Speaker #0Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans BTP Technolab, le podcast qui met l'IA et la technologie au service des pros du BTP. Je suis Guillaume et aujourd'hui c'est le dernier épisode de la saison 1. J'ai voulu cet épisode un peu différent, déjà parce que ce que vous entendez ce n'est plus les voix générées par IA des 6 épisodes précédents. J'ai voulu cet épisode différent pour vous faire un retour d'expérience sur la manière dont j'utilise l'IA et les technologies associées dans mon quotidien. Aujourd'hui, je suis directeur de projet dans une agence de maîtrise d'œuvre et l'IA, clairement, c'est un outil que j'utilise énormément. Je vous propose de faire comme d'habitude, c'est-à-dire qu'on part sur trois blocs avec, pour le troisième bloc, non pas un cas fictif, mais un état des lieux. Qu'est-ce que j'utilise ? Qu'est-ce qui a fonctionné ? Qu'est-ce qui fonctionne vraiment bien ? Ce que j'ai arrêté ? On va parler un peu de tout ça aujourd'hui. petite chose à vous dire, c'est que tous les outils, tous les sites, tous les noms que je vais vous donner, j'ai aucun accord commercial. Donc c'est vraiment ce que moi j'ai découvert au fil de l'eau. Peut-être que votre voisin aura une expérience différente avec un outil qui sera mieux ou moins bien. Mais voilà, sachez qu'il existe énormément de choses. Je vais vous en présenter une petite partie, du moins ce qui m'anime aujourd'hui et ce qui fait que ça tourne pour moi. Je vous propose de démarrer et de passer au bloc 1. Le bloc 1, pour moi l'objectif ça va être de vous présenter les outils que j'ai découvert dans mon cheminement. On est en avril 2025 et j'entends parler autour de moi de ChatGPT avec la capacité qu'il a de répondre à des choses de plus en plus complexes, à analyser des documents. Et je me suis dit que c'était intéressant de regarder comment il pouvait travailler sur des dossiers d'appel d'offres, sur des restitutions de devis. et regarder ce qu'il était capable de faire pour aller plus loin. Ça a été une expérience qui a été plutôt décevante, je dois dire, parce que je pense avec le recul que je ne savais pas prompter correctement à l'époque. Et à l'époque, ChatGPT avait besoin d'un cadre très complet. On parlait beaucoup de la manière dont faire les promptes, etc. Du coup, ce qui me restituait, c'était pas foufou. J'étais vraiment déçu et j'ai très vite arrêté malgré le fait que j'ai voulu pousser sur un abonnement payant, etc. Ça a duré 2-3 mois, pas plus, et j'ai jamais réussi à trouver l'angle d'attaque qui faisait que dans mon quotidien ça m'apportait quelque chose. D'un point de vue LLM, j'ai très vite basculé sur Perplexity qui est une sorte de moteur de recherche augmenté à l'IA et là qui m'a beaucoup aidé pour trouver des sujets liés. à des solutions techniques à trouver liées à la réglementation, écrire des cctp, des dossiers, des notes techniques. Perplexity, je l'ai gardé pendant 6-8 mois avant de basculer sur Claude par la suite, mais j'en parlerai un petit peu plus tard. Le vrai déclencheur pour moi, ça a été ma boîte mail. Comme je pense beaucoup... Beaucoup d'entre vous, je suis sous un flot de mails constants. J'ai des dizaines, voire parfois des centaines de mails par jour en étant en copie d'à peu près toute la planète. Et c'est très compliqué à gérer au quotidien. J'y passais entre une heure et deux heures, voire plus. Ce n'était pas un loisir pour moi. Je n'avais aucune valeur ajoutée à le faire. Et je me suis dit, avec ces outils-là, comment est-ce que je peux optimiser mon flux de mails ? Comment est-ce que je peux y répondre plus efficacement ? Comment est-ce que je peux classer plus efficacement mes mails ? Ça a été un peu un casse-tête. Du coup, je me suis intéressé à l'automatisation. A l'époque, il y avait plusieurs outils qui existaient. J'en ai découvert trois. Il y avait Zapier, Make et N8n. Ces outils étaient vraiment intéressants parce qu'il s'agit d'une sorte d'interface graphique. dans laquelle vous mettez des pastilles que vous reliez les unes aux autres et chaque pastille correspond à un outil ou à une action qui permet d'agir soit sur votre boîte mail, soit sur un contenu spécifique. Et c'était vraiment intéressant. J'ai commencé par Zapier et Make, mais je n'ai pas accroché. Et je suis passé par N8N et là, j'ai vraiment accroché. Ça m'a permis d'apprendre et de comprendre ce qu'est une automatisation. ce qui est un workflow, c'est-à-dire tout le process à partir du moment où on lance l'automatisation de l'entrée jusqu'à la sortie, comment bâtir tout ça, et c'était vraiment vraiment pas mal. Pour vous donner une idée, j'ai passé un nombre d'heures incalculables sur YouTube pour regarder des tutos à l'époque, parce que l'IA, donc à l'époque j'utilisais Perplexity, m'aider un tout petit peu pour écrire du code parce que parfois il fallait faire des bouts de code et j'avais d'un côté une fenêtre sur une unité ouverte de l'autre perplexité ouverte je lui expliquais quand j'avais un problème quand j'y arrivais pas j'allais sur youtube ça m'a pris énormément de temps faut savoir que moi je suis pas développeur et j'ai pas l'intention de l'être mais quand j'essayais de développer ces outils et bien il fallait quand même que je mette un peu les mains dans le cambouis La véritable bascule, c'est quand j'ai découvert un outil qui me permettait de faire de la transcription de mes visios. Comme certains d'entre vous, je pense, je passe un peu de temps en visio. Ce sont des visios courtes, des visios longues, peu importe le format. Mais à cette époque-là, sortaient des outils qui permettaient de se connecter aux visios et d'avoir la restitution à la fin de la visio avec parfois un résumé. l'analyse des points à régler, etc. C'était vraiment intéressant parce que ça permettait de suivre la visio sans prendre des notes et donc d'être pleinement investi dans la visio et dans ce qui se dit plutôt que d'en perdre la moitié parce qu'on est en train de prendre des notes et au final on a perdu certaines infos essentielles. Moi j'ai utilisé Ridaï et j'ai utilisé Ridaï parce qu'à l'époque ça m'avait permis de me connecter à N8N, c'était pas le seul, il n'était pas forcément en avance mais je trouvais le mécanisme plutôt simple. et j'avais rapidement réussi à le connecter à N8N pour pouvoir générer des comptes rendus un peu plus qualitatifs. Ça correspond aussi à l'époque où sur N8N est sorti un nœud qui s'appelait AgentIA et sur ce nœud, quand vous vous faisiez rentrer une information, vous connectiez à ce nœud un LLM, donc ChatGPT, Cloud, etc. Et dans ce nœud, vous lui donnez une instruction et automatiquement l'instruction était traitée et vous récupérez l'information en sortie. Et moi ce que j'avais mis en place, c'est qu'à partir du moment où la transcription de ma visio était faite, ça allait dans cet agent, je lui donnais un format de compte rendu que je souhaitais avoir, et ensuite ça s'enregistrait automatiquement dans mes brouillons de boîte mail, j'avais juste à relire et à envoyer le brouillon. J'ai passé pas mal d'heures à essayer de paramétrer ça, quand je dis pas mal d'heures c'est... pas mal de journées, parce qu'il faut savoir et ce sera vrai tout au long de ce que je vais vous dire sur cet épisode que je bosse le soir et le week-end sur ces projets, quand ça impacte pas la vie de famille, que je passe pas 8h par jour dessus, je passe quelques heures par-ci par-là, bref ça m'a énormément aidé parce que ça m'a rendu très efficace pendant les visios, dans le sens où à la fin de la visio, je pouvais aller prendre mon café je revenais, j'avais tout le compte rendu qui était déjà dans ma boîte MyPray envoyé Merci. J'avais juste à relire, à corriger quelques coquilles et ça partait. C'est vraiment le moment où pour moi ça a basculé et je me suis dit « Ah ouais, il y a un truc qui se passe » . L'autre sujet qui m'a vraiment fait basculer, c'est comme je le disais tout à l'heure, je suis passé à Claude après Perplexity. Parce que Claude avait mis en place assez rapidement les MCP. Ça fait l'objet d'un épisode, le deuxième ou le troisième, je ne sais plus, mais je vous y renvoie. et ça m'a permis de commencer à connecter certains outils et d'utiliser cloud comme un llm et un petit peu comme une tour de contrôle donc c'était vraiment intéressant parce que au lieu d'avoir plusieurs fenêtres ouvertes j'en avais qu'une tout passait par cloud et j'arrivais à mettre plus de contexte plus d'éléments de connecter plusieurs outils entre eux c'était vraiment vraiment fort et en parallèle j'ai commencé à m'intéresser au rag Ça pareil, il y a un épisode entier qui est consacré, je vous y renvoie. A l'époque, moi je m'étais connecté à Supabase parce que via des tutos YouTube, j'avais vu la manière dont on s'y connectait. Et j'ai commencé à y mettre une partie de mes mails, une partie de certains projets pour regarder comment créer des tableaux de bord interactifs qui se connectaient à Claude directement via les MCP. Et c'était vraiment, vraiment intéressant. pas poursuivi ces sujets de tableau de bord, interactif etc. parce que mine de rien derrière tout ça il y a une sorte de maintenance à avoir, j'avais pas forcément le temps d'y consacrer, par contre la valeur ajoutée c'est que j'ai commencé à comprendre et à continuer à m'intéresser à ce qu'était le RAG à ce qui sortait en MCP et quand vous commencez à regarder et à vous intéresser à ça vous vous rendez compte qu'il y a énormément d'outils énormément de plateformes qui mettent ça à disposition pour pouvoir connecter vos différents LLM dessus. La dernière découverte intéressante, c'est les agents IA. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler début 2026, mais il y a, ou fin 2025 d'ailleurs, il y a OpenClaw qui, quand est sorti en tant qu'agent IA autonome, a fait beaucoup de bruit et a été très plibicité sur le web. On a vu pas mal d'articles sur LinkedIn et sur YouTube passer, sauf que les retours d'expérience que j'ai pu voir, ou du moins ce que j'ai pu comprendre, c'est que d'un point de vue gestion, et sécurité, c'était pas foufou. Donc du coup, j'avais très envie de m'y mettre, mais j'étais pas sûr que j'avais suffisamment de compétences pour y aller. Quelques mois après est sorti Hermès, dont on a aussi beaucoup entendu parler, on entend toujours parler, et qui n'avait pas l'air d'avoir ces problèmes en fait. Les retours d'expérience qui comparaient les deux disaient que Hermès était beaucoup plus stable, avait une mémoire qui était beaucoup plus intéressante, là où OpenClaw a priori Merci. recharger le contexte et donc vous utiliser beaucoup de tokens. Hermès était assez intéressant pour ça. Donc ce que j'ai fait, c'est que pour avoir un environnement sécurisé, j'ai loué un VPS, donc ça me coûte entre 8 et 10 euros par mois, sur lequel j'ai installé Hermès et j'ai commencé à l'utiliser via Telegram. C'est assez bluffant parce que vous avez en fait une IA qui est autonome, qui apprend de ce qu'elle fait. de ce que vous lui demandez, qui est en capacité de s'installer toute seule des logiciels, des compétences, pour pouvoir vous répondre le mieux possible. Donc aujourd'hui j'en suis là, au niveau des outils, tout ce que j'ai exploré sur ces 16 derniers mois, alors dit comme ça, ça fait peu, mais il faut prendre en compte le fait qu'en 16 mois, l'évolution a été extraordinaire, on est toujours sur une bataille de modèles, enfin plutôt au début en tout cas. Aujourd'hui, on est plutôt sur une bataille de qui a la compétence de faire quoi, quel modèle est le plus impressionnant. Aujourd'hui, quand je vous parle, il y a quelques jours est sorti GPT-6 Astra qui, quand on regarde ce qu'il fait, est en capacité de générer des bâtiments, etc. Enfin, je pense qu'on est en train d'avancer à toute vitesse et ça s'accélère énormément. Et il y a beaucoup... beaucoup de choses qui vont arriver, je pense, surtout dans notre secteur. Maintenant, je vous propose de passer au bloc 2 et de vous parler un peu de mes désillusions sur certaines choses. Que ce soit plutôt à titre personnel ou à titre professionnel, il y a beaucoup de moments où je me suis demandé qu'est-ce que je foutais là, où est-ce que j'étais dans la bonne direction, parce que n'étant pas trop encadré et allant chercher à droite à gauche ce dont j'avais besoin, parfois je prenais beaucoup de... de temps. Parfois je me trompais de direction, je n'avais pas le bon outil. Parfois j'avais envie d'utiliser un outil mais qui ne m'apportait rien. J'ai plusieurs retours d'expérience à vous faire là-dessus. L'un des premiers retours d'expérience, ça concerne les fameux comptes rendus dont je vous parlais tout à l'heure. Ces fameux comptes rendus, on a essayé de déployer ça avec une équipe restreinte au niveau de la direction pour voir si ensuite, dans un second temps, on pouvait le déployer à l'échelle de l'agence. Ça a été intéressant, tout le monde a été enthousiaste au début pour avancer là-dessus, sauf qu'en fait, la problématique qu'on a, c'est qu'à partir du moment où ça a été mis en place, il a été très difficile pour moi de maintenir une cadence pour faire vivre ce sujet, mettre à jour les différents workflows N8N de chacune des personnes qui ont eu accès à cet outil, et surtout... peu de retours d'expérience sur la manière dont les personnes souhaitaient voir leur compte-rendu. Parce que l'intérêt de ça et l'intérêt d'y accoler une IA, c'est que vous lui dites un peu ce que vous souhaitez. Si vous souhaitez un compte-rendu qui fait 10 lignes, vous avez 10 lignes. Et si vous souhaitez un compte-rendu qui fait 3 pages et demie avec des actions ciblées sur telle et telle chose, vous pouvez. En fait, quelque chose que je n'ai pas vu venir, c'est des sujets liés à la sécurité. Non pas la sécurité liée au piratage, etc. Mais liée à la sécurité de ce qui se dit en réunion. Parce que quand vous êtes en réunion et qu'il y a un sujet confidentiel qui arrive de 10 minutes sur une réunion de 2 heures, en fait, je n'avais pas anticipé ce sujet-là. Et il était impossible de couper, de mettre en pause pendant ces 10 minutes confidentielles et de reprendre. Donc du coup, ça crée de la frustration. Parce que mine de rien, quand on traite avec des clients de sujets Merci. important, il y a toujours une part confidentielle et comme on prévenait le client qu'on enregistrait la visio, celui-ci nous disait stop, là on arrête parce que je ne veux pas que ça soit enregistré. On se retrouvait à enregistrer plusieurs bouts de réunion pour une réunion, ce qui fait que ça générait plusieurs bouts de compte rendu qu'il fallait compiler et du coup c'était assez irritant pour tout le monde. L'autre sujet, c'est que mon voisin n'a pas forcément le même métier que moi, n'a pas forcément les mêmes besoins que moi, ne fait pas autant de vidéos que moi. Du coup, l'outil n'est pas nécessaire. Quand vous avez une réunion par semaine, c'est le genre d'outil qui ne sert à rien. Tout ça pour dire qu'après plusieurs mois de test, les outils continuent à fonctionner pour les personnes, mais j'ai très peu de retours sur la manière de paramétrer le compte rendu. sur la volonté de changer quelque chose, et moi-même, pris par mon quotidien, je ne prends pas le temps de faire un retour d'expérience et d'animer ce déploiement. Donc ça a été un peu frustrant pour moi de mettre en place quelque chose. Une fois l'euphorie passée, on se rend compte qu'il y a des problématiques de maintenance, il y a des problématiques de sécurité, il y a des problématiques d'usage. Quand ce n'est pas anticipé, ça retombe très vite, et on est assez frustré de ce qu'on a mis alors qu'on avait l'impression d'avoir... trouver une solution qui sera facilement déployable à l'échelle de l'agence. Un autre sujet qui est un petit peu lié à ça, ce sont les sujets de confidentialité et de RGPD. Aujourd'hui, on en entend beaucoup parler et vous avez des LLM qui sont principalement américains ou chinois. Il y a Mistral qui est français. Mais vous avez la problématique de où vont vos données. c'est une question que je ne me suis pas forcément posée au début. Et aujourd'hui, si c'était à refaire, je pense que je me la poserai. Parce que vous ne déployez pas forcément les mêmes outils, même si les LLM sont interchangeables, à partir du moment où vous prenez l'habitude de travailler avec un outil, en ce qui me concerne c'est Cloud par exemple, j'aurai beaucoup de mal demain à changer parce que j'ai mes habitudes, j'ai mes compétences que j'ai installées sur l'outil, il me connaît entre guillemets beaucoup maintenant. Quand je lui parle d'un dossier, je n'ai pas tout l'historique à lui refaire. C'est compliqué pour moi de me dire, tiens, je vais essayer d'aller vers un outil qui ne soit plus RGPD. Ce n'est pas parce que je n'ai pas envie, c'est parce que j'ai mes petites habitudes et que je préfère utiliser cet outil sur des sujets non confidentiels, les sujets confidentiels que je traite étant très rares. Le revers de la médaille, c'est que dès que je dois traiter des sujets confidentiels et qu'il faut tout refaire à la mano et pas utiliser l'IA, c'est un peu irritant pour moi. Après, pour revenir à ce que je disais tout à l'heure sur le test où j'ai essayé de déployer un outil au sein de l'agence, ce qui est intéressant, c'est que les gens s'intéressent à ce que vous faites. Vous avez différentes équipes qui sont venues me voir en disant « Tiens, parce que ça se voit quand vous faites un compte rendu généré par IA, que ce n'est pas vous, surtout quand vous commencez à faire une mise en page qui est redondante, etc. » Donc les gens s'intéressent et on passe un peu à terme pour celui qui fait joujou avec son outil. On aime bien venir vous voir pour vous demander des petites missions ponctuelles, c'est-à-dire que la personne n'a pas réussi à faire un truc en temps et en heure et pense que l'IA va tout résoudre. On essaye de le faire pour elle, sauf qu'on n'a aucun retour derrière. Je dirais que ça crée une problématique de statut quelque part, même si, je dois l'avouer, je suis... quand même bien entouré. Aujourd'hui, mon entreprise m'accompagne dans cette espèce de recherche et développement sur l'IA et les outils qui y sont associés. Mais comme le cadre n'est pas précisé, comme il n'y a pas forcément de convention ou de charte sur l'usage qu'on en fait, le périmètre qu'on en fait, j'ai un peu l'impression parfois de faire cavalier seul là-dessus. Non pas que je sois le seul à en faire, mais que tous ceux qui utilisent l'IA autour de moi au sein de l'agence l'utilisent de manière différente, l'utilisent avec des outils différents et rien n'est uniformisé. J'ai quand même une conviction assez profonde, c'est que l'IA demain va vraiment faire évoluer le BTP. L'IA demain ne va pas remplacer un maçon, un plombier, etc. mais par contre va faire en sorte que L'ensemble des acteurs qui m'entourent au quotidien, qui sont des personnes qui font de la conception graphique, qui sont des économistes de la construction, qui sont des équipes RH, qui sont des équipes d'assistants de projet, vont être augmentés entre guillemets. Pour moi l'IA demain va disrupter, va scaler le BTP, vous prenez le vocabulaire sympa qui vous plaît, mais je suis sûr qu'on va se prendre vraiment une grosse claque. Après, pour conclure ce bloc 2, je dirais qu'il y a une notion qui est importante, surtout quand vous faites ça un peu en solo de votre côté. Encore une fois, j'ai la chance d'avoir une entreprise qui m'accompagne et qui m'aide financièrement sur certains outils. Mais quand j'essaye de déployer en parallèle des outils qui sont très gourmands en token, etc. et que c'est à titre personnel que je paye les tests, les coûts s'envolent très vite. Notamment depuis que j'utilise les agents IA. Comme les agents IA sont autonomes, en fait, ils tournent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Alors, ils tournent quand vous leur demandez de faire quelque chose, mais j'ai réussi à mettre en place des agents qui sont autonomes, qui font par exemple de la veille informationnelle, qui ont la capacité de faire des retours sur mes projets en se nourrissant des flux de mails sur des sujets précis. Donc, ce sont des agents qui tournent en permanence. qui vont mettre à jour des comptes rendus ou des points de vigilance qui me reviennent ensuite sur Telegram. Et tout ça, ça consomme énormément. Pour vous donner une idée, quand j'ai démarré sur l'intelligence artificielle, j'ai pris un abonnement sur Cloud, une vingtaine d'euros. J'ai pris un abonnement sur Read.ai, c'est entre 15 et 20 euros je crois, plutôt 20 euros. Et ensuite je me suis à peu près arrêté là. Quand j'ai commencé à bosser sur les agents, j'ai rajouté un abonnement VPS d'une petite dizaine d'euros. J'ai commencé à acheter de l'API, alors j'utilise DeepSeek. V4 aujourd'hui parce que à mon sens c'est le ratio performance-coût le plus optimisé possible et je suis passé d'une consommation de 10 dollars par mois sur DeepSeek à plus de 70 dollars par mois en l'espace de 3-4 mois. Tout ça sur un agent IA que je fais tourner pas en permanence justement pour des questions de coût. Donc vous imaginez bien demain... qu'à l'échelle d'une entreprise, ces coûts peuvent être facilement justifiés par rapport au retour que vous en faites à partir du moment où c'est contrôlé, maîtrisé et où les objectifs sont clairement donnés. Mais si vous partez dans tous les sens avec ce type d'outils, ça peut vite coûter très cher. Ce coût, il est aussi lié à la souveraineté des données. Je le disais tout à l'heure, en utilisant Cloud ou d'autres outils US ou chinois, comme DeepSeek, en fait vos données partent ailleurs. Il faut avoir en tête qu'au début, je pense que comme pas mal de personnes qui se mettent à l'IA, on se dit oui, a priori, je n'ai pas trop de soucis, je ne pense pas qu'une entreprise chinoise ou américaine soit intéressée par ce que je fais. Sauf que mine de rien, quand vous commencez à faire savoir ou que les clients commencent à savoir et voir que vous utilisez l'IA, certains vous demandent des comptes. Ils vous demandent si vous respectez les règles de RGPD, comment sont traitées leurs données. Certaines entreprises aussi, lors de remises d'appels d'offres, etc., peuvent vous demander des comptes par rapport à ça, surtout quand vous commencez à faire les retours et les analyses d'appels d'offres via l'IA. Et c'est assez compliqué à justifier. Il faut savoir que demain, s'il y a un pépin, vous ne pourrez pas aller toquer à la porte d'Anthropique ou d'Eudipsic pour dire qui c'est votre trait. En fait, c'est vous qui êtes responsable de A à Z de ce que vous faites. La souveraineté des données, c'est vraiment quelque chose d'important. Et je vous le dis par retour d'expérience, mettez ça au début de vos projets. À partir du moment où vous utilisez l'IA, c'est important de savoir ce que vous allez faire des données, que ce soit les vôtres. Parce que moi, mon employeur, il n'a peut-être pas envie que certaines données qu'il y a sur notre serveur partent ailleurs que sur le serveur. Donc vous comprenez... En conclusion de ce bloc, que la désillusion dont je parlais au début peut être parfois forte, parfois donner envie d'arrêter parce que quand, encore une fois, on n'est pas développeur, qu'on essaye de mettre en place des outils sur ses temps libres et qu'on se rend compte que ces outils coûtent beaucoup plus que ce qu'on avait prévu, impactent beaucoup plus la donnée de mon entreprise ou celle de mes clients, c'est très frustrant. Mes objectifs pour demain, clairement, c'est de répondre à toutes ces problématiques liées au coût et surtout à la souveraineté des données. Je vous propose d'attaquer le bloc 3, de savoir ce que je fais exactement aujourd'hui avec l'IA et comment j'utilise. Aujourd'hui, j'ai découvert un outil qui s'appelle Paperclip. Paperclip, c'est quoi ? Je le dis avec mes mots à moi encore une fois, mais c'est un outil qui permet de créer une flotte d'agents IA. Et en fait, je me suis amusé à recréer l'organigramme de mon agence avec cet outil. Donc, pour vous expliquer un peu comment ça fonctionne, vous imaginez un organigramme classique. Il y a un CEO. En dessous, j'ai une direction de projet, une direction de l'économie de la construction, une direction de la conception. J'ai ajouté une direction juridique. J'ai rajouté une direction de veille informationnelle. Et j'ai ajouté une direction... du développement et des outils informatiques. Et sous ces différentes directions, j'ai mis différentes compétences qui sont intéressantes pour moi. Par exemple, dans la partie conception, j'ai mis un BIM Manager. Pourquoi un BIM Manager ? Il y a quelques années, j'ai fait un Master BIM qui m'a apporté énormément, notamment sur les sujets de données mises dans les maquettes numériques, comment l'exploiter entre la conception et la réalisation. Eh bien, ce BIM Manager... Pour vous expliquer comment il a été créé, c'est assez simple. J'ai donné à mon agent tous mes cours. Je lui ai dit, voilà, tu me crées un BIM Manager. Et ensuite, je lui ai donné une maquette IFC. Et je lui ai dit, je veux que tu sois en capacité de lire cette maquette. Et donc il est allé chercher, il a trouvé sur des sites des solutions open source, c'est-à-dire qui n'ont pas besoin d'être achetées, mais qui peuvent être installées directement et maintenues directement. Et il a commencé à m'exploiter une maquette d'une centaine de mégas sur un projet que j'avais en cours. Et c'est vraiment bluffant. Donc là je vous parle d'un des agents, mais l'ensemble de ces agents font à peu près un travail en termes d'effet wow. qui est comme celui dont je viens de vous parler. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'ai un RAG qui est adossé à l'ensemble de mes projets qui ne sont pas confidentiels, avec notamment une partie du RAG qui est la plus importante qui est adossée à mes mails. Et tous les jours, le suivi des projets se fait via cette plateforme. C'est super intéressant parce que, comme je le disais tout à l'heure, il y a l'historique qui reste vraiment de bout en bout. Donc quand vous commencez à avoir un projet, par exemple, en conception qui commence à durer quelques mois avec beaucoup de modifications, lui peut aller chercher tout l'historique et en capacité de faire remonter des informations ou des échanges dont on ne se souvenait plus. J'y ai connecté mes comptes rendus de réunion, que ce soit mes réunions visio, avec les clients, avec les bureaux d'études, avec les entreprises. Et tout ça est mis et stocké de manière à ce qu'à partir du moment où je pose une question ou que la flotte d'agents quotidiennement, c'est ce que je lui ai demandé de faire, fasse une espèce de mise à jour de l'ensemble des projets et me refasse remonter les points de vigilance et les choses qui ne fonctionnent pas, c'est vraiment extraordinaire. Alors ça consomme du token, c'est pour ça que... Aujourd'hui, je suis plus à 70-100 dollars par mois de token chez DeepSeek que 10 au début, mais l'effet est vraiment bluffant. Un autre exemple que je peux vous donner, dans le cadre d'un appel d'offres géré par l'un de mes économistes de la construction, l'agent qui gère toute cette partie-là a pour instruction d'être en veille sur tous les projets sur lesquels on est en cours d'appel d'offres. Ce qui fait que comme je suis en copie de l'envoi des devis, en parallèle de mon économiste de la construction, il étudie les devis reçus et il me fait des retours de points de vigilance, de demandes de mise à jour qui sont très souvent conformes à ce que me donne mon économiste de la construction dans le cadre du projet. Et parfois, il va même recalculer certaines choses par rapport au précédent devis, il refait un retour par rapport au devis et tout ça en l'espace de quelques minutes. Donc en fait, c'est comme si j'avais... Enfin, c'est pas comme si... J'ai une flotte d'agents qui tournent 24 sur 24, 7 jours sur 7 pour ça. Alors certains vont me dire, c'est cool, en fait, tu es en train de remplacer le métier de tes collègues. En fait, pas du tout, parce que mes collègues, ils n'ont peut-être pas accès à ces outils aujourd'hui. Mais je pense que demain, dans l'idée que j'en ai, ça peut faire un économiste de la construction, un concepteur graphique augmenté dans le sens où Merci. L'économiste de la construction, c'est lui qui va garder l'interaction avec l'entreprise, c'est lui qui va garder ce souvenir de ce qu'il a vu lors de la visite sur site, quand on a vu les existants qui allaient être modifiés, etc. Ça, l'IA ne l'a pas. Un conseil que j'ai, si jamais vous utilisez ce genre d'outil ou si vous devez faire une base de données, il y a quelque chose qui est très important, qui a mis pour moi en avant l'IA et ces outils-là, c'est la notion de rétex. On a des connaissances. Je pense que si vous êtes dans une entreprise de la taille de la mienne, aujourd'hui on est une cinquantaine de personnes, si vous additionnez le nombre d'années d'ancienneté de chacun, vous avez 200, 300, 400 années de retour d'expérience. Des projets qui sont redondants. Est-ce qu'aujourd'hui on a une feuille de route en disant dans 80% des cas il se passe ça, il se passe ça, donc on a mis ça en place. Voici un document type, etc. On ne le fait pas pour tout parce qu'on a tous un quotidien où on n'arrête pas de courir. Mine de rien, c'est quelque chose que je fais beaucoup aujourd'hui avec ma flotte d'agents, c'est-à-dire que je lui demande d'analyser tous les projets et régulièrement, toutes les semaines, tous les mois, de regarder s'il n'est pas possible de bâtir une sorte de rétexte que l'on pourrait ensuite appliquer à d'autres projets. Ces rétextes-là sont pris et essayés d'être dupliqués sur d'autres projets. Aujourd'hui, quand j'ai des projets qui se ressemblent, avec le même client, sur la même typologie, ça commence à être pertinent. Ça commence à être pertinent pourquoi ? Parce que l'IA commence à anticiper. Elle sait quelle est l'étape d'après, quel est l'interlocuteur qui doit intervenir, et donc du coup commence par exemple à poser un planning déjà long, disant attention, le retour client, de manière générale, c'est sous X semaines, donc commence pas à faire un planning qui soit trop court quand on commence à essayer d'optimiser les plannings. C'est vraiment bluffant. Après, je vous parle de ça, je suis assez euphorique de vous parler de cette flotte d'agents. Il faut savoir que cette flotte d'agents, entre guillemets, elle ne tourne pas sans moi. C'est-à-dire que je l'ai bridée au maximum pour que rien ne sorte de cette flotte. Il y a quelques temps, au moment où je n'avais pas forcément bridé tout ça, J'ai reçu un mail d'un client qui était vraiment insatisfait d'une entreprise parce qu'elle laissait ses déchets sur ses parkings, etc. Et en fait, l'argent a pris de manière autonome la décision d'envoyer un mail à l'entreprise avec le client en copie. Et je peux vous garantir que quand le matin, vous arrivez à 8h30 avec un mail de votre agent qui a été envoyé, le mail était bon, mais sincèrement, ça fait bizarre. J'ai vraiment verrouillé tout ça et ce qui fait que si je n'interviens pas pour valider les différentes étapes qui sont prises, la flotte est en capacité de mourir au bout d'un certain nombre de semaines parce qu'elle tourne en rond et elle n'est pas en capacité d'évoluer. Elle est nourrie au quotidien par les nouveaux mails et les nouveaux comptes rendus que je lui donne. Mais si demain je pars en vacances pendant trois semaines, ce qui s'est passé cet été, la flotte ne tourne plus. On revient aussi aux problématiques de souveraineté dont je parlais tout à l'heure. Cette flotte, elle tourne avec DeepSeek, c'est chinois. Donc, je ne peux pas traiter n'importe quel type d'informations, n'importe quel type de projet, n'importe quel type de données. Donc, j'ai mis en place un système qui me permet d'intégrer dans mon RAG des dossiers et des instructions des données qui sont non confidentielles. Le risque zéro n'existe pas, je fais vraiment attention. Mais c'est une contrainte pour moi parce que du coup, je ne peux pas traiter l'ensemble des sujets que je traite au quotidien. Et je dois avoir cette gymnastique d'esprit de me dire, tiens, est-ce que ce que je suis en train de faire ou ce que je vais recevoir de la part de ce client doit passer par mes agents, doit passer par mon système ou pas ? Je parlais aussi tout à l'heure de la notion de responsabilité. C'est un peu corrélé à ce que je disais, c'est-à-dire que demain, je me fais cartonner par mon client parce que certaines datas sont passées par l'IA alors que pour lui, elles étaient confidentielles et moi, j'ai mal anticipé ça. Eh bien, si j'ai un problème juridique, c'est moi qui paye. Demain, on fait un CCTP via l'IA. On optimise certains dossiers d'appel d'offres sur le chantier. Le CCTP raconte des bêtises, c'est moi qui paye. Je ne peux pas me retourner vers mon client et dire, « Désolé, c'est l'IA, ce n'est pas moi. » Non, il faut vraiment avoir en tête que tout ce qui est généré par l'IA, il faut en porter la responsabilité. Les derniers points, on ne parle pas beaucoup, j'en ai un petit peu parlé, c'est la notion de maintenant cette cybersécurité. Aujourd'hui, tous mes outils que je fais tourner, il y en a certains qui sont très difficiles à hacker, je pense que quand j'utilise Cloud, je suis plutôt en confiance. Quand j'ai mon VPS avec mon agent IA, ma flotte d'agents que je fais tourner, même si le VPS n'est pas du tout connecté à mes outils professionnels, ni à nos serveurs, etc., je ne suis pas à l'abri que quelqu'un soit en capacité de pirater mes agents ou mon VPS et que ce qu'ils sortent ait plus ou moins accès de manière indirecte à mes mails, etc. Donc, il faut vraiment avoir cette vigilance-là. Moi, de mon côté, j'ai mis en place des garde-fous, des firewalls, etc. Mais encore une fois, je ne suis pas un développeur, je ne suis pas une connaissance de la cybersécurité énorme. Et donc, j'essaie vraiment de limiter les informations qui sont mises à disposition des agents ou de mes outils IA pour que si demain, j'ai quelque chose qui vérole mon agent IA, ça ne vienne pas véroler tout ce que j'ai et par effet de ricochet, vienne véroler mon entreprise. Voilà, on arrive à la fin de cet épisode. Pour conclure, j'aimerais mettre en avant trois points qui, pour moi, sont importants. Premièrement, si je devais recommencer, je partirais d'un problème qui m'énerve moins plutôt que d'essayer de partir d'un outil qui a l'air d'être exceptionnel, qui a l'air de faire papa-maman, etc. Il faut bien se rendre compte que l'IA, elle est performante à partir du moment où vous identifiez un problème. ou quelque chose de récurrent, quand vous rentrez dans l'exceptionnel, pour moi en tout cas, c'est compliqué de mettre un outil en place qui peut marcher de manière redondante. Faites attention à tous les outils qu'on vous vend en disant « Tu verras, cet outil est extraordinaire. » Encore une fois, moi je l'ai prouvé avec un simple outil de compte rendu de Visio. Ce qui est vraiment efficace et pertinent pour moi, il n'est pas forcément pour mon voisin. Le deuxième point, et ça c'est plutôt à l'échelle de l'entreprise, C'est que je ne redéploierai pas une solution ou un outil sans que d'abord on écrive à la fois avec ma direction, mais aussi avec les équipes, une sorte de convention ou de charte liée à l'IA, à son usage, et qu'est-ce qu'on veut en faire. Cette espèce de notion de dire, tiens, j'arrive, regardez, j'ai trouvé quelque chose d'extraordinaire, un peu ce que j'ai vécu au début, en fait, ça retombe très vite et ça ne touche pas le public qu'on souhaiterait toucher. C'est dommage parce que... parfois il suffit juste de bien cadrer au démarrage certaines choses, encore une fois avec un maximum de personnes autour de la table, comprendre les usages d'avoir cette discussion, de poser les bases et les fondamentaux avant de déployer. Le troisième et le dernier point, j'en ai pas mal parlé, c'est je remettrai la souveraineté des données que je dois traiter au début de mon projet et pas au milieu comme je l'ai fait. La souveraineté, je pense aujourd'hui, est encore plus... plus de mains, ça va être vraiment le coeur des sujets de l'IA. Aujourd'hui, il y a des solutions passées par des IA comme Mistral. Vous avez aussi la capacité d'installer des IA en local, c'est-à-dire sur vos propres ordinateurs, mais il faut commencer à investir dans des bêtes de course ou louer des GPU. GPU, c'est ce qui permet de faire tourner l'IA, mais quand vous commencez à regarder, si vous voulez faire tourner un modèle qui se défend un peu, en fait, ce sont des euros par heure que vous consommez et ça va très vite sur un mois de travail. Encore une fois, à l'échelle d'une très grosse entreprise, peut-être que c'est abordable et amortissable facilement. A l'échelle d'une petite entreprise, je ne sais pas. Vous l'avez compris, il reste beaucoup à faire dans notre secteur. Le BTP est un peu en retard, mais on va y arriver. On est très très loin d'avoir fait le tour et c'est plutôt une bonne nouvelle parce que ça veut dire qu'il y a une place à prendre pour ceux qui veulent s'y mettre. La raison première de ce podcast, c'est un peu comme une phrase que j'écrirai sur le mur de mon entreprise, c'est un peu ma mission à moi, c'est de faire grandir ceux qui bâtissent. Pas forcément de vous vendre une méthode ou de vous dire dans quelle direction aller, mais c'est vous donner des clés, des outils pour pouvoir avancer là-dessus. En saison 2, je vais garder ma voix parce que l'expérience était plutôt sympa au micro. Et j'aimerais commencer à interviewer des gens du milieu du BTP, quel que soit leur statut, leur poste et leur niveau de connaissance en IA. Je pense que ça serait vraiment intéressant d'avoir des retours terrain, des retours d'expérience de ce qui fonctionne, de ce qui ne fonctionne pas et pourquoi. En sachant qu'encore une fois, l'IA ne remplacera jamais les personnes qui sont sur le terrain, les personnes qui sont au bureau. L'IA va les augmenter, va leur donner davantage d'outils. Mais on a la chance, je pense, d'être dans un secteur qui ne sera pas remplacé demain par l'IA. Merci en tout cas de m'avoir écouté pour cette première saison. Ça a été vraiment une expérience enrichissante pour moi. J'ai hâte de démarrer la deuxième, ça va arriver très vite. Prenez soin de vous et à très bientôt sur BTP Technolab.