Speaker #0Avant de débuter l'épisode du jour, petite annonce. Cet été, je reste avec vous et même un peu plus. Toujours le mardi, mais désormais chaque semaine. L'été, c'est le moment idéal pour reposer votre esprit et explorer ce qui vous tient à cœur. Pour cela, j'ai eu très envie de vous faire expérimenter concrètement les étapes d'un coaching. et j'ai préparé pour vous 8 épisodes spéciaux appelés les cahiers de l'été pour vous guider en pas à pas dans cette expérience. Chaque épisode contient des réflexions et un guide d'exercice pratique à télécharger. Rejoignez-moi sur Instagram où je vais maintenant poser un peu plus mes valises cet été pour aller à votre contact. Vous pourrez m'y poser vos questions, je répondrai à toutes sans exception. A la fin de l'été, je ferai un live spécial avec un bonus pour poursuivre votre expérience de coaching. Alors notez bien, ça commence le mardi 9 juillet et ça se poursuit chaque mardi jusqu'au 27 août. Si ce n'est pas encore fait, c'est le moment. Abonnez-vous au podcast pour être notifié et participer à cette expérience 100% offerte et préparée avec tout mon amour. Retrouvez tous les détails en descriptif de cet épisode. Je referme ce teasing pour ouvrir l'épisode du jour. Bienvenue à Celles qui nous rejoignent pour écouter "Celle qui", le podcast de celles qui osent se révéler. Moi, c'est Morgane, fondatrice de Cellest, et mon ambition, c'est de permettre à chaque femme qui rejoint la communauté Cellest de se révéler dans sa singularité, d'explorer son potentiel et ses ressources uniques pour créer l'expérience de vie qui lui ressemble. A chaque épisode, je vous partage un instantané de vie, revisité dans une approche coaching, et quelques-unes de mes clés de lecture pour nous permettre de relever nos petits et grands défis et devenir celles que nous sommes. Maintenant, montez le son, place à l'épisode ! Aujourd'hui, nous allons explorer ensemble comment passer du mode problème au mode solution. C'est une lecture de la vie et du monde qui nous entoure, dans laquelle j'ai grandi, et qui me touche très personnellement. Mon père avait l'habitude de répéter devant n'importe quelle difficulté, petite ou grande, "Ma fille, pas de problème, que des solutions" Je ne savais pas à l'époque qu'il citait André Gide, maintenant je le sais, mais je garde au creux de mon cœur ces mots sages qui ont largement infusé et qui lui seront pour moi toujours associés. Le souvenir de ces mots m'a accompagnée pour l'écriture de cet épisode que je lui dédie. Maintenant, ouvrez grand vos oreilles et vos pensées, car la séquence pratique du jour est un peu spéciale. C'est parti ! Imaginez ! Vous pilotez un projet nécessitant du management transverse et vous vous retrouvez constamment à gérer des conflits personnels entre les membres de l'équipe projet. Ça fait partie du job, mais ces conflits à répétition commencent à sérieusement vous courir, à tel point que vous-même vous en perdez l'efficacité dans le pilotage. Autre salle, autre ambiance. À la maison, vous avez des difficultés à établir une routine saine pour vos enfants, ce qui entraîne des matins chaotiques, des soirées au pas de course et du stress pour tout le monde. En même temps, rien à faire, personne ne capte la fréquence de votre voix dans cette maison, ô rage, ô désespoir. Ou encore, vous essayez de jongler entre vos engagements professionnels et vos responsabilités familiales, mais vous avez l'impression de ne jamais réussir à tout concilier, ici, partout et nulle part. Vous vous sentez constamment épuisé et coupable de ne pas en faire assez. Le plus clair de votre bande passante mentale se concentre sur cet exercice d'équilibriste qui vous coûte beaucoup d'énergie. Ou enfin, vous avez un tas d'idées pour améliorer les processus de travail en équipe ou auprès de vos clients, mais à chaque fois que vous essayez d'en parler à votre boss, tout est balayé d'un revers de main auréolé d'un "on a toujours fait comme ça et ça marche très bien" À chaque réunion qui patine, à chaque demande client qui traîne, à chaque visio interminable, vous ne voyez plus que ça et vous vous voyez sombrer devant tant d'inefficacité. Niveau de frustration et de désengagement maximal. Dans ces quatre situations, on peut percevoir la place mentale qu'occupe le problème auquel on se heurte. Un problème, une situation comme une ornière sur lesquelles se cristallisent vos pensées et qui génèrent des émotions puissantes comme l'agacement, le découragement, la culpabilité ou encore la frustration. ici à peu près à tous les étages. Et plus vous y pensez, plus vous y pensez. Et en bout de course, une focalisation négative qui empêche de voir les ressources et les solutions à notre disposition. Le sujet prenant place dans nos pensées, la bonne nouvelle, c'est qu'on peut ouvrir le terrain de jeu pour aller voir ce qui s'y passe. Dans de telles situations, nous l'avons vu, nous allons investir nos pensées sur la situation, le contexte qui nous pose problème. C'est bien évidemment tout à fait logique et je dirais même normal. Notre cerveau est à la pointe dans cet exercice. Donnez-lui un problème à résoudre et il va le prendre. Et puis alors, sans rechigner. Il embarque ça très facilement pour le faire tourner en tâche passive, parfois sans même vous en rendre compte. J'ajoute dans cette équation le biais de négativité. Les êtres humains accordent plus d'importance et de poids aux expériences négatives qu'aux expériences positives. Un biais hérité de nos ancêtres, fort fort lointain, pour prêter plus d'attention aux menaces et aux dangers et ainsi augmenter nos chances de survie. Donc, emballé, c'est pesé et la machine se lance pour se concentrer sur cette situation, sur ce problème. Et souvent avec ces premières questions, là aussi très logiques. "Que se passe-t-il ? Et pourquoi on en est là ? Et quelle est la cause de ce problème ?" Les pensées vont se concentrer sur ce problème. Vous me direz, bah oui, c'est mieux pour le résoudre non ?. Eh bien non, vous réfléchissez certes, mais en mode problème. C'est un peu comme si vous vouliez faire une photo de votre spot de randonnée et que vous restiez en mode portrait au lieu de passer en grand angle. Vous avez un bout du paysage, mais il vous en manque les trois quarts. C'est dommage, parce que l'intérêt est peut-être ailleurs. Une de mes collègues disait, "si tu ne fais pas partie de la solution, c'est que tu fais partie du problème". Elle se reconnaîtra. Petite variante Orelsan, que j'aime bien aussi, "si tu as un problème avec tout le monde, c'est que le problème c'est toi". Alors, déplaçons nos pensées pour les rebrancher en mode solution. Le mode solution, c'est tout le parti pris de l'approche développée par Steve De Shazer, psychothérapeute américain dans les années 80, une thérapie brève dite IOS. Alors, non pas le logiciel à pommes, mais IOS comme Intervention Orientée Solution. Le principe de base est le suivant. Plutôt que de se concentrer sur les problèmes et leurs causes, cette approche se focalise sur les solutions et les ressources que l'on possède déjà. C'est une approche premièrement brève, un nombre limité de sessions sur un format court, orienté résultat. Deuxièmement, collaborative, c'est le client qui est l'expert de sa propre vie, et on mise donc sur les forces et les ressources uniques de la personne pour renforcer son autonomie et la confiance en soi. Troisièmement, positive, l'accent est mis sur un langage positif et constructif en posant des questions orientées vers le futur et les solutions. Enfin, c'est une approche tout terrain. C'est une approche flexible qui peut être utilisée à peu près sur tous les piliers de vie, couple, famille, relation, milieu professionnel et même scolaire. L'accent est ici mis sur l'écologie mentale. Alors, rien à voir avec le recyclage. Quand on parle d'écologie mentale, notamment en coaching, il est question d'une approche respectueuse du bien-être global. On porte ici l'attention sur ce qui est changeable, sur les solutions et les ressources plus que sur le problème. Et pour ça, on va partir de présupposés, c'est-à-dire d'un constat que l'on retient comme point de départ commun à tout le monde et qui sont les suivants. Premièrement, chacun définit ses propres objectifs. Deuxièmement, chacun a des ressources et des points forts qui lui sont propres pour résoudre ses problèmes. Troisièmement, Le changement est permanent, la situation qui pose problème n'est pas figée. Quatrièmement, il n'est pas nécessaire de tout comprendre du problème pour le résoudre. Hyper important. Et enfin cinquièmement, ce que vous pensez être un problème n'en est pas forcément un. Tout est une question de point de vue. Dans cette approche, on ne manquera bien sûr pas de relever une parfaite adéquation avec les principes clés de déontologie en coaching. Une intervention se déroule en trois étapes. Première étape, bon alors, on ouvre un peu ses chakras car l'intitulé peut rebuter. Cette étape s'appelle la "question miracle". L'idée c'est d'imaginer que vous vous réveillez un matin et par miracle, votre problème est résolu. A partir de là, on visite la scène avec une série de questions. Deuxième étape, les exceptions, pour considérer des situations où le dit problème était absent ou semblait moins présent et identifier les ressources à mobiliser. Troisième étape, l'échelle de progrès pour évaluer comment avancer. Maintenant que je vous ai partagé l'approche et son fonctionnement, je me suis posé la question de comment vous permettre d'en faire concrètement l'expérience. Je vais tenter ici un format de réflexion guidée. C'est une première dans ce podcast, mais je crois que c'est vraiment le format adapté. J'espère qu'elle vous plaira. N'hésitez pas à me le faire savoir par les liens de contact en descriptif de cet épisode. C'est donc une séquence à pratiquer au calme, idéalement en fin de journée, en vous assurant de ne pas être dérangé. Si ce n'est pas le cas maintenant, vous pouvez bien sûr poursuivre l'écoute, mais je vous invite à reprendre cette séquence dans les bonnes conditions et autant de fois que vous l'estimerez nécessaire. Vous devrez peut-être effectivement revenir plusieurs fois sur la question miracle pour vraiment rentrer dedans et permettre au fil de vos pensées de se dérouler. Abordez la séquence qui s'ouvre comme vous aborderiez une méditation guidée. Avec cette petite précision, n'hésitez pas à faire pause entre chaque question pour permettre à vos pensées d'infuser. Si vous êtes prêts, on y va ! Installez-vous confortablement, centrez-vous sur votre respiration et vos sensations corporelles. Vous refermez votre journée, vous passez en revue les épisodes du jour et votre attention se porte sur ce problème, cette situation qui vous pose difficulté et qui occupe vos pensées. Exprimez-la à voix haute ou mentalement. L'essentiel est que vous l'ayez bien en tête. Vous l'avez ? Imaginez maintenant que vous allez vous coucher et vous endormir sur ce problème non résolu. Pendant que vous dormez, que la maison est parfaitement au calme, un miracle se produit. Votre problème, ce problème qui vous occupe, est complètement résolu. Comme vous vous êtes endormi, vous ne savez pas que ce miracle s'est produit. Alors, vous vous réveillez le lendemain et vous observez. À quoi voyez-vous que ce miracle a eu lieu ou que votre objectif est atteint ? Qu'est-ce qui a changé ? Rentrez complètement dans ce que vous pouvez voir et observez attentivement. Quel est le premier indice, le premier signe vous indiquant ce changement ? Votre entourage, vos proches peuvent-ils voir ce qui a changé ? Qu'est-ce qu'ils verraient de changé d'ailleurs ? Quelle serait leur réaction en constatant à leur tour ce changement ? Et puis vous prenez conscience que ce problème a vraiment été résolu. Que vous dites-vous ? Comment est-ce que vous vous sentez ? Quelles sont vos pensées à cet instant bien précis ? Prenez le temps de les identifier. Qu'est-ce que ça va concrètement changer pour vous dans votre expérience de vie à partir de là ? Mais en fait, maintenant que vous y repensez, il y avait quand même déjà bien des moments, des périodes de votre vie où ce problème ne s'était pas produit, ou en tout cas était moins présent. Si on posait la question à vos proches, que vous répondraient-ils ? Et dans ces moments-là, qu'est-ce qui était différent justement ? En fait, ce miracle, vous l'avez peut-être déjà vécu. Les choses, les circonstances ont peut-être changé, mais vous l'avez peut-être déjà vécu. Comment vous pourriez recréer ces circonstances ? Qui pourrait vous aider ? De quoi auriez-vous besoin pour cela ? Maintenant, ouvrez les yeux. Si la situation de votre miracle était à 10, où vous situez-vous actuellement sur une échelle de 1 à 10 ? Qu'est-ce qui vous permettrait de monter d'un cran pour aller vers ce 10 ? Que faites-vous actuellement qui vous en éloigne ? Que devriez-vous faire de plus, de moins ou de différent pour vous en rapprocher ? Une fois la séquence terminée, notez dans un carnet tout ce que vos pensées vous ont livré comme informations. Vos ressentis, vos émotions, vos pensées, les moyens et les ressources qui vous sont venus à l'esprit, les personnes qui pourraient vous être des soutiens de qualité. Vous venez de faire l'expérience de comment accéder à votre mode solution par le pouvoir de vos pensées. Aucune clé magique, juste une exploration curieuse et attentive de vos ressources. C'est avec cet état d'esprit de confiance et de curiosité que je vous laisse aujourd'hui. et sur lesquels je vous donne rendez-vous à partir du 9 juillet, chaque mardi jusqu'au 27 août prochain, pour une série de 8 épisodes spéciaux, les cahiers de l'été, pour vous accompagner en pas à pas guidés à poser les fondations de vos petits et grands projets. Merci d'avoir écouté cet épisode. Pour ne pas manquer nos prochains rendez-vous du mardi, je vous invite à vous abonner. Si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à me le partager et à laisser vos étoiles et un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. Et si vous pensez qu'il peut être utile à d'autres femmes merveilleuses qui vous entourent, n'hésitez pas à le leur recommander. On se retrouve dans 15 jours, et d'ici là, prenez bien soin de vous.