Speaker #0Alors, c'est quoi son prénom ? Dis-moi tout, je veux tout savoir ! Aujourd'hui, je vous propose d'écouter l'histoire d'un prénom qui sort des sentiers battus, Swan, porté ici par une petite fille. Étymologiquement, Swan vient de l'anglais swan, qui signifie littéralement le signe. On retrouve cette racine dans plusieurs langues germaniques et scandinaves, et elle a longtemps désigné cet oiseau associé à la grâce, à l'élégance. En France, il y a autre chose qui nous a fait connaître ce prénom, C'est la littérature. Swan, avant d'être un prénom, c'était un nom de famille, celui de Charles Swan, un personnage central de l'œuvre de Marcel Proust à la recherche du temps perdu. C'est probablement cette résonance littéraire qui a progressivement transformé le patronyme en prénom, à partir de la fin des années 70. Alors, à l'origine, Swan, c'est statistiquement, d'ailleurs c'est toujours le cas, un prénom masculin. Le choisir pour une fille, c'est donc faire un choix affirmé. Les chiffres donc le confirment, ce n'est qu'à partir de 78 que Swan apparaît dans les statistiques de naissance féminine, avec des effectifs très restreints. Il faut attendre 2021 pour observer l'année record d'attribution chez les filles, avec 115 naissances recensées. En 2025, on comptabilisait la naissance de 55 petites Swans. Pour comparaison, au masculin, le prénom Swan était donné 405 fois lors de son année record en 2020, et l'an dernier, il était attribué. 245 fois, contre 55 fois chez les filles donc. Je précise aussi que je ne parle que des statistiques de Swan qui s'écrit SWA2N. Du côté des personnalités, le prénom reste encore peu incarné en France, mais on peut citer par exemple l'humoriste et vidéaste Swan Perissé. Si vous aimez le prénom Swan utilisé à contre-emploi de genre, peut-être aimerez-vous Billy, Alix ou même Cléo. Voilà, maintenant je vous laisse écouter l'histoire de la petite Swan. Bonne écoute !
Speaker #1Hello, moi c'est Gaëlan, j'ai 30 ans et je suis mariée avec Clément et ensemble nous avons une petite fille qui s'appelle Swan. Et si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour parler de son prénom. Clément et moi, on se connaît aujourd'hui depuis une petite dizaine d'années et c'est vrai qu'on s'est rapidement tous les deux projetés dans notre rôle de parents et forcément également sur la question du choix du prénom. Clément et moi, on n'a jamais été d'accord sur les prénoms qu'on souhaitait. Même si la base était commune, on voulait un prénom... C'était important pour moi d'avoir un prénom classique pour mes enfants parce que je sais que petite, j'ai beaucoup souffert d'avoir personnellement un prénom très original. Je m'y suis habituée, fort heureusement, et aujourd'hui j'aime beaucoup mon prénom, mais c'est vrai que je n'aimais pas le fait d'être différente. Moi, j'aurais rêvé m'appeler Léa et me fondre dans la masse dans les années 90. Donc c'est vrai que... Pour ma fille, j'imaginais un prénom très classique et très beau, très doux, comme Victoire, Victoria, Louise. Mais c'est vrai que le nom de famille de mon mari est venu bouleverser un petit peu mes plans. Son nom, c'est Petitprès. Et du coup, c'est vrai qu'une Louise Petitprès ou une Victoire Petitprès, je n'aimais pas l'image que ça renvoyait. Je trouvais que ça faisait trop petite fille parfaite, toute propre sur elle. qui parle trois langues, qui fait de l'équitation, qui est scolarisé dans le privé.
Speaker #1ce n'était plus possible. Donc j'étais plus partie sur des prénoms classiques mais mixtes, qui venaient un petit peu contrebalancés avec le nom de famille de mon mari, comme Lou ou Alix. Clément n'était absolument pas d'accord pour ces prénoms-là. Et comme on n'était pas d'accord, on est rapidement passé à autre chose et on a arrêté d'en parler. La première fois que j'ai entendu le prénom Swan, c'est Clément qui l'a prononcé, on était au mémorial de Vimy, et en fait il l'a lu sur une plaque, donc à ce moment-là on est en 2021, il n'est pas question d'enfant encore, donc encore moins de choix de prénom, donc je ne relève pas. Néanmoins, je ne me sens vraiment pas très bien. Au moment où il le prononce, je sais que j'ai un espèce de haut le cœur, et j'ai très envie de vomir, et en fait je mets ça sur le compte des moules frites qu'on a mangées le midi. dans une brasserie un peu douteuse. Je ne relève pas, la vie continue. Je finis par tomber enceinte en novembre 2024. Et c'est vrai que je mets rapidement sur la table la question du choix du prénom. Spontanément, Clément, il me reparle de Swan. À ce moment-là, évidemment, je ne me rappelle absolument pas de la balade qu'on a faite au Mémorial et où il a eu ce prénom. Et moi, je reste butée sur mes prénoms mixtes, notamment le prénom Lou. Et on campe bien chacun sur ses positions. pendant au moins les six premiers mois de ma grossesse. Une nuit, je fais un rêve où je suis assise au bord d'un lac et je vois un signe sur ce lac. Il ne se passe rien de plus. Je me réveille et je ne fais pas le lien. De toute façon, on retiendra de cette histoire que je suis une nana pas fondamentalement connectée avec les signes autour de moi. Un autre jour, je devais être à 7 mois et demi de grossesse à peu près, je scrollais sur mon téléphone sur Etsy et en fait je tombe sur un article, c'est une petite couverture pour bébés où on peut faire broder le prénom. Et spontanément, je vais pour écrire Lou. Et là, je me prends un coup de pied dans les côtes. Vraiment, le truc qui te coupe la respiration, elle ne m'avait jamais tapé aussi fort. Moi, je ne fais toujours pas de lien. En tout cas, je lui parle. Je lui dis, ma chérie, mais tu aimes bien le prénom Lou ? C'est le prénom que tu as choisi ? Peu de son, peu d'image, elle ne répond plus. Je continue de lui parler. Je lui dis, où est-ce que tu préfères qu'on écoute papa ? Et est-ce que tu préfères le prénom Swan ? Et là, elle me caresse. En fait, elle passe sous ma main et je la sens, mais c'est tout doux, c'est tout doux. Mais voilà, je crois que je n'avais tellement pas envie. d'écouter mon mari, du coup, je n'ai absolument fait aucun rapprochement. Et pourtant, il y avait des signes, il y avait des signes partout. Des signes avec un S comme des signes avec un C. Je me suis mise à voir des signes partout, les thèmes de chambre de bébé, une lampe en forme de signe, je voyais des signes partout. Et puisque la nana, elle capte toujours rien, l'univers, comme pour me secouer les puces, intervient vraiment. Pour moi, l'univers est intervenu à ce moment-là. Une nuit, je fais un cauchemar. Il est horrible ce cauchemar. Je sais que je suis pourchassée, alors je ne sais pas par qui, je ne sais pas par quoi. Je sais juste que j'ai très peur et que je cours, et que d'un coup, on se met à me hurler dans les oreilles le prénom Swan. Je me suis réveillée en sursaut, et le premier truc que je me suis dit, c'est « Mais ma pauvre fille, t'es complètement à côté de tes pompes » . D'un coup, tout m'est revenu en mémoire. La promenade au mémorial de Vimy, où il avait prononcé ce prénom et où j'avais eu envie de vomir. Le rêve avec le signe, les signes partout. C'était dingue, c'était dingue. C'est comme si on essayait de me souffler à l'oreille, mais que je n'avais pas envie d'entendre. Elle me le disait, son prénom, depuis le début, elle me le disait. Ce bébé nous avait choisis et elle avait choisi son prénom. Quand il a fallu l'annoncer à mon mari, du coup, j'ai choisi de le faire de manière un petit peu mignonne. Je suis retournée sur cette page Etsy où il y avait la petite couverture à commander. Et du coup, je la commande avec le prénom Swan. Donc, toute fière de moi, je lui apporte le paquet comme ça. Il l'ouvre, il regarde, il lève les yeux et il me dit « Mais du coup, on l'écrit avec deux N ? » Là, mon visage s'est défait complètement. Je m'attendais tellement à ce qu'il ait une réaction pour me montrer qu'il était heureux. J'étais un peu déçue. Et en fait, avec le recul, c'était... C'était tellement une évidence, que ce soit pour elle ou pour mon mari, que seule la question de l'orthographe se posait. C'est tout. Je trouve ça tellement beau. Et aujourd'hui, je peux vous le confirmer, elle ne pourrait pas s'appeler autrement. Ce prénom lui va ravir. Et je suis vraiment fière qu'elle l'ait choisi. Donc voilà pour l'histoire du prénom de notre jolie petite Swan. Et pour inspirer les parents, si j'avais un deuxième enfant, Pour un petit garçon, j'adore le prénom Solal. Et pour une fille, j'aime beaucoup le prénom Léonore. Je te remercie Florentine de m'avoir laissé m'exprimer autour du prénom Swan. Et ciao !