Speaker #0Premier roule dernier, cours d'eau, vous ne l'avez probablement pas su, j'y ai gratuit. Bonjour à toutes et à tous, ici Cyril de Bref l'effondrement. Il y a 4 mois, je faisais le constat de l'état du monde, et je vous présentais le bunker, l'application de la résilience. et de l'autonomie. Vous avez été plusieurs milliers à la télécharger et je vous en remercie. Aujourd'hui, je reprends ce constat là où je l'avais laissé parce qu'en 4 mois, rien ne s'est arrangé. Et je vous présente ce qu'on en a tiré, un nouvel outil intégré à l'application qui s'appelle la Vigie. Si vous voulez aller directement à l'outil, les chapitres sont dans la barre de lecture. Mais je vous conseille de rester parce que sans le constat, l'outil n'a aucun sens. Commençons par le plus loin et remontons progressivement jusqu'à votre rue. Le détroit d'Hormuz est fermé depuis le 28 février, 6 mois. Par ce couloir transitait environ un cinquième du pétrole consommé sur toute la planète. Aujourd'hui, le trafic commercial y est tombé à quelques navires par jour. Et un nombre croissant de bâtiments y circulent avec leur système d'identification automatique éteint. Ils préfèrent ne pas être suivis. Quand une artère de cette taille se referme, il ne se passe rien pendant quelques semaines. Les stocks absorbent, les contrats de couverture tiennent. Et puis les stocks se vident. Six mois plus tard, on y est. Le gaz européen de référence a pris 130% depuis le début de l'année. Il tourne autour de 65 euros le mégawatt-heure. Mais le chiffre qui compte n'est pas celui-là. Le chiffre qui compte, c'est 57. 57% c'est le niveau de remplissage des stocks de gaz européens au 1er août. Le plus bas jamais enregistré à cette date depuis que la série existe. Et la règle européenne, elle, vise 90% avant l'hiver. L'été, on remplit, c'est le principe. Cette année, on n'a pas rempli. Trois raisons qui arrivent en même temps. Hormuz fermé, la Norvège qui prolonge des arrêts sur ses champs gaziers, et la sécheresse qui a réduit la production hydroélectrique et nucléaire, et donc augmenté le recours au gaz au moment précis où il aurait fallu la stocker. Il n'y a pas de complot là-dedans. Juste trois problèmes indépendants qui tombent la même année, et un système qui n'avait de marge que pour un seul. La Banque Centrale Européenne, de son côté, table sur une inflation à 3,4% au troisième et au quatrième trimestre, avec une inflation énergétique à 12,5%. Elle a déjà remonté ses taux, elle devrait recommencer. Traduction dans votre vie, vous allez payer plus cher pour vous chauffer et emprunter plus cher pour tout le reste, en même temps. Pendant ce temps, les États font leur compte. L'Allemagne prévoit de porter son armée à plusieurs centaines de milliers d'hommes, actifs et réservistes, avec un budget de défense en très forte hausse. d'ici la fin de la décennie. Le président de la commission de la défense du Bundestag a annoncé la couleur. Si le volontariat ne suffit pas à remplir les rangs, le retour à la conscription obligatoire devra être tranché avant le 31 juillet 2027. En France, le service volontaire a été lancé cet été. Ce ne sont plus des signaux faibles. Ce sont des lignes budgétaires votées et des dates inscrites dans les textes. On ne vote pas des budgets pareils pour un monde qu'on croit stable. Maintenant, approchons-nous. Parce qu'il s'est passé quelque chose ici cet été, sans guerre, sans détroit et sans marché du gaz. Quatre épisodes caniculaires depuis le mois de mai. Le quatrième, fin juillet. Celui de juillet a été le troisième plus long jamais mesuré dans le pays. A la mi-juillet, 96,5% des sols de France métropolitaine étaient à sec. Un record à cette période de l'année. Imaginez, presque tout le pays. Au 1er août, les 1373 cours d'eau dont je vous parlais en ouverture, en rupture d'écoulement, ou complètement à sec, et près de 70% du territoire soumis à des restrictions d'eau. Plus de 90 000 hectares brûlés depuis le début de l'année, d'après le système européen d'information sur les feux de forêt. Et surtout, ça a brûlé là où ça ne brûle pas. 2000 hectares partis en fumée dans la forêt de Fontainebleau, en Ile-de-France. Une région où la moyenne tourne autour de 15 hectares par an. Le Manet-Loire, le Cher, les Côtes-d'Armor ont connu des feux de forêt également. Autrement dit, la carte des risques que vous aviez en tête n'est plus du tout la bonne. Si vous vous êtes dit pendant des années, les incendies c'est le sud, c'est terminé. Et sur le réseau électrique, je vais être précis. Parce que c'est le sujet sur lequel on raconte le plus n'importe quoi. Il n'y a pas eu de délestage cet été, il n'y a pas eu un seul signal rouge éco-watt. RTE considère le parc de production comme surcapacitaire et n'a identifié aucun risque sur l'équilibre entre l'offre et la demande. Je le dis clairement, il n'y a pas eu de blackout évité de justesse. Ce qu'il y a eu, c'est autre chose. Des pointes de consommation à 60 gigawatts pendant les canicules, contre 51 en temps normal. Des transformateurs qui lâchent sous la chaleur, avec une partie de la chaleur qui est en train de se dégager. Du Finistère privé de courant.
Speaker #0Et l'autorité de sûreté nucléaire qui accorde une dérogation exceptionnelle à la centrale du budget sur ses limites de rejet. RTE ayant qualifié le maintien du site en service de nécessité publique. Ça n'a pas cassé, ça a plié. Et ce qui plie tous les étés, finit par casser un été. Je ne fais pas ce constat pour vous accabler. Vous connaissez ma position là-dessus. Le sentiment d'impuissance disparaît dès l'instant où on agit sur ce qui est à notre portée. Et il y a un point précis dans tout ce que je viens de vous décrire, où vous avez une prise réelle, immédiate et gratuite. Reprenez la liste. Le niveau de vigilance météo, la qualité de l'air, l'état des nappes et les restrictions d'eau, le risque d'incendie, l'activité sismique, la tension sur le réseau électrique. Toutes ces informations existaient. Elles étaient publiques, officielles, gratuites, actualisées en permanence. Aucune n'était secrète. Le problème n'a jamais été l'accès, le problème c'est la dispersion. Météo France pour la vigilance, les associations Atmo pour l'air, L'Office français de la biodiversité et les préfectures pour l'eau, Vigicru pour les crus, RTE pour l'électricité, chacun avec son site, son format, sa logique, ses codes couleurs. Et pour être informé le jour où ça compte vraiment, il faudrait les consulter tous, tous les matins, toute l'année, y compris les 360 jours où il ne se passe rien. Personne ne fait ça, moi non plus. C'est exactement pour ça que je n'ai pas su, le 1er août, que 1373 cours d'eau étaient à sec. Alors on a construit l'outil qui le fait à notre place. Un mot sur le nom parce qu'il n'est pas décoratif. Sur un navire, la vigie ne pilote pas. Elle ne décide pas de la route, elle ne prédit pas la tempête. Elle est en haut, elle regarde en permanence et elle signale ce qu'elle voit avant que ça devienne un problème. C'est tout ce que fait cet outil. Il ne vous dit pas quoi faire, il vous dit ce qui arrive. Voilà la vigie. Vous entrez votre commune, une seule fois, elle est mémorisée. Et vous avez sur un seul écran L'état des risques autour de vous. La vigilance météo, ce n'est pas un bulletin météo, ce n'est pas la température qu'il fera cet après-midi, c'est la vigilance officielle Météo France en cours sur votre département avec le phénomène concerné, vous voyant en un coup d'œil si quelque chose est déclaré chez vous. La qualité de l'air. Et là je veux insister parce que c'est l'indicateur le plus négligé de tous. On couvre l'ensemble des communes françaises. Un pic de pollution, ça se voit rarement à l'œil nu. Et ça change pourtant ce que vous faites de votre journée si vous avez des enfants. des personnes âgées ou de l'asthme dans la famille. La sécheresse, l'état de la ressource et le niveau de restriction applicable chez vous. Vigilance, alertes, alertes renforcées, crises. Ce sont des arrêtés préfectoraux, ils changent en cours de saison et à peu près personne ne va les lire. Le risque d'incendie, le niveau de danger sur votre zone. L'activité sismique, les événements détectés autour de vous. Le réseau électrique, le signal éco-watt du jour et des prochains jours. 6 indicateurs, 1 écran, 3 secondes de lecture. Et tout ça se met à jour tout seul. en continu, à partir des sources officielles. Ce n'est pas une interprétation, ce n'est pas un scénario, c'est la donnée publique remise en forme pour être lisible. Concrètement, ça se joue sur deux temps. Le premier, c'est le réflexe du matin. Vous ouvrez l'application, vous regardez trois secondes, vous savez à quoi ressemble votre journée. Est-ce qu'il y a une vigilance déclarée ? Est-ce que l'air est mauvais aujourd'hui ? Est-ce que le réseau est tendu ce soir ? Et c'est pour ça que j'ai voulu que tout tienne sur un seul écran, sans avoir à le faire défiler. Le deuxième temps, c'est celui où vous ne pouvez pas regarder. Vous êtes au travail, en déplacement, ou vous dormez, et c'est très souvent à ces moments-là que la situation bascule. Alors, quand un niveau grimpe sérieusement dans votre zone, c'est la vigie qui vient vous chercher. Notification sur le téléphone, et alerte par courriel si vous préférez ce canal. Le reste du temps, elle se tait. C'était une condition non négociable pour moi. Un outil qui vous notifie tous les jours, vous le désactivez en deux semaines. Et le jour où il compte vraiment, il est éteint. Le principe d'une vigie, c'est justement de ne pas avoir à lui demander. Trois choses que la vigie ne fait pas pour qu'il n'y ait aucun malentendu. Elle ne prédit rien. Elle relaie ce que les organismes officiels constatent et annoncent. Personne ne sait ce qui se passera dans six mois, moi encore moins qu'un autre. Elle ne remplace pas les consignes officielles. Si une préfecture vous demande quelque chose, c'est elle qui prime, pas mon implication. Elle ne vous dit pas non plus quoi faire. Ce que vous faites de l'information vous appartient. C'est le principe de tout ce projet depuis le début. Des citoyens prévoyants, pas des gens à qui on dicte leur conduite. Sujet sensible et vous avez eu raison de me poser la question la dernière fois. Les données personnelles. Je vais être précis. parce que la réponse n'est pas exactement la même selon les fonctions. Pour tout ce qui est le bunker, vos stocks, vos listes, vos points d'eau personnels, vos lieux, votre position sur la carte, rien ne quitte votre téléphone. Rien. Ni moi, ni personne d'autre n'y a accès. C'était vrai il y a 4 mois, c'est toujours vrai aujourd'hui. Pour la vigie, c'est différent. Et je préfère vous le dire moi-même plutôt que de vous le laisser découvrir. Pour vous dire ce qu'il se passe autour de vous, il faut bien que le serveur sache de quelle zone vous parlez. Donc l'application envoie à une commune, pas votre position exacte, pas votre identité, pas de compte, pas de mot de passe, pas d'inscription. Si vous activez les notifications, votre téléphone reçoit un identifique technique anonyme qui permet de vous envoyer l'alerte. Il ne contient rien sur vous. Et si vous voulez des alertes par courriel, là oui, il faut une adresse, forcément. Vous la donnez si vous voulez, vous vous désinscrivez en un clic quand vous le souhaitez, et elle ne sert qu'à ça. Concrètement maintenant. Si vous avez déjà le bunker, mettez l'application à jour. C'est important, sans la mise à jour, vous ne verrez pas la vigie. App Store ou Play Store, selon votre téléphone. Une fois à jour, elle est là, directement dans l'écran d'accueil. Si vous n'avez pas encore le bunker, c'est gratuit, sans inscription. Le lien est en description. Sur l'App Store, sur le Play Store et sur lebunker.app. Et si vous découvrez le bunker aujourd'hui, un mot rapide sur le reste. Parce que la vigie n'en est qu'une partie. Une cartographie des points d'eau recensés autour de vous, téléchargeable pour fonctionner entièrement en ligne, à laquelle vous pouvez ajouter vos propres points. Une source, un accès, un lieu de cueillette, que vous êtes le seul à connaître. Un gestionnaire de stock de survie. Bug out bag, véhicules, stock tournant, stock long terme, vous référencez, vous datez, et l'application vous alerte un mois avant la date de péremption. Parce que le problème des stocks, ce n'est presque jamais de ne pas en avoir constitué. C'est d'avoir mis des choses dedans il y a deux ans, et de ne plus savoir ce qui est encore bon. Un mémento des premiers secours accessibles en quelques secondes, même sans réseau, parce qu'en situation d'urgence, vous n'avez pas le temps de chercher. Une base documentaire téléchargeable, un mémento des nœuds marins et une sélection de tutoriels vidéo choisis pour leur qualité. Et des bons plans avec des remises négociées directement chez nos partenaires, qui soutiennent le projet parce que la préparation ne doit pas être réservée à ceux qui peuvent s'équiper d'un coup. Le tout gratuit, sans inscription et utilisable hors ligne. Un dernier mot et il compte. Le bunker n'a jamais été mon projet solitaire. Une dizaine de membres de la communauté sur Discord y ont consacré leur temps gratuitement parce qu'ils avaient compris l'importance d'être prêts. La vigie, c'est la même chose. Sans les retours que vous m'avez envoyés ces quatre derniers mois, cet outil n'existerait pas ou il serait moins bon. Un outil créé par et pour des citoyens prévoyants. Ce n'est pas une formule, c'est littéralement comme ça que ça s'est passé. C'est gratuit et ça le restera. Pour soutenir mon travail et pour profiter de la puissance de la communauté Bref l'Effondrement, inscrivez-vous à la newsletter directement dans la Vigie et commandez chez nos partenaires via l'onglet Bon Plan. Si vous avez des retours, des idées, des choses que vous voudriez voir évoluer, je lis tout. Cette application est née de vos questions, la Vigie aussi, et la suite viendra de vous. D'ici là, prenez soin de vous et à très vite pour la prochaine vidéo.