Description
Rire cynique, flamme sorcière.
Sous la crasse, une vérité nue,
Je fais du chaos une vertu.
Couvert du liquide crasseux du non-sens,
J’ai ri dans la boue pour rester en transe.
L’âme vendue un temps — pour un bail, pour un pain,
À vouloir rentrer dans un monde malsain.
Collaborer avec le pire du pire,
Juste pour un toit, pour pas mourir.
Mais j’ai vu les chaînes, j’en ai fait des colliers,
J’ai craché sur le dogme et chanté mes regrets.
Je me suis noyé dans la marée grise,
Cherchant des bulles d’extase, des brèches promises.
Je cherche encore l’enthousiasme, la joie,
L’éclatement pur du kaléidoscope roi.
Refrain :
Desa an Ipos ayer,
Ipos, Je suis le bouffon, mais j’fais peur.
J’ri au nez du réel figé,
Ma dérision fait buguer la réalité.
J'ai éteint mon feu sur l'autel du normé
Mais rien n'est jamais déterminé
Dans les flammes de l'enfer
Je vais le rallumer
Raffiner les jours pourris,
Les transformer en confettis.
Un pas en arrière ? Non, une pirouette,
L’absurde devient fête quand on l’admet.
Je prends mes chaînes, je les mâche,
J’crache des blagues sur leur panache.
Faut arrêter de chouiner, frère,
Rire est une arme, pas une prière.
Avaler frustrations, bouffer désirs,
Sublimer les failles, en faire un délire.
Peut-être, oui, en faire une adoration,
Un chemin noir vers l’exaltation.
Refrain :
Desa an Ipos ayer,
Tu veux la lumière ? Plonge dans la poussière.
Fais de ton spleen une prière sale,
Et ton sarcasme, une arme fatale.
Ipos, j'ai éteint mon feu sur l'autel du normé
Mais rien n'est jamais déterminé
Dans les flammes de l'enfer
Je vais le rallumer
Rire de son scepticisme,
Auto-dérision : ma sorcellerie, mon charisme.
J’ai toujours cherché l’inexistant,
Et j’l’ai trouvé dans un miroir pétant.
Le bonheur ? C’est pas une maison,
C’est de l’énergie en combustion.
Et l’énergie ? C’est la résilience,
C’est cracher des étoiles dans le silence.
Je me concentre sur le multivers,
Fuck le monde manifesté, trop pervers.
Je suis Ipos, le fou des ombres,
Et mes rires font trembler les tombes.
Dernier refrain... offrande
Desa an Ipos ayer,
Le clown pleure, le démon éclaire.
Je fais le deuil de mon rêve flingué,
Pour mieux vivre l’imaginaire affranchi.
Harlequins aux vêtements de jour et de nuit
Aux couleurs de mort et de vie
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