- Speaker #0
C'est la meilleure station de radio.
- Speaker #1
Simplement la meilleure.
- Speaker #2
Dans le monde. Simplement la meilleure.
- Speaker #1
Carri-session.
- Speaker #3
Bienvenue dans ce premier podcast de Charis Action dans le fabuleux pouvoir d'être humain. Aujourd'hui on parle d'un sujet délicat et fascinant. Pourquoi notre propre puissance nous fait peur ? Marianne Williamson l'a écrit mieux que personne. Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas humains. pas à la hauteur, mais que nous soyons puissants au-delà de toute mesure. C'est notre lumière et non notre obscurité qui nous effraient le plus. Et moi, je crois profondément à cette idée. Ce n'est pas Dieu qu'on craint, c'est le moment où il commence à vivre à travers nous. Parce que pendant longtemps, on s'est fait croire que Dieu était le seul. On s'est construit une image de nous-mêmes, un personnage social, une solidité de façade. On a tous essayé d'être quelqu'un, de plaire, de correspondre. Alors forcément, quand le fabuleux pouvoir s'éveille, il vient bousculer tout ce décor. Il te demande de lâcher les châteaux de sable, de revenir à la vérité nue. Et c'est là que la peur commence. Pas la peur de Dieu, mais la peur de perdre tout ce qu'on croyait être. Alors ? Danielle, bienvenue chez toi, bienvenue à Charis Action. Je suis Yves London, première question. Pourquoi ce pouvoir qui devrait nous libérer nous fait-il si peur ?
- Speaker #4
Oui, exactement, ce n'est pas Dieu qu'on craint. C'est la déconstruction de tout ce que nous avons construit pour se sentir en vie. Parce que le fabuleux pouvoir, c'est un retour à l'essentiel. Et l'essentiel, lui, il fait tomber tout ce qui existe de trop dans nos vies. Tu vois ? Pendant des années, on a bâti des châteaux de sable, des identités sociales, des certitudes, des images, des réussites qui nous donnaient l'illusion d'être quelqu'un. Et puis un jour, ce pouvoir spirituel, cette présence intérieure commence à se réveiller et elle souffle sur tout ceci. Ce n'est pas une destruction, c'est une purification. Comment s'était identifié à des murs ? Quand ils se fondent, on croit que c'est nous qui disparaissons. On panique, on s'accroche parce qu'on ne sait plus qui on est. Sans nos rôles, nos masques, nos validations. Pourtant, c'est là que commence la vraie vie. Jésus disait, si la graine ne tombe, elle reste seule. Mais si elle meurt, elle porte beaucoup plus de fruits. Et c'est ça, le cœur du fabuleux pouvoir. Acceptez que ce qui doit mourir en nous meurt, pour que la graine divine puisse enfin germer. Tant qu'on s'approche à nos châteaux de sable, on empêche la graine de respirer. Mais le jour où on laisse tomber les murs, alors le souffle passe. Ce n'est pas Dieu qu'on craint, je le répète. C'est cette respiration-là. Parce qu'elle rend tout vivant. Et elle fait mourir ce qui était faux. Et notre peur, c'est de perdre ce faux monde. Avant de réaliser qu'on est déjà enraciné dans le vrai. Mais en réalité, le vrai pouvoir ne nous arrache rien. Il nous rend à nous-mêmes. Il réveille en nous ce qui était divin depuis toujours. Mais avant de renaître, il faut accepter de passer par cette traversée du désert. Ce moment où la graine est encore enfuie dans la terre, et où rien ne semble pousser. C'est le silence avant la floraison, et c'est souvent là que beaucoup de personnes s'arrêtent, alors qu'ils sont juste à un souffle de la lumière. C'est dommage.
- Speaker #1
C'est très beau ce que tu dis.
- Speaker #3
Et ça me fait penser à cette phrase de Jacques Brel. Le plus difficile pour partir de Douala à New York, ce n'est pas de partir à New York, c'est de quitter Douala. Tu penses que la peur du fabuleux pouvoir, c'est avant tout la peur de quitter le connu ?
- Speaker #4
Complètement, complètement. On ne craint pas tant la lumière que la traversée. Partir de Dois-Las, c'est quitter la zone où tout le monde te reconnaît, où tu sais comment jouer ton rôle. C'est renoncer à ce moi familier qui s'est construit dans le regard des autres. Quitter Dois-Las, c'est symboliquement accepter de ne plus appartenir à la logique du monde. Ça fait peur, parce qu'on confond souvent appartenance et existence. Le fabuleux pouvoir, c'est une sortie du décor. Tu ne brilles plus pour être applaudi, tu rayonnes parce que tu es aligné. Et ça, pour la chair, c'est un exil. Pour l'esprit, c'est un retour à la maison.
- Speaker #1
Exceptionnel.
- Speaker #3
Tu parles de ce basculement entre le monde de la chair et celui de l'esprit. Est-ce que c'est ça finalement la grande peur ? Abandonner le pouvoir de la chair pour retrouver celui de l'être ?
- Speaker #4
Oui, parce que le pouvoir de la chair, c'est celui qui veut paraître, posséder, contrôler. C'est un pouvoir horizontal qui dépend du regard extérieur. Le pouvoir de l'être, lui, il est vertical. Il ne s'impose pas. Il s'élève, il te demande de lâcher le besoin d'être vu pour te reconnecter à la source qui te voit déjà. Et cette bastule, elle fait peur parce qu'elle t'enlève tous les appuis humains. Tu ne dépends plus des côtes du monde, tu dépends du souffle de Dieu. Et cette liberté-là, pour beaucoup, ressemble à tomber dans le vide.
- Speaker #3
Dans les différentes formations de Charis Action, tu parles souvent du choix entre deux vibrations, entre deux maîtres. Jésus disait, on ne peut pas servir deux maîtres à la fois. Est-ce que c'est de cela qu'il parlait ?
- Speaker #4
Encore oui. On ne peut pas servir la peur et l'amour à la fois. On ne peut pas vivre dans le contrôle et dans la conscience. Le Christ ne parlait pas seulement de morale. Il parlait de loi intérieure. Soit tu vives à partir de ton manque, soit tu vives à partir de ta plénitude. Le fabuleux pouvoir, c'est quand tu choisis la plénitude. Même si tu ne vois encore rien autour de toi, à ce moment-là, tu cesses de lutter contre la vie. Tu commences à... pour opérer avec elle.
- Speaker #3
Wow ! Et quand on parvient à l'activer, ce pouvoir, ce fabuleux pouvoir, à quoi ça ressemble vraiment ?
- Speaker #4
Attention, ce n'est pas un feu d'artifice. C'est un silence. C'est une paix qui ne dépend plus de rien. Tu n'as plus besoin de convaincre, ni de te défendre. Tu ressens une cohérence entre ton cœur, ta pensée et ton action. Tu deviens un canal, pas un moteur. Et dans ce silence, tu comprends. Le fabuleux pouvoir, ce n'est pas d'avoir du pouvoir. c'est de laisser Dieu vivre au travers de toi.
- Speaker #3
Magnifique ! Alors Danielle, si on devait résumer, pourquoi est-ce que ce fabuleux pouvoir d'être humain pétille si peur ?
- Speaker #4
Parce qu'il m'est fait en la comédie. Il détrône la chair, il détrône l'ego. Il rend inutile tout ce qui brillait sans lumière. Parce qu'il nous oblige à être vrai, même quand c'est inconfortable. Et parce que ce pouvoir-là, c'est l'amour pur. Et l'amour, quand il est vrai, il dévore tout ce qui n'est pas lui.
- Speaker #3
Merci beaucoup. beaucoup, Daniel. Peut-être que c'est ça, finalement, le cœur du fabuleux pouvoir. Il ne nous demande pas de devenir puissants, mais d'oser être vrais. Comme le disait une fois de plus pour clôturer Marianne Williamson, nous sommes tous appelés à briller comme des enfants de Dieu. Et cette lumière, on ne la mérite pas. Elle est déjà présente dans chacun d'entre nous. Merci à toi Daniel et à vous tous qui nous écoutez. Osez quitter Douala, osez, osez quitter le colis pour rejoindre ce lieu où Dieu vous attend déjà.
- Speaker #2
En vous. S'il vous plaît le BEST, carré Sassion.