#8 Sophie Chaussi, agricultrice bio et créatrice d’une école Montessori cover
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C'est quoi ce travail !

#8 Sophie Chaussi, agricultrice bio et créatrice d’une école Montessori

#8 Sophie Chaussi, agricultrice bio et créatrice d’une école Montessori

27min |14/01/2021
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C'est quoi ce travail !

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27min |14/01/2021
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Description

Sophie Chaussi est agricultrice et éleveuse de porcs bio, ancienne citadine séduite par les paysages de l’Orne. Elle a mûrement préparé son projet après une formation dans un lycée agricole.
Entrepreneuse infatigable, elle siège également au Conseil économique et social de Normandie, gère un gîte, est impliqué dans l’amélioration de la filière d’élevage bio et vient de créer une école Montessori rurale.
Un fil conducteur derrière ses activités : elle croit au métier passion et au collectif.

A écouter aussi sur Apple podcasts, sur Spotify, sur Deezer, sur Google Podcasts.

Zevillage: Tu t’es installée dans l’Orne il y a presque 20 ans et tu as lancée il y a 7 ans un élevage de porcs bio. Pourquoi, ce n’est peut-être pas le métier le plus facile?

Sophie Chaussi : C’est surtout le résultat d’un long processus. Quand je suis arrivée ici pour m’installer définitivement, c’était dans la résidence secondaire de mes parents qui avaient une passion pour les chevaux de trot.

Donc je m’installais dans un petit haras et je venais de rater le concours véto. Je ne savais pas trop quoi faire de ma peau et j’ai fini par trouver le lycée agricole de Sées et ses formations post-bac, notamment le BTS Gestion et protection de la nature, qui m’a bien plu.

J’ai fait ce BTS-là, j’ai travaillé comme animatrice nature pendant une dizaine d’années. C’est l’arrivée de mon fils qui a fait réfléchir.

J’ai adoré mon métier d’animatrice, mais c’est un métier où on travaille les week-end, les vacances, les jours fériés. Quand on se projette comme maman, c’est un peu plus, un peu plus difficile. A sa naissance, j’ai profité, comme beaucoup de mamans du congé parental pour réfléchir et cela m’a amené à me dire que cette maison familiale, ces terres agricoles, plutôt que de les mettre en location, les exploiter moi-même serait une bonne idée.

Zevillage : Parce qu’avant, tu vivais en ville ?

Sophie Chaussi : Oui, j’ai grandi dans le Val d’Oise, en région parisienne, la deuxième plus grande ville du Val d’Oise, à Argenteuil, et je suis passée à Saint Germain le Vieux. 57 habitants.

Zevillage : Pourquoi avoir cette envie de quitter la ville ?

Sophie Chaussi : Je crois que parce que je suis tombée amoureuse de l’Orne et de ses paysages dès le début, quand mes parents ont trouvé cette maison j’avais 6 ans, mais aussi loin que je m’en souvienne, le bocage ornais m’a fascinée. Donc, de toute façon, si j’avais été véto, j’aurais été véto rural et je me serais installée dans le coin.

Zevillage : Donc, tu prends ton congé parental, tu réfléchis. Pourquoi l’élevage d’abord et pourquoi les porcs ?

Sophie Chaussi : Pour l’élevage, je pense que j’ai la fibre. De toute façon, travailler avec les animaux, c’était ma destinée. Que ce soit pour les soigner ou pour les élever.

Et puis, pourquoi les porcs ? Quand j’ai voulu m’installer, j’ai fait énormément de visites de fermes. Toutes les portes ouvertes de fermes bio -je consommaient déjà bio à l’époque, je ne me projetais que la production bio -, j’ai fait toutes les portes ouvertes, j’ai regardé tous les types d’animaux. Et puis, un jour, j’ai visité une ferme qui faisait du porc plein air. Et cela m’a plu. Il y avait un marché aussi, il n’y avait pas du tout de concurrence. Il y avait même un gros besoin d’installations. C’étaient des petites infrastructures légères, donc un investissement de base, pas trop, pas trop délirant. Cela correspondait vraiment à ce que j’avais en tête. L’animal est attachant.

Zevillage :...

Description

Sophie Chaussi est agricultrice et éleveuse de porcs bio, ancienne citadine séduite par les paysages de l’Orne. Elle a mûrement préparé son projet après une formation dans un lycée agricole.
Entrepreneuse infatigable, elle siège également au Conseil économique et social de Normandie, gère un gîte, est impliqué dans l’amélioration de la filière d’élevage bio et vient de créer une école Montessori rurale.
Un fil conducteur derrière ses activités : elle croit au métier passion et au collectif.

A écouter aussi sur Apple podcasts, sur Spotify, sur Deezer, sur Google Podcasts.

Zevillage: Tu t’es installée dans l’Orne il y a presque 20 ans et tu as lancée il y a 7 ans un élevage de porcs bio. Pourquoi, ce n’est peut-être pas le métier le plus facile?

Sophie Chaussi : C’est surtout le résultat d’un long processus. Quand je suis arrivée ici pour m’installer définitivement, c’était dans la résidence secondaire de mes parents qui avaient une passion pour les chevaux de trot.

Donc je m’installais dans un petit haras et je venais de rater le concours véto. Je ne savais pas trop quoi faire de ma peau et j’ai fini par trouver le lycée agricole de Sées et ses formations post-bac, notamment le BTS Gestion et protection de la nature, qui m’a bien plu.

J’ai fait ce BTS-là, j’ai travaillé comme animatrice nature pendant une dizaine d’années. C’est l’arrivée de mon fils qui a fait réfléchir.

J’ai adoré mon métier d’animatrice, mais c’est un métier où on travaille les week-end, les vacances, les jours fériés. Quand on se projette comme maman, c’est un peu plus, un peu plus difficile. A sa naissance, j’ai profité, comme beaucoup de mamans du congé parental pour réfléchir et cela m’a amené à me dire que cette maison familiale, ces terres agricoles, plutôt que de les mettre en location, les exploiter moi-même serait une bonne idée.

Zevillage : Parce qu’avant, tu vivais en ville ?

Sophie Chaussi : Oui, j’ai grandi dans le Val d’Oise, en région parisienne, la deuxième plus grande ville du Val d’Oise, à Argenteuil, et je suis passée à Saint Germain le Vieux. 57 habitants.

Zevillage : Pourquoi avoir cette envie de quitter la ville ?

Sophie Chaussi : Je crois que parce que je suis tombée amoureuse de l’Orne et de ses paysages dès le début, quand mes parents ont trouvé cette maison j’avais 6 ans, mais aussi loin que je m’en souvienne, le bocage ornais m’a fascinée. Donc, de toute façon, si j’avais été véto, j’aurais été véto rural et je me serais installée dans le coin.

Zevillage : Donc, tu prends ton congé parental, tu réfléchis. Pourquoi l’élevage d’abord et pourquoi les porcs ?

Sophie Chaussi : Pour l’élevage, je pense que j’ai la fibre. De toute façon, travailler avec les animaux, c’était ma destinée. Que ce soit pour les soigner ou pour les élever.

Et puis, pourquoi les porcs ? Quand j’ai voulu m’installer, j’ai fait énormément de visites de fermes. Toutes les portes ouvertes de fermes bio -je consommaient déjà bio à l’époque, je ne me projetais que la production bio -, j’ai fait toutes les portes ouvertes, j’ai regardé tous les types d’animaux. Et puis, un jour, j’ai visité une ferme qui faisait du porc plein air. Et cela m’a plu. Il y avait un marché aussi, il n’y avait pas du tout de concurrence. Il y avait même un gros besoin d’installations. C’étaient des petites infrastructures légères, donc un investissement de base, pas trop, pas trop délirant. Cela correspondait vraiment à ce que j’avais en tête. L’animal est attachant.

Zevillage :...

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Sophie Chaussi est agricultrice et éleveuse de porcs bio, ancienne citadine séduite par les paysages de l’Orne. Elle a mûrement préparé son projet après une formation dans un lycée agricole.
Entrepreneuse infatigable, elle siège également au Conseil économique et social de Normandie, gère un gîte, est impliqué dans l’amélioration de la filière d’élevage bio et vient de créer une école Montessori rurale.
Un fil conducteur derrière ses activités : elle croit au métier passion et au collectif.

A écouter aussi sur Apple podcasts, sur Spotify, sur Deezer, sur Google Podcasts.

Zevillage: Tu t’es installée dans l’Orne il y a presque 20 ans et tu as lancée il y a 7 ans un élevage de porcs bio. Pourquoi, ce n’est peut-être pas le métier le plus facile?

Sophie Chaussi : C’est surtout le résultat d’un long processus. Quand je suis arrivée ici pour m’installer définitivement, c’était dans la résidence secondaire de mes parents qui avaient une passion pour les chevaux de trot.

Donc je m’installais dans un petit haras et je venais de rater le concours véto. Je ne savais pas trop quoi faire de ma peau et j’ai fini par trouver le lycée agricole de Sées et ses formations post-bac, notamment le BTS Gestion et protection de la nature, qui m’a bien plu.

J’ai fait ce BTS-là, j’ai travaillé comme animatrice nature pendant une dizaine d’années. C’est l’arrivée de mon fils qui a fait réfléchir.

J’ai adoré mon métier d’animatrice, mais c’est un métier où on travaille les week-end, les vacances, les jours fériés. Quand on se projette comme maman, c’est un peu plus, un peu plus difficile. A sa naissance, j’ai profité, comme beaucoup de mamans du congé parental pour réfléchir et cela m’a amené à me dire que cette maison familiale, ces terres agricoles, plutôt que de les mettre en location, les exploiter moi-même serait une bonne idée.

Zevillage : Parce qu’avant, tu vivais en ville ?

Sophie Chaussi : Oui, j’ai grandi dans le Val d’Oise, en région parisienne, la deuxième plus grande ville du Val d’Oise, à Argenteuil, et je suis passée à Saint Germain le Vieux. 57 habitants.

Zevillage : Pourquoi avoir cette envie de quitter la ville ?

Sophie Chaussi : Je crois que parce que je suis tombée amoureuse de l’Orne et de ses paysages dès le début, quand mes parents ont trouvé cette maison j’avais 6 ans, mais aussi loin que je m’en souvienne, le bocage ornais m’a fascinée. Donc, de toute façon, si j’avais été véto, j’aurais été véto rural et je me serais installée dans le coin.

Zevillage : Donc, tu prends ton congé parental, tu réfléchis. Pourquoi l’élevage d’abord et pourquoi les porcs ?

Sophie Chaussi : Pour l’élevage, je pense que j’ai la fibre. De toute façon, travailler avec les animaux, c’était ma destinée. Que ce soit pour les soigner ou pour les élever.

Et puis, pourquoi les porcs ? Quand j’ai voulu m’installer, j’ai fait énormément de visites de fermes. Toutes les portes ouvertes de fermes bio -je consommaient déjà bio à l’époque, je ne me projetais que la production bio -, j’ai fait toutes les portes ouvertes, j’ai regardé tous les types d’animaux. Et puis, un jour, j’ai visité une ferme qui faisait du porc plein air. Et cela m’a plu. Il y avait un marché aussi, il n’y avait pas du tout de concurrence. Il y avait même un gros besoin d’installations. C’étaient des petites infrastructures légères, donc un investissement de base, pas trop, pas trop délirant. Cela correspondait vraiment à ce que j’avais en tête. L’animal est attachant.

Zevillage :...

Description

Sophie Chaussi est agricultrice et éleveuse de porcs bio, ancienne citadine séduite par les paysages de l’Orne. Elle a mûrement préparé son projet après une formation dans un lycée agricole.
Entrepreneuse infatigable, elle siège également au Conseil économique et social de Normandie, gère un gîte, est impliqué dans l’amélioration de la filière d’élevage bio et vient de créer une école Montessori rurale.
Un fil conducteur derrière ses activités : elle croit au métier passion et au collectif.

A écouter aussi sur Apple podcasts, sur Spotify, sur Deezer, sur Google Podcasts.

Zevillage: Tu t’es installée dans l’Orne il y a presque 20 ans et tu as lancée il y a 7 ans un élevage de porcs bio. Pourquoi, ce n’est peut-être pas le métier le plus facile?

Sophie Chaussi : C’est surtout le résultat d’un long processus. Quand je suis arrivée ici pour m’installer définitivement, c’était dans la résidence secondaire de mes parents qui avaient une passion pour les chevaux de trot.

Donc je m’installais dans un petit haras et je venais de rater le concours véto. Je ne savais pas trop quoi faire de ma peau et j’ai fini par trouver le lycée agricole de Sées et ses formations post-bac, notamment le BTS Gestion et protection de la nature, qui m’a bien plu.

J’ai fait ce BTS-là, j’ai travaillé comme animatrice nature pendant une dizaine d’années. C’est l’arrivée de mon fils qui a fait réfléchir.

J’ai adoré mon métier d’animatrice, mais c’est un métier où on travaille les week-end, les vacances, les jours fériés. Quand on se projette comme maman, c’est un peu plus, un peu plus difficile. A sa naissance, j’ai profité, comme beaucoup de mamans du congé parental pour réfléchir et cela m’a amené à me dire que cette maison familiale, ces terres agricoles, plutôt que de les mettre en location, les exploiter moi-même serait une bonne idée.

Zevillage : Parce qu’avant, tu vivais en ville ?

Sophie Chaussi : Oui, j’ai grandi dans le Val d’Oise, en région parisienne, la deuxième plus grande ville du Val d’Oise, à Argenteuil, et je suis passée à Saint Germain le Vieux. 57 habitants.

Zevillage : Pourquoi avoir cette envie de quitter la ville ?

Sophie Chaussi : Je crois que parce que je suis tombée amoureuse de l’Orne et de ses paysages dès le début, quand mes parents ont trouvé cette maison j’avais 6 ans, mais aussi loin que je m’en souvienne, le bocage ornais m’a fascinée. Donc, de toute façon, si j’avais été véto, j’aurais été véto rural et je me serais installée dans le coin.

Zevillage : Donc, tu prends ton congé parental, tu réfléchis. Pourquoi l’élevage d’abord et pourquoi les porcs ?

Sophie Chaussi : Pour l’élevage, je pense que j’ai la fibre. De toute façon, travailler avec les animaux, c’était ma destinée. Que ce soit pour les soigner ou pour les élever.

Et puis, pourquoi les porcs ? Quand j’ai voulu m’installer, j’ai fait énormément de visites de fermes. Toutes les portes ouvertes de fermes bio -je consommaient déjà bio à l’époque, je ne me projetais que la production bio -, j’ai fait toutes les portes ouvertes, j’ai regardé tous les types d’animaux. Et puis, un jour, j’ai visité une ferme qui faisait du porc plein air. Et cela m’a plu. Il y avait un marché aussi, il n’y avait pas du tout de concurrence. Il y avait même un gros besoin d’installations. C’étaient des petites infrastructures légères, donc un investissement de base, pas trop, pas trop délirant. Cela correspondait vraiment à ce que j’avais en tête. L’animal est attachant.

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