hypersensible ou tu sais que je me pose la question de plus en plus je sais pas si c'est de l'hypersensibilité
mais en tout cas il y a certaines émotions qui pour moi sont très difficiles aussi genre par exemple la tristesse ça peut paraître très débit ce que je vais dire mais je supporte pas la tristesse enfin personne supporte la tristesse c'est pas mais c'est à dire que je vais l'esquiver mais de toutes les manières possibles c'est une bêtise tu regardes un film il peut y avoir des scènes tristes t'as des gens ils aiment bien les films tristes de temps en temps Moi, je ne me parle pas de films. Non, non, non. Il n'y a personne qui meurt dans mes films. Voilà, que les choses soient claires.
J'habite à Disney.
Voilà, voilà. Il n'y a pas... Regarder un film pour être triste. En fait, ça va plus être cette émotion-là. Peut-être que c'est dû à quelque chose, je ne sais pas. Et hypersensible, est-ce que je pourrais considérer... Je ne sais pas, moi, je suis assez dure. Je peux ressentir les émotions fortement. Mais est-ce que... De là à dire l'hypersensibilité, je ne pense pas. Je ne sais pas. Mais je me suis déjà posé la question.
Parce qu'après, c'est vrai que tu es une personne très sensible quand même.
au revoir
Mais dans le bon sens du terme. T'es toujours en train de faire attention à tout le monde. C'est un trait de caractère que tu as.
Ça oui. J'aime bien faire un max de positifs autour de moi.
c'est juste que peut-être tu essaies de te compartimenter pour te protéger, justement de rejeter toute cette forme de tristesse pour pas la vivre.
Ouais, ouais, peut-être. J'esquive un maximum ce dégoût de la tristesse, je sais pas comment on peut appeler ça. Oui, c'est ça,
je rejette la tristesse.
Mais c'est vrai, oui, si, peut-être. Il y a ce truc d'hyper-réflexion aussi chez les hypersensibles, je crois. Hyper-réflexion, ça oui, je l'ai de plus en plus. Ça, concrètement, oui. C'est rare que mon cerveau ne se mette pas à tourner tout seul. Quand je regarde un mur blanc, je pense à des trucs. Qui fait ça ?
Qui fait ça ?
C'est vrai. Des fois, je suis dans le métro. Là, tout à l'heure, j'étais en train de monter un réel. J'étais comme ça sur mon téléphone. alors attends je vais comment les joueurs ils te sont gagnants bizarre elle est bizarre sort sort voilà c'est bien allez mais en tout cas c'est hyper intéressant toi pour toi est-ce que t'arrives à mettre des petits trucs en place qui qui font que tu t'esquives cette peur de l'échec
Ben oui en fait j'essaie de vraiment me concentrer sur les choses positives que je fais et j'essaie d'être fière de moi autant que possible même quand certains jours j'ai pas envie ou que je me dis non mais t'es nulle c'est nul ce que t'as fait parce que des fois parfois je suis pas fière de moi. Parfois, je suis assez dure avec moi-même quand même. Mais je dépasse ça en me disant, mais en fait, tu n'as pas le choix. En fait, tu t'es engagée, comme on disait au début, envers toi-même à le faire. Donc, tu vas le faire, même si ça doit prendre... hyper longtemps. En fait, justement, c'est comme ça que je sais de me sortir de ça et de me dire t'as pas fait tout ça pour rien. Voilà, t'en es capable. Donc juste, mieux au fait que parfait.
Et qui fait quelque chose de parfaitement bonne ? Personne. C'est vraiment complètement utopique de se dire je vais me lancer dans quelque chose. Si on se lance, a priori qu'on n'a jamais fait de notre vie. Et ça va être parfait dès la première seconde. C'est impossible. C'est souvent ce que je dis aussi avec les filles avec qui je discute sur les réseaux, notamment pour le côté un peu formation UGC et tout ça. il n'y a qu'en faisant en fait que tu t'améliores un peu, bon ben voilà, tu vas refaire ton rush, ça te plaît pas, c'est pas grave, allez, on supprime, on refait. De toute façon, qui va nous juger ? On est seul face à notre téléphone, bon ben, et puis même à partir du moment qu'on commence potentiellement à poster, je sais qu'il y en a qui se disent, ça, ça m'est déjà arrivé souvent d'entendre des filles dire, ouais, mais je sais pas, j'ose pas, j'ai tous mes proches et tout, ben ils vont être contents pour toi tes proches. Au contraire, tu te lances dans un truc qui va potentiellement te faire kiffer, donc saucissons toxiques.
Ah oui, alors du coup,
tu les tèches. Voilà, ça dégage. Allez, merci. mais je veux dire un proche globalement sain et qui veut de ton bien il n'y a personne qui va dire elle est gênante en fait elle commence à faire un truc elle s'entraîne,
elle fait ses petits trucs après c'est dur parce que parfois t'as vraiment pas de soutien de tes proches même la plupart des gens qui lancent un business c'est souvent ce qui revient ou qu'on témoigne que les gens ne les soutiennent pas même les amis les proches et même la famille ils comprennent pas, qu'est-ce que tu fais, tu te ridiculises. Sauf que quand l'argent va commencer à tomber, ils vont dire, mais comment elle a fait ? Juste, elle fait des vidéos. Non, c'est pas juste des vidéos, en fait. Parce qu'il y a tellement de choses en dessous qu'effectivement... ça dépend aussi comment tu t'es construit est-ce que t'as confiance en toi à la base est-ce que t'as pas confiance est-ce que tu te dis de toute façon c'est pour les autres c'est pas pour moi en fait il y a plein de choses qui rentrent en compte parce qu'il faut que tu sortes de toi-même il faut sortir de comment tu es à la base pour te donner à fond sinon tu le feras jamais tu resteras dans des croyances comme on disait au début moi c'est bon je suis pas faite pour ça c'est clair que si ta seule pensée quand tu te lances dans...
n'importe quelle chose, que ce soit un business ou autre chose. D'ailleurs, je ne sais pas, moi, la construction d'une maison, tout ce qui est nouveau. Si la seule pensée qu'on a à ce moment-là, c'est mais qu'est-ce que les gens vont penser de moi ? Au pire, ne le fais pas. Juste de voir le truc différemment, je vais faire ça, point. Et comme tu dis, ça prendra le temps que ça prendra. Je le referai s'il y a besoin de le refaire. Il n'y a personne qui va me foutre la pression de toute façon. La seule chose, c'est que l'idée, c'est d'atteindre cet objectif-là. et petit à petit et de le refaire autant de fois que possible,
c'est pas grave en soi le sens découragé surtout c'est surtout ça qui peut aussi être on va dire oui un espèce de trigger de l'échec en fait parce qu'en disant de toute façon j'y arrive pas la comparaison aussi c'est ça aussi, ça alimente la peur de l'échec, quand tu te compares à des filles qui font ça, par exemple qui font du GC typiquement depuis des années par exemple exemple comme toi, toi qui as plusieurs années d'expérience, c'est comme si moi je disais oui mais moi c'est pas comme Kat, j'arrive pas à faire telle et telle chose et que en fait je le vive mal et que je le vive comme un échec, tu vois ce que je veux dire ? Et au lieu de me dire mais en fait tu viens de commencer, donc forcément tu n'as pas l'expérience de quelqu'un d'expert dans ton domaine, mais sauf que moi j'ai pas ce truc là, et t'en as ça peut leur créer des complexes ou qu'elles se disent j'y arriverai pas. Donc, en fait... vraiment une technique qui a pas mal marché si je devais en citer une en fait c'est vraiment de poser par écrit les projections que j'ai à plus ou moins long terme pas dans des 5 ans, dans des trucs comme ça mais au moins déjà dans 2 mois après j'avais fait ça, une fois que je m'étais dit bon c'est à peu près ce que je m'étais projeté après je fais à 4 mois après je fais à 6 mois, après je fais 1 an parce que quand même entre 0 et 6 mois, il y a déjà quand même une grosse évolution mais pas tout de suite de vouloir
courir avant de marcher ouais ouais c'est ça ah non mais mais 100% et du coup ça diminue cette peur de l'échec que je peux avoir je voulais juste il y a un truc je voulais absolument m'en parler de mon Bob parce que Bob c'est une sacrée référence quand même faut savoir que il a continué pendant il faudrait juste revérifier il me semble que c'est au minimum 20 ans avant de percer dans la musique 20 ans mais t'imagines pendant 20 ans il y a des producteurs qui sont venus vers lui il a essayé plein de fois il a changé il a même changé Euh... le type de musique qu'il proposait. Ah ouais ? Et c'est qu'au bout de 20 ans que le mec, il a essayé, il a fait des albums, ça a échoué, ça a truc, ça a machin. Il y a même des sons qui sont sortis aujourd'hui que tout le monde connaît sur cette terre, qu'il avait sortis les premières années. et qui n'avait pas fonctionné. Et en fait, la vie a fait qu'au bout de 20 ans, je crois que le documentaire est sur Netflix, si je ne dis pas de bêtises, et au bout de 20 ans, la vie a fait que l'univers s'est assemblé pour que... ça devienne une référence mondiale de la musique et mondiale enfin mondiale quoi et qui traversera les générations et en fait le mec n'a jamais abandonné juste il reprenait son petit truc tranquille, il se mettait pas la pression de non non mais c'est parce que je suis nul, non il savait qu'il était bon mais que factuellement c'est comme ça, ça marche pas à ce moment là, c'est pas grave, hop il continue il faisait sa petite vie à côté il a repris à bosser et un jour le mec c'est normal, un jour le mec c'est devenu une référence mondiale donc il a échoué quand même pendant ouais je crois que c'est ça, à revérifier mais je dirais une vingtaine d'années entre 20 et 25 ans avant de vraiment devenir ce qu'il Bob Marley ça c'est vraiment un bon exemple de résilience alors ce mec il est magnifique le documentaire il m'a tellement touchée il m'a tellement touchée je connaissais pas malheureusement la cause de son décès et en fait si tu vois quand je te dis je supporte pas la tristesse voilà et bah j'ai pleuré devant le documentaire. des Bob Marley voilà parce que ça avait tellement l'air d'être une âme merveilleuse que du coup d'avoir la fin comme ça forcément c'est hyper triste mais c'est une référence incroyable cet homme et je pense que pour les gens qui ont peur de l'échec allez regarder le documentaire de Bob Marley s'il vous plaît pour une bonne leçon de résilience ouais je pense que pour
aujourd'hui on a fait le tour qu'est-ce que t'en penses 4 ?
ouais bah ouais je pense qu'on est pas trop mal bah dites-nous s'il y a des choses qui vous ont je sais pas interpellé que d'autres, si vous vous êtes reconnus peut-être, pourquoi pas, dans certaines choses, vous comment vous vous situez par rapport à tout ça, est-ce que vous êtes plutôt de la team je fonce et on verra bien et je me pose pas la question de si ça va marcher ou pas ou si vous êtes de la team oulala, tant que c'est pas parfait je peux pas me lancer parce que ça c'est pas vrai oui c'est ça,
exactement, mettez 5 étoiles au podcast ça nous aide beaucoup pour remonter dans l'algorithme et dans les suggestions et puis dites-nous en commentaire ce que vous avez pensé de l'épisode on a nos réseaux dans la description Donc faites-nous un petit coucou, ça nous fera super plaisir. Bisous. Bisous.
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Transcription
Hello, nous c'est Boubou et Kat,
et ici on va vous parler d'indépendance dans le digital dans votre vie quotidienne.
Aujourd'hui on va parler de la peur de l'échec et de ce que ça évoque chez nous.
Ouais, ça va être un sacré sujet aujourd'hui.
Toi ça t'évoque quoi, la peur de l'échec ?
La peur de l'échec, c'est comme si je tombais dans un gouffre sans filet. Aucune sécurité, rien du tout. C'est vraiment ça que ça m'évoque. Et de me dire de repartir à zéro. Pour moi, c'est ça la peur de l'échec.
Ok. De... si tu faisais des actions et qui finalement ne mènent à rien et de ne pas savoir comment te sortir du truc. Ouais,
c'est ça. Vraiment, le côté, en fait, j'ai essayé, j'ai pas réussi. Ouais,
ouais.
C'est vraiment, et puis, je me dis, je vois ça un peu comme une honte. personnelle, même si j'ai essayé.
Ok.
Et juste que j'ai pas réussi, en fait.
Ok.
Et toi, comment tu vois la chose,
toi ? J'ai remarqué un truc. Alors, comment je le vois ? Si, c'est ça, je pense. En fait, moi, les fois où je pourrais avoir tendance à tomber dans des pensées qui me font peur justement d'échouer, etc., je sais que si j'avais pas la partie de moi dont je te parlais tout à l'heure qui structure le truc, qui me donne les étapes à suivre, etc., je pense que ça me fige. La peur de l'échec. L'échec, c'est quelque chose qui me fige totalement. Et en fait, si je n'avais pas cette petite partie-là qui m'aide, on va dire, à franchir les étapes tranquillement, à tester les trucs, etc. Ah bah je pense que je ferais rien. Si tu pars du principe que c'est un truc qui va pas aboutir, ou tu vas, je sais pas, t'as envie d'atteindre un objectif, mais tu sais pas vraiment comment faire. Ouais, c'est ça, je pense que t'as grave raison. En fait, si j'enlève cette partie-là et que je laisse l'émotion répondre à ça, j'aurais peur de m'auto-décevoir, genre. Oui. Tu vois ce que je veux dire ?
En fait, toi, tu vois vraiment ça comme une promesse envers toi-même que t'aurais pas respectée.
Ouais, je pense que ça m'angoisse. Ouais,
comme un contrat où tu dis, en fait, j'ai pas été réglo avec toi-même. Ah ouais,
ouais, de ouf.
Ouais, c'est ça.
Ouais,
c'est vrai que t'es...
moi même et je trouve qu'il n'y a rien de pire que de s'auto-décevoir il peut y avoir des trucs dans la vie où des fois t'es pas forcément d'accord avec les gens il y a des contextes des relations qui font que il y a des gens qui te déçoivent mais c'est extérieur,
quand tu te déçois toi-même t'es tout le temps dans ton corps c'est le côté de se dire ok je me regarde c'est comme un abandon finalement c'est comme si tu t'étais abandonné à quelque chose que tu t'étais promis et que t'as pas fait c'est vraiment un contrat avec soi-même qu'on respecte pas
et c'est pour ça qu'on le vit comme un échec alors qu'en plus qui dit que c'est un échec c'est nous au final parce qu'au final je trouve qu'après si on prend un petit peu de recul on se rend compte que parfois il y a des échecs qui nous permettent, enfin des échecs momentanés en tout cas à l'instant T on a l'impression que c'est un échec et au final ça te permet de faire des trucs de ouf mais ça tu le sais que je sais pas moi 6 mois, 1 mois, 3 semaines 1 an après mais à l'instant T t'as l'impression que ça s'est pas passé exactement comme tu le voulais Et tu sais tu peux avoir avoir des putains de semblables, non mais non je suis pas à la hauteur, c'est pas pour moi je sais pas faire ça va pas, c'est pas bien ouais,
moi c'est ça parce qu'en fait dans ces moments là c'est vraiment tes croyances limitantes qui prennent le dessus parce que tu, en fait c'est bon je vais pas faire ma psychologue de comptoir c'est pas mon métier mais en fait c'est des biais cognitifs qui te rassurent dans le fait que t'as échoué dans la mesure où en fait tu te dis bah de toute façon je suis pas capable j'ai pas confiance en moi, pourquoi moi on me choisirait, pourquoi moi je réussirais à faire tel ou tel projet même si je travaille ça donnera rien et en fait tu vas chercher des excuses pour te dire en fait oui c'est vrai c'est vrai que bah en fait oui t'es bonne à rien et ça ça contribue à ta peur de l'échec moi je le vois vraiment comme ça
et ça crée un espèce de cercle vicieux potentiellement si tu t'en rends pas compte et si tu mets pas des trucs en place pour essayer de contourner ça quoi non mais totalement,
pourquoi est-ce qu'on s'est dit qu'on en parlerait aujourd'hui tiens C'est ça.
parce que je trouve que dans un parcours entrepreneurial qu'il soit là en l'occurrence c'est dans le milieu du digital etc mais c'est ultra important d'avoir conscience de ça et de pas se dire je vais réussir à chaque épreuve à chaque fois que je vais essayer quelque chose ça va être une réussite parce qu'en vrai ça marche pas comme ça je sais pas toi mais personne pour qui ça s'est passé comme ça ou jamais tu t'es remis en question il y a un truc qui s'est pas passé comme tu l'attendais et c'est bien d'en avoir d'avoir conscience je trouve et de le dédramatiser parce que finalement ça arrive à n'importe quelle personne qui ose passer le pas et la ref dont on a parlé tout à l'heure je sais pas de Bob Marley, il y a plein de refs comme ça de personnes qui ont fait des choses merveilleuses et qui ont subi échec sur échec et finalement qui ont eu une victoire magnifique donc je trouve ça important.
Ben ouais je suis tout à fait d'accord et il y a une phrase que je me répète parfois c'est que je me dis en fait que c'est vraiment dans le chaos qu'on fait les plus belles qu'on fait les plus belles étincelles et parce qu'on se dit mais attends je suis au fond du trou ça va pas bon j'ai tel ou tel problème etc et en fait c'est dans ces moments là que tu trouves justement la force de te dire en fait j'ai pas le choix il peut pas y avoir une autre issue et en fait c'est vraiment ça qui était pour moi oui c'était un sujet intéressant à s'y aborder parce que en fait déjà pour moi la facilité n'existe pas c'est quelque chose tout le monde croit parce que c'est vrai que oui sur les réseaux on voit des réussites comme quoi Mais en fait... on voit pas tout ce qu'il y a eu avant le point Z on voit pas le A, B, C, les nuits où tu pleures parce que tu te dis mais comment je vais faire là je dois payer ça, je sais pas comment je vais faire mais je prends mon projet c'est dur quand même de se dire bah en fait j'ai pas le choix, je dois y arriver il faut trouver quand même la force mentale de dire j'ai pas envie d'échapper et des trucs qui nous rassurent aussi c'est ça des trucs qui nous rassurent et je trouve ça hyper important de dédramatiser ça de ne pas... se complaire dans des choses qui n'existent pas parce qu'encore une fois je connais personne aucun entrepreneur, alors dites moi si vous en connaissez des entrepreneurs pour qui ça a été facile qui ont eu qui ont été millionnaires en deux jours qui n'ont pas eu d'échec et justement moi je préfère m'inspirer des gens qui en ont eu parce que c'est des personnes qui ont vécu ce que nous on peut vivre que ce soit toi ou moi ou n'importe quelle personne qui se lance parce qu'en fait on se lance comme je disais au début sans fil
tu sais pas tu testes tu peux te casser la gueule de temps en temps et en fait comme tu t'es cassé la gueule tu sais ce qu'il faut ajuster tu réajustes,
tu retestes c'est un peu mieux et petit à petit et puis surtout de se laisser tranquille de laisser le projet mûrir de pas se dire de toute façon ça fait 2 mois que je me suis lancée j'ai pas fait 5000k ou 5k ou j'ai pas... pas combien par mois, ça y est je suis nulle, j'ai échoué etc. C'est pour ça que généralement c'est bien de se mettre des objectifs petit à petit. Enfin je sais pas ce que toi comment tu vois les choses mais...
Bah c'est... Oui tout à fait.
Parce que pour moi c'est comme ça que c'est vraiment déceptif par rapport à toi même si tu dis c'est bon ça fait un mois que je me suis lancée, je veux 10 000 euros le mois prochain, bah c'est la meilleure façon d'échouer. Oui. Oui mais parce que c'est pas promouvant tu vois, on nous dit toujours oui non mais c'est bon il faut poster, poster, poster, poster et vous verrez, vous verrez. Mais non en fait ça... ça tombe pas comme ça.
Ouais, non, non, de ouf. Non, c'est ça, mais je pense que c'est exactement ça. C'est comme s'il fallait se mettre des petits objectifs mais raisonnables, enfin réalistes par rapport au niveau concret auquel on est aujourd'hui et petit à petit, c'est un peu comme ça, perso, que je m'auto-organise pour continuer mes petites tâches. En fait, je fais petit bout par petit bout et en faisant petit bout par petit bout, si jamais tu réussis pas, c'est pas grave. On fait un petit bout mais en prenant un autre virage, tu vois, enfin, ok. Tu rebondis toujours. Ouais, j'ai toujours la ressource en moi pour rebondir ouais ouais complet et je pense que ça c'est important et j'en parlais tout à l'heure avec une amie qu'on a en commun et du coup voilà c'est ce qu'on disait c'est vraiment cette idée de faire ok premier step par exemple je sais pas je dis une bêtise on a un UGC en tête on sait pas trop pour le moment comment ça fonctionne comment on fait pour créer un UGC bon bah déjà on va aller se renseigner sur comment on crée un script par exemple comment on fait on fait un script qui permet de faire performer un UGC. Et après, petit à petit, on va pouvoir s'entraîner, réfléchir à la première partie, le hook. On va essayer de trouver 2-3 idées. On va pouvoir faire pareil pour le body, après le CTA. Et une fois qu'on a le script, là, on va commencer à réfléchir à comment on organise le tournage. Mais si on commence déjà à se dire comment je vais faire pour avoir mon UGC final et qu'on va avoir le résultat immédiatement, ça ne marche pas. C'est ça,
encore aller à Z avant de commencer par A, B, C, D. Et toi, du coup, Kat, quand est-ce que tu as déjà ressenti un échec ?
est-ce que tu t'es déjà dit non mais là c'est sûr j'ai échoué moi c'est plus dans tout ce qui est émotionnel sentimental de toute façon on en a déjà parlé mais sans aller ultra précisément je pense que l'amour c'est quelque chose qui fait peur à tout le monde moi ma plus grande peur d'échouer elle est plus dans mes relations humaines d'une manière générale que le côté taf parce que le côté taf tu peux avoir une partie qui te protège qui en fait c'est après il y a une partie contrôle peut-être je sais pas Bah oui, bien sûr.
là c'est vrai que ce qui est ton travail ça dépend de toi alors que les relations humaines non ça dépend pas de toi il y a le paramètre des autres qui fait que en fait tu ne contrôles rien tu peux pas contrôler ni les réactions des autres, ni comment ils vont te traiter ni ce que ça va donner rien à voir avec les projections que t'as pour toi c'est vraiment ça qui te ouais parce que tu peux pas contrôler du coup les émotions de tout le monde heureusement finalement ça serait impressionnant mais oui t'en es pas responsable ok et comment tu te sens ? sens dans ces moments-là ? J'ai l'impression que j'ai...
Comment je me ressens quand j'ai peur d'échouer dans une relation, par exemple, ça peut être amoureux ou quoi ? Mal. Hyper mal. Vous êtes toutes les brepées pour les ositaires. Alors, ça tourne en boucle, sans s'arrêter, sans jamais s'arrêter. Non, sérieusement, comment je me sens ? Je sens que j'ai pas le contrôle. Je sens que j'ai pas le contrôle, et je sens que c'est un peu du loto, cette histoire, et que je vais quand même essayer un minimum de mettre des choses en place pour mettre toutes les chances de mon côté de faire en sorte que globalement, je prenne les bonnes décisions par rapport à mon relation en question. C'est pas facile de se dire peut-être que de stopper avec cette personne, peut-être que finalement, je le regretterai un jour, ou peut-être de continuer avec cette personne, peut-être que tu le regretteras un jour, ou... Ouais, pas bien. Je le ressens pas bien.
Ouais, c'est plutôt... inconfortable, enfin oui de toute façon c'est normal mais effectivement le besoin de contrôle prend le pas sur le reste ouais,
d'ouf, moi c'est ma façon de me sécuriser je le sais, et toi ?
bah oui c'est un peu pareil alors niveau pro je dirais, bah déjà moi j'ai eu une peur de l'échec quand j'ai changé de voie parce qu'en fait je me suis quand même réorientée professionnellement, bon outre l'entrepreneuriat mais à côté j'ai un CDI et en fait j'ai changé de voie parce que donc initialement j'étais juriste, donc pour moi j'avais une voix toute tracée Je me suis dit, j'ai fait mon master 2 en droit, immobilier, etc. Je ne vais jamais changer, c'est comme ça. Je suis restée à peu près 10 ans dans le droit. Et en fait, un jour, j'ai complètement paniqué. Ça ne me convenait plus. Je n'étais plus à ma place. Vraiment, c'était une angoisse d'aller travailler. Je n'en pouvais plus. Et en fait, ça ne me plaisait pas. Donc, je me suis dit, mais en fait, tu n'as pas fait tout ça pour rien. En fait, tu vas rater ta vie. Devant la société, tout le monde se dit, oui, mais attends, tu as fait des superbes études. C'est trop bien.
Tu imagines la pression.
Oui. Parce que...
jusqu'à se dire on a raté notre vie juste parce qu'on avait envie de changer de voie, parce que je sais pas, à 25-30 piges, même avant, même bien avant finalement, t'es censée avoir la certitude de vouloir faire un seul métier toute ta vie.
Oui c'est ça, surtout que t'es un peu jetée dedans, comme si c'était normal à 18 ans de savoir pour le reste de ta vie ce que tu voulais faire. À la base oui, je voulais vraiment... rester dans le droit. J'y trouvais pas du tout l'épanouissement que je pensais trouver. Donc je me suis dit qu'il fallait se rendre à l'évidence. Pour moi, c'était pas ma mission de vie. C'était pas dans ça que j'allais vraiment m'épanouir. Et puis après, t'as le côté prise de risque. c'est quand même risqué de complètement changer de voie. Oui,
bien sûr.
Donc, ça a été déjà de me lancer dans l'entreprenariat. Bon, déjà, avec une onglerie, parce que j'ai toujours voulu ouvrir une onglerie. Bon, c'est toujours...
C'est toujours un projet, d'ailleurs.
C'est toujours ta passion aussi. Oui, j'aime bien. Et puis, bien sûr, l'UGC. Et puis aussi, avoir cette liberté que je n'avais pas dans ma carrière juridique. Je n'avais pas du tout cette liberté-là. Je me sentais vraiment oppressée. Il n'y a pas d'autre mot.
Oui, tout à fait.
C'est ça, répondre à des injonctions de « t'as fait des grandes études, donc reste dedans et voilà » .
C'est ouf.
Et puis de regarder les autres aussi, de se dire « en fait, ok, j'ai fait comme mes amis, ils ont des grandes carrières, etc. » Némoge...
je suis pas carriériste en fait breaking news t'es grave carrière qui oserait il y avait pas beaucoup de monde qui ose comme ça après avoir décroché certains diplômes après avoir commencé dans un milieu qui est considéré inutile élite tu vois il y a pas beaucoup de monde qui ose faire ce que t'as fait donc moi je trouve que t'es carriériste simplement t'as eu le courage de changer de carrière pour être sûre d'avoir quelque chose que t'aimes quoi tu vois ouais c'est vrai j'avais pas vu ça comme ça tu vois pour moi enfin moi je vois pas le truc carriériste Merci. pour moi c'est pas rester dans un seul domaine coûte que coûte, ça fait pas, tu restes carriériste mais du coup t'as juste switché je trouve, tu me dis si tu vois pas le truc de la même manière t'as juste switché de carrière mais du coup tout simplement tu veux te concentrer dans quelque chose qui te passionne vraiment, qui te plaît quoi c'est vrai,
bah en fait oui c'est ça, c'est une approche différente de la carrière après moi quand je dis carrière c'est vraiment que c'est d'abord ton travail qui est prime sur tout et donc avec l'argent que ça peut apporter ah oui coûte que coûte même si ça te plaît pas je reste dans un... truc, tout ça par sécurité financière. Moi, je n'ai pas pris le risque de m'insécuriser financièrement. Plutôt que continuer dans quelque chose que je détestais. Que j'en suis venue à détester.
Et puis,
pour le côté perso, oui, alors effectivement, le fait de ne pas contrôler vraiment les choses de la manière qu'on espère, effectivement, c'est pas... C'est quelque chose qui m'est confortable, ça c'est sûr. Après, Bon, j'essaie de laisser les choses se faire. Mais oui, bien sûr que tu as toujours cette peur de l'échec, de ne pas avoir la vie dont tu rêvais.
Et que les choses ne se déroulent pas comme tu les attends.
C'est ça. Et ça, c'est vrai que c'est... Oui, c'est toujours une angoisse que j'ai. De ne pas avoir la vie dont je rêvais à la base. De ne pas exactement avoir la vie que j'avais projetée à l'âge que j'ai. Oui, oui, non, c'est clair. Et oui, ça, je peux le vivre un peu comme un échec.
Même encore... aujourd'hui ?
Pas aujourd'hui parce que j'ai eu différentes déceptions dans ma vie que ce soit amoureux, que je me suis trompée sur des personnes où je pensais vraiment que potentiellement ça irait loin ça m'a permis de me retrouver moi et de savoir vraiment ce que j'attendais ou pas avec quelqu'un et ça c'est hyper puissant parce que je me suis retrouvée moi comme quoi l'échec il est nécessaire c'est ce que je dis dans mon chaos parce que je me revois dans des états pas possibles de ne pas dormir, avoir la boule au ventre en plus avant et... j'avais beaucoup de problèmes avec mes émotions, c'est-à-dire que je pleurais jamais. C'était vraiment... J'avais beaucoup de mal avec ça. Mon entourage peut confirmer. Mais maintenant, c'est vrai que j'accueille beaucoup plus mes émotions facilement.
Et ça, c'est une sacrée prise de conscience. Oui, bah oui. Mais c'est une force de pleurer.
Oui, c'est vrai.
C'est une force parce qu'en fait, je trouve qu'on a beaucoup cette idée, quand on est jeune, pleurer, c'est faible. Non, en fait, t'es forte quand tu pleures. Parce que t'acceptes d'avoir cette émotion qui te traverse, en fait. T'imagines ? Quand on est plus jeune, on a plus tendance, je trouve, à... Moi, je te parie que... Ah oui ! Tu gardes comme ça, tu fais semblant que tout va bien. Toi aussi,
tu n'avais pas la larmichette faite. Ah non,
Moi, j'aimais bien montrer qu'il y avait des choses à ne toucher pas. Alors qu'au fond, des fois, ça fait mal au cœur. C'est normal. C'est OK. Mais oui, c'est une carapace.
Totalement, c'est exactement ça. En fait, c'était ça, une carapace de protection. Déjà par rapport à l'échec. Et de dire non, mais ça va, tout va bien, etc. Alors qu'en fait, tu as le droit de ne pas être bien. Et tu as le droit de ne pas avoir toujours cette armure face au monde. une fois c'est une de mes amies qui m'a dit ça et effectivement elle m'a dit mais en fait t'as pas à toujours montrer que t'es forte t'as le droit de pas être forte en fait des fois t'es pas obligé de toujours montrer que tout ça va que tu gères t'as le droit de pas gérer en fait c'est ok de pas gérer c'est totalement ok à un moment de se sentir un peu moins bien et de laisser faire les
choses quoi que l'émotion passe, de l'accepter de la conscientiser et de faire que j'ai la sensation je sais pas toi, que quand on est essaye de rejeter quelque chose dans notre tête une idée, une émotion, un truc comme ça, elle revient encore plus fort.
Oui, elle revient encore plus fort et c'est incontrôlable. En tout cas, dites-nous vous, comment vous accueillez vos émotions ? Est-ce que vous êtes plutôt dans la team, voilà non mais je montre jamais aucune émotion, faut que personne ne voit mes faiblesses, ou alors est-ce que justement pour vous, c'est une force de montrer ses émotions d'accueillir, voilà le fait par exemple d'être hypersensible ce genre de choses, parce que moi c'est ça que que j'ai découvert aussi. Alors que pour moi, c'est bon. Moi, je ne suis pas une fille qui pleure tout le temps. C'est bon, là, toujours à pleurer et tout. Ça sert plein d'être ça. Mais en fait, l'hypersensibilité, c'est un vrai truc. Et maintenant que je sais que c'est ça, parce que parfois, je ne comprenais pas pourquoi j'avais justement même des symptômes physiques. J'ai mal au ventre. Je suis contrariée. Je n'arrive pas à manger. J'ai envie de pleurer. J'ai envie de m'énerver. Je m'énerve même des fois. Et je ne comprends pas pourquoi. c'est aussi fort et tout, bah c'est ça.
C'est l'hypersensibilité. Tu as fait comment pour capter que c'était ça ? C'est des tests que tu passes ou c'est juste petit à petit, tu te renseignes ?
Bah écoute, non, c'est petit à petit, c'est vraiment petit à petit parce que, bon déjà, même au niveau sensoriel, je suis hypersensible aux odeurs, enfin ça déjà, bon, ça c'est une caractéristique. Voilà, bah ça déjà, et puis même, les émotions me traversent, enfin c'est comme si c'était filtre. En fait j'arrive pas au début, même si je le montre pas, à prendre du recul sur les émotions. Et tout de suite ça va me toucher. Que ce soit quelque chose par exemple qui arrive à quelqu'un ou... bon bien sûr je prends du recul quand même, je ne me mets pas à pleurer pour tout et rien, mais effectivement, enfin j'essaye en tout cas, même si ça me touche, même si ça me touche profondément et que j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, il y a ça, il y a le Le fait de toujours penser à quelque chose.
Ok.
Le fait de toujours avoir... le cerveau, un truc dans la tête, oui tout le temps et aussi que la tristesse ça me rend très triste, enfin très mal j'arrive pas en fait à sortir de cette émotion négative que j'ai, et du coup je m'en veux de ressentir cette négativité ça engage un truc, un cercle vicieux en plus derrière et le fait de pas avoir ce recul tout de suite quand t'accueilles une émotion qu'elle soit positive ou négative, parce que dans le positif je suis quelqu'un d'assez joyeux je pense c'est le temps même et par contre quand ça va pas ça va vraiment pas en fait c'est vraiment il n'y a pas de juste milieu c'est vraiment tout rien oui c'est ça après les hypersensibles vous me direz vous comment ça se manifeste mais oui c'est comme ça que j'ai vu que oui j'étais hypersensible mais j'ai toujours gardé au début cette carapace parce que déjà dans tout ce qui est famille etc on est assez pudique donc on n'est pas du genre...
Bon, ma mère, elle était très... Elle était hypersensible, ma mère, c'est clair. Non, ouais, tu parles pas de tes émotions. Non. Ben ça, oui, ça, c'est... Il y avait les familles à l'ancienne, les grands-parents, tout ça, c'était ça. Il n'y avait pas de je montre mes émotions, je dis quand c'est pas facile pour moi. C'était... Ouais, c'est comme si on se suivait un chemin et puis c'est tout, quoi. Et puis si tu faisais pas comme ça, t'étais perçue comme le relou du truc. C'est que depuis récemment qu'en fait, on se dit, ben non, en fait, c'est grave OK. Ouais,
c'est ça.
C'est grave
c'est trop bien justement on culpabilise plus de pleurer t'as un fou rire,
c'est l'émotion la plus extrême de la joie pour moi et du coup pourquoi on pleure pas on peut que rire, pas pleurer tout le reste tu dors, tu fais chier,
t'arrêtes vous ne pleurez pas et toi du coup qu'est-ce que tu penses de ça toi tu penses que t'es plutôt hypersensible ou tu sais que je me pose la question de plus en plus je sais pas si c'est de l'hypersensibilité
mais en tout cas il y a certaines émotions qui pour moi sont très difficiles aussi genre par exemple la tristesse ça peut paraître très débit ce que je vais dire mais je supporte pas la tristesse enfin personne supporte la tristesse c'est pas mais c'est à dire que je vais l'esquiver mais de toutes les manières possibles c'est une bêtise tu regardes un film il peut y avoir des scènes tristes t'as des gens ils aiment bien les films tristes de temps en temps Moi, je ne me parle pas de films. Non, non, non. Il n'y a personne qui meurt dans mes films. Voilà, que les choses soient claires.
J'habite à Disney.
Voilà, voilà. Il n'y a pas... Regarder un film pour être triste. En fait, ça va plus être cette émotion-là. Peut-être que c'est dû à quelque chose, je ne sais pas. Et hypersensible, est-ce que je pourrais considérer... Je ne sais pas, moi, je suis assez dure. Je peux ressentir les émotions fortement. Mais est-ce que... De là à dire l'hypersensibilité, je ne pense pas. Je ne sais pas. Mais je me suis déjà posé la question.
Parce qu'après, c'est vrai que tu es une personne très sensible quand même.
au revoir
Mais dans le bon sens du terme. T'es toujours en train de faire attention à tout le monde. C'est un trait de caractère que tu as.
Ça oui. J'aime bien faire un max de positifs autour de moi.
c'est juste que peut-être tu essaies de te compartimenter pour te protéger, justement de rejeter toute cette forme de tristesse pour pas la vivre.
Ouais, ouais, peut-être. J'esquive un maximum ce dégoût de la tristesse, je sais pas comment on peut appeler ça. Oui, c'est ça,
je rejette la tristesse.
Mais c'est vrai, oui, si, peut-être. Il y a ce truc d'hyper-réflexion aussi chez les hypersensibles, je crois. Hyper-réflexion, ça oui, je l'ai de plus en plus. Ça, concrètement, oui. C'est rare que mon cerveau ne se mette pas à tourner tout seul. Quand je regarde un mur blanc, je pense à des trucs. Qui fait ça ?
Qui fait ça ?
C'est vrai. Des fois, je suis dans le métro. Là, tout à l'heure, j'étais en train de monter un réel. J'étais comme ça sur mon téléphone. alors attends je vais comment les joueurs ils te sont gagnants bizarre elle est bizarre sort sort voilà c'est bien allez mais en tout cas c'est hyper intéressant toi pour toi est-ce que t'arrives à mettre des petits trucs en place qui qui font que tu t'esquives cette peur de l'échec
Ben oui en fait j'essaie de vraiment me concentrer sur les choses positives que je fais et j'essaie d'être fière de moi autant que possible même quand certains jours j'ai pas envie ou que je me dis non mais t'es nulle c'est nul ce que t'as fait parce que des fois parfois je suis pas fière de moi. Parfois, je suis assez dure avec moi-même quand même. Mais je dépasse ça en me disant, mais en fait, tu n'as pas le choix. En fait, tu t'es engagée, comme on disait au début, envers toi-même à le faire. Donc, tu vas le faire, même si ça doit prendre... hyper longtemps. En fait, justement, c'est comme ça que je sais de me sortir de ça et de me dire t'as pas fait tout ça pour rien. Voilà, t'en es capable. Donc juste, mieux au fait que parfait.
Et qui fait quelque chose de parfaitement bonne ? Personne. C'est vraiment complètement utopique de se dire je vais me lancer dans quelque chose. Si on se lance, a priori qu'on n'a jamais fait de notre vie. Et ça va être parfait dès la première seconde. C'est impossible. C'est souvent ce que je dis aussi avec les filles avec qui je discute sur les réseaux, notamment pour le côté un peu formation UGC et tout ça. il n'y a qu'en faisant en fait que tu t'améliores un peu, bon ben voilà, tu vas refaire ton rush, ça te plaît pas, c'est pas grave, allez, on supprime, on refait. De toute façon, qui va nous juger ? On est seul face à notre téléphone, bon ben, et puis même à partir du moment qu'on commence potentiellement à poster, je sais qu'il y en a qui se disent, ça, ça m'est déjà arrivé souvent d'entendre des filles dire, ouais, mais je sais pas, j'ose pas, j'ai tous mes proches et tout, ben ils vont être contents pour toi tes proches. Au contraire, tu te lances dans un truc qui va potentiellement te faire kiffer, donc saucissons toxiques.
Ah oui, alors du coup,
tu les tèches. Voilà, ça dégage. Allez, merci. mais je veux dire un proche globalement sain et qui veut de ton bien il n'y a personne qui va dire elle est gênante en fait elle commence à faire un truc elle s'entraîne,
elle fait ses petits trucs après c'est dur parce que parfois t'as vraiment pas de soutien de tes proches même la plupart des gens qui lancent un business c'est souvent ce qui revient ou qu'on témoigne que les gens ne les soutiennent pas même les amis les proches et même la famille ils comprennent pas, qu'est-ce que tu fais, tu te ridiculises. Sauf que quand l'argent va commencer à tomber, ils vont dire, mais comment elle a fait ? Juste, elle fait des vidéos. Non, c'est pas juste des vidéos, en fait. Parce qu'il y a tellement de choses en dessous qu'effectivement... ça dépend aussi comment tu t'es construit est-ce que t'as confiance en toi à la base est-ce que t'as pas confiance est-ce que tu te dis de toute façon c'est pour les autres c'est pas pour moi en fait il y a plein de choses qui rentrent en compte parce qu'il faut que tu sortes de toi-même il faut sortir de comment tu es à la base pour te donner à fond sinon tu le feras jamais tu resteras dans des croyances comme on disait au début moi c'est bon je suis pas faite pour ça c'est clair que si ta seule pensée quand tu te lances dans...
n'importe quelle chose, que ce soit un business ou autre chose. D'ailleurs, je ne sais pas, moi, la construction d'une maison, tout ce qui est nouveau. Si la seule pensée qu'on a à ce moment-là, c'est mais qu'est-ce que les gens vont penser de moi ? Au pire, ne le fais pas. Juste de voir le truc différemment, je vais faire ça, point. Et comme tu dis, ça prendra le temps que ça prendra. Je le referai s'il y a besoin de le refaire. Il n'y a personne qui va me foutre la pression de toute façon. La seule chose, c'est que l'idée, c'est d'atteindre cet objectif-là. et petit à petit et de le refaire autant de fois que possible,
c'est pas grave en soi le sens découragé surtout c'est surtout ça qui peut aussi être on va dire oui un espèce de trigger de l'échec en fait parce qu'en disant de toute façon j'y arrive pas la comparaison aussi c'est ça aussi, ça alimente la peur de l'échec, quand tu te compares à des filles qui font ça, par exemple qui font du GC typiquement depuis des années par exemple exemple comme toi, toi qui as plusieurs années d'expérience, c'est comme si moi je disais oui mais moi c'est pas comme Kat, j'arrive pas à faire telle et telle chose et que en fait je le vive mal et que je le vive comme un échec, tu vois ce que je veux dire ? Et au lieu de me dire mais en fait tu viens de commencer, donc forcément tu n'as pas l'expérience de quelqu'un d'expert dans ton domaine, mais sauf que moi j'ai pas ce truc là, et t'en as ça peut leur créer des complexes ou qu'elles se disent j'y arriverai pas. Donc, en fait... vraiment une technique qui a pas mal marché si je devais en citer une en fait c'est vraiment de poser par écrit les projections que j'ai à plus ou moins long terme pas dans des 5 ans, dans des trucs comme ça mais au moins déjà dans 2 mois après j'avais fait ça, une fois que je m'étais dit bon c'est à peu près ce que je m'étais projeté après je fais à 4 mois après je fais à 6 mois, après je fais 1 an parce que quand même entre 0 et 6 mois, il y a déjà quand même une grosse évolution mais pas tout de suite de vouloir
courir avant de marcher ouais ouais c'est ça ah non mais mais 100% et du coup ça diminue cette peur de l'échec que je peux avoir je voulais juste il y a un truc je voulais absolument m'en parler de mon Bob parce que Bob c'est une sacrée référence quand même faut savoir que il a continué pendant il faudrait juste revérifier il me semble que c'est au minimum 20 ans avant de percer dans la musique 20 ans mais t'imagines pendant 20 ans il y a des producteurs qui sont venus vers lui il a essayé plein de fois il a changé il a même changé Euh... le type de musique qu'il proposait. Ah ouais ? Et c'est qu'au bout de 20 ans que le mec, il a essayé, il a fait des albums, ça a échoué, ça a truc, ça a machin. Il y a même des sons qui sont sortis aujourd'hui que tout le monde connaît sur cette terre, qu'il avait sortis les premières années. et qui n'avait pas fonctionné. Et en fait, la vie a fait qu'au bout de 20 ans, je crois que le documentaire est sur Netflix, si je ne dis pas de bêtises, et au bout de 20 ans, la vie a fait que l'univers s'est assemblé pour que... ça devienne une référence mondiale de la musique et mondiale enfin mondiale quoi et qui traversera les générations et en fait le mec n'a jamais abandonné juste il reprenait son petit truc tranquille, il se mettait pas la pression de non non mais c'est parce que je suis nul, non il savait qu'il était bon mais que factuellement c'est comme ça, ça marche pas à ce moment là, c'est pas grave, hop il continue il faisait sa petite vie à côté il a repris à bosser et un jour le mec c'est normal, un jour le mec c'est devenu une référence mondiale donc il a échoué quand même pendant ouais je crois que c'est ça, à revérifier mais je dirais une vingtaine d'années entre 20 et 25 ans avant de vraiment devenir ce qu'il Bob Marley ça c'est vraiment un bon exemple de résilience alors ce mec il est magnifique le documentaire il m'a tellement touchée il m'a tellement touchée je connaissais pas malheureusement la cause de son décès et en fait si tu vois quand je te dis je supporte pas la tristesse voilà et bah j'ai pleuré devant le documentaire. des Bob Marley voilà parce que ça avait tellement l'air d'être une âme merveilleuse que du coup d'avoir la fin comme ça forcément c'est hyper triste mais c'est une référence incroyable cet homme et je pense que pour les gens qui ont peur de l'échec allez regarder le documentaire de Bob Marley s'il vous plaît pour une bonne leçon de résilience ouais je pense que pour
aujourd'hui on a fait le tour qu'est-ce que t'en penses 4 ?
ouais bah ouais je pense qu'on est pas trop mal bah dites-nous s'il y a des choses qui vous ont je sais pas interpellé que d'autres, si vous vous êtes reconnus peut-être, pourquoi pas, dans certaines choses, vous comment vous vous situez par rapport à tout ça, est-ce que vous êtes plutôt de la team je fonce et on verra bien et je me pose pas la question de si ça va marcher ou pas ou si vous êtes de la team oulala, tant que c'est pas parfait je peux pas me lancer parce que ça c'est pas vrai oui c'est ça,
exactement, mettez 5 étoiles au podcast ça nous aide beaucoup pour remonter dans l'algorithme et dans les suggestions et puis dites-nous en commentaire ce que vous avez pensé de l'épisode on a nos réseaux dans la description Donc faites-nous un petit coucou, ça nous fera super plaisir. Bisous. Bisous.
Description
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Transcription
Hello, nous c'est Boubou et Kat,
et ici on va vous parler d'indépendance dans le digital dans votre vie quotidienne.
Aujourd'hui on va parler de la peur de l'échec et de ce que ça évoque chez nous.
Ouais, ça va être un sacré sujet aujourd'hui.
Toi ça t'évoque quoi, la peur de l'échec ?
La peur de l'échec, c'est comme si je tombais dans un gouffre sans filet. Aucune sécurité, rien du tout. C'est vraiment ça que ça m'évoque. Et de me dire de repartir à zéro. Pour moi, c'est ça la peur de l'échec.
Ok. De... si tu faisais des actions et qui finalement ne mènent à rien et de ne pas savoir comment te sortir du truc. Ouais,
c'est ça. Vraiment, le côté, en fait, j'ai essayé, j'ai pas réussi. Ouais,
ouais.
C'est vraiment, et puis, je me dis, je vois ça un peu comme une honte. personnelle, même si j'ai essayé.
Ok.
Et juste que j'ai pas réussi, en fait.
Ok.
Et toi, comment tu vois la chose,
toi ? J'ai remarqué un truc. Alors, comment je le vois ? Si, c'est ça, je pense. En fait, moi, les fois où je pourrais avoir tendance à tomber dans des pensées qui me font peur justement d'échouer, etc., je sais que si j'avais pas la partie de moi dont je te parlais tout à l'heure qui structure le truc, qui me donne les étapes à suivre, etc., je pense que ça me fige. La peur de l'échec. L'échec, c'est quelque chose qui me fige totalement. Et en fait, si je n'avais pas cette petite partie-là qui m'aide, on va dire, à franchir les étapes tranquillement, à tester les trucs, etc. Ah bah je pense que je ferais rien. Si tu pars du principe que c'est un truc qui va pas aboutir, ou tu vas, je sais pas, t'as envie d'atteindre un objectif, mais tu sais pas vraiment comment faire. Ouais, c'est ça, je pense que t'as grave raison. En fait, si j'enlève cette partie-là et que je laisse l'émotion répondre à ça, j'aurais peur de m'auto-décevoir, genre. Oui. Tu vois ce que je veux dire ?
En fait, toi, tu vois vraiment ça comme une promesse envers toi-même que t'aurais pas respectée.
Ouais, je pense que ça m'angoisse. Ouais,
comme un contrat où tu dis, en fait, j'ai pas été réglo avec toi-même. Ah ouais,
ouais, de ouf.
Ouais, c'est ça.
Ouais,
c'est vrai que t'es...
moi même et je trouve qu'il n'y a rien de pire que de s'auto-décevoir il peut y avoir des trucs dans la vie où des fois t'es pas forcément d'accord avec les gens il y a des contextes des relations qui font que il y a des gens qui te déçoivent mais c'est extérieur,
quand tu te déçois toi-même t'es tout le temps dans ton corps c'est le côté de se dire ok je me regarde c'est comme un abandon finalement c'est comme si tu t'étais abandonné à quelque chose que tu t'étais promis et que t'as pas fait c'est vraiment un contrat avec soi-même qu'on respecte pas
et c'est pour ça qu'on le vit comme un échec alors qu'en plus qui dit que c'est un échec c'est nous au final parce qu'au final je trouve qu'après si on prend un petit peu de recul on se rend compte que parfois il y a des échecs qui nous permettent, enfin des échecs momentanés en tout cas à l'instant T on a l'impression que c'est un échec et au final ça te permet de faire des trucs de ouf mais ça tu le sais que je sais pas moi 6 mois, 1 mois, 3 semaines 1 an après mais à l'instant T t'as l'impression que ça s'est pas passé exactement comme tu le voulais Et tu sais tu peux avoir avoir des putains de semblables, non mais non je suis pas à la hauteur, c'est pas pour moi je sais pas faire ça va pas, c'est pas bien ouais,
moi c'est ça parce qu'en fait dans ces moments là c'est vraiment tes croyances limitantes qui prennent le dessus parce que tu, en fait c'est bon je vais pas faire ma psychologue de comptoir c'est pas mon métier mais en fait c'est des biais cognitifs qui te rassurent dans le fait que t'as échoué dans la mesure où en fait tu te dis bah de toute façon je suis pas capable j'ai pas confiance en moi, pourquoi moi on me choisirait, pourquoi moi je réussirais à faire tel ou tel projet même si je travaille ça donnera rien et en fait tu vas chercher des excuses pour te dire en fait oui c'est vrai c'est vrai que bah en fait oui t'es bonne à rien et ça ça contribue à ta peur de l'échec moi je le vois vraiment comme ça
et ça crée un espèce de cercle vicieux potentiellement si tu t'en rends pas compte et si tu mets pas des trucs en place pour essayer de contourner ça quoi non mais totalement,
pourquoi est-ce qu'on s'est dit qu'on en parlerait aujourd'hui tiens C'est ça.
parce que je trouve que dans un parcours entrepreneurial qu'il soit là en l'occurrence c'est dans le milieu du digital etc mais c'est ultra important d'avoir conscience de ça et de pas se dire je vais réussir à chaque épreuve à chaque fois que je vais essayer quelque chose ça va être une réussite parce qu'en vrai ça marche pas comme ça je sais pas toi mais personne pour qui ça s'est passé comme ça ou jamais tu t'es remis en question il y a un truc qui s'est pas passé comme tu l'attendais et c'est bien d'en avoir d'avoir conscience je trouve et de le dédramatiser parce que finalement ça arrive à n'importe quelle personne qui ose passer le pas et la ref dont on a parlé tout à l'heure je sais pas de Bob Marley, il y a plein de refs comme ça de personnes qui ont fait des choses merveilleuses et qui ont subi échec sur échec et finalement qui ont eu une victoire magnifique donc je trouve ça important.
Ben ouais je suis tout à fait d'accord et il y a une phrase que je me répète parfois c'est que je me dis en fait que c'est vraiment dans le chaos qu'on fait les plus belles qu'on fait les plus belles étincelles et parce qu'on se dit mais attends je suis au fond du trou ça va pas bon j'ai tel ou tel problème etc et en fait c'est dans ces moments là que tu trouves justement la force de te dire en fait j'ai pas le choix il peut pas y avoir une autre issue et en fait c'est vraiment ça qui était pour moi oui c'était un sujet intéressant à s'y aborder parce que en fait déjà pour moi la facilité n'existe pas c'est quelque chose tout le monde croit parce que c'est vrai que oui sur les réseaux on voit des réussites comme quoi Mais en fait... on voit pas tout ce qu'il y a eu avant le point Z on voit pas le A, B, C, les nuits où tu pleures parce que tu te dis mais comment je vais faire là je dois payer ça, je sais pas comment je vais faire mais je prends mon projet c'est dur quand même de se dire bah en fait j'ai pas le choix, je dois y arriver il faut trouver quand même la force mentale de dire j'ai pas envie d'échapper et des trucs qui nous rassurent aussi c'est ça des trucs qui nous rassurent et je trouve ça hyper important de dédramatiser ça de ne pas... se complaire dans des choses qui n'existent pas parce qu'encore une fois je connais personne aucun entrepreneur, alors dites moi si vous en connaissez des entrepreneurs pour qui ça a été facile qui ont eu qui ont été millionnaires en deux jours qui n'ont pas eu d'échec et justement moi je préfère m'inspirer des gens qui en ont eu parce que c'est des personnes qui ont vécu ce que nous on peut vivre que ce soit toi ou moi ou n'importe quelle personne qui se lance parce qu'en fait on se lance comme je disais au début sans fil
tu sais pas tu testes tu peux te casser la gueule de temps en temps et en fait comme tu t'es cassé la gueule tu sais ce qu'il faut ajuster tu réajustes,
tu retestes c'est un peu mieux et petit à petit et puis surtout de se laisser tranquille de laisser le projet mûrir de pas se dire de toute façon ça fait 2 mois que je me suis lancée j'ai pas fait 5000k ou 5k ou j'ai pas... pas combien par mois, ça y est je suis nulle, j'ai échoué etc. C'est pour ça que généralement c'est bien de se mettre des objectifs petit à petit. Enfin je sais pas ce que toi comment tu vois les choses mais...
Bah c'est... Oui tout à fait.
Parce que pour moi c'est comme ça que c'est vraiment déceptif par rapport à toi même si tu dis c'est bon ça fait un mois que je me suis lancée, je veux 10 000 euros le mois prochain, bah c'est la meilleure façon d'échouer. Oui. Oui mais parce que c'est pas promouvant tu vois, on nous dit toujours oui non mais c'est bon il faut poster, poster, poster, poster et vous verrez, vous verrez. Mais non en fait ça... ça tombe pas comme ça.
Ouais, non, non, de ouf. Non, c'est ça, mais je pense que c'est exactement ça. C'est comme s'il fallait se mettre des petits objectifs mais raisonnables, enfin réalistes par rapport au niveau concret auquel on est aujourd'hui et petit à petit, c'est un peu comme ça, perso, que je m'auto-organise pour continuer mes petites tâches. En fait, je fais petit bout par petit bout et en faisant petit bout par petit bout, si jamais tu réussis pas, c'est pas grave. On fait un petit bout mais en prenant un autre virage, tu vois, enfin, ok. Tu rebondis toujours. Ouais, j'ai toujours la ressource en moi pour rebondir ouais ouais complet et je pense que ça c'est important et j'en parlais tout à l'heure avec une amie qu'on a en commun et du coup voilà c'est ce qu'on disait c'est vraiment cette idée de faire ok premier step par exemple je sais pas je dis une bêtise on a un UGC en tête on sait pas trop pour le moment comment ça fonctionne comment on fait pour créer un UGC bon bah déjà on va aller se renseigner sur comment on crée un script par exemple comment on fait on fait un script qui permet de faire performer un UGC. Et après, petit à petit, on va pouvoir s'entraîner, réfléchir à la première partie, le hook. On va essayer de trouver 2-3 idées. On va pouvoir faire pareil pour le body, après le CTA. Et une fois qu'on a le script, là, on va commencer à réfléchir à comment on organise le tournage. Mais si on commence déjà à se dire comment je vais faire pour avoir mon UGC final et qu'on va avoir le résultat immédiatement, ça ne marche pas. C'est ça,
encore aller à Z avant de commencer par A, B, C, D. Et toi, du coup, Kat, quand est-ce que tu as déjà ressenti un échec ?
est-ce que tu t'es déjà dit non mais là c'est sûr j'ai échoué moi c'est plus dans tout ce qui est émotionnel sentimental de toute façon on en a déjà parlé mais sans aller ultra précisément je pense que l'amour c'est quelque chose qui fait peur à tout le monde moi ma plus grande peur d'échouer elle est plus dans mes relations humaines d'une manière générale que le côté taf parce que le côté taf tu peux avoir une partie qui te protège qui en fait c'est après il y a une partie contrôle peut-être je sais pas Bah oui, bien sûr.
là c'est vrai que ce qui est ton travail ça dépend de toi alors que les relations humaines non ça dépend pas de toi il y a le paramètre des autres qui fait que en fait tu ne contrôles rien tu peux pas contrôler ni les réactions des autres, ni comment ils vont te traiter ni ce que ça va donner rien à voir avec les projections que t'as pour toi c'est vraiment ça qui te ouais parce que tu peux pas contrôler du coup les émotions de tout le monde heureusement finalement ça serait impressionnant mais oui t'en es pas responsable ok et comment tu te sens ? sens dans ces moments-là ? J'ai l'impression que j'ai...
Comment je me ressens quand j'ai peur d'échouer dans une relation, par exemple, ça peut être amoureux ou quoi ? Mal. Hyper mal. Vous êtes toutes les brepées pour les ositaires. Alors, ça tourne en boucle, sans s'arrêter, sans jamais s'arrêter. Non, sérieusement, comment je me sens ? Je sens que j'ai pas le contrôle. Je sens que j'ai pas le contrôle, et je sens que c'est un peu du loto, cette histoire, et que je vais quand même essayer un minimum de mettre des choses en place pour mettre toutes les chances de mon côté de faire en sorte que globalement, je prenne les bonnes décisions par rapport à mon relation en question. C'est pas facile de se dire peut-être que de stopper avec cette personne, peut-être que finalement, je le regretterai un jour, ou peut-être de continuer avec cette personne, peut-être que tu le regretteras un jour, ou... Ouais, pas bien. Je le ressens pas bien.
Ouais, c'est plutôt... inconfortable, enfin oui de toute façon c'est normal mais effectivement le besoin de contrôle prend le pas sur le reste ouais,
d'ouf, moi c'est ma façon de me sécuriser je le sais, et toi ?
bah oui c'est un peu pareil alors niveau pro je dirais, bah déjà moi j'ai eu une peur de l'échec quand j'ai changé de voie parce qu'en fait je me suis quand même réorientée professionnellement, bon outre l'entrepreneuriat mais à côté j'ai un CDI et en fait j'ai changé de voie parce que donc initialement j'étais juriste, donc pour moi j'avais une voix toute tracée Je me suis dit, j'ai fait mon master 2 en droit, immobilier, etc. Je ne vais jamais changer, c'est comme ça. Je suis restée à peu près 10 ans dans le droit. Et en fait, un jour, j'ai complètement paniqué. Ça ne me convenait plus. Je n'étais plus à ma place. Vraiment, c'était une angoisse d'aller travailler. Je n'en pouvais plus. Et en fait, ça ne me plaisait pas. Donc, je me suis dit, mais en fait, tu n'as pas fait tout ça pour rien. En fait, tu vas rater ta vie. Devant la société, tout le monde se dit, oui, mais attends, tu as fait des superbes études. C'est trop bien.
Tu imagines la pression.
Oui. Parce que...
jusqu'à se dire on a raté notre vie juste parce qu'on avait envie de changer de voie, parce que je sais pas, à 25-30 piges, même avant, même bien avant finalement, t'es censée avoir la certitude de vouloir faire un seul métier toute ta vie.
Oui c'est ça, surtout que t'es un peu jetée dedans, comme si c'était normal à 18 ans de savoir pour le reste de ta vie ce que tu voulais faire. À la base oui, je voulais vraiment... rester dans le droit. J'y trouvais pas du tout l'épanouissement que je pensais trouver. Donc je me suis dit qu'il fallait se rendre à l'évidence. Pour moi, c'était pas ma mission de vie. C'était pas dans ça que j'allais vraiment m'épanouir. Et puis après, t'as le côté prise de risque. c'est quand même risqué de complètement changer de voie. Oui,
bien sûr.
Donc, ça a été déjà de me lancer dans l'entreprenariat. Bon, déjà, avec une onglerie, parce que j'ai toujours voulu ouvrir une onglerie. Bon, c'est toujours...
C'est toujours un projet, d'ailleurs.
C'est toujours ta passion aussi. Oui, j'aime bien. Et puis, bien sûr, l'UGC. Et puis aussi, avoir cette liberté que je n'avais pas dans ma carrière juridique. Je n'avais pas du tout cette liberté-là. Je me sentais vraiment oppressée. Il n'y a pas d'autre mot.
Oui, tout à fait.
C'est ça, répondre à des injonctions de « t'as fait des grandes études, donc reste dedans et voilà » .
C'est ouf.
Et puis de regarder les autres aussi, de se dire « en fait, ok, j'ai fait comme mes amis, ils ont des grandes carrières, etc. » Némoge...
je suis pas carriériste en fait breaking news t'es grave carrière qui oserait il y avait pas beaucoup de monde qui ose comme ça après avoir décroché certains diplômes après avoir commencé dans un milieu qui est considéré inutile élite tu vois il y a pas beaucoup de monde qui ose faire ce que t'as fait donc moi je trouve que t'es carriériste simplement t'as eu le courage de changer de carrière pour être sûre d'avoir quelque chose que t'aimes quoi tu vois ouais c'est vrai j'avais pas vu ça comme ça tu vois pour moi enfin moi je vois pas le truc carriériste Merci. pour moi c'est pas rester dans un seul domaine coûte que coûte, ça fait pas, tu restes carriériste mais du coup t'as juste switché je trouve, tu me dis si tu vois pas le truc de la même manière t'as juste switché de carrière mais du coup tout simplement tu veux te concentrer dans quelque chose qui te passionne vraiment, qui te plaît quoi c'est vrai,
bah en fait oui c'est ça, c'est une approche différente de la carrière après moi quand je dis carrière c'est vraiment que c'est d'abord ton travail qui est prime sur tout et donc avec l'argent que ça peut apporter ah oui coûte que coûte même si ça te plaît pas je reste dans un... truc, tout ça par sécurité financière. Moi, je n'ai pas pris le risque de m'insécuriser financièrement. Plutôt que continuer dans quelque chose que je détestais. Que j'en suis venue à détester.
Et puis,
pour le côté perso, oui, alors effectivement, le fait de ne pas contrôler vraiment les choses de la manière qu'on espère, effectivement, c'est pas... C'est quelque chose qui m'est confortable, ça c'est sûr. Après, Bon, j'essaie de laisser les choses se faire. Mais oui, bien sûr que tu as toujours cette peur de l'échec, de ne pas avoir la vie dont tu rêvais.
Et que les choses ne se déroulent pas comme tu les attends.
C'est ça. Et ça, c'est vrai que c'est... Oui, c'est toujours une angoisse que j'ai. De ne pas avoir la vie dont je rêvais à la base. De ne pas exactement avoir la vie que j'avais projetée à l'âge que j'ai. Oui, oui, non, c'est clair. Et oui, ça, je peux le vivre un peu comme un échec.
Même encore... aujourd'hui ?
Pas aujourd'hui parce que j'ai eu différentes déceptions dans ma vie que ce soit amoureux, que je me suis trompée sur des personnes où je pensais vraiment que potentiellement ça irait loin ça m'a permis de me retrouver moi et de savoir vraiment ce que j'attendais ou pas avec quelqu'un et ça c'est hyper puissant parce que je me suis retrouvée moi comme quoi l'échec il est nécessaire c'est ce que je dis dans mon chaos parce que je me revois dans des états pas possibles de ne pas dormir, avoir la boule au ventre en plus avant et... j'avais beaucoup de problèmes avec mes émotions, c'est-à-dire que je pleurais jamais. C'était vraiment... J'avais beaucoup de mal avec ça. Mon entourage peut confirmer. Mais maintenant, c'est vrai que j'accueille beaucoup plus mes émotions facilement.
Et ça, c'est une sacrée prise de conscience. Oui, bah oui. Mais c'est une force de pleurer.
Oui, c'est vrai.
C'est une force parce qu'en fait, je trouve qu'on a beaucoup cette idée, quand on est jeune, pleurer, c'est faible. Non, en fait, t'es forte quand tu pleures. Parce que t'acceptes d'avoir cette émotion qui te traverse, en fait. T'imagines ? Quand on est plus jeune, on a plus tendance, je trouve, à... Moi, je te parie que... Ah oui ! Tu gardes comme ça, tu fais semblant que tout va bien. Toi aussi,
tu n'avais pas la larmichette faite. Ah non,
Moi, j'aimais bien montrer qu'il y avait des choses à ne toucher pas. Alors qu'au fond, des fois, ça fait mal au cœur. C'est normal. C'est OK. Mais oui, c'est une carapace.
Totalement, c'est exactement ça. En fait, c'était ça, une carapace de protection. Déjà par rapport à l'échec. Et de dire non, mais ça va, tout va bien, etc. Alors qu'en fait, tu as le droit de ne pas être bien. Et tu as le droit de ne pas avoir toujours cette armure face au monde. une fois c'est une de mes amies qui m'a dit ça et effectivement elle m'a dit mais en fait t'as pas à toujours montrer que t'es forte t'as le droit de pas être forte en fait des fois t'es pas obligé de toujours montrer que tout ça va que tu gères t'as le droit de pas gérer en fait c'est ok de pas gérer c'est totalement ok à un moment de se sentir un peu moins bien et de laisser faire les
choses quoi que l'émotion passe, de l'accepter de la conscientiser et de faire que j'ai la sensation je sais pas toi, que quand on est essaye de rejeter quelque chose dans notre tête une idée, une émotion, un truc comme ça, elle revient encore plus fort.
Oui, elle revient encore plus fort et c'est incontrôlable. En tout cas, dites-nous vous, comment vous accueillez vos émotions ? Est-ce que vous êtes plutôt dans la team, voilà non mais je montre jamais aucune émotion, faut que personne ne voit mes faiblesses, ou alors est-ce que justement pour vous, c'est une force de montrer ses émotions d'accueillir, voilà le fait par exemple d'être hypersensible ce genre de choses, parce que moi c'est ça que que j'ai découvert aussi. Alors que pour moi, c'est bon. Moi, je ne suis pas une fille qui pleure tout le temps. C'est bon, là, toujours à pleurer et tout. Ça sert plein d'être ça. Mais en fait, l'hypersensibilité, c'est un vrai truc. Et maintenant que je sais que c'est ça, parce que parfois, je ne comprenais pas pourquoi j'avais justement même des symptômes physiques. J'ai mal au ventre. Je suis contrariée. Je n'arrive pas à manger. J'ai envie de pleurer. J'ai envie de m'énerver. Je m'énerve même des fois. Et je ne comprends pas pourquoi. c'est aussi fort et tout, bah c'est ça.
C'est l'hypersensibilité. Tu as fait comment pour capter que c'était ça ? C'est des tests que tu passes ou c'est juste petit à petit, tu te renseignes ?
Bah écoute, non, c'est petit à petit, c'est vraiment petit à petit parce que, bon déjà, même au niveau sensoriel, je suis hypersensible aux odeurs, enfin ça déjà, bon, ça c'est une caractéristique. Voilà, bah ça déjà, et puis même, les émotions me traversent, enfin c'est comme si c'était filtre. En fait j'arrive pas au début, même si je le montre pas, à prendre du recul sur les émotions. Et tout de suite ça va me toucher. Que ce soit quelque chose par exemple qui arrive à quelqu'un ou... bon bien sûr je prends du recul quand même, je ne me mets pas à pleurer pour tout et rien, mais effectivement, enfin j'essaye en tout cas, même si ça me touche, même si ça me touche profondément et que j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, j'y pense, il y a ça, il y a le Le fait de toujours penser à quelque chose.
Ok.
Le fait de toujours avoir... le cerveau, un truc dans la tête, oui tout le temps et aussi que la tristesse ça me rend très triste, enfin très mal j'arrive pas en fait à sortir de cette émotion négative que j'ai, et du coup je m'en veux de ressentir cette négativité ça engage un truc, un cercle vicieux en plus derrière et le fait de pas avoir ce recul tout de suite quand t'accueilles une émotion qu'elle soit positive ou négative, parce que dans le positif je suis quelqu'un d'assez joyeux je pense c'est le temps même et par contre quand ça va pas ça va vraiment pas en fait c'est vraiment il n'y a pas de juste milieu c'est vraiment tout rien oui c'est ça après les hypersensibles vous me direz vous comment ça se manifeste mais oui c'est comme ça que j'ai vu que oui j'étais hypersensible mais j'ai toujours gardé au début cette carapace parce que déjà dans tout ce qui est famille etc on est assez pudique donc on n'est pas du genre...
Bon, ma mère, elle était très... Elle était hypersensible, ma mère, c'est clair. Non, ouais, tu parles pas de tes émotions. Non. Ben ça, oui, ça, c'est... Il y avait les familles à l'ancienne, les grands-parents, tout ça, c'était ça. Il n'y avait pas de je montre mes émotions, je dis quand c'est pas facile pour moi. C'était... Ouais, c'est comme si on se suivait un chemin et puis c'est tout, quoi. Et puis si tu faisais pas comme ça, t'étais perçue comme le relou du truc. C'est que depuis récemment qu'en fait, on se dit, ben non, en fait, c'est grave OK. Ouais,
c'est ça.
C'est grave
c'est trop bien justement on culpabilise plus de pleurer t'as un fou rire,
c'est l'émotion la plus extrême de la joie pour moi et du coup pourquoi on pleure pas on peut que rire, pas pleurer tout le reste tu dors, tu fais chier,
t'arrêtes vous ne pleurez pas et toi du coup qu'est-ce que tu penses de ça toi tu penses que t'es plutôt hypersensible ou tu sais que je me pose la question de plus en plus je sais pas si c'est de l'hypersensibilité
mais en tout cas il y a certaines émotions qui pour moi sont très difficiles aussi genre par exemple la tristesse ça peut paraître très débit ce que je vais dire mais je supporte pas la tristesse enfin personne supporte la tristesse c'est pas mais c'est à dire que je vais l'esquiver mais de toutes les manières possibles c'est une bêtise tu regardes un film il peut y avoir des scènes tristes t'as des gens ils aiment bien les films tristes de temps en temps Moi, je ne me parle pas de films. Non, non, non. Il n'y a personne qui meurt dans mes films. Voilà, que les choses soient claires.
J'habite à Disney.
Voilà, voilà. Il n'y a pas... Regarder un film pour être triste. En fait, ça va plus être cette émotion-là. Peut-être que c'est dû à quelque chose, je ne sais pas. Et hypersensible, est-ce que je pourrais considérer... Je ne sais pas, moi, je suis assez dure. Je peux ressentir les émotions fortement. Mais est-ce que... De là à dire l'hypersensibilité, je ne pense pas. Je ne sais pas. Mais je me suis déjà posé la question.
Parce qu'après, c'est vrai que tu es une personne très sensible quand même.
au revoir
Mais dans le bon sens du terme. T'es toujours en train de faire attention à tout le monde. C'est un trait de caractère que tu as.
Ça oui. J'aime bien faire un max de positifs autour de moi.
c'est juste que peut-être tu essaies de te compartimenter pour te protéger, justement de rejeter toute cette forme de tristesse pour pas la vivre.
Ouais, ouais, peut-être. J'esquive un maximum ce dégoût de la tristesse, je sais pas comment on peut appeler ça. Oui, c'est ça,
je rejette la tristesse.
Mais c'est vrai, oui, si, peut-être. Il y a ce truc d'hyper-réflexion aussi chez les hypersensibles, je crois. Hyper-réflexion, ça oui, je l'ai de plus en plus. Ça, concrètement, oui. C'est rare que mon cerveau ne se mette pas à tourner tout seul. Quand je regarde un mur blanc, je pense à des trucs. Qui fait ça ?
Qui fait ça ?
C'est vrai. Des fois, je suis dans le métro. Là, tout à l'heure, j'étais en train de monter un réel. J'étais comme ça sur mon téléphone. alors attends je vais comment les joueurs ils te sont gagnants bizarre elle est bizarre sort sort voilà c'est bien allez mais en tout cas c'est hyper intéressant toi pour toi est-ce que t'arrives à mettre des petits trucs en place qui qui font que tu t'esquives cette peur de l'échec
Ben oui en fait j'essaie de vraiment me concentrer sur les choses positives que je fais et j'essaie d'être fière de moi autant que possible même quand certains jours j'ai pas envie ou que je me dis non mais t'es nulle c'est nul ce que t'as fait parce que des fois parfois je suis pas fière de moi. Parfois, je suis assez dure avec moi-même quand même. Mais je dépasse ça en me disant, mais en fait, tu n'as pas le choix. En fait, tu t'es engagée, comme on disait au début, envers toi-même à le faire. Donc, tu vas le faire, même si ça doit prendre... hyper longtemps. En fait, justement, c'est comme ça que je sais de me sortir de ça et de me dire t'as pas fait tout ça pour rien. Voilà, t'en es capable. Donc juste, mieux au fait que parfait.
Et qui fait quelque chose de parfaitement bonne ? Personne. C'est vraiment complètement utopique de se dire je vais me lancer dans quelque chose. Si on se lance, a priori qu'on n'a jamais fait de notre vie. Et ça va être parfait dès la première seconde. C'est impossible. C'est souvent ce que je dis aussi avec les filles avec qui je discute sur les réseaux, notamment pour le côté un peu formation UGC et tout ça. il n'y a qu'en faisant en fait que tu t'améliores un peu, bon ben voilà, tu vas refaire ton rush, ça te plaît pas, c'est pas grave, allez, on supprime, on refait. De toute façon, qui va nous juger ? On est seul face à notre téléphone, bon ben, et puis même à partir du moment qu'on commence potentiellement à poster, je sais qu'il y en a qui se disent, ça, ça m'est déjà arrivé souvent d'entendre des filles dire, ouais, mais je sais pas, j'ose pas, j'ai tous mes proches et tout, ben ils vont être contents pour toi tes proches. Au contraire, tu te lances dans un truc qui va potentiellement te faire kiffer, donc saucissons toxiques.
Ah oui, alors du coup,
tu les tèches. Voilà, ça dégage. Allez, merci. mais je veux dire un proche globalement sain et qui veut de ton bien il n'y a personne qui va dire elle est gênante en fait elle commence à faire un truc elle s'entraîne,
elle fait ses petits trucs après c'est dur parce que parfois t'as vraiment pas de soutien de tes proches même la plupart des gens qui lancent un business c'est souvent ce qui revient ou qu'on témoigne que les gens ne les soutiennent pas même les amis les proches et même la famille ils comprennent pas, qu'est-ce que tu fais, tu te ridiculises. Sauf que quand l'argent va commencer à tomber, ils vont dire, mais comment elle a fait ? Juste, elle fait des vidéos. Non, c'est pas juste des vidéos, en fait. Parce qu'il y a tellement de choses en dessous qu'effectivement... ça dépend aussi comment tu t'es construit est-ce que t'as confiance en toi à la base est-ce que t'as pas confiance est-ce que tu te dis de toute façon c'est pour les autres c'est pas pour moi en fait il y a plein de choses qui rentrent en compte parce qu'il faut que tu sortes de toi-même il faut sortir de comment tu es à la base pour te donner à fond sinon tu le feras jamais tu resteras dans des croyances comme on disait au début moi c'est bon je suis pas faite pour ça c'est clair que si ta seule pensée quand tu te lances dans...
n'importe quelle chose, que ce soit un business ou autre chose. D'ailleurs, je ne sais pas, moi, la construction d'une maison, tout ce qui est nouveau. Si la seule pensée qu'on a à ce moment-là, c'est mais qu'est-ce que les gens vont penser de moi ? Au pire, ne le fais pas. Juste de voir le truc différemment, je vais faire ça, point. Et comme tu dis, ça prendra le temps que ça prendra. Je le referai s'il y a besoin de le refaire. Il n'y a personne qui va me foutre la pression de toute façon. La seule chose, c'est que l'idée, c'est d'atteindre cet objectif-là. et petit à petit et de le refaire autant de fois que possible,
c'est pas grave en soi le sens découragé surtout c'est surtout ça qui peut aussi être on va dire oui un espèce de trigger de l'échec en fait parce qu'en disant de toute façon j'y arrive pas la comparaison aussi c'est ça aussi, ça alimente la peur de l'échec, quand tu te compares à des filles qui font ça, par exemple qui font du GC typiquement depuis des années par exemple exemple comme toi, toi qui as plusieurs années d'expérience, c'est comme si moi je disais oui mais moi c'est pas comme Kat, j'arrive pas à faire telle et telle chose et que en fait je le vive mal et que je le vive comme un échec, tu vois ce que je veux dire ? Et au lieu de me dire mais en fait tu viens de commencer, donc forcément tu n'as pas l'expérience de quelqu'un d'expert dans ton domaine, mais sauf que moi j'ai pas ce truc là, et t'en as ça peut leur créer des complexes ou qu'elles se disent j'y arriverai pas. Donc, en fait... vraiment une technique qui a pas mal marché si je devais en citer une en fait c'est vraiment de poser par écrit les projections que j'ai à plus ou moins long terme pas dans des 5 ans, dans des trucs comme ça mais au moins déjà dans 2 mois après j'avais fait ça, une fois que je m'étais dit bon c'est à peu près ce que je m'étais projeté après je fais à 4 mois après je fais à 6 mois, après je fais 1 an parce que quand même entre 0 et 6 mois, il y a déjà quand même une grosse évolution mais pas tout de suite de vouloir
courir avant de marcher ouais ouais c'est ça ah non mais mais 100% et du coup ça diminue cette peur de l'échec que je peux avoir je voulais juste il y a un truc je voulais absolument m'en parler de mon Bob parce que Bob c'est une sacrée référence quand même faut savoir que il a continué pendant il faudrait juste revérifier il me semble que c'est au minimum 20 ans avant de percer dans la musique 20 ans mais t'imagines pendant 20 ans il y a des producteurs qui sont venus vers lui il a essayé plein de fois il a changé il a même changé Euh... le type de musique qu'il proposait. Ah ouais ? Et c'est qu'au bout de 20 ans que le mec, il a essayé, il a fait des albums, ça a échoué, ça a truc, ça a machin. Il y a même des sons qui sont sortis aujourd'hui que tout le monde connaît sur cette terre, qu'il avait sortis les premières années. et qui n'avait pas fonctionné. Et en fait, la vie a fait qu'au bout de 20 ans, je crois que le documentaire est sur Netflix, si je ne dis pas de bêtises, et au bout de 20 ans, la vie a fait que l'univers s'est assemblé pour que... ça devienne une référence mondiale de la musique et mondiale enfin mondiale quoi et qui traversera les générations et en fait le mec n'a jamais abandonné juste il reprenait son petit truc tranquille, il se mettait pas la pression de non non mais c'est parce que je suis nul, non il savait qu'il était bon mais que factuellement c'est comme ça, ça marche pas à ce moment là, c'est pas grave, hop il continue il faisait sa petite vie à côté il a repris à bosser et un jour le mec c'est normal, un jour le mec c'est devenu une référence mondiale donc il a échoué quand même pendant ouais je crois que c'est ça, à revérifier mais je dirais une vingtaine d'années entre 20 et 25 ans avant de vraiment devenir ce qu'il Bob Marley ça c'est vraiment un bon exemple de résilience alors ce mec il est magnifique le documentaire il m'a tellement touchée il m'a tellement touchée je connaissais pas malheureusement la cause de son décès et en fait si tu vois quand je te dis je supporte pas la tristesse voilà et bah j'ai pleuré devant le documentaire. des Bob Marley voilà parce que ça avait tellement l'air d'être une âme merveilleuse que du coup d'avoir la fin comme ça forcément c'est hyper triste mais c'est une référence incroyable cet homme et je pense que pour les gens qui ont peur de l'échec allez regarder le documentaire de Bob Marley s'il vous plaît pour une bonne leçon de résilience ouais je pense que pour
aujourd'hui on a fait le tour qu'est-ce que t'en penses 4 ?
ouais bah ouais je pense qu'on est pas trop mal bah dites-nous s'il y a des choses qui vous ont je sais pas interpellé que d'autres, si vous vous êtes reconnus peut-être, pourquoi pas, dans certaines choses, vous comment vous vous situez par rapport à tout ça, est-ce que vous êtes plutôt de la team je fonce et on verra bien et je me pose pas la question de si ça va marcher ou pas ou si vous êtes de la team oulala, tant que c'est pas parfait je peux pas me lancer parce que ça c'est pas vrai oui c'est ça,
exactement, mettez 5 étoiles au podcast ça nous aide beaucoup pour remonter dans l'algorithme et dans les suggestions et puis dites-nous en commentaire ce que vous avez pensé de l'épisode on a nos réseaux dans la description Donc faites-nous un petit coucou, ça nous fera super plaisir. Bisous. Bisous.
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