Speaker #0Avant de débuter l'épisode du jour, petite annonce. Cet été, je reste avec vous et même encore un peu plus, toujours le mardi mais désormais chaque semaine. L'été, c'est le moment idéal pour reposer votre esprit et explorer ce qui vous tient à cœur. Pour cela, j'ai eu très très envie de vous faire expérimenter concrètement les étapes d'un coaching et j'ai préparé pour vous 8 épisodes spéciaux appelés les cahiers de l'été pour vous guider en pas à pas. Chaque épisode contient des réflexions et un guide d'exercice pratique à télécharger. Retrouvez-moi sur Instagram pour poser vos questions, je répondrai à toutes. À la fin de l'été, je ferai un live spécial avec un bonus pour poursuivre votre expérience de coaching. Notez bien, ça commence le mardi 9 juillet et si ce n'est pas encore fait, c'est le moment. Abonnez-vous au podcast pour être notifié et participer à cette expérience préparée avec tout mon amour. Je referme ce teasing pour ouvrir l'épisode du jour. Bienvenue à celles qui nous rejoignent pour écouter "Celle qui", le podcast de celles qui osent se révéler. Moi, c'est Morgane, fondatrice de Cellest et mon ambition, c'est de permettre à chaque femme qui rejoint la communauté Cellest de se révéler dans sa singularité, d'explorer son potentiel et ses ressources uniques pour créer l'expérience de vie qui lui ressemble. A chaque épisode, je vous partage un instantané de vie, revisité dans une approche coaching, et quelques-unes de mes clés de lecture pour nous permettre de relever nos petits et grands défis et devenir celles que nous sommes. Maintenant, montez le son, place à l'épisode ! Alors, je voudrais vous parler aujourd'hui d'anxiété, et plus précisément de comment baisser le volume de cette anxiété. Je suis moi-même une grande anxieuse, mais spoiler, ça se travaille, donc je n'ai pas eu beaucoup de mal à illustrer le propos de cet épisode. Si vous êtes vous aussi parfois coincé dans cette petite boucle infernale, je vais vous partager de quoi comprendre et traverser un peu mieux cet état. Alors c'est parti, je vous emmène avec moi. Maintenant, imaginez. Dans le cadre de votre activité professionnelle, vous travaillez sur un projet majeur et un de vos collègues tarde à vous fournir des informations pourtant indispensables pour avancer. Vous voyez le temps filer, mais restez suspendu à cette attente qui va finir par vraiment vous mettre en zone rouge. Ou encore, vous avez planifié de longue date un événement très important pour vous, que vous avez choisi d'organiser en extérieur, et vous avez pour cela engagé des frais conséquents, mais la météo annonce un revirement inattendu. Ou enfin, vous êtes ultra investi dans votre projet entrepreneurial, le compteur de vos heures comme de l'année tourne, et vous avez maintenant en ligne de mire une deadline "stop ou encore", que seul votre investissement complet peut permettre de tenir. mais vous jonglez d'imprévu en imprévu et votre agenda vous échappe complètement. Car seulement voilà, vous ne pouvez pas contrôler le comportement de ceux qui vous entourent. Et oui, vos contraintes ne sont clairement pas celles, par exemple, de vos collègues. Le détachement de Jean-Yves, qui vous doit depuis une semaine un retour d'informations, et que vous voyez passer en aller-retour à la machine à café, et vous sort très détendu, "je ne t'oublie pas, promis", avant de se faxer dans son bureau jusqu'au prochain café, vous met les nerfs en pelote. Vous ne pouvez pas contrôler Jean-Yves, qui, malgré son détachement apparent, a sans doute aussi ses impératifs. Et bon ben, vous n'en faites pas partie... Vous ne pouvez pas non plus contrôler les circonstances extérieures. Cet événement imaginé de bout en bout, sous un grand soleil et par 25 degrés, sur la base d'une saison et de prévisions confiantes, bon, je suis d'accord, sur le sujet il faut être un peu joueur, qui risque de terminer donc sous la pluie et 12 degrés. On aura beau vous expliquer que le phénomène est dû dixit à une "goutte d'air froid", c'est rare mais ça arrive, il n'empêche que cet événement risque bien d'être arrosé mais pas comme vous l'aviez prévu. Pour moi, c'était un certain 4 juin 2011, jour de mariage, jour de mon mariage. Et enfin, vous ne pouvez par définition pas contrôler les imprévus. L'école qui vous demande de venir récupérer votre fille les deux dents devant en moins, heureusement pas définitive. Suite à un pogo improvisé et non consenti d'un camarade de classe. Le métro qui stationne en raison, je cite, "de la présence de personnes sur les voies" (quand est-ce qu'on se promène sur les voies ?), pour vous faire arriver en eau et 15 minutes de retard à votre rendez-vous client. Et vos engagements professionnels, pourtant majeurs, prennent un coup dans l'aile. Dans ces trois situations, vous pouvez voir poindre l'anxiété devant des circonstances qui nous échappent, qui échappent à notre contrôle. Je passe sur la colère, la déception, la frustration qui seront sans doute aussi au menu de ces situations. Pour me concentrer ici sur l'anxiété qui va s'inviter, plus discrètement, oserais-je dire sournoisement, mais sûrement. L'anxiété est une réponse émotionnelle normale à une menace perçue, une sorte d'appréhension plus-plus en anticipation d'un événement ou une situation à venir. Elle se caractérise par des pensées d'inquiétude, parfois en rumination, c'est-à-dire des pensées lancinantes, redondantes, avec en ligne de mire le scénario du pire. Mais également des manifestations physiques, des tensions, des douleurs, des difficultés à trouver le sommeil ou encore des réveils nocturnes notamment. J'ouvre ici une parenthèse. Lorsque cet état anxieux devient un "trouble anxieux", c'est-à-dire disproportionné par rapport à la situation, persistant et interférant de façon prolongée avec les activités quotidiennes, son traitement peut nécessiter ici une prise en charge médicale et ou thérapeutique adaptée. Je referme la parenthèse. L'anxiété, lorsqu'elle est donc passagère, est un état que nous pouvons toutes et tous rencontrer devant certains obstacles, certains challenges ou certaines échéances importantes. Des situations dont nous anticipons les conséquences négatives et pourtant à ce stade, complètement hypothétiques. C'est une hypothèse que nous posons parmi plein d'autres, et à partir de là, nous commençons à dérouler la pelote de nos pensées. Une pelote que l'on déroule en ligne droite vers, premièrement du stress, d'autant plus fort que nous concentrons nos pensées sur ce que nous ne pouvons pas contrôler. Deuxièmement, de l'inefficacité. Nous nous coupons de nos ressources face à une situation qui n'est pas dans notre zone de contrôle et nous empêchons donc de trouver de nouvelles solutions. Je vais vous proposer aujourd'hui d'emporter avec vous, non pas un, mais deux exercices pour agir sur ces deux dimensions. La première sur vos pensées, la deuxième sur vos zones d'action. Mettez pause et munissez-vous de quoi noter et on se retrouve dans la séquence pratique. Alors, premier exercice du jour. Il faut donc avoir en tête que ce sont nos pensées qui sont le terreau de cette anxiété. Nous venons de le voir, c'est la pensée d'anticipation d'une situation redoutée qui nous plonge dans un état anxieux. Si nous sommes capables de créer cela, nous pouvons aussi déconstruire le système qui en est à l'origine. Pour cela, petit exercice d'arrêt sur image pour mettre un peu à distance cette pensée anxieuse en l'observant un peu sous toutes les coutures. C'est parti pour ce petit exercice d'observation. Premièrement, repérez la pensée anxieuse. Notez sur un papier une pensée qui vous cause de l'anxiété. Rien que le fait de la déposer est une première démarche pour la mettre à distance et la désactiver. Essayez d'être aussi précis que possible. Imaginons par exemple une présentation importante à faire devant le CODIR de votre entreprise ou devant un client important. Cette pensée anxieuse pourrait être "je vais échouer à ma présentation demain et tout le monde va penser que je ne suis pas à la hauteur" Deuxièmement, identifiez ce qui la valide et l'invalide. Quelle est la preuve que cette pensée est vraie ? Par exemple, le stress me fait perdre le fil de mes pensées. Et quelle est la preuve que cette pensée n'est pas vraie ? Par exemple, j'ai déjà pitché avec succès devant d'autres audiences. Notez des exemples concrets pour chaque question. Placez-vous en avocat de chaque affirmation pour relever des faits. Troisièmement, évaluez la probabilité de sa réalisation. Quelle est la probabilité réelle que ce que je crains se produise ? Évaluez objectivement cette probabilité. Dans notre exemple, l'échec serait finalement de faire une erreur majeure de nature à planter la démonstration. C'est en fait peu probable, car je connais mon sujet. Au pire, on verra ma nervosité et je pourrais hésiter, mais le gros plantage est vraiment peu probable. Quatrièmement enfin, explorer des alternatives. Y a-t-il une autre façon de voir cette situation et d'imaginer une pensée qui me serait plus utile ? Penser à des perspectives différentes et réalistes ou des parades en cas de... Par exemple, "je ne peux pas être sûre de tout savoir, personne ne le peut et c'est humain. Et si j'ai un doute majeur, je proposerai de répondre au point après vérification". Dans cet exercice, l'idée n'est pas d'éviter la pensée anxieuse, mais vraiment d'aller à son contact, de la regarder sous toutes ses coutures pour la désactiver. Ce petit exercice mené doit vous permettre de zoomer votre attention sur la pensée anxieuse pour en affaiblir la portée, et ensuite de dézoomer pour vous permettre de voir la situation sous le prisme de nouvelles pensées plus utiles pour vous. Vous vous donnez ainsi les meilleures chances de traverser la situation redoutée en vous plaçant en mode solution et non pas en mode problème. Vraiment, je vous invite à le faire, c'est extrêmement riche d'enseignements. Tout autant que le prochain exercice qui suit, ne lâchez pas votre feuille et votre stylo. Deuxième exercice du jour, un exercice aussi simple que limpide et qui peut vous permettre de vous remettre aux manettes. Pour cela, je vous propose de faire une cartographie de vos zones de contrôle. Alors, de quoi parle-t-on ? Ce sont les différentes sphères où une personne peut exercer un contrôle ou une influence. Cet exercice permet d'aider à identifier où agir de manière proactive et où accepter les limites. Alors, ici encore, munissez-vous d'une feuille de papier. C'est un peu vintage, mais extrêmement important ici dans ces exercices. Le premier, c'était pour déposer la pensée. Le deuxième, c'est pour avoir cet effet visuel qui sera riche d'enseignement en fin d'exercice. Sur cette feuille, tracez trois cercles concentriques. Dans le cercle central, notez ce que vous pouvez contrôler directement. Il s'agit de votre zone de contrôle. Ce sont vos actions, vos réactions, vos comportements personnels, vos attitudes, vos efforts, vos habitudes quotidiennes. Vous avez l'idée. Dans le cercle intermédiaire, notez ce que vous pouvez influencer indirectement. Il s'agit de votre zone d'influence. Ce sont vos relations interpersonnelles, votre dynamique d'équipe par exemple au travail, des processus de travail. Enfin, dans le cercle extérieur, notez ce qui échappe totalement à votre contrôle. Il s'agit ici de votre zone de préoccupation. Des circonstances extérieures, climatiques, des décisions macroéconomiques, des événements mondiaux. Ici, l'idée est d'apprendre finalement à reconnaître ces aspects pour réduire l'anxiété associée et rediriger l'attention, l'énergie vers des domaines où vous pouvez avoir un impact. Réfléchissez à comment vous pouvez concentrer votre énergie sur les deux premiers cercles. C'est ici notamment et surtout dans le premier que vous devez passer le plus de temps. Et lorsque vous constatez que vous passez un peu trop de temps dans le troisième cercle, vous serez avec cet exercice en mesure de mieux vous en rendre compte et rediriger alors vos pensées en priorité dans le premier. Je vous invite à reprendre ces deux exercices à chaque fois que vous vous verrez glisser vers une zone d'anxiété. Allez au contact de vos pensées pour les retravailler avec cette intention de désactiver le scénario du pire. Et ensuite reprenez le contrôle pour diriger votre attention et vos actions au bon endroit. Faites-vous confiance pour traverser cette situation comme vous l'avez toujours fait, et pour tout ce qui s'est présenté à vous. Si vous m'écoutez, c'est que vous êtes encore là. Parole d'anxieuse, vous pouvez y arriver. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il peut être utile à d'autres femmes merveilleuses qui vous entourent, n'hésitez pas à le leur recommander. Il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Et si vous aussi vous avez osé faire, dire, accomplir, bref, vous réaliser et faire un pas vers celle que vous êtes aujourd'hui, n'hésitez pas à venir me raconter votre histoire. Je serais ravie de la partager ici au micro de ce podcast. Pour cela, rendez-vous sur le site de cellest.fr dans l'onglet ressources de ce podcast. 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