Speaker #0Bienvenue à Celles qui nous rejoignent pour écouter "Celle qui", le podcast de Celles qui osent se révéler. Moi, c'est Morgane, fondatrice de Cellest, et mon ambition, c'est de permettre à chaque femme qui rejoint la communauté Cellest de se révéler dans sa singularité, d'explorer son potentiel et ses ressources uniques pour créer l'expérience de vie qui lui ressemble. À chaque épisode, je vous partage un instantané de vie, revisité dans une approche coaching, et quelques-unes de mes clés de lecture pour nous permettre de relever nos petits et grands défis et devenir celles que nous sommes. Maintenant, montez le son, place à l'épisode ! Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel épisode ! Je vous remercie de me suivre chaque fois un peu plus nombreuses et nombreuses. Pour ne pas manquer les prochains épisodes, pensez à activer l'option "Suivre ce podcast" sur Apple Podcast ou "s'abonner" et activer la cloche sur Spotify notamment. Je vous partage aujourd'hui le message d'Adelaïde laissé sur Apple Podcast. "J'ai tout de suite accroché et ai hâte de découvrir la suite. Merci Morgane pour ce podcast de qualité et vos mots inspirants et impactants. Le format est parfait pour moi : simplicité et efficacité. L'épisode "Cultiver un état d'esprit de développement" a vraiment résonné en moi et m'a donné des clés pour travailler sur un manque de confiance en moi". Merci mille fois Adélaïde pour ce message. Je referme cette parenthèse et je vous retrouve donc aujourd'hui pour ce cinquième et dernier épisode de cette série sur les Drivers, ces petites pensées contraignantes dont je vous brossais le portrait général à l'épisode 4. Après le driver "fais plaisir", le "sois fort", le "sois parfaite", le "dépêche-toi", abordons aujourd'hui ce cinquième et dernier driver, "fais un effort". Alors, pour vous permettre de vous le représenter en action, imaginez. Vous occupez un poste dit à forte expertise, je pense notamment à la finance, la comptabilité, ou encore bien sûr le juridique pour ceux que je connais le mieux, mais la liste est large. Et vous devez préparer une analyse permettant de soutenir le lancement d'un projet de négociation commerciale par exemple. Votre profil d'expert vous conduit à vérifier le moindre détail. Rien ne doit vous échapper, c'est votre job, non ? Des travaux avaient bien déjà été avancés par un collègue, mais vous préférez tout reprendre de zéro. C'est le prix à payer. Vous enchaînez les heures de travail, seul gage acceptable de votre résultat. Autre illustration, vous ambitionnez de développer votre fibre artistique dans la photographie par exemple. Pour cela, pas de secret, il faut se plonger dans la technique du sujet, apprendre, comprendre, expérimenter, recommencer. Vous vous plongez dans d'innombrables ouvrages sur le sujet, regardez des tutos sur Youtube, rejoignez des forums d'experts, suivez des comptes Instagram de photographes reconnus. Des heures au carré pour intégrer tout cela, mais c'est la rançon à payer pour y parvenir. Faire et refaire, et recommencer jusqu'à ce que. Troisième exemple, vous lancez votre entreprise et vous investissez sans compter dans vos heures. Ce n'est pas le moment de se reposer, d'autant que vous êtes solo dans l'aventure. Vous investissez un temps inconsidéré dans les domaines très éloignés de votre cœur de métier. Ce n'est pas votre tasse de thé, mais passage obligé. Vous reprenez à votre compte des références comptables, épluchez des textes de loi, tâtonnez dans le référencement et le webdesign. Au prix de précieuses heures de sommeil. Vous vous reposerez plus tard, ça ne va pas se faire tout seul. Dans ces trois situations, vous voyez le driver "fais des efforts" à l'œuvre. On peut aussi le reconnaître à l'aide de marqueurs externes. Ces marqueurs pourront être une tendance par exemple à être peu avenant, à se concentrer à l'excès quitte à ignorer, sciemment ou non son entourage, à une certaine lassitude, à pointer du doigt, à incriminer ceux qui ne fournissent selon vous pas suffisamment d'efforts, à être parfois dans une posture moralisatrice, à compliquer les choses jusqu'à se disperser, et parfois à se sentir menacé par les autres. Si vous êtes dans ce driver, on vous reconnaît facilement votre persévérance, votre prudence et votre vigilance, mais la note la plus marquée sera votre côté travailleur, voire laborieux. C'est-à-dire un résultat obtenu à l'effort et l'endurance, avec une capacité de travail certaine, qui produit le résultat attendu, mais sans aucune facilité. Pour moi, c'est typiquement le Shadok avec l'engagement, voire la passion en plus. Maintenant que vous avez une idée plus précise pour reconnaître ce driver, allons voir ce qui se joue là-haut dans votre cerveau. Lorsque vous présentez en majeur ce driver, vous pensez devoir toujours en faire plus pour réussir ou être reconnu dans votre rôle. Votre capacité à surmonter les difficultés ne tient que par votre travail acharné. Pourtant, vous nourrissez malgré vous une tendance à l'insatisfaction, même après avoir abattu une montagne d'heures dont vous faites dépendre votre valeur personnelle. La culpabilité de ne jamais en faire assez, votre ligne d'arrivée reculant à mesure que vous avancez, la fatigue associée à cette culpabilité qui vous empêche de vous autoriser les temps de repos, la peur de l'échec qui pourrait être un marqueur d'imposture car perçu comme le résultat d'un manque d'effort. Les messages contraignants qui sont votre bande passante sont par exemple si ce n'est pas difficile à atteindre, ça n'a pas de valeur on n'a rien sans rien, tu dois toujours travailler dur pour réussir dans la vie, tu dois te sacrifier pour obtenir ce que tu veux dans la vie, t u dois prouver ta valeur en travaillant dur et en dépassant les attentes, il faut souffrir pour réussir, tu dois faire plus d'efforts que les autres pour atteindre tes objectifs, le repos, c'est pour les faibles. La promesse que vous vous faites derrière ces messages est "Si on s'acharne et si on se fatigue, on gagne toujours". Cette pensée reflète la croyance profonde selon laquelle la valeur personnelle est directement liée à la quantité d'efforts déployés. Un schéma de pensée dont vous aurez tout de suite saisi, je pense, les dangers. Car seulement voilà, lorsque vous êtes dans ce driver, la valeur travail tient la pole position et surclasse sans difficulté vos autres piliers de vie : relations amicales ou affectives, familles, loisirs, et certainement au premier plan, votre santé mentale et physique. Vous êtes abonné au stress chronique, que vous ne percevez même plus ou à peine, votre hygiène de vie et votre santé peuvent facilement devenir des variables d'ajustement au service de votre investissement, professionnel notamment. Votre surinvestissement génère par ailleurs une déconnexion avec vos proches ou vos relations, susceptibles d'entraîner conflits et ressentiments. La surreprésentation de ce driver va donc donner lieu à de forts risques d'épuisement, vous l'aurez tout de suite compris, une perte de la notion de plaisir, une tendance à compliquer inutilement les choses ou les processus, une attitude critique ou de dénigrement de vos relations, un acharnement au travail, des difficultés à concrétiser les projets, un manque d'autonomie. Corriger ce driver va consister à reconnaître et valoriser la qualité et l'efficacité du travail plutôt que la quantité d'efforts déployés. Cette démarche peut permettre de rééquilibrer les enjeux en présence et notamment votre santé et votre bien-être général. En apprenant à accepter ses limites et à être plus indulgent envers soi-même, l'idée est ici de cultiver un sentiment de satisfaction et de contentement indépendamment des réalisations externes. Alors si vous vous reconnaissez dans ce driver, ce qui va suivre est pour vous. Pour rappel, le travail sur un driver va se faire à l'aide de pensées dites antidotes ou encore permissions. Ce sont des pensées que vous allez intentionnellement mobiliser afin de vous permettre de le rééquilibrer. Pour le driver "fais des efforts", la pensée antidote est "Réussissez à votre mesure" Une pensée que je vous propose d'orienter particulièrement sur une simplification de vos réalisations en ciblant votre zone à forte valeur ajoutée. Derrière cette pensée antidote, l'idée est de vous autoriser à diminuer la voilure de vos actions, tout en les recentrant vers plus d'efficacité, sans dispersion. Travailler c'est bien, travailler moins et plus efficacement, c'est mieux. Pour soutenir cette approche, prenons la loi dite de Pareto. Vous en avez certainement déjà entendu parler, mais je vous repartage les idées clés. Vilfredo Pareto, économiste italien du XIXe siècle, a observé ce phénomène pour la première fois lorsqu'il étudiait la répartition de la richesse en Italie à cette époque. Il a constaté que dans de nombreuses situations économiques et sociales notamment, Une minorité de la population possédait une grande partie de la richesse, tandis que la majorité possédait une part beaucoup plus petite. Cette observation l'a amené à formuler ce qui est maintenant connu sous le nom de la loi dite de Pareto. Le concept qu'il en a extrait postule donc qu'environ 80% des effets sont les résultats de 20% des causes. Ramené au sujet qui est le nôtre, 80% de vos résultats seraient ainsi produits par 20% de vos actions. C'est un ordre de grandeur, bien sûr, on peut tolérer 70/30, mais vous avez l'idée. Comme j'aime bien planter les concepts avec des idées concrètes, un exercice que je m'applique personnellement pour m'approprier les sujets, je vais ici filer une métaphore culinaire. Pensez à un chef à la tête d'un restaurant renommé, une jolie carte proposée au menu qu'il a travaillée dans les moindres détails, Et pour servir cette carte chaque jour, en bon professionnel, il dispose d'une cuisine équipée toute option avec une mention particulière sur le choix des ingrédients nécessaires qu'il s'assure d'avoir en quantité suffisante, de façon uniforme à ce stade, pour couvrir tout le menu proposé. Seulement lorsqu'il fait son bilan, il se rend compte que 80% des commandes passées se sont portées sur un petit top 3 de sa carte, ce top 3 qu'il est capable de réaliser avec 20% des produits en boutique. Pour les autres plats de sa carte, il fonctionne à perte. À sa place, continueriez-vous à prévoir les mêmes niveaux de stock pour les plats les moins choisis ? On me souffle dans l'oreillette que la réponse est raisonnablement : non. Il va bien évidemment ajuster son approche pour la dimensionner au besoin. Et bien, pareil dans votre écologie mentale, dans la conduite d'un projet, soyez ce chef qui adapte et concentre son talent au bon endroit. Concentrez vos efforts sur votre zone à plus forte valeur ajoutée, idéalement même votre zone de talent, celle qui produira le plus de résultats avec un effort mieux calibré. Ainsi, lorsque vous vous lancerez tête baissée, prête à abattre la montagne de travail que vous vous êtes assignée, faites un petit arrêt sur image et regardez de plus près les actions à forte valeur ajoutée, celles qui ont un impact direct et déterminant sur le résultat que vous cherchez à obtenir. Pour cela, et pour poursuivre la réflexion à ce stade, voici ce que je vous propose d'emporter avec vous aujourd'hui. A chaque fois que vous rentrerez dans le dur de vos actions avec ce ressenti de pénibilité, pensez 80-20 et déroulez ce que vous êtes en train de faire à la lumière de ce 80-20 en suivant les 4 étapes suivantes. Premièrement, triez vos actions pour ne retenir que celles à plus forte valeur ajoutée. Choisir, c'est renoncer. Choisissez judicieusement, le sort vous sera favorable. Et contrairement aux Hunger Games, vous ne jouez pas votre vie. Vous avez le droit de reconsidérer plus tard la pertinence de ce choix, mais à ce stade, triez sur le volet. Deuxièmement, assurez-vous de leur impact. Élémentaire, me direz-vous. Pas toujours. La question à se poser est, est-ce que cette action vient concrètement servir la réalisation de l'objectif ? Si la réponse est "moui...", reprenez jusqu'à obtenir un "oui" franc et clair. Troisièmement, restez vigilant pour simplifier les process et supprimer les étapes superflues. Exit les usines à gaz. Enfin, distribuez dans le temps. Rien de pire que le tout tout de suite. Source de stress, confusion et désengagement. Une chose à la fois pour avancer sûrement, mais surtout utilement. Ce petit exercice mené avec attention et intention envers vous pourra être un peu déroutant. Il va supposer pour vous de choisir intentionnellement, et je vous le disais, choisir c'est renoncer. Mais en concentrant vos efforts sur ce qui a le plus d'impact et en acceptant de laisser de côté ce qui en a le moins, vous y trouverez un effet de levier puissant pour vous afin de vous redonner de l'espace mental et vous autoriser à vous ressourcer. Une équation gagnante sur la durée que vous avez tout intérêt à tenter, disons, dès maintenant ? Merci d'avoir écouté cet épisode. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il peut être utile à d'autres femmes merveilleuses qui vous entourent, n'hésitez pas à le leur recommander. Il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Et si vous aussi vous avez osé, faire, dire, accomplir, bref, vous réaliser et faire un pas vers celle que vous êtes aujourd'hui, n'hésitez pas à venir me raconter votre histoire. Je serais ravie de la partager ici, au micro de ce podcast. Pour cela, rendez-vous sur le site de cellest.fr, dans l'onglet Ressources de ce podcast. Adressez-moi votre message dans la rubrique "Participer à celle qui" Et d'ici là, prenez bien soin de vous, on se retrouve dans 15 jours.