Speaker #0Alors, c'est quoi son prénom ? Dis-moi tout, je veux tout savoir. 1943, quelque part à Limoges. Un jeune homme rejoint la résistance et fabrique, en cachette, de faux papiers. Pour continuer son travail sans se faire démasquer, il doit changer d'identité et repense alors à un roman, Les Châtiments, dans lequel se trouve le nom d'un général qu'il choisit également pour lui. Vous l'aurez peut-être reconnu, ce jeune résistant deviendra plus tard l'un des mimes les plus célèbres du monde, Marcel Marceau. Le premier Marceau dont il a pris le nom et dont je parlais juste avant, c'est, quant à lui, le général François Sévrin Marceau des Graviers. Engagé dans l'armée à 16 ans, il participe à la prise de la Bastille, devient l'un des plus jeunes généraux de la Révolution française. Son nom est aujourd'hui gravé sur l'Arc de Triomphe et il repose au Panthéon. Porté sous forme de nom par deux personnes qui ont marqué l'histoire, le prénom Marceau, c'est en fait la forme ancienne du prénom Marcel, lui-même issu du latin Marcellus, diminutif de Marcus. Et Marcus, en latin, évoque directement Mars, le dieu romain de la guerre. Ce qui, avouons-le, colle plutôt bien au destin du général. Puisqu'on parle de célébrité, impossible de parler du prénom Marceau sans citer Sophie Marceau. Je sais que pour beaucoup, le lien se fait très rapidement. Eh bien, Sophie Marceau, son vrai nom n'est pas Sophie Marceau. En réalité, son nom de naissance, c'est Sophie Maupu. Et c'est en tournant la boum qu'on lui a suggéré d'adopter un autre nom. Parlons chiffres maintenant. Marceau est un très bel exemple de prénom vintage. En 1912, il était donné 520 fois. Il rencontre un succès croissant depuis les années 90, avec une courbe sans cesse montante depuis. Contre 370 naissances en 2010, le prénom Marceau était attribué en 2025 2405 fois, faisant de lui le 13e prénom masculin. le plus donné dans le pays. Comme les Marcelles, les Marceaux sont fêtés le 16 janvier ou bien le 29 juin pour les martyrs Marceaux et Athanase. Si vous aimez le prénom Marceaux, vous aimerez peut-être les prénoms Léandre, Victor ou Marius. Ou bien pour une petite fille, pourquoi pas Capucine, Jeanne ou Marthe. Maintenant, je vous laisse écouter l'histoire du prénom Marceaux. Bonne écoute !
Speaker #1Bonjour Florentine ! Alors après avoir fait le... La petite histoire du prénom d'Adèle, aujourd'hui je vais vous parler du prénom de Marceau. Je vous refais une petite présentation, donc je m'appelle Emma, je suis mariée avec Gaëtan, et nous avons une fille, Adèle, qui a 3 ans et demi, et un petit garçon, Marceau, qui vient d'avoir 10 mois. Donc on s'était arrêté pour Adèle, comme prénom garçon, nous avions choisi Célestin. Donc une fois qu'elle est née, plusieurs personnes nous ont demandé comment on le rappelait si ça était un garçon, mais on n'a pas voulu dire le prénom parce qu'on voulait le garder si on avait un deuxième enfant et que c'était un garçon. Sauf qu'entre temps, on a fini par abandonner le prénom Célestin. Parce que notre ami qui s'appelle Célestin, moi qui n'aime pas trop les prénoms, il y a des surnoms faciles. En fait, c'est vrai que tout le monde, nous y compris, l'appelle Sel. Et autant j'adore le prénom Célestin, mais toujours appelé Sel, je ne trouvais pas le surnom très joli. Et je me suis dit que c'est ce qui risquait d'arriver, que vraiment tout le monde l'appelle Sel. Donc on avait abandonné ce prénom. Après on n'a pas vraiment reparlé d'autres prénoms, même si on s'en disait quelques fois entre nous, « Oh ça tu aimes, tu n'aimes pas » . Mais quand je suis tombée enceinte, par contre, on s'est direct remis à parler de prénoms. Et on s'est tout de suite rendu compte que ça allait être de nouveau très facile pour une fille, on était d'accord sur plein de prénoms, mais pas pour un garçon. Moi pour une fille, j'avais abandonné mon coup de cœur, qui était Lise, même si Gaëtan m'avait dit non, mais dans tous les cas c'était abandonné, parce que la fille du parrain d'Adèle et donc de la marraine de Marceau aussi, qu'on voit très souvent s'appelle Élise. Alors Élise, Élise, bon, c'était quand même très ressemblant. D'ailleurs, il y a aussi ma filleule, qui est la fille du parrain de Marceau, qui est née il y a trois mois et elle s'appelle Céleste. Ils ne nous avaient pas donné le prénom avant la naissance, donc je ne le connaissais pas quand j'étais enceinte, mais on savait qu'ils avaient un prénom qu'ils aimaient depuis des années. Et on s'est dit, quand ils nous ont dit le prénom, qu'on avait bien fait d'abandonner Célestin, parce que Célestin et Céleste, c'est quand même très proche. On a donc mis le paquet sur la recherche de prénoms garçons. Moi j'adorais le prénom Elio. Mais alors, j'essayais régulièrement de le placer à Gaëtan, qui me disait toujours T. Dès que je disais Elio, il me disait T pour faire Elliot. Il me disait mais Elio, non c'est pas un prénom, c'est le diminutif d'Eliot. Je veux bien Elliot, mais pas Elio. Sauf que moi j'adore le prénom Elio, mais Elliot, pas que j'aime pas, mais c'est pas un prénom que je voulais. Donc c'était un peu la blague, à chaque fois je disais Elio, il me disait T. Bon. J'ai bien compris qu'on ne pourrait pas le choisir, parce que déjà, il n'aimait pas trop. Et puis, si on faisait ça, il allait faire que de dire « te » à chaque fois à la fin. Dans mon trope 3, pour les garçons, j'avais aussi le prénom Gabin. Mais alors là, il n'a jamais aimé. C'était un nom catégorique. Et il y avait Marceau. Mais là, il ne m'a pas dit forcément non. Mais je n'ai pas eu un grand oui tout de suite. C'était oui, pas mal, mais à voir. Après, il y avait plein de prénoms que j'aimais bien. Mais en fait, qui me faisaient penser, soit il y avait des surnoms, soit ça me faisait penser à des... Ça me faisait penser à d'autres choses, ou alors il y avait des jeux de mots. Par exemple, j'aimais bien le prénom Martin. Moi, ça me fait tout de suite penser à Martin Matin, alors qu'en plus, la génération des enfants de maintenant, je pense, ne connaissent même pas. Ou Léon, je pense tout le temps à Léon Le Bourdon, comme il y a dans la petite chanson des drôles de petites bêtes. J'aimais bien aussi, par exemple, le prénom Aubin. Alors Aubin, les jeux de mots, allez, file Aubin, Aubin, bon, pas fan. Ou Malo, pareil, Malo-jambe, Malo-dos, alors que c'est des prénoms que j'aime bien. J'avais pensé aussi à Maé, mais Maé, en m'appelant Emma, ça fait vraiment... On est sur l'inverse du prénom, donc bon, on n'a pas choisi tout cela pour ça. Gaëtan, lui, déjà pour ma première grossesse, il adorait le prénom Basile. Alors moi, en soi, le prénom, je n'ai rien contre ce prénom, le son du prénom quoi. Mais ma sœur, si elle avait été un garçon, elle se serait appelée Basile. On l'a su, enfin nos parents nous l'ont toujours dit, et souvent on rigolait en fait en l'appelant Basile. Même des amis à nous l'appellent Baz. Et du coup, ça nous faisait rire de l'appeler Basile ou Baz, donc quand il m'a dit Basile, pour moi... C'était ma sœur, c'était pas le prénom de mon enfant. En plus, mon papa est originaire de Savoie, où il y a une chanson très connue, qui est souvent chantée dans les fêtes de famille, qui s'appelle Basile. Donc ça faisait vraiment deux choses pour lesquelles je ne voulais pas ce prénom. Guy Etain aimait aussi le prénom Étienne. Là, pareil, j'avais une histoire. Mon arrière-grand-père s'appelait Étienne. Bon, ça, alors, en soi, ça m'aurait pas tant dérangé. Mais mes parents ont une maison de famille dans un mot qui s'appelle Saint-Étienne, et où on va très souvent en vacances. Donc, alluant en vacances à Saint-Etienne, il s'appelait Étienne, mais pas trop. Ce qui était plus dur, en fait, là, dans le choix du prénom, c'est que ce n'était pas une évidence comme ça l'avait été pour Marceau. Surtout pour Gaëtan ou lui, pour Adèle, pardon. Surtout pour Gaëtan, pour qui lui, pour Adèle, ça avait été vraiment l'évidence tout de suite. Là, pour Marceau, il aimait bien, mais ce n'était pas l'évidence que ce serait ce prénom. Donc, on attendait un peu d'avoir un gros coup de cœur, mais qui n'arrivait pas. Cette fois, on a su le sexe un peu plus tôt, à trois mois et demi. En sortant de l'écho où on a su le sexe, Gaëtan me dit « Alors, qu'est-ce qu'on fait ? C'est quoi ? Quel est ton top 3 ? » Donc je lui dis « Gabin, Elio et Marceau » . On me dit « Moi, dans ces trois-là, mon préféré, c'est Marceau » . On n'a pas pris la décision à ce moment-là, mais à force de lui dire « Alors, Marceau, c'est bon ? Marceau, c'est bon ? » Je ne sais combien de fois par jour, il a fini par me dire « Oui, t'as raison. Marceau, c'est le mieux, c'est celui que je préfère, c'est décidé, c'est Marceau » . Pour l'histoire du deuxième prénom, on a une nouvelle fois demandé à son parrain et sa marraine de choisir son prénom. Alors pour nous annoncer quel prénom ils avaient choisi, ils nous ont envoyé un courrier avec une grille de mots mêlés en nous demandant de trouver le prénom parmi tous les mots. Donc parmi cette grille, il y avait le prénom Timothée, mais ça on savait que c'était une petite blague parce que Gaëtan ne fait que dire qu'il déteste ce prénom, il n'aime pas du tout ce prénom. Et on a bien cherché pendant 20 minutes dans la grille, dans tous les sens, mots écrits à l'envers, en diagonale, etc. Jusqu'à ce que d'un coup je dis, là il y a Elisa, mais bon bizarre c'est pas un prénom de garçon. Et en fait je me suis rendu compte que le lisan à l'envers et en mettant le B ça faisait Basile. Alors là Gaëtan était très très content du prénom. Moi qui aimais bien ce prénom mais qui ne le voulais pas en premier, ça m'allait aussi très bien. Donc c'est Marceau Basile. Pour ce qui est de la révélation du prénom aux autres, autant j'avais dit qu'Adèle, personne ne nous avait parlé de ce prénom avant la naissance, autant Marceau, il a été évoqué quand même plusieurs fois pendant la grossesse. Ma maman, un jour, quand on parlait prénom, m'a dit « Oh, j'adore le prénom Marceau » . Ma sœur, un jour, m'a dit qu'elle avait un collègue de boulot qui avait appelé ses fils « Com » et « Marceau » . Elle me dit « J'adore ces deux prénoms » . Et pas longtemps avant l'accouchement, dans ma famille, ils ont parié sur la date d'accouchement et le prénom. Et mon cousin, Célian, avait écrit le prénom Marceau. Donc, il avait réussi à trouver le prénom, même si à ce moment-là, on n'a pas dit que c'était ça. On a attendu la naissance pour le révéler à tout le monde. Voilà la petite histoire du prénom de Marceau. Pour les inspirations, cette fois, j'ai demandé à Gaëtan de me donner deux inspirations prénoms qu'on n'avait pas citées sur les deux épisodes. Donc, il a choisi pour une fille le prénom Iris et pour un garçon le prénom Antoine. Voilà, merci beaucoup.