Speaker #0Hello ! Alors, dans ce premier épisode, j'aimerais bien creuser l'idée qu'il faut agir avant de réfléchir. Je pense que ça colle parfaitement avec, pour moi, l'idée de lancer ce podcast et de faire ce premier épisode, donc je trouve ça parfait et je pense que c'est une idée qui est assez intéressante, enfin c'est un sujet qui est assez intéressant parce que ça touche un peu tout le monde. Je pense qu'on est tous pris par cette intuition qu'on a besoin d'être 100% prêts pour faire des choses. Et on a cette petite voix en nous qui nous empêche toujours de faire des choses par peur du ridicule, par exemple. C'est quand même très très très répandu. Et c'est un truc contre lequel on doit tous lutter, à nos échelles différentes. Et on a beau rationaliser, il y a quelque chose en nous qui nous empêche. Donc je pense que c'est intéressant de creuser ça. Et je vais prendre par exemple des exemples concrets. On se dit qu'on ne s'aime pas suffisamment soi-même pour être en couple, par exemple. Qu'on ne se connaît pas assez, qu'on n'est pas assez solide, que notre vie n'est pas assez en ordre. Ou bien qu'on n'a pas suffisamment de clous pour se faire des amis, qu'on ne se sent pas suffisamment prêt pour se reconvertir, changer de carrière, bref. On peut vraiment le décliner à l'infini. Le fait de ne pas s'autoriser à donner des conseils, que notre vie n'est pas parfaite sur le papier, voilà. Mais le plot twist, je pense, l'idée vraiment principale, et c'est celle que j'aimerais un petit peu creuser, c'est que c'est qu'en faisant qu'on apprend et qu'on évolue. Parce que de fait, dans la vie, on traverse sans rien savoir, on doit faire face à des situations, on est forcé de faire avec. Et c'est comme ça qu'au fil des ans, on change, on évolue, malgré nous. c'est inévitable, on devient qui on est à travers les épreuves. Donc toutes nos expériences comme ça vont façonner notre manière d'être, de penser, de nous exprimer, mais pour ça il faut bien vivre des choses. Et pour vivre des choses, il faut soit être confronté malgré nous à des situations qu'on n'a pas choisies, soit activement aller chercher des expériences. Et ça implique de faire des choix et de se lancer dans un premier temps. Donc c'est bien de réfléchir, mais il n'y a rien qui remplace l'action, parce que c'est vraiment en faisant qu'on apprend, qu'on peut ajuster, qu'on sait si on a bien fait ou si au contraire on aurait pu faire différemment, ou plutôt peut-être qu'on veut juste faire différemment la prochaine fois, enfin bon. Se confronter à l'action, c'est au moins se donner la possibilité de savoir et de mieux connaître, peu importe le sujet. Donc par exemple, en me lançant dans le podcast, j'ai évidemment regardé plein de témoignages. Aussi parce que moi, comme tout le monde, j'ai pas envie de faire un truc où je me sens un peu ridicule. C'est un peu comme tout le monde, on a envie de faire des trucs qui sont bien ficelés, qui... Enfin, c'est une évidence ce que je dis, mais tout le monde a cette petite appréhension de mettre quelque chose de soi devant les autres quand c'est pas parfait. On a tous peur de ça. Et donc j'ai vu plein de témoignages, plein de conseils et tout, et le conseil qui revient le plus, déjà ils convergent tous, par rapport à la peur de créer des choses et tout, ça converge vers le même conseil, c'est il ne faut pas attendre d'être prêt parce qu'on ne l'est jamais. Et ceux qui ne s'autorisent pas à faire, ça ferme simplement une porte à l'avance. Et il y a évidemment toutes les opportunités qui vont avec, qui disparaissent en même temps. Donc c'est une perte de chance énorme. Je sais aussi que, dans la majorité des cas, la peur qui nous retient, c'est une peur qui est réelle. Enfin, on a peur de perdre, on a peur de plein de choses différentes selon les situations. Ça peut être l'admiration dans les yeux des autres, ça peut être du respect, ça peut être la peur du ridicule, la peur de perdre un bon salaire quand on quitte un métier dans lequel on est hyper confronté financièrement parlant. Ça peut être la peur de perdre des repères, la peur de perdre une routine, la peur du jugement des autres, d'une famille, enfin j'en passe, on a vraiment mille différentes, chaque personne a ses propres raisons, qui sont légitimes parce qu'elles existent et que voilà, c'est tout à fait normal. Mais je pense que quand on réfléchit un tout petit peu, enfin quand on prend un tout petit peu de recul, il y a un ratio qu'il faut absolument prendre en compte, c'est le bénéfice et le risque. C'est un peu classique shit, mais le bénéfice qui est gagné derrière est, à mon sens, infiniment plus significatif que les pertes auxquelles on pense initialement avant de se lancer. Ici, je vais faire une petite distinction entre le bénéfice du process et le bénéfice du résultat. Quand je dis que le bénéfice est infiniment plus significatif, je pense surtout au bénéfice du process et pas nécessairement au bénéfice du résultat donc le bénéfice du process pour moi c'est la satisfaction d'avoir osé c'est s'être mis en danger c'est réaliser qu'on est en vie qu'on a fait le truc qu'on avait peur de faire mais qu'on est toujours là, que tout va bien qu'on a créé et qu'en plus de ça on a osé le partager il y a un truc vraiment très grisant dans cette idée là et pour la petite anecdote perso j'ai toujours moi depuis toujours toute petite regardé avec une énorme étrangeté les personnes qui font du théâtre par exemple parce que j'étais timide mais de manière maladive j'avais fait une colo théâtre quand j'étais petite et franchement c'était le pire des cauchemars mais je l'avais fait parce que mes parents m'avaient inscrit pour que je puisse un peu débloquer ma timidité et évidemment le naturel revient au galop il y avait le spectacle de fin de colo à la fin et je m'étais retrouvée narrateur parce que c'était la seule position dans laquelle je ne me sentais pas en danger parce que sinon c'était impossible pour moi de... de performer comme ça devant les autres, devant des inconnus, enfin, mission impossible. Et du coup, ma cousine notamment a toujours fait du théâtre, et je ne comprenais pas le discours du j'adore être sur scène, c'est une sensation incroyable, enfin, vraiment pour moi c'était un truc étrange, mais au possible. Là, il y a peu de temps, j'ai posté un truc que j'aurais franchement jamais osé poster. On voyait ma tête, c'était un truc perso, le truc vraiment impossible. Je l'ai posté et là, j'ai ressenti des fourmis un peu partout dans le corps. Les secondes qui ont suivi, ça a duré je pense 10 minutes. Et je me disais mais c'est du stress, c'est pas du stress. Mais en fait non, parce que c'était pas inconfortable. C'était pas du tout un truc angoissant. Limite j'avais envie que ça dure. J'avais l'impression de planer un petit peu. Je pense que c'était un petit shoot un petit peu genre adrénaline, dopamine, je sais pas exactement. Faudrait que je creuse. Mais vraiment, c'était comme un shoot de bonheur. Et je me suis dit, putain, je me sens vraiment vivante. Et direct, j'ai repensé à tous les discours de comédiens que j'avais déjà entendus, qui ressentaient sur scène avant de monter le track, mais qui étaient hyper addictifs. Et donc, je me suis dit, ok, c'est ça. C'est un peu addictif, et du coup, je comprends. Et c'est ça, du coup, que j'apparente au bénéfice du process. Donc ici, peu importe que quelqu'un voit derrière la création ou quoi que les personnes en penseront, La sensation, en fait, je l'ai déjà ressentie. J'ai déjà eu les fruits de ce que je voulais avoir, c'est-à-dire me sentir vivante, c'est-à-dire kiffer, c'est-à-dire ressentir de la joie. Donc je distingue vraiment ça du bénéfice du résultat, où grâce au changement de taf, on aurait par exemple potentiellement atteint l'épanouissement qu'on cherchait, ou bien grâce au changement de partenaire, on aurait trouvé un amour plus profond. Bref, en gros, on peut le décliner encore une fois, mais je veux dire le résultat idéal qu'on aurait voulu atteindre en ayant l'idée de l'action. Donc ça, c'est le bénéfice du résultat. et je pense que dans tous les cas du coup, sans exception le fait même d'avoir essayé c'est un bénéfice en soi et c'est tellement énorme qu'il ne pourra jamais ne pas valoir le coup je pense que c'est d'autant plus vrai que les impacts sont multiples parce que là je viens de parler des effets à court terme donc il y a le chou de dopamine un petit peu dont on parlait mais il y a tous les effets qui sont sur le long terme sur la confiance en soi savoir qu'on peut s'écouter savoir qu'une idée qu'on a peut être entendue par nous parce qu'in fine, quand on a une idée de faire une action euh On peut choisir soit de la mettre un petit peu sous le tapis, soit de l'écouter, soit de lui faire honneur et du coup d'agir dessus. La relation qu'on a avec nous-mêmes, c'est pas ésotérique. C'est quelque chose qui existe, c'est réel. C'est même pas une caricature, mais pour reprendre quand même une phrase qui est assez bateau, c'est qu'on est seul et on meurt seul. Donc on est quand même notre seule compagnie tout le long de la vie. Donc la relation qu'on a avec nous-mêmes, c'est un truc qui s'entretient. Et savoir qu'on est capable de faire honneur à nos propres idées, C'est vraiment un respect de soi, c'est l'expression de « Ok, je sais, j'ai des besoins et je les honore. » Et une fois qu'on commence à entretenir un petit peu cette relation avec soi, ça se répercute partout après dans la vie, parce que dans nos interactions sociales, ça se ressent. Quelqu'un qui se respecte va forcément dégager quelque chose d'assez rassurant, on a envie de l'avoir près de soi, on a envie de discuter, on a envie d'échanger des idées, etc. Et je pense qu'on peut être un peu qui on veut dans nos pensées. mais ça ne changera un peu rien tant qu'on ne met pas des actions dessus. Donc si on ne pose pas des actions sur une idée qu'on a, une idée qu'on veut faire, quelque chose, une idée qu'on veut exprimer, ça reste quand même du domaine du théorique et ça peut s'estomper hyper rapidement parce qu'on a un flot de choses qui se passent dans notre vie, au quotidien, et ça peut vraiment être... Une idée peut vraiment disparaître au profit de la vie. Imaginons, j'ai une idée de lundi. si j'agis pas dessus, la semaine va passer comme un bulldozer littéralement, enfin il va se passer mille trucs dans ma semaine. Arrivé dimanche soir, je vais repenser vaguement peut-être à l'idée que j'avais il y a 7 jours, le lundi d'avant, je vais y repenser, j'aurai pas agi dessus, on est dimanche, voilà c'est un peu le blues du dimanche, j'ai un peu de temps pour y penser mais la semaine reprend demain, donc lundi on reprend le rythme, hop, et en fait l'idée va pareil, repartir sous le tapis et peut-être ponctuellement comme ça elle reviendra un petit peu. Et en fait, cette idée, elle se transforme juste en une pensée récurrente qu'on aura eu toute notre vie, potentiellement, parfois sur un temps juste un peu long, genre plusieurs semaines, plusieurs mois. Et donc, une sorte de petite vie parallèle, comme ça, qu'on sait qu'on aurait pu avoir, mais sur laquelle on ne s'est jamais penchée. Donc, poser des actions, c'est tellement important, même si c'est minime, pour cette idée-là. Parce qu'agir, vraiment, ça va définir qui on est. Ça rend tangible le truc. Et si je fais ça, alors je deviens quelqu'un qui fait ça. Donc, oser. C'est vraiment décider de notre identité un peu au jour le jour, et c'est assez génial parce qu'il y a une liberté absolue. C'est vraiment notre choix. Voilà, donc l'idée que le ratio bénéfice-perte, pour moi, vaut complètement le coup. Je viens d'en parler un petit peu, mais on a parlé des bénéfices, de la distinction bénéfice-procès-résultat. Mais évidemment, on ne peut pas faire d'impasse sur le fait de parler des pertes, des pertes potentielles, et des pertes, de l'idée de la perte qui nous retient dans un premier lieu. Alors, petit disclaimer, évidemment... je ne suis pas dans l'avis de tout le monde, je sais qu'il y a des pertes qui peuvent être énormes, par exemple quand on est en couple avec quelqu'un qui nous trouverait absolument ridicule si on se mettait à poster des vidéos de chorégraphie sur Insta enfin j'invente complètement mais je pense que vous voyez l'idée ou alors si on lâchait notre job un peu bien payé pour se lancer dans un CAP cuisine par exemple bon Voilà, c'est des choses qui peuvent faire un peu peur. Mais ici, déjà, il y a deux choses. Il faudrait, un, dans l'absolu, changer de partenaire, je pense, dans cette situation. Parce qu'un partenaire qu'on veut dans notre vie, c'est quand même quelqu'un qui soutient nos choix et pas le choix qu'il estime être bon pour nous à notre place. Donc la perte devient quand même moins importante et infinie, même si elle est douloureuse sur le moment, j'en conviens. Et deux, peut-être que si la perte est si énorme, c'est que la position de vie dans laquelle on se trouve au moment de l'idée qu'on a, découle de choix qu'on a faits et qui ne bénéficiaient pas nous profondément. Je vais expliquer un petit peu ça, mais je pars du principe qu'une fois adulte, on a la responsabilité et le devoir de prendre le maximum de choix pour nous. Parce que, évidemment, la vie est courte. Comme je l'ai dit tout à l'heure, on est seul dans cette vie, dans l'absolu, enfin, in fine. Et on doit tirer le maximum de cette courte vie, justement. Donc la vie est dure, la vie est compliquée, et c'est la raison pour laquelle il est vraiment impératif d'aller chercher activement les endroits où on peut trouver de la loi. Enfin, c'est hyper bateau, mais c'est quand même très réel, quoi. C'est quand même très vrai. Il faut aller chercher les trucs qui nous font plaisir, qui nous font kiffer. Donc, parfois, nos situations de vie sont aussi le résultat de choix qu'on a fait volontairement, ou plus ou moins volontairement, d'ailleurs. Peut-être sans se douter qu'on se confortait dans des environnements ou des situations qui allaient nous empêcher, potentiellement plus tard, d'exprimer véritablement qui on est, via des actions qu'on veut faire, des choses qu'on veut dire, etc. Donc, ici, je veux juste mettre un petit disclaimer, c'est que je blâmais personne. Enfin, je pense que toute l'industrie du développement personnel nous a beaucoup... shamer, genre on est responsable de notre vie on peut créer notre vie machin, donc oui c'est vrai, je pense que il y a vraiment un gros gros pouvoir d'action c'est d'ailleurs tout l'objet de l'épisode mais il y a quand même une autre réalité, je pense qu'on peut pas occulter c'est qu'on hérite d'une vision donc quand on arrive au monde, on est avec toute une vision qui est prédéfinie par des personnes qui prennent soin de nous, enfin en l'occurrence nos parents dans la majorité des cas, mais donc nos parents avant qu'on arrive nous sur Terre ils ont déjà une vision de la vie, ils ont déjà des valeurs qui sont très arrêtés, et ils nous l'inculquent via l'éducation, etc. Donc parfois, quand c'est bien, quand c'est un scénario heureux, la vision en question, la vision prédéfinie, elle est saine, avec des gros guillemets, en tout cas elle nous permet de traverser les étapes de la vie de manière fluide, on va dire. Je trouve que le mot sain, pas sain, c'est des mots un peu fourre-tout, c'est un peu dangereux, c'est un peu complexe, il y a trop de nuances, trop de complexité pour qu'on puisse l'utiliser comme ça à la va-vite. Ici, je l'emploie juste pour qu'on capte ce que je veux dire, mais parfois, l'éducation qu'on a reçue nous met quand même en difficulté de manière un peu chronique. Donc on galère à trouver notre place, on galère à trouver des gens qui n'ont pas à avoir confiance, etc. Si par exemple, on passe notre vie à galérer, à rencontrer des situations où on ne comprend pas pourquoi on bute toujours. Je pense que c'est hyper utile de se retourner un tout petit peu et d'essayer de comprendre, est-ce que je n'aurais pas potentiellement hérité d'une vision qui ne me sert pas ? Donc je pense que ces incapacités-là... viennent d'un truc qui nous dépasse. Je ne veux pas dire qu'on n'a pas la responsabilité de s'en détacher une fois adulte, mais en tout cas, il y a quand même parfois un monde entre le moment où on galère, où on ne comprend pas pourquoi on bute toujours sur le même truc, et le moment où on réalise que la vision héritée est peut-être malsaine, au sens qu'il ne fonctionne pas de manière fluide. Donc, le temps de comprendre tout ça, on a quand même eu le temps de souffrir, de se blâmer. Donc ici, je veux faire tout sauf blâmer qui que ce soit, c'est justement mon point. C'est qu'on fait des choix qui nous semblent bons parce qu'ils répondent à la logique qu'on nous a appris. Donc sur le moment, il nous semble... cohérents ces choix-là, mais ce que je pense important de faire, c'est que quand on voit que rien n'est fluide comme on voudrait, il faudrait quand même du coup se mettre à questionner la logique sous-jacente et aller activement chercher ce qui a du sens pour nous et commencer à faire des choix qui répondent à notre nouvelle logique, la nôtre, celle qui nous est propre. Donc petit à petit, quand on commence à emprunter comme ça cette nouvelle logique, notre vie peut se redessiner un peu tranquillement, à notre rythme, jusqu'à arriver dans un environnement où on est libre de nos mouvements et où les choses qu'on veut faire, donc Ici, je parle bien du bénéfice du process, bénéfice du résultat, ne comporte plus de risque majeur en termes de perte parce qu'on aura justement un peu designé notre vie, un peu à notre image, de manière à ce que la question du risque ne se pose quasiment pas en fait. Pour un exemple très concret, on aura designé notre vie de telle manière à ce qu'on sera entouré que de gens qui nous supportent dans les choix qui sont bons pour nous et donc le moment de faire un choix, le moment de faire un truc un peu risqué sur le papier, en fait on se retourne et on a que des gens autour de nous qui sont en train d'être notre cheerleader et qui sont genre en mode de ouais vas-y go tu peux le faire tu vois. Genre à l'inverse, une vie qui est façonnée par une vision ancienne qu'on aurait héritée de nos parents par exemple et qui ne nous correspond pas du tout, on se rend compte qu'on arrive un jour, autour de nous il n'y a rien qui nous correspond et le moment où on veut essayer de s'en extirper un peu, on est retenu par les gens qui sont autour de nous parce que c'est pas des gens qui sont des des personnes qu'on aura forcément choisis avec toute la la lucidité et le recul que dans l'idéal on aurait aimé avoir. Et franchement, la vie pour moi c'est uniquement ça, c'est réussir à designer un petit peu sa vie. pour qu'elle soit au service de notre kiff. Enfin, c'est tout, point à la ligne, point barre. Je sais que certaines situations sont forcément plus difficiles à escape que d'autres, mais dans ce cas, au moins faire des petits pas actifs à l'extérieur de l'écosystème toxique, en gros, pour aller chercher des liens solides avec des gens qui nous ressemblent, par exemple. Donc ça, c'est redéfinir son identité. On passe de « je subis mon environnement toxique » à « je participe activement à un environnement qui me fait du bien » . Et ça, franchement, ça sauve. Mais du coup... on en revient à notre idée principale, c'est que ça implique d'agir dans un premier temps, évidemment. Et le courage, forcément, il se décuple grâce aux autres, à ceux qui nous ressemblent. Donc c'est essentiel d'avoir cette petite impulsion de départ, au moins si on n'a pas le courage de tout faire d'un coup, la petite impulsion qui fait qu'on va aller chercher un petit peu des gens qui pourront nous aider à décupler comme ça notre courage pour ensuite faire des plus grosses actions, s'extirper complètement en l'occurrence d'un environnement. Donc c'est vraiment l'effet de pont, j'imagine deux falaises séparées par un ravin. L'une appartient à un environnement. Et l'autre appartient à un environnement qui est bon pour nous. Même s'il n'y a pas de pont qui est construit entre les deux falaises, on peut crier pour que la personne en face nous entende. Donc on peut communiquer comme ça avec des personnes qui sont sur l'autre falaise, qui sont dans d'autres mondes que nous. Et petit à petit, on peut décider, elle et moi, de construire un pont ensemble pour que je puisse la rejoindre de l'autre côté. C'est vraiment très schématique, mais forcément si je suis seule, ce sera plus difficile. Mais si je fais part de ma volonté à l'autre de la rejoindre, quand je lui dis que j'ai besoin d'aide, en général, la personne m'aidera volontiers. Enfin, c'est humain. on veut toujours aider quelqu'un qui veut rejoindre la falaise dans laquelle on se sent bien si par exemple j'aime mon travail je prendrais un plaisir fou à répondre aux questions de personnes qui voudraient s'orienter vers le même travail si j'adore la couture je prendrais un plaisir fou à parler de couture avec un novice qui voudrait se lancer enfin c'est inné je pense, moi j'y crois profondément je pense que l'élan altruiste est présent chez tout le monde même si forcément ça s'exprime différemment mais ce que je veux dire par là c'est que si on semble bloqué quelque part il suffit de pas grand chose pour nouer un lien avec quelqu'un qui vit dans un écosystème qui nous fait envie, avec des relations qui nous font envie, un style de vie qui nous fait envie Et un tout petit pont comme ça, c'est suffisant, même si ce n'est pas une grande amitié, juste un petit contact, une petite discussion, aller à un cours de ci, de ça, se rendre à un concert, même aller dans une manifestation, s'inscrire à une asso. Enfin bref, il y a vraiment mille façons de se rapprocher de nouveaux cercles pour redesigner un petit peu les choses. Donc je pense que dans tous les cas, ça implique la même notion d'action, il faut agir. Que ce soit pour faire des choses qui nous ressemblent, qui définiront l'identité qu'on veut avoir dans cette vie, qui est courte et qui doit nous ressembler, ou bien, comme ce que je viens de dire, Que ce soit pour créer un environnement dans lequel on se sent suffisamment safe pour faire ces fameuses choses qui nous ressemblent, si ce n'est pas encore le cas. Parfois ça prend du temps, mais c'est aussi ça la vie. C'est le chemin qui est beau et parfois on apprécie d'autant plus la beauté des choses quand on a galéré pour les avoir. Je pense à par exemple une belle amitié respectueuse, saine, après avoir connu beaucoup de relations toxiques, franchement c'est inestimable. Un métier qui nous passionne après avoir connu des environnements, enfin qui est à mille lieux de qui on est, et après avoir connu le management toxique et tout, enfin pareil c'est inestimable. Dire ce qu'on a sur le cœur quand on s'y tue pendant tellement longtemps, c'est inestimable. Faire ce qu'on n'aurait jamais pensé oser faire, c'est inestimable. Donc je nous souhaite à tous d'avoir cette petite épiphanie, de réaliser que toutes les personnes qui ont osé un jour, et qui donc sont susceptibles d'être alignées en vrai, ne jugeront jamais quelqu'un pour oser à son tour. Et toutes les personnes qui n'ont pas encore osé, franchement, ne peuvent qu'admirer aussi une personne qui ose faire ce qu'elle-même veut faire, mais qu'elles n'ont pas encore trouvé les ressources nécessaires pour faire. Donc la partie infime... de personnes qui pourraient émettre un jugement sont justement celles dont en vrai on a envie de se détacher quand on dit les choses clairement mais elles sont certainement elles aussi encore prises dans des patterns qui ne nous appartiennent pas et surtout on ne peut pas vraiment savoir ce qui se passe de leur côté en général les personnes qui sont encore prises dans des patterns dans des visions un peu toxiques etc on ne connait qu'une partie de l'histoire et on ne peut pas décortiquer à leur place, on ne peut pas démêler à leur place c'est leur chemin, on ne connait qu'une partie mais voilà Je pense que j'ai dit à peu près ce que je voulais exprimer dans ce premier épisode. Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à bientôt.