Speaker #0Bienvenue à celles qui nous rejoignent pour écouter "Celle qui", le podcast de celles qui osent se révéler. Moi c'est Morgane, fondatrice de Cellest et mon ambition c'est de permettre à chaque femme qui rejoint la communauté Cellest de se révéler dans sa singularité, d'explorer son potentiel et ses ressources uniques pour créer l'expérience de vie qui lui ressemble. A chaque épisode, je vous partage un instantané de vie, revisité dans une approche coaching, et quelques-unes de mes clés de lecture pour nous permettre de relever nos petits et grands défis et devenir celles que nous sommes. Maintenant, montez le son, place à l'épisode ! Je vous retrouve avec plaisir pour ce deuxième épisode de C'est le qui. Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un sujet que j'ai tout particulièrement rencontré en coaching, mais pas que. Un sujet partagé par beaucoup d'entre nous, mais je le pense tout particulièrement par les femmes. Celui du manque de confiance dans nos capacités, que j'ai pu relever bien souvent au travers de cette phrase je ne me sens pas assez Un sujet qui, je dois vous l'avouer, s'est invité pendant longtemps dans mes pensées et s'y réinvite régulièrement. Alors maintenant, imaginez. Repensez à une situation dans laquelle vous avez exprimé intérieurement, ou même à voix haute, c'est typiquement cette confidence que vous pourriez faire à votre meilleur ami, ce ressenti de ne pas être assez. Je ne me sens pas assez à l'aise pour parler en public. Je ne me sens pas assez compétente pour candidater à ce poste. Je n'ai pas assez de répartie pour mener cette négociation. Je ne me sens pas assez créative pour proposer mes idées. Je ne me sens pas assez légitime pour prendre ce poste de management. Je ne me sens pas assez solide pour me lancer dans l'entrepreneuriat. Vous pouvez compléter à l'envie cette liste de tout ce qui fait appel à une compétence, un savoir, une aptitude que vous ne détenez pas ou, spoiler, à laquelle vous pensez ne pas pouvoir accéder. J'en ai entendu et je me suis entendu le penser des dizaines de fois. Alors je suis certaine que vous en tenez au moins une parmi les situations que vous avez rencontrées. Je vous propose de la garder bien en tête pour aborder ce qui va suivre. Seulement voilà, que se passe-t-il lorsque vous vous surprenez à dire ou vous dire je ne suis pas assez, trois petits points complétés avec ce que vous avez relevé juste avant ? Dans l'immédiat, le constat est sans doute celui d'une démobilisation. C'est effectivement une pensée qui va venir vous couper les ailes avec une efficacité redoutable. Ça, c'est le constat matériel, ce qui s'impose à vous assez froidement. Mais allons un petit peu plus loin pour comprendre ce qui se joue là-haut, dans notre cerveau, parce que tout part de là. Notre cerveau est une mécanique de pointe pour évaluer en permanence les risques et les opportunités. Pour mener cette performance ordinaire dont nous n'avons même pas conscience, notre cerveau a en stock une immense bibliothèque. Cette bibliothèque a été construite à partir des apprentissages qui nous ont été proposés enfants puis adultes. de normes sociales dans lesquelles nous avons été élevés, ou encore d'expériences que nous avons à notre actif. Cette bibliothèque nous permet de composer notre cadre de référence. Notre cerveau va opérer un aller-retour permanent entre les circonstances qui nous entourent et ce cadre de référence pour nous permettre de choisir l'option qui nous sera la plus favorable, ou en tout cas la moins risquée. Cette comparaison est donc un mécanisme on ne peut plus normal A la base, rien de bien méchant et même quelque chose de plutôt bien intentionné Notre cerveau un ami dévoué donc ultra performant qui nous veut du bien Jusque là, RAS La machine s'enraye lorsque nous rentrons dans la comparaison non pas pour apprécier ou évaluer nos circonstances mais pour nous évaluer nous-mêmes Vous n'évaluez donc plus un contexte favorable ou défavorable, mais vous par rapport aux autres. Vous entrez dans la comparaison qu'on pourrait dire sociale. Littéralement, ce je ne suis pas assez c'est l'activation de cette comparaison appliquée à vous-même. Vous ne vous sentez pas assez par rapport à une norme, un comportement, un attendu ou un résultat que vous retenez comme une référence à attendre de vous. Vous vous situez par rapport à cette référence et à partir de là, vous regardez si la balance est à l'équilibre entre vous et les autres. Certains y nourrissent leur égo, D'autres y affûtent les couteaux pour le découper en pièces. Et c'est ici, à cet endroit bien précis, que vous pouvez aller activer le décodeur et changer la donne. Alors, pourquoi ça peut valoir le coup de s'en préoccuper ? Parce qu'il y a une mauvaise couverture réseau de votre cerveau. Sachez que cet exercice d'évaluation, aussi bien mené qu'il puisse l'être, est à la fois très incomplet et potentiellement biaisé. Premièrement incomplet, car votre cerveau le mène à partir des informations disponibles. À reprendre la métaphore du réseau, le signal de prise d'informations n'est pas continu. Je vous le disais plus haut, votre cadre de référence est le résultat combiné de vos apprentissages, des normes sociales au contact desquelles vous évoluez, et également de vos propres expériences. Vous n'avez malheureusement pas toutes les cartes en main. Des apprentissages qui ont été sélectionnés, des normes qui sont issues de votre milieu, familial, social, professionnel, etc., et des expériences que vous avez pour partie à votre actif, mais pour une petite partie seulement. Ce cadre est donc un échantillon de la réalité, votre représentation en fait de ce qui vous entoure, mais n'est pas la réalité dans son entièreté. Il forge également vos croyances utiles ou limitantes, un système de croyances sur lequel je reviendrai, mais dans le cadre d'un prochain épisode. Deuxièmement, il est biaisé, car cette comparaison sociale est faussée. Je poursuis la métaphore du réseau, le signal est ici brouillé. En effet, cette comparaison est parfois faussement objectivée par des signes extérieurs de réussite, des déclarations de succès, une apparente facilité ou encore un talent supposé. C'est la partie émergée de l'iceberg, celle qu'on vous laisse voir. Il y a dans tout cela tout ce que ces autres ne vous disent pas, la partie immergée de l'iceberg. Derrière un succès peut-être des années d'échec, derrière une prestation brillamment réalisée, des heures de préparation, derrière cette apparente aisance ou facilité, une somme d'expérience, derrière ce talent supposé, des mois voire des années de pratique. C'est un biais de raisonnement auquel il faut être attentif, car il vient également flouter encore un peu plus la photo de votre représentation de la situation. Cela s'appelle le biais du survivant, cette tendance à retenir en référence un succès ou une réussite spécifique qui vient éclipser les échecs qui ont précédé. Alors maintenant qu'on s'est dit ça, je voudrais vous permettre d'aller au-delà. Cette analyse vous permet certes de mieux comprendre ce qui se joue, mais à ce stade ne vous en dit pas beaucoup plus pour dépasser cette zone. Et c'est bien sûr toute la puissance du coaching que d'aller activer des outils, des réflexions ou des ressources pour débloquer le frein à main. Je vous partage la réflexion qui est la mienne. C'est une réflexion que je me suis personnellement appliquée et que je continue de mobiliser très régulièrement, à chaque fois que je me prends à me dire je ne suis pas assez Car ce je ne suis pas assez s'invite avec une facilité mais alors déconcertante, en réalité à chaque fois que vous vous proposez ou que vous vous proposerez de faire ou d'accomplir ce que vous n'avez pas encore tenté. Autant vous dire que c'est juste mon quotidien depuis que j'ai décidé de créer Céleste. Cette réflexion part d'un enseignement que je vous livrerai en conclusion du premier épisode, celle de se faire confiance non pour savoir mais pour apprendre. Je répète, se faire confiance, non pour savoir, mais pour apprendre. Opérer ce petit ajustement peut absolument tout changer. C'est choisir de mobiliser un état d'esprit d'apprentissage, aussi appelé growth mindset qui mise donc sur votre potentiel de développement. Il vient contrebalancer très efficacement l'état d'esprit de comparaison, qui peut démobiliser si on ne le travaille pas utilement. Pourquoi ? Car il vous replace au centre de l'action pour vous donner les meilleurs moyens de réaliser ce que vous souhaitez. Cultiver cet état d'esprit est une compétence précieuse pour tout ce qui peut se présenter à vous, tant dans votre champ personnel que professionnel. C'est aborder chaque obstacle, chaque frein, chaque challenge avec une curiosité permanente. En embarquant avec vous cette démarche de curiosité, Vous enclenchez le mode solution et vous vous adressez les bonnes questions pour obtenir vos solutions et vous permettre d'accéder à tout ce dont vous avez besoin pour réaliser vos ambitions. Vous pouvez la développer assez facilement pourvu que vous y prétiez attention. Elle est une des clés qui vous permettra d'ouvrir d'innombrables portes pour dépasser ce qui vous freine dans votre développement. A l'appui de cette réflexion, Imaginez bien que les personnes que vous avez en référence dans le domaine que vous voudriez vous aussi rejoindre ne se sont pas levées un matin en sachant tout naturellement faire ce qu'elles font de mieux aujourd'hui. Elles l'ont juste appris, pratiqué, développé et perfectionné. Et cet apprentissage vous est tout autant accessible. Alors, pour poursuivre l'exercice à ce stade, je vous propose d'emporter avec vous ce qui suit. Tentez ce petit ajustement en vous disant je ne suis pas encore assez Vous switchez ainsi du constat froid de ne pas être assez à la dynamique de mouvement pour apprendre. Et tout de suite après, la démarche est d'enclencher la réflexion pour identifier là où les compétences à développer, là où les ressources personnelles ou externes à mobiliser. le contexte pour débuter en confiance et ainsi nourrir cette dynamique d'évolution. Cela pourrait donner par exemple, je ne me sens pas encore assez à l'aise pour parler en public, quelles compétences, quelles ressources pourrais-je développer ou aller chercher pour y parvenir ? Est-ce que je peux développer cette aisance à plus petite échelle dans un cercle de confiance ? Je n'ai pas encore assez de répartie pour mener cette négociation. Quelles compétences dois-je acquérir pour conduire avec fluidité une négociation ? Qui, dans mon entourage ou dans mes relations, la maîtrise pour aller la solliciter ? Je ne me sens pas encore assez légitime pour prendre ce poste de management. Qu'est-ce qui me permettrait de me sentir légitime ? Quelles sont les compétences de management ou de leadership que je pense devoir acquérir ? Comment les travailler dès à présent ? Je ne suis pas encore assez solide pour me lancer dans l'entrepreneuriat. De quoi aurais-je besoin pour me sentir solide ? Dans quel domaine je me sens au contraire plutôt solide et pourquoi ? dans quelle mesure je peux m'appuyer dessus pour consolider ce qui me manque. Avec ces questions, vous ouvrez mécaniquement le champ de vos réflexions pour préciser ce dont vous avez besoin. L'idée est de vous permettre de vous placer en contributrice active de ce qui vous manque et une fois identifié, vous le rendre plus facilement accessible. Et vous pourriez bien découvrir, en vous posant ces questions, que finalement, il ne vous manque pas grand-chose et peut-être même rien. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il peut être utile à d'autres femmes merveilleuses qui vous entourent, n'hésitez pas à le leur recommander. Il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Et si vous aussi vous avez osé faire, dire, accomplir, bref, vous réaliser et faire un pas vers celle que vous êtes aujourd'hui, n'hésitez pas à venir me raconter votre histoire. Je serais ravie de la partager ici au micro de ce podcast. Pour cela, rendez-vous sur le site de cellest.fr dans l'onglet ressources de ce podcast. Adressez-moi votre message dans la rubrique "participer à celle qui". Et d'ici là, prenez bien soin de vous, on se retrouve dans 15 jours.