- Speaker #0
3, 2, attend je vais le mettre, 3, 2...
- Speaker #1
Juste avant de commencer, je voulais vous prévenir qu'on a eu un problème de caméra, ce qui fait que des fois ça zoom sur nous et tout, mais c'est parce qu'on pensait avoir un plan large, et au final, pas du tout. Donc s'il vous plaît, soyez indulgents, on fera pas les mêmes erreurs par la suite. Sur ce, je vous laisse avec le podcast !
- Speaker #2
Mon petit bébé, il a un petit bébé de 3 mois !
- Speaker #1
C'est un tout petit bébé !
- Speaker #2
Oui, je viens d'adopter, c'est mon premier petit animal.
- Speaker #1
Bonjour Zénèp !
- Speaker #2
Bonjour Carla, ça va ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #2
Ça va bien, je suis contente d'être ici avec toi.
- Speaker #1
On est chez toi, mais moi aussi je suis chez toi. Bah ouais ! On se retrouve aujourd'hui pour faire le tout premier épisode de mon podcast.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
C'est un peu spécial parce que t'es littéralement ma belle-sœur, on se connaît depuis des années, mais c'est... Quatre ans,
- Speaker #2
ça fait pas mal déjà.
- Speaker #1
Oups ! Elle a tout fait tomber ! Mais c'est des questions qu'en fait je ne t'ai jamais posées je pense et c'est une conversation qu'on n'a jamais eue. Et je me disais que c'était peut-être intéressant de la voir devant des personnes que ça préintéresse.
- Speaker #2
Oui d'accord, alors vas-y, je me demande c'est quoi ça ?
- Speaker #1
Je voulais aborder les différences qu'il y a entre la France et la Turquie.
- Speaker #2
Ah il y en a plein en fait.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Franchement il y en a plein, tu ne peux même pas imaginer. J'étais en mode choc et tout au début quand je suis arrivée ici.
- Speaker #1
C'était quoi ta première impression quand t'es arrivée ?
- Speaker #2
La première impression que j'ai arrivée, je vois que dans la rue, il n'y a pas d'animal.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Il n'y a pas de chiens, il n'y a rien dans la rue.
- Speaker #1
Parce qu'en Turquie, il y a beaucoup de chiens.
- Speaker #2
Il y en a plein.
- Speaker #1
Déjà, c'est normal parce que même en France, il y a quand même beaucoup de chiens qui sont en liberté, tu vois. Mais c'est vrai qu'il n'y a pas énormément de chiens errants.
- Speaker #2
Oui. Je trouve que c'est trop bizarre. Tu vois, ça veut dire qu'une fois que je suis rentrée ici, je suis venue ici, je dis qu'il y a quelque chose qui manque ici. C'est des animaux. J'étais en mode choqué. C'est pour ça, par exemple en Turquie, c'est rare qu'on parle on... On y va pour les associations pour adopter des chiens ou chiens. Souvent, on les adopte sur la rue. On n'achète pas, c'est déjà trop interdit. Donc, on les trouve toujours sur les rues.
- Speaker #1
C'est trop triste en vrai, parce qu'ils doivent être dans des conditions déplorables. Ça fait trop mal au cœur. Tu sais ce que ça veut dire déplorable ?
- Speaker #2
Ah non ? Non, pas du tout.
- Speaker #1
Je l'ai vu tout de suite. Ça veut dire qu'ils sont vraiment dans des conditions... très compliquée et très dure à vivre pour un animal parce que, être dehors, c'est très compliqué.
- Speaker #2
J'avoue, j'avoue ça déjà. C'est très, très, très bon. Moi, c'est devenu autre chose que j'étais en mode choqué. Par exemple, je commençais de faire mon stage et j'ai vu que tout le monde prend le repas de la maison.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Je trouve que c'est super, tu vois, on peut apporter de l'argent, etc. On économise bien ici mais c'est bizarre quand même parce qu'en Turquie, si tu ramènes quelque chose de la maison, tout le monde en monte à quel enfant tu... Tu vas aller au collège, tu n'as pas d'argent pour acheter quelque chose au resto. Ah bon ? D'ingue.
- Speaker #1
Vraiment, ils font culpabiliser comme ça pour juste le repas de je-me-dis ?
- Speaker #2
Oui, oui, je suis sûre que oui.
- Speaker #1
Alors que c'est un super moyen de faire des économies.
- Speaker #2
J'avoue, exactement.
- Speaker #1
Et du coup, vous faites comment ? À chaque fois, vous allez manger quelque part ?
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Mais c'est horrible.
- Speaker #2
Avec l'inflation, par contre, je viens de la Turquie. Donc, en ce moment, avec l'inflation, etc., on ne peut plus. C'est déjà impossible. Mais avant, je me souviens trop bien que mes parents, quand ils travaillaient ou quand j'étais à l'université aussi, on part toujours dans un n'importe quel restaurant. Tous les jours. C'est pour ça que j'étais un peu grossie aussi, tu vois. C'est pas bon pour les centaines d'employés.
- Speaker #1
Ah non ! Ah non, mais c'est fou. C'est fou que vous alliez autant au restaurant parce que nous, on n'a pas cette... Enfin, pourtant, on est censé être le pays de la gastronomie. Et pourtant, en fait, on va au resto quand même assez souvent. Mais... Une fois par mois, tu vois. Enfin, vraiment, personnellement, je ne vais pas au resto plus qu'une fois par mois. Et encore, ça dépend des mois parce qu'en étant étudiante, c'est un peu compliqué. Enfin,
- Speaker #2
ouais.
- Speaker #1
Mais, enfin, vraiment, ce n'est pas un truc qu'on fait tous les jours. C'est exceptionnel.
- Speaker #2
Voilà, on continue parce qu'on a coupé un petit peu parce qu'il y a un nouveau invité ici. Du coup, on était en train de parler. Oups. Voilà,
- Speaker #1
ce n'est pas grave.
- Speaker #2
Ce n'est pas grave. Ah.
- Speaker #1
On est en train de parler de la nourriture en Turquie. Comment vous mangez le midi ?
- Speaker #2
Du coup ? En fait, c'est souvent le kebab, le donald, le dulum, ce type de choses. Franchement, c'est fat, fat, fat. Donc, ce n'est pas bien du tout. En plus, c'est ce que je me souviens, par exemple, quand j'ai commencé à faire mon stage ici. Une autre chose, quand j'ai commencé à faire mon stage en France, j'étais vraiment en mode choqué. Au moins, tout le monde ramène des choses de la maison. C'est déjà un truc de choc pour moi. Après, on a fait des petites pauses quand on travaille. En fait, tous les jours, on s'assoit dans un table. Il y a une fille qui a ramassé son sac. Et là, on l'avait en gypse. Et elle a commencé à manger toute seule. Elle n'a même pas dit, est-ce que vous voulez goûter, etc. Moi, j'étais vraiment terrifiée. J'étais en mode choquée. Je te dis, tu sais pourquoi ? Parce que quand j'étais à l'université, même si c'était un chocolat ou n'importe quoi,
- Speaker #1
Tu partages.
- Speaker #2
Partage, c'est une obligation en Turquie.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Des fois, je me souviens, j'ai partagé, j'avais même pas mangé une seule, tu vois.
- Speaker #1
J'ai partagé tout le monde. C'est vrai que nous, quand on ramène quelque chose, en fait, c'est pour nous. Ok, on pense des fois à partager. Je me souviens que quand j'étais petite à la récré, on prenait des goûters et on partageait tous ensemble d'ailleurs moi j'avais pas forcément de goûter pour le récré et du coup mes copines elles me donnaient un bout et moi j'avais rien à leur donner Mais ouais, nous, à part quand on est petit et qu'on partage des trucs comme ça, et où on est vraiment très très proche, on ne partage pas aussi facilement, je pense.
- Speaker #2
C'est bizarre. Est-ce que tu ne penses pas dans une façon, peut-être qu'elle n'a pas de l'argent, elle ne peut pas offre ce type de choses ?
- Speaker #1
Ouais, non. Moi,
- Speaker #2
je pense un peu dans cette manière. C'est pour ça que je offre souvent.
- Speaker #1
Après, on est littéralement fauchés en France, avec la France de Macron. Donc, ce n'est pas choquant. Mais ouais, non, non. C'est vrai qu'on a moins ce truc de partager et tout la nourriture. C'est fou. Je ne pensais pas que c'était à ce point-là en Turquie.
- Speaker #2
En fait, je crois que ce n'est pas juste une question de manger, partager à manger. Généralement, par exemple, en Turquie, on partage bien plus. Je me souviens quand j'étais petite, il y avait un sans-abri. Ce n'est pas exactement comme sans-abri, mais il y avait un monsieur qui a vraiment besoin d'aide. Ma mamie... Et ils nous ont invité chez nous. Et ils ont mangé avec nous. C'est inconnu.
- Speaker #1
Ils l'ont invité chez vous et putain c'est fou. Jamais de la vie on se dirait qu'on va inviter un sans-abri à venir manger. Après, actuellement là on est sur l'île. Et vraiment là où on vit les trois quarts des personnes qui sont sans-abri. Je dis pas pour tous bien évidemment. Mais c'est souvent des camés et ils sont pas très gentils. Donc j'avoue que je ne les inviterais pas à rentrer chez moi, j'aurais peur.
- Speaker #2
Mais quand on était petit, tu vois, les gens n'étaient pas comme ça. C'était beaucoup mieux. En fait, à l'époque, ça peut...
- Speaker #1
Après, je pense aussi que, perso, je vois beaucoup d'infos de personnes malveillantes et tout. Donc je ne ferais pas mon péché de me dire que cette personne, je ne la connais pas. Pas forcément parce que c'est un sans-abri ou quoi. Juste parce que je ne la connais pas, je ne la ferais pas rentrer chez moi. Il faut vraiment que je connaisse la personne pour pouvoir la faire rentrer chez moi. Parce qu'il faut que j'ai confiance. Du coup, ça aussi, je pense que ça joue.
- Speaker #2
Je comprends, j'avoue aussi. Des fois, ça peut être dangereux aussi, mais quand on a une culture super bien menante, c'est la culture, en fait.
- Speaker #1
De toute façon, il y a une énorme différence de culture entre la France et la Turquie. Je pense qu'on ne saura jamais faire la liste entière.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Mais rien que niveau nourriture, est-ce que ça t'a choqué ce qu'on mange ou pas du tout ?
- Speaker #2
Oui. Mais je me dis, vous faites quoi avec ton fromage ? Pourquoi vous mangez ton fromage ? C'est parce que littéralement,
- Speaker #1
on est le pays du vin et du fromage. Donc pour nous, franchement, pas à tous les repas. Mais avant, ils mangeaient du fromage à tous les repas. Vraiment, je crois qu'avant c'était comme ça. Maintenant, on le fait. fait moins. Enfin, perso, je mange pas souvent du fromage. Mais c'est vrai que pendant les fêtes et tout, en vrai, j'en mange quand même. Et ouais, c'est une coutume, quoi, franchement.
- Speaker #2
C'est dingue, parce qu'en Turquie, on a un grand breakfast, tu vois, ça durait deux heures. Mais il y a plein de choses. On mange du fromage uniquement sur les breakfasts, petit déjeuner. Après, non. C'est pour ça que je me souviens, quand j'étais chez vous, on a mangé... ta maman, elle prépare pas mal de choses. À la fin, elle ramène un fromage. Pourquoi on mange du fromage comme dessert ?
- Speaker #1
C'est avant le dessert en France, oui.
- Speaker #2
C'est dingue !
- Speaker #1
Mais pourquoi ? Je ne sais pas, c'est la société, c'est comme ça.
- Speaker #2
Ça, c'était choquant aussi.
- Speaker #1
Mais c'est vrai qu'il le ramène souvent avant le dessert. C'est quoi son plat français préféré ?
- Speaker #2
Comment il s'appelle déjà, Axel ? Non. Avec patates, fromage.
- Speaker #1
Tartiflette.
- Speaker #2
Tartiflette. Ah, j'adore. Non, tartiflette.
- Speaker #1
Tartiflette.
- Speaker #2
J'adore tartiflette. Parce que j'adore... C'est du fromage.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Je l'adore.
- Speaker #1
Ouais, mais c'est pas le même, je pense.
- Speaker #2
Pas le même du tout. Ok. Pas le même,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Oh, c'est pas du fromage.
- Speaker #2
Ah ça, non, il n'y a rien à voir avec ça.
- Speaker #1
Ça, c'est du fromage, mais c'est pas du vrai fromage.
- Speaker #2
C'est du... Il y a du yogourt, etc. Pardon, laisse tomber.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #2
Nous, on a plein aussi. On a plein pour différentes régions. On a plein de fromages aussi. Donc, tu sais, qu'est-ce qu'il y a une autre chose, ça m'a choqué aussi. En France, tout le monde a une voiture.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Mais il y a des voitures qui sont super vieux et je vois quelques voitures que je n'ai jamais vues dans ma vie et elles sont super vieux. Ça, ça m'a choqué aussi.
- Speaker #1
Pourquoi en Turquie tout le monde n'a pas de voiture déjà ?
- Speaker #2
En Turquie, si tu as une voiture, c'est plutôt une bonne voiture. Et pas tout le monde a une voiture. Par exemple, chez vous, Axel a une voiture. Tu as une voiture. Chacun a une voiture C'est pas vraiment
- Speaker #1
C'est pas vraiment Après honnêtement moi je n'aurais pas de voiture Je ne pourrais pas aller en cours Je ne pourrais pas aller faire mes courses Moi je vis à la campagne donc je suis obligée Mais c'est vrai que Axel qui vit à la ville Là sa voiture elle est en panne Axel c'est mon frère je précise Sa voiture elle est en panne depuis Deux semaines, trois semaines Et il a moins Deux mois ?
- Speaker #2
J'ai été jusqu'à deux mois. J'étais en plein et il est encore en plein. Mais c'est vrai !
- Speaker #1
Ça fait deux mois qu'il est en ban et il n'a toujours pas réparé. C'est qu'il peut s'en passer. Moi, je fais ça, je vais à pied, c'est hors de question. C'est pas possible. Je pense que ça dépend aussi de l'endroit où tu vis en France parce que forcément, dans les grandes villes, il n'y a pas beaucoup de personnes qui ont vraiment des voitures. Moi, j'ai beaucoup d'amis qui vivent en ville et qui n'ont pas des voitures. Là, ce soir, je vais voir des copines. Il y en a une d'entre elles qui n'a même pas le permis. Alors qu'on va avoir 25 ans. Oh là là là là. Attention, on ferait peut-être ce bonjour. Non, je rigole. Mais genre, pour te dire que c'est vraiment pas forcément nécessaire quand t'es en France, dans les grandes villes. Après forcément, ça change tout d'avoir le permis.
- Speaker #2
Et en plus, tu sais, par exemple ici, c'est affordable. Comment on dit ça ? Abordable. On dit abordable ? Oui. C'est facile à acheter en voiture.
- Speaker #1
C'est quand même cher.
- Speaker #2
Ah, en Turquie, c'est mille fois plus cher.
- Speaker #1
En Turquie, c'est beaucoup plus cher ?
- Speaker #2
Beaucoup plus cher.
- Speaker #1
J'ai envie de regarder les prix.
- Speaker #2
Franchement, tu peux m'en préimaginer. Donc ici, je trouve que c'est super facile. C'est beaucoup ça. Même ma famille m'a dit que pourquoi tu ne prends pas en voiture là-bas ?
- Speaker #1
Oui, mais tu dois la ramener jusqu'en Turquie après si jamais tu veux aller en Turquie.
- Speaker #2
Oui, c'est un problème aussi. Mais en Turquie, c'est impossible. Perso,
- Speaker #1
je trouve que c'est quand même cher. Surtout que... Bah... Du coup... T'es étrangère, t'es... on va expliquer un peu le contexte. T'es étrangère, t'es venue en France pour tes études. et Rasmus
- Speaker #2
ça fait cinq ans que je suis là et en plus j'ai appris le français ça fait quatre ans grâce à son frère avant j'arrivais pas à parler du tout en plus encore j'ai un accent c'est pour ça à chaque fois que je rencontre avec les gens la première question c'est toujours ah tu viens d'où ?
- Speaker #1
c'est toujours comme ça c'est trop drôle après je trouve vraiment que ton accent ça fait ton charme genre personnellement j'en ai pas des nefs
- Speaker #2
Parce qu'il n'aurait pas dit mon prénom, ça fait 4 ans. Non ! Zeyneb. Non mais c'est bon,
- Speaker #1
je sais le dire. Des fois, ça fourche un peu sur ma langue. Je sais le dire. Ça va, je ne dis pas Zeyneb. Du coup, je dis Zeyneb. Je ne sais plus.
- Speaker #2
Zeyneb, voilà,
- Speaker #1
tu as bien dit. Justement, je trouve que c'est son... Ah mon dieu, je ne sais plus. C'est ce qui fait son charme. Le fait qu'elle a un petit accent, genre ça... Ça fait ta personne,
- Speaker #2
quoi. Merci,
- Speaker #1
merci.
- Speaker #2
C'est ta personnalité française. En fait, je trouve qu'avoir un bon accent, c'est trop bien. Tu vois, ça montre mon caractère, mon background aussi. Par exemple, quand on vit l'Égypte, les gens sont super sympas, super bien occupés. Oui, d'accord. À Paris, ce n'est pas la même chose du tout. Ils voient que je suis étranger. Donc, non. Même si j'appelle pour avoir un appartement, pour des entretiens, etc. Ta accent, tu vois, ça ne va pas.
- Speaker #1
à ce que pour le contexte, Zeynep cherche un appart sur Paris. Voilà, donc c'est pour ça qu'elle appelle pour avoir des apparts sur Paris.
- Speaker #2
C'est pour ça et maintenant je n'appelle plus, je laisse aller appeler pour moi, donc ça marche beaucoup mieux.
- Speaker #1
Ah super, j'ai horreur d'appeler, mais ok. Bonjour, je m'appelle Zeynep Turan.
- Speaker #2
Mais oui, t'as pas un personne qui aime bien parler sur téléphone.
- Speaker #1
Non, en fait je fais beaucoup d'évoquaux et... Pour me filmer, ça va encore et pourtant j'ai beaucoup de mal. Mais appeler, ça me fait toujours faire des angoisses. Je déteste ça. Même appeler pour aller chez le médecin, là ça fait deux ans que je dois aller chez le dentiste, deux ans que je dois appeler, je trouve toujours une excuse pour ne pas appeler. Là j'avais trouvé un moyen, j'avais pris un rendez-vous santé EPS. Je vous mettrai ce que c'est parce que c'est très intéressant. Et en gros j'ai fait un check-up complet et normalement je devais faire un check-up de mes dents. Et le dentiste était malade, donc j'ai même pas pu. Donc je suis un peu dégoûtée parce que c'était un peu mon excuse pour ne pas appeler parce que j'ai pris son Doctolib. Et là, du coup, il va falloir que je trouve un autre moyen. Il faut que j'aille chez le norsiste. Juste pour ne pas appeler, je préfère retarder les choses.
- Speaker #2
Et si c'est la même chose, par exemple, il y a une porte qui t'appelle, tu ne réponds pas, tu es émouée en message.
- Speaker #1
Non, je vais répondre, mais en fait, si tu m'envoies pas un message avant de me dire, pour me dire, je vais t'appeler, machin, et tout, psychologiquement, je suis pas prête, et je te jure...
- Speaker #2
Sérieusement ?
- Speaker #1
Ah, je te jure que ça m'angoisse d'appuyer sur le... Bonjour ! En fait, j'ai toujours l'impression qu'on va m'annoncer une dinguerie ou un truc comme ça, et du coup, je sais pas, j'aime pas appeler.
- Speaker #2
Ah, c'est dingue, toi, tu peux pas être commerciale, par exemple. On toujours fait la palle, toujours.
- Speaker #1
Mon dernier job, c'était... Du coup, j'étais animatrice dans une... J'étais animatrice dans une coopérative jeunesse de service et en gros j'apprenais à des jeunes à gérer une entreprise. Sauf que ces jeunes là, il a fallu les recruter avant. Et le premier jour où je suis arrivée, on m'a dit bah Asset Watch va devoir les appeler un par un, tous les jeunes de la ville, pour savoir qui veut venir. Et j'ai dû passer ma journée à appeler les jeunes de ma ville pour savoir qui voulait venir quoi.
- Speaker #2
Ah c'est empêchant.
- Speaker #1
Ah c'était horrible. Du coup, j'ai passé ma journée à appeler et au final, c'était horrible à faire, mais je ne l'ai pas montré parce que c'était mon premier jour et je ne voulais pas montrer que je n'étais pas à l'aise et j'ai réussi à le faire. Mais j'ai détesté. Les jeunes, si vous regardez, sachez que j'ai détesté vous recruter, mais après, c'était génial.
- Speaker #2
En plus, il y a une autre question, par exemple. En Turquie, après 18h, non, pardon, après 20h, 21h, tu vois ? Il y a toujours un restaurant qui est ouvert toute la nuit, il y a toujours l'endroit pour manger des herbes, pour prendre un verre, c'est toujours ouvert. Mais ici, c'est pas le cas.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #2
c'est vrai. Après 19h, il n'y a pas de vie du tout, donc ça m'embête trop. J'ai l'impression qu'on ne vit pas.
- Speaker #1
Après 19h, non. Il y a quand même des trucs, mais je trouve que oui, forcément, au bout d'une certaine heure, ils ferment. Après, ici, tu es quand même dans une grande ville. Et je trouve que franchement c'est ouvert, ça va. Mais quand tu vas là où je vis, littéralement au fin fond de la campagne, il n'y a rien. Il faut toujours tout prévoir à l'avance. Et c'est très... C'est une charge mentale. C'est fatigant. J'avoue que quand on vivait ici, par exemple si j'oubliais le soir que j'entrais, que je traînais, et que je n'avais rien à manger, je pouvais quand même aller acheter à Carrefour parce qu'à Carrefour, ça fait genre 22h. Chez moi, si j'ai pas à manger... Ben en fait, à part commander le Burger King, je ne peux rien faire. Ça c'est chiant genre.
- Speaker #2
C'est vraiment chiant. Ouais, là genre avec ça. Mais par exemple en Turquie, je me souviens, c'était à 11h, c'est presque la nuit, 11h. Avec ma femme, on a dit, on a envie de manger waffles. On a juste à prendre la voiture et on est parti tout de suite. Tu vois, c'est... Il n'est même pas une question de... Est-ce qu'il est ouvert ou pas ? Il est fermé ou il est ouvert ? On sait que jusqu'à Méni, il est ouvert. Donc, c'est vraiment trop, trop bien. Oui,
- Speaker #1
non, c'est vrai qu'ici, pour le coup, il y a le deuxième service et après, ça ferme.
- Speaker #2
Oui, en fait, je crois que c'est une des raisons, par exemple, en Turquie, même la nuit, il y a toujours des gens avec leur famille, etc., qui marchent dans les rues. Mais ici, non.
- Speaker #1
Non, c'est vrai. Après, je pense que c'est aussi très l'île, quoi. Enfin, franchement, se promener seule la nuit dans l'île, ça craint. Enfin, c'est pas très safe. Mais je pense que quand tu vas dans le sud, par exemple, de la France, c'est pas la même chose. Est-ce que t'es déjà allée dans le sud de la France ?
- Speaker #2
Déjà, mais j'adore. Ouais, c'est beau. On vous appelle coupe de cœur ? Coupe de cœur ?
- Speaker #1
Ah ! Coup de cœur.
- Speaker #2
Coup de cœur. Ah, c'est donc les ducs. Oui, oui. Nice et Menton. Menton, c'est déjà ma favorite. Oui. C'est dingue.
- Speaker #1
Mon rêve d'aller vivre là-bas, vraiment. Oui. Est-ce que tu es de Menton ? Menton ?
- Speaker #2
Menton. Oui, c'est Menton.
- Speaker #1
Menton ? Ah non, ça ne me dit rien.
- Speaker #2
Ah. Tu es à côté de Nice aussi.
- Speaker #1
Ah, ben, j'ai déjà été à Nice, comme ça, pour la journée. Mais en fait, moi, je connais aussi beaucoup plus. Marseille parce que je ne veux pas aller vivre à Marseille mais je connais plus Marseille parce que j'ai une de mes meilleures amies qui vit là-bas donc je vais régulièrement la voir enfin régulièrement, une fois par an régulièrement et du coup je vais quand même la voir et je vais à Marseille mais je vais quand même régulièrement dans le sud quoi Et quand on était plus jeunes avec ma mère, moi. Bah régulièrement, enfin une fois tous les ans, c'est régulièrement. Enfin je suis désolée, la régularité c'est une fois régulièrement. Enfin, tchao.
- Speaker #2
La régularité de Carla.
- Speaker #1
Non mais j'essaye d'aller quand je peux. Le problème c'est que, bah déjà ça coûte cher le train et tout. Enfin c'est compliqué genre. Mais dans tous les cas, c'est pas grave, on se parle tout le temps. Mais bref, dans tous les cas, je suis allée plusieurs fois quand j'étais petite avec mes parents. et ma mère notamment on est allé deux fois sur la côte d'azur et pour le coup j'ai adoré enfin vraiment le sud de la france c'est vraiment mais c'est trop beau par contre ça coûte très très cher et je pense que j'ai en fait j'adore surtout c'est la mer méditerranée mais en soit la côte d'azur même c'est tellement cher que je pense pas que jamais dans ma vie j'aurai le moyen de vivre même si je ferai juger tout fin je suis pas Je suis pas sûre que j'aurai les moyens de vivre, mais c'est une région que j'adore. Et pour le coup, à chaque fois que j'imagine la maison de mes rêves, c'est une maison provinciale. Tu sais ce que ça veut dire ? Oui,
- Speaker #2
oui.
- Speaker #1
Et du coup, c'est là-bas qu'elles sont. Donc, mon rêve, quoi. Mais d'un autre côté, vivre dans ma famille, c'est un peu compliqué.
- Speaker #2
Pourquoi pas peut-être dans la future, tu peux déménager là-bas ? Donc déjà, ça manifeste.
- Speaker #1
Oui. Mais en fait, déjà l'année prochaine, je sais pas où on sera avec mon copain parce que... moi je finis mes études, je fais mon master et après c'est fini et en fait je voudrais faire des concours pour faire sauf que je veux me préparer pendant au moins un an, un an et demi, enfin le temps qu'il me faudra quoi pour être sûre de réussir mes concours quoi et du coup bah en fait pendant ce temps là je vais travailler à côté et mon copain lui il aimerait bien bouger pour gagné plus parce que là le salaire qu'il a actuellement il est pas terrible par rapport à ce qu'il pourrait avoir et surtout ils m'ont pas en grade donc en fait on voudrait aller ailleurs et en fait on sait pas encore où mais on parle des fois d'aller vers Lyon et tout Lyon ça prend soucis et j'y suis jamais allée j'ai des copines qui viennent de là-bas parce que dans mon master il y a vraiment tous les gens de la France il y a toutes les horizons Et j'ai une de mes copines qui vit là-bas et elle m'en parle. Elle me dit que c'est trop bien. Elle trouve que c'est génial comme ville. Donc, ça me donne vraiment envie d'aller essayer. Puis, je me dis que ce serait la première fois que je serais loin de tout le monde. Je sais que ce ne sera pas pour toute ma vie.
- Speaker #2
Oui, on essaye. Parce que, par exemple, en Turquie, on a une culture. Quand tu as 18 ans, tu pars dans une autre ville, ou loin de ta famille, pour tes études. C'est ce qu'on a fait aussi. Mais ici, non, pas vraiment.
- Speaker #1
Bah si, ma mère,
- Speaker #2
c'est le collège. Oui,
- Speaker #1
mais c'est un problème beaucoup.
- Speaker #2
Moi, j'étais à Kapodos, je viens de Kapodos en Turquie, donc c'est au milieu de la Turquie. Et je suis allée à Istanbul, c'est assez loin, tu vois. On n'arrive même pas à voir notre famille quand on veut. Donc, une fois que tu pars d'ailleurs un peu... Tu te découvres, tu vois ton potentiel et après tu es en mode choqué vraiment. Tu te dis voilà j'étais capable de faire ça aussi.
- Speaker #1
En parlant de partir pour faire ces études, t'es partie à quel âge pour partir ? Enfin vraiment madame est partie du coup de Cappadoce ? pour aller jusqu'en France. Madame vient de Kavados pour venir jusqu'en France toute seule, dans un pays qu'elle ne connaît pas, dans une langue qu'elle ne parle pas. C'était quoi la sensation que tu as eue ? Ça a dû te déchirer le cœur, à la fois une excitation.
- Speaker #2
Tout d'abord, j'ai quitté la maison de ma famille quand j'étais 17 ans. Après, je suis arrivée en France quand j'étais 20 ans. C'était aussi pour mes études. J'étais vraiment choquée. Tu sais pourquoi ? C'est le premier jour que j'arrivais, la chance. Et les juteaux, ils ont bien volé mon portefeuille. C'était un dingue rire. Après, j'ai pleuré. Après encore, j'ai pleuré. Et je continue de pleurer. Après, il y a un plus qui m'a dit, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu pleurais ? Je racontais tout en pleurant. Après, la chance, ils ont bien trouvé les juteaux. Et en fait, on était dans la gare de lit. J'étais en ascenseur, donc ils ont fait un moyen de voler, etc. J'étais en ascenseur avec deux filles. Une des filles, elle a volé. Elle a donné mon portefeuille une fois qu'elle est sortie de l'ascenseur. Et le mec, il a commencé à courir avec mon portefeuille. Donc, tout se passe d'un coup. Donc, après, la police l'a trouvée. Et après, on a commencé un process judiciaire ensemble. Donc, on est allé dans le judiciaire. Ils ont commencé à pleurer comme moi j'ai fait. Ils ont dit, je suis désolée, machin, machin. Moi, j'ai dit, je n'accepte pas vos excuses. Il faut payer 500 euros, je dis. Parce qu'ils ont volé 300 euros. Je dis, je vais avoir 500 euros. Donc, ils ont payé, machin, machin.
- Speaker #1
Et tu as remboursé ce soir, oui ? Oui. En fait, tu t'es fait de l'argent !
- Speaker #2
Oui !
- Speaker #1
Mais c'est génial ! Mais tu sais que cette anecdote-là, je ne la connaissais pas avant. Hier, Axel qui m'a raconté, je ne savais pas que tu t'étais fait voler. Le premier jour où tu es en France, ma pauvre bichette, tu arrives à Lille et tu te fais voler. mais quand je dis crime ça craint ça craint, je me suis déjà fait voler mon téléphone alors que je suis une française je suis censée savoir je vis à Lille, j'ai vécu 5 ans à Lille je sais comment ça se passe et tout,
- Speaker #2
je me suis fait voler mon téléphone c'est vraiment n'importe quoi c'est vraiment n'importe quoi en fait je n'aurais pas habitué de toujours protéger mes affaires parce qu'en tout cas c'est pas comme ça il n'y a pas autant d'étrangers je suis étranger aussi mais c'est pas la même chose mon copain Donc, mon copain, il est venu en France. Il est français, donc son frère. Il a oublié son drone. Turquie, oui. Il est venu en Turquie. Il a oublié son drone dans le bus de la Turquie. Après, il m'appelle en mode, Zeynep, j'ai oublié mon drone dans le bus. Il faut que je fasse quoi, non, non, machin. Mais il était... On sent par sensu qu'il est parti, tu vois.
- Speaker #1
Il a disparu, qu'il n'en a plus jamais.
- Speaker #2
Exactement. En plus, il coûte 400 euros, quelque chose comme ça. Mais moi, j'ai appelé le chauffeur. Il m'a dit que c'est pas grave. Je vais voir, je vais récupérer. Et je vais vous donner demain à cette heure-là. Et voilà, dans deux jours, il a réussi.
- Speaker #1
Il a récupéré son...
- Speaker #2
Mais si c'était en France...
- Speaker #1
Pourtant, en plus, là-bas, du coup, ils ont des salaires beaucoup moins élevés. Et mon frère, il me disait, je le reverrai jamais. C'est beaucoup plus que son salaire. Le mec, il va le garder, machin et tout. En fait, non, il l'a récupéré. Il manquait rien. Franchement, je pense que la Turquie, vous êtes tellement plus honnête sur plein de choses. Ça ne m'étonne pas que vous disiez à des inconnus de venir manger à la maison, mais c'est parce que dans votre culture, vous êtes déjà plus sympa. Nous, on est grave aigris, en fait. Les Français sont aigris. On est des voleurs, on est aigris.
- Speaker #2
Mais non, pour moi aussi, les Français, ils sont super gentils. Tu vois, super respectueux, super gentils aussi. Ça,
- Speaker #1
c'est les gens du Nord. Parce que... Il y a un dicton qui dit que les gens du Nord sont très très gentils et genre on est accueillant et machin et tout et que souvent les Nordistes qui vont vivre dans le Sud après ils reviennent parce que dans le Sud ils sont méchants. J'avoue. Franchement je suis pas sûre et certaine parce que j'ai beaucoup de copines qui viennent du Sud et tout.
- Speaker #2
mais c'est quelque chose qui m'a dit depuis que je suis petite donc prouvez moi le contraire quoi j'avoue aussi j'entends ça plein de fois en plus je remarque que quand j'étais au sud du sud c'est un autre monde là comparé au sud c'est totalement différent moi je sais que du coup quand je vois ma copine qui habite à marseille la dernière fois on avait été faire juste les magasins pour manger littéralement et
- Speaker #1
on passe à la caisse et tout Et la madame, même pas bonjour ni rien, vraiment désagréable. puis elle me dit oui donc puis elle me dit un truc hyper méchamment pour rien genre elle nous agresse un peu j'étais choquée et on sort du magasin je dis à ma copine mais enfin je suis choquée parce que vraiment là j'ai l'impression qu'elle vient nous agresser verbalement quoi même si c'était pas physiquement c'était quand même très violent quoi elle nous a super mal parlé et tout et ma copine elle me dit mais en fait Carla c'est comme ça tout le temps en fait c'est dans le sud ils sont tout le temps comme ça Donc je pense qu'on a vraiment ce truc très sympa dans le nord qu'il n'y a pas forcément partout en France.
- Speaker #2
Oui, j'avoue. En plus, par exemple, ça c'est partout en France. Une fois que tu rentres, en plus c'était bizarre aussi, une fois que tu rentres, tu es obligé de dire bonjour. C'est obligatoire.
- Speaker #1
Moi quand je ne dis pas bonjour, je ne me sens pas bien. Je suis en mode, je suis mal accueillie. Oui,
- Speaker #2
mais des fois tu peux oublier. Il ne te laisse pas oublier. Il dit bonjour madame.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Si tu ne dis pas bonjour.
- Speaker #1
moi j'aime pas c'est genre les caissiers ou les après je comprends que faire toute la journée et tout c'est chiant mais quand tu travailles dans le commerce en fait tu dois être agréable genre quand t'es caissier t'as pas le choix forcément des fois d'être là mais genre je veux dire des fois c'est le genre c'est leur commerce à eux tu vois ce que je veux dire et en fait ils sont pas agréables ils sont méchants par exemple les restaurateurs qui sont désagréables et méchants bah si t'es pas content de faire ce métier change bah oui Merci. Genre je peux comprendre que ça soit chiant au bout d'un moment qu'il y a des gens qui sont désagréables et tout mais moi j'arrive je suis grand sourire je suis gentil je vais faire marcher ton commerce dis moi bonjour sois gentil avec moi c'est du coup franchement je suis souriante tout le temps Ah oui elle est comme ça je rigole tout le temps facilement et tout franchement je pense pas que je suis quelqu'un de méchant quoi Et le fait qu'on ne me dise pas bonjour à un restaurateur, je me dis bonjour.
- Speaker #2
Je crois qu'il faut qu'on doit être gentil avec tout le monde. Tu sais, parce que tu ne connais pas ce qui se passe dans sa maison, dans sa tête. Tu ne sais pas, peut-être qu'elle a vraiment besoin juste un bonjour de ta part.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
non, oui, oui. Merci de ta part. Je trouve que c'est super important.
- Speaker #1
Oui, je pense aussi que c'est important.
- Speaker #2
Oui, oui. Voilà, c'est à peu près comme ça. Je voulais te dire une autre chose, mais je l'ai oublié.
- Speaker #1
Tu n'as plus du tout... Plus de choses à comparer avec la Turquie et la France.
- Speaker #2
C'est à peu près comme ça. C'est tout à peu près comme ça. Bon, voilà.
- Speaker #1
Une dernière idée.
- Speaker #2
En fait, tu es en Turquie. Tu trouves quoi un peu bizarre comparé ici ?
- Speaker #0
Moi, ce que je trouvais assez drôle et assez bizarre... Enfin, non pas bizarre. C'est sûr que c'est des différences de culture, évidemment. J'ai peut-être entendu l'accueil des Turcs. Peut-être à Istanbul, parce que c'est une grande ville et ça fait un peu l'effet Paris. personne ne se calcule, mais dans tous les petits villages que j'ai pu faire, etc., tout le monde était bienveillant, etc. Et ce qui est incroyable, c'est que la Turquie, c'est un pays qui est immense comparé à la France. Mais la France, on a une différence entre le nord et le sud, par exemple, où le nord, on est plus accueillant, mais eux, la Turquie, avec leur pays immense, c'est tout le pays qui est accueillant comme le nord.
- Speaker #2
Oui, j'avoue. Exactement. C'est génial. C'est plutôt quand il était chez moi. Il a dit que pourquoi sa famille m'a réagi et comporte comme je suis king. Parce que le repas, tout souvent, c'est... Et ma mère, elle a déjà commencé à penser qu'est-ce qu'il devrait cousiner pour Aksay une semaine avant.
- Speaker #1
Ah, c'est trop mignon.
- Speaker #0
C'est la tâche de travail que c'est. Oui, c'est énorme. C'est le petit déjeuner spécial turc. Elle nous faisait aussi le repas du week-end. C'est le refroidissement. C'était pas le plat à partager. je pense non plein de petits plats à picorer, mais tout se dit bien. Et nous, ça nous mettrait peut-être une journée à faire, mais elle, on a une petite soirée. Adorable. Adorable.
- Speaker #2
Oui, puisqu'on parlait de ça, parce qu'elle est obligée d'être pratique, tu vois. Par exemple, en Turquie, on est plutôt pratique, vite, tu vois. C'est tous tac, tac, tac, mais en France, non. Vous êtes trop long.
- Speaker #1
Ok, je viens de penser à un autre truc. Souvent quand on fait des repas en France, ça dure toute la journée. On reste toute la journée chez la personne et tout. Voilà. Genre Zeneb, la première fois qu'on a eu un repas à Noël chez mon beau-frère et ma belle-sœur, elle m'a dit « Mais c'est normal qu'on reste autant de temps ? » Et moi j'étais en mode « Comment ça on reste autant de temps ? On vient de manger l'apéro quoi ! » Et en fait, pour elle, ce n'était pas normal de rester autant longtemps chez les gens. Et elle était mal à l'aise parce qu'elle avait l'impression qu'on allait les déranger. Alors qu'en fait, c'était le but d'être là longtemps.
- Speaker #2
J'étais vraiment choquée. En plus, j'étais claque. Tu vois, toutes les journées, on est chez eux. Mais moi, j'ai envie d'aller chez moi. J'ai envie d'être un peu tranquille. C'est un peu, j'étais claquée, pour être honnête. C'est pour ça, par exemple, avec Axel, on est partis à breakfast pour nos amis turcs. On ne restait que deux heures. après on a parlé Axel était un peu choqué pourquoi on a parlé autant de temps je pensais qu'on allait rester là-bas toute la journée je crois que c'est un peu un respectueux de rester longtemps en France c'est l'inverse tu ne restes pas longtemps les gens sont en mode bande fichier pourquoi tu t'en vas ça c'est vraiment une différence mon
- Speaker #1
petit bébé oh mon lard je t'ai réveillé La star, finalement la star de cette vidéo c'est Ashkém. Ça veut dire quoi Ashkém ? Ashkém ça veut dire c'est mon amour en turc. Parce qu'il est mon petit amour. Mon amour, mon petit amour. On n'est pas du tout gagates. Je voulais évoquer un dernier sujet avec toi, ton association.
- Speaker #2
Ah oui ?
- Speaker #1
C'est quoi ? Parles-en nous.
- Speaker #2
En fait, j'ai créé une association à Lille. Il s'appelle Youth Station. Ça veut dire en français Association de Jeunesse. En fait, généralement, on réunit des jeunesses motivées pour créer des projets culturels et internationaux. Donc, on organise des événements et on écrit des projets Erasmus+. Donc, c'est nous qui écrit des projets Erasmus+. Et c'est nous qui vous aimons quelque part en Europe. Totalement gratuit en plus. Donc, c'est un... ça veut dire plutôt en bref on apprend ensemble on collabore ensemble et on a un impact réel dans la vraie vie donc c'est à peu près comme ça on a maintenant j'ai une équipe de 10 personnes on a plein de volontaires plus que 50 donc vous êtes toujours bienvenus pour avoir des idées qu'est ce qu'on fait peut-être vous pouvez nous rejoindre aussi on peut écrire des projets européens on peut On peut vous envoyer dans n'importe quelle partie du monde. On peut vous trouver des stages aussi. Donc, le but, c'est d'être tous ensemble. Je ne veux pas que vous vous sentez en tant qu'international ou en plus en France. Je ne veux pas que vous vous sentez toute seule en France. Vous êtes toujours en famille. Vous êtes toujours mon petite association. On est toujours en train de vous accueillir entre nous. Donc, c'est comme ça.
- Speaker #1
T'es vraiment tellement gentille. T'es vraiment la carnation de la gentillesse. Aide-moi à trouver un stage. Au revoir. Du coup, je vous remercie d'avoir regardé jusqu'au bout. C'était le premier épisode de mon podcast. Il n'a pas encore de nom, mais ça ne serait tardé. Merci d'avoir participé à mon premier épisode.
- Speaker #2
Merci de m'avoir invitée en plus. Je vais toujours trop aimer ton énergie, ton chaleur. C'est mon plaisir d'être ici.
- Speaker #1
T'es trop mignonne. On avait dit qu'on ne faisait plus que deux pieds. Au revoir.
- Speaker #2
Au revoir. C'est trop beau.