Description
Extrait du podcast Interopérabilité relier pour mieux soigner - Episode 1 -Les fondamentaux de l’interopéralibité
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.








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Extrait du podcast Interopérabilité relier pour mieux soigner - Episode 1 -Les fondamentaux de l’interopéralibité
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Transcription
Alors en préparant ce podcast, on a été face à une sorte de paradoxe et on voulait vous poser la question de comment articuler interopérabilité et innovation. Les deux ne sont-ils pas a priori incompatibles ? L'interopérabilité supposant que les logiciels existants puissent se parler, alors que l'innovation, elle, supposerait un renouvellement permanent. Comment est-ce qu'on peut concilier ça ?
Alors j'ai l'impression que c'est plutôt le contraire. L'interopérabilité n'est pas un frein, mais plutôt un accélérateur. J'ai vu beaucoup de startups qui ont des difficultés à s'intégrer dans le système d'information hospitalier à cause de problématiques d'interopérabilité qui nécessitent des partenariats avec les éditeurs à un à un plutôt que de communiquer à deux faits avec tous les éditeurs. L'autre problématique également, c'est une startup qui veut faire une preuve de concept avec un hôpital ou une solution innovante qui va être testée dans un hôpital. Lorsqu'elle va être développée, elle va être adaptée à cet hôpital, à ce SI, mais potentiellement, ça ne va pas être compatible avec d'autres systèmes d'information. au moment où ils vont vouloir se déployer dans plusieurs hôpitaux, et bien là, ça va être difficile. Il va falloir recommencer tout ce travail d'intégration à nouveau. Donc dans ce sens, je dirais plutôt que l'interopérabilité est un accélérateur.
J'ai exactement le même avis. L'interopérité, ça a pour objectif de doter les logiciels de connecteurs standardisés par cas d'usage. Par exemple, comment intégrer les résultats de biologie médicale ? Il y a beaucoup d'aides à la prescription basées sur le résultat d'analyse de biologie médicale, par exemple pour les mostases. Aujourd'hui, c'est de réduire les coûts de développement, de test et de déploiement. En facilitant l'échange, le partage de données de santé avec un coût optimisé, l'interopérité est pour moi un facteur majeur de l'innovation. Tu l'as dit, aide à la prescription avec intégration de logiciels d'aide à décision par des start-up, accès par ces start-up aux allergies du patient, aux résultats de la biologie, aux médicaments prescrits antérieurement, aux effets des médicaments, alimentation de l'entrepôt de données de santé. Aujourd'hui, pour moi, on ne fait pas d'innovation sans interopérabilité. Ce qu'il faut voir aussi, c'est que l'interopérabilité n'est pas figée. Il y a tout le temps de nouveaux cas d'usage qui apparaissent, de nouveaux besoins. C'est quelque chose qui vit en continu et qui suit le domaine de l'innovation. En effet, si on regarde toujours pareil d'une perspective historique, l'interopérabilité a débuté fin des années 90, derrière vraiment centré sur les établissements de santé, sur les soins. Mais on s'est aperçu très vite ensuite que c'est sorti du domaine purement hospitalier, vers l'ambulatoire, que ce soit l'EDMP, que ce soit l'envoi de résultats de biologie médicale. que ce soit aussi les messageries sécurisées de santé, le ROR, le SAS. Si on parle médico-social, moi j'ai un seul chiffre, j'ai un équivalent temps plein dans l'équipe d'interopérabilité dédié à la définition de règles d'interopérabilité pour le domaine médico-social. Ça montre aussi que derrière, vraiment, ça concerne tous les domaines. Et puis on voit apparaître... clairement de nouveaux domaines maintenant intéressés à l'interopératie, que ce soit l'aide à la décision, par exemple les start-up qui ont besoin de données en provenance des dossiers de soins pour améliorer tout ce qui est par exemple aide à décision, aide à la prescription, que ce soit aussi les entrepôts de données cliniques, les entrepôts de données de santé, pour constituer ces entrepôts, on a besoin d'interfaces qui soient mutualisées, interopérables. Que ce soit aussi pour la veille sanitaire, on l'a vu avec la crise Covid, quand on a mis en place le système d'information pour le dépistage, ça a été trois mois de travail, à la fois de spécification, de déploiement de l'interopérabilité pour mettre en place tout le système de gestion de la crise Covid. Je crois aussi que l'interopérabilité est trop perçue en France comme un domaine technique. Ce n'est pas le cas à l'étranger, notamment aux États-Unis. Alors qu'en réalité, l'interopérabilité, elle concerne tout le monde. Comme tu l'as dit Nicolas, c'est vraiment... travailler ensemble, c'est vraiment une culture et un écosystème qu'il faut savoir développer. Et si on regarde, tout le monde a un rôle à jouer, que ça soit le décideur, le politique, par exemple, ça peut être des politiques de formation des jeunes élèves d'ingénieurs à l'interopérabilité. Ça peut être aussi un politique qui donne une impulsion par une régulation comme par exemple le Ségur du numérique en imposant des standards sur les six nationaux qui sont construits, le DMP, le ROR, le SAS, les annuaires. ont des interfaces interopérables. C'est aussi vous, futur directeur d'hôpitaux, qui allez rédiger des marchés pour acquérir un ou plusieurs logiciels. Je pense que vraiment la chose à retenir aujourd'hui de l'interopérabilité, c'est complexe et ça part vraiment du cas d'usage jusqu'à son implémentation et sa vérification technique. Donc ça va concerner tout le monde, depuis le professionnel de santé, en passant aussi par le décideur, en passant aussi par vous, directeur d'hôpitaux. C'est vraiment le fait de travailler, de mutualiser et de co-construire. C'est ça qui est vraiment important en interopérabilité.
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Alors en préparant ce podcast, on a été face à une sorte de paradoxe et on voulait vous poser la question de comment articuler interopérabilité et innovation. Les deux ne sont-ils pas a priori incompatibles ? L'interopérabilité supposant que les logiciels existants puissent se parler, alors que l'innovation, elle, supposerait un renouvellement permanent. Comment est-ce qu'on peut concilier ça ?
Alors j'ai l'impression que c'est plutôt le contraire. L'interopérabilité n'est pas un frein, mais plutôt un accélérateur. J'ai vu beaucoup de startups qui ont des difficultés à s'intégrer dans le système d'information hospitalier à cause de problématiques d'interopérabilité qui nécessitent des partenariats avec les éditeurs à un à un plutôt que de communiquer à deux faits avec tous les éditeurs. L'autre problématique également, c'est une startup qui veut faire une preuve de concept avec un hôpital ou une solution innovante qui va être testée dans un hôpital. Lorsqu'elle va être développée, elle va être adaptée à cet hôpital, à ce SI, mais potentiellement, ça ne va pas être compatible avec d'autres systèmes d'information. au moment où ils vont vouloir se déployer dans plusieurs hôpitaux, et bien là, ça va être difficile. Il va falloir recommencer tout ce travail d'intégration à nouveau. Donc dans ce sens, je dirais plutôt que l'interopérabilité est un accélérateur.
J'ai exactement le même avis. L'interopérité, ça a pour objectif de doter les logiciels de connecteurs standardisés par cas d'usage. Par exemple, comment intégrer les résultats de biologie médicale ? Il y a beaucoup d'aides à la prescription basées sur le résultat d'analyse de biologie médicale, par exemple pour les mostases. Aujourd'hui, c'est de réduire les coûts de développement, de test et de déploiement. En facilitant l'échange, le partage de données de santé avec un coût optimisé, l'interopérité est pour moi un facteur majeur de l'innovation. Tu l'as dit, aide à la prescription avec intégration de logiciels d'aide à décision par des start-up, accès par ces start-up aux allergies du patient, aux résultats de la biologie, aux médicaments prescrits antérieurement, aux effets des médicaments, alimentation de l'entrepôt de données de santé. Aujourd'hui, pour moi, on ne fait pas d'innovation sans interopérabilité. Ce qu'il faut voir aussi, c'est que l'interopérabilité n'est pas figée. Il y a tout le temps de nouveaux cas d'usage qui apparaissent, de nouveaux besoins. C'est quelque chose qui vit en continu et qui suit le domaine de l'innovation. En effet, si on regarde toujours pareil d'une perspective historique, l'interopérabilité a débuté fin des années 90, derrière vraiment centré sur les établissements de santé, sur les soins. Mais on s'est aperçu très vite ensuite que c'est sorti du domaine purement hospitalier, vers l'ambulatoire, que ce soit l'EDMP, que ce soit l'envoi de résultats de biologie médicale. que ce soit aussi les messageries sécurisées de santé, le ROR, le SAS. Si on parle médico-social, moi j'ai un seul chiffre, j'ai un équivalent temps plein dans l'équipe d'interopérabilité dédié à la définition de règles d'interopérabilité pour le domaine médico-social. Ça montre aussi que derrière, vraiment, ça concerne tous les domaines. Et puis on voit apparaître... clairement de nouveaux domaines maintenant intéressés à l'interopératie, que ce soit l'aide à la décision, par exemple les start-up qui ont besoin de données en provenance des dossiers de soins pour améliorer tout ce qui est par exemple aide à décision, aide à la prescription, que ce soit aussi les entrepôts de données cliniques, les entrepôts de données de santé, pour constituer ces entrepôts, on a besoin d'interfaces qui soient mutualisées, interopérables. Que ce soit aussi pour la veille sanitaire, on l'a vu avec la crise Covid, quand on a mis en place le système d'information pour le dépistage, ça a été trois mois de travail, à la fois de spécification, de déploiement de l'interopérabilité pour mettre en place tout le système de gestion de la crise Covid. Je crois aussi que l'interopérabilité est trop perçue en France comme un domaine technique. Ce n'est pas le cas à l'étranger, notamment aux États-Unis. Alors qu'en réalité, l'interopérabilité, elle concerne tout le monde. Comme tu l'as dit Nicolas, c'est vraiment... travailler ensemble, c'est vraiment une culture et un écosystème qu'il faut savoir développer. Et si on regarde, tout le monde a un rôle à jouer, que ça soit le décideur, le politique, par exemple, ça peut être des politiques de formation des jeunes élèves d'ingénieurs à l'interopérabilité. Ça peut être aussi un politique qui donne une impulsion par une régulation comme par exemple le Ségur du numérique en imposant des standards sur les six nationaux qui sont construits, le DMP, le ROR, le SAS, les annuaires. ont des interfaces interopérables. C'est aussi vous, futur directeur d'hôpitaux, qui allez rédiger des marchés pour acquérir un ou plusieurs logiciels. Je pense que vraiment la chose à retenir aujourd'hui de l'interopérabilité, c'est complexe et ça part vraiment du cas d'usage jusqu'à son implémentation et sa vérification technique. Donc ça va concerner tout le monde, depuis le professionnel de santé, en passant aussi par le décideur, en passant aussi par vous, directeur d'hôpitaux. C'est vraiment le fait de travailler, de mutualiser et de co-construire. C'est ça qui est vraiment important en interopérabilité.
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Alors en préparant ce podcast, on a été face à une sorte de paradoxe et on voulait vous poser la question de comment articuler interopérabilité et innovation. Les deux ne sont-ils pas a priori incompatibles ? L'interopérabilité supposant que les logiciels existants puissent se parler, alors que l'innovation, elle, supposerait un renouvellement permanent. Comment est-ce qu'on peut concilier ça ?
Alors j'ai l'impression que c'est plutôt le contraire. L'interopérabilité n'est pas un frein, mais plutôt un accélérateur. J'ai vu beaucoup de startups qui ont des difficultés à s'intégrer dans le système d'information hospitalier à cause de problématiques d'interopérabilité qui nécessitent des partenariats avec les éditeurs à un à un plutôt que de communiquer à deux faits avec tous les éditeurs. L'autre problématique également, c'est une startup qui veut faire une preuve de concept avec un hôpital ou une solution innovante qui va être testée dans un hôpital. Lorsqu'elle va être développée, elle va être adaptée à cet hôpital, à ce SI, mais potentiellement, ça ne va pas être compatible avec d'autres systèmes d'information. au moment où ils vont vouloir se déployer dans plusieurs hôpitaux, et bien là, ça va être difficile. Il va falloir recommencer tout ce travail d'intégration à nouveau. Donc dans ce sens, je dirais plutôt que l'interopérabilité est un accélérateur.
J'ai exactement le même avis. L'interopérité, ça a pour objectif de doter les logiciels de connecteurs standardisés par cas d'usage. Par exemple, comment intégrer les résultats de biologie médicale ? Il y a beaucoup d'aides à la prescription basées sur le résultat d'analyse de biologie médicale, par exemple pour les mostases. Aujourd'hui, c'est de réduire les coûts de développement, de test et de déploiement. En facilitant l'échange, le partage de données de santé avec un coût optimisé, l'interopérité est pour moi un facteur majeur de l'innovation. Tu l'as dit, aide à la prescription avec intégration de logiciels d'aide à décision par des start-up, accès par ces start-up aux allergies du patient, aux résultats de la biologie, aux médicaments prescrits antérieurement, aux effets des médicaments, alimentation de l'entrepôt de données de santé. Aujourd'hui, pour moi, on ne fait pas d'innovation sans interopérabilité. Ce qu'il faut voir aussi, c'est que l'interopérabilité n'est pas figée. Il y a tout le temps de nouveaux cas d'usage qui apparaissent, de nouveaux besoins. C'est quelque chose qui vit en continu et qui suit le domaine de l'innovation. En effet, si on regarde toujours pareil d'une perspective historique, l'interopérabilité a débuté fin des années 90, derrière vraiment centré sur les établissements de santé, sur les soins. Mais on s'est aperçu très vite ensuite que c'est sorti du domaine purement hospitalier, vers l'ambulatoire, que ce soit l'EDMP, que ce soit l'envoi de résultats de biologie médicale. que ce soit aussi les messageries sécurisées de santé, le ROR, le SAS. Si on parle médico-social, moi j'ai un seul chiffre, j'ai un équivalent temps plein dans l'équipe d'interopérabilité dédié à la définition de règles d'interopérabilité pour le domaine médico-social. Ça montre aussi que derrière, vraiment, ça concerne tous les domaines. Et puis on voit apparaître... clairement de nouveaux domaines maintenant intéressés à l'interopératie, que ce soit l'aide à la décision, par exemple les start-up qui ont besoin de données en provenance des dossiers de soins pour améliorer tout ce qui est par exemple aide à décision, aide à la prescription, que ce soit aussi les entrepôts de données cliniques, les entrepôts de données de santé, pour constituer ces entrepôts, on a besoin d'interfaces qui soient mutualisées, interopérables. Que ce soit aussi pour la veille sanitaire, on l'a vu avec la crise Covid, quand on a mis en place le système d'information pour le dépistage, ça a été trois mois de travail, à la fois de spécification, de déploiement de l'interopérabilité pour mettre en place tout le système de gestion de la crise Covid. Je crois aussi que l'interopérabilité est trop perçue en France comme un domaine technique. Ce n'est pas le cas à l'étranger, notamment aux États-Unis. Alors qu'en réalité, l'interopérabilité, elle concerne tout le monde. Comme tu l'as dit Nicolas, c'est vraiment... travailler ensemble, c'est vraiment une culture et un écosystème qu'il faut savoir développer. Et si on regarde, tout le monde a un rôle à jouer, que ça soit le décideur, le politique, par exemple, ça peut être des politiques de formation des jeunes élèves d'ingénieurs à l'interopérabilité. Ça peut être aussi un politique qui donne une impulsion par une régulation comme par exemple le Ségur du numérique en imposant des standards sur les six nationaux qui sont construits, le DMP, le ROR, le SAS, les annuaires. ont des interfaces interopérables. C'est aussi vous, futur directeur d'hôpitaux, qui allez rédiger des marchés pour acquérir un ou plusieurs logiciels. Je pense que vraiment la chose à retenir aujourd'hui de l'interopérabilité, c'est complexe et ça part vraiment du cas d'usage jusqu'à son implémentation et sa vérification technique. Donc ça va concerner tout le monde, depuis le professionnel de santé, en passant aussi par le décideur, en passant aussi par vous, directeur d'hôpitaux. C'est vraiment le fait de travailler, de mutualiser et de co-construire. C'est ça qui est vraiment important en interopérabilité.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Alors en préparant ce podcast, on a été face à une sorte de paradoxe et on voulait vous poser la question de comment articuler interopérabilité et innovation. Les deux ne sont-ils pas a priori incompatibles ? L'interopérabilité supposant que les logiciels existants puissent se parler, alors que l'innovation, elle, supposerait un renouvellement permanent. Comment est-ce qu'on peut concilier ça ?
Alors j'ai l'impression que c'est plutôt le contraire. L'interopérabilité n'est pas un frein, mais plutôt un accélérateur. J'ai vu beaucoup de startups qui ont des difficultés à s'intégrer dans le système d'information hospitalier à cause de problématiques d'interopérabilité qui nécessitent des partenariats avec les éditeurs à un à un plutôt que de communiquer à deux faits avec tous les éditeurs. L'autre problématique également, c'est une startup qui veut faire une preuve de concept avec un hôpital ou une solution innovante qui va être testée dans un hôpital. Lorsqu'elle va être développée, elle va être adaptée à cet hôpital, à ce SI, mais potentiellement, ça ne va pas être compatible avec d'autres systèmes d'information. au moment où ils vont vouloir se déployer dans plusieurs hôpitaux, et bien là, ça va être difficile. Il va falloir recommencer tout ce travail d'intégration à nouveau. Donc dans ce sens, je dirais plutôt que l'interopérabilité est un accélérateur.
J'ai exactement le même avis. L'interopérité, ça a pour objectif de doter les logiciels de connecteurs standardisés par cas d'usage. Par exemple, comment intégrer les résultats de biologie médicale ? Il y a beaucoup d'aides à la prescription basées sur le résultat d'analyse de biologie médicale, par exemple pour les mostases. Aujourd'hui, c'est de réduire les coûts de développement, de test et de déploiement. En facilitant l'échange, le partage de données de santé avec un coût optimisé, l'interopérité est pour moi un facteur majeur de l'innovation. Tu l'as dit, aide à la prescription avec intégration de logiciels d'aide à décision par des start-up, accès par ces start-up aux allergies du patient, aux résultats de la biologie, aux médicaments prescrits antérieurement, aux effets des médicaments, alimentation de l'entrepôt de données de santé. Aujourd'hui, pour moi, on ne fait pas d'innovation sans interopérabilité. Ce qu'il faut voir aussi, c'est que l'interopérabilité n'est pas figée. Il y a tout le temps de nouveaux cas d'usage qui apparaissent, de nouveaux besoins. C'est quelque chose qui vit en continu et qui suit le domaine de l'innovation. En effet, si on regarde toujours pareil d'une perspective historique, l'interopérabilité a débuté fin des années 90, derrière vraiment centré sur les établissements de santé, sur les soins. Mais on s'est aperçu très vite ensuite que c'est sorti du domaine purement hospitalier, vers l'ambulatoire, que ce soit l'EDMP, que ce soit l'envoi de résultats de biologie médicale. que ce soit aussi les messageries sécurisées de santé, le ROR, le SAS. Si on parle médico-social, moi j'ai un seul chiffre, j'ai un équivalent temps plein dans l'équipe d'interopérabilité dédié à la définition de règles d'interopérabilité pour le domaine médico-social. Ça montre aussi que derrière, vraiment, ça concerne tous les domaines. Et puis on voit apparaître... clairement de nouveaux domaines maintenant intéressés à l'interopératie, que ce soit l'aide à la décision, par exemple les start-up qui ont besoin de données en provenance des dossiers de soins pour améliorer tout ce qui est par exemple aide à décision, aide à la prescription, que ce soit aussi les entrepôts de données cliniques, les entrepôts de données de santé, pour constituer ces entrepôts, on a besoin d'interfaces qui soient mutualisées, interopérables. Que ce soit aussi pour la veille sanitaire, on l'a vu avec la crise Covid, quand on a mis en place le système d'information pour le dépistage, ça a été trois mois de travail, à la fois de spécification, de déploiement de l'interopérabilité pour mettre en place tout le système de gestion de la crise Covid. Je crois aussi que l'interopérabilité est trop perçue en France comme un domaine technique. Ce n'est pas le cas à l'étranger, notamment aux États-Unis. Alors qu'en réalité, l'interopérabilité, elle concerne tout le monde. Comme tu l'as dit Nicolas, c'est vraiment... travailler ensemble, c'est vraiment une culture et un écosystème qu'il faut savoir développer. Et si on regarde, tout le monde a un rôle à jouer, que ça soit le décideur, le politique, par exemple, ça peut être des politiques de formation des jeunes élèves d'ingénieurs à l'interopérabilité. Ça peut être aussi un politique qui donne une impulsion par une régulation comme par exemple le Ségur du numérique en imposant des standards sur les six nationaux qui sont construits, le DMP, le ROR, le SAS, les annuaires. ont des interfaces interopérables. C'est aussi vous, futur directeur d'hôpitaux, qui allez rédiger des marchés pour acquérir un ou plusieurs logiciels. Je pense que vraiment la chose à retenir aujourd'hui de l'interopérabilité, c'est complexe et ça part vraiment du cas d'usage jusqu'à son implémentation et sa vérification technique. Donc ça va concerner tout le monde, depuis le professionnel de santé, en passant aussi par le décideur, en passant aussi par vous, directeur d'hôpitaux. C'est vraiment le fait de travailler, de mutualiser et de co-construire. C'est ça qui est vraiment important en interopérabilité.
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