- Speaker #0
Ça va ! Mais quel synchro ! Franchement, vous avez le rythme là. Ils sont trop, franchement, je le disais hors micro, les réglages sont parfaits, il n'y a plus rien à corriger, tout le monde est nickel, tout le monde arrive. Non, pas à l'heure, toujours pas. Mais on se professionnalise.
- Speaker #1
C'est le métier qui entre.
- Speaker #0
Tout à fait. Alors les petits amis, juste avant de vous révéler la line-up de cet épisode, évidemment, j'aimerais remercier nos deux partenaires de ce podcast, à commencer par Surimpression. Surimpression, c'est notre tout nouveau partenaire pour 2026-2027, c'est là ! revue belge de cinéma. Elle est disponible gratuitement dans tous les cinémas de Belgique. Vous pourrez y découvrir leurs avis, les dernières sorties, interviews, dossiers et coulisses du cinéma belge et international. C'est 48 pages de plaisir à retrouver toutes les 6 semaines sur papier et tous les jours sur le web. Deuxième partenaire et non des moindres, Sounor évidemment. Sounor, nos petits chouchous, c'est la plateforme de streaming belge conçue par et pour les amoureux de cinéma. On y trouve des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals des trésors cachés, mais aussi Merci. les dernières sorties cinéma à la demande. L'abonnement ne coûte que 7,99 euros et en plus le premier mois est sans engagement. Vous vous rappelez aussi, bah oui, un petit peu de pub pour nous. Que si vous nous aimez, et bien retrouvez-nous sur Instagram et TikTok, ce n'est que du cinéma. N'hésitez pas à nous mettre 5 étoiles sur ce petit podcast sur lequel vous nous écoutez, Spotify, Apple ou quelle que soit la plateforme. Et puis nous laissez même un petit commentaire, on adore ça. Et ça nous donne plein de force pour faire toujours plus de magie cinéma. Les amis, cette semaine, on vous parlera d'un gros méchant tout gluant qui sort tout droit de l'univers de Batman. Clayface. Ensuite, nous reprendrons un petit peu espoir avec le tout nouveau film du réalisateur coréen Naronjin, j'ai nommé Hope. Troisième sortie et non des moindres, c'est non simplement le film qui a remporté le prix du meilleur long-métrage lors du festival de Gans 2026. Il est signé Marine Atlan et ça s'appelle La Gradiva. Côté pépites, c'est au tour d'Edouard de nous amener un petit film qui sent bon le goutta et la bobine de ficelle de chanvre. On vous parlera de la souris. Mouse Runt en anglais et le tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ? Prêts. Prêts.
- Speaker #2
Parfaitement prêts. C'est parti.
- Speaker #0
Alors, Clayface, les petits amis, le petit pitch, l'ascension fulgurante de Matt Hagen, de gamin des rues de Gotham à star hollywoodienne, est brutalement interrompue lorsqu'un baron du crime le laisse atrocement défiguré. Abandonné de tous et n'ayant plus rien à perdre, Matt se tourne vers un traitement très expérimental qui lui rend miraculeusement son apparence. Trois petits points pour les effets horrifiques. Donc, film de James Watkins, produit par Mike Flanagan, un petit peu co-écrit aussi par Mike Flanagan. On va en parler avec Tom Rice-Harris, Naomi Hackel et Eddie Marsan. Notamment, vous connaissez la tradition, un petit tour de table très rapidement. Qu'est-ce que vous avez pensé de ce film en quelques mots, Julie ?
- Speaker #3
Moi, c'est un grand oui. J'ai trouvé ça vraiment captivant, réjouissant. Et je trouve ce comédien phénoménal. J'aimerais le revoir tous les jours. Je l'aime, je l'aime, je l'aime.
- Speaker #0
Et toi, Edouard ?
- Speaker #1
Un énorme oui également, j'ai l'impression.
- Speaker #0
Et toi Julien ?
- Speaker #1
Moi je n'aime pas. Pourquoi c'est la fête ?
- Speaker #0
J'en ai un qui casse l'ambiance, mais en même temps c'est bien, ça va créer du débat. Parce que moi c'est un énorme oui, c'est un des meilleurs films que j'ai vu cette année. Je le trouve vraiment merveilleux. Mais on est prêt à le défendre. Je crois que c'est Edouard qui va commencer pour nous expliquer comment il a vécu ce petit Clayface. Est-ce que tu l'attendais ?
- Speaker #1
Eh bien oui, écoute, je l'attendais depuis... très très longtemps il est dans ma watchlist depuis que j'en ai entendu parler il y a à mon avis quelque chose comme un peu plus que 6 mois je pense et les bandes annonces elles sont passées assez tôt parce que je vais voir beaucoup de films d'horreur et bon quand tu vas voir des films d'horreur les bandes annonces passent des films d'horreur pas folle la guêpe voilà et donc ça fait longtemps que j'ai vu la bande annonce et ben moi de base je ne savais pas du tout que c'était de DC etc parce que souvent les films DC sont un peu décriés ça marche pas Merci. toujours trop top par rapport au rival
- Speaker #0
Marvel. Tu veux parler de l'excellent Supergirl qui est sorti il y a pas longtemps ?
- Speaker #1
J'en parlais pas plus mais du coup Bec les Fils j'attendais quand même parce que de l'horrifique dans ce genre d'univers je pense que c'est la bonne version, la bonne façon de le faire du coup ça rappelle un peu potentiellement le Batman de Tim Burton
- Speaker #0
Batman le défi qui était vraiment centré sur les méchants Et un peu le Joker de Joaquin Phoenix C'est ça Il y a un méchant qui a un peu pas de chance
- Speaker #1
C'est ça Parce qu'il y a toujours des histoires tragiques à raconter Dont celle de ce bon Matt Higgins Et moi j'avoue J'ai pris une bonne claque tout à l'heure
- Speaker #0
J'en suis sorti il y a moins de deux heures Est-ce que ton visage s'est déformé quand t'as pris une claque ?
- Speaker #1
Il y a des moments oui quand même Parce qu'il faut le dire
- Speaker #0
C'est pas pour tout le monde Honnêtement.
- Speaker #1
Moi, je suis habitué au saut, etc. Donc, je m'en suis sorti comme un charme. Mais non, il y a des moments qui sont très vénères. Et je trouve que, symboliquement parlant, c'est extrêmement bien foutu dans tous les sens du terme. Vraiment. Ok,
- Speaker #0
avant de passer la parole à la défense, on charge encore un petit peu la barque positive du côté de Julie. Pourquoi t'as aimé ?
- Speaker #3
Le positif, comme je disais, Tamri Saris, phénoménal, je trouve, comme acteur. je ne l'avais jamais vu et je trouve que justement comme un peu étoile montante du cinéma qui se retrouve défigurée je me mets vraiment à sa place je trouve que c'est le personnage, il fait bien jouer l'ambivalence de son personnage parce que c'est un personnage très ambivalent pendant tout le film, je me dis mais ce personnage est méchant en fait, je n'ai pas compris et en fait moi je ne connaissais pas du tout Clayface et c'est en sortant que je tape Clayface et que je vois cette énorme masse et je me dis en fait c'est ce personnage et donc c'est son origin story et j'ai trouvé ça assez captivant J'avoue que le personnage de Naomi Aki, qui est une actrice que j'aime, que je trouve formidable, que j'avais vue aussi dans What a dance with somebody ? de Whitney Houston. Dans tous ses rôles, je trouve qu'elle fait un choix de rôle pour l'instant impeccable. Là, je la trouve géniale. Je trouve qu'elle est aussi très ambivalente. C'est ça que j'ai aimé, c'est que rien n'est noir ou blanc. J'ai beaucoup aimé l'ambiance de Gotham, la fumée. J'ai trouvé toutes les scènes de danse dans la boîte génialissimes. En fait, c'est très jouissif et je trouve que c'est très imagé. Je suis sortie du cinéma et j'en ai pris plein la tronche. Et c'est ça, en fait. Je trouve que ce personnage est ambivalent et qu'au début, on l'aime et qu'on le suit. Et que du coup, on est horrifié par ce qui lui arrive. Donc, pour moi, le film est réussi par ça. On a envie de cette vengeance, en fait.
- Speaker #0
En plus le film ne fait que 1h35 ce qui est un récit très ramassé ce qui garde vraiment le rythme c'est très rythmé ça marche très bien alors attention le moment que vous attendez tous mais qu'est-ce qui s'est bien passé Julien ? Pourquoi ton petit coeur d'argile n'a pas fondu face à ce film ?
- Speaker #4
Joli, joli, joli moi je suis d'accord avec certaines choses qui ont été dites je suis d'accord que c'est plaisant de voir un film d'horreur qui s'inscrit dans cette logique de film de comics ça a du sens parce que le film de super-héros ça fait longtemps que c'est pas un genre, mais c'est juste un imaginaire dans lequel on puise. Je suis d'accord aussi que Tom Rice, je sais pas comment ça se prononce, mais il est plutôt... Il tient le film et qu'il y a des scènes, notamment la scène de boîte de nuit. Je suis d'accord qu'on commence à s'amuser à ce moment-là.
- Speaker #0
Le problème, c'est que c'est à la fin.
- Speaker #4
Le problème, c'est que c'est à la fin. C'est quasi le climax. Et moi, au-delà de ça, j'ai été assez surpris par tout simplement ce que je pense être la pauvreté du scénario. C'est-à-dire... Alors, je vais me permettre... Le film est sorti il y a deux semaines. je vais juste me permettre de parler de ce qui se passe pendant les 20 premières minutes, qui pour moi pose déjà le problème, donc c'est un acteur qui est en train de monter c'est une étoile montante, Matt Hagen, etc et donc il va se faire défigurer pour déjà, moi je trouve une des raisons les plus bêtes et plates qu'on peut trouver à un scénario, c'est à dire que globalement il a couché avec la femme d'un gars où il ne fallait pas d'un patron de la mafia local, voilà Et donc c'est ça, et juste après il va d'ailleurs être accusé, son témoignage va être mis en cause par la femme, etc. dont j'ai oublié le nom de son personnage, Mia je crois. Et donc déjà moi je trouve ça vraiment pauvre comme élément modificateur, et surtout c'est un personnage qui n'a pas de défaut à la base. On nous le montre comme quelqu'un de vaguement gentil, on comprend qu'il a grandi dans les rues de Gotham, on nous parle très brièvement de son ascension, mais on ne sait pas vraiment ce qui s'est passé entre les deux. Voilà, et pour moi déjà si on veut en faire un personnage tragique, comme le sont les bons films de body horror, parce que Clayface essaie d'être un body horror comme The Substance, comme La Mouche. C'est quand même des films qui s'architecturent autour d'un espèce de défaut initial du personnage principal. Donc The Substance, c'est ce désir qu'elle a de retrouver sa jeunesse. Dans La Mouche, c'est l'ambition débordante un peu du scientifique incarné par Jeff Goldblum. Et là déjà, on a un personnage qui est innocent, donc forcément on a de l'empathie pour lui parce qu'il lui arrive des choses horribles, mais c'est quand même... assez facile et pour moi déjà le film perd un peu là-dedans et le second gros reproche que j'ai avec le film c'est qu'en termes d'horreur, je suis désolé, c'est gentil il y a quelques bons effets spéciaux de déformation, ça je le retiens mais ce que le film déroule c'est quand même un revenge movie comme on en a vu plein de fois où on est un peu forcé d'être en empathie avec le héros et je trouve que son pouvoir de se métamorphoser il est exploité dans une séquence vraiment assez géniale qui est celle de la boîte de nuit ça je suis d'accord, mais avant ça Le film, il va nous faire trois fois le coup de « Ah, il y a un personnage. » En fait, c'était que les fesses. Il nous le fait, je pense, au moins trois fois défilé. Donc au bout d'un moment, on a compris. Et c'est vrai que Julie, toi, tu disais que tu avais bien aimé le personnage de Naomi Hickey. Mais moi, personnellement, je trouvais que la romance était limite en pilotage automatique. Donc moi, c'est un film que j'ai trouvé assez fade, honnêtement. Mais bon, visiblement, je suis le seul. Mais en tout cas, assez pauvre au niveau du scénario. Pas très riche en horreur. Et finalement, beaucoup plus standardisé qu'on en a l'impression.
- Speaker #0
Juste, relance un peu, tu ne penses pas que le défaut du personnage principal, comme tu dis que ça manque dans ce film-là, c'est d'être quand même sacrément narcissique ? C'est un narciss, personnage vraiment grec de narciss, vraiment, dès le début ?
- Speaker #4
Est-ce qu'il y a quelque chose au début du film qui nous montre ça ?
- Speaker #0
Toute sa quête de garder son visage, d'être obsédé à tout prix, etc.
- Speaker #4
C'est parce qu'on lui dit que c'est à cause de ça qu'il a tout perdu. Sauf que nous, on sait que... Pourquoi il a tout perdu ? Il a tout perdu parce qu'il s'est tapé la meuf de quelqu'un d'autre. Sauf que du coup, malheureusement, le film nous montre que ce n'est pas à cause de ça et que lui, il regagne son visage. Et d'ailleurs, le film nous montre quand il a son visage, ça se passe mieux, etc. Donc moi, je pense que si c'est ça le projet du film, pour moi, ce n'est pas assez mis en avant. Et pour moi, il y a quand même un défaut à la base de vouloir nous le faire aimer au départ. Et ça, c'est moi, c'est ce qui m'agace avec les films, avec les méchants. C'est qu'on en fait des semi-gentils. Alors à la fin, il finit par devenir... un peu méchant, mais il tue quand même pas grand monde de gentils dans le film. Il tue quand même des méchants. Voilà, on est quand même d'accord avec ça. Ok, très bien. Les petits amis,
- Speaker #1
sautez pour défendre ce petit film. Je comprends ce que tu veux dire dans le sens où c'est vrai qu'il est gentil, mais d'un autre côté, moi j'aime bien voir des histoires d'un méchant qui n'est pas juste méchant, parce qu'en fait, très souvent dans les films de l'autre, du rival, dans les Marvel et ce genre de trucs, c'est le méchant, il est méchant. Et bah super, comment tu veux qu'on route pas, qu'on va jamais être avec lui, tu vois, on comprend pas ses motivations, c'est genre en mode oui je veux détruire la Terre ou la moitié de la population, mais qu'est-ce que j'en ai à foutre, parce que je ne comprends pas qui tu es, je ne sais pas qui tu es. Là, on me dit qui il est, on sait que c'est un gars qui a galéré, qui est arrivé là où il en est arrivé, il est puni pour un truc vraiment con, et moi c'est ça que j'aime bien justement, c'est que c'est vraiment con, et c'est que tu vois plus tard dans la scène que Elle, ce n'est pas son coup d'essai. Honnêtement, je ne sais pas qui elle ne s'est pas tapée dans cette ville. Attention, pardon.
- Speaker #0
C'est vrai que Gotham, ce n'est pas tout à fait le vrai monde. C'est plus noir. Les gens te déchiquettent en deux secondes pour rien. C'est plus dark que le vrai monde aussi. Tu dis que c'est léger dans Scénario, mais dans le monde de Gotham, tu fais couper la tronche pour moins que ça.
- Speaker #4
Mais quand je dis léger, ce n'est pas dans le sens où ce n'est pas crédible. Ce que je dis quand je dis que c'est léger, c'est que ça ne résonne pas beaucoup thématiquement. Ça lui est tombé dessus. Et je trouve ça un peu dommage. Je pense que c'est une occasion manquée et que ça a appauvri le film thématiquement.
- Speaker #1
Oui, je vois là où tu veux en venir. Que l'élément est un peu mis comme ça. C'est ça que tu veux dire. Oui,
- Speaker #4
un peu. Et en plus, ce truc après, qu'elle fait un faux témoignage contre lui, je ne sais pas si c'est le genre de truc qu'il faut raconter en soirée. D'ailleurs, le film bazarde ça assez rapidement parce que je pense qu'il se rend compte qu'il ne faut pas trop aller sur ce terrain-là.
- Speaker #1
Oui, mais je pense que ce n'est pas l'important du scénario. Bien sûr. Le procès, tu vois. Mais ça aurait pu être un chouette film de procès, d'ailleurs. Au final, si on... Si on avait voulu, mais moi j'aime bien justement cette quête d'identité parce que c'est littéralement ça au final, c'est un pauvre qui est devenu genre riche et qui profite de ce genre de statut et qui retombe dans l'anonymat à la seconde, voire même pire qui est du coup détesté par tout le monde. C'est rise and fall quoi. Voilà, c'est vraiment ça. C'est rise fall, rise and fall again. Moi c'est ça que j'ai apprécié, c'est que il n'y a pas une scène où je me suis emmerder en fait je trouve qu'il est très bien rythmé et c'est assez rare je trouve,
- Speaker #0
je sais pas vous, mais les morts sont hyper originales il y a des idées, vraiment tu sens qu'il y a Mike Flanagan derrière, il y a aussi on l'a pas dit mais Matt Reeves qui a fait le premier Batman avec Pattinson qui vient de se retirer du tournage deuxième et en gros voilà quand même il était très influencé sur le scénario, les trois ensemble ça fait des étincelles et des chocs à pique parce que vraiment c'est hyper original dans plein de concepts quoi et enfin je Il y a une scène avec le meilleur ami dans une loge. franchement tout est bien il y a une scène de dodo je suis désolé la scène où il dort la scène où il dort où elle est observée tout d'un coup le film se permet d'aller profond dans ta tronche t'es là genre c'est beau c'est original c'est fou qu'un petit film comme ça arrive à avoir plein de moments moi ça me restera dans la rétine vraiment c'est la
- Speaker #3
dernière du grand patron là c'est merveilleux comme idée ça aussi c'est vraiment une super idée moi je trouve ça poétique je trouve qu'il y a de la poésie dans le film carrément et enfin Après, visuellement, j'avais l'impression d'en prendre plein la tronche. Au début, j'ai mis du temps à m'habituer à ces fumées en permanence. Et moi, à partir du moment où on me dit que t'es à Gotham, il se passe ça, t'es pas dans une réalité...
- Speaker #0
Tu filmais à Liverpool. Oh bon ? Voilà,
- Speaker #3
tu y étais. Liverpool,
- Speaker #1
je suis passé à Breton, ce n'est pas comme ça, je vous le dis. C'est plutôt sympa.
- Speaker #3
À partir du moment où on me dit que c'est ça, cette réalité, le scénario, j'ai adhéré. Et je le trouve très original. Et c'est vrai que je trouve ça génial que ce soit une femme qui soit scientifique, que ce soit une femme qui soit poussée à fond, en fait, comme dans la mouche, et qu'elle soit dépassée aussi par ça. On ne sait pas vraiment si c'est une histoire d'amour ou juste une histoire de passion scientifique.
- Speaker #0
Je trouve que Julien avait raison de dire que c'est pile à mi-chemin entre la mouche et The Substance. Vraiment. Tu prends les deux dans un milkshake et tu passes ça un peu par la moulinette d'ici, évidemment. C'est un peu de Joker, en fait. Un peu de Joker aussi. C'est les trois ensemble et clac, clac.
- Speaker #1
c'est l'enfant illégitime des trois mais qui arrive à tirer vraiment son épingle du jeu oui ça marche et c'est ça que je voulais aussi revenir sur les effets spéciaux honnêtement il n'y a pas une séquence je me suis dit ah là c'est un peu je trouve que c'est vraiment bien foutu et que ça a l'air vrai et que en tout cas j'y crois parce que je trouve que c'est dur de nos jours d'y croire vraiment parce que les effets sont de plus en plus on reviendra là dessus sur Hope mais bon j'ai des choses à dire là dessus mais oui quand même je trouve que c'est vraiment bien fait et pas de gros acteurs dedans. ça fait plaisir et ça marche parce qu'en fait du coup t'es dans le personnage tu ne vois pas Timothée Chalamet ou Timothée Johnson pour son 35ème film de l'année même si je les adore mais je trouve que c'est rafraîchissant même le meilleur ami qui a bien joué le fait de mal jouer et qui ensuite joue bien pour mal jouer je trouve qu'il y a vraiment des bonnes idées là-dedans il y a plein de bonnes idées partout Je peux comprendre l'avis de Julien en vrai. Julien est dur,
- Speaker #0
mais Julien a raison aussi. Il y a des trucs qui sont durs.
- Speaker #3
Mais on reste de mauvaise foi.
- Speaker #1
Franchement, c'était un bon ride et je pense que ça peut plaire à beaucoup de gens. À mon avis, DC va faire un petit carton avec ce truc-là. C'est en train d'être le cas. J'y suis allé tout à l'heure et il y avait du monde.
- Speaker #0
J'y suis allé hier à 22h à l'UGC. Ils ont applaudi collectivement. Il y a eu un applaudissement général à minuit. vraiment et c'était que de la Gen Z vraiment c'était très jeune dans le public et vraiment et c'est rare l'applaudissement je le vois pas tout le temps je crois que la dernière fois c'était Wakanda tu vois vraiment la Black Panther tu vois mais là c'était carrément Standing je me souviens c'était fou d'ailleurs Grand Eldorado mais applaudissement vraiment et moi je pense que ce film va toucher très très fort la Gen Z parce que je sais pas ils sont quand même plus exposés que notre génération à genre tous ces trucs de maxing tu vois d'optimisation de beauté de voilà et le film je trouve qu'il fait vraiment écho à cette génération je trouve que c'est un cautionary tale comme on dit c'est un peu genre be careful what you wish for tu vois dans vos chirurgies esthétiques vraiment non mais je pense qu'il y a ça et dans la génération jeune je pense qu'elle est très influencée là-dessus elle va vibrer très fort avec ce film moi je l'ai senti comme ça et même moi ça me touche aussi on a tous pensé tiens est-ce qu'on ferait pas un petit truc de chirurgie pour être un peu mieux un peu moins rien que pour ça déjà le film il est intéressant dans cette thématique là il y a aussi une réflexion sur l'IA
- Speaker #1
même s'ils vont pas trop loin c'est un peu mais en vrai c'est modernisé sur Clayface c'est ça tu vois il y a un truc de on a pas déjà vu ça quoi moi je trouve ça vraiment plaisant je vois que t'as envie de dire plein de choses vas-y vas-y non
- Speaker #4
mais que dire qu'on a pas vu ça genre le portrait d'Orient Gray c'est à 150 ans je comprends que le film il modernise mais pour moi il modernise pas il recycle c'est pas pareil c'est plein d'idées recyclées mais bien fait Mémé Recycler Face. Pas mal. Mais pour moi, c'est un film de studio qui a des inspirations de meilleurs films que lui. Et du coup, ça permet qu'il soit légèrement au-dessus de la mêlée pour moi. Il est dur. En fait, tu as raison, mais tu es dur. Je suis dur. Mais voilà, on parlait de Gotham. Moi, je suis désolé, on parlait de Matt Reeves avant. La Gotham de Matt Reeves, c'est quand même autre chose que ce qu'on voit dans le film. d'esthétique, de la manière dont il va sculpter l'éclair obscur, etc. C'est pas le même chef-op. Je dis pas que c'est mauvais et tout, mais c'est plus classique. Et c'est aussi plus classique que ce qu'on voyait dans Joker, si on veut parler aussi de Gotham, et que chacun trouvait une direction différente. Moi je suis un peu sceptique que le film plaise, ça me paraît indéniable. et c'est le cas, je pense que le succès qu'il a à la fois critique et public montre qu'il plaît, ils ont choisi James Watkins qui est un gars qui ça fait un moment qu'il fait des films d'horreur donc c'est pas non plus un manche, c'est quelqu'un qui sait faire ça, mais moi je suis un petit peu je suis un peu circonspect et c'est vrai que moi j'en étais sorti de la vision de presse en m'attendant à ce que tout le monde dise quand même pas terrible et c'est vrai que tout le monde est plutôt emballé donc tant mieux, moi j'espère que ça va motiver le studio à ne pas s'enfermer dans le genre de super-héroïque et à continuer à les piocher parce que moi je préfère vraiment Clefès que Supergirl je pense que c'est pas très audacieux comme tech mais voilà en tout cas je suis content que le film plaise il va falloir qu'on avance malheureusement sinon on pourrait parler encore longtemps de ce Clefès mais
- Speaker #0
on va passer au deuxième film de notre sélection on va passer à Hope
- Speaker #5
C'est un peu comme un tournage. C'est un peu comme un tournage.
- Speaker #6
Je suis passé 20 minutes. C'est un petit miracle. Le monde...
- Speaker #0
pour le petit pitch. Les renforts sont partis maîtriser les feux de forêt et toutes les communications sont coupées. Au poste de la police de Hope, petite bourgade, Bon Seok et Soon-Hye se démènent pour défendre leur village qui est attaqué par des créatures un petit peu étranges qu'on ne voit pas tout de suite à l'écran. On se demande bien ce qui se passe. Alors, avant de faire un petit tour de table sur ce que vous avez pensé, je vais vous dire que c'est le film le plus cher de l'histoire du cinéma coréen, avec un budget estimé entre 50 et 95 millions. Voilà, on va dire qu'il fait... La fourchette est large. La fourchette est large, 75 millions.
- Speaker #4
Entre 30 et 150.
- Speaker #0
26 000 gigawatts. Très bien. Les petits amis, tour de table, je tombe dans l'autre sens. Qu'est-ce que vous émanciez en quelques mots de ce Hope ? Julien ?
- Speaker #4
Moi, j'ai beaucoup aimé.
- Speaker #1
Moi, oui. C'est plutôt oui. Il y a des réserves quand même.
- Speaker #0
Oui, très bien. Et toi ?
- Speaker #3
J'ai beaucoup aimé la première heure.
- Speaker #0
Et pareil, j'ai plus aimé la première heure que l'autre. Et apparemment il y aura encore deux autres films si ça marche bien. Oui,
- Speaker #1
c'était la surprise.
- Speaker #0
Vous n'avez pas du tout annoncé comme ça, mais très bien. Tu nous as dit en off moment Julien que tu avais très envie de démarrer sur Hope et peut-être aussi sur le cinéma de Narongjin. Dis-nous un petit peu tout, tu l'attendais. Où est-ce qu'il se trouve dans ton cœur suréal et qu'est-ce que tu as vécu avec Hope ?
- Speaker #4
Moi j'aime beaucoup Narongjin. Je l'aime beaucoup depuis son premier film de Chaser. Donc il a fait de Chaser, de Murderer, de Stranger et là il fait Hope pour Casser la boucle des films en deux. J'aime beaucoup ces quatre films. Et je l'attendais beaucoup sur Hope parce que ces deux premiers films, c'était un thriller. Le troisième, il basculait dans le fantastique. Et avec Hope, il avait prévu d'aller encore plus loin là derrière. C'est un film qui m'a laissé un peu perplexe, mais qui m'a très vite entraîné. Et j'ai dû un peu relire un petit peu des choses dessus. Notamment des interviews de Naung Jin qui dit qu'il a voulu faire un film primitif. Alors il dit ça à la conférence de... de Fraises de Cannes. Alors c'est un peu amusant je trouve, mais ça décrit bien le film parce que un film primitif dit comme ça, ça sonne pas vraiment positif. Pourquoi on voudrait faire un film comme ça ? Mais pour moi c'est un film qui revient à plein de fondamentaux du cinéma et à fort théorie du cinéma d'action et du cinéma à grand spectacle. C'est-à-dire que c'est un film qui commence à la minute 1. A la minute 1, on a ces flics qui trouvent ce bœuf, cette vache qui est complètement défigurée par une créature qu'on imagine monstrueuse. Et la traque commence. Et au bout de 10 minutes, on comprend qu'il a tué des gens. Au bout de 20 minutes, c'est le chaos dans la ville, basiquement. Et c'est un film qui va tellement à rebours de toutes les conventions de blockbuster actuelles que je trouve ça déjà bienvenu. Dans le sens où on ne sait pas ce que font les personnages avant le début de l'intrigue. On les prend directement comme ça dans le flot. Et après, ce que va faire Na Hong-jin, c'est se concentrer sur ce qui l'intéresse. Et ce qui l'intéresse, c'est le mouvement. C'est-à-dire que c'est un film qui est un film de course-poursuite, à cheval. en voiture, à pied. Parfois, on suit les monstres. Parfois, les monstres nous suivent. Parfois, on ne voit pas les monstres. Et c'est un film qui va se permettre dans des longues plages, parce que les séquences de ce film sont longues. Elles sont même difficiles à scinder, tellement elles sont longues. On dirait que c'est des espèces de gros blocs, comme ça. Et lui, il est complètement passionné par ça. Et je pense que c'est en ça qu'il dit qu'il fait un film créatif. C'est un film où tous les enjeux, c'est courir, survivre, recharger, tirer, hurler. Enfin, c'est un film qui... Et à la base, et c'est pas pour rien qu'il y a un moment, une cascade, où en gros il faut passer d'un cheval à une voiture, qui est un pur truc du style de Buster Keaton, parce que c'est ça qu'il fait, Namjoon, je crois. Il le fait certes avec la technologie actuelle, dans les effets spéciaux, mais ce qui permet à l'entreprise de tenir, c'est parce que justement, il est très attentif à la matérialité de ce qui se passe, je pense. Donc c'est un film dont le son de design des voitures, des chevaux, est incroyablement soigné. Il y a d'une lisibilité hors pair à tout moment. Il y a des mouvements de caméra, il y a du driving work. Donc vraiment, la manière dont c'est filmé avec les voitures, moi, je n'ai pas vu ça depuis Mad Max sur Erode. Donc forcément, on pense à ça. Et voilà, moi, j'ai été admiratif par ce grand mouvement permanent. Je ne sais pas où ça va aller, parce qu'il a prévu de faire une trilogie, etc. On ne sait pas si ça va se faire. Ce qui se passe dans la dernière partie m'intéresse presque moins, en fait. Mais ce que j'ai aimé dans le film, c'est qu'il m'a réconcilié avec cette sensation d'adrénaline que le cinéma... L'Américain a beaucoup de mal à faire, je trouve. Et pour moi, c'est un divertissement pur, presque.
- Speaker #0
Ok. Julie, Edouard, qui veut y aller ?
- Speaker #3
Ben moi, je veux bien.
- Speaker #0
Vas-y, Julie.
- Speaker #3
En fait, moi, je ne savais pas du tout de quoi ça parlait. Et heureusement, parce que j'ai vu juste après la bande-annonce et je me suis dit, mais pourquoi fait-on des bandes-annonces comme ça ? Pour moi, ce qui est intéressant dans le film et ce que je préfère au cinéma, c'est ne pas voir les choses, ne pas savoir et les imaginer. Et donc, en fait, pendant une heure, On est embarqués par ces histoires. Donc, il y a ces chasseurs. Il y a après ce personnage féminin qui va arriver, de flics aussi. Il y a ce flic un peu à la ramasse, qui est assez drôle. Il y a des situations assez comiques. Et on va être embarqués avec eux pour aller rechercher, en fait, quelque chose qui fait le mal, mais qu'on ne voit pas. Et donc, c'est assez impressionnant. C'est assez effréné. On n'a pas le temps de penser, d'imaginer. Enfin, on imagine sans vraiment savoir. et puis d'un coup, une fois qu'on... Une première fois, on se dit « Ah ouais, j'imaginais pas ça comme ça » . Et puis ensuite, l'intrigue nous est dévoilée. Et là, moi, je trouve que ça perd un peu de sa superbe. Parce qu'il y a, je n'ai pas regardé ma montre, mais je crois 25 minutes à un moment de course-poursuite entre une voiture et un méchant. Et je commence à trouver le temps long. Après, j'avoue qu'en plus, au cinéma, j'avais quelqu'un qui soufflait à côté de moi, qui était là. Et donc, quand tu regardes un film et que tu as quelqu'un qui souffle à côté de l'oreille, Je trouve ça compliqué, en fait, de pas... Soit tu te dis, ah bah oui, c'est vrai, moi aussi, je souffle un peu intérieurement. Soit tu te dis, mais non, c'est pas vrai, c'est incroyable. Et c'est vrai que je soufflais aussi un peu intérieurement. Et je me dis, bah, effectivement, il y a peut-être une suite à ça. Mais j'arrive pas trop à comprendre l'histoire. Je trouve qu'à un moment, on m'explique ce qui s'est passé par rapport aux monstres. Et puis finalement, on n'en fait rien. Enfin, je comprends pas trop, en fait. Il y a plein de choses qui se sont avancées. Je sais qu'il va y avoir une suite. Mais ça reste un peu... Je me dis, pourquoi le film dure aussi longtemps si on ne m'explique pas la moitié de ce qui se passe ?
- Speaker #1
Oui, dis-leur.
- Speaker #3
C'est un peu quoi ?
- Speaker #1
Dis-leur, dis-leur.
- Speaker #0
Vas-y, dis les termes.
- Speaker #3
C'est un peu laborieux.
- Speaker #0
D'accord, Edouard. J'ai envie d'en briller directement sur ça.
- Speaker #1
Tout ce que vous venez de dire a réveillé plutôt le côté négatif de ce que je pense de ce film. À savoir les Naungjin précédents. Moi, j'aime beaucoup. The Chasers, je le trouvais exceptionnel comme film. Même The Strangers, mais moi je le connais sous le nom The Wailing.
- Speaker #4
Oui, c'est le titre VF, c'est The Strangers.
- Speaker #1
Oui, bon voilà. Je ne sais pas pourquoi ils ont fait un... Bon bref, on les connaît, les traductions des titres VF, c'est toujours un kata. Mais bref, The Wailing, moi j'avais adoré ça aussi. Je le trouvais très complexe, très bien écrit. Et là, en fait, l'écriture c'est... Bon, là, il y aura 45 minutes, on va suivre une bagnole.
- Speaker #0
le mec il s'échappe c'est génial et c'est en sec le film il est radical moi je trouve attends et moi je me dis oui d'accord c'est radical mais moi j'ai envie de lui dire mais t'as écrit un truc Nao Chin ou tu nous l'as fait à la Gasparno et genre il y a deux pages et on y va quoi et donc c'est ça mon problème c'est qu'en fait il y a trois parties du film il y a la partie avec le flic il y a la partie avec sa collègue qui arrive et puis après il y a la partie un peu entremêlée des chasseurs etc etc d'ailleurs et en fait on nous donne énormément d'éléments Mais c'est un problème, je trouve, du cinéma actuel. Et en fait, toi, tu dis qu'il a fait un film, comment dire, mieux que les Américains, etc. Enfin, tu disais plus ou moins ça. Oui, oui. Moi,
- Speaker #1
je trouve que globalement.
- Speaker #0
Ça donne des leçons à Hollywood, ça. Très bon film américain. Je trouve que c'est le plus américain des films coréens que j'ai vus. Et honnêtement, ça me déplaît. Ça me déplaît. Ça me déplaît. Je ne suis pas d'accord. Ça me déplaît. Bagger,
- Speaker #2
clash, général.
- Speaker #0
Je trouve, en fait, c'est dommage parce qu'il n'y a aucune finesse. Et ça, ça m'énerve. Donc, alors c'est très bien filmé, ça c'est évident que c'est très bien filmé et on ne le dira jamais.
- Speaker #1
Les décors sont fou,
- Speaker #2
furieux, t'imagines quand il faut la refaire, la prise, le que imaginer quand il faut tout remettre en place.
- Speaker #1
Ce bras là suspendu avant au début.
- Speaker #0
Les décors sont bien, les personnages sont bien, etc. Mais franchement, ça va où en fait ? Et au moment où on a justement ce reveal du monstre, je me dis, ah mais attends, c'est Attack on Titans ou qu'est-ce qu'il passe ? Ouais,
- Speaker #2
il y a une petite vibe Attack on Titans, mais sans révéler, sans révéler, il ne faut pas spoiler.
- Speaker #0
J'en dirai pas plus, mais bon. est-ce que le mec qui a fait Eren Jaeger a fait ce film ? sûrement et après on te montre encore des autres choses et tu découvres du coup ces entités et déjà honnêtement j'en parlais tout à l'heure je les ai trouvées moches plein de moments il y a un sujet fait spécial en vrai il y a des moments c'est dégueulasse je suis désolé il y a une ou deux transfo je suis là qu'est-ce que vous avez foutu c'est pas joli c'est pas joli ça va trop vite Merci. Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression qu'ils ont accéléré les frames quand il y a justement... Je ne sais pas. Il y a un côté vraiment étrange et aussi le fait que, encore une fois, un film, ça me fait penser un peu aux Dunes, etc. où ce ne sont pas des films, techniquement, parce que ça ne commence pas et ça ne finit pas. Donc en fait, tu n'as pas un film, tu as une partie de film, en fait, pour moi. Et une partie de film qui dure trois heures, c'est assez chiant. Ouais,
- Speaker #2
2h40.
- Speaker #0
Et voilà, c'est dommage. Et puis ce truc des... Enfin, on le dit. ne révèle pas justement ce qu'il découvre mais c'est décevant à mort c'est un peu vu et revu on est où là ? on est dans Star Trek ? j'ai pas bien compris c'est un problème pour moi, je sais pas de quoi ça parlait je sais pas ce que ça veut me raconter Je ne sais pas où les personnages vont. C'est vraiment dommage.
- Speaker #2
Il y a quand même un élément qu'on n'a pas dit aux auditeurs, c'est que ça se déroule dans un village qui est vraiment près de la zone, le no man's land, donc la zone entre la Corée du Nord et la Corée du Sud où il y a encore des obus dans les endroits non balisés, etc. Mais ça,
- Speaker #0
ce n'est pas très clair.
- Speaker #2
Oui, c'est quand même assez expliqué. Donc, c'est des villages typiquement qui sont très, très vieux. Par exemple, tous les jeunes se barrent en général de ces villages-là. Donc il y a cette ambiance un petit peu déjà qui est un peu atypique à regarder. Et puis il y a peut-être cette métaphore aussi de l'envahisseur quelque part, qui est finalement une espèce de névrose de ces gens qui habitent de ce côté-là, parce que depuis les années 50, depuis 53 du coup, ils sont toujours persuadés qu'à un moment donné, l'envahisseur revient. Autre chose, l'envahisseur, bizarrement, même si les effets spéciaux ne sont pas bons, il a des têtes d'occidentaux quand tu regardes. Ce qui est aussi peut-être pas fait exprès, ou en tout cas pas complètement... C'est occidental ? Voilà, pas tout à fait anodin, c'est peut-être aussi une... peur plus globale tu vois d'une guerre la Corée mine de rien elle est quand même un peu en pétoche de Trump et de toute une série de choses donc il y a peut-être aussi tout ça il y a des thèmes après c'est pas assez clair c'est clair qu'il faudra voir un peu jusqu'où va le film mais tu sens que si les effets spéciaux sont faits avec ces visages là c'est pas non plus sans signification et puis il y a un côté très primitif avec des blagues d'humour de caca et autres mais qui sont à la fois terrifiantes terrifiantes et en même temps une des meilleures scènes où franchement à mourir les gens étaient morts dans la salle donc voilà allez défend un petit peu et puis après la paix.
- Speaker #1
passer au troisième film. Juste un truc, pour moi le film parle de paranoïa, mais parle aussi de la manière dont cette forme d'hystérie, enfin j'aime pas le mot hystérie, c'est connoté, mais d'hystérie qui s'empare du village aussi parce que c'est quand même voilà, je vais pas spoiler, mais les humains sont pas tout blancs dans cette histoire non plus. C'est ça aussi qui me paraît intéressant et c'est pas pour rien qu'il y a une des péripéties les plus drôles au début, c'est quand même des gens qui se tirent entre eux, plutôt que tirer sur les créatures. Il y a le propos politique, il est là, il n'est pas trop mis en avant, mais pour moi, il est présent. Et après, voilà, moi, je comprends cette impression d'avoir un mi-film, etc. Moi, je pense que vraiment, moi, j'ai vécu le film un peu au-delà de ça, j'avoue. Tu disais que les personnages sont bien. Pour moi, il n'y a pas vraiment de personnages et ce n'est pas grave. En tout cas, il y a des caractères, mais il n'y a pas vraiment de personnages. Et pour moi, ce n'est pas spécialement un souci. Moi, les effets spéciaux, honnêtement, je trouve qu'il y a plein de filles avec très bons effets spéciaux qui sont très mauvais. Là, il y a des effets spéciaux qui sont bien, d'autres qui sont mauvais. Ça ne m'intéresse pas plus que ça non plus. Mais par contre, pour sa façon de renouer avec le spectacle, moi, ça m'a vraiment plu. Et je pense que tu as raison quand tu dis qu'on ne sait pas s'il a écrit quelque chose, mais on dit, est-ce qu'il a écrit « course poursuite pendant 20 minutes » sur le scénario ? Je ne sais pas, mais je pense que c'est justement parce qu'il s'écarte de ces conventions narratives qui nous ennuient un peu, qui m'ennuient personnellement beaucoup, et qui se permettent de tels décalages d'intrigues. a priori gratuit que les scènes atteignent ce niveau d'intensité. Après ça, c'est mon avis. Mais voilà. Je sais pas s'il y aura une suite. Moi, si Nao Jin fait une suite, je serais très content. S'il fait un autre film, je serais très content aussi. Mais voilà.
- Speaker #0
Ouais, ouais, non mais c'est... Ça n'y fait ni affaire. C'est quoi la pauvreté de cet argument ?
- Speaker #2
En tout cas, ça t'a laissé mi-film ni raisin.
- Speaker #0
Non mais c'est un 6 sur 10, quoi. C'est dommage.
- Speaker #2
Oh 6 ça va ! La critique est dure mais 6 ça va ! Il fait nier à faire c'est 1. Ouais il fait nier à faire c'est 1 ou 2 sur 10 quoi. Allez faisons un tour de table. 6 pour Edouard et toi Julien ?
- Speaker #0
8.
- Speaker #2
8 très bien. Oh mais vous avez que 2 points d'écart finalement, un clash. Ça méritait pas un clash pour 2 points d'écart. Et toi Julie ?
- Speaker #3
Bah moi je mets 5, ça m'a pas bouleversée.
- Speaker #2
Ouais moi aussi je mets 6 allez. Non 6 parce qu'il y a quand même un niveau fort. Je te l'ai fait, je te l'ai fait. Au niveau du cinéma. quelque chose de cinématographique en fait si tu reviens à la définition du cinéma qui est en fait l'image en mouvement c'est filmer le mouvement, c'est juste une masterclass de film, vraiment ça rien que pour ça c'est trop bien, et la première heure est juste merveilleuse, après le scénario j'adhère moins parce que pareil, grand fan de science-fiction j'en ai vu des tonnes, des films un peu de ce genre là pourquoi ? Pourquoi il retombe dans un truc aussi simple et banal ?
- Speaker #0
Surtout qu'on explique, y'a rien, t'as aucune info c'est un enfer.
- Speaker #2
Mais ça en soi ça me gêne pas que le film fasse pas un scénario sur-expliqué où on te dit trois fois ce qu'il se passe Merci. C'est l'inverse du film Netflix.
- Speaker #0
A la rigueur, ça se capte. Mais il y a aussi un moment où...
- Speaker #2
Il faut quand même en donner en 2h40.
- Speaker #0
Il y a un moment où un personnage dit une phrase qui n'est pas traduite. Et ça me hante. Il y a une phrase qui n'est pas traduite. Et je suis là, qu'est-ce que lui a-t-il dit ? C'est le moment clé du film. Et on ne l'a pas, on ne nous le donne pas.
- Speaker #2
Bon allez, très très bien les petits amis. On va d'abord passer à la troisième sortie. Tout à l'heure, on change d'ambiance. Alors vraiment, là, on part dans un petit bus scolaire. On part en Italie. Et on kiffe la dolce vita et la coming of age life avec la gradiva.
- Speaker #4
Ce 24 octobre 79 après Jésus-Christ, dans la région où on se trouve, c'est d'abord une pluie de pierres ponces qui tombe sur Pompée. Pompée. CIS. Boum. Boum. Noy. Boum. Boum.
- Speaker #2
Oh Tony, Tony, Tony ! Vous êtes ma grand-mère !
- Speaker #5
Vas-y, je veux pas le bâtard, en plus c'est qu'elle est morte !
- Speaker #2
Oh non, Alors, la gradive a pour le petit biche. Nous suivons un groupe de lycéens français qui donc part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C'est là que le vertige les saisit brutalement. L'un après l'autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu'à s'y abandonner complètement. Donc, film de Marine Atlan avec Antonia Buresi, avec Colas Kignard et Suzanne Guérin notamment. Les amis, tour de table, qu'est-ce que vous en pensez de cette petite Gradiva ?
- Speaker #0
Eh bien, oui. Plutôt oui. Plutôt oui. Ça va durer à me convaincre, mais plutôt oui.
- Speaker #2
Oui, a priori pas ta cam, mais bien.
- Speaker #0
Pas mal.
- Speaker #2
Pas mal.
- Speaker #3
Ah oui, plutôt solaire italien.
- Speaker #2
Très bien. Et toi ?
- Speaker #1
Magnifique. Magnifique. Moi, j'ai adoré.
- Speaker #2
Très bien. Eh bien moi les amis, je dois vous avouer un truc, je n'ai pas eu le temps de le voir. Mais du coup, le jeu pour vous, ça va être d'en parler à un pote qui est présent sur cette table et de le convaincre d'aller voir La Gradiva. Ah bon ? Mon emploi du temps a malheureusement pas permis que je puisse le voir celui-là. Bon, qui voulait commencer ? Je pense que c'est Julie. Sur ce film, La Gradiva, dis-nous pourquoi c'est solaire.
- Speaker #3
Bah déjà c'est un premier film, mais c'est solaire par l'ambiance du film. Oui, oui,
- Speaker #2
je pense qu'il ne faut pas trop...
- Speaker #3
Voilà, c'est... C'est solaire,
- Speaker #2
mais attention aux UV.
- Speaker #3
C'est un film qui fait évidemment écho aux revendications actuelles de la jeunesse, des étudiants. Donc c'est assez fort d'être une immersion dans la jeunesse. On part dans ce train. La première image, c'est deux jeunes qui font l'amour. Et je trouve d'ailleurs cette image magnifique. On voit les lumières du train qui passent sur leur visage. Et en fait, ces premiers ébats ne vont mener à rien. Et donc je trouve que c'est hyper intelligent d'avoir... ouvert le film par une scène d'amour, de désir. Et après, que tout ça puisse découler sur plein de discussions de ce qu'est le désir, de ce qu'est l'amour, de ce qu'est l'adolescence, en fait, et tous ces émois. Je trouve ça hyper intéressant parce que c'est un film qui est long, qui s'étend, en fait. Donc, je pense qu'Edouard a peut-être eu du mal à rentrer dedans parce que c'est long et ça prend son temps. Mais c'est ça que je trouve très beau, c'est que ça vient capter l'essence de la jeunesse. Il n'y a pas de regard posé dessus. En fait, Marine Atlan, elle a cherché ses acteurs. En fait, elle a auditionné 800 jeunes. Elle a fait un casting sauvage. Elle a pris à part Mithia Capeliota, qui a 31 ans, elle a pris quand même relativement des jeunes et les a trouvés un peu partout. Et donc, je trouve ça génial de pouvoir laisser la jeunesse parler. C'est à la fois une rêverie parce que c'est des jeunes qui vont arriver. Ils sont en voyage scolaire. Ils vont à Naples. Ils vont à Pompéi. Et donc, en même temps, c'est une rêverie un peu poétique. Ils sont au milieu de... De ruines. De ruines, de paysages magnifiques. Et en même temps, il y a tout ce qu'on ne dit pas sur les corps, tout ce qu'on ne dit pas sur comment on trouve sa place dans un groupe. C'est hyper intéressant, en fait. Je trouve toutes les discussions... Moi, j'avais l'impression de revenir au lycée et de me dire mais en fait, c'est comme ça qu'on se parle, en fait, à cette époque. Donc, c'est très réel. Enfin, c'est ça qui, moi, m'a vraiment plu dans le film. C'est le portrait pour moi d'une jeunesse qui bouillonne. C'est très bavard, mais ça ne bavarde pas parce que tout ce qui est dit pour moi m'a passionnée, m'a captivée. J'avais l'impression d'être avec des copains. Ça m'a vraiment plu, ça m'a embarquée. C'est pour moi un bonheur de voir un film sincère et vrai.
- Speaker #2
Edouard, Julie, allez Edouard.
- Speaker #0
Ouais, vas-y, j'y vais. Moi, du coup, difficile à me convaincre d'y aller parce que ça m'a fait penser à How to Have Sex, que j'avais trouvé pas incroyable, et avec des allures de Parthenopé, et Parthenopé que j'avais détesté également.
- Speaker #2
J'ai adoré Parthenopé, qui se passe aussi à Naples, qui est une déclaration d'amour à Naples.
- Speaker #0
Et moi, du coup, je partais avec des a priori, donc je me suis laissé embarquer quand même. Et je trouve qu'un peu comme Nao Wangjin, il y a des scènes qui sont...
- Speaker #1
Oula,
- Speaker #0
la comparaison ! Non, attention, c'est juste sur la longueur de la scène. C'est juste sur la longueur des...
- Speaker #1
C'est vrai que les mots sont bien faits dans la Gardiva.
- Speaker #0
C'est long. Les scènes sont longues, etc. On est avec eux, ça je l'entends. Il y a beaucoup de choses qui sont dites, il y a beaucoup de choses qui sont inintéressantes dans ce qu'elle dit. Là, je suis un peu... Je pense pas comme toi, Julie, mais j'aime bien la... En fait, j'ai bien aimé la vibe qui se dégage de ça. C'est-à-dire qu'il y a... Moi, je suis... de nature très mélancolique et c'est exactement ça qu'est le film en fait il y a une recherche en fait les personnages ne sont pas tant exploités que ça au final en vrai de vrai mais on a quand même pas mal d'informations sur eux sur pourquoi ils sont comme ça sur d'où ça vient et en fait le film avance et tu ne sais pas où ça va et en fait ce n'est pas bien grave on ne sait pas où ça va parce que c'est vraiment le propre du voyage de fin d'études comme l'adolescence qui se termine on ne sait pas trop où ça va mais tu y vas avec eux Il y a des moments vraiment bien. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de thématiques, je pense. Et ce qui est très bien d'en parler, c'est, moi, je pense notamment à ces deux personnages où, en fait, l'un ou l'autre ne trouve pas leur place, en fait. Je trouve que c'est un film qui parle de trouver sa place. Donc, c'est pour ça qu'on va quelque part pour essayer de se trouver. Et, en fait, au final, on voit tous les problèmes qu'on a et on essaie d'y faire face et ça marche ou ça marche pas. Mais, en tout cas, encore un autre film où il n'y a pas de tête connue. Et quel bonheur, parce que ce sont des vrais personnages qu'on a devant nous, qui les incarnent pour la première fois et qu'on n'a pas l'habitude de voir s'effacer cela. Et ça fait plaisir parce que du coup, on peut totalement être immergé dedans. On n'a jamais vu ces gens-là, donc ça marche très, très bien à ce niveau-là. Et il y a plein de... Je trouve que toutes les performances sont vraiment chouettes. Et c'est très juste, je trouve, parce qu'on représente beaucoup les jeunes dans les films. Mais souvent, c'est... pas ça, vraiment, parce que t'as pas l'impression que c'est un vieux qui a pensé des jeunes, et c'est souvent le cas, et là c'est plutôt j'ai l'impression que c'est les jeunes qui ont pensé les jeunes, et du coup ça fait vrai, ça fait réel, et ça brasse beaucoup beaucoup de sujets quand même, que ce soit dans les discussions, ou dans le non-dit, et c'est un vrai voyage initiatique pour le coup, duquel, d'ailleurs vers la fin j'avoue qu'il m'a bien frappé dans le visage et je suis resté un peu stun pendant le générique. où tu te dis la fin pour ne pas la citer mais je pensais qu'on allait aller vers là quand on y est arrivé je me suis dit c'est normal c'est logique et d'un autre côté ça m'a eu j'ai pas pu retenir quelques larmes pour être tout à fait honnête et parce que on me les a montré ces jeunes et que je pense que le film est trop long quand même mais il est long pour la bonne raison cette fois-ci c'est à dire qu'au moins on voit un peu toutes ces micro-réactions qui du coup façonnent un personnage et c'est là où c'est intéressant parce qu'ils disent plein de trucs mais au final c'est pas vraiment les trucs qu'ils disent qui sont le plus parlant, c'est ce qu'ils disent pas justement et notamment ce personnage de Suzanne ou le personnage principal c'est vraiment beau il y a 3-4 personnages principaux je pense et c'est vraiment,
- Speaker #3
c'est très bien fait et les 3 jeunes et la prof qui est aussi hyper bien représentée moi ça m'a fait du bien à toi Julien
- Speaker #2
À toi, mon Julien.
- Speaker #1
Moi, je suis assez d'accord avec la plupart de ce que vous avez dit sur la justesse, sur la beauté de l'introduction. Moi, je pense que ce qui m'a vraiment beaucoup impressionné le film, c'est d'abord la justesse des personnages et des comédiens, ça c'est sûr. Mais au-delà de ça, je pense qu'il arrive à une tonalité qui n'est vraiment pas évidente. C'est que d'une part, il est vraiment dans ce qu'on pourrait dire le naturalisme, avec notamment les scènes de cours ou les scènes... où ils interagissent ensemble, qui sont des longues scènes, des scènes chorales, où chaque personnage a le temps d'exister, et donc il est dans ce temps long. Et en même temps, il a quelque chose de, en effet, comme tu l'as dit Julie, de poétique, comme tu l'as dit Edouard, de mélancolique, parce qu'il y a aussi, un des personnages recherche une maison, qui est la maison de sa grand-mère qui était à Naples, et pour lui c'est un peu une recherche de l'ordre de la poésie, et le film s'envole un peu. au niveau lyrique par rapport à cette sous-intrigue-là. Et du coup, il est au carrefour des deux, ce que je trouve très rare, très difficile à faire. Et au-delà de ça, il y a une autre chose qui, moi, m'a frappé, c'est que, voilà, on parle de que c'est juste l'adolescence, que c'est juste un voyage, mais c'est un voyage qui va être très important pour tous les personnages du film, notamment parce qu'ils sont en dernière année. et c'est la dernière fois où ils vont être ensemble de cette façon dans la même école publique et après Parcoursup on parle beaucoup de Parcoursup dans le film qui va faire le ménage dans tout ça et défragmenter les destinées et je trouve que le film il a une espèce de fausse banalité on pourrait se dire voilà on suit des jeunes dans un voyage mais en fait la quête d'un des personnages sur son histoire ainsi que ce contexte de c'est la dernière fois où ils sont réunis Merci. lui ajoute un peu quelque chose d'assez vertigineux et moi comme Edouard j'ai été très ému à la fin à la fois parce que ce qu'on voit apparaît à la fois inéluctable et pourtant moi à titre perso ça m'a surpris et après ça m'a paru tellement logique avec tout ce qu'on venait de voir avant et voilà moi je pense que c'est un très très beau film sur l'indolécence et que Marine Atlan est quelqu'un à suivre vraiment dans le paysage du cinéma français
- Speaker #2
Très bien Quelqu'un veut rajouter quelque chose ? Moi, je suis convaincu. En tout cas, je vais foncer le voir.
- Speaker #3
Un dernier petit coup de cœur à Amitya Kapelioda qui joue James. Et franchement, quel charisme. Même moi, j'étais amoureuse de lui, alors que c'est un gros connard. Dans le film. Dans le film. S'il nous écoute,
- Speaker #2
il a pris une balle perdue.
- Speaker #3
Moi, j'ai beaucoup aimé aussi Suzanne Guérin. Je trouve que les personnages se déploient et c'est ça qui est très beau. Ça me fait penser au cinéma de Keshish. On peut le décrier. Mais les scènes aussi, à chaque fois, s'étirent. Je trouve que c'est ça qui fait la force. On pioche après ce qu'il y a. C'est fort, c'est comme dans la vie. On peut prendre tous ces petits moments, tous ces petits malaises.
- Speaker #0
Il y a aussi une vraie déconstruction dans les stéréotypes. Les personnages de prime abord sont relativement marqués. du physique, des costumes, même des interactions qu'ils ont entre eux. Et au final, tu comprends ce qui se passe, tu comprends pourquoi, tu comprends comment et les malaises qu'il y a, le mal-être que tu peux ressentir, que les personnages peuvent ressentir. Et ils ont tous au moins une scène ou deux pour briller, pour exposer la complexité de tous les personnages et de ce qu'il fait une personne. Tous les combats que tu mènes dans le silence ou des choses dont tu ne parles pas qui peut-être te rongent, qui peut-être te rongent pas et en fait ils ont tout ça je pense que c'est un film où tout le monde aura finalement des regrets et des remords et c'est la vie simplement c'est comme ça que ce sera toujours tout n'est pas beau tout n'est pas glorieux mais il faut vivre ses expériences pour espérer grandir et avancer
- Speaker #2
Bravo Edouard. Merveilleuse conclusion, je pense qu'on va en rester là. Pour ce film, vous l'avez compris, c'est un méga strike dans cette équipe, la gradiva. Du coup, moi je suis convaincu, je vais foncer le rattraper. Et puis j'espère qu'auditeurs, auditrices, vous ferez de même. Puis envoyez un max de force à Marine Atlan, dont c'est le premier film.
- Speaker #0
C'est des films comme ça qu'il faut supporter.
- Speaker #2
Mais il y avait du monde.
- Speaker #0
Il y avait du monde, donc ça fait plaisir aussi de... Voilà, les films avec les grosses têtes ne sont pas toujours ceux qui gagnent. C'est ton combat, Edouard. C'est mon combat. Depuis quelques mois, c'est mon combat.
- Speaker #2
En parlant de combat, tu vas nous présenter un film d'un combat entre un petit ronge et deux héritiers d'une maison. Les petits amis, ça va être le moment de la pépite d'Edouard. Nous allons parler de la souris. Alors, cette pépite, Edouard, je vous donne d'abord le petit pitch. C'est un film sorti en 1997, donc originellement aux Etats-Unis, mais en avril 98 pour nous, Européens. Film, voilà, donc petit bitch à la mort de leur père. Ernie et Lars Smuntz héritent d'une vieille fabrique de ficelles et d'une maison délabrée en rase campagne. Les deux frères apprennent que leur bicoque est en fait un des derniers joyaux architecturaux du XIXe siècle qui, une fois restauré, pourrait leur apporter une belle fortune. Mais voilà, une petite souris règne sur les lieux et elle est bien décidée à y rester. Ernie et Lars vont alors user de tous les stratagèmes pour se débarrasser de leur hôte gênant. Donc voilà, film de Gore Verbinski, on en a parlé il n'y a pas si longtemps justement. Je n'ai plus le titre de son film qu'il avait présenté à Berlin.
- Speaker #1
Outlook à
- Speaker #2
Fondandai ? Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Réalisateur de Pierre Descarrel.
- Speaker #2
Tout à fait, tout à fait. Avec Nathan Lane et Lee Evans notamment dans le rôle principal. Et un petit Christopher Walken qui est toujours très acclamé à regarder. Il est venu faire vraiment typiquement ce genre de film dans les années 90 pour lui. C'était ça, film d'enfant un peu comme ça. Ben écoute, Edouard, pourquoi c'est à pépite ce film ? juste avant que tu prennes la parole. Ça aurait pu être un... Je n'osais pas te le dire. J'ai été voir les Rotten Tomatoes, les amis. Est-ce que vous vous doutez de... du score.
- Speaker #0
Tu imagines ça va être dans les 35% ?
- Speaker #2
C'est pas fou, ouais, c'est pas fou, et en plus c'est unanime, c'est-à-dire, il y a un raccord entre critique et audience, 56% et 50%.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
le centre, mais pour les Rotten, en dessous de 60%, c'est Rotten, ils se considèrent que c'est pas bon. Donc ça aurait presque pu être un jeu, c'est pas de te le dire, puisque la critique n'avait pas aimé, et le public n'a pas non plus aimé, et pourtant, pour l'avoir revu, j'ai trouvé ça très très culte. Je trouve que ça a bien maturé, comme un bon vieux gouda, en meule au fond du cadre.
- Speaker #0
C'est très très bien dit. Dis-nous tout. Bah écoute, moi voilà, je me le suis rematé par pur hasard, très récemment, donc il y a moins d'une semaine, parce que c'est un film d'enfance, vraiment je crois que je l'ai... D'ailleurs ça c'est aussi la belle époque des cassettes, sur les cassettes il y avait des bandes annonces avant le film, et je pense que celle-ci devait être probablement sur la cassette de Space Jam ou je ne sais pas quoi. Mais je l'avais vu grâce à ça, et je l'ai regardé avec un ami à l'époque, et en fait je m'en rappelais peu de ce film, et quand je l'ai revu je me suis dit mais attends il est quand même vachement bien fait quoi. En fait, il est très bien réalisé. C'est très beau, je trouve. En vrai, si on m'avait dit que c'était Tim Burton qui l'avait fait, j'y aurais cru aussi, parce qu'il y a une vibe un peu...
- Speaker #1
Gothique.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Il y a un peu de gothique, il y a un peu de Noël, tu ne sais pas exactement où tu te situes dans le ton, parce que c'est un peu joli, c'est un peu crasseux, tu ne sais pas exactement où on est vraiment. Les personnages ont des vraies gueules aussi, ce qui fait plaisir à voir, encore une fois. Et en fait, ça paraît simple comme film. Je pense que quand tu vois l'affiche, d'ailleurs les affiches ne sont pas du tout parlantes, je trouve.
- Speaker #2
L'affiche est très moche. C'est très très moche. C'est pas du tout représentatif.
- Speaker #0
Mais je pense que ça a surfé sur la grève. d'Estuart Little ou des trucs comme ça c'était les années souris je pense donc voilà les années mentées souris tout simplement ce film là il parle de beaucoup beaucoup beaucoup plus que des gens qui survivent à une souris dans leur maison, dans leur vieille bicoque ça parle vraiment de non seulement d'amour familial de fratrie parce que c'est très juste en fait dans les rapports on a deux frères qui sont les personnages principaux Il y en a un qui a l'air d'être vraiment un connard et l'autre, il a l'air d'être le bon simplet.
- Speaker #2
Et il y en a un qui a bien réussi au niveau financier et l'autre, pas du tout. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Et au final, tu te rends compte que les deux ne sont pas ni tout blanc ni tout noir. Et tu en apprends beaucoup plus sur eux via ce petit intrus qui va changer leur vie, littéralement. Ça va les challenger. Oui, vraiment. Et en fait, tout simplement, leur détermination, leurs traits qui leur font défaut, ça va devenir un gros problème dans le film. révélée par cette souris du coup alors c'est vrai que c'est très fun et il y a beaucoup de c'est très slapstick un peu il y a une espèce d'hommage à l'Orelle et Hardy c'est du The Mask c'est vraiment ces années là où on en met un peu exagéré je pense sur ce genre de choses mais il le fait à merveille et c'est aussi très bien réalisé il y a vraiment des moments où c'est simple, vraiment il y a un gars qui remet une plainte sur le mur et les clous dans le mur délogent la souris et en fait ces plans là ça devient Ninja Warrior pour la souris C'est tellement bien fait. C'est ça, et en fait dans les films de maintenant je pense que t'aurais jamais ça, et là ils se sont vraiment emmerdés à se dire qu'est-ce qu'il y a dans ce mur où est cette souris, comment elle vit, son petit chez elle et en fait de l'avoir rendue aussi humaine, en fait cette souris non seulement on a de l'empathie pour ce petit animal, qui d'ailleurs qu'on pute, on veut tu en vois là dans le monde réel, mais qui en fait a construit sa petite vie là où eux n'étaient pas, et via un héritage un peu malheureux où leur père décède et il chope deux trucs un peu pourris au premier abord en fait au premier abord c'est tout pourri et en fait il y a beaucoup plus que ça c'est sans valeur, c'est priceless c'est là où je trouve que le film excelle c'est qu'en fait il te rappelle un peu que selon moi dans ce genre de choses c'est à dire que des choses matérielles ça peut avoir l'air moche, ça peut avoir l'air pourri mais s'il y a eu de l'âme, s'il y a eu de l'amour ça va d'office revenir à quelque chose de positif et c'est le cas en fait notamment dans ce film la maison termine moins bien que l'usine de ficelle mais tu te dis une usine de ficelle qu'est-ce qu'on en a à foutre et une vieille maison qu'est-ce qu'on en a à foutre et en fait au final c'est là où elle tout le nerf de la guerre elle va amener les deux frères à non seulement mieux se comprendre mais aussi à faire union pour la mémoire de leur père et dans les souhaits qu'il avait toujours voulu pour eux deux et donc je trouve le film super beau à plein d'égards et je le trouve très bien fait et ces deux acteurs d'ailleurs fond. tous les deux une performance incroyable je trouve et ouais décor la réelle moi m'a vraiment impressionné notamment tous ces trucs avec la souris et ouais décor même cascade il y a à boire et à manger dans ce film c'est parfait vraiment et le walk-in qui débarque mais c'est vraiment la cerise sur le gâteau c'est la cerise sur la tape souris attention il nous fait une une walk-in Une cameo ! Une De Niro dans Brazil, je ne sais pas si...
- Speaker #2
Ou une Ghostbusters.
- Speaker #0
Ceux qui ont la RF. Ouais. Et c'est super, quoi. Franchement, moi, c'est un film que je pense que tu regardes en famille, tu te régales. Je crois vraiment...
- Speaker #2
Petit film de Noël,
- Speaker #0
on va tout à fait bien. Du coup, vachement sous-côté, en fait. Et du coup, ça fait plaisir d'en parler parce que je pense que c'est un truc où tu n'irais pas de prime à bord. En vrai, comme je dis, vu les affiches, la bande-annonce, je pense qu'elle est horrible aussi, mais c'est les bandes-annonces de l'époque. Il faut y aller. Il faut y aller, il faut le regarder. Parce que ça a très bien vieilli et c'est génial.
- Speaker #2
Très bien. Qu'en ont pensé tes petites compagnons de podcast ? Julien ?
- Speaker #1
Alors moi, c'est aussi un de mes films d'enfance. Je l'avais vu plusieurs fois. Je ne l'ai pas revu pour le podcast parce que je le connais bien. Et moi, je suis très d'accord avec ce qu'a dit Edouard. C'est aussi un film que je trouve très réussi. Et moi, je pense que tu as dit que le film est sous-côté. Je suis d'accord. Mais moi, je pense que Verbinski est sous-côté. Ah oui, c'est le réalisateur. Oui, Gor Verbinski. Je pense que c'est vraiment quelqu'un... qui dans le cinéma des 20 dernières années a le mieux compris ce qu'on appelle la comédie visuelle, donc le slapstick le comment faire rire avec sa caméra et même dans Good Luck, Have Fun, Don't Die il y a des moments où qui a divisé, qui a des bons côtés des mauvais côtés mais qui a des en termes de réalisation qui a des fulgurances moi je trouve c'est quelqu'un qui est capable de transcender n'importe quel mouvement presque et dans Good Luck, Have Fun la manière dont Sam Rockwell bougeait je trouvais ça extraordinaire Alors, C'est quelqu'un qui n'a pas forcément un style ultra reconnaissable à chaque film, mais qui est capable de s'adapter et qui souvent finit par faire quelque chose qui a de la gueule. Et là, on parlait des influences un peu à la Tim Burton, etc. Mais voilà, pour ce film, il a été capable de puiser là-dedans. Pour Pierre Descaraibes, après, dans l'héritage film de KPDP de Pirates, même dans Rango, il revient avec une esthétique de western. Donc c'est quelqu'un qui arrive à chaque projet où il entre en scène. même de Lone Ranger je sais que moi j'aime bien de Lone Ranger même si c'est prolélatique sur plein d'aspects c'est quelqu'un qui arrive à transcender les projets et moi je trouve que La Souris c'en est un bon exemple c'est bourré d'inventivité donc oui un très bon film familial voyez-le
- Speaker #2
Et toi Julie ?
- Speaker #3
Et bien moi je ne l'avais pas vu c'était pas du tout un film d'enfance donc je l'ai découvert et c'est vrai qu'au début j'ai vu l'affiche et je me suis dit oh là là pourquoi nous on nous inflige plus cette pépite Merci. Et c'est vrai que moi, je connaissais Cor Verbinski pour son dernier film, pour Cure for Life, pour Tous les pirates des Caraïbes. Et c'est vrai que dans sa filmographie, c'est assez étrange. Il a fait le remake de...
- Speaker #1
The Ring.
- Speaker #2
Il y a beaucoup de choses. Il y a beaucoup de choses. C'est éclectique.
- Speaker #3
Et c'est vrai que j'ai passé un super moment. J'ai trouvé ça très drôle. Et cette petite souris, on l'adore dès qu'elle se met au début dans son petit lit. C'est trop beau. Oui, ça me lutte. Vraiment, on l'aime en fait. Et donc après, on est pris un peu de passion. D'ailleurs, il y a du petit fromage derrière toi.
- Speaker #2
Une déco gruyère un peu dans le studio, c'est vrai.
- Speaker #3
Une déco souris. Et donc c'est vrai, comme tu l'as dit, Edouard, tout est assez jouissif. C'est des personnages assez connus qui sont stéréotypés. Tout est assez grandiloquesque, mais c'est grandiloquent.
- Speaker #2
Grandiloquesque, c'est validé.
- Speaker #3
Un mélange purlesque et grandiloquent.
- Speaker #0
C'est ça. Grandiloquesque.
- Speaker #3
Mais voilà, même la première scène, en fait, elle est super drôle. Ça donne le ton. Avec son père. Tout est très drôle, en fait.
- Speaker #2
Et le générique aussi, le générique avec toutes ces bobines, cette façon de filmer, c'est très Tim Burton.
- Speaker #0
Même ces genets, dans le générique, c'est un générique. Il y a de la régalade. Tout le monde s'est fait kiffer. En plus,
- Speaker #2
musique d'Alan Silvestri. Dès les premières notes, t'entends que le film ne se prend pas, il va pas se moquer. de toi parce qu'il a pris un des plus grands Snowy qui a fait notamment la musique de Forrest Gump et de beaucoup d'autres évidemment, le thème des Marvel les Avengers aussi, mais Alan Silvestri compositeur si vous le connaissez pas, allez taper sur les plateformes d'écoute Alan Silvestri vous allez passer un très très bon moment et puis surtout la plupart des films que vous avez vu c'était lui et c'est trop bien, le thème de la souris qui apparaît qui est un peu matraqué dans tout le film et qui est remixé à plein de sauces en fonction un petit peu de ce qui se passe et qui suit vraiment, c'est à dire quand on est dans le piano t'as le tic tic tic du piano, c'est de la vraie musique de film où le gars il a fait sa musique Merci. sur le montage terminé, ce qui n'est pas toujours le cas. Parfois, tu composes d'abord. John Williams compose d'abord des thèmes et puis c'est Spielberg qui va un peu faire main dans la main. Là, vraiment, tu sens qu'il suit les mouvements de la souris et il s'éclate sur son piano et sur ses instruments. Donc ça, c'est trop bien.
- Speaker #3
Non, voilà, mais c'est vrai que je trouve qu'il a un côté aussi Maman gère dès l'avion avec ses deux personnages et tous ses gags, en fait. C'est ça qui est très drôle, c'est qu'on voit tout venir. Mais c'est quand même très réjouissant quand on le voit et c'est vraiment à mourir de rire.
- Speaker #0
En fait, pour moi, il devrait faire partie d'une bonne rotation de Noël, tu vois. C'est des films chocolat chaud pour moi. Tu tapes un bon chocolat chaud, tu te mets une bonne couverture sur les genoux et c'est parti. Tu regardes ce film-là et c'est formidable.
- Speaker #2
Je l'ai regardé un dimanche matin de gueule de bois après ma soirée Halloween. C'était absolument formidable. C'était génial.
- Speaker #3
C'est un film de gueule de bois.
- Speaker #0
C'est un film de plein de choses, en fait. En fait, ça fait plaisir de voir des... Tu vois que tout le monde se fait kiffer, en fait. Ça fait du bien de malade. Même Walken, il est génial dans son petit rôle. Franchement, il faut le voir. Et puis même en termes de décors, c'est rare que je trouve qu'on utilise aussi bien les décors. Parce que là, franchement, ils ont dû foutre un sacré bordel. Mais du coup, on en parlait pour eux. Pour refaire... Ça doit être un délire. Tu fais deux prises et tu te dis que la journée est terminée. C'est clair. Moi,
- Speaker #2
ça m'a donné un peu d'anxiété. Si vous êtes en train actuellement de faire des travaux chez vous, de rénover une maison, un appartement, quelque chose, le taux de destruction est stratosphérique. À un moment donné, tu es à travers un escalier où tu vois le truc, les poutres, le bois, tout ce qui casse. C'est pas possible. Il y a un énorme trou à un moment donné, c'est pas possible.
- Speaker #0
Surtout que tu sais que la maison vaut des millions dans sa forme.
- Speaker #2
Ils font chaque fois le mauvais choix, c'est énorme en fait. Vraiment, c'est l'auto-sabotage, c'est trop fort. Le film en plus est un peu poétique pour ça, mais c'est quasi bouddhiste. C'est vraiment détruit toute valeur. Passe 30 ans à faire du sable et puis efface-le en un coup de main. C'est trop fort. Mais vraiment, rattrapez ce petit mouse hunt en anglais, cette petite lasse souris. et dites-nous si vous l'aviez connu ce film quand vous étiez enfant. si vous l'avez découvert grâce à ce petit podcast. Et puis, voilà, nous, on va passer, on arrive à la fin de cet épisode. Mais, sans vous parler de nos petits coups de cœur de la semaine. C'est parti.
- Speaker #6
The Devil's Earth An explosive film absolutely brilliant. ABC TV, superbe, effrayant, efficace. Time Magazine.
- Speaker #1
Mais bien sûr que je ne peux prouver rien. Cette mère supérieure peut être un peu plus que un non-hystérique. Exactement ! Il faut savoir que c'est un film qui avait été très très censuré dans les années 70. C'est un film qui parle de l'affaire des possédés de Ludoun. Donc c'est une affaire qui a eu lieu dans les années 1600, où apparemment toute une ville a été possédée, il y a des exorcistes qui sont venus. Et alors Ken Russell, il ne s'intéresse pas du tout à la réalité, il en fait une version complètement cauchemardesque et surréaliste. Entièrement, toute la ville a été recréée en studio. Et donc il fait ce film qui va parler de la contamination progressive d'une ville par le le mal, mais qui est en fait quelque chose d'orchestré par l'église, dans le sens où on comprend très vite dans le film qu'il n'y a pas de fantastique. Et c'est un film très très violent envers l'église, dans ses manipulations, dans le fait qu'elle n'est que le bras armé du pouvoir, et qui va très très loin dans des scènes de cauchemars, de violences et d'orgies, il faut le dire. Et c'est surtout ce dernier point qui a posé problème dans les années 70. Au-delà de tout le scandale, c'est surtout un film incroyablement inventif. C'est le genre de film qui contient tous les autres arts. C'est-à-dire que c'est un film qui pioche dans le théâtre, dans la littérature, dans la peinture. Picturellement, c'est un chef-d'oeuvre. Et c'est aussi un film qui arrive, malgré tous ses excès formels, Ken Russell est un spécialiste de ça, qui arrive à être émouvant grâce à son personnage principal incarné par Oliver Reed, qui a une prestation que je trouve fantastique. Et voilà, donc je vous le conseille. Il est encore au cinéma pendant deux semaines. C'est une expérience absolument folle à découvrir dans les salles. Mais bon.
- Speaker #0
Eh bien moi, je vais vous parler d'un grand classique de l'horreur que, figurez-vous, je n'avais jamais vu avant la semaine dernière. Il s'intitule Massacre à la tronçonneuse de 1974 par le génie Toby Hooper. Donc pour rappeler rapidement le pitch, c'est assez rapide, c'est très vite. Cinq jeunes amis traversent le Texas en minibus. Ils se font piéger par une famille de cannibales. Jusque là, tout va bien. Et puis ils se font massacrer les uns après les autres. Je ne vous apprends rien. C'est un film qui est vraiment très important pour le cinéma d'horreur. Vraiment, je pense. qui a fondé pas mal ce côté slasher et qui en tout cas on a fait sa force et qui aussi se place du côté un peu du méchant un peu des gentils et en fait est-ce qu'il y a vraiment des gentils, est-ce qu'il y a vraiment des méchants c'est pas exactement très expliqué parce que le film va très très vite mais en tout cas c'est bien gore comme il faut c'est un plaisir de voir comment c'était fait à l'époque et aussi un peu c'est une crasse qui n'arrive presque plus dans le cinéma actuel c'est à dire que ils se sont vraiment permis d'aller jusqu'au bout sur... pas mal de thèmes et sur pas mal d'environnements, de décors ou d'effets spéciaux. Honnêtement, ça se régale. C'est formidable pour une belle soirée de post-Halloween, j'ai envie de vous dire. Ça se régale et c'est disponible, bien sûr, chez Sooner, évidemment.
- Speaker #7
J'ai trouvé que j'avais un enfant. Quoi ? C'est vrai ? C'est un enfant biologique ? Un enfant biologique, oui.
- Speaker #3
Alors, t'as la trentaine, t'organises des soirées effrénées à New York, queer. Ton boulot, c'est littéralement de sortir, de faire la fête. Et un beau jour, il y a une femme qui toque à ta porte et qui t'amène un enfant de 10 ans et qui te dit « Voilà, c'est ton fils » . Donc, c'est le super scénario de Club Kid. C'est le premier long métrage de Jordan Forsman qui a donc écrit... réalisé et qui joue dedans donc il joue le personnage de Peter qui est un jeune trentenaire, gay, organisateur de soirée qui va découvrir cet enfant et en fait cet enfant va être un catalyseur dans sa vie donc voilà c'est un film singulier qui est marquant, qui explore en fait la fragilité de cet homme, comment vivre avec son mal-être comment prendre soin de soi en fait quand on n'arrive pas, comment prendre soin des autres quand on n'arrive pas à prendre soin de soi donc c'est un film qui est très très fort, on rigole on pleure, la première scène d'intro en fait qui filme des soirées phénoménales. Toutes les scènes avec son enfant sont merveilleuses. C'est très, très émouvant. Moi, ça m'a vraiment touchée en plein cœur. On était beaucoup à pleurer dans la salle. C'est une bande de son qui est formidable. C'est un film sur l'amour, en fait, sur l'amour de soi, sur l'amour d'un autre, sur une relation amoureuse, sur l'amour de toute la communauté queer. C'est un film initiatique. C'est un film merveilleux. C'est un film à voir. Et c'est au cinéma le 11 novembre. Et c'est mon anniversaire. Yeah !
- Speaker #8
Tonight allows people a release. For all the hatred and violence that they keep up inside them.
- Speaker #9
Why don't you guys kill someone tonight ?
- Speaker #8
Because we don't feel the need to, Johnny.
- Speaker #9
Just remember all the good the purge does.
- Speaker #8
We'll be fine just like always, no worries, okay ?
- Speaker #2
Eh bien, quant à moi, je vais vous parler de The Purge. Purge. Alors vous allez me dire, mais avec quoi il vient Martin, cette période d'Halloween ? Ben moi, je ne l'avais jamais vu ce film sorti en 2013 avec Ethan Hawke et, comment il s'appelle, Lena Hedy. Voilà, film de James de Monaco. Voilà, si vous ne connaissez pas le concept, vous êtes dans une ville un petit peu, dans une société un petit peu futuriste, ou en tout cas alternative, dans laquelle le taux de criminalité est extrêmement bas. Pourquoi ? Parce que la loi se met en suspens complètement. Pendant 12 heures, une seule nuit par an, où les gens ont le droit de faire tout ce qu'ils veulent taper. Tapés, violés, tués, assassinés, réglés leur compte. Ça s'appelle La Purge. C'était Nightmare in America en français. Je ne sais plus comment ça s'appelle un truc comme ça. Ils ont traduit par un autre titre anglais. Eh bien, moi, je n'avais jamais vu. C'est génial. En fait, franchement, c'est un bon petit kiff. C'est complètement parfait en Halloween. Vous êtes dans un petit huis clos. Ce qui est intéressant aussi, c'est que le film, évidemment, il va suivre des personnages principaux qui ont l'air bien, surtout rapport, évidemment. Mais en fait, pas tant que ça. Ça va vous questionner sur des questions morales, un petit peu de cette famille, de qui, quoi. Les enfants sont peut-être un petit peu plus clairs, voyant que les parents. le méchant principal. Il est excellent, cette tête. Je ne sais pas où ils l'ont trouvé. Il est juste terrifiant. Vraiment une tête de méchant qui vous hante. En tout cas, The Purge, il est sur Netflix. Foncez ! C'est aussi un bon petit moment chocolat chaud sous la couette en cette période de post-Halloween.
- Speaker #3
Et toi ? Oui, toi. Merci d'avoir écouté notre nouvel épisode de Ce n'est que du cinéma. J'espère qu'il t'a plu parce que nous, on a adoré tous les films et on a adoré t'en parler. Alors, pour continuer à nous soutenir, N'oublie pas de parler de nous, de nous reposter, de mettre plein de commentaires et de mettre plein de j'aime, Ne nous oublie pas, continuez à nous faire vivre. Merci.
- Speaker #2
Merci beaucoup Julie et merci à toutes et à tous de nous avoir écouté. On espère que cet épisode il vous aura plu et merci à nos sponsors évidemment. Donc Suneur et Surimpression, nous on se retrouve très très bientôt pour un prochain épisode. A ciao ciao les amis.
- Speaker #0
A bientôt. Allez, ciao,
- Speaker #4
Tony, vous arrêtez,
- Speaker #0
je veux plus vous entendre Putain mais ça donne honte de couper des bites
- Speaker #4
Voilà