Speaker #0Bienvenue à celles qui nous rejoignent pour écouter "Celle qui", le podcast de celles qui osent se révéler. Moi c'est Morgane, fondatrice de Cellest et mon ambition c'est de permettre à chaque femme qui rejoint la communauté Cellest de se révéler dans sa singularité, d'explorer son potentiel et ses ressources uniques pour créer l'expérience de vie qui lui ressemble. A chaque épisode, je vous partage un instantané de vie, revisité dans une approche coaching, et quelques-unes de mes clés de lecture pour nous permettre de relever nos petits et grands défis et devenir celles que nous sommes. Maintenant, montez le son, place à l'épisode ! Je voudrais débuter cet épisode par vous remercier. Merci à celles et ceux, et oui, qui m'ont adressé leurs messages et leurs mots doux sur leur expérience d'écoute de ce podcast. L'exercice reste une nouveauté et reconnaissons-le, un challenge pour moi, mais entendre et lire vos expériences en retour m'ont sincèrement touchée et m'invite à poursuivre sur ma lancée. Par ailleurs, n'hésitez pas à me faire part par mail ou sur les réseaux sociaux, vous retrouverez mes points de contact dans les notes de cet épisode, de ce que vous aimeriez voir partagé dans les prochains. Même si je compte déjà plus d'une trentaine de sujets que je vais aborder avec vous dans ce podcast, me connecter au maximum à vos préoccupations ne fera qu'enrichir l'expérience ici partagée. Venons-en maintenant au sujet du jour de ce troisième épisode. Je voudrais évoquer aujourd'hui avec vous une situation qui, je le pense, vous parlera assez largement, car vous le verrez, j'ai pris le parti d'en faire une lecture croisée. J'ai nommé le sentiment, sinon le constat, de devoir être sur tous les fronts, tout le temps, sans pouvoir passer la main. Pour cela, imaginez. Repensez à une situation dans laquelle vous vous entendez dire ou vous dire, en tant que manager d'une équipe par exemple, Je dois vraiment être sur tous les sujets parce que sinon ça n'avance pas ou pas comme je le veux. En tant que conjointe, si je n'y pense pas, il ou elle n'y pensera pas ou trop tard. J'ai beau lui dire, lui rappeler de faire telle ou telle chose, rien à faire, ça n'imprime pas. En tant que parent, je finis systématiquement par faire ou repasser derrière mon ou mes enfants, parce que sinon tout reste à peu près là où ça tombe, et non, par terre n'est pas une place, et que bon finalement ça ira peut-être un peu plus vite si je m'en occupe directement. Toute ressemblance avec des faits et des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence. Vous pouvez aller chercher dans d'autres rôles, amis, collègues, voisins, ce que vous voulez. L'idée est de bien identifier la situation dans laquelle, pour faire simple, vous constatez ne pas avoir d'autre choix que d'intervenir pour gérer la dite situation, sinon vous allez tout droit dans le décor. Vous l'avez ? Alors nous pouvons poursuivre sur l'étape d'après. Seulement voilà. Alors, prenons le temps de faire un arrêt sur l'image. Ce constat comporte un double effet kiss cool. Oui, encore une petite référence années 90. J'avoue, j'aime bien. Le premier, assez évident et qui pour le coup n'a rien de très rafraîchissant, c'est celui pour vous d'un sentiment d'overdose de sollicitation, avec à la clé, contrariété, débordement, stress, frustration, et déroulons la plot jusqu'au bout, un agacement persistant que vous enfermez dans un joli sourire ultra bright, à la longue de moins en moins bright. Le second effet est plus subtil. Alors, pour vous le représenter, je vais vous demander de changer votre angle de vue pour vous faire accéder à une lecture complémentaire de ce qui se joue dans ces situations. Pour cela, petit déplacement de caméra pour vous mettre à la place de ce collègue, ce conjoint ou cet enfant, dans les trois exemples que j'ai retenus. Que se passe-t-il pour chacun d'entre eux lorsque vous prenez l'option, avec la meilleure des intentions le plus souvent, de faire à leur place ? On peut imaginer qu'un collaborateur régulièrement bypassé finisse par attendre patiemment votre feu vert avant de poursuivre. plutôt que de détricoter des actions menées, donc à la clé du désengagement. On peut imaginer que votre moitié coupe court à toute initiative parce que dixit, vous gérez tout ça comme personne, et puis il lui manquera la moitié des informations nécessaires, et puis à quoi bon, même quand c'est fait, ce n'est pas comme vous l'attendiez, à la clé du désinvestissement. On peut enfin imaginer que votre ou vos enfants finissent par se laisser porter par la vague, parce que vous finissez toujours par faire à leur place, par rapidité et ou par efficacité, pour tout le monde et surtout pour vous. À la longue, en plus, une situation pas si inconfortable, en surface en tout cas, et à la clé, une désimplication dans la logistique quotidienne. Vu sous cet angle, vous l'aurez bien compris, démobilisation de votre petit écosystème et épuisement en ligne de mire pour vous. Alors, fin d'histoire ? La boucle est bouclée, on n'en parle plus ? Non, maintenant vous commencez à connaître la suite, je ne vous laisse pas là bien sûr. Alors, pourquoi ça peut valoir le coup de s'en préoccuper ? Lorsque vous constatez ce type de situation, de deux choses l'une. Soit tout le monde y trouve son compte, et dans ce cas, circuler y'a rien à voir. Soit, et c'est le pari que je ferais, vous vous trouvez dans une relation déséquilibrée, qui sur la durée finit par peser notamment sur vous. Et le tout dans une boucle infernale qui s'auto-alimente. Plus vous faites à la place de, plus vous serez appelé à le faire. Pour être équilibré, une relation doit offrir à chacun la possibilité d'occuper pleinement sa place. Voyez chacune de ces relations comme une danse, une métaphore qui me permet d'introduire ici la notion de partenaire. Partenaire à cette relation. Approchez chacun d'eux, collaborateurs, conjoints, et oui, même votre enfant, comme un partenaire. Et je choisis avec soin ce terme qui porte en lui la clé du rééquilibrage. Dans cette danse, situez avec précision vos espaces. Telle partie est votre espace, telle autre partie est son espace. Vous n'envahissez pas son espace, il n'envahit pas votre espace. Petite référence cinématographique pour celles qui l'ont. Cette définition permet de fixer un cadre à votre relation. C'est au prix de cette discipline qu'on évite de se marcher sur les pieds et, en bout de course, de se les prendre dans le tapis. Cet espace est à la fois un espace de responsabilité et de croissance. De responsabilité tout d'abord. Attribuer cet espace, c'est lui reconnaître le rôle que ce partenaire a à jouer. un rôle avec des droits, des devoirs, qui fondent sa responsabilité pour permettre d'assumer les conséquences positives ou négatives, de croissance ensuite, et c'est la suite logique de cette responsabilité. C'est dans cet espace que les apprentissages se font. C'est en occupant sa place, en faisant ou manquant de faire qu'on apprend. On n'apprend jamais mieux que par soi-même. On peut transformer au premier essai comme trébucher et se planter. Tant mieux, l'erreur est un accélérateur de cet apprentissage. La combinaison des deux, responsabilité et croissance, est la clé pour permettre d'occuper pleinement la place de chacun. À la lumière de ces réflexions, Comprenez bien qu'en occupant complètement cet espace, vous empêchez malgré vous, ces partenaires à vos relations, de faire par eux-mêmes cette expérience, leur expérience, dans leur parfaite imperfection. Alors vous allez me dire, oui d'accord, c'est bien, mais quand même Morgane, on se dit du coup qu'on laisse tout en plan et on attend gentiment que ça se passe ? Alors non, je vais vous proposer d'embarquer avec vous ce petit shift. Lorsque vous êtes amené à intervenir sur ces situations, vous êtes déjà dans le faire, c'est-à-dire dans la mise en place de la solution. Et c'est très précisément là que je vous invite à porter votre attention. Pour cela, je voudrais maintenant que vous remontiez d'un cran pour vous placer un peu plus haut. Alors, ça veut dire quoi remonter d'un cran ? Je vous explique. L'idée est ici de vous placer au niveau de vos besoins. Ces besoins sont parfois explicites mais très souvent implicites. Et quand ils ne sont pas satisfaits, vos actions, votre communication, votre savoir-être frictionnent. Vous pouvez reconnaître cette friction quand vous voyez poindre à l'horizon frustration, mal-être, démotivation et comportements récurrents ou parasites. La question à se poser est de quoi ai-je besoin dans cette situation ? Qu'est-ce qui m'anime derrière ce ressenti ? Une fois identifié dans chacune de ces situations, vous avez ensuite tout l'espace disponible pour exprimer votre besoin à votre partenaire. Ensuite, à charge pour lui d'y répondre avec les solutions qu'il pourra vous proposer. Car oui, ce besoin peut être satisfait de plusieurs manières. Vous avez bien en tête votre solution à vous, selon vous la meilleure, donc celle à retenir, mais c'est une solution parmi plein d'autres. La subtilité est donc de déplacer votre demande de la solution à mettre en place, qui est une sorte d'exigence dans le comment, à l'expression de votre besoin, pour ensuite ouvrir à l'autre la possibilité d'y répondre avec ce qu'il a à sa disposition dans sa propre bannette. Sa solution sera nécessairement plus accessible pour lui que la vôtre. Même si vous savez que la vôtre a fait ses preuves, laissez sa chance au produit et permettez d'accueillir une autre solution. En approchant vos relations de la sorte, vous réintroduisez des zones de responsabilité et donc un point d'équilibre dans vos relations. Cette démarche suppose pour vous un certain exercice de lâcher prise dans le comment, je vous l'accorde. Mais une fois réalisé, regardez ensemble si ce qui a été mis en place répond bien aux besoins. Sinon ajustez en partageant ce qui a manqué, sans céder à la tentation de faire à la place d'eux. Oui, ce serait plus rapide et efficace que de le faire directement, mais notez bien que si vous retenez cette option, vous alimentez la spirale. Donc, permettez à l'autre de refaire autrement. Vous permettez ainsi à cet autre, partenaire de votre relation, d'apprendre et d'apprendre toujours mieux pour lui permettre d'occuper toute sa place. Alors, pour poursuivre l'exercice à ce stade, je vous propose d'emporter avec vous ce qui suit. La prochaine fois qu'une telle situation se présentera pour vous, faites un arrêt sur image pour, dans un premier temps, faire cet exercice de recadrage et tenter de vous placer du point de vue de votre partenaire. Encore mieux, vous pouvez même confronter votre hypothèse pour la confirmer directement auprès de la personne concernée. Vous réinvestissez ainsi dans votre relation de l'écoute et de la connexion. Dans un second temps, partagez le ressenti que génère chez vous la situation constatée. et enfin exprimer votre besoin et demander à votre partenaire comment il pourrait y répondre. Cela pourrait ressembler, en retenant l'exemple du manager avec son équipe, J'ai été amené à intervenir plusieurs fois en direct sur le suivi de ce dossier. Peut-être qu'il a manqué des informations nécessaires pour éviter cela, est-ce le cas ? Cette situation a créé un peu de débordement me concernant. J'ai besoin que tu puisses conduire en autonomie et en confiance la suite. As-tu une idée ou une proposition en tête pour avancer dans ce sens ? Si le lâcher prise vous travaille un peu trop fort, allez-y progressivement pour assurer que les enjeux en présence permettent une souplesse acceptable à la fois pour vous et pour votre partenaire. Pour cela, à chaque fois que cet enjeu n'est pas crucial, retenez qu'il vaut mieux fait que parfait. Vous devenez ainsi chaque jour une personne un peu plus confiante, inspirante, responsabilisante. De ces personnes au contact desquelles on se sent exister, vous nourrissez la valeur et la capacité de contribution de chacun et une vraie qualité relationnelle. Et vous pourriez bien vous surprendre en misant sur le potentiel de vos partenaires, à vous enrichir vous aussi et y trouver goût dans l'espace mental ainsi retrouvé. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il peut être utile à d'autres femmes merveilleuses qui vous entourent, n'hésitez pas à le leur recommander. Il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Et si vous aussi vous avez osé faire, dire, accomplir, bref, vous réaliser et faire un pas vers celle que vous êtes aujourd'hui, n'hésitez pas à venir me raconter votre histoire. Je serais ravie de la partager ici au micro de ce podcast. Pour cela, rendez-vous sur le site de cellest.fr dans l'onglet ressources de ce podcast. Adressez-moi votre message dans la rubrique "participer à celle qui". Et d'ici là, prenez bien soin de vous, on se retrouve dans 15 jours.