- Speaker #0
Bon bah rebonsoir tout le monde. Bon, je vais déjà commencer par... On va scouter, on va bafouiller, c'est sûr et certain. Donc soyez indulgents, c'est notre première à tous les deux. Même s'il y a déjà eu une interview sur Discord. C'est notre grande première sur YouTube. Et donc du coup, aujourd'hui j'ai avec moi M. Joseph, qui va nous parler de sa préparation. Joseph, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, moi c'est Joseph, j'ai 46 ans, je suis en couple et j'ai deux garçons de 3 et 6 ans. Alors, je suis ce qu'on pourrait appeler un néo-rural, c'est-à-dire que, comme beaucoup de gens ces dernières années, j'ai quitté la ville où j'ai grandi pour un coin un petit peu plus à la campagne, pour un cadre un peu plus agréable. Et voilà, je suis dans le sud de la France, je travaille dans l'informatique et comme hobby, je pratique, devinez, le tir sportif.
- Speaker #0
Comme par hasard.
- Speaker #1
Étrange, hein ?
- Speaker #0
Comme par hasard, ok. Alors, moi, ce que j'aime bien, c'est, est-ce que tu peux définir ton niveau de préparation ?
- Speaker #1
Alors, on va dire que... j'évalue mon niveau à moyen très moyen même et sur certains domaines je suis vraiment débutant voilà alors rien qu'en préparant l'interview j'ai appris pas mal de trucs et c'est vrai que c'est un sujet qui est quand même enfin il ya pas mal de thèmes différents et donc chacun des thèmes on peut aller très très très loin dans la préparation donc c'est vraiment impossible de maîtriser tout quoi et tu as pris quoi du coup en printemps
- Speaker #0
en préparant une interview ?
- Speaker #1
Par exemple, sur la filtration de l'eau, j'ai dû retravailler certaines choses parce que je me suis aperçu que je n'étais pas bien. Ok, merci.
- Speaker #0
Depuis quand c'est arrivé cet attrait pour le survivalisme, le prepping et tout ?
- Speaker #1
C'est arrivé cet attrait... Je préfère le mot préparation, donc prepping. C'est un sujet auquel j'ai réfléchi depuis que je suis père de famille essentiellement. Et j'ai pu le mettre en pratique depuis que j'ai la chance d'avoir une maison individuelle. Donc on va dire que ça fait trois ans. Alors si tu me permets, si je peux revenir sur le terme survivalisme, si c'est possible. C'est vrai que c'est un truc qui est devenu assez péjoratif, et qui est en France en tout cas, qui est très connoté. théorie du complot. Les anglo-saxons, eux, effectivement, ils utilisent aussi le terme « prepper » , et ça correspond un peu plus à ma démarche. Alors je ne sais pas s'il y a un terme équivalent en français.
- Speaker #0
Moi, je n'ai pas forcément de soucis avec ça. Une petite parenthèse pour les gens qui nous écoutent. Oui, il y a de l'écho tous les deux dans le casque audio. C'est vraiment pas mieux le son ? ok d'accord parfois petite parenthèse ce que les sujets qu'on nous allons entamer ici ne correspondent que à joseph c'est ça va être sa préparation ses mots il n'y a pas de comment dire ça le regard de lui et nous ne sommes personne entre guillemets une seule personne Donc du coup, ce que Joseph pensait de bien pour lui, ou utiliser les termes qu'il veut, c'est ça le regard de lui. Tout ça pour dire quoi ? Tout ça pour dire que... Oui, alors ça fait quelques années que tu es intéressé au prepping, il y a Odin qui disait, un prévoyant, ça te qualifierait plus ce terme là ?
- Speaker #1
Je trouve que le mot survivalisme est un peu connoté en France. Pour la majorité des Français, c'est un mec qui est dans son bunker. Il attend l'apocalypse avec ses stocks de bouffe et son fusil à pompe. On demande à quelqu'un qui n'est pas vraiment dans nos milieux. C'est vraiment un petit peu cette connotation-là. Alors pour moi, la préparation telle que je la conçois, c'est quelqu'un qui a une démarche rationnelle par rapport à des risques et qui se prépare aux éventualités. Par exemple, nos grands-parents qui ont connu la guerre, pour moi, c'était des prépares. Il n'y avait pas de mots à l'époque parce que c'était normal de se préparer. Je pense que c'est important de faire la distinction parce que j'essaie d'avoir une approche qui est positive et optimiste. C'est-à-dire que c'est une démarche de préparation plutôt qu'une démarche de survie. On n'est pas la première génération. dans le monde ou en France, à faire face à des temps difficiles, ou au moins à des temps difficiles qui risquent d'arriver. Alors je pense que comme nos anciens avant nous, il faut que nous soyons préparés et que nous soyons unis.
- Speaker #0
D'accord. Tu as des souvenirs, toi, de tes grands-parents ?
- Speaker #1
On a tous des grands-parents qui ont connu la guerre, qui se cachaient dans l'encadrement des portes pendant les bombardements, qui avaient des tickets de rationnement. Mais c'était le quotidien. En fait, la vie normale, c'est ça. On dit rupture de normalité, mais en réalité, la normalité telle qu'on la connaît depuis quelques décennies. Ce n'est pas vraiment la normalité au niveau de l'histoire un peu plus longue. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Ça, on va y revenir. Ok, ok. Alors, est-ce que le son est...
- Speaker #2
Ouais, on va enchaîner.
- Speaker #0
Je pense que... Est-ce que tu peux nous parler de ton environnement ?
- Speaker #1
Alors, c'est simple. J'habite dans une petite ville de 5000 habitants, dans une maison individuelle, dans le sud de la France. Voilà. Tu veux je peux te dire qu'est-ce qui m'a poussé à me lancer dans le survivalisme ?
- Speaker #0
Ah bah oui, effectivement.
- Speaker #1
Alors bah, je pense qu'il y en a beaucoup qui vont se retrouver dans ce que je vais dire. Alors déjà, je me suis beaucoup intéressé à l'histoire contemporaine et puis un petit peu avant. Et moi, j'ai toujours su que tout peut basculer. C'est une évidence. Par exemple, j'ai un ami qui est né au Liban et il m'a raconté comment en quelques jours, tu as les banques qui peuvent fermer, vos comptes en banque disparaissent. Vous avez 10 000, 20 000 euros sur un compte, c'est bien, il n'y a plus de compte. J'ai vu, comme nous tous à la télé, la crise économique en Grèce, à Chypre. On a eu le Covid quand même, qui était pour moi un facteur marquant. Les gilets jaunes, les émeutes. Donc moi, je suis quelqu'un qui fait beaucoup confiance à son intuition. Et mon intuition, elle me dit, vas-y, prépare-toi. Et c'est vrai que je ne comprends pas qu'il y ait un si grand nombre de gens qui passent semblant de ne pas voir venir ce qui arrive. Je ne pense pas que l'État va pouvoir tous, ou vouloir tous, nous protéger. Et même, je pense un petit peu le contraire. Alors là, on va dire, certains d'entre vous vont dire, le mec, il est parano. Et aussi, sur un plan philosophique, j'aime pas l'idée de m'en remettre aux autres pour me protéger, et surtout pour protéger ma famille. Récemment, je voyais des parents des victimes du Bataclan essayer de rencontrer des terroristes pour essayer de les comprendre. je voyais des gens faire des marches blanches avec des bougies et ce genre de truc moi ça me met en colère alors pour résumer je pense que chacun est maître de son destin et que c'est un devoir pour un homme un père de famille de faire tout ce qui est en son pouvoir pour veiller sur les siens ses parents ses enfants et un peu le cercle un peu plus élargi derrière Et je pense que si malgré tout il arrive à un malheur, la réalisation de la justice, pour moi, elle fait aussi partie du devoir.
- Speaker #0
Mais là, tu me dis que tu as 46 ans. Comment ça se fait que tu as mis, entre guillemets, autant de temps à franchir le cap ?
- Speaker #1
Alors, je me suis intéressé au survivalisme finalement assez récemment, mais par contre, la conscience des risques qui sont liés à notre société moderne, je l'ai eu avant. Maintenant, c'est vrai que quand on a des enfants, on change vraiment de perspective sur la vie. On ressent quelque chose qu'on ne perçoit pas forcément quand on vit pour soi. Quand on vit pour soi, on pense qu'il suffit d'avoir une arme à feu et puis c'est bon, il y a un problème, on s'échappe. Mais quand on a des gens avec nous, imagine tu dois évacuer ta maison ou tu as une inondation, tu ne vas pas partir tout seul avec ta hain et ton couteau.
- Speaker #0
Ça c'est un sujet que j'aimerais bien parler avec toi. Pour avoir entamé un peu le sujet en off, je trouve que tu as une certaine cohérence dans ta préparation. Et je pense que l'intérêt pour nous, ce serait d'ouvrir les esprits, si on a le temps, en fin d'interview, et d'expliquer un peu ta démarche de cohérence.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Quelque chose qui m'intéresse. Outre l'aspect matériel, je pense qu'il y a un aspect un peu plus philosophique à aborder et ça serait très intéressant. Quel scénario considères-tu comme plus probable ? Coupure d'électricité. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
Alors, très très probable. Alors, d'après les retours que j'ai pu avoir, notamment d'après mon ami qui est libanais, c'est... souvent l'élément déclencheur en gros coupure de courant et ensuite le reste suit pour lui c'est vraiment l'élément ça peut commencer par une coupure de courant et on a vu en espagne voilà ça commence comme ça donc c'est arrivé chez moi il n'y a pas très longtemps pendant une petite journée on va dire donc en espagne et là c'était je crois que c'était plusieurs jours j'ai écouté le témoignage sur la chaîne Et vraiment, ça fait froid dans le dos parce qu'on voit que l'enchaînement des choses ensuite, ça peut aller vite. Ça fait vraiment peur. Alors en France, l'hiver dernier, le gouvernement n'était pas trop sûr de pouvoir maintenir la production parce qu'il y avait des réacteurs qui étaient en maintenance. Moi, je me dis, il suffit d'un sabotage en plein hiver, c'est le pays qui s'arrête. Et là, c'est le chaos. Et alors, une petite anecdote, parce que j'aime bien les petites anecdotes. Dans mon quartier, il y a quelques années, il y a eu une coupure d'électricité en plein hiver. Ça a duré, je crois, trois jours. Enfin, c'était une grosse coupure. Et bien, les voisins, ils avaient tellement froid. C'était un hiver qui était un peu rude. Ils ont rentré leur barbecue pour se chauffer à l'intérieur de la maison. Et voilà, vous imaginez très bien ce qui a pu se passer. Ils ont tous été intoxiqués au CO. Ils ont failli y rester. C'était une situation très grave. Et la morale de cette histoire, c'est que quand on a un minimum préparé, on évite de faire des bêtises.
- Speaker #0
Oui, ils ont fait partie du problème plutôt que de faire partie de la solution.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Ok. Tout ce qui est crise économique ?
- Speaker #1
Là, j'allais dire très probable aussi. Il y a tous les indicateurs qui sont rouges. Et en plus, ce n'est même pas moi qui le dis, c'était F1. Alors, quand tu as un pays qui a plus de 3 000 milliards de dettes, qui produit quasiment plus rien, à part des taxes, on produit plein de taxes, il faut s'attendre à ce que la pyramide de Ponzi, à un moment, elle s'effondre. C'est logique. La seule question, c'est quand ? Alors, on sait que c'est bientôt, mais on ne sait pas quand. Alors, petit aparté à ce sujet, moi, je conseille à ceux qui nous écoutent d'avoir une petite somme d'argent liquide planquée chez eux, parce que ça, je pense que quand les banques sont fermées... super important, et je pense que la valeur refuge ultime, c'est l'or. J'ai un ami qui m'avait conseillé d'acheter de l'or, si possible de ne pas l'acheter en France, parce qu'en France, on est limité à des paiements liquides à 1000 euros, donc on peut prendre à acheter beaucoup à la fois. Après, c'est déclaré, enfin, voilà, on sait qu'on en a acheté. Je ne l'ai pas fait. parce que c'était compliqué pour moi, je ne l'ai pas fait. Et quand j'ai vu quelques semaines après les cours qui ont flambé, j'ai compris qu'il avait vraiment raison. Donc Dom, si tu m'entends, maintenant j'ai compris.
- Speaker #0
Oui, après, c'est un sujet qu'on va aussi aborder. Du coup, pour tout ce qui est catastrophe naturelle.
- Speaker #1
Depuis que le monde existe, des catastrophes naturelles, ça existe évidemment. Dans le sud, nous, on est sur une zone qui est une zone sismique. On n'a jamais eu de... Enfin, il ne me semble pas qu'on ait eu récemment de gros tremblements de terre, mais ça pourrait arriver. Si on rajoute à ça une catastrophe sanitaire, une qui soit fabriquée ou alors une qui soit réelle, on ne sait pas, quand on voit l'état des organisations du pays, l'état des hôpitaux, de la santé, le manque de médecins, etc., Je pense que pendant un moment, il faudra se démerder tout seul s'il y a un truc grave.
- Speaker #0
Un peu du type Katrina comme aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Mais ça serait une catastrophe. Parce qu'on est habitué à dépendre de l'État. Parce que quand il y a un petit truc, il y a les services de secours, c'est sûr. Mais quand il y a une grosse catastrophe, est-ce qu'il y a assez de gendarmes ? Est-ce qu'il y a assez de pompiers ? Est-ce que les mecs vont décider d'aller sauver des gens alors qu'ils vont aller sauver leur famille ? Ils vont commencer par leur famille. Moi, ça aussi, ça me fait peur.
- Speaker #0
Il faudrait un sacré truc pour que... En France, on est assez péchés au niveau du... Ce qui est secours pour la victime et tout ça.
- Speaker #1
On est bons, mais la France des années 70, 80, 90, ce n'est pas celle des années 2000, 2020. Il faut oublier qu'on a vécu dans un pays merveilleux qui fabriquait des TGV, des centrales nucléaires, des Minitel, des fusées Ariane, etc. Ça, il faut l'oublier. C'est fini, ça.
- Speaker #0
Des centrales nucléaires.
- Speaker #1
On a vendu les turbines aux Américains et ils nous les ont revendues plus cher.
- Speaker #0
Ils sont malins, ces Américains. Alors, tout ce qui est troubles sociaux.
- Speaker #1
Alors là, c'est pareil. Presque la réponse est dans la question. On a eu récemment les Gilets jaunes. Après, on a eu des émeutes suite à la mort de Naël, avec des milliards d'euros de casse dans tout le pays. Des mecs qui ont balancé des bagnoles en feu dans les baraques des élus. Des trucs super graves. On n'évoque pas aussi un truc. C'est la conjonction de plusieurs événements. Imagine, tu as eu des émeutes de type Gilets jaunes. par-dessus ça, t'as des attentats ou des émeutes dans les cités. Ou alors, t'as une catastrophe naturelle, et puis t'as des gens qui en profitent en même temps pour se soulever, pour aller piller. Ce qui arrive immanquablement. S'il y a des grosses catastrophes, les mecs qui descendent, ils vont piller les baraques. Donc, ce qui fait tenir cette poudrière qu'on appelle la France, c'est le modèle social qui est relativement protecteur. Le chômage, les allocations et tout ça. Et si demain, il n'y a plus d'argent ? En fait, je dis si demain, il n'y a plus d'argent. Il n'y a plus d'argent. Si l'argent magique, il n'est plus emprunté, parce que l'État est défaillant, donc que les banques, elles disent, bon, maintenant, c'est bon, on arrête d'arroser tout le monde, vous n'avez plus de pognon, et on ne vous en prête plus. Là, il y a tout qui peut exploser. Et là, il y a encore des gens qui vont se faire éborner à coup de flashball. Ouais.
- Speaker #0
OK. Du coup, ton entourage ? Qu'est-ce qu'ils en pensent de ta réflexion ? Est-ce que tu partages ton point de vue avec ton entourage ?
- Speaker #1
Je dis évidemment parce que pour moi, ça coule de source. Mon entourage direct, oui. Dans mon groupe d'amis, on partage tous le même constat depuis des années. C'est normal parce qu'on choisit en général des gens qui nous ressemblent pour être nos amis. C'est un peu comme dans YouTube, tu sais, tu as les suggestions YouTube, tu as un algorithme. Et moi, mon algorithme YouTube, il me présente, bref, l'effondrement, des fois des chaînes sur les armes, sur les bunkers. On dirait qu'il me connaît mieux que je me connais moi-même, tu vois. Et bien, l'algorithme de la vie m'a proposé des gens qui pensent qu'on va dans le mur et qu'il faut se préparer. Alors, mes parents, je pense qu'ils sont assez d'accord avec ça aussi. Il faut savoir que mon père a grandi dans un pays en pleine guerre civile, donc il connaît le sujet. Et niveau débrouille, il touche vraiment sa bille. Par contre, si j'élargis un petit peu à ma famille plus éloignée, on a des gens, on va appeler ça peut-être des petits bourgeois, qui doivent me prendre pour un extrémiste. Et eux, ils en sont restés la lutte des classes, le capital. Et en gros, pour eux, on prend l'argent de 4 milliardaires et tous les problèmes sont réglés en claquant des doigts. Et personne ne leur a dit que de toute façon, si tu veux de l'argent à partager, il faut qu'il y ait de la création de richesse. Donc, il faut des industries. Donc, il faut quand même des mecs qui fassent tourner des industries. Quand il n'y a plus rien, il n'y a plus rien à partager. Même leur modèle, il ne fonctionne plus.
- Speaker #2
Ok. Bon, là, on va rentrer dans le vif du sujet. Ton stock alimentaire. Est-ce que tu peux nous parler de comment tu as programmé ton stock alimentaire ?
- Speaker #1
Alors, pour moi, et j'y reviendrai souvent, je pense, dans cet entretien, l'important, c'est d'avoir une approche qui tienne compte du contexte, de l'évaluation du risque et de rester équilibré. Alors, j'ai réfléchi un peu au sujet et j'en suis arrivé à la conclusion qu'on va dire trois semaines, un mois d'autonomie, un peu pour tout, pas que pour la nourriture, c'est un bon départ en cas de rupture de normalité. Le temps qu'une situation de crise se stabilise, par exemple, au mois, voilà, trois semaines, un mois. Ensuite, je pense que de toute façon, passé cette période-là, il faut mettre une vraie organisation collective en place. Et ça, c'est un truc que je vais essayer de travailler avec mes amis. Alors, je peux te dire ce que j'ai mis en place pour la nourriture, si tu veux ?
- Speaker #0
Vas-y, ouais.
- Speaker #1
Alors, je pense que je vais quand même en faire bondir ceux qui sont le plus expérimentés, parce que j'étais au début de ma réflexion sur le sujet, en tout cas de mon action sur le sujet. J'ai maté quelques vidéos YouTube. Et qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis allé chez Lidl. Et je me suis dit, bon, qu'est-ce que je vais acheter pour tenir avec la famille pendant trois semaines ? Alors, j'ai un peu pioché dans les rayons, tu vois, ah ben ça, il me faut ci, il me faut ça. Alors, tu vois, le truc, riz, macaroni, boîte de thon, boîte de sardines, fruits au sirop, de l'huile du sucre, enfin, le truc un peu classique, une centaine d'euros, un peu plus de budget. Et je me suis dit, voilà, les dates d'opérations, mettons, c'est un an, on va partir du principe que deux ans, ça tient. et j'ai prévu de prélever régulièrement dedans et si j'ai une gastro, ben voilà, c'est que j'ai trop tardé pour faire le roulement. Alors, un truc, c'est que ce qu'il faut éviter pour moi, c'est les bocaux maison s'ils ne sont pas faits dans les règles de l'art parce que, aussi bien dans les trucs maison et ça peut arriver aussi dans les boîtes industrielles, c'est le botulisme. Ça, c'est un truc, tu ne fais pas attention quand tu ouvres ta boîte à l'odeur, au son, ça peut te tuer très très vite.
- Speaker #0
Ou l'enveloppement aussi, peut-être.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, ouais. Si t'as un doute... si vous avez un doute, ceux qui nous écoutent, ne vous touchez pas parce que c'est rapide, là vous êtes claqué en quelques jours donc j'ai aussi un petit potager qui permet d'avoir quelques légumes alors ce qu'il faut comprendre c'est que beaucoup de citadins comme moi quand je suis arrivé à la campagne je me suis dit voilà j'ai un petit bout de terre alors c'est ridicule, c'est une petite surface et il y en a qui pensent, ils disent ouais on va être en autonomie totale quoi, on arrive on a un hectare on va être en autonomie et en fait Merci. Les gens ne comprennent pas que, déjà, ta petite production de salade, en général, c'est les escargots qui la bouffent. Donc, à moins que tu aimes bien bouffer des escargots, tu ne vas pas en vivre. Et que, pour pouvoir être en autonomie avec des plantations, ça s'appelle une exploitation agricole. Il faut un savoir-faire, il faut quand même un budget, il faut beaucoup de surface, c'est un travail énorme. Et comme nous, on vient de la ville, en fait, on ne connaît pas ça. On ne sait pas qu'agriculteur, c'est un métier, en fait. Voilà, et moi j'ai des cas où des mecs, ils imaginent des trucs de fous, alors qu'en fait c'est difficile de produire. Alors pour moi, maintenant que j'ai compris ça, le botager c'est un moyen de se rapprocher de la terre. C'est pas vraiment pour la production, c'est vraiment, ce qu'on disait tout à l'heure, c'est une démarche qui est plus proche du réel en fait.
- Speaker #0
Ok, oui oui, il y a beaucoup de personnes qui... pensent être en autonomie totale mais c'est un truc assez compliqué. Mais j'aime bien ce que tu viens de dire, le fait de se rapprocher des choses réelles et tout ça, c'est un truc qui me parle parce que, bon, c'est mon interview, mais moi personnellement, je suis aussi en quête de, comment dire, d'authenticité, on va dire, de revenir aux choses concrètes de la vie. Moi,
- Speaker #1
je dirais que c'est la quête du sens, en fait. C'est-à-dire que c'est difficile de trouver un sens à ta vie quand tu t'es coupé de la Terre. La Terre, c'est ce qui nous fait naître, c'est ce qui nous fait vivre. Tu te coupes de ça, comment tu trouves un sens à ta vie ?
- Speaker #0
Effectivement. Pourquoi avoir choisi ce type de produit plutôt qu'un autre ?
- Speaker #1
Alors, quand j'ai commencé à m'intéresser... À la nourriture, j'ai regardé les rations spécialisées, tu sais, les trucs genre ReadyWise, qui sont déjà dans des boîtes prêtes, avec un stockage de 15 ans, en emballage et tout ça. Et tu peux avoir une variété de repas avec ces trucs-là. Tu commandes et puis ça arrive chez toi. Et pour moi, déjà, le gros point négatif, c'est que ça coûte un bras. Et je pense que c'est un truc, si tu es riche, tu peux te permettre de claquer des milliers d'euros dans un stock de boîtes toutes prêtes. Pourquoi pas ? C'est ce qu'on voit dans les bunkers US, en fait. Oui.
- Speaker #0
J'ai l'impression que c'est plus, ils se préparent à quelque chose sans vraiment en faire leur mode de vie, sans vraiment vouloir bousculer leur mode de vie. C'est la société de consommateurs.
- Speaker #1
Les Américains sont des consommateurs, donc eux, tu leur vends des trucs, des bunkers clés en main, tout près. Ils arrivent, les bunkers, je ne sais pas si tu as vu, c'est des modules préfabriqués. Ils creusent un gros trou et puis ils mettent des modules qui sont déjà tout près, ils les connectent ensemble. Il y a des camions qui arrivent avec des palettes de bouffe ReadyWise. Ils ont des équipements qui sont magnifiques, mais c'est du clé en main. C'est vraiment le truc à l'américaine. Moi, ce n'est pas mon délire. Ce qui m'intéresse, c'est aussi la démarche.
- Speaker #0
La quantité. Comment tu as défini la quantité qu'il te fallait ?
- Speaker #1
Alors là, j'ai été un mauvais élève parce qu'en fait, après coup, quand je réfléchis, il aurait vraiment fallu que je calcule les apports énergétiques pour toute la famille. On est quatre, deux adultes, deux enfants. Et après, on peut étendre aux parents. Et il aurait fallu que je travaille sur des menus parce qu'effectivement, tu ne peux pas bouffer des boîtes de sardines tous les jours. T'imagines le moral, tu es en situation de crise et en plus, tu te tapes une bouffe dégueulasse et puis tu fais toujours la même chose. logiquement il y a vraiment un vrai travail à faire sur la constitution des menus et ça il faut le faire avant d'acheter la nourriture et moi j'ai fait une évaluation grossière bon on va dire que c'était le début de la démarche ce qui serait intéressant ça serait de convaincre mes proches de faire un essai on prend le stock on dit trois semaines et on bouffe ça mais tu vois je pense que ma femme elle sera pas d'accord
- Speaker #2
Faut chier les femmes
- Speaker #0
tu te sentirais de le faire toi ?
- Speaker #1
je te sentirais de dire à tes enfants bon bah là pendant 3 semaines je le ferais pas sans leur adhésion et je vais pas les forcer tu vois mais je trouve que ça serait intéressant en fait mais il faut que de toute façon sur une préparation il faut arriver à faire adhérer toute la famille parce que ça concerne tout le monde
- Speaker #0
Petite question, je sais comment tu abordes ce genre de comment tu aborderais là tu te dis demain on va tester ça, comment tu aborderais ça avec tes enfants ?
- Speaker #1
Comme un jeu moi je crois qu'on arrive avec le jeu, les enfants ça fonctionne beaucoup par jeu de toute façon, donc en fait si t'arrives à leur rendre un truc ludique ils te suivraient jusqu'au bout du monde
- Speaker #2
Ok, bon On va passer sur l'eau. Alors, comment stockes-tu l'eau ?
- Speaker #1
Alors, le stockage de l'eau, déjà, l'eau, pour moi, c'est presque le truc que je mettrais en premier. L'être humain, on est d'accord, on a besoin d'air. Si on n'a pas d'air pendant une minute ou deux, sauf si on est un champion, on ne survit pas. Si on n'a pas d'eau, on ne tient pas longtemps non plus.
- Speaker #0
la bouffe on peut tenir trois semaines à peu près ça dépend des gens mais l'eau sans on tient pas longtemps alors moi je tiens à ouais ça fait le test de pas boire pendant dix jours non non non mais tu parles tu parlais de la bouffe moi je te dis D'accord je vois ce que tu veux dire alors
- Speaker #1
moi depuis que je vis ici on a souvent des grosses averses et le système de d'assainissement de l'eau ici il marche pas pas très bien donc l'eau elle est plus consommable et on reçoit tout de suite des SMS, voilà, vous ne pouvez plus la boire. Donc, ils nous distribuent des packs d'eau, etc. Et donc, on a des packs d'eau pour qu'après chaque grosse averse, pendant 2-3 jours, on boit des packs d'eau. Alors, moi, j'avais calculé qu'il fallait, grosso modo, juste pour l'eau potable, un pack par jour.
- Speaker #0
et donc il me semblait raisonnable de dire moi je vais prendre une semaine d'eau donc 7 packs pour une semaine mais je pense qu'il faut stocker plus qu'une semaine et je pense que pour moi dans mon optique j'ai tout mis à 3 semaines pour la bouffe, pour l'eau et ça prend beaucoup d'espace donc ce que j'ai fait c'est que en préparant cette interview je me suis dit je vais me prendre un filtre et je me suis pris un filtre à gravité que je vais utiliser tous les jours du coup ... qui peut filtrer l'eau de la rivière à côté, qui peut filtrer l'eau de pluie. Et ça, c'est un premier truc. Ensuite, j'ai la chance d'avoir une petite piscine. Donc, je me suis dit, pourquoi je n'utiliserais pas l'eau de ma piscine ? Alors, comme c'est une piscine au sel et que j'ai un peu étudié le truc, là, il va falloir un filtre qui s'appelle un filtre d'osmose inverse. Et j'en ai un, d'ailleurs, ça tombe bien. J'en avais un avant. Et ça, ça peut vraiment filtrer tout. Par contre, ça filtre même les salles minéraux, ce qui n'est pas très bon. Donc, il va falloir que je teste tout ça. Et en termes de volume, du coup, j'ai 40 mètres cubes qu'il faudrait filtrer pour pouvoir les consommer. Mais je peux les utiliser pour l'hygiène déjà.
- Speaker #1
Ce qui est déjà une bonne chose. Allô ?
- Speaker #0
Oui ?
- Speaker #1
Oui, tu m'entends. J'utilisais ce qui est déjà une bonne chose.
- Speaker #0
Ah bah oui, 40 mètres cubes, c'est pas mal. Alors, ce que je pense, c'est que... Je vais essayer de ne pas être trop vulgaire. On ne se lave pas les fesses avec de l'eau potable. Quand on est en situation de crise, je te garantis que l'eau potable, c'est un bien précieux. Donc, si tu dois te laver, tu te laves aux gants, tu sais, à l'ancienne, avec un gant de toilette et puis ton eau potable, c'est vraiment un trésor.
- Speaker #2
Et ce que j'ai à dire en temps normal ? qu'est-ce que tu mettrais en place justement pour gagner en résilience entre guillemets au niveau de la flotte ? Quelle est ta prochaine étape pour pouvoir vivre tous les jours avec ?
- Speaker #0
Déjà je pense que l'achat du filtre déjà c'est un truc qui va me permettre maintenant de filtrer mon eau de manière systématique. Voilà, parce que je pense que le sens de ta question, c'est est-ce que tu vas mettre en place un truc uniquement au cas où il y a l'apocalypse, ou est-ce que ce que tu mets en place, tu le penses pour pouvoir changer ta façon de vivre tous les jours ? C'est vrai,
- Speaker #2
c'est mieux dit. Voilà,
- Speaker #0
et effectivement, dans tous les choix que j'ai fait aussi au niveau électricité, après on va y venir, je fais en sorte effectivement de plutôt changer ma façon de vivre pour l'adapter à une meilleure résilience. Plus que d'acheter des gadgets que je vais foutre dans un tiroir et puis le jour où il y a un problème, je ne saurais même pas comment ça marche, je vais les sortir et je vais essayer de me démerder avec. Donc effectivement, moi je suis plus dans un truc où il faut utiliser le matériel qu'on achète déjà.
- Speaker #2
Bien sûr. Oui, on voit beaucoup de monde, j'en vois trop même dans mes proches, des gens qui achètent au cas où, mais au moment venu qui se disent « Merde, comment ça fonctionne ? » Merci.
- Speaker #0
Je pense que pour l'eau, récupération de l'eau de pluie, les eaux pluviales dans les gouttières, ça c'est un bon truc pour quelqu'un qui n'a peut-être pas la piscine. Le filtre berquet, je vois en commentaire, c'est le truc que j'ai acheté. Je pense que ça c'est bien. Et c'est bien en fait de filtrer parce qu'il y a tellement de micro-plastique et de cochonneries dans l'eau courante que finalement, est-ce que ce n'est pas bien déjà de commencer par la filtrer tous les jours ? Et ça ne coûte pas. Alors en termes de budget, ça ne coûte pas. pas si cher que ça un filtre on va dire un clone berqué c'est dans les 150 euros par là et un filtre osmose inversée c'est pareil pour vraiment l'osmose inverse c'est de la filtration hardcore quoi donc là normalement tu filtres vraiment tout et t'as des filtres après tu peux mettre ça aussi sous ton évier des trucs un peu plus voilà mais là ça commence à coûter plus cher à partir du moment où tu veux une solution vraiment bon chacun fait en fonction de ses moyens et en fonction de ce qu'il veut l'important c'est de savoir qui a un risque.
- Speaker #2
Ok, ok, ok. On va passer sur l'énergie et ton autonomie en énergie. Est-ce que tu peux nous parler des énergies alternatives que tu as mises en place ?
- Speaker #0
Alors, ça c'est un sujet que j'ai travaillé plus cette année, l'électricité. Enfin, pas que l'électricité en fait, le chauffage, l'électricité. Quand je suis rentré dans cette maison, La première chose que j'ai fait, c'est que j'avais du chauffage climatisation et un poêle à gaz. J'ai tout viré et je me suis dit que je me prends un poêle à bois. Alors pourquoi un poêle à bois ? Parce que c'est vrai que le chauffage, c'est un des postes avec l'eau chaude qui consomme le plus d'électricité. Et s'il y a une coupure électrique, par exemple en hiver, mettons, il y a beaucoup de gens qui ont investi parce qu'à la télé, on leur disait prenez des poêles à pellettes. Les gens sont un peu des moutons. Tout le monde achète des poêles à pellettes. Et après seulement, on leur a expliqué, ouais, mais en fait, ton poêle à pellettes, si tu as une coupure d'électricité, il ne marche plus. Donc c'est bien, je me chauffe avec des pellettes, mais je suis obligé d'avoir quand même une batterie pour au cas où il n'y a plus d'électricité. Donc pour moi, ça, c'était une mauvaise solution. et du coup j'ai pris un poil à moi
- Speaker #2
Le pelé, il ne pousse pas trop à réserve.
- Speaker #0
Exactement, tu peux peut-être essayer de le fabriquer, mais c'est chiant. Pour moi, le poêle, il doit être dimensionné correctement, pas trop gros parce que sinon, tu vas consommer beaucoup de bois, tu auras un mauvais rendement si tu baisses le tirage et en fait, ça ne sera pas adapté ou tu vas crever de chaud tout le temps. C'est l'enfer, un poêle trop puissant. Il ne faut pas qu'il soit trop petit, évidemment. Il faut vraiment bien choisir son type de poêle en fonction de sa surface. Et moi ce que j'ai fait, alors je me suis mis en mode système D, j'ai pris une promo chez Brico Marché à 500 balles, je l'ai installé moi-même en faisant quand même attention à ce que je faisais, parce que c'est pas un jeu, et j'en suis très content, donc ça m'a pas coûté très cher. Pour ce qui est du bois, il faut qu'il soit évidemment, je dis des trucs que tout le monde sait, il faut qu'il soit sec et de bonne qualité, peut-être on évite les résineux parce que ça peut éventuellement encrasser, etc. Comme le climat il est assez doux dans le sud, je passe pas énormément de ster. Il doit retourner à 4 ster par hiver. Et j'ai la chance d'avoir un papa qui récupère du bois chez des gens qui n'en veulent pas. Parce qu'il y a plein de gens qui ont des arbres. Il y a un coup de vent, l'arbre tombe, le bois, ils n'en ont rien à faire. Et donc, comme c'est un boulot quand même d'habiter un arbre, le transporter, le fendre, etc. Les gens, ils s'en foutent. Ils disent, prenez-le, barrez-vous. Et donc, pour l'instant, j'ai la chance d'avoir eu du bois gratuitement. et aussi un autre avantage en cas de situation on va dire critique c'est que du bois il y en a partout T'as pas forcément le droit d'aller chercher où tu veux, mais en cas de gros pépins, du bois t'en trouve. En plus de ça, j'ai du butane, des bouteilles de gaz. Ça c'est un truc, c'est pareil, c'est pas pour ce que ça coûte. Si vous avez la place, achetez quelques bouteilles de gaz, ça sert. Avec un poêle qui peut venir en secours, pour chauffer de manière urgente, j'ai pas de bois. Et pour de la cuisson. Après, j'ai détaillé la partie chauffage. parce que c'est vrai que c'est un gros consommateur d'électricité. Et pour ce qui est de l'électricité, ce que j'ai fait, c'est que je suis parti sur une installation, on va dire hybride, entre du solaire on-grid, donc sur réseau EDF, et off-grid, ça veut dire hors réseau. Ça veut dire que quand moi j'ai voulu m'équiper, je ne me suis pas équipé en me disant je vais mettre des panneaux solaires et je vais revendre de l'électricité à EDF. Ça en fait, je m'en tape. Je voulais une installation qui soit axée sur du secours, en cas de problème en gros, mais je ne voulais pas non plus que mes panneaux solaires soient là, ils décorent le jardin et qu'ils ne servent à rien. Donc ce que j'ai fait, c'est que j'ai une installation qui se compose de deux gros panneaux, c'est un kit plug-in, c'est le genre de kit que vous achetez, tout compris avec l'onduleur et tout, vous le branchez sur une prise, il faut que ce soit une prise qui soit bien dimensionnée, et ça injecte l'électricité dans votre baraque. Donc j'ai 1 kW, ce n'est pas beaucoup. j'ai un petit panneau supplémentaire de 200 watts pour maintenir en charge ma batterie pour qu'elle soit toujours chargée parce qu'elle se décharge toute seule un petit peu quand même et en batterie j'ai une batterie en réco flow de 1 kilowatt et d'après mes calculs en fait c'est pas suffisant il faudrait que je l'étende à 2 kilowatts mais on peut on peut les chaîner en fait on peut en acheter plusieurs et les brancher les unes derrière les autres en plus de ça j'ai un groupe électrogène de 2 kilowatts je crois qu'on m'a prêté Pour être en secours du solaire, s'il n'y a pas de soleil, c'est bien d'avoir un groupe. Et en tout, le budget pour tout ça, c'était environ 1000 euros. Sachant que je produis quand même de l'électricité, et donc mes panneaux solaires vont me faire économiser un petit peu, ce qui fait que ça va se payer en quelques années, cet investissement.
- Speaker #2
Ça, tu l'utilises au quotidien ? Je veux dire... Est-ce que ça t'aide au quotidien, ça ?
- Speaker #0
Oui. Est-ce que ça m'aide ? Ça réduit un petit peu mes factures, si tu veux. Honnêtement, moi, je l'ai fait pour de la résilience. Alors, si tu veux, je te dis comment j'ai fait l'analyse des besoins. Alors, en fait, normalement, pour ceux qui ne sont pas allergiques au compteur Linky, vous avez une application et vous pouvez voir votre consommation électrique. Voilà. Soit, si vous êtes allergique au conducteur Linkish, et qu'il y en a, vous mettez une sonde dans votre tableau électrique. C'est une pince en permétrique, donc tu as une application et tout. Il y a une marque qui s'appelle Shelly qui fait des trucs comme ça. Ça vous permet d'avoir des graphes pour étudier votre consommation. Ça, c'est la première étape. Il faut d'abord que je sache ce que je consomme avant de dire je vais acheter des trucs. Ensuite, pour la résilience, tu croises ça avec l'analyse de risque en disant est-ce que je pense qu'il peut y avoir une panne de telle durée. Ça te permet d'étudier le truc. Le budget, forcément, il faut que tu aies un budget, ce n'est pas gratuit. Ensuite, tu fais un petit cahier des charges. Mon besoin, c'était ça. Je me suis dit, une coupure électrique courte de quelques heures, j'aimerais bien maintenir un fonctionnement. Ce serait un fonctionnement dégradé. Évidemment, je ne vais pas passer de l'aspirateur, mettre le four et tout, mais je veux pouvoir quand même travailler. Moi, je fais du télétravail, je veux pouvoir travailler. Un deuxième cas, une coupure électrique longue, une journée. Là, je veux pouvoir continuer à fonctionner en fonctionnement dégradé plus. Donc là, je vais faire encore plus attention parce que je vais vouloir tenir une journée. Et après, évidemment, derrière ça, tu as la rupture de la normalité, le truc plus de préparation. Là, ça peut être une semaine. En Espagne, je crois que c'était six jours. Donc là, je me dis, moi, je veux pouvoir assurer le minimum. Alors, le minimum. Alors, quand j'ai étudié ma consommation, je me suis aperçu que ma maison, elle consomme environ 250 watts tout le temps. Le frigo, la vidéosurveillance, la box internet et l'éclairage. Ça ne consomme pas grand-chose maintenant avec les LED. Le gros de ma consommation, en dehors de ça, c'est le ballon d'eau chaude et la clim. Alors, je peux imaginer, avec le groupe électrogène, faire chauffer mon ballon d'eau chaude. Avec de l'essence, je le mets en direct et je le fais chauffer. Je peux, si je veux, avoir une douche chaude de temps en temps, mais je pense que ça ne sera pas souvent, si vraiment il n'y a plus d'électricité du tout. Et le bien, c'est que le ballon de chouette, il stocke l'énergie sous forme de chaleur. C'est comme une grosse batterie, en fait, en réalité. Après, ton truc, s'il est bien isolé et tout, pendant 24 heures ou 48 heures, tu as de l'eau chaude. Donc, c'est comme une batterie. Donc, l'énergie n'est pas perdue. Après, il y a des gros consommateurs ponctuels, les plaques de cuisson, machines à café, le sèche-cheveux. Alors, on peut les utiliser si on a une batterie, mais la batterie, elle a une capacité de sortie limitée. C'est normal. Tu ne peux pas sortir 10 000 watts de ta batterie. Donc, dans le monde réel, ta machine à café, si tu as... pas bien choisi ta batterie, elle peut faire déjoncter ta batterie. Donc il faut que tu choisisses une batterie avec une puissance de sortie qui corresponde à ton besoin en pic. Et donc, même en choisissant le matériel, il faut faire des tests. Alors je te donne un exemple, première coupure électrique, ma femme, premier truc qu'elle fait, boum, je mets la plaque de cuisson à fond. Evidemment, le truc, ça a dépassé 2500 watts, le machin, ça a tout coupé, ça a déjoncté toute la baraque. Donc il y a une petite gymnastique. Quand l'électricité est rare, il faut faire attention à ce qu'on fait, il faut savoir quel appareil je vais brancher avec quel autre, etc. Une fois qu'on a identifié les appareils consommateurs, on décide ce qui est vital et ce qui ne l'est pas, la durée sur laquelle on veut maintenir l'alimentation en cas de coupure. Et je pense qu'on peut oublier l'eau chaude une bonne partie du temps, la clim, alors on n'en parle pas parce que ça pompe, la filtration de la piscine, à discuter, mais c'est des grosses pompes. Pareil, le frigo, tu ne peux pas durer longtemps avec un frigo parce que ça... ça tient pendant 24 heures si ça n'a pas d'électricité, tu laisses fermer, et puis tu ne peux pas l'alimenter si pendant trois semaines tu n'as plus d'électricité. Donc évidemment l'hiver tu peux mettre ta nourriture dehors, tu vois s'il fait froid c'est un frigo naturel. Et alors en ce qui concerne ma solution, en gros qu'est-ce que ça peut faire ? Mes panneaux solaires ils produisent quand je ne suis pas en situation dégradée, donc ils se financent tout seul, j'ai calculé 2-3 ans avec la production. la pompe piscine qui tourne aux heures où il y a du soleil, elle est alimentée par mes panneaux solaires, ça coûte moins cher, donc quelque part ça se finance tout seul. J'ai mis mes panneaux solaires au sol, parce qu'à partir du moment où on met les panneaux à plus d'un mètre quatre-vingt du sol, il faut les déclarer, faire une installation en toiture, il ne faut pas faire n'importe quoi, ça peut prendre feu, etc. Donc moi j'avais de l'espace au sol, j'ai mis les panneaux solaires par terre, sur des supports. ce que je voulais c'est que ces panneaux solaires en cas de problème je puisse les débrancher et les brancher sur ma batterie de secours et avec ça en plus de contribuer à produire de l'électricité que je consomme tous les jours donc je les utilise tous les jours ça me permet de contribuer à ma préparation parce que je peux les utiliser dans le cadre de ma préparation s'il y a une vraie coupure de courant et aussi le fait d'avoir une batterie ça peut être utilisé comme un onduleur c'est à dire que quand il y a des gros orages tu bascules sur ta batterie de ta maison et s'il y a des éclairs il y a des coupures et tout, tu fais pas cramer toute ta baraque et puis t'as... pas de tas à courant qui est stable. Donc par contre, pour faire ça, j'ai dû adapter mon tableau électrique parce que je ne voulais pas des câbles qui se baladent de partout dans la baraque, je trouvais ça dégueulasse, je voulais un truc propre. Donc j'ai mis un switch au niveau de mon tableau électrique et j'ai une arrivée de secours et l'arrivée EDF et je peux basculer de l'un à l'autre. Voilà, et donc en cas de problème, normalement, je peux continuer à avoir de l'éclairage, de la vidéosurveillance, un petit peu d'électricité pour la maison. et puis au bout de quelques jours de toute façon il n'y a plus de télé, il n'y a plus d'internet il n'y a plus rien qui marche, moi j'aurai de l'électricité pour avoir des lampes de poche mes radios, peut-être que si j'ai un Starlink d'ici là j'aurai peut-être un accès à internet si Starlink ça marche et puis je pourrais tenir en mode minimaliste alors juste un dernier truc moi si j'ai un conseil à donner à ceux qui nous écoutent, honnêtement même si vous êtes en appartement, vous êtes en ville achetez une batterie Merci. Pas si cher que ça, il y a des promos et tout. C'est vraiment le truc, ça peut vous sauver la mise. Parce que vous chargez vos lampes, vous chargez vos téléphones, votre box, elle peut continuer à fonctionner pendant quelques temps. Donc franchement, c'est utile.
- Speaker #2
Et puis on imagine aussi pour les secours et tout ça, pour pouvoir appeler les secours au cas où, s'il y en a encore.
- Speaker #0
Bah oui, on met les billes là.
- Speaker #2
Pourquoi cette solution plutôt qu'une autre ?
- Speaker #0
Alors, en fait, quand on étudie le sujet, on s'aperçoit qu'il y a des limitations partout. On pense qu'il suffit d'acheter des panneaux solaires, allez, bim, bam, boum, je les branche sur ma prise électrique et c'est bon, je suis résilient. Mais en fait, ce que les gens ignorent, en tout cas pour la plupart, c'est que les kits solaires plug-in, donc on-grid, sur réseau DF, ils ne marchent que quand il y a du courant. Alors, ça peut être contre-intuitif, mais en gros, tu as des panneaux solaires, tu as une coupure d'électricité, tes panneaux solaires s'arrêtent, ils arrêtent de produire. C'est con, hein ?
- Speaker #2
Je ne l'ai appris que très régulièrement, très récemment.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, une installation réseau, ce n'est pas la même chose qu'une installation autonome. Il y a aussi un truc que j'ai appris récemment, c'est que si tu achètes un groupe électrogène, si tu prends un groupe qui n'est pas un groupe inverter, il y a un onduleur qui fait du courant stable dedans, un groupe de chantier qui n'est pas inverter, ce n'est pas fait pour alimenter des ordinateurs, ce n'est pas fait pour alimenter de l'électronique domestique et tu risques de tout cramer. Et en plus, si vous devez acheter un groupe électrogène, prenez un groupe inverteur. Ça, c'est important. Il faut faire des tests réguliers. Le groupe, c'est comme tout moteur, il faut le démarrer tous les mois. Vous faites un test, vous le démarrez, vous mettez de l'essence. Vous rafraîchissez votre essence régulièrement. Je lis en commentaire qu'il existe des stabilisants. Voilà. Moi, je fais de l'essence, je n'ai pas de stabilisant. Tous les six mois, je fais une rotation. J'ai du diesel et du sans plomb et je fais une rotation. Voilà. Une autre limitation, c'est que la batterie est limitée en entrée solaire. Eh bien, oui, tu as une batterie. Si tu as des panneaux solaires, mais que tu as trop de puissance de panneaux solaires pour l'entrée solaire de ta batterie, ça ne sert à rien. Tu n'utiliseras pas ta puissance. Donc, il faut bien calculer. Elle est limitée en sortie. Donc, effectivement, si tu branches ton ballon d'eau chaude dessus, selon la puissance du ballon d'Oshad peut ne pas fonctionner, elle peut disjoncter. Donc, en gros, pour moi, la batterie, c'est le cœur, pour la résilience, c'est vraiment le cœur de l'installation. Faut pas hésiter à mettre un peu plus d'argent sur la batterie, tu vois, plus que sur les panneaux solaires, même. Alors, après, il y en a qui vont dire, ben ouais, mais moi, je veux une maison autonome, je veux revendre mon électricité à EDF, et je veux aussi être capable de basculer, en cas de panne, que ça bascule. C'est possible, en fait, c'est pas techniquement impossible. Seulement, ... une installation qui est capable de produire tout ce qu'il faut de stocker pour la nuit, etc., c'est des dizaines de milliers d'euros. Si tu veux un système en plus qui soit capable de te débrancher du réseau pour te brancher sur les panneaux et vice-versa, sans qu'il y ait de coupure, etc., ça ne se fait pas tout seul, il faut du matériel. Donc moi, pour moi, ça c'était Horscope. J'adore regarder les belles installations sur les chaînes YouTube des électriciens et tout, il y a des trucs magnifiques. Moi, mon gagné des charges, c'est un truc qui coûte. Pas un pognon de dingue, comme dirait Micron. Je voulais service minimum, rupture de normalité électrique. Je veux avoir un peu d'électricité. J'ai eu l'occasion de tester mon setup en live. Ça fonctionne. Je sais que j'ai besoin d'un peu plus de capacité de batterie, mais déjà, ça va, c'est un début.
- Speaker #2
OK. Comment tu garantis la cohérence entre production... stockage et consommation d'énergie ?
- Speaker #0
Alors c'est un peu tout l'art avec le solaire c'est de... d'utiliser ce que tu produis. Moi, je me suis axé sur de la... On va dire que je voulais être résilient. Donc, en fait, perdre de l'énergie, je ne voulais pas tout perdre. C'est pour ça que j'ai branché mes panneaux à plein temps. Mais ce n'était pas le but vraiment de la démarche. Alors, on revient souvent sur la cohérence. Et c'est vrai que dans toute préparation, c'est vraiment le maître mot. Voilà. Donc, effectivement, si on produit plus d'électricité que ce qu'on consomme, qu'on perde de l'électricité, c'est dommage. Donc moi, le problème, il ne se pose pas parce que comme j'ai une toute petite capacité de production, donc 1 kW, ce n'est pas beaucoup, je la consomme, mon électricité. Et j'ai une petite batterie, donc elle se remplit vite. Mais ce qui est bien, c'est quand on travaille là-dessus, c'est qu'on identifie bien quels sont les postes qui se consomment et ceux qui ne consomment pas beaucoup. Donc on connaît mieux, en fait, son utilisation. Et on réalise aussi à quel point on est dépendant de l'électricité.
- Speaker #2
on n'a pas parlé en détail mais tout ce qui est caméra vidéosurveillance du coup tu me disais ça fonctionne aussi avec oui alors en fait ouais en
- Speaker #0
fait ouais t'as raison tous les sujets sont reliés aborder la sécurité la vidéosurveillance sans Si tu n'as pas fait le job au niveau de l'électricité, c'est dommage parce que si tu as des caméras qui fonctionnent de manière qui ne sont pas autonomes, qui n'ont pas des panneaux solaires et que tu as ton électricité qui est coupée, tu n'as plus de caméra en fait. Donc tous les sujets sont interconnectés. Et j'ai même envie de dire, même si tu as un gros flingue, mais si derrière tu n'as rien à bouffer, à un moment donné, ton gros flingue, tu ne pourras plus le soulever. Donc tout est connecté. Il faut une approche cohérente, que tout fonctionne ensemble.
- Speaker #2
Ok. Tiens, on va aborder un peu le sujet de la sécurité. Sujet que tout le monde attend, je suppose. Quelles sont tes mesures ? Quelles sont les mesures que tu as mises en place ?
- Speaker #0
Alors, il y a la prévention et la dissuasion pour commencer. Je pense que c'est un axe qui est primordial. Quand je suis arrivé dans la maison, j'avais la chance d'avoir déjà une alarme qui était installée. qui est une alarme qui n'est pas connectée. Il n'y a pas les mecs de Vérissure ou de Secteur Alarme qui vont venir arrêter le barbu aux yeux bleus avec sa cagoule. Ça, il n'y a pas chez moi. C'est une alarme sans fil avec des détecteurs de mouvement, un truc classique, avec une sirène qui est en façade, qui est bien visible parce que je pense que c'est bien que ça puisse dissuader. C'est une alarme où on peut configurer des groupes, avoir une pré-alarme, etc. En gros, ce que j'ai fait, c'est que je... je me suis arrangé pour la programmer de façon cohérente, c'est-à-dire pour avoir quelqu'un rentrant dans le jardin, si je l'ai branché, ça va duper à l'intérieur de la maison et je serai averti qu'il y a quelqu'un qui est rentré dans le périmètre. Et ça peut être une solution pour la nuit parce que tu peux avoir envie de déclencher juste une alarme « silencieuse » . Donc la première étape, ça a été de déplacer mes détecteurs, de régler un petit peu cette alarme. Ensuite, j'ai fait ce que tout le monde fait, j'ai mis des éclairages à détection de mouvement un peu partout. Alors ça, ça ne coûte rien et pour moi, c'est vraiment le truc obligatoire. C'est vraiment un truc qui est intéressant à faire. Et la troisième action, ça a été l'équipement caméra de vidéosurveillance. Et là aussi, assez visible à l'entrée parce que souvent, on a des gens qui viennent repérer des baraques et là, ils arrivent, ils voient, il y a l'alarme, il y a des caméras et tout. Ils ont compris que déjà, quand même, le périmètre est surveillé. Et quand il y a un véhicule qui passe devant ma grille ou une personne, j'ai tout de suite la notification sur le téléphone et je suis averti tout de suite.
- Speaker #2
Ah ouais, c'est vrai. Maintenant, elles font… T'as des gens qui vont reculer ou…
- Speaker #0
Ouais, en fait, c'est un chemin privé, si tu veux. Donc, des fois, t'as des gens qui rentrent, qui se baladent. Et maintenant, les caméras, elles sont intelligentes. C'est qu'elles sont capables de te dire, ouais, t'as un mec devant ton portail ou t'as une voiture devant ton portail. elles peuvent reconnaître qu'est-ce qui se passe en fait. Elles commencent à avoir un peu d'intelligence artificielle dedans. Alors, pour les caméras, c'est pareil. C'est un sujet qui peut être, pour les gens qui ne sont pas habitués, qui peut être complexe. Il y a plusieurs types de fonctionnement. Il y a un fonctionnement dans le cloud. Donc, c'est celui-là qui permet en gros d'avoir des notifications sur ton portable parce qu'en gros, elle est connectée à un serveur ailleurs et puis en fait, ça te notifie sur ton téléphone, sur ton iPhone, etc. Alors, le désavantage, c'est qu'avec ce fonctionnement cloud, déjà tes images, elles sont envoyées je ne sais pas où. et je suis sûr que quelque part en Chine t'as des mecs qui se poilent en mettant les caméras de vidéosurveillance des types tu ne sais pas où ça part en fait avec le cloud, alors des fois t'as des trucs où c'est en Europe ou quoi tu maîtrises pas ta donnée et c'est quand même des images qui peuvent être intimes en tout cas t'es chez toi, t'as peut-être pas envie qu'on te mate deuxième problème avec le cloud si t'as pas d'internet pure internet, caméra, adieu, tu ne peux plus t'y connecter si tu n'es pas chez toi. Alors, la plupart des caméras, maintenant, elles ont des slots pour mettre des cartes mémoires dans la caméra qui enregistrent les images dans la caméra. Il se passe un truc, la caméra, quand tu reviens, tu prends la carte mémoire et puis, avec ton appli, tu regardes la vidéo. Mais c'est vrai que si le mec qui rentre, il défonce ta caméra ou il embarque ou il prend la carte, tu as perdu ta vidéo. Ça, c'est peut-être... l'inconvénient de ce fonctionnement-là. Et tu as le troisième fonctionnement, qui peut le plus, peut le moins, les caméras un peu évoluent, elles font tout. Tu as une caméra qui utilise un protocole qui s'appelle le RTSP, et ce qui te permet d'envoyer les images sur un enregistreur, un enregistreur que tu aurais installé chez toi. Moi, c'est la solution que j'ai choisie, j'ai des caméras Reolink, et j'ai un NAS qui enregistre toutes mes caméras, 24h sur 24, Merci. qui stockent les images. C'est quoi ? En général, c'est les petits boîtiers qu'on achète pour stocker ses fichiers. Networks, Access Storage, c'est les disques durs connectés qu'on met chez soi pour stocker ses films, sa musique, ses trucs. Et certains de ces NAS, c'est des petits serveurs qui ont un logiciel qui permet de faire de la vidéosurveillance. Sinon, il y a des boîtiers dédiés qui permettent de faire ça. Alors, moi, mes caméras, elles sont en Wi-Fi. Ce n'est pas forcément la meilleure technologie, mais bon, c'est comme ça. Et l'enregistreur, ça me permet avec une appli et un logiciel de visionner les images quand je veux, mes caméras, de les revisionner. Un peu comme dans les grands magasins, tu sais, quand tu as un mec qui a volé un paquet de dentifrice, il regarde les images. Et du coup, tu vois, tu as le chat du voisin, il vient chier sur tes tomates. Là, tu dis, il y a un truc là, tu regardes les images, tu dis, c'est bien lui, tu vois. Et bah tu vois ça marche pour le chat du voisin et ça marche pour tous les autres genres d'animaux si tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #2
Donc du coup,
- Speaker #0
alors pour revenir sur les notifications instantanées, j'ai une anecdote. Bah une fois je suis en bagnole, je reçois une notification, je m'arrête, je regarde ma caméra et je vois le truc, tu sais le camion de pompier avec la grande échelle devant ma porte quoi. Et là je me dis non c'est pas possible quoi, qu'est-ce qu'il se passe quoi. Tu vois, j'ai commencé à flipper, donc j'appelle ma voisine et tout. En fait, c'est le voisin qui avait foutu le feu. Tu vois, ma maison, ça allait. C'est bien parce que même si vous êtes en vacances, vous pouvez garder un oeil sur votre propriété, sur votre maison. C'est rassurant. Même quand je ne suis pas là, mes camégamins qui sont à la maison, je garde toujours un oeil bienveillant sur ma famille même quand je ne suis pas à la maison. Alors, mon conseil pour les caméras, si vous le pouvez, c'est d'avoir des caméras PoE, c'est-à-dire des caméras qui sont alimentées par le câble, des caméras par câble plutôt que du wifi parce que le wifi ça se brouille des fois t'as la réception qui peut qu'il y ait des perturbations et donc l'image est pas super le fil c'est quand même la base en réseau informatique si tu veux un truc qui marche tu mets un fil donc si vous avez la possibilité de câbler vos caméras faites le et aussi pour l'électricité évidemment qu'il faut des caméras qui ont une électricité qui soit sauvegardée Merci. soit un onduleur si c'est des caméras PEE ou une batterie comme ce que j'ai ou alors il existe des caméras qui sont solaires avec des petits panneaux solaires et la caméra elle a sa batterie son panneau solaire elle le trouve mais j'en ai pas trouvé qui font du RTSP pour les connecter à mon enregistreur et c'est vrai que ça coûte quand même plus cher, voilà, j'en ai une ou deux comme ça avec leur petit panneau solaire ça marche très bien, c'est des caméras mais par contre j'ai pas trouvé des caméras qui peuvent se connecter à mon enregistreur, voilà Merci. Et j'ai une caméra qui est une caméra volante que j'installe en fait, je la déplace dans le jardin et des fois quand il y a un endroit où j'ai un doute sur un truc, il y a une bête qui vient je mets une caméra et je regarde ce qu'il se passe. Comme ça, je... Je pense que la vidéosurveillance c'est à la fois dissuasif et à la fois ça marche plus bien.
- Speaker #2
Attends, là t'es en train de me dire que t'as un drone que tu peux utiliser ?
- Speaker #0
Non, non, c'est une caméra, mais je la balade, je la fixe à un endroit, et puis genre, il passe un truc, comme je couvre pas la totalité du périmètre, parce que j'en ai pas mis 5000 des caméras, d'accord, j'en ai quelques-unes, mais il y en a une, je la bouge. Je vois qu'à un autre endroit dans mon jardin, la nuit, il y a une bestiole qui vient, qui gratte, qui pète une clôture, qui fait un truc. Je la déplace et je la mets. En général, le lendemain, j'ai des images de la bestiole. L'idée, c'est d'être aussi dynamique, de s'adapter aussi au terrain. Si tes caméras sont toujours au même endroit, il se peut que tu aies des blind spots. Il y en a une que je déplace.
- Speaker #1
Ok, ok. Je pense que je vais me lancer une caméra de surveillance chez toi en drone. Ils font le tour de tête, ça va être pas mal.
- Speaker #0
Le drone, c'est génial. Tu as vu, pour la police, pour la guerre, les drones, ça va tout révolutionner.
- Speaker #1
Je pense que c'est déjà le cas. Ok, quel est le point de départ de ta réflexion sur la défense ? La prévention, la dissuasion, la réaction ? Et comment tu t'assures que tes choix restent réalistes et adaptés à ton environnement ?
- Speaker #0
Alors, la défense dans nos milieux, c'est souvent le premier sujet auquel on pense, sur lequel on aime débattre. Et pour moi, c'est quand même un sujet super délicat. Alors, c'est pour ça, j'insiste sur le fait que ça vient après la prévention et la dissuasion. et qu'il ne faut pas avoir la vision hollywoodienne du truc, et plus avec le contexte aux Etats-Unis, parce qu'on n'est pas aux Etats-Unis. En France, on a l'ARPAC, qui est une association qui essaie de faire avancer les choses sur le port d'armes, par exemple. On peut être pour, on peut être contre, tout le monde a le droit d'avoir son avis. Mais pour l'instant, en France, c'est les victimes qui ont moins de droits que les agresseurs en général. tu vois donc Il y a toujours un débat, le létal, le non létal, quel calibre. Ça déchaîne les passions, souvent dans les clubs de tir, on a des débats enflammés là-dessus. Et ça, ça n'aide pas d'avoir une approche qui soit apaisée, équilibrée, réaliste et sûre. Moi, j'essaie d'avoir une approche, c'est pas facile, parce qu'on est des mecs aussi, équilibrée, réaliste et sûre. Donc, déjà pour commencer, il faut être membre d'un club de tir, de balle-trappe ou avoir une carte de chasse. moi je fais du tir et du baltrap j'aimerais beaucoup faire de la chasse j'attends que tu m'invites d'ailleurs parce que je sais que tu es chasseur et avec ça on peut s'équiper légalement alors moi j'ai fait le choix c'est pas un choix qui peut être partagé par tout le monde mais d'être 100% conforme 100% légal et si c'était pas le cas je le dirais pas ici de toute façon mais pour l'instant, après ça peut évoluer mais pour l'instant c'est le cas donc je pense Merci. qu'il faut avoir une doctrine d'emploi. Doctrine, ça veut dire que si tu as un événement inattendu, il faut avoir préparé à l'avance une réponse adaptée en fonction du risque. Comme tout le monde, je réfléchis souvent à ce que je ferais si quelqu'un rentrait chez moi, etc. C'est vrai que comme je suis tireur sportif, j'ai plein de choses à la disposition. Mais aussi, il ne faut pas... perdre de vue que si vous vous équipez, ça peut aussi faire de vous une cible. On a vu qu'il n'y a pas longtemps, il y a les bases de données de la FFTIR qui ont été piratées. Donc bon, demain, ça sera peut-être le SIA. Peut-être que votre arme, elle vous met en danger. Donc, stockage sécurisé, évidemment, fixer les coffres au mur, etc. Ça, vous connaissez la chanson. Et aussi les enfants. Moi, j'ai deux enfants. Est-ce que le fait d'avoir des armes à proximité d'eux, ça les protège ou ça les met en danger ? Voilà, c'est des questions qu'on est obligé de se poser. Est-ce qu'un agresseur qui rentre chez moi sans arme, il va ressortir de chez moi avec des armes ? J'essaie constamment d'évaluer le risque et de m'adapter. Et les règles légales en la matière, elles ne sont pas forcément toutes stupides. Il y en a qui sont très très très stupides, mais elles ne sont pas toutes stupides. Donc si demain je suis réveillé à 4h du matin par un bruit, ce n'est pas à ce moment-là que je vais réfléchir à ce que je fais et dans quel ordre je le fais. Il faut faire des simulations, il faut faire des drills, il faut que ça devienne automatique. Ce que j'ai retenu de la dernière interview sur Discord, par rapport au contexte légal, c'est qu'il ne faut pas aller au contact. Et c'est vrai que je pense que si quelqu'un rentre dans mon jardin, j'allume les lumières, je déclenche l'alarme, j'appelle les flics, je tire un coup de douze en l'air si nécessaire, ça va faire arriver les flics plus vite. Mais pour moi, c'est un conseil. Après, chacun fait comme il veut, mais ne pas aller au contact, ça ne sert à rien. Tant qu'il n'y a pas de danger... On est toujours tenté de sortir. C'est normal, moi aussi, peut-être avec un gomme-cogne, avec une bombe lacrymogène ou un AR-15, moi je pense que c'est une erreur. et aussi si vous êtes en tol il n'y a personne qui va s'occuper de vos gosses donc bien peser le pour et le contre avant parce que une fois que vous êtes en situation, si vous n'avez pas travaillé si vos armes vous ne les connaissez pas que vous n'allez pas régulièrement au stand de tir que vous ne les maîtrisez pas, vous allez faire des bêtises voilà alors pour reparler du non létal parce que c'est quand même un débat qui revient souvent si vous vous retrouvez nez à nez avec quelqu'un à côté de la chambre de vos gosses Euh... Est-ce que vous allez utiliser une arme non létale ? Julius, question, tu n'as pas d'enfant, mais si tu en avais, tu prends le risque d'utiliser une arme non létale si tu as un mec qui est rentré chez toi à côté de tes gosses ? Voilà, donc question ouverte. Question compliquée, mais question ouverte. Et par contre, je rappelle que dans le droit français, il faut avoir une réponse qui soit proportionnée, qu'elle sera évaluée par un juge qui aura fait l'école de magistrature. Et voilà. Après, je pense que tous les gens normaux, ils ont une réponse normale sur cette question. Et donc, pour résumer, ma doctrine d'emploi, c'est ne pas aller au contact, mettre en sécurité et en cas de danger immédiat pour les personnes, pas pour la télé, sommation d'usage. Alors, je connais bien mon matériel, j'ai dit qu'il faut pratiquer, mais je ne sais pas comment je réagirais en situation de stress. Ça, c'est dur de savoir. Tant qu'on n'est pas confronté à un truc, on ne peut pas savoir.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
donc l'entraînement. l'entraînement et l'entraînement. Alors on peut parler du matériel pour schématiser un peu les accros aux fusils à pompe de fois c'est pas logique d'ailleurs ceux qui portent un fusil d'assaut comme Rambo au risque de transformer leur baraque en poissoir et leur gamin avec ceux qui ont le 9mm sous l'oreiller moi j'ai réfléchi à mon environnement et je pense que mettons si j'habitais à Monaco Je pense que l'arme représenterait plus un risque pour moi que le risque d'être agressé. Ça dépend du contexte, en fait. Vous habitez dans un endroit où vous risquez à tout moment de tomber sur quelqu'un qui va être drogué, qui va venir rentrer chez vous. Ben oui, c'est pas pareil que le mec qui habite à Monaco, dans un quartier chic. Voilà, ça peut évoluer, mais c'est comme ça. Donc, il y a aussi l'aspect pratique. En pleine nuit, moi, je me vois mal, la tête dans le derrière, insérer mes munitions dans un fusil, c'est une... Clic, clic, clic. donc s'il y a une arme il faut qu'elle soit sécurisée mais utilisable en quelques secondes donc il faut qu'elle soit chargée quelque part parce qu'en fait ça sert à quoi d'avoir une arme si c'était pour réagir à un danger mortel il faut qu'elle soit prête à être utilisée donc dans le cadre légal dans un coffre si on vivait dans un pays où ça serait légal d'avoir un 9mm avec son point rouge les munitions adaptées à la défense donc des munitions peut-être creuses ou low point parce qu'évidemment on ne veut pas de la surpénétration chez soi ... je choisirais cette option-là. Mais, encore une fois, je reviens sur le fait, vous avez des enfants, il faut une discipline. Vous ne laissez pas traîner des trucs chez vous. À l'heure actuelle, j'ai un coffre à code avec ce qu'il faut dedans. Pour l'instant, je pense que ça va bien. Je ne pense pas qu'il y ait un risque qui soit très important. Je ne suis pas en mode parano. Par contre, si on sort de la défense du domicile et qu'on rentre dans le domaine du survivalisme, là c'est autre chose c'est plus pareil, on est dans un autre cadre et là les armes c'est pour chasser, c'est pour se défendre c'est même pour combattre et je pense que dans ce cadre là il faut rester sur des calibres et des armes qui sont faciles à trouver parce que je lis un petit peu des fois je lis sur les forums, oui moi j'ai un 44 Magnum c'est un super calibre, oui c'est un super calibre avec une puissance d'arrêt qui est géniale mais ça coûte 40€ la boîte et on n'en trouve pas partout, en tout cas en France on n'en trouve pas partout, donc pour moi le 12, le 22 long rifle le 9mm et si on veut une arme un peu plus combat, du 5,56 voilà, donc si vous devez en avoir qu'un il faut prendre celui dont lequel vous trouvez les munitions à côté de chez vous en quantité, ça sera quoi ? ça sera un 12 le 12 de pépé quoi donc en résumé, un 12 pour la chasse alors Pareil, quand on achète un fusil à pompe, attention aux rayures du canon. Il y en a qui ont les rayures qui sont droites, il y en a qui ont le canon lisse, et il y en a qui ont les rayures qui sont en spirale. Ça change la munition. Oui, effectivement.
- Speaker #1
Le premier arme de catégorie, c'est...
- Speaker #0
C'est le coup classique. Donc, rayure droite, si vous voulez un canon qui puisse tirer à la fois des plombs et des slugs, on va dire, et être compliant avec la légalité en termes de catégorie, pour rester en catégorie C. Si vous avez une catégorie B, là, vous prenez un truc lisse, et puis ça va tirer de la sauvestre, ça va tirer des plombs. Mais bon, bien réfléchir avant d'acheter, parce que souvent, on court acheter un truc, et puis après, on s'aperçoit que ce n'est pas adapté. Donc, il faut quand même bien réfléchir. Une carabine 22 longs rifles, parce que c'est discret, c'est polyvalent, on peut tirer dans le jardin avec un silencieux, c'est légal, si vous êtes dans un terrain qui est clôturé, et que vous embêtez pas vos voisins avec le bruit. C'est la carabine qui sert pour les nuisibles, ça sert à tout. C'est un petit calibre, c'est pas très puissant, mais franchement, c'est le truc à avoir. Et après, pour la défense, 9 mm. Comme je disais, si je dois en rajouter un, parce que c'est l'apocalypse zombie, un AR-15. En 5,56, parce que... Il existe en 223. Ils peuvent tirer théoriquement l'un peut tirer l'autre, mais en réalité, c'est déconseillé de tirer dans un canon chambré en 223 du 5,56. Et ce que vous allez trouver dans les armuries, si les armuries sont ouvertes, ce sera du 5,56, ce ne sera pas du 223. Pareil, c'est des sujets qu'il faut travailler. Moi, j'ai un peu de tout, mais si vraiment je devais prendre quelques trucs, je prendrais ça. Je ne m'encombrerais pas avec des tas de calibres exotiques. Et après, il y a un autre truc, alors je sais qu'on va peut-être pas être d'accord, en tout cas pas avec tous les auditeurs, c'est que si l'État se saisissait de nos armes, il existe aussi actuellement en vente libre les armes à poudre noire, qui sont catégorités donc en vente libre, au majeur, et c'est quand même des armes. Alors déjà, c'est super rigolo à utiliser, c'est marrant, on apprend plein de trucs sur la balistique, sur le chargement, etc. Ça permet aussi, on peut facilement couler ses balles soi-même, fabriquer sa poudre noire. Je précise que c'est illégal en France. On peut fabriquer ses amorces à condition d'avoir ce qu'il faut pour des produits déjà tout préparés pour pouvoir en faire. Moi, j'ai un petit stock pour faire ça. Et l'avantage, c'est que pour l'instant, c'est en ventibre. Et on peut trouver des petits revolvers vraiment compacts et tout qui fonctionnent. Évidemment, vous allez me dire, moi, je m'en fous, j'ai un Glock. Oui, c'est sûr, si tu as un Glock, tu n'as pas besoin de ça. Sauf pour le plaisir, on va dire. Et puis, il y en a qui vont dire, je m'en fous que mon arme soit légale. Parce qu'effectivement, si un jour je ne peux plus avoir d'arme, j'aurai quand même un Glock. Évidemment. Donc là, c'est vraiment, j'ai pas ma détention de tir, je suis inscrit dans un club de tir, je veux quand même avoir une arme à moi, je peux acheter un pistolet à poudre noire. J'ai le droit. Après, chacun voit le midi à sa porte.
- Speaker #1
Merci. Bon. Poursuivre l'évacuation.
- Speaker #0
Alors, ça, c'est un truc... Oui ? Tu m'entends ? C'est un truc que j'essaie de... J'essaie de réfléchir à ça, en fait, depuis, avec mon groupe d'amis. Et nous, notre idée, ça serait de partir un peu dans l'arrière-pays, un peu à la montagne. Voilà. Moi, je suis déjà en zone rurale, donc ça serait d'aller un petit peu plus loin dans l'arrière-pairie et que les gens, les copains qui sont en centre-ville puissent aussi suivre le mouvement et se retrouver sur un point de chute défini. Alors, pourquoi on aurait choisi ce point de chute ? C'est parce que je pense qu'il faut s'éloigner des centres urbains. Partir de la ville, pour moi, c'est la première chose à faire. En cas où il y a un Covid, où il y a des émeutes et tout, barrez-vous des villes. On a vu des gens qui étaient coincés dans 3 mètres carrés avec les gens qui patrouillaient. Il fallait des autorisations pour aller pisser et tout. Pour ceux qui vivent en ville, si vous avez la possibilité déjà d'avoir un point de chute chez la famille, ailleurs, plus à la campagne, ceux qui peuvent envisager éventuellement dans un futur proche ou lointain de déménager, moi c'est ce que j'ai fait. Je ne peux que le recommander, même pour la qualité de vie. Je ne peux que le recommander.
- Speaker #1
D'accord. Est-ce que tu as un véhicule dédié à cette évacuation ?
- Speaker #0
Alors moi, quand j'ai déménagé, j'ai dû changer de véhicule pour avoir un truc un peu plus adapté à la campagne. Et mon père m'a trouvé chez une connaissance un petit 4x4, enfin c'est plus un SUV, c'est pas vraiment un 4x4, de marque Toyota. et donc je suis très content parce que ça peut rouler quand même sur des chemins pas trop défoncé mais ça peut quand même rouler un peu sur des chemins le coffre est grand, c'est très fiable c'est une voiture qui n'est pas très complexe au niveau électronique, ça c'est important parce que maintenant les voitures sont tellement capricieuses que si vous devez imaginer vous devez évacuer avec votre famille en hiver avec votre voiture électrique et le machin, la batterie elle supporte pas le froid moi je pense qu'un bon vieux diesel des familles, 4 roues motrices là vous êtes quand même déjà sur un truc Merci. à peu près safe. Pas trop récent, parce que les voitures récentes, malheureusement, sont de moins en moins infiables, et avec une bonne autonomie. Il y a aussi un truc dont je discutais avec mon père, c'est que lui, il a grandi à une époque où c'était la guerre civile, et il a participé dans sa jeunesse un peu à des actions de guérilla. C'est vraiment un autre monde. Et il m'a dit, en fait, la première chose à penser, c'est avoir des bonnes godasses. Des bonnes chaussettes et des bonnes godasses. Et en fait, je ne sais pas si c'est vraiment un truc auquel les gens pensent systématiquement. En fait, tu peux avoir un sac de fou avec plein de trucs dedans, mais si tes chaussures ne tiennent pas la route, une fois que tu n'as plus de pieds pour avancer, tu ne vas pas très loin. Pour moi, c'est vraiment un sujet à travailler.
- Speaker #1
Et du coup... Petite question à part, tu stockes ton gasoil du coup ?
- Speaker #0
Oui, j'ai un petit stock stratégique essence et gasoil. Et je pense que ça franchement c'est nécessaire.
- Speaker #1
Oui, ce que je me dis aussi, j'ai à peu près pareil pour un point de chute. Mais par contre, tu sais l'équivalent en kilomètres que tu peux faire avec ton stock, en plus de ton réservoir.
- Speaker #0
Non, parce que j'ai deux bidons de 20 litres de gasoil. J'ai quasiment un peu moins du plein, donc peut-être un 100 bornes. De toute façon, je ne traverserai pas la France. J'essaierai d'évacuer un peu plus loin dans l'arrière-pays. Et puis après, on voit.
- Speaker #1
D'accord. Question sec d'évacuation. Est-ce que tu peux nous parler du matériel que tu as mis dedans ?
- Speaker #0
Alors, premier truc, une trousse de premier secours, ou qu'il va falloir que je travaille, parce que c'est bien d'avoir des trucs, mais il faut savoir les utiliser. Un peu de nourriture, des fruits secs, une petite ration de survie, des bricoles à manger, évidemment un couteau, des power banks avec des câbles pour les recharges, j'ai quelques power banks, j'ai deux radios, des VHF. qui sont déjà programmés, avec une fiche avec les fréquences d'urgence, etc. Et j'en ai deux parce qu'en fait, j'en finis une à un pote qui est dans la voiture devant et on peut communiquer. L'idée, c'est vraiment, si on est en groupe ou si on est à plusieurs véhicules, de pouvoir communiquer. Évidemment, une lampe, un GPS autonome, qui n'a pas besoin d'Internet pour fonctionner, avec une carte dedans, une gamelle avec quoi faire du feu. Alors j'ai un truc aussi, j'ai un compteur GGR. Voilà, parce qu'en fait, je me suis dit, bon, si le risque n'est pas grand, mais il se passe un accident radiologique, en fait, ce qui va déterminer votre stratégie, c'est uniquement la dose de radiation que vous allez prendre si vous vous déplacez, si vous sortez de chez vous, etc. Donc en fait, est-ce que je peux sortir ou pas ? Comment vous savez si vous n'avez pas de compteur ? La radiation, c'est invisible. Là, vous l'avez dans l'os. Vous ne savez pas si vous pouvez sortir de votre abri. Voilà, donc moi, je ne sais plus. pris de partir, mais ça coûte 100 balles. Je vais en prendre un qui est assez fiable et qui n'est pas trop complexe. J'ai pris des masques. Pas parce que j'ai peur du Covid, mais des masques SFP2, ça peut vous protéger de la poule pierre, ça peut vous protéger éventuellement d'un virus, mais je pense que c'est bien d'en avoir. Surtout quand on a des enfants, en plus. Des pailles de filtration d'eau. Parce que si on veut boire et qu'on a de l'eau, mais que l'eau n'est pas bonne pour la consommer, il faut au moins ça. alors je sais que Je pense que mon sac d'évacuation, vraiment, c'est un truc, c'est bateau et il manque des trucs. Des gens qui sont vraiment plus pointus, ils vont me dire, « Non, mais tu te rends compte, tu as oublié ci, ça, ça ne va pas, etc. » J'en suis conscient.
- Speaker #1
Petite question, tu disais une trousse de secours et tout ça. Est-ce que tu as des formations ? Est-ce que tu t'informes au premier coup ?
- Speaker #0
Alors non, et ça, c'était… Mon gros point, mon gros manque, c'est que c'est quelque chose qu'on néglige. J'ai pas mal de copains qui nous écoutent, qui sont pompiers. J'espère qu'ils seront là le jour où j'en aurai besoin parce que question secourisme, je suis nul. Je pense qu'il faut faire une formation de secourisme. Moi, j'ai l'intention d'en faire une. Ne serait-ce que vous avez votre gamin qui se blesse, vous avez... Vous ne pouvez pas compter parce qu'il n'y a pas de médecin ou qu'il y a un problème. Ça peut arriver même maintenant, même en situation normale. Vous ne savez pas quoi faire, vous êtes comme un idiot. Donc, je pense que ce truc est super important. Le stock de médicaments, ça c'est un truc, moi je n'ai pas de stock. Alors, qu'est-ce qu'on va mettre dans un sac de stock de médicaments ? Des antibiotiques à large spectre, du Dolipra, je ne sais pas. Donc, ça c'est vraiment un truc que j'ai prévu de travailler. Parce que pour moi, c'est vraiment super important. Mais malheureusement, aujourd'hui, je suis vraiment limite.
- Speaker #1
D'accord. Et comment chaque élément de ton équipement, comment tu les as choisis ?
- Speaker #0
Alors, je me suis renseigné sur le net. J'ai regardé des couches. Je fais comme vous tous, tutoriel, me renseigner. Voilà. Peut-être que c'est le moment, je ne sais pas, est-ce que tu veux qu'on parle un petit peu de la radio ?
- Speaker #1
Oui, comme tu le sens.
- Speaker #0
Alors, les moyens de communication, on va dire. Parce que dans mon sac, effectivement, j'ai des moyens de communication et j'en ai aussi à la maison. Alors, il me semble qu'en cas de grosse crise, il faut pouvoir se tenir informé. La radio, la télé, les téléphones portables, tout ça, vous savez bien, Internet. sauf si vous avez un Starlink, peut-être que c'est une bonne idée d'en avoir un et encore les Starlink j'imagine qu'ils fonctionnent avec une infrastructure quand même au sol et que ça peut péter bref, tout ça, ça fonctionne avec de l'électricité au bout de quelques jours les générateurs de secours, les batteries, tout ça c'est coupé, vous n'avez plus rien, vous êtes coupé du monde vous êtes avec votre famille, chez vous, avec vos voisins vous ne savez pas ce qui se passe et vous ne pouvez pas vous adapter en conséquence donc un homme averti en vaut deux alors, il existe deux types d'appareils Euh... Il en existe plus que deux, mais moi j'en vois deux qui sont largement utilisés et qui ont des usages qui sont complémentaires. Il y a le poste VHF, en gros c'est le petit walkie-walkie, le petit PMR, c'est aussi ceux qu'ont les polices municipales, les autobus qu'on a dans les bateaux, les bas-aux-fangues en gros, ces trucs-là, maintenant on les utilise pour une bouchée de pain. Il y en a des analogiques et des numériques, c'est bien d'avoir les deux. Alors, ça ne va pas très très loin, parce que le signal ne va pas au-delà de l'horizon. On parle de, je dirais, max une trentaine de kilomètres. Si vous êtes en hauteur, si vous êtes sur une montagne, vous allez porter beaucoup plus loin, en fonction de la puissance que vous avez. Après, si vous êtes dans une cuvette, vous allez porter dans votre cuvette. Voilà, donc ça, ça veut dire que s'il y a un souci, il faut grimper en haut d'une colline pour pouvoir... C'est logique, d'accord ? Ça, c'est bien pour pouvoir interagir avec votre groupe. et vous le coordonnez dans une zone, par exemple une zone à défendre, avec votre groupe. Ils ont souvent une fonction radio FM, ça c'est quand même utile, il y a encore de la FM, et je disais que c'est bien d'avoir une radio qui fait du numérique, parce qu'en fait, vous pouvez la programmer sur des fréquences avec vos correspondants pour les chiffrer, ou en tout cas, peut-être pas les chiffrer, mais avoir une sorte de cryptage. Ce qu'on a fait avec un voisin, c'est qu'on s'est choisi une fréquence, on a mis une clé de codage, on s'est mis sur une fréquence où on va déranger personne, sachant que c'est interdit d'émettre, sauf si c'est vraiment une urgence vitale, mais vous n'avez pas le droit de jouer avec la bande radio si vous n'avez pas une licence de radio amateur. Et en plus, il y a des règles très compliquées. Donc, nous pouvons en avoir, et je pense qu'il faut en avoir, parce qu'en cas de situation de danger ou quoi, vous en aurez besoin et là, il n'y aura plus de question de légalité. Vous êtes en danger. Les postes VHF, ça c'est bien, mais ça ne porte pas très loin. Après, il y a les postes HF. Là, ce sont des ondes qui sont plus courtes. Ça permet au signal de rebondir sur les couches de l'atmosphère. On peut faire le tour du monde quasiment avec ça. Ça dépend de la météo, de l'activité solaire, du lieu où on se trouve, de notre antenne. C'est un domaine qui est très complexe et on ne prédit pas sur qui on va tomber quand on passe un appel là-dessus. Par contre, on peut rester informé à un niveau national, international. Vous avez un poste HF, même s'il n'y a plus de radio FM, il n'y a plus rien qui marche. Vous pouvez parler avec la station spatiale internationale si vous voulez. Je dis ça, mais en fait, c'est de la VHF, ce n'est pas de la HF. Mais je pense que ça peut être un truc qui est utile pour rester informé. Il y a un troisième truc qui s'appelle un SDR, qui est un récepteur que vous branchez sur l'ordinateur. Vous branchez ça à une antenne. C'est bien d'avoir une antenne large bande. Vous la mettez sur le toit de votre maison, ça coûte une centaine d'euros. Et ça, vous pouvez scanner tout le spectre radio autour de chez vous et repérer toutes les fréquences qui sont intéressantes. Et ça, ça vous aide à programmer vos radios, vos VHF. Vous savez que sur telle fréquence, il y a la police municipale de X, sur telle fréquence, il y a ci, il y a ça. Sachant que tout ce qui est des services de l'État sont cryptés, on ne peut pas les déchiffrer. En tout cas, moi, je ne peux pas. Mais on a le droit d'écouter ce qu'on veut. Si ce n'est pas crypté, on a le droit d'écouter. On n'a pas le droit de diffuser. Vous pouvez entendre des trucs que vous n'avez pas à vous. vous ne devez pas les redire, en fait, ce que vous entendez. Mais là, ça vous aide à savoir ce qui se passe. Si vous êtes calé sur quelques fréquences, le réseau des bus, les polices municipales, etc., vous savez ce qui se passe. Et donc, vous êtes capable d'intervenir et d'avoir un coup d'avance, on va dire, dans une situation. Alors, évidemment, il faut des antennes, il faut qu'elles soient adaptées. j'en avais mis une sur le toit de ma résidence quand j'étais en ville et je me suis retrouvé à une réunion de syndic où les gens disaient c'est quoi cette antenne je me suis dénoncé, j'avais l'air super con parce que j'étais incapable de leur expliquer c'était des boomers ok les mecs, je me prépare les gars du coup j'ai mis un scanner sur le toit de la résidence voilà donc interdiction d'émettre sans licence sauf sur les fréquences autorisées Merci.
- Speaker #1
de PMR avec une toute petite puissance et alors j'ai évoqué plusieurs fois le Starlink je pense que c'est quand même pas mal ça marche je me suis pas renseigné sur le sujet du Starlink mais en temps de parler ça a l'air d'être vraiment pas mal ça
- Speaker #0
fonctionne avec un réseau de satellites en fait et en gros tu gardes ta connexion internet n'importe où où que tu sois dans le monde, je pense, si tu as l'abonnement qui va avec, on est d'accord, tu as ta petite antenne et tout, tu la pointes, elle se pointe un peu automatiquement et tout et tu as un accès Internet assez performant, tu vois. Donc ça, en backup, tu mets ça sur ta barraque en plus de ta fibre, tu mets ça sur ton routeur, ton routeur, moi, je n'ai jamais mis en place des installations comme ça où tu as une bascule automatique entre ta fibre et ton Starlink. La fibre, elle coupe, boum, tu as bascule sur ton Starlink, tu vois rien ça me semble un bon truc pour la résilience. Maintenant, je ne sais pas. Demain, les États-Unis décident de couper Starlink pour l'Europe. Comme le GPS, demain, il claque des doigts et tu n'as plus rien.
- Speaker #1
D'accord. Et tout ça, tout ce qui est antenne, c'est relié à ton installation électrique ? Tu peux écouter, tu peux émettre.
- Speaker #0
Oui, j'ai mes panneaux solaires et tout. Demain, je suis coupé. Je peux communiquer. Et j'ai mon voisin qui est pas loin, un ami, et on peut continuer à communiquer. Alors après, c'est comme tout, si t'es le seul à être équipé et qu'il n'y a aucun de tes potes qui est équipé, alors moi j'ai une caisse avec plein de radios, parce que c'est un peu un hobby depuis toujours, donc je peux distribuer des talkie-walkie à tout le monde, j'en ai plein. Et je pense que les moyens de communication, on n'imagine pas à quel point pour s'organiser pour un groupe c'est important. Parce qu'on a nos téléphones portables. On est tellement habitués, en fait. Mais demain, ça s'arrête et fini, quoi.
- Speaker #2
Ok. Alors, du coup, quelle hypothèse de départ ont guidé ta composition ?
- Speaker #3
Par rapport au sac de survie ?
- Speaker #1
Oui, tout ton sac, même avec les radios et tout ça.
- Speaker #0
Je pars du principe que j'essaie de couvrir les éventualités qui pouvaient se présenter. Et je sais que j'ai pu identifier. C'est pour ça que même cette interview, l'exercice est intéressant parce que j'ai pu identifier, notamment le problème des médicaments, le problème des compétences de secourisme. Et je pense qu'on est en constante évolution, en fait. C'est-à-dire que c'est un chemin, c'est pas un truc où on claque des doigts et puis on est résilient. C'est un chemin, c'est une démarche. Et en plus, c'est quelque chose qui est enrichissant et intéressant. Si on est un peu curieux, qu'on aime bien un peu apprendre des trucs et tout, on va apprendre plein de choses.
- Speaker #1
Ok. Ok, ok, ok. D'accord. C'est vrai qu'en discutant avec toi, il y a certaines choses que j'aime bien parce que tu te remets toujours en question. Et ça, je trouve que c'est primordial dans notre milieu. De toute façon,
- Speaker #0
si tu ne te remets pas en question, tu vas vite faire face à la réalité. La réalité, elle est cruelle. Moi, je lis des bouquins sur des périodes de guerre, des gens qui sont partis au front, des situations vraiment gravissimes. Et je te garantis que la réalité, quand elle arrive devant toi, si tu n'es pas capable de te remettre en question, de dire là j'ai fait une erreur, de changer, de t'adapter, tu es mort.
- Speaker #4
Bien sûr, bien sûr, bien sûr. En termes de compétences et de formation ?
- Speaker #0
Quelles sont pour toi les compétences à développer en premier ?
- Speaker #1
Alors, c'est compliqué parce qu'en fait, la préparation, c'est se préparer pour des événements qu'on ne connaît pas à l'avance. Donc effectivement, il faut développer des compétences, mais on ne sait pas forcément lesquelles vont être utiles en premier. Évidemment, alors moi, j'ai développé les armes, les radios, par exemple, parce que c'était ma passion. Mais est-ce que ça, ce n'est pas un biais ? Parce qu'au final, c'est ce que je disais, on fait les choses parce qu'il y a des choses qui nous plaisent, on va bien préparer certains aspects parce que c'est des trucs qu'on aime bien faire et puis on va en négliger d'autres. Et voilà, c'est ce que je disais, le gamin il se casse la jambe, toi tu as ton fusée à pompe, tu fais quoi ? Tu le soignes avec ? Donc il faut être capable de faire aussi les trucs que l'on n'aime pas, qui ne nous intéressent pas. Parce que le but, ce n'est pas de devenir meilleur dans les domaines où on est déjà plus ou moins compétent, mais c'est de savoir les domaines où on est mauvais et de devenir, on va dire, convenable dans les domaines où on est mauvais.
- Speaker #0
Du coup, pour ce qui est de la cohérence globale, comment tu t'assures que tout fonctionne ensemble ?
- Speaker #1
La seule façon de savoir, ça serait de faire une sorte de test général, en gros, et de se mettre vraiment en condition. Alors, c'est compliqué parce que, comme je disais, si je dis à ma femme, « Ok, je te coupe le courant pendant trois semaines, je te coupe l'eau, on va bouffer des pâtes Lidl, et puis on va boire de l'eau un peu salée, d'accord, et puis peut-être qu'on va cuisiner le chat de la voisine au barbecue si on n'a plus de viande, tu vois. » Et je pense qu'elle ne sera pas d'accord. alors La meilleure façon de savoir si ce que l'on a fait fonctionne, c'est d'étudier chaque thème et peut-être d'en parler avec les amis et d'en parler avec les gens qui ont vécu des situations de crise. Moi, j'en connais. D'en parler avec ses parents, avec les anciens. On a des grands-parents, pour certains qui ont la chance d'avoir des arrière-grands-parents, des gens qui ont vécu des trucs incroyables. Il faut parler avec eux. Et ça aussi, ça permet des fois de se remettre les pieds sur terre. Parce que des fois, on se tape des... On vit dans Hollywood, on regarde beaucoup trop Netflix, et puis à la fin, on va parler, moi j'ai décidé de faire ça. Puis on parle à quelqu'un qui a vraiment vécu une situation, il dit, mais non, ton truc, ça ne marche pas.
- Speaker #0
Je pense que la remise en question de nos préparations, c'est vraiment le maître mot. Je pense que quelqu'un qui fait fausse route, mais qui sait se remettre aux questions, c'est vraiment... Je pense que c'est la base de toute préparation, de la remettre en question, de la tester et tout ça.
- Speaker #1
La base de la vie, en tout cas pour les évolutionnistes, c'est la théorie de l'évolution. C'est en gros l'adaptation de l'espèce à son environnement par un mécanisme qui est décrit. Il y en a qui croient que c'est Dieu, il y en a qui disent que c'est l'évolution. Et en fait, l'adaptation d'une espèce à son environnement pour survivre, c'est la base de la vie. sur Terre, en tout cas, les scientifiques sont à peu près d'accord là-dessus, la majorité, on va dire, ils peuvent avoir tort, mais voilà. Et du coup, savoir s'adapter à une situation, c'est primordial. Et moi, je dirais même que la préparation, c'est pas forcément préparer des trucs tout fait, c'est une démarche, une démarche d'une certaine souplesse. Avoir une souplesse intellectuelle, avoir évidemment des connaissances, mais avoir une flexibilité, une souplesse qui permet de s'adapter à des situations ... inconnus. En fait, c'est plus une méthode de travail que réellement un process défini avec du matériel. Tu dois acheter ça. Si tu n'as pas acheté ça, tu es nul, tu n'es pas préparé. Mais peut-être que le mec a une compétence qui va faire qu'il va trouver une solution au problème. Donc, pour moi, c'est vraiment une démarche.
- Speaker #0
Je comprends exactement ce que tu dis parce que mon père avait l'habitude de dire Pour lui, la plus grande preuve d'intelligence, c'est l'adaptabilité. Et je pense qu'on devrait être… Enfin, après, ça, c'est plus ma vision des choses, mais je pense qu'on devrait être des caméléons, savoir se fondre dans un environnement et tirer profit de tout ce qu'il y a dans notre environnement, en fait.
- Speaker #1
Oui, ce qui est facile à faire, enfin, ce qui est facile, entre guillemets, ce qui est plus facile à faire quand on est seul que quand on a une famille. Et c'est pour ça, quand même, que… on a des gens avec soi, là, la flexibilité, elle est un peu compliquée.
- Speaker #0
Et tu disais, tu disais au niveau de, tu as un groupe de potes, du coup, sur qui tu peux te reposer ?
- Speaker #1
Oui, alors pour moi, c'est vraiment… Là, on a discuté beaucoup de préparation. La préparation, pour moi, c'est préparer pour trois semaines, un mois. Mais après, on fait quoi ? C'est-à-dire que les stocks de bouffe, ils ne vont pas durer toujours. L'eau, ça ne va pas durer toujours. Si la situation, elle devient, on va dire, difficile sur le long terme, on a déjà vécu ça en France. Il y a eu des guerres, il s'est passé des trucs quand même. C'est un truc qui peut arriver. Qu'est-ce qui va se passer ? C'est qu'il va y avoir une organisation qui va se mettre en place. Il va falloir, si l'État n'est pas capable d'organiser, il va falloir que nous nous organisions. Ça veut dire qu'il faut avoir une communauté. Ça veut dire qu'il va falloir avoir des gens sur qui on compte, des gens de confiance. Et donc l'idée, c'est qu'une fois qu'on a passé la préparation, c'est commencer à réfléchir à l'après et à s'organiser. moi j'ai prévu déjà j'aimerais bien qu'avec mes amis on... On se voit, on s'organise, on en discute, on essaie déjà de définir une évacuation. Enfin, en tout cas, au moins, savoir comment communiquer, comment se retrouver. Et puis, éventuellement, après, discuter peut-être d'une organisation pour défendre une zone, un périmètre, pour se fournir en nourriture, etc. Donc, ce n'est pas une démarche que j'ai vraiment démarrée, mais j'y ai réfléchi. Et je pense que, de toute façon, c'est et c'est obligé en fait. Il faut s'organiser et il faut s'organiser à plusieurs. Il faut être un groupe. Alors, moi je pense qu'il ne faut pas non plus que ce soit un groupe qui soit trop grand parce que le but, ce n'est pas de gérer une secte ou un village parallèle. Je pense, si on est déjà une dizaine de potes, allez, on inclut la famille évidemment dedans et tout, mais on a une dizaine de potes qui ont confiance, qui sont équipés, qui partagent les mêmes valeurs, d'accord, ça c'est important. qu'ils soient solidaires, c'est-à-dire qu'ils soient prêts à céder les uns les autres. Et je pense que c'est déjà une bonne base de départ. Se rapprocher des gens qui partagent nos vues, tant qu'on peut encore le faire, parce que ce n'est pas au moment où on en aura besoin, ce sera trop tard, il n'y aura plus de moyens de communication, c'est trop tard. Donc moi, je pense que c'est quelque chose qui est vraiment important et j'ai bien l'intention d'y travailler.
- Speaker #0
Ok, ce que j'allais te demander du coup, c'est est-ce que tu passes du temps avec tes amis sur qui tu peux compter ?
- Speaker #1
Alors, j'essaie de passer du temps, évidemment j'ai la bande de copains du stand de tir, j'ai des amis avec qui je suis tout le temps en contact par les moyens numériques. Malheureusement, on est tous pris un petit peu dans la vie de tous les jours, on a tous des familles, on a tous des boulots, enfin je veux dire, c'est pas forcément simple. et il faut arriver à convaincre tout le monde que c'est maintenant qu'il faut se préparer en fait c'est maintenant qu'il faut qu'on ait un plan si on n'a pas un plan maintenant le jour où ça va tomber, qu'est-ce qu'on va faire ? on sera chacun dans notre coin et il faudra qu'on se démerde chacun dans notre coin et ça moi je pense que c'est pas un truc d'avenir être tout seul dans toutes les sociétés où il y a des situations difficiles les gens se serrent les coudes entre voisins, la famille, entre amis ils ont appris ça parce qu'ils ont toujours fonctionné comme ça nous aussi on fonctionnait comme ça avant Merci. Mais on nous a mis dans un système où c'est l'individualisme qui prime et on a perdu cette faculté. Et cette faculté-là, ceux qui vont la retrouver, peut-être qu'ils vont plus facilement s'en sortir dans le monde d'après que ceux qui l'ont perdue.
- Speaker #0
D'accord. Je pense aussi que j'ai mis du temps, moi, personnellement, à me dire... Tout seul, tu n'arriveras à rien. C'est vraiment le collectif et agir au niveau du collectif. Pour moi, c'est ce qui était le plus bénéfique.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #0
Du coup, pour toi, quel est ton fil conducteur qui relie ta préparation ?
- Speaker #1
Alors, ça va vous paraître bizarre, mais en fait, c'est le plaisir et la curiosité. Pour bien faire quelque chose... déjà, il faut y prendre du plaisir. Quand on est en train d'imaginer que le monde va s'effondrer, qu'on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, qu'on va mourir, on va tous mourir, et il y a beaucoup de gens qui sont, moi je trouve, même dans mes amis, dans cette pulsion de mort. Ils sont déjà morts, en fait. Ils ont déjà baissé les bras. On ne peut rien faire. Ah bah oui, bon voilà. Et puis, ça, c'est vraiment... Je trouve que pour moi, ce n'est pas la bonne démarche. On sait qu'il y a des gens qui ont vécu des choses bien pires dans le passé, qui avaient une attitude conquérante, combattante, qui se sont battus et il faut prendre modèle sur eux. Il ne faut pas prendre modèle sur les gens qui essaient de nous décourager parce qu'en fait, qu'est-ce que fait l'État en fait ? L'État en France, qu'est-ce qu'il fait ? Il veut nous désarmer, il veut nous décourager. Dès qu'il va y avoir une initiative de gens qui vont commencer à s'organiser, il va taper dessus. Il va encourager l'individualisme. C'est toute cette centralisation. Tout est fait à Paris. Dans les régions, il n'y a plus de compétences. On ne sait plus rien faire. Je pense que ça, c'est mortifère. Je pense qu'il faut avoir une approche optimiste. Il faut être positif. Moi, personnellement, j'ai 46 ans. Demain, il y a tout qui doit s'arrêter. Je m'en tape complètement. Par contre, moi, j'ai des enfants. Déjà, le fait de faire des enfants, de transmettre quelque chose, de vouloir leur montrer qu'on peut tirer parti de toute situation, qu'il y a des solutions pour tout. Et que ce qui est important, ce n'est pas le but, en fait, c'est le chemin. Oui, il y a des gens qui vivaient dans Sarajevo occupés, avec des snipers autour de la ville. Et ces gens-là, ils faisaient des enfants, ils se battaient, ils essayaient de vivre. Oui, il y a des gens en Ukraine qui sont des deux côtés. Tu as des mecs qui sont dans des tranchées, qui ne savent pas s'ils vont survivre au prochain drone. Ces mecs-là, ils n'ont pas le choix. Ils doivent avancer. Et je pense que si on arrive à trouver une forme d'espoir et d'optimisme, si on fait les choses par plaisir, si on est curieux, pour l'instant, la situation n'est pas pire que ce que ça a pu être pendant la guerre. Et les gens, ils n'étaient pas forcément tous malheureux. Il ne faut pas être triste, en fait. Et moi, je pense qu'il faut être optimiste et que de toute façon, déjà, il faut avoir envie de vivre. Et quand on pense que demain, les zombies, les morts vont se lever et puis les zombies vont tous nous bouffer, même aller s'enterrer dans un bunker et être comme un rat sous terre, ça, ce n'est pas une vision optimiste. Et moi, ce n'est pas ma vision de la préparation. Voilà.
- Speaker #2
D'accord. N'hésitez pas dans le chat si vous avez des questions ou à répondre à vos questions si vous le souhaitez. Est-ce que tu as un petit mot pour la fin ?
- Speaker #1
Moi, je vais vraiment rester sur ce que je viens de dire. Je regarde du MacGyver en DVD avec mes gamins. À Noël, mon grand, il aura son couteau. plutôt suisse. Et je pense qu'on peut vraiment avoir une approche positive des choses. Même si on sait qu'il y a des temps difficiles qui arrivent, même si on sait qu'il y a des choses qui font chier. À partir du moment où on veut aller de l'avant, où on est combatif et où on est uni, on pourra s'en sortir.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #3
Alors dans le chat, je vois quelqu'un qui veut me conseiller une série. J'écoute. De toute façon, je lirai les commentaires. Géricault. Ok, merci. Merci du conseil.
- Speaker #2
Bon, moi, je pense qu'on arrive à le... à la fin de l'interview. Merci à tout le monde d'avoir été présent. Merci à toi, Joseph, d'avoir été là et de nous avoir parlé de ta préparation.
- Speaker #3
Merci à tous.