- Speaker #0
Y a-t-il un prologue dans ta vie, quelque chose qui a tout annoncé avant que ça commence vraiment ? Ouh, bah ouais. Le prologue de ma vie, j'ai l'impression que ça s'est fait en... En fait, j'ai eu pour le moment vraiment deux vies, on va dire. Il y a eu ma vie avant les Etats-Unis, avant que je parte, et l'après. C'est-à-dire que j'étais la même personne, mais je voulais pas du tout les mêmes choses. Avant de partir aux Etats-Unis, moi je faisais de l'architecture d'intérieur. J'étais complètement parti là-dedans, j'ai exercé.
- Speaker #1
Le dépôt est sympa ici.
- Speaker #0
Ouais c'est sympa, le bon coin. Il y a des trucs, tu peux trouver des trucs paris. Mais c'était vraiment un appel que j'avais, l'envie de créer une maison, un intérieur dans lequel je me sentais bien, c'était quelque chose dans lequel j'étais vraiment pas mauvais. Donc j'ai fait ça, j'ai fait de l'impression 3D, j'ai une entreprise d'impression 3D. et donc très technique mes amis m'appellent souvent Clem Tech Clem Tech je vais renommer le titre de l'épisode comme ça tu peux complètement le faire non mais il y a un truc de l'informatique c'est quelque chose qui me plaît, la technologie c'est un truc que j'adore et en fait même si j'étais très cartésien très carré j'ai toujours eu cet appel musical j'ai toujours chanté, j'ai toujours aimé ça j'ai jamais eu les clés pour le faire et il a fallu que je parte aux Etats-Unis que je me prenne un peu cette claque que parfois te met la vie pour ressentir que j'étais pas nécessairement 100% là où j'avais envie d'être et euh... Quand je suis revenu des États-Unis, j'ai un peu continué rapidement avec l'architecture intérieure, etc. Et dès qu'on m'a proposé la moindre porte pour faire de la musique, en fait, je l'ai prise, je suis rentré dedans et je n'ai jamais fait demi-tour.
- Speaker #1
On y va, on en parle plus après ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Allez, c'est parti. Tu as fait le choix de plonger tes oreilles dans un univers plein d'histoires.
- Speaker #0
Caridas. Salut Clément.
- Speaker #1
Salut, ça va ? Ouais, et toi ?
- Speaker #0
Ça va nickel.
- Speaker #1
Après cette longue introduction que tu viens de nous faire.
- Speaker #0
Ouais, bah ouais. Non mais je suis quelqu'un de bavard moi.
- Speaker #1
Oh bah y'a pas de soucis, c'était très intéressant. Donc ça me va. On va démarrer le concept de Caridas, il est simple comme t'as pu le voir. Tu auras des cartes devant toi avec des personnages dessus. Des fois t'auras pas le choix T'as un joker qui se cache là-bas au bout Celui-là tu pourras le prendre quand tu veux Mais faudra le prendre Forcément pour arrêter une question C'est au bout d'un moment Tiens tu veux casser le jeu On prend un joker Il y a quelque chose derrière Donc faudra le prendre Il y a le petit cupidon Je te dirais quand le prendre Et les deux autres au bout là-bas aussi Je te dirais qu'en les prendre tout à l'heure. On va démarrer à parler de ta personnalité avec les deux cartes qui sont devant toi le roi rouge et le roi bleu. On va sur lequel ? Là t'as le choix.
- Speaker #0
Je suis inspiré par le rouge, du coup je suis habillé en rouge.
- Speaker #1
La deuxième tu la tireras dans une partie en vidéo un peu plus tard.
- Speaker #0
Et tu es à la hauteur. Ouais. Je vois pourquoi tu as sélectionné cette chanson, c'est vrai que c'est marrant parce que Allez on rentre dans le vif.
- Speaker #1
Ah bah non mais c'est le but oui !
- Speaker #0
Quand j'ai chanté cette chanson, Être à la hauteur, là je pense que tu fais référence à la série que j'ai faite sur Netflix. C'est ça. Tout pour la lumière, il y a un segment dedans où on doit chanter, enfin on chante les chansons du Roi Soleil, etc. dans Être à la hauteur. Et c'est formidable parce que j'avais passé les castings moi pour le Roi Soleil, auquel j'étais recalé, donc j'étais clairement pas à la hauteur. apparemment,
- Speaker #1
en tout cas parce qu'il cherchait pour les actions de la reprise qu'on voit actuellement ?
- Speaker #0
Exactement et franchement quel plaisir de pouvoir rechanter cette chanson sur Netflix et TF1 et de se dire bah en fait si il y a des gens qui arrivent à me voir chanter cette chanson et qui se disent top on y va et vocalement c'est une chanson qui est géniale et que moi j'adore donc je dirais si Merci.
- Speaker #1
Tu dirais si ?
- Speaker #0
Oui monsieur, il faut y croire. C'est important si on n'y croit pas nous-mêmes, surtout aujourd'hui, c'est compliqué la musique, en tout cas les carrières artistiques. Si nous-mêmes on estime ne pas être à la hauteur, on se tire une balle dans le pied, il faut y croire, tu es reconnue.
- Speaker #1
Et tu y crois ?
- Speaker #0
Oui, c'est une affaire de patience. Je ne suis pas forcément quelqu'un de très patient, malheureusement.
- Speaker #1
Je crois qu'on est beaucoup comme ça.
- Speaker #0
Oui, on est habitué à avoir tout en instantané aujourd'hui. On a l'impression que les stars qu'on suit, ou les gens qui réussissent, ils ont réussi comme ça. Ce n'est pas vrai. Ça fait dix ans qu'ils y sont pour la plupart. Et les cas où des gens réussissent... en instantané comme ça ou alors les cas où on obtient la musique ou on écrit une chanson parfaite ça se fait pas comme ça avant d'écrire une chanson une bonne chanson faut en avoir écrit des centaines avant de bien chanter faut avoir chanté des années et je trouve qu'aujourd'hui on a tendance souvent à imaginer que ça se fait comme ça c'est pas vrai aujourd'hui on a vraiment cette impression que tout doit venir comme ça et on Il y a des cas où ça se fait aujourd'hui. On a vu apparaître des stars, entre guillemets, comme ça. Et on en parlait tout à l'heure en off, mais pour moi, ce n'est pas forcément la réalité de ce qu'est être un artiste, etc. C'est un chemin d'une vie. Il faut aussi accepter que le chemin est long et il faut prendre du plaisir dans ce chemin qui est long.
- Speaker #1
Là, si on part sur ta personnalité, comment tu te définirais ?
- Speaker #0
Oh là !
- Speaker #1
Mais qui es-tu ?
- Speaker #0
On en parlait avec des amis il n'y a pas si longtemps. Je pense qu'un des plus grands traits de ma personnalité, je suis curieux mais je suis déterminé. Je pense que je suis obstiné. C'est-à-dire qu'en règle générale, je suis plutôt optimiste parce que pour moi, on est capable d'aller dans l'espace. Il n'y a aucune raison qui ferait que je vais paraître à sortir un bon album.
- Speaker #1
Ça, ça te fait rire, ça te fait sourire du moins.
- Speaker #0
Oui, je trouve que ça enlève un poids monumental. Les humains sont capables de choses absolument merveilleuses. Il n'y a aucune raison que moi, si je ne me donne pas à fond, si je n'y passe pas suffisamment de temps, que je n'y arrive pas. C'est valable pour tout le monde en fait.
- Speaker #1
et si on revient A l'intérieur de toi, mais en même temps dans le passé, comment est ton enfant intérieur ?
- Speaker #0
Mon enfant intérieur, il aime s'amuser. C'est ça aussi que j'essaie de retrouver. Je trouve que c'est important de continuer à jouer, même aujourd'hui. Et mon enfant intérieur, il fait toujours des moments un peu de... pas de folie, mais de... De fourrure en fait, et ça c'est quelque chose que j'adore retrouver même dans la musique. Quand on fait, ça arrive souvent quand on joue avec plein d'autres musiciens, c'est les meilleurs moments. Je crois que c'est là où mon enfant derrière il se régale le plus.
- Speaker #1
Et si on disait au Clément enfant de se mettre sur le fauteuil là-dessus, tu voulais te mettre tout à l'heure pour enregistrer, tu lui dirais quoi ?
- Speaker #0
Je lui dirais, faut que t'y crois. Parce que c'est vrai que moi, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire. J'ai toujours voulu faire de la musique. Et en fait, je me masquais un petit peu. J'ai toujours chanté. Ça a été un appel que j'ai eu très très tôt. Je faisais du piano. Quand je rentrais, au lieu de faire mes DM de maths, je faisais du piano, je chantais et du Photoshop. J'adorais ça.
- Speaker #1
Et du Photoshop ? Ouais, j'adore ça. Rien à voir ?
- Speaker #0
L'image, enfin... Je pense que c'était le début de l'appel de ce côté un peu technologique. En fait, je crois que ce qui me définit profondément, c'est ce croisement entre l'aspect technologique, l'aspect électronique, électronique, les choses comme ça, et l'instinct artistique, créatif. C'est les deux. Photoshop, c'était ça pour moi.
- Speaker #1
C'était ça ?
- Speaker #0
C'était ça, c'était la liberté de faire ce qu'on veut avec des images, et c'est de l'expression. C'est un moyen d'expression qui va au-delà de la réalité. Et ça, j'adorais ça. Et aujourd'hui, je le retrouve beaucoup, moi, dans la production de musique ou dans les choses comme ça. Il me plaît beaucoup.
- Speaker #1
Il était heureux, le petit Clément ?
- Speaker #0
Oui, il s'amusait trop. Oui, je m'amusais beaucoup. Après, je pense que j'avais beaucoup peur. J'avais beaucoup peur de ne pas réussir. Et c'est pour ça que, justement, je pense que je suis devenu obstiné. C'est que je m'étais dit, oula, c'est quand même dur la musique, les choses comme ça. Et c'est pour ça que je n'y suis pas allé à fond, je pense, au début. Même si je postais des covers. J'avais fait, ça ne doit plus exister en ligne, mais j'avais fait une musique pour... Thomas Pesquet. À l'époque, il était parti. Quand il était parti, j'avais fait une reprise de Major Tom, Space Oddity, de Bowie. Et ça avait cartonné à l'époque. Et donc j'avais quand même cette envie. Je m'exprimais au travers de l'art, en tout cas. Pour nous, c'était quelque chose d'énorme. Lui, c'était un Rouanais. Donc voilà, il y avait un truc... d'identité et je m'amusais avec des trucs comme ça, c'était un kiff profond mais j'avais pas les clés pour me dire je vais faire de ça ma vie et franchement si là j'étais là, je lui dirais t'inquiète tout va bien,
- Speaker #1
continue j'avais mis la question qu'est-ce que tu regrettes de ne pas avoir fait plus tôt ? c'est la musique ?
- Speaker #0
C'est une bonne question parce qu'en soi, j'ai aucun regret à proprement parler, même si dans un sens, en fait c'est paradoxal, mais quand j'avais 17 ans, on m'avait proposé de signer dans un label, et j'avais paniqué et j'ai arrêté la musique en fait à ce moment là parce que c'était pas quelque chose et je savais pas ce que je faisais j'allais en rendez vous tout seul j'avais aucune idée de ce qui se passait tu prends envie de peur en général non à l'époque ou à l'époque à l'époque en fait je m'auto saboter je pense parce que j'avais j'avais peur d'essayer en vrai j'avais peur d'essayer donc j'ai si ça me marchait un petit peu j'ai arrêté entre guillemets.
- Speaker #1
Mais que sur ce côté-là, musique ou un peu comme ça en général ? En général,
- Speaker #0
oui, en général. Même dans l'aspect sportif, j'ai fait beaucoup des scrims. Je n'avais pas cette culture d'aller au bout des choses, je crois. Et je pense que des fois, je me dis, mince, j'aurais dû continuer à faire de la musique, etc. Mais en fait, déjà, je n'avais pas l'appel, je n'avais pas la maturité. artistique, d'expression. Je n'avais pas vécu les choses qui font qu'aujourd'hui j'écris à ce sujet. Et en fait, le fait d'être passé par l'école d'architecture intérieure s'appelle Penningham. donc aussi direction artistique, etc. Ça m'a donné cette façon de voir comment on fait de l'art que je n'avais pas. Et je pense que j'aurais fait des choses moins bien. Et je n'aurais pas été assez patient. Même si déjà j'étais moins patient à l'époque. Maintenant ça va un peu mieux. J'avais pas le recul, en fait. C'est ça, le mot. J'avais pas le recul nécessaire.
- Speaker #1
Et en amour, c'est pareil ? T'as du mal à aller jusqu'au bout ?
- Speaker #0
Non. Alors... Moi, je suis quelqu'un... Je ressens les choses très fortement. Et de temps en temps, c'est comme beaucoup de gens qui sont hypersensibles, je peux avoir tendance à... à, on va dire, débrancher la machine. On va dire... Je pense que là, c'est tous les hypersensibles qui vont se reconnaître. Des fois, le surplus d'émotions fait que...
- Speaker #1
justement là on prend du recul sinon tout est trop fort tiens on va prendre le cupidon qui est là-bas devant toi c'était la transition que veut dire l'amour pour toi ?
- Speaker #0
j'adore cette question pour moi l'amour c'est aujourd'hui je pense que l'amour c'est un choix absolu on va dire on peut Je dis choix absolu parce que chaque jour est un choix, entre guillemets, en amour. Et même des choses que l'on aime, on n'est pas obligé de les choisir, entre guillemets. Je ne sais pas si ça fait sens dans le sens où parfois il y a des choses qui... On aime quelque chose qui est mauvais pour nous, par exemple. Il n'y a aucune obligation de s'adonner à cet amour-là. Alors que... Et puis en même temps c'est... C'est une forme de magie. Je crois que l'amour est magique. Parce qu'à la fois, ça nous permet de faire des choses folles. Il y a des gens qui deviennent des surhumains. C'est-à-dire qu'ils peuvent endurer des douleurs folles. Comme ils peuvent parcourir des distances folles aussi. Parcourir le monde pour une personne sans se poser une seule fois la question de pourquoi est-ce que je suis en train de courir à travers la planète pour une personne. Moi, c'est ce qui m'est arrivé aux Etats-Unis. Je suis parti un peu billotette sans savoir où j'allais, mais je me suis dit, quoi qu'il se passe, j'ai cette espèce de force magique avec moi et tout ira bien. J'écris beaucoup sur ça, j'écris énormément sur l'amour pour moi. Pour moi, c'est une des choses les plus complexes et c'est un des trucs les plus propres à l'humain. Je pense que l'humain, c'est... On est tous plus ou moins artistes, un peu comme les oiseaux. Ils chantent tous, ils s'expriment tous d'une façon différente. Il y a des oiseaux qui dansent.
- Speaker #1
Moi, j'ai évité de chanter, moi. Non.
- Speaker #0
Mince. Mais par exemple, toi, tu as un autre moyen d'expression ? Il y a peut-être... Il y a des humains qui écrivent, il y a des humains qui dansent. Tout le monde a un peu un truc. Et l'amour, ça fait aussi partie de ces choses-là. Je crois que tout le monde dans une vie cherche l'amour à différents degrés, mais c'est la quête d'une vie. Tiens,
- Speaker #1
on va passer à la dernière carte de cette première partie. Comment tu as vécu ton évolution entre le toi d'avant et le toi d'aujourd'hui, artistiquement ?
- Speaker #0
Ah, artistiquement ?
- Speaker #1
Oui, artistiquement.
- Speaker #0
C'est une évolution qui ne s'est pas faite sans casse, on va dire. Et je suis partisan de ça, c'est-à-dire que pour moi, évoluer artistiquement, c'est un peu comme la coquille d'un oeuf. De temps en temps, il faut la casser, on va dire. Et ça, c'est une discussion que j'ai eue beaucoup, avec des membres des équipes de The Voice à l'époque, où en fait, on en parlait, moi je sentais physiquement que j'étais un... Un point d'éclosion dans ma vie. Je sentais que j'avais besoin de... On se le disait tous. Il m'a même dit, il faut que tu prennes ton envol, il faut que tu casses la coquille. C'est un truc qui restait avec moi. Et je crois que l'évolution artistique, elle se fait quand on casse la coquille suffisamment fort et qu'on arrive à accepter que ce qu'on a à dire, ça a le mérite d'être entendu. Ça, c'est tous les dérivés pour tous les artistes, le syndrome de l'imposteur, etc. Il faut réussir à passer au... Et ça, je crois que je me suis défait de tout ça. De ce qui faisait que, justement, j'avais peur d'aller au bout. La peur de ne pas être assez, la peur de tout ça. Et artistiquement, je suis passé par toutes les phases, je crois. Tu passais de... Il y a des phases où on a envie de faire des trucs très compliqués, beaucoup trop complexes, parce que justement, on a peur de ne pas être assez. Et après, on revient en arrière, on fait des choses peut-être plus simples, mais on dit la vérité, on va au bout des choses.
- Speaker #1
Maintenant, on va passer même à la carte que je viens de te mettre là, la reine qui s'arrête dans un miroir, pour clôturer cette première partie.
- Speaker #0
Génial. Es-tu fier ? Absolument.
- Speaker #1
Absolument ?
- Speaker #0
Ouais. Direct. Ouais, bien sûr. J'ai tellement de reconnaissance pour le mois d'avant et Merci. et qui justement s'est donné les moyens de faire qu'aujourd'hui on se rapproche de plus en plus de vivre ce rêve, de vivre cet appel de la musique et de l'art. Je suis hyper reconnaissant de tous les sacrifices que j'ai pu faire pour en arriver là.
- Speaker #1
Maintenant, on va parler musique, Ella. On va parler de ta musique.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
De ce que tu as déjà fait découvrir à tout le monde. Il y a déjà deux jolis titres. Avant de passer aux reines qui sont là, il y a quoi dans ta playlist en ce moment ?
- Speaker #0
Je vais te dire ce que j'ai mis à jour il n'y a pas longtemps.
- Speaker #1
Référence à la playlist.
- Speaker #0
Bien sûr. Dans ma playlist, en ce moment... En ce moment, ça change beaucoup. Moi, j'ai toujours été un énorme fan de 1975. Dans ma playlist, en ce moment, et depuis très longtemps, j'ai beaucoup de Japanese House. Je trouve ça formidable, j'adore. C'est tellement plein d'énergie. À la fois, il y a du très triste comme du hyper joyeux qui te met une énergie folle. Plus récemment, c'est parce qu'il a sorti un album et que c'est quelqu'un que j'admire particulièrement. C'est Ryan Beatty. C'est beaucoup des chansons quand même anglophones.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Qu'est-ce que j'ai d'autre ?
- Speaker #1
Des choses qu'on ne peut pas forcément avoir et ce que tu fais de toi.
- Speaker #0
Ouais. Purple Rain, j'adore. J'adore, c'est tellement énorme. C'est tellement énorme. Au-delà de l'aspect production, de l'aspect qualité du titre et tout. L'énergie de ce truc, l'énergie de ce truc, c'est... Steve Lacey en ce moment, parce que moi je suis un éternel fan de Spiderman.
- Speaker #1
Comme tu vois là,
- Speaker #0
j'ai plein de petits trucs Spiderman dans tous les sens.
- Speaker #1
T'as le dernier au moins.
- Speaker #0
Ouais, et justement avec les sons qu'il y avait là-dedans, j'adore. Moi en plus je grimpe énormément à côté, beaucoup d'escalade. J'adore ce sentiment d'être une araignée. J'adore.
- Speaker #1
On passe aux rennes. Ce fenêtre, ça raccourte plein de choses. Il y a la renne rouge et la renne jaune. On va sur laquelle ?
- Speaker #0
Volontairement, je vais aller sur la jaune cette fois. On a pris le rouge tout à l'heure. Parfois, il faut sortir un petit peu des sentiers battus.
- Speaker #1
De toute façon, on la garde, la rouge.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Pour après.
- Speaker #0
Il n'y a vraiment rien à faire quand on est tous les deux. Tu veux dire ça par rapport aux paroles ?
- Speaker #1
Alors là, je l'ai tourné comme une question pour faire un peu hors...
- Speaker #0
Oui, je vois ce que tu veux dire. En fait, quand j'ai écrit ça, c'était vraiment une référence au fait que je n'ai pas trouvé les solutions, je n'ai pas trouvé les clés pour dire ce que je ressens, dans le sens où ça m'arrive. En fait, c'est que des fois, j'essaye de dire ce que je ressens et j'ai l'impression d'être une machine. J'aimerais beaucoup écrire une chanson là-dessus, mais j'ai l'impression d'être une machine. C'est-à-dire que je sens vraiment toutes les vannes qui se ferment. Je suis un peu dans une espèce d'apathie. Même si je le veux, ça ne sort pas. C'est beaucoup plus simple pour moi de montrer les choses ou de faire écouter une chanson que j'aurais faite, par exemple, qui dit les choses. Ça n'en reste pas moins honnête. Mais c'est juste que je pense que c'est un truc de psychologie où quand j'ai fait ça, vraiment, je n'ai pas trouvé les clés pour dire ce que je voulais.
- Speaker #1
Et on y met quoi dans cette bouteille à la mer, du coup ? Il y a souvent des cartes au trésor ?
- Speaker #0
Oui, j'adore. Tu poses vraiment les questions parfaites parce que la carte au trésor est l'odyssée, entre guillemets, le chemin.
- Speaker #1
Ça fait 100%
- Speaker #0
partie de ce dont je parle dans mon album et dans ce que j'écris en ce moment. Sécum. C'est une quête, en fait. L'amour, c'est une quête. La vie, c'est une quête. C'est une odyssée. C'est génial parce qu'il y a l'Odyssée de Nolan qui est sortie récemment. C'est ça, la vie. Pour moi, c'est ça, la vie. Et la musique, c'est ça. On va commencer quelque part. Le son sera ce qu'il sera. Les textes seront ce qu'ils seront. Mais si on est suffisamment déterminé et qu'on n'a pas peur d'affronter tous les monstres qu'on va croiser dans l'Odyssée, on va arriver au bout de ce truc et on l'aura, la musique. On aura dit ce qu'on avait besoin de dire. Et... Et pour moi, c'est ça.
- Speaker #1
Encore de la détermination.
- Speaker #0
C'est toujours ça. Je crois que c'est toujours ça.
- Speaker #1
C'est déjà ce que tu disais dans la partie personnalité juste avant. Oui,
- Speaker #0
complètement. En fait, c'est impossible. On voit la difficulté. Vraiment, j'insiste, une carrière artistique, c'est très dur. C'est très dur parce qu'il y a tellement d'aspects à tenir. Dans tous les sens, il y a ne pas être fatigué émotionnellement assez pour être capable de donner dans le texte, parce que c'est vraiment quelque chose qui consomme de l'énergie émotionnelle. En même temps, il faut être assez malin, parce qu'il faut pouvoir survivre, entre guillemets, et faire de l'argent à côté. Comme aujourd'hui, on est dans une économie complexe pour tout le monde. Il faut produire les visuels, il faut produire les machins. Donc on est un peu à toutes les casquettes. C'est presque qu'on est devenu entrepreneur de ça.
- Speaker #1
C'est un peu ça.
- Speaker #0
C'est ça. Un entrepreneur émotionnel et un entrepreneur vraiment d'entreprise.
- Speaker #1
Entreprise. T'aimerais quitter Paris ?
- Speaker #0
Ouais, j'en rêve.
- Speaker #1
Parce que là on est à Paris, mais du coup...
- Speaker #0
J'en rêve, en fait...
- Speaker #1
Tu le chantes même. Tu le rêves, mais tu le chantes.
- Speaker #0
Je le rêve, je le chante. Et c'est vrai, tu vois que... Là, on voyait la... Il y a les trains à côté. Je rigolais pas quand je disais que je regarde passer les trains. Et qu'en fait, il y a cette magie de... J'envis les gens systématiquement qui partent... Ceux qui partent à Londres, on les voit. On les voit dans leur restaurant. On les voit partir à Londres, on les voit partir à Amsterdam. Notre-Dame, on les voit, tout ça. Et je rêve de ça. Ma lubie en ce moment, c'est le parakite. C'est une espèce de parapente un peu pour... Et je vois des mecs qui traversent les Alpes, qui traversent la planète en fait avec ça. Je rêve de ça. Mais... Oui, à la fois, c'est un peu un entre-deux, parce que j'aime Paris pour ce que ça me permet de faire musicalement. C'est vrai qu'en France, aujourd'hui, la concentration d'artistes se fait beaucoup à Paris. Les salles sont à Paris. Mais je rêve secrètement, par exemple, qu'il y ait de plus en plus de musiciens qui décident de partir un peu à droite à gauche, dans le sud, dans ces régions-là, où c'est parfois plus agréable de vivre dans le sud, ou même à l'étranger. J'aimerais tellement pouvoir... Partir trois mois à Londres, trois mois à Dublin, trois mois à Milan et continuer à faire de la musique. Et je crois que ça, c'est très en lien avec le rêve de partir en tournée.
- Speaker #1
Et c'est quoi cette autre vie dont tu rêves, du coup ?
- Speaker #0
Cette autre vie, je rêve de pouvoir faire que de la musique.
- Speaker #1
Que de la musique ?
- Speaker #0
Que de la musique, pas avoir toutes ces thématiques, parfois des réseaux sociaux qui, aujourd'hui, bouffent les artistes. Ils sont nécessaires. C'est devenu nécessaire à l'époque. Il y avait moins ça. Mais c'est nécessaire et en même temps, c'est une discussion qu'il y a beaucoup aujourd'hui parmi les artistes, mais ça mange un petit peu le mysticisme, on va dire. C'est-à-dire que Michael Jackson, à l'époque, je ne l'imaginais pas faire des reels sur Billie Jean. Il y a un peu cette dualité où, oui, effectivement, ça permet d'être découvert, on devient son propre média, mais ça met une une pression telle que il faut réussir à y trouver le fun de l'enfant, on va dire. Qu'il s'amuse. Moi, c'est ce que j'essaie de faire dans mes rites. J'essaie que ça...
- Speaker #1
C'est un peu ce que tu fais, oui.
- Speaker #0
Ouais, que je veux pas me prendre la tête.
- Speaker #1
Il y a un peu de déconne, un peu de seconde degrés. C'est ça.
- Speaker #0
Je veux pas me prendre la tête parce que c'est trop dur et de, par exemple, être sérieux, donner ce qu'on veut donner artistiquement et que derrière... comme c'est des contenus qui sont parfois plus compliqués, les gens n'ont pas forcément le temps non plus. Eux aussi, ils ont envie de rigoler, de s'amuser. Et donc, on peut avoir l'impression de se dire « Ah ok, les gens réagissent moins, ça touche moins. » Et donc, ça peut être dur de continuer dans un système où on donne et qu'il n'y a pas forcément de mise en valeur par les algorithmes qui contrôlent un peu tout. Je préfère faire un truc mis à la con.
- Speaker #1
Ça fait un peu une envie de fuir, ce que tu racontes là. Ouais,
- Speaker #0
on a envie. Moi, je... Je trouve qu'on est allé trop loin dans certains trucs, certains aspects, notamment des réseaux, tout ça. On est allé un peu trop loin. L'IA, les choses comme ça, on est allé trop loin.
- Speaker #1
Ça par contre, on va déjà trop loin.
- Speaker #0
Oui, on est allé trop loin. On n'a pas besoin de tout ça. Il faut se recentrer sur des choses. Et c'est ça, quitter Paris. C'est quitter Paris pour aller vivre des moments... Avec des gens qu'on aime, c'est ça le fond du truc, c'était avec des gens qu'on aime de se sentir bien et de se défaire du superficiel on va dire.
- Speaker #1
Et pourquoi la Californie du coup ?
- Speaker #0
La Californie à la fois...
- Speaker #1
Parce que là la Californie par contre c'est réseaux sociaux, c'est voilà c'est...
- Speaker #0
Oui et à la fois il y a des régions où il n'y a rien.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il n'y a rien, c'est...
- Speaker #1
Il y a les parcs naturels oui.
- Speaker #0
C'est justement ces régions là moi qui m'ont mis la claque de ma vie où... où je partais dans ces trucs-là, en énorme bus camping, des gros trucs comme ça, avec des copains, avec des gens avec qui je me sentais bien. Et les journées, c'était de la pêche, de la barque. Même si on n'attrapait rien, on n'attrapait pas de poissons, on se marrait bien, en fait. On se baignait, on sautait dans les grands lacs. En fait, c'était essentiel. On faisait de la guitare au bord du feu, ça paraît con, mais c'est ça, l'expérience humaine, je pense. On est censé faire ça, se raconter des trucs, se marrer, etc.
- Speaker #1
Pas trop peur des ours ?
- Speaker #0
Ça allait, les pauvres, on en croisait quelques-uns, on en a vu quelques-uns. Oui,
- Speaker #1
parce que là-bas il y en a pas mal. Oui,
- Speaker #0
il y a des gros grisly, là c'était particulier, moi quand j'y étais en plus, la Californie était en feu. Et donc à tout Yosemite, on voyait sur la route, les armes brûlées et les grisly qui couraient.
- Speaker #1
Qui sortaient de désastre.
- Speaker #0
Donc à la fois, oui, Paris-Californie en même temps. Ça pourrait être la Californie, mais ça pourrait être... J'aime bien parce que la Californie, elle existe en France. On l'a. On a Little California et des trucs comme ça dans le Sud.
- Speaker #1
On a pas mal de choses comme ça, ouais.
- Speaker #0
On les a. Et ça ressemble, il y a même plein de films qui sont tournés dans le Sud pour émuler cet aspect californien. On a le Colorado-Promencal. En fait, la France, il y a tout. On a ces trucs très américanisants. La Californie, c'est une lubie, entre guillemets. C'est parce que moi, j'ai grandi aussi avec cette idée du rêve américain et de l'envie d'ailleurs. Ça me paraissait bien assez loin pour que ce soit là-bas.
- Speaker #1
Pour que ce soit là-bas, c'est ça. Est-ce que Playlist et Paris Californie abordent le même genre de thème ? Entre l'amour, l'évasion ?
- Speaker #0
Pas tout à fait, je pense. Elles sont assez complémentaires. C'est vrai que Playlist, c'est une des premières chansons que j'ai écrites de ma vie. Donc il y avait aussi cette forme de... Je n'avais pas tout à fait encore tout compris de ce dont je voulais parler. J'étais vraiment dans l'instant T de ce que je ressentais. De ma réalité. de fou de la playlist le mec qui fait que ça mais j'avais pas encore Paris Californie c'est plus grand encore par rapport à ce que ça amène parce que pour moi c'est un peu le préambule de ce qui va venir toutes les choses dont je vais parler toute l'histoire dont j'ai envie de parler et elle parle de choses différentes Paris-Californie c'est l'envie d'une autre vie et playlist c'est plus l'incapacité à dire comment je me sens et comment tu fais le lien entre la musique et la comédie ?
- Speaker #1
pour moi la musique et la comédie en introduction on parlait du coup de tout pour la lumière c'est une super question parce que pour moi le lien entre la comédie et la musique il y en a très peu Merci.
- Speaker #0
entre guillemets, puisqu'à chaque fois qu'on raconte une histoire, à chaque fois qu'on chante une chanson, il faut dire la vérité, il faut re-raconter cette histoire comme si c'était la première fois. Et ça passe par un peu ce jeu de théâtre où on vient remettre au centre ce qu'on ressent pour de vrai et dire la vérité. Pour moi, quand je joue une scène, même si c'est une scène horrible ou qui est très dure, etc., Bah dans ces scènes là je dis la vérité.
- Speaker #1
On oublie pas qu'il y a toujours le joker qui se cache là-bas sous le bord. Et là je viens de mettre l'as bleu et l'as rouge.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On va sur lequel ?
- Speaker #0
Du rouge.
- Speaker #1
Encore du rouge ?
- Speaker #0
Ouais j'aime bien. Je sais pas, je me fie au ressenti.
- Speaker #1
Enfin t'es allé sur le rouge au tout début et puis après t'es allé sur le jaune. Oui. Ça va.
- Speaker #0
Je change pas d'équipe. Tu as besoin de quoi pour recharger les batteries vraiment ? Ah j'adore ! Un peu de... J'adore l'eau. L'eau c'est vraiment un appel chez moi. C'est-à-dire qu'aller nager dans la mer, aller plonger, j'ai appris récemment, ça paraît bête, mais à plonger, tu sais, à descendre très bas, mais sans rien. Je n'arrivais pas à le faire, moi, ça me faisait mal aux oreilles. Mais à descendre, tu sais, c'est un truc, je ressens tellement de calme intérieur, de sérénité quand je fais ça, de descendre, je regarde les poissons. c'est je sais pas c'est quelque chose de Ça m'apaise profondément. Et je crois qu'un autre aspect de ce qui m'apaiserait, c'est que j'ai envie de voler dans les airs.
- Speaker #1
De voler ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai envie de faire du parapente, des trucs comme ça. Et dans le village où mes parents habitent, il y a un orgue. Et ça, c'est génial. Le maire du village qui est aussi l'organiste. Il m'a filé les clés de l'orgue, il m'a dit tu vaux quand tu veux. Et tant il y a un truc formidable, la vibration de l'instrument.
- Speaker #1
Ça me clique à un orgue, ouais.
- Speaker #0
Ouais, moi ça me... En plus c'est hors du temps parce qu'on est dans une église, on est au milieu de nulle part quoi. Au milieu d'un Normandie paumée. Il y a quelque chose de... Ouais, ça recharge vraiment. musicalement, créativement, on se recherche. Voyager aussi, ça me remonte l'envie de faire de la musique mais à un niveau stratosphérique.
- Speaker #1
Stratosphérique,
- Speaker #0
presque frustrant parce que je me baladais à Londres il n'y a pas si longtemps et j'étais frustré de ne pas avoir ma guitare. J'ai tellement de mélodies en tête, d'envie de créer des chansons.
- Speaker #1
T'as l'esprit qui fuse tout le temps.
- Speaker #0
Qui est en pleine évolution et inspiré.
- Speaker #1
En parlant de ça, on va aller sur le joker du coup.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Vu que tu n'y es pas allé tout seul, j'y vais.
- Speaker #0
Acapella de quoi ?
- Speaker #1
Bah je sais pas, de ce que tu veux. C'est ton moment, c'est ton épisode, c'est toi qui...
- Speaker #0
C'est un acapella de ma nouvelle chanson, Paris-Californie.
- Speaker #1
Je vais quitter
- Speaker #2
Paris, ne plus jamais revenir. Je viens de passer les trains, sous ma fenêtre, je veux un nouveau départ Je vais quitter Paris, je rêve d'une autre vie D'aller passer l'hiver, au fond d'un désert, avancer au hasard
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Ouais, c'est l'heure aux chances.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
De rien.
- Speaker #1
C'était beau.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Il faut le dire.
- Speaker #0
Merci, c'est mon travail. Non, je rigole. Alors, dis comme ça, bon. Ça, c'est vraiment une façon de se dédouaner. J'ai payé pour ça, moi. Merci, ça me touche, parce que c'est vraiment une chanson qui me touche tellement.
- Speaker #1
Elle est belle. Playlist est très belle aussi, mais celle-là, ouais.
- Speaker #0
Elle est différente, en fait.
- Speaker #1
C'est pas la même.
- Speaker #0
En fait, Playlist, c'est peut-être la chanson la plus... Pop-rock variété, un peu chanson, à l'ancienne, vraiment à l'ancienne que j'ai. Ce que je vais sortir de plus en plus va être plus pop-indé, plus jeune aussi.
- Speaker #1
Celle-là elle est douce, il y a du texte en même temps qui parle. C'est une chanson à texte,
- Speaker #0
ouais, complètement. C'est une chanson à texte et j'accorde énormément d'importance au texte dans ce que j'écris. Et c'est vrai que Paris-Californie c'était enfin la bonne occasion pour moi pour aussi lancer l'histoire. Je vous fais le souhait que... Mes concerts, ce ne soit presque pas une comédie musicale, mais qui a un fil rouge, une vraie histoire. On va dedans, on va avoir presque un spectacle.
- Speaker #1
Du déguisement sur scène ?
- Speaker #0
Ouais, toujours.
- Speaker #1
Toujours ?
- Speaker #0
Toujours, du décor, jouer avec le décor. Je suis tellement partisan du fait qu'un concert, c'est fun. Je n'aime pas forcément les concerts un peu mixtape. En fait, juste... L'artiste interprète les chansons et il n'y a pas de jeu, pas d'histoire, etc. Je ne sais pas. Moi, j'adore les comédies musicales. J'adore les choses comme ça. C'est peut-être ça aussi qui fait ça. L'entre-deux, en fait, je pense qu'un entre-deux entre le fait d'être acteur, chanteur, ça fait ça. Je pense que c'était inévitable.
- Speaker #1
On passe à la vingt-dernière carte.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
La famille.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Oui, ils sont tous dessus pour le bien.
- Speaker #0
Elles sont vraiment belles, les cartes.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Mais finalement, qui es-tu Est-ce qu'on a la réponse à ça ? Est-ce que j'aurai la réponse avant le dernier jour de ma vie ? Je ne sais pas. De toute façon,
- Speaker #1
on n'est jamais la même personne.
- Speaker #0
Non, et la personne qu'on est, c'est les actions qu'on fait. C'est ce qu'on fait sur le moment T aussi. Demain, moi, ce qui guide ma vie profondément, c'est qu'on est perpétuellement à une action de changer notre vie. C'est-à-dire que là, si je veux, je peux effectivement partir en Californie. Je claque tout. Je prends tous mes sous, je me casse. Et ça fera de moi qui je suis. Mais je pense qu'aujourd'hui, qui je suis, je suis... J'essaie d'être la meilleure personne que je puisse. A la fois, j'essaie d'être une bonne personne. C'est déjà une bonne chose, on essaye. Et en même temps, je me bats pour mes rêves. Je suis quelqu'un qui se bat pour mes rêves de gosse et qui essaye aussi de faire rêver les gens. C'est un truc que j'aime. Raconter des histoires, je le dis dans la chanson. Tout ce que... Non, Paris-Californie, tout ce que j'aimerais faire, en fait, c'est chanter, jouer dans des films et raconter des histoires. Tout ce que je veux faire.
- Speaker #1
J'espère que ça va arriver, alors.
- Speaker #0
Je croise les doigts.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Merci, c'est gentil.
- Speaker #1
On passe à la dernière carte, du coup. Le Roi Jaune. Ça, c'est ton avis ?
- Speaker #0
Bilan de l'épisode en trois mots. Oh,
- Speaker #1
c'est dur. Avec tout ce que t'as raconté.
- Speaker #0
Je dirais... Riche.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Pour les infos, il y a plein d'infos.
- Speaker #1
Ah, il y a beaucoup de riches.
- Speaker #0
Sympathique. Et... Je vais trouver un bon petit texte. J'aime bien les adjectifs marrants. Genre, avec mon coproducteur Augustin, chaque fois, il dit des mots genre torve et abscon, des trucs comme ça. Wow. Non. Riche, sympathique. Et je dirais... Encore mieux. enrichissant, sympathique et marrant ah j'allais dire on a toujours pas le troisième ouais marrant moi j'ai pris plaisir mais sur ça Je trouve ça rigolo de... C'est vrai que c'est plutôt inhabituel de revenir sur des questions entre guillemets aussi profondes de l'enfant intérieur, les choses comme ça. Et pourtant, c'est le fond du sujet quand on fait de la musique, en fait. Pourquoi on fait de la musique ? C'est pour ça que je dirais enrichissant, parce que ça a été, je pense, pour moi comme pour ceux qui écouteront. Pour moi aussi.
- Speaker #1
Moi qui ai été écouté, du coup, oui, je confirme.
- Speaker #0
Non, mais tu vois, ça permet aussi de connaître les gens. Mais, et marrant parce que... Parce que c'est vrai que même moi, ça me fait prendre à nouveau du recul sur mes trajectoires. Ça te fait réfléchir ? Ouais, bah ouais, naturellement. Après, entre guillemets, je sais toujours où j'ai envie d'aller, mais des fois, on découvre des choses. Et c'est vrai que moi, par exemple, là, c'est entre guillemets, c'est une parenthèse, mais en ce moment, j'ai tellement cette lubie de nouveaux hobbies, la cuisine asiatique, des trucs comme ça. En fait, ça redonne un souffle de vie, de l'envie de voyager, l'envie de vivre la vie, quoi, je crois. c'est ça en ce moment je pense que si je devais revenir sur la question d'avant et dire qui je suis finalement j'ai quelqu'un qui a envie de vivre c'est une belle réponse je veux vivre et du coup la suite c'est quoi ?
- Speaker #1
est-ce que là il y a eu Paris-Californie ?
- Speaker #0
la suite on va révéler très prochainement là on va enchaîner je pense que les gens peuvent s'attendre à recevoir Beaucoup de musique et beaucoup de cadeaux de notes. J'ai envie de sortir de la musique. Il faut savoir que les tiroirs se remplissent. Pour les fiches, j'écris tout le temps. Derrière nous, il y a le piano, je sors des musiques tout le temps. Justement, nous, on est limité, on va dire, pas un peu par les réseaux, mais si, parce que quand tu sors une chanson, il faut faire sa promotion. Il faut en parler, oui. tu as au moins un mois et demi de promotion sur le truc donc ça tenait qu'à moi, j'en sortirais une tous les deux jours mais c'est pas possible ah non ça c'est pas possible donc là c'est le Clément impatient qui parle, voilà, il faut être patient
- Speaker #1
c'est vrai que moi j'ai envie d'aller vide dans les choses il faut aussi à ce qu'on disait tout à l'heure accepter de prendre le temps et bien merci Clément merci à toi franchement c'était trop cool c'était très cool aussi à aller streamer à fond Paris-Californie et puis même playlist c'est juste que le dernier en date est Paris-Californie allez te suivre sur les réseaux Tout, quoi, la totale.
- Speaker #0
Oui, et puis envoyez-moi vos plus belles vidéos de vacances avec Paris-Calvurnie. Merci.
- Speaker #1
Ah ouais, tiens, on va faire ça. Je suis déjà parti en vacances, mais...
- Speaker #0
Allez-y, je veux tout voir.
- Speaker #1
Eh ben allez, merci.
- Speaker #0
Ça marche, bisous.
- Speaker #3
Ciao !