Speaker #0Bienvenue à celles qui nous rejoignent pour écouter "Celle qui", le podcast de celles qui osent se révéler. Moi c'est Morgane, fondatrice de Cellest et mon ambition c'est de permettre à chaque femme qui rejoint la communauté Cellest de se révéler dans sa singularité, d'explorer son potentiel et ses ressources uniques pour créer l'expérience de vie qui lui ressemble. À chaque épisode, je vous partage un instantané de vie, revisité dans une approche coaching, et quelques-unes de mes clés de lecture pour nous permettre de relever nos petits et grands défis et devenir celles que nous sommes. Maintenant, montez le son, place à l'épisode ! Je vous retrouve dans l'épisode de ce mardi pour débuter avec vous une série de 5 épisodes sur les drivers. Ces messages contraignants, bien installés au chaud dans vos pensées, qui guident vos comportements, parfois au détriment de vos intérêts. 5 drivers donc, dont je vous faisais les présentations générales à l'épisode précédent. Débutons sans plus attendre par le premier de cette série : "Fais Plaisir". Alors, pour vous permettre de vous le représenter en action, imaginez. Vous terminez une semaine de travail sur les genoux, votre seule ambition pour le week-end, vous posez chez vous pour mettre votre cerveau en pause. Bim, votre moitié vous dit qu'elle a accepté une invitation à dîner, qu'elle ne peut pas décliner maintenant et que, allez, "ça va être sympa, ça va te changer les idées et puis ça leur fera plaisir de nous voir". Bon, ok, on ne va pas jouer les troubles fête, on se reposera plus tard. Deuxième cas de figure, vous clôturez un dossier important pour le lendemain. Quelques derniers détails et c'est terminé. Bim, un collègue passe une tête par-dessus votre épaule et vous demande de l'aide pour, ouvrez les guillemets, "un tout petit détail de rien du tout, vraiment ça prendra 3 minutes chrono". Refermez les guillemets. Allez, 3 minutes c'est rien et puis on ne peut pas le laisser comme ça. 3 minutes qui en prendront 30 avec un petit bonus pour une présentation PowerPoint. Vous terminerez votre dossier à vous en extra. Troisième exemple, votre meilleur ami a renoué avec sa passion du théâtre et vous invite à une représentation amateur. Malaise au sortir des 45 minutes car la performance tient plutôt de la contre-performance. Vous voudriez être sincère mais il y a mis tellement d'énergie, vous ne voulez pas blesser. Alors, vous remballez votre malaise avec un joli ruban doré et refermez le tout d'un "non, c'est pas mal du tout..." assez convenu en croisant les doigts pour que ça suffise. Une réunion d'équipe sur un projet clé de l'année. Le chef de projet présente la feuille de route à mettre en place d'ici trois mois dans un consensus unanime, fleur au fusil, votre patron au diapason. Seulement, vous avez repéré un point de patinage. Vous hésitez, juste ce qu'il faut pour laisser passer la fenêtre de tir, puis finalement, vous vous ravisez pour ne pas dénoter. Pourtant, trois mois plus tard, vous aviez vu juste. Dans ces quatre situations, vous voyez le driver "fais plaisir" à l'œuvre. Les hypothèses où il peut se présenter sont innombrables. Et même si ce driver n'est pas en majeur dans votre profil, je ne doute pas que vous pourrez très facilement identifier une situation dans laquelle le cas de figure s'est présenté. Alors, quelques indices complémentaires pour le repérer. Par exemple, une tendance à rechercher le consensus en toute situation, à hocher la tête instinctivement, à éviter le conflit au maximum, à être plutôt souriant, avenant, serviable, à vouloir anticiper les besoins des autres, à s'affirmer ou contredire peu, à vouloir plutôt rendre service. Si vous êtes dans ce driver, on vous reconnaît une certaine adaptabilité, une souplesse, un goût pour le travail en équipe ou encore votre disponibilité. Des personnalités qu'on retient comme agréables, qui communiquent facilement avec un bon relationnel et particulièrement tournées vers le besoin des autres. Une certaine idée du dévouement, et si je devais retenir un personnage qui incarne ou illustre cette idée à l'extrême, ce serait peut-être l'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Maintenant que vous avez une idée plus précise pour reconnaître ce driver, allons voir ce qui se joue là-haut dans votre cerveau. Lorsque vous présentez en majeur ce driver, vous exposer à la déception, à la contrariété, à la désapprobation des autres vous est tout simplement insupportable. Les messages contraignants qui alimentent votre bande passante sont par exemple "Allez, faut savoir être sympa" "Je ne veux pas déranger", "je ne veux pas blesser", "je ne veux pas qu'on se fâche". "Je ne veux pas me faire remarquer". "Si je fais ceci ou cela, alors on m'appréciera". "Je dois faire ceci ou cela pour qu'on reconnaisse ma valeur". "Les besoins, les contraintes des autres passent avant les miens ou les miennes". La promesse que vous vous faites derrière ces messages est "Je peux faire plaisir à tout le monde" avec l'étiquette de la bonne élève. Une promesse, vous l'aurez bien compris, illusoire et qui n'est pas gratuite ni pour vous ni pour les autres. Et je vais vous en donner le détail. Car seulement voilà. L'activation systématique de ce driver peut présenter un réel coût, ou devrais-je dire plutôt des coûts, avec une TVA majorée rendant l'addition plutôt salée. Premièrement, un coût pour vous. On peut notamment retenir une fatigue accumulée d'un déficit de repos qui se creuse, du stress à revoir vos priorités en permanence, de la culpabilité à faire l'impasse sur votre sincérité, du ressentiment et de la frustration à ne pas oser exprimer votre avis, de l'anxiété dans un dilemme permanent à l'idée de décevoir, globalement un épuisement émotionnel. Mais ce n'est pas tout. Deuxièmement, un coût pour les autres et plus globalement pour votre écosystème. Dans trois des quatre exemples que j'ai retenus, on peut par exemple retenir une qualité de présence et d'écoute dégradée lorsque vous venez dans une énergie de contrainte, la perte d'une chance de cet ami de retravailler son art, privé de votre avis sincère, ou encore l'opportunité perdue de cette équipe d'intégrer votre remarque au bon moment pour éviter le couac. Ce ne sont bien sûr que quelques exemples, mais vous l'aurez compris. Agir en driver fait plaisir recèle des notes de frais importantes qui, sur la durée, entraînent une déconnexion. Une déconnexion à vous et, par certains aspects, à ceux qui vous entourent. Alors que c'est paradoxalement ce qui peut être le plus redouté lorsqu'on présente ce driver en majeur. Alors, pourquoi ça peut valoir le coup de s'en préoccuper ? Je vous propose de poursuivre l'analyse. Je le disais à l'épisode 4 présentant le sujet des drivers, le travail sur un driver peut être utile, voire nécessaire, lorsque son activation devient contre-productive. Alors, soyons clairs, il ne s'agit pas de remettre en question toutes les situations où vous vous êtes sollicité pour sortir le carton rouge. Non, il s'agit de regarder de près les situations précises dans lesquelles vous faites un arbitrage systématiquement en votre défaveur pour reléguer au second plan vos priorités et chercher à ne pas déplaire. Sur la durée, notez bien que la surreprésentation de ce driver peut nourrir. Par exemple, un manque d'initiative pour poursuivre vos projets, car faire passer vos projets au premier plan nécessitera de faire passer ceux des autres au second. Un refus d'obstacle lorsqu'il s'agit de prendre une responsabilité, car assumer cette responsabilité pourra impliquer à un moment ou à un autre d'imposer votre choix. Un risque de tomber dans le piège de la manipulation, car si vous êtes bien ancré dans le "fais plaisir". Relevez que cela pourra être une aubaine pour certaines de vos relations, qui, pour les plus honnêtes, auront en tête de toujours pouvoir compter sur vous, votre fiabilité sans faille à les aider, pour les moins honnêtes, sciemment en tirer parti à leur avantage. On peut également relever une incapacité à dire non, avec le sentiment de perdre le contrôle de votre temps, de vos ressources, de votre énergie. et en bout de course une frustration oppressante que tous vous échappent, une sensation de subir. On peut également retenir une certaine dispersion par une dilution de vos priorités au bénéfice de celles des autres, tout cela alimentant en toile de fond un manque global d'affirmation de soi. Corriger le driver "fais plaisir" va consister, dans ces cas de figure, à retrouver un point d'équilibre sain entre le désir de satisfaire les autres et la nécessité de prendre soin de soi-même. Alors, si vous vous reconnaissez dans ce driver, ce qui va suivre est pour vous. Le travail sur un driver va se faire à l'aide de pensées dites antidotes ou encore permissions. Ce sont des pensées que vous allez intentionnellement mobiliser afin de vous permettre de le rééquilibrer. Pour le driver "fais plaisir", la pensée antidote est "Pensez aussi à vous" Une pensée que je vous propose d'orienter plus particulièrement sur votre cadre à vous, votre cadre de sécurité, cet espace VIP où vous êtes le seul et unique VIP. Une permission que je vous propose de visiter avec deux lectures complémentaires. La première va être précisément de travailler cette attention à vous. Et j'arrive directement là où ça fait mal : prendre soin de vous, de vos priorités n'est pas un acte égoïste. Comprenez que si vous ne prenez pas soin de vous et de vos priorités, vous vous exposez à ne plus être en capacité d'être là ou pleinement opérationnel pour vos relations, et tout particulièrement pour celles qui comptent le plus pour vous. Pour vous le représenter, je vais utiliser un classique du genre, mais je pense assez parlant. Pensez à un voyage en avion. Lorsque vous voyez la démo des masques à oxygène qui tombent et que l'on vous demande, dans ce cas précis, d'accord, hyper mal embarqué et en situation catastrophe, mais bon, c'est pour l'exemple, de vous préoccuper d'abord de placer ce masque pour vous avant de vous préoccuper de vos proches, c'est la même idée. Si vous ne vous occupez pas d'abord de vous, vous amputez d'autant les chances d'être là pour les autres. Donc, ce n'est pas mal de vous replacer au centre de vos priorités, c'est même sain et salutaire pour tout le monde. La seconde lecture va être de poser votre cadre, vos conditions. Il s'agit de définir votre zone vitale, votre zone de développement, votre zone d'épanouissement. Bref, cet espace réservé où vous êtes en accès VIP. Une zone à défendre et à protéger. Cette zone comporte un balisage strict avec des limites à ne pas dépasser pour vous permettre de nourrir vos besoins, de concrétiser vos objectifs, de vous réaliser. Alors, c'est une zone souvent résumée au pouvoir du non. Savoir dire non est certes important, mais je ne veux pas résumer la démarche à ce non qui peut enfermer, resserrer et, d'une certaine façon, étriquer la manière de faire. Le mot-clé qui me semble le plus approprié est ici, l'assertivité. L'assertivité, c'est la capacité à s'exprimer de manière directe et honnête, en respectant ses opinions, ses besoins, ses sentiments, tout en respectant de la même façon ceux des autres. Cela implique de développer une communication efficace avec des compromis équilibrés. L'assertivité est bien plus qu'un nom froid et austère. C'est une attitude qui permet de poser votre cadre dans le respect mutuel en recherchant la zone de compromis sans renoncer à vos besoins, vos responsabilités, vos priorités. C'est une démarche en quatre étapes. La première étant de reconnaître la demande qui vous est adressée. Deuxièmement, de poser vos propres responsabilités. Trois, de décliner la demande telle qu'elle vous est formulée. Quatre, de proposer une alternative, une ouverture. Alors, en pratique, dans l'exemple du collègue qui vous sollicite en dernière minute, cela pourrait ressembler à "je vois bien la situation et je comprends ton besoin, mais je dois pour le moment moi-même boucler ce dossier sur lequel je suis attendue et pour lequel je me suis engagée pour demain. Je ne peux donc pas regarder le point maintenant, mais je peux me rendre disponible demain, à moins que tu vois une autre solution ?". C'est une approche qui se travaille pour permettre de pouvoir la mobiliser avec fluidité, mais vous avez ici l'idée. Pour poursuivre la réflexion à ce stade, voici ce que je vous propose d'emporter avec vous aujourd'hui. Si vous vous êtes reconnu dans ce driver, je vous invite, à chaque fois que vous le verrez à l'œuvre et que vous percevez que vous êtes poussé à y répondre par une énergie de contrainte, à suspendre votre oui Lorsque vous êtes sollicité. Entre le oui et le non il existe un sas libérateur, une sorte de salle d'attente dans laquelle vous allez vous donner l'espace mental pour observer précisément les circonstances dans lesquelles cela se présente, considérer ce que vous aviez prévu de faire et pourquoi, pour reposer vos objectifs, vos priorités, votre espace VIP, et décider d'accepter ou de décliner en conscience après avoir vérifié que votre espace VIP était bien sécurisé. Et si vous n'êtes pas personnellement dans ce driver, mais que vous le relevez chez une personne à laquelle vous tenez, donnez-lui ce petit coup de pouce. S'il répond oui du tac au tac, ouvrez vous-même cet espace de permission pour lui permettre de suspendre son oui. C'est votre relation croisée qui pourra en ressortir plus forte avec une connexion pleine d'empathie. Merci pour elle. Je vous donne maintenant rendez-vous au prochain épisode pour partager avec vous le deuxième driver de cette série : "Sois forte". Merci d'avoir écouté cet épisode. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il peut être utile à d'autres femmes merveilleuses qui vous entourent, n'hésitez pas à le leur recommander. Il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Et si vous aussi vous avez osé faire, dire, accomplir, bref, vous réaliser et faire un pas vers celle que vous êtes aujourd'hui, n'hésitez pas à venir me raconter votre histoire. Je serais ravie de la partager ici au micro de ce podcast. Pour cela, rendez-vous sur le site de cellest.fr dans l'onglet ressources de ce podcast. Adressez-moi votre message dans la rubrique participer à celle qui. et d'ici là prenez bien soin de vous on se retrouve dans 15 jours