- Speaker #0
Si vous aviez la tête pendre à galérer pour enregistrer, on pourrait avoir le micro pour avoir un récepteur. Si je pars sur le côté, c'est pas grave. Non, c'est pas grave. Bonjour, bienvenue dans Chemin de Vie, un podcast qui part à la rencontre de personnes aux métiers divers et variés, qui vont nous raconter leur parcours, leurs choix, leurs doutes. leur réorientation aussi parfois, afin que vous puissiez vous aussi vous identifier peut-être à un métier qui pourrait plus vous correspondre et plus vous stimuler. Aujourd'hui, on est avec Cathy. Cathy qui est une amie, ancienne collègue, mais aujourd'hui devenue amie. Bonjour. Elle est un petit peu stressée, c'est normal. L'exercice n'est pas évident. Cathy, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Je m'appelle Cathy, 38 ans, assistante commerciale au sein de l'UAB. depuis 7 ans maintenant.
- Speaker #0
7 ans déjà ?
- Speaker #1
Oui, déjà.
- Speaker #0
Ça fait 7 ans qu'on s'est rencontrées parce qu'on s'est rencontrées dans l'entreprise dans laquelle Cathy est toujours.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours ? Quel enfant tu étais par rapport à l'école, par rapport à tout ça ?
- Speaker #1
Je n'aimais pas l'école.
- Speaker #0
À partir de quand tu t'es rendue compte que tu n'aimais vraiment pas l'école ?
- Speaker #1
Moi, depuis très jeune, je pense. Non, je n'ai jamais aimé l'école, je n'ai jamais aimé les cours, je n'ai jamais aimé suivre, je n'ai jamais aimé... Ce n'était pas mon truc. depuis quand ? je pense que ça a toujours été à partir de la 6ème des années collège où tu te rends un peu plus compte des choses et on commence à te parler d'orientation et tu sais pas du tout dans quoi tu veux t'engager j'avais des idées mais je t'ai pas tu savais pas trop vers quoi t'orienter et la Cathy du lycée elle voulait faire quoi comme métier ? La Cathy du lycée, elle aurait aimé plus s'orienter vers la coiffure, l'esthétique, voilà.
- Speaker #0
Pour quelle raison, du coup, t'as pas pu t'orienter vers des métiers d'esthétique, comme la coiffure ? Par manque de moyens. Par manque de moyens, ok.
- Speaker #1
Donc je me suis orientée vers la vente.
- Speaker #0
Ok, et donc t'as fait un lycée général ?
- Speaker #1
Alors, à partir de la quatrième, je suis partie en troisième technologique à la maison familiale du Poiré-sur-Vie. C'est une école Alors maintenant les maisons familiales on connait un peu plus A l'époque c'était pas réputé du tout Pour l'échec scolaire Et pas du tout C'est comme une troisième Je pense que ça existe maintenant une troisième professionnelle Où tu fais des stages T'as trois stages à faire dans l'année Où tu veux Donc n'importe quelle entreprise T'as un premier stage qui dure trois semaines Un deuxième qui dure un mois Et le troisième qui dure deux ou trois trois mois, je ne sais plus.
- Speaker #0
OK. Oui, ça te permet vraiment de découvrir des environnements et tout. Tu les as faits où, toi ?
- Speaker #1
Je les ai tous faits au même endroit. OK. Je les ai faits... J'ai commencé par l'Halo Vêtements, en centre-ville.
- Speaker #0
OK. Par choix, tu as fait les trois au même endroit ou...
- Speaker #1
Ouais. En fait, ça s'est très, très bien passé. Et du coup, comme je savais que je n'avais pas de moyens d'aller dans la coiffure ou l'esthétique et que ça se passait bien là-bas, j'ai choisi la facilité et j'ai fait mes trois stages là-bas. Mon regret. Tu regrettes ? Oui.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce qu'en fait, j'avais d'infimes possibilités.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
de faire dans n'importe même autre corps de métier. J'aurais pu faire du social, j'aurais pu...
- Speaker #0
Et même pour découvrir et peut-être te rendre compte « Ah ben en fait, c'est pas pour moi, mais au moins t'aurais découvert. » C'est ça.
- Speaker #1
Mais je pense que je suis restée déjà en 3e dans ma zone de confort.
- Speaker #0
Et pourquoi t'as pas voulu faire, même en restant dans la vente, mais dans d'autres enseignes, par exemple ?
- Speaker #1
Parce que déjà, j'étais très timide à l'époque.
- Speaker #0
Ok. Faire un entretien d'embauche...
- Speaker #1
J'étais très très timide à l'époque, mais vraiment à tel point que...
- Speaker #0
mon stage c'est ma mère qui me l'a trouvé qui m'a accompagnée et je n'arrivais pas à parler à la directrice vraiment après quatrième pour le coup t'es vraiment jeune un troisième j'arrivais en troisième troisième t'es jeune tu vois déjà quand t'es fin de terminale et que tu dois trouver des alternances des stages et tout t'es un peu bras ballant troisième t'as 14 ans 13 ans impressionnant C'est impressionnant
- Speaker #1
Donc au final, c'est ma mère qui m'a accompagnée et je ne parlais pas.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Trop peur ? Trop peur. Et du coup, la directrice, elle l'a vue et elle m'a pris vraiment par pitié. Je pense qu'elle m'a pris vraiment, elle s'est dit « Alors la pauvre, si moi je ne la prends pas, qu'est-ce que je vais la prendre, c'est sûr ! » Au final, elle m'a prise et elle a bien fait, parce que grâce à elle, en fait, je me suis complètement... Tu t'es découverte. Ouais, ma timidité est partie, elle m'a aidée, elle m'a énormément aidée, cette formatrice.
- Speaker #0
Et en confiance en moi. En confiance en toi.
- Speaker #1
Et je pense que c'est pour ça aussi que je suis restée là-bas, parce qu'en fait, j'ai été dans un environnement où on avait confiance en moi et où j'ai pris confiance en moi. Et du coup, en fait, je pense que je suis restée dans ma zone de confort.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui te plaisait aussi. Mais c'est ça qui me plaisait aussi.
- Speaker #1
La vente me plaisait, l'équipe me plaisait, tout me plaisait aussi.
- Speaker #0
Et après, les cours, du coup, parce que t'es dans une classe de troisième, donc professionnelle, tu fais des stages, mais du coup, tout le monde peut faire ses... des stages dans n'importe quel secteur d'activité. Donc après, le reste du temps, tes cours, ils sont normaux, ils ne sont pas du tout axés ventes.
- Speaker #1
Tu fais partir ma mémoire très loin.
- Speaker #0
Je sais que tu as une très bonne mémoire.
- Speaker #1
On avait des cours normaux, mais il me semble qu'on avait des cours professionnels aussi. Mais alors, axés sur quoi ou autre, je pense que c'était plus un petit peu... Après, il y avait peut-être des mini-groupes. Je ne sais plus trop, mais il me semble qu'on avait quand même... Puis on avait des rapports de stage aussi à faire. À chaque stage qu'il fallait qu'on fasse, il fallait qu'on fasse des rapports de stage. Et puis à la fin, un oral. qu'on avait à présenter.
- Speaker #0
Et du coup, ça t'a permis de gagner en confiance ? Oui, énormément.
- Speaker #1
Et puis la maison familiale, quand tu ne sais pas dans quoi tu veux t'orienter ou autre, je trouve que ce n'est pas du tout la même chose qu'un lycée. Ce n'est pas du tout le même état d'esprit ? Ce n'est pas le même état d'esprit du tout. Tu as fait des belles rencontres,
- Speaker #0
même au niveau des élèves et tout.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il y a des gens avec qui tu es toujours en contact ?
- Speaker #1
Pas de la troisième.
- Speaker #0
Pas de la troisième ?
- Speaker #1
Non, pas de ma troisième. De la maison familiale, après, l'IFACOM, oui.
- Speaker #0
Parce que du coup, après ta troisième...
- Speaker #1
Alors après, j'ai fait ma troisième à la maison familiale du Poiré. Ensuite, je suis partie faire un apprentissage à la chambre des métiers, à la Roche, l'Esphora.
- Speaker #0
OK. Donc ça, en seconde, quoi.
- Speaker #1
Du coup, après. Ouais, c'est après ma troisième.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc je suis partie en apprentissage, que j'ai fait à... Et puis là, en fait, système scolaire. La chambre des métiers ressemble trop au système scolaire. Donc en fait, j'ai fait ma troisième. et après je suis allée directement en BEP
- Speaker #0
BEP c'est sur deux ans ? c'était sur deux ans ouais et du coup donc alternance qui a duré six mois ça a duré six mois pourquoi ?
- Speaker #1
ça a duré six mois parce que déjà à l'école j'adhérais pas et à l'époque j'étais timide mais un peu rebelle dans tes années folles donc j'adhérais pas forcément et puis j'étais pas bien là où j'étais au Nouvelle Galerie j'étais toute seule je vais... J'avais pas de tuteur, j'étais vraiment livrée à moi-même. Vraiment, c'était prendre quelqu'un parce qu'il fallait quelqu'un et c'était pas quelqu'un à former. J'étais vraiment toute seule. Donc en fait, pas formateur du tout.
- Speaker #0
Et pour le coup, là, c'est toi qui avais été faire l'entretien toute seule ou c'était un partenariat avec... Non, non,
- Speaker #1
c'était moi. Là, c'était OK.
- Speaker #0
T'avais pris confiance et tout, c'est bon. Ouais, ouais,
- Speaker #1
je me rappelle trop comment ça s'est passé, mais oui, je me rappelle que c'était moi. Puis c'est moi qui ai cherché mes apprentissages aussi.
- Speaker #0
En plus, là, c'est que t'avais un bagage, en fait. Alors qu'il y a peu de personnes qui arrivent en BEP en ayant un bagage. C'est ça. Toi, c'est bon. J'ai fait tous mes stages dans la même boutique. Et pourquoi t'as pas voulu le faire à l'âge ?
- Speaker #1
Parce qu'ils prenaient pas l'apprenti.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Ils prenaient pas l'apprenti. Donc c'est pour ça que je l'ai pas fait là-bas. Sinon, tu l'aurais fait là-bas. Sinon, je l'aurais fait là-bas. Ouais, OK. Parce qu'après, j'ai fait mes saisons là-bas.
- Speaker #0
Ah oui ? Donc là, six mois, ça s'arrête ?
- Speaker #1
Six mois, ça s'arrête. Et après, qu'est-ce que je fais ? Voilà, faut retrouver une école. Donc là, allô, la maison familiale du poids et sa vie ?
- Speaker #0
Donc là, tu retournes... Donc là,
- Speaker #1
je retourne à la maison familiale, sauf que la maison familiale ne faisait pas de... Il faisait un BEP vente action marchande, mais spécialisé dans l'agroalimentaire.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Pas dans la vente comme je faisais moi, c'était l'agroalimentaire, donc mes stages devaient être obligatoirement dans des supermarchés.
- Speaker #0
OK. Pas le choix.
- Speaker #1
Là, je voulais retourner dans cet environnement-là parce que j'y étais vraiment bien, donc je me suis dit, tant pis, j'y retourne. retourner.
- Speaker #0
Donc t'as fait l'impasse un peu sur...
- Speaker #1
J'ai fait l'impasse, je me suis dit que ça passait,
- Speaker #0
c'est pas grave, ça va passer. Je vais pour l'ambiance, on s'en fout, on verra plus tard. C'est ça.
- Speaker #1
Sauf qu'après, il a fallu que je travaille à Super U, vous vous direz, à l'époque, dans le rayon surgelé, moi qui déteste le froid. Et me lever à 5h du matin, 4h-5h, parce que du coup, c'était des horaires comme ça, et moi qui suis pas du matin. Donc en fait... Y'a rien qu'à aller. Y'a que la maison familiale qu'à aller, mais l'entreprise,
- Speaker #0
c'était catarne, catastrophe. Ok.
- Speaker #1
Voilà. Du coup, j'ai arrêté.
- Speaker #0
Ok, donc deuxième fois tu arrêtes. Deuxième fois j'arrête. Donc t'as fait quoi, 6 mois aussi à supérer ?
- Speaker #1
6 mois, j'ai dû faire 6 mois.
- Speaker #0
Donc là c'est bon, une année de passé.
- Speaker #1
Une année de passé.
- Speaker #0
Donc qu'est-ce qu'on fait après ?
- Speaker #1
C'est ça. Du coup, maison familiale c'était mort, parce qu'ils n'avaient pas la formation que je voulais. Et Sfora c'était mort, donc là j'ai contacté le lycée Branly, qui faisait BEP 20 actions marchandes. On continue par contre. C'était des stages, mais c'était plus d'alternance. T'avais des stages, t'avais plus d'alternance, t'avais plus d'apprentissage, mais c'était des stages. Et après c'était des cours continu. Mais au final, voilà. C'était la seule école que j'avais à l'époque.
- Speaker #0
Parce que du coup, Super U, c'était un partenariat pareil avec la maison familiale ou toi qui avais été démarchée ?
- Speaker #1
C'est moi qui avais démarché. Deuxième année.
- Speaker #0
Ils te prennent en deuxième année ou pas ? Ils te valident ta première ?
- Speaker #1
Non, je refais deux années de BEP. Mon année de BEP, la première, en fait, n'est pas du tout validée. Je n'ai rien validé du tout.
- Speaker #0
Vu que tu as changé, etc.
- Speaker #1
Donc du coup, je repars en BEP.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En BEP normal pour deux ans.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et là, l'ambiance se passe bien ? Et là,
- Speaker #1
l'ambiance se passe bien, ouais, ouais, ça se passe bien.
- Speaker #0
Mais trop scolaire ?
- Speaker #1
Non, ça a été. Non, non, Brandy, franchement, voilà. Il fallait que j'aie mon BEP, j'ai passé mon BEP. Que tu as eu ? Que j'ai eu,
- Speaker #0
ouais. Et tu l'as fait où, du coup, tes stages ?
- Speaker #1
Il me semble que j'ai continué à la halle aux vêtements.
- Speaker #0
Ok, du coup là t'es retournée ? Non,
- Speaker #1
je te dis des bêtises parce que j'ai testé, j'ai fait Okaïdi. J'ai fait Okaïdi à l'époque. Donc là plutôt accès enfant. Ouais, j'ai fait Okaïdi. J'ai dû faire la halle aux Okaïdi parce que je crois que c'est l'école qui m'a dit à un moment donné il va falloir que tu lâches la halle aux vêtements. Il va falloir que tu fasses tes stages ailleurs.
- Speaker #0
Et en même temps ils avaient totalement raison. Parce qu'il fallait que tu découvres les choses.
- Speaker #1
Mais avec le recul, oui, j'aurais pu faire dans n'importe quel...
- Speaker #0
Juste t'étais bien, tu te sentais bien,
- Speaker #1
on retourne à la maison. Voilà, j'avais pas envie. J'avais trouvé mon truc, ma zone de confort, laissez-moi où je suis.
- Speaker #0
Tu obtiens ton diplôme. C'est ça. Ensuite ?
- Speaker #1
Et après, je décide de repartir en apprentissage.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et donc là, je fais contact à l'IFACOM, à la frère,
- Speaker #0
pour un bac. Bac pro,
- Speaker #1
bac pro action marchande, je crois. OK,
- Speaker #0
parce que du coup, le BEP n'équivaut pas au... En fait,
- Speaker #1
nous, t'avais BEP, bac, c'est pas la même chose. T'avais CAP, BEP, BAC. Y'a plus de BEP maintenant. C'est CAP et tu fais 3 années de BAC. En fait, ils ont retiré le BEP. Donc t'avais CAP ou pas, parce que moi j'ai pas fait de CAP, mais t'avais le CAP ou pas, BEP, et après t'avais ton BAC. Donc là, je repars pour un BAC.
- Speaker #0
Du coup, en alternance ?
- Speaker #1
En alternance, c'est ça. Et là, je le fais à Body One, au Flannery. Ah,
- Speaker #0
magasin de lingerie. Là, tu t'éclates.
- Speaker #1
Là, je m'éclate, ouais. Je m'éclate, ça se passe plutôt bien, à l'école ça se passe bien.
- Speaker #0
Généralement quand ça se passe bien en entreprise, ça se passe plutôt bien à l'école. Tu t'y retrouves bien parce que tu es dans une maison familiale. Du coup tu es en internat là-bas ?
- Speaker #1
Et du coup je suis en internat, internat obligatoire. Mais ça ne me dérangeait pas, la maison familiale au Poiré, j'étais en internat également. Et j'ai adoré, les meilleures années, clairement.
- Speaker #0
Tu as fait plein de bêtises ?
- Speaker #1
Non, ce n'est pas mon genre.
- Speaker #0
Ok, donc Body One, tu obtiens ton bac, au bout des 3 ans. Et j'obtiens mon bac,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu fais après ?
- Speaker #1
Et qu'est-ce que je fais après ? Eh bien après, je me barre en Bretagne.
- Speaker #0
En Bretagne ! Donc tu ne voulais pas rester chez Body One ? Non,
- Speaker #1
je ne voulais pas rester là-bas. Alors j'étais bien, mais je ne sais même pas si ils m'ont proposé... Sincèrement, je ne me rappelle plus s'ils m'ont proposé quelque chose ou pas.
- Speaker #0
Et c'était quoi, juste, tes missions, du coup, qui faisaient que tu adorais ton taf chez Body One ?
- Speaker #1
C'était le contact avec la clientèle. Dans la lingerie, en tout cas. Dans la lingerie, oui. Parce qu'en fait, tu as un contact avec la femme qui est complètement différent d'un contact que tu peux avoir dans un magasin de vêtements où tu rentres totalement dans l'intimité des femmes. Et donc, elles sont beaucoup plus vulnérables, beaucoup plus, elles se livrent plus. Et c'est hyper intéressant, en fait. C'est hyper formateur, je trouve.
- Speaker #0
Tu es là pour leur donner confiance. C'est ça. Donc, toi, c'est ça qui te plaît.
- Speaker #1
C'est le côté humain.
- Speaker #0
Au-delà de la lingerie en tant que telle, qui doit être sympa avant. Là,
- Speaker #1
tu rentres vraiment dans l'intimité des femmes. Et franchement, c'est hyper formateur, hyper intéressant, hyper bienveillant.
- Speaker #0
Donc, tu pars en Bretagne, pardon.
- Speaker #1
C'est ça. T'inquiète pas. Je pars en Bretagne. Pourquoi ? Avec mon petit bagage. Pour les crêpes et les galettes bretonnes.
- Speaker #0
Merci. Voilà. Parce qu'à l'époque,
- Speaker #1
j'étais avec quelqu'un qui partait faire ses études là-bas. Et que j'avais rien à perdre ici. Donc, j'ai dit, je suis...
- Speaker #0
T'avais déjà eu envie de bouger de Vendée ou jamais avant ? Oui.
- Speaker #1
à mon époque ça fait horrible quand je dis ça parce que je me sens très vieille elle prend 20 ans dans la trousse lui donner quel âge vous dire quel âge vous lui donner mais mince on va le dire après mais mais non à l'époque en fait on voyagait pas d'une parce qu'il y avait pas les moyens il y avait pas autant de moyens à l'heure actuelle de communiquer, de rassurer ses parents on avait pas tout ça il y avait pas tout ça en fait puis les billets d'avion ça coûtait un bras clairement tu voyageais pas Donc ça se faisait pas chez nous à l'époque. Donc voilà, j'ai eu l'occasion d'aller voyager en Bretagne.
- Speaker #0
J'ai eu l'occasion ! Génial ! Des bretons, hein ?
- Speaker #1
Voilà, allez-y. Donc voilà, je suis partie en Bretagne. Faire quoi, du coup ? Et puis là-bas, j'ai trouvé du boulot. J'ai travaillé chez Blue Box. Chez ? Blue Box.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Sorte de Brooklyn.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, dans le même état de Brooklyn. Que des marques.
- Speaker #0
Que des marques. Ça te plaisait ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
La lingerie te manquait ?
- Speaker #1
Non. Non ? Non, ça m'a toujours... plus, mais je veux dire, je m'y suis retrouvée aussi dans ce magasin-là. J'avais une très bonne ambiance. T'avais tout. T'as de l'homme, t'as de la femme, t'as de l'enfant, t'avais tout. Donc en fait, c'est hyper varié.
- Speaker #0
C'est hyper varié,
- Speaker #1
c'est hyper intéressant.
- Speaker #0
T'es restée combien de temps là-bas ? Six mois. Je crois que je fais six mois. Quand je fais le parcours, je me dis en fait, je fais six mois à chaque fois. C'est des semaines. C'est ça. Je vais au bout du semestre.
- Speaker #1
Je vais pas au bout de l'année,
- Speaker #0
mais je vais au bout du semestre, c'est déjà pas mal. C'est très bien. Donc, Bretagne, je suppose que ça se termine peut-être avec ton chéri breton.
- Speaker #1
Voilà. Donc du coup, je rentre en Vendée.
- Speaker #0
OK. Retour aux sources.
- Speaker #1
Retour aux sources, retour en Vendée. Et là, du coup, il faut retrouver du travail.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et là, je trouve...
- Speaker #0
Je vais à la halle aux vêtements. La meuf ne veut pas en savoir.
- Speaker #1
J'y retourne. Non, parce qu'à l'époque, entre-temps, la halle aux vêtements a...
- Speaker #0
C'est devenu la halle.
- Speaker #1
C'est devenu la halle et ça a fermé. Ça a fermé et ça a rouvert maintenant. Mais entre-temps, à La Roche, ça avait fermé. À La Roche, ça avait fermé entre-temps. Donc je ne pouvais plus retourner. Merde. Fallait que je trouve un autre moyen. Donc non. Et puis, j'avais une copine qui travaillait chez Célio à Sud Avenue.
- Speaker #0
Donc là, complètement de l'homme.
- Speaker #1
De l'homme.
- Speaker #0
Maintenant, ils font de la femme. Voilà. Mais avant, c'était que de l'homme.
- Speaker #1
Célio, non, ils font toujours que de l'homme.
- Speaker #0
Ah non, maintenant, ils ont développé. Ah bon ? Oui, je t'assure. Ah ouais ? Ça fait six mois et quelques. Je fais plus les magasins, du coup. Alors, je ne l'ai même pas vu en magasin. J'ai vu une campagne sur les réseaux. nos influenceuses qu'on partageait Célio maintenant ils font de la femme d'accord je vais faire 30% de la femme qui a 70%
- Speaker #1
de l'homme mais ils sont développés pour la femme ils font des trucs très sympas j'irai voir à l'occasion pas de problème donc tu vas chez Célio donc je vais voilà donc je postule et du coup parce qu'il manquait une personne donc je postule et je suis prise du coup à Célio Sudabit génial très bien super l'homme j'adore génial
- Speaker #0
facile tu préfères par rapport à de la femme ouais ah oui Moins compliqué.
- Speaker #1
Moins compliqué.
- Speaker #0
Ah, beaucoup moins compliqué. C'est ça, c'est ça.
- Speaker #1
Ah ouais, ça se regarde pas pendant trois heures. L'homme, tu lui présentes tout, il prend tout, quoi. Puis ils s'en foutent du prix, quoi. Ils s'en foutent du prix. Après, il faut faire attention quand ils sont avec leur femme, par contre. Oui. Là, t'apprends... Réussir à trouver... En fait, t'apprends les petits tips, en fait. Parce que du coup, au moins, on m'a dit, surtout, tu ne t'adresses qu'à la femme. Tu ne t'adresses pas à l'homme.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Dans un magasin, quand t'es comme ça. Ah ouais ? Ouais, tu t'adresses pas à l'homme. C'est toujours à la femme. C'est la femme qui valide, c'est à la femme qu'il faut s'adresser.
- Speaker #0
Si tu t'adresses trop à l'homme, il va peut-être penser... Ah ben, la femme te fait savoir. On se casse !
- Speaker #1
Mais c'est arrivé. C'est arrivé ou des fois, c'est arrivé à une de mes collègues, où du coup, en fait, tout ce que sa femme lui présentait, il n'aimait pas. Et elle, ce qu'elle lui emmenait, en fait, il aimait bien. Et du coup, à un moment donné, ça l'a gavé, donc elle a tout pris. Elle a dit, ouais, c'est bon, on se barre. Et ils se sont barrés.
- Speaker #0
Les femmes ont toujours les derniers mots. Les femmes,
- Speaker #1
toujours les derniers mots. Toujours. Donc, non, non, il faut se méfier. T'as des femmes qui sont... Voilà, attention, on n'est pas non plus... Oui,
- Speaker #0
non mais on n'est pas des animaux. Voilà,
- Speaker #1
on n'est pas des animaux et on n'est pas... Mais quand même, majoritairement, t'as intérêt de faire attention quand même. Mais l'homme, hyper intéressant parce qu'ils sont sympas, parce qu'ils sont cools, parce que voilà... C'est moins prise de tête. C'est moins prise de tête, ouais.
- Speaker #0
T'es moins en train d'essayer de redonner confiance ou quoi que ce soit. C'est un autre commerce en fait.
- Speaker #1
C'est un autre commerce. Et puis l'homme, il vient une à deux fois dans l'année s'habiller.
- Speaker #0
Oui. Donc par contre, quand il vient, il finira bien, toi.
- Speaker #1
Et c'est comme quand il vient dans un magasin de lingerie. Un magasin de lingerie, un homme, tu lui vends tout. Je suis désolée.
- Speaker #0
Les hommes sont les meilleurs clients.
- Speaker #1
Les filles, emmenez vos hommes dans un magasin de lingerie. Et du coup, comme ça, tu lui fais tout acheter.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Il fait plaisir à sa femme en se faisant plaisir à lui aussi en même temps. Ok, génial.
- Speaker #1
Ok, ouais, c'est hyper intéressant. Donc c'est bio,
- Speaker #0
belle expérience. Je ne pensais pas que tu avais fait toute... Ah bah si, j'en ai fait pas mal. C'est pour ça que j'adore le podcast, parce que vraiment, j'en apprends sur mes proches. Donc Célio, tu fais ça pendant combien de temps ? 6 mois ? Non,
- Speaker #1
je ne sais plus, parce qu'en fait, si tu veux, Célio, je rentre dans le groupe. De là, je commence à faire des remplacements, parce qu'en fait, je suis en CDD de base pour remplacer. Donc je suis à Célio là-bas. Et il y a un autre CDD qui se libère. Donc j'ai dû faire un an peut-être à Célio quand même.
- Speaker #0
Deux semestres.
- Speaker #1
Ouais, bravo,
- Speaker #0
je grandis.
- Speaker #1
J'évolue. Donc, j'ai dû faire un an peut-être là-bas. Et puis après, il y a un poste qui se libère à Bonobo, au Sable de Gonne.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, tu vas au sable ? Je vais au sable. En face Leclerc ?
- Speaker #1
En face Leclerc.
- Speaker #0
OK. Tu sais que ça se rompt, c'est vu là-bas.
- Speaker #1
Mais c'est possible.
- Speaker #0
J'y allais hyper souvent.
- Speaker #1
Tu vois, c'est fort possible.
- Speaker #0
C'est marrant.
- Speaker #1
Comme quoi, on a dû se croiser. C'est ça que j'adore. Et du coup, je termine à Bonobo. Bonobo des Sables.
- Speaker #0
Ouais. Remplacement d'un an ?
- Speaker #1
Remplacement, je ne sais plus. Je ne pourrais plus te dire, franchement, au niveau des dates. J'avoue que je ne sais plus. Je me demande si c'est là-bas que je signe mon CDI ou si c'est à La Roche. Parce qu'après, du coup, je repars sur le Bonobo. La Roche. La Roche. Là, je suis en CDI. Mais après, est-ce que j'ai signé mon CDI à Bonobo au sable ? Sincèrement, là, je...
- Speaker #0
Après, tu signes à La Roche.
- Speaker #1
Je signe à La Roche. Voilà. Et je reste un petit moment, quand même. Je reste un petit peu plus d'un an.
- Speaker #0
Je ne sais plus combien de temps je reste.
- Speaker #1
Il y a peut-être deux ans. Je n'ai vraiment pas de notion, par contre, au niveau des dates. Mais je reste un moment là-bas.
- Speaker #0
Donc là, Bonobo, pareil, c'est mixte. Et Bonobo,
- Speaker #1
c'est mixte. C'est homme et femme. Donc parfait, le bon compromis. Et puis, il y a le cache-cache qui est juste à côté. Donc des fois, il y a des remplacements aussi à cache-cache. Donc voilà, très bonne équipe, très bonne ambiance. Puis toi,
- Speaker #0
c'est ce que t'aimes, la polyvalence. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ce qui est vachement intéressant. Donc voilà. Et puis après, j'entends que la fille de va ouvrir un Morgan. Et du coup, là, ça m'intéresse. Je me dis, là, je suis intéressée. Donc,
- Speaker #0
pour aller que sur de la femme, du coup ?
- Speaker #1
Pour aller que sur de la femme. Parce que j'avais envie de changer, voilà. Et donc, du coup, je fais mon entretien avec elle. Et ça passe.
- Speaker #0
Je m'implante depuis la halle. Depuis la halle,
- Speaker #1
je suis la pro des entretiens. Allez-y, il n'y a pas de problème.
- Speaker #0
La timidité n'a pas duré longtemps.
- Speaker #1
Mais... Et donc, voilà. Donc je fais mon entretien et je suis prise du coup pour le Morgan. Et donc de là, j'étais déjà en CDI. Et de là, j'y reste 10 ans.
- Speaker #0
10 ans ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
20 semestres ?
- Speaker #1
Bah, énorme, hein ?
- Speaker #0
Truc de dingue. On ne s'y attendait pas, celle-là. Non,
- Speaker #1
c'est clair. 12 ans ? 7 ans. 7 ou 10 ? Il y a 4 ans d'écart quand même. 3 ans d'écart entre les deux.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais peut-être 7 ans. Je suis restée 7 ans là-bas.
- Speaker #0
Parce que du coup, donc... Au moment où tu as eu tes filles, tu étais chez Morgane ?
- Speaker #1
Oui, au moment où j'ai eu mes filles, j'étais chez Morgane. Donc,
- Speaker #0
tu es congélée mat chez Morgane.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et tu as quel poste au début où tu rentres chez Morgane ?
- Speaker #1
Je suis vendeuse.
- Speaker #0
Vendeuse ?
- Speaker #1
Oui, vendeuse. Et puis après, j'évolue en tant que responsable adjointe.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Oui. Donc,
- Speaker #0
ça veut dire que tu gères le magasin. Parce que du coup, la responsable, elle était présente tout le temps ? Non, elle n'était pas
- Speaker #1
Au début, oui. Il faut te former, etc. Et puis, tu as le magasin. C'est une ouverture. Donc, elle était là souvent. Et puis après, non, elle nous faisait confiance. Et puis, ça roulait.
- Speaker #0
Et j'avais une question. En travaillant comme ça, dans le commerce, où tu parles vraiment avec les gens, tu as une clientèle qui se fait, est-ce que des fois, ça peut être... C'est pénible ou gênant de les recroiser dans ton quotidien ? Est-ce que tu as recroisé régulièrement des clients ?
- Speaker #1
J'en recroise, oui. Ça ne te dérange pas ?
- Speaker #0
Ce n'était pas quelque chose au quotidien qui te...
- Speaker #1
Non. Après, ce qui est gênant, c'est qu'au final, c'est plus... Alors maintenant, il y a plusieurs années qui sont passées depuis que j'ai quitté le commerce. Mais avant, c'était agaçant. C'est quand je voulais sortir pour faire des magasins. Je n'avais pas envie parce que je connaissais toutes les vendeuses. J'allais aux flâneries, je connaissais tout le monde. j'allais n'importe où j'allais en fait je connaissais tout le monde toutes les vendeuses. Donc en fait, tu t'arrêtes tout le temps pour parler, pour dire bonjour.
- Speaker #0
Alors que quand tu fais ton shopping, t'as envie d'être dans ta vie si le moment, laissez-moi tranquille.
- Speaker #1
Même si je faisais du shopping, parce que tu t'habillais dans des magasins, clairement. Mais bon, tu vas avec ta mère, une copine ou n'importe quoi, en fait, tu passes ton temps à parler. Donc ça, c'était chiant. Mais après, non, c'était pas gênant.
- Speaker #0
C'était quoi une journée type en tant que responsable adjointe chez Morgane ?
- Speaker #1
On avait la même journée avec... Je dirais le plus qu'il y a quand t'es responsable adjointe, c'est que tu vas peut-être... Tu vas faire les plannings, tu as la gestion des files, des trucs comme ça. Gérer un peu plus l'humain,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
Ouais, après, on avait toutes quand même... Moi, j'ai jamais fait de différence ou de trucs, quoi. Donc, on faisait toutes le même boulot. Les colis, la mise, le merchandising, tout ça, tout le monde le faisait, en fait.
- Speaker #0
OK. Après, une fois que tu étais chez Morgane, tu t'éclatais vraiment chez Morgane ou tu avais des petits regrets de Célio ou du coup, tu gérais... Plus les hommes ou de bonobos ou non, vraiment ?
- Speaker #1
Non, non, c'est pas pareil.
- Speaker #0
T'as jamais eu des regrets de boutique ? Le seul regret que j'ai,
- Speaker #1
c'est de ne pas avoir fait autre chose que de la vente.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Voilà, c'est le seul regret que j'ai. C'est de ne pas avoir essayé d'autres métiers, en fait, et de m'être enfermée là-dedans. Après, je ne regrette pas parce que j'ai fait plein de boutiques, j'ai fait plein de magasins. J'adore le commerce, ça, c'est quelque chose qui reste indéniable. J'adore ça, voilà. Moi, j'adore ça. Le seul regret que j'ai, c'est ça. C'est plus de ne pas avoir tenté autre chose.
- Speaker #0
T'aurais tenté quoi ? Là, si tu pouvais revenir à ces années-là et tenter autre chose...
- Speaker #1
La coiffure, je pense que... La coiffure, vraiment ? Clairement, ouais. C'est vrai,
- Speaker #0
je t'aurais bien vu là-dedans. Ça serait pas rencontré.
- Speaker #1
Ben non, tu vois, il y a des choses qui font que... Voilà, c'est des chemins.
- Speaker #0
Exactement, des chemins de vie.
- Speaker #1
Des chemins de vie, et oui, c'est ça.
- Speaker #0
Un deuil au podcast. Et pourquoi tu parles de chez Vorgane, du coup ?
- Speaker #1
Parce que du coup, je suis enceinte de ma deuxième, et que le commerce te prend beaucoup de temps. Et que, donc si au final, je vais répondre à ta question quand même, parce qu'en tant que responsable adjointe, tu fais tous les fériés, les Noëls, les ponts, les, voilà, il n'y a pas de...
- Speaker #0
Ok, tu n'as aucun...
- Speaker #1
Tu n'as pas de... Non, tu fais tout. Tu peux choisir sur les ponts, tu peux t'arranger avec tes collègues, mais... Sinon, tu dois être présente tout le temps. Mais quand tu es dans le commerce, tu es quand même présente tout le temps. Bon, même les filles, elles étaient présentes aussi, hein. Mais voilà. Ça,
- Speaker #0
c'était une vraie contrainte pour toi dans le métier ?
- Speaker #1
Quand t'es tout seul, clairement, je m'en fichais, moi, de... Mais quand tu as des enfants, quand tu commences à avoir des enfants, bah oui quoi. Puis quand tu as les Noëls, les samedis dans le commerce, tu peux pas les avoir comme on voulait. Donc je me voyais pas demander des samedis pour aller au kermesse.
- Speaker #0
Tu vois, plein de choses en fait, ou même les mariages, il y a plein de mariages que j'ai loupés parce que du coup je travaillais. Est-ce que tu peux pas avoir tes samedis de mariage ? Après tout dépend aussi de l'entreprise que tu te situes. Mais nous c'était ça, donc si c'était pas quelqu'un de proche, du coup t'avais pas ton samedi.
- Speaker #1
Tu penses que ça a évolué ça peut-être aujourd'hui ?
- Speaker #0
Ouais je pense que ça a évolué maintenant. Je pense que ça a évolué parce que le commerce a évolué. Parce que maintenant les samedis c'est plus des samedis de commerce. En fait avant le samedi c'était la grosse journée. Maintenant, on l'a vu au fil du temps. Effectivement, le samedi, avant, c'était la grosse journée. Et dernièrement, ça fait 7 ans que j'y suis plus, donc ça a dû sûrement changer depuis. Mais nous, avant, les journées où on bossait super bien, des fois, c'était le lundi. Le lundi, on cartonnait. Oui,
- Speaker #1
parce que t'en as pas mal qui ont leur repos, je pense, en blanc. C'est ça. Ils travaillent pas le lundi.
- Speaker #0
Le samedi, ça flâne, le samedi, ça se balade. Donc voilà, c'était ça. Puis les vacances, t'as pas de vacances à Noël. tu n'as pas tu n'as pas Donc en fait, tu travailles le 24, t'arrives au réveillon, t'es rincée parce qu'en fait, ça a été deux semaines de rush. Tu prépares les soldes parce que les soldes arrivent juste après. Donc en fait, tu te reposes pas du tout. Et t'as le réveillon et le lendemain, le 25, tu travailles.
- Speaker #1
Et t'as du monde sur ces jours fériés là, vraiment ?
- Speaker #0
Des gens de dernière minute. T'as toujours des gens de dernière minute qui viennent. Après, des fois, le 24, t'avais quand même du monde.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
le 24, t'avais du monde. Mais le 25,
- Speaker #1
même le 1er janvier, vous travaillez le 1er janvier ?
- Speaker #0
Non, le 1er janvier, c'est calme. Oui, mais la boutique était ouverte. Non, attends, le 1er janvier, c'est ferlé. Oui. Donc non, le 1er janvier, on rouvrait le 2.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Non. Par contre, on est ouvert au 31.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Après, jusqu'à 18h. Donc là, c'est pareil. Quand tu t'es tapée à faire tout ton rush de Noël, ton 24, t'enchaînes les repas de famille, t'enchaînes les soldes, t'enchaînes le Nouvel An, et du coup, tu travailles tout le temps. En fait, c'est des grosses périodes. C'est le rythme, en fait. Le rythme, et puis t'es pas présent. Combien de fois j'ai été malade à Noël ? Parce qu'en fait, il y a tout qui relâche. Donc tu profites pas du tout. Et je me dis, avec mes enfants, j'ai pas envie, clairement, d'aller faire un réveillon où maman est allongée sur la table. Oui,
- Speaker #1
tu m'étonnes. Et tu penses que si l'emploi du temps, les horaires auraient été différents, admettons, c'est ce métier-là, Mais avec moins de contraintes d'horaire, de temps de travail et tout, tu serais restée quand même ?
- Speaker #0
Oui, je pense.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Pas dans la même boutique.
- Speaker #1
Pas dans la même boutique, mais dans le commerce. Dans le commerce direct, quoi. Vraiment, le contact avec les gens, les conseillers, les voir et tout.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ouais, ouais, je pense. Je pense parce que j'aimais mon métier.
- Speaker #1
Oui. Après, la femme,
- Speaker #0
j'en avais marre. Je vais être honnête, je serais partie... Je te dis, j'aurais changé de boutique parce que la femme, j'en pouvais plus à la fin. Parce que c'est... Tu fais la psychologue aussi.
- Speaker #1
Il faut être à l'écoute.
- Speaker #0
Il faut être à l'écoute tout le temps. Il y a des fois, c'est prenant aussi. C'est hyper intéressant. Mais il y a des fois...
- Speaker #1
Tu t'es orientée vers quoi ? L'enfant, l'homme, la lingerie ? L'homme ou la lingerie. C'est vraiment les deux. Donc, tu décides de partir pour ces contraintes-là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Comment tu sais vers quoi tu as envie de t'orienter ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
Je suis en congé mat et je me dis que c'est le moment où il faut que je parte. Il ne faut pas que je reprenne. Je ne voulais pas reprendre. Je me suis dit que c'est mort. Donc là, j'ai profité de faire un bilan de compétences.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'ai fait un bilan de compétences. Et de là, tu fais des tests, tu fais pas mal de choses.
- Speaker #1
Tu as trouvé ça intéressant ?
- Speaker #0
Oui. Après... Après, ça t'oriente... Moi, ça m'a orientée finalement un peu vers ce que je faisais un peu. Ça m'a orientée vers le commerce, le social. Mais après, ça ne correspondait pas non plus à mes attentes. Parce qu'effectivement, le social, tout ce qui aurait pu être travailler à l'hôpital, infirmière, m'occuper des gens... Et être soignante. Oui, être soignante. Tu reviens aux mêmes contraintes. Oui, mais par contre, je retrouvais les mêmes contraintes. Et je ne voulais plus ces contraintes-là. Donc après, c'était des métiers de bureau. Assistante administrative, RH, voilà.
- Speaker #1
Donc le bilan de compétences t'amène vers ça Comme type de métier Du coup là tu te dis Qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que je choisis ? Comment c'est venu ? Eh bien, ressources humaines, je me disais que je n'avais pas les compétences pour être dans les ressources humaines. Je me suis mis des freins toute seule, je pense.
- Speaker #1
Tu regrettes ?
- Speaker #0
Ouais. Et assistant de co, je me suis dit, c'est facile. C'est dans mes cordes, je ne sors pas trop de ma zone de confort. Voilà, je ne sors pas trop de ma zone de confort, il y a du commerce dedans. Ça se rapproche un petit peu plus de mes compétences, de ce que j'avais. Je me suis dit que je m'orientais vers ça. Après, il a fallu que je trouve une école. De là, j'ai commencé mes recherches. Le bilan de compétences t'aide. Il t'oriente vers des écoles. On m'a orientée vers l'ESA à La Roche. De là, c'est l'ESA qui m'a trouvée.
- Speaker #1
C'est eux qui ont des partenariats avec des entreprises.
- Speaker #0
Ils m'ont trouvé l'UAB. Ils te demandent, tu fais un entretien. Ils te demandent ce que tu attends de l'entreprise, ce que tu recherches, ce qu'ils veulent. Et puis après, s'ils ont quelque chose d'intéressant, du coup, ils t'en font part. Et après, c'est à toi de contacter l'entreprise, du coup.
- Speaker #1
Pour lancer le processus de potentiel recrutement. Est-ce que ça t'a fait peur de te dire, je me réoriente, t'avais quel âge du coup ? 30 ans ? Ouais,
- Speaker #0
30, 31. Je me disais 30 ans, donc 31 ans.
- Speaker #1
Donc, trouver l'entreprise parce que c'est une alternance, du coup.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais du coup, t'as un peu de cours. Enfin, t'as un peu d'école.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
pour quelqu'un qui n'aime pas le scolaire, etc., comment tu vis de te dire, OK, j'ai 31 ans et il faut que je me remette sur les bandes d'école ?
- Speaker #0
Comment tu l'appréhendes ? J'étais contente. Je me disais, parce qu'en fait, si tu veux le... Bon, je pense que, clairement, ça n'équivaut à rien. C'est juste psychologique. Mais à l'époque, on te le vendait comme quoi ? Et en même temps, ça équivaut à un BTS, à un niveau BTS. La formation que je fais, en fait, ça équivaut à un BTS.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Donc, au final, je me suis dit, je me suis arrêtée au bac. C'est cool. Au moins, j'ai ce bagage-là en plus. Finalement, j'étais plutôt contente.
- Speaker #1
Oui, tu étais contente.
- Speaker #0
J'étais contente et j'étais prête. J'étais prête. Il fallait que ça change. Il fallait que ça bouge. Il fallait qu'il y ait quelque chose. Donc, j'étais prête à retourner à l'école.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Mais pas pendant le Covid. Du coup, je suis tombée après pendant le Covid. Oui, c'est vrai. On est rentrées en même temps. On a dû faire...
- Speaker #1
Toi, c'était deux ans ?
- Speaker #0
Un an et demi ? Un an, neuf mois. Ça a duré neuf mois.
- Speaker #1
Pareil que la licence, en fait, pour moi. Oui, du coup, c'était en même temps, la Covid.
- Speaker #0
Donc neuf mois. Et puis du coup, au début, j'ai fait une partie en cours. Après, il y a eu le Covid. Donc partie en... Merde. À la maison, en visio, avec deux enfants à charge. À l'époque, Maddy avait... Du coup, Anaï, elle avait trois ans. Ouais. Anaï, elle avait trois ou quatre ans. Quatre ans. Elle était juste à l'école. Puis Maddy, elle avait un an. Ouais. L'horreur. Là, par contre, descente aux oreilles. Total.
- Speaker #1
horrible donc je faisais mes cours et en même temps j'avais mes filles et j'avais tes filles et tout ça et après sinon l'ambiance du coup dans ta classe vous étiez beaucoup non on était pas beaucoup on était une vingtaine et c'était des gens qui avaient la trentaine tous t'avais
- Speaker #0
des plus vieux et t'avais des plus jeunes ça allait de quel âge à quel âge ? la plus jeune elle devait avoir les filles elles étaient jeunes 20 ans, 24 peut-être Ah ouais Et puis après, ça allait, la plus vieille, elle avait 40 à l'époque.
- Speaker #1
C'est courageux de se dire... En fait, ça prouve vraiment, encore une fois, qu'importe l'âge qu'on a, on peut se réorienter. S'il y a une voie qui nous intéresse et vers laquelle on pense qu'on peut s'épanouir, qu'on en ait 40, 28 ou 35, il faut y aller. Si on a l'opportunité, il ne faut pas rester toute sa vie à faire un métier vraiment qui nous déplait. Alors qu'on peut s'épanouir.
- Speaker #0
Bien sûr, et puis on a l'avantage maintenant d'avoir une multitude de métiers, de choix, de métiers, de réorientation. Franchement, c'est génial.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est génial. Tu ne reviendras pas ? Non.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Non, non. Tu n'es plus contentée à rester, à faire ta carrière dans la même entreprise toute ta vie, comme avant. Oui,
- Speaker #1
complètement. Même pas à faire le même métier toute ta vie. La preuve en est, là, on soit aussi le secteur du commerce, mais dépassé du coup de... Vendeuse, responsable adjointe à aujourd'hui assistante co. Du coup, toujours à l'UAV, qui t'ont pris un CDI directement après ? Oui. C'était ma formation.
- Speaker #0
Et puis après, du coup, ils m'ont proposé le CDI. Donc j'ai dit oui. L'entreprise était bien, mon taf me plaisait.
- Speaker #1
Tu te sentais bien ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est quoi une journée type aujourd'hui en tant qu'assistante co ? Raconte-moi, même si je sais, il y en a qui ne savent pas.
- Speaker #0
Tu arrives, tu ouvres ta boîte mail. Tu hurles quand tu vois ta boîte mail. tu vois tout t'émeille tu fais aaaah voilà à l'aide au secours à l'aide au secours c'est ça ouh non voilà ben c'est t'as plein de choses en fait moi je gère tout ce qui va être plus le côté administratif Il va y avoir les gars, les technicaux, qui vont gérer toute la partie technique avec les renseignements aux adhérents, la partie commerce, sans être du commerce, mais ça reste quand même... Ils sont là pour aiguiller et aider les adhérents. Et puis moi, je vais m'occuper de tout ce qui va être vérifier les confirmations, passer des commandes. Et puis après, j'ai toute l'intendance, on va dire, les SAV, la suite des SAV.
- Speaker #1
C'est plus du coup, c'est assistant de co. Mais en soi, c'est plus accès administratif que commerce. Ça te manque du coup de faire du commerce ?
- Speaker #0
Le contact avec les gens et puis le commerce ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que c'est ça qui est dur aussi, c'est de repartir à zéro dans un truc que je connaissais par cœur. J'étais incollable, même au niveau de tout ce que tu as dans le commerce, au niveau des techniques de vente, de tout ça. Vraiment, je sais que sur ça, j'étais... Et là, tu repars sur un truc...
- Speaker #1
On efface toute l'ardoise et maintenant, vas-y, réécris l'histoire.
- Speaker #0
Et ça, ça a été par contre hyper... compliqué, je l'ai très mal vécu au début.
- Speaker #1
Perte de confiance en toi, du coup,
- Speaker #0
par rapport à l'environnement. Tu arrives déjà sur un ordi, j'avais jamais travaillé sur un ordi de ma vie, à part là, parce que nous on avait un ordi, mais l'ordi c'était la caisse. Oui,
- Speaker #1
c'était la caisse, tu passes pas toute ta journée...
- Speaker #0
Ah bah non, pas du tout, donc là t'es assis, tu passes ta journée devant des logiciels que tu ne connais pas, que tu ne maîtrises pas, session, voilà, tu vois ce que c'est ? Alors session,
- Speaker #1
juste pour vous faire une image, on fait une courte pause. Session est un logiciel utilisé dans l'entreprise dans laquelle Cathy exerce et dans laquelle j'étais avant qui est littéralement un écran noir. C'est Session ou AS400. Il y en a peut-être qui connaissent. Un écran noir et les écritures sont jaune fluo, vert fluo, rose fuchsia, bleu cyan.
- Speaker #0
À Boulanger, ils utilisent Session.
- Speaker #1
Je crois qu'ils ont changé maintenant mais chez Point P, ils utilisaient ça aussi. En fait, on peut faire trop de trucs. grâce à ce logiciel. C'est pour ça qu'il est toujours là. Par contre,
- Speaker #0
il n'est pas intuitif.
- Speaker #1
Au début. Mais alors, une fois que tu le maîtrises, après, c'est tac, Oui, c'est vrai. Ah bah oui, ça va vite.
- Speaker #0
Mais bon, après, quand tu mets un P pour gratuit, bon...
- Speaker #1
C'est pas... Je suis un chénéreur, quoi.
- Speaker #0
C'est P pour gratuit. C'est le P pour... Ou pas payant. C'est le P pas payant.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
OK. Donc, ouais. Au début, très compliqué par contre. Je l'ai mal vécu. Au début, j'ai vraiment très mal vécu de repartir à zéro. De repartir à zéro, de ne pas maîtriser. Et là, c'est ce qui me manque. C'est de ne pas avoir un truc que je... Alors, je maîtrise mon boulot. Mais ce côté-là, où la maîtrise des produits, où je peux conseiller, où je peux aider, ça, ça me manque.
- Speaker #1
Je pense que ce qui te manque, c'est de montrer que tu connais. Parce que là, tu ne peux pas montrer... que tu sais ce que tu sais faire, entre guillemets.
- Speaker #0
C'est même pas montrer, c'est apporter quelque chose au genre, en fait, une plus-value. C'est satisfaisant de te dire... Alors, des fois, il y en a qui disent, le commerce, c'est que des fringues. Mais tu fais bien plus que vendre des fringues. La robe que tu vas vendre à la petite nana de 20 ans qui va arriver, tu vas pas vendre la même à une nana et une autre nana. qui aura peut-être 20 ans, mais pas la même morpho. Et en fait, c'est ça, c'est s'adapter à la morphologie des gens. Et c'est ça qui est perdu aussi dans le commerce à l'heure actuelle. C'est que les vendeuses, elles ne savent pas les morphologies, les machins. Des fois, je vois, je me dis, mais non, en fait, ça ne va pas. Tu ne peux pas proposer ça. Ça ne convient pas, en fait. Et c'est ça, des fois, qui est... Je trouve qu'il était satisfaisant. C'est quand tu dis, non, mais moi, j'essaye tout. De toute façon, il n'y a rien qui me va et machin et tout. Et tu arrives et tu sais que cette forme-là, elle ne va pas vouloir l'essayer. Parce que ce n'est pas ce qu'elle met d'habitude. Et au final, tu vas insister, tu vas y arriver. Et ouais, ah, finalement, tu vois.
- Speaker #1
Et là,
- Speaker #0
t'es satisfait parce que, ben voilà, tu...
- Speaker #1
T'as rendu service, tu te sens utile, quoi. T'as rendu service,
- Speaker #0
tu te sens utile et tu sais qu'elle va revenir parce qu'en fait, t'as réussi aussi à lui redonner confiance.
- Speaker #1
Ouais, je comprends.
- Speaker #0
Et c'est hyper satisfaisant.
- Speaker #1
Mais déjà, t'as plus le côté humain. Et moi, le truc où aujourd'hui, ton travail ne sert pas à rien et je pense que tu le sais. Non, mais oui, bien sûr. C'est juste, il y a personne qui le voit, ton taf, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
T'es en dessous l'iceberg, entre guillemets. parce que le gros du taf gérer les litiges etc ça c'est vraiment rendre service juste à la fin c'est pas toi c'est bon j'ai trouvé une solution non c'était un peu plus l'administratif c'est plus ce côté là qui
- Speaker #0
me manque avec les clients quand même parce que même si les femmes sont chiantes c'était bien quand même tu devrais retourner vers le commerce un jour oui
- Speaker #1
Ouais
- Speaker #0
dans autre chose alors pas la femme ça c'est sûr pas la femme pas les fringues pas les fringues je sais pas pas les fringues soit l'homme je te dis l'homme ou la lingerie ok pourquoi pas Ou autre chose, ou complètement autre chose, ou vraiment partir dans un autre... Mais oui, je me vois repartir dans le commerce plus tard. Ouais. Ou quelque chose, en tout cas, où... Je pense que j'ai des compétences au niveau de...
- Speaker #1
Ça sent, t'es frustrée, là.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Enfin, t'es là. Mais non, mais la morphologie, mais voyons.
- Speaker #0
Mais parce qu'en fait, je sais que j'ai des compétences pour, et c'est pas... C'est pas sans aucune prétention. Ouais, voilà, c'est ça. C'est sans aucune prétention, mais je sais que... J'ai des compétences pour ça, pour accompagner les gens, je le sais. Et en fait, c'est frustrant parce que je ne peux pas m'en servir.
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
Et j'ai envie de m'en servir, j'ai envie de rendre les gens satisfaits, contents. Et voilà quoi. Et là, je ne peux pas. Donc en fait, ça a été un tremplin parce qu'il fallait ça, parce qu'il fallait que je parte d'où j'étais. Il fallait que je trouve une stabilité pour ma vie de famille. Donc ça a été vraiment un tremplin et j'adore où je suis.
- Speaker #1
Et puis je pense que tu as appris aussi des choses. J'ai appris énormément de choses,
- Speaker #0
bien sûr. Et voilà. Mais je pense que d'ici quelques années, quelques trimestres.
- Speaker #1
Trimestres,
- Speaker #0
semestres, ça va ou pas ? Oui, je m'orienterais, je pense, vers autre chose.
- Speaker #1
Après, ces différents choix qui font que tu es assistante co et tout, qu'est-ce que signifie la réussite pour toi ?
- Speaker #0
C'est être épanouie dans son travail. Si tu parles de réussite professionnelle.
- Speaker #1
Oui, mais sinon, ça va être les enfants, bien sûr.
- Speaker #0
Non, ça va être l'épanouissement personnel. La réussite, déjà, un épanouissement personnel. Mais si on reste sur le professionnel... Côté pro. Côté pro, c'est vraiment où tu te sens bien dans ton taf, où tu t'épanouis professionnellement.
- Speaker #1
Oui. Épanouie tant dans l'ambiance que dans tes tâches.
- Speaker #0
Dans tes tâches, voilà. OK.
- Speaker #1
Et tu dirais quoi à une personne qui n'est pas hyper bien dans son travail aujourd'hui ? Je ne sais pas, tu rencontres une femme, un homme qui n'est pas hyper bien dans son travail ? Il dit non mais Kat, j'ai 40 ans, je ne vais pas me réorienter maintenant.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire ? Réoriente-toi, change ta vie ! Il faut, on a les possibilités, il n'est jamais trop tard pour partir. Alors après effectivement, tu es toujours contraint parce que tu as quand même des obligations. Donc tu ne peux pas non plus faire ce que tu veux et tout claquer du jour au lendemain.
- Speaker #1
Après tu as des enfants,
- Speaker #0
tu as des factures à payer, tu as plein de choses. Donc tu ne peux pas non plus tout claquer du jour au lendemain. Mais réfléchis parce qu'il y a des solutions. Et on n'est pas assez informés des solutions qu'il peut y avoir. En plus, maintenant, on cotise aussi pour tout ce qui est les formations, les choses comme ça. Comment ça s'appelle la turse des SMS ? Ouais, le DIF. Non, pas DIF. Ah, le CQPI, ils vont savoir. C'est sûr, il y en avait un. Mais si, c'est ça. Le CPF. CPF, le compte professionnel de formation.
- Speaker #1
Ouais, je crois que c'est ça. Le compte de formation,
- Speaker #0
mais c'est un truc comme ça, le CPF. Tu cotises pour ça. Et je me dis, en fait, on cotise pour des choses, mais on ne s'en sert pas. Parce qu'on n'a pas assez d'informations pour. Et c'est vraiment... Dommage. Et je me dis que t'es 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans. En fait, tout est possible.
- Speaker #1
Réoriente-toi et fais ce qui te plaît. Mais voilà,
- Speaker #0
c'est ça, c'est hyper important. Parce que franchement, aller au travail à reculons, je l'ai fait justement à la fin et tout, je ne pouvais plus ou tu ne peux plus. Ça joue sur tout. Ça joue sur toi, sur ton moral, sur ta vie de famille, sur tout. Et clairement, ce n'est pas une vie.
- Speaker #1
Ce qui te plaît, on va dire dans ta vingtaine. Ce qui te plaisait, c'était le commerce, la vente directe. Et du coup, dans ta trentaine, tu t'es orientée vers le métier d'assistante co, certes parce que tu avais des enfants, tu étais enceinte, etc. Pour faciliter ton quotidien et ton train de vie, et ton épanouissement personnel, pour le coup. Mais aussi parce que le métier d'assistante co te plaisait, tu vois. Alors qu'on t'aurait proposé de faire ce métier-là à 20 ans...
- Speaker #0
Ah bah non, j'aurais pas voulu. T'aurais dit non.
- Speaker #1
Les envies, elles évoluent aussi, et il faut savoir le prendre en compte. Et pas se dire « Oh, mais j'ai tout loupé parce que je me suis orientée à ça, mais en fait, c'est pas ce qui me plaît. » Non, parce qu'au final, nos envies, elles peuvent changer. Nos envies, elles évoluent,
- Speaker #0
en fait. Parce que ta vie, elle change. Donc tu changes, t'évolues, tu grandis, tu vois les choses différemment, tu rencontres des personnes, il y a plein de choses, en fait, qui changent. Donc qui changent ta manière de voir les choses. Et effectivement, comme tu dis, à 20 ans, je ne me serais jamais vue derrière un bureau. J'avais toujours dit que je ne voulais pas finir derrière un bureau, en plus. Ah, mais j'avais dit, c'est pas pour moi, je ne me vois pas assise derrière un bureau toute la journée. Bon bah je fais quoi ? Je suis assise derrière un bureau toute la journée. Voilà.
- Speaker #1
Peut-être que tu y reviendras.
- Speaker #0
Bon les bureaux se lèvent donc je peux me mettre debout dans un temps.
- Speaker #1
Je te vois pas hyper souvent non plus debout.
- Speaker #0
Non parce que maintenant je me verrais plus travailler debout toute la journée aussi. Après je pense que c'est un rythme. Ça se réapprend.
- Speaker #1
Ça se réapprend. Je pense que c'est un rythme au même titre qu'au début où t'es arrivée tu t'es dit mais je vais jamais rester assise toute la journée tu vois parce que de passer, de galoper. Ah bah oui.
- Speaker #0
Ah puis le téléphone on en parle aussi parce que le téléphone... Quand t'as jamais eu de téléphone, vous passez des lignes. Mais comment tu passes des lignes ? Tu sais même pas transférer un truc, t'as 36 000 touches. Ah, je m'en rappelle. Et l'informatique,
- Speaker #1
comment tu l'as appréhendée ? Tu l'avais appris un peu en formation ?
- Speaker #0
Ouais, j'avais un peu, mais j'avais des bases vétustes. Genre Word, Excel ?
- Speaker #1
Excel...
- Speaker #0
J'excelle pas dans Excel !
- Speaker #1
Égale somme. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça. Voilà, j'excelle toujours pas. J'essaye. J'essaye, mais je pense qu'Excel ne veut pas.
- Speaker #1
Non mais je pense que c'est de la faute d'excel.
- Speaker #0
Ouais, je pense. Je suis d'accord avec toi. Entre lui et moi, tu vois, ça fonctionne pas, donc voilà.
- Speaker #1
C'est quoi les gros points ? Vraiment, quand t'es arrivée du coup à l'UAB, où tu t'es dit, waouh, genre ça change, je sais sur quel point... Déjà,
- Speaker #0
j'ai plus de contact.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'ai plus de contact.
- Speaker #1
Ça, ça te manque ?
- Speaker #0
Je suis dans un bureau, ça parle pas.
- Speaker #1
Open Space, déjà.
- Speaker #0
Open Space.
- Speaker #1
T'aurais pu être dans un bureau toute seule.
- Speaker #0
Oui, j'aurais pu être dans un bureau toute seule, mais Open Space, et à l'époque, ça parlait quand même un peu moins. Il y avait moins de... C'était plus calme. Au début, je m'en rappellerai toujours, ça m'avait... Je souriais bêtement, parce que justement, on était en Open Space et il n'y avait pas un bruit. Mais vraiment. Et on n'entendait que le bruit des touches. Loin des gens qui étaient en train de taper sur les ordinateurs. Vraiment, c'était ça, quoi. Et là, je me suis dit... Ça te stresse, quoi. C'est gênant. Je me suis dit, en fait...
- Speaker #1
On peut mettre la radio.
- Speaker #0
Voilà. Et t'essaies de lancer une vanne. Bon, ça prend. Ça prend pas. Ça a pas pris à l'époque. Voilà. Bon, après, voilà. Puis j'ai pris confiance en moi aussi au fur et à mesure des années. Mais au début, je m'en rappelle. Je me suis dit... L'ambiance. T'arrives, tu dis bonjour à tout le monde. Et en fait, tu t'assoies et tu taffes, quoi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Voilà. Pas de... Y a pas de contact. Y a pas de contact. Du moins, y en avait. Mais bon, moi, c'est comme ça que j'ai ressenti quand je suis arrivée au début. Oui,
- Speaker #1
parce que c'est le temps de faire sa place, de créer des affinités avec les gens, etc. Après,
- Speaker #0
ça évolue. Mais au début, ça a été ça qui a été très dur. En fait, t'es en open space avec plein de monde, mais t'es tout seul. Puis tu parles pas. Puis j'avais pas de téléphone. Puis voilà, t'as de conversation. Donc ça,
- Speaker #1
ça a été le gros du changement. Plus le téléphone,
- Speaker #0
l'informatique. Tout à apprendre. Ouklouk, comment gérer sa boîte mail. Quand t'as jamais eu de boîte mail, tu fais des catégories ?
- Speaker #1
Code couleur ! Code couleur, tu fais des catégories ?
- Speaker #0
J'aime bien ça.
- Speaker #1
Et les horaires par contre qui étaient devenus un vrai avantage.
- Speaker #0
Et les horaires qui étaient vachement bien. Les horaires, du coup, gros avantage. Mes week-ends, mes vacances, finir à 17h30.
- Speaker #1
Tu retrouves un équilibre quoi, entre vie pour vie perso. Alors,
- Speaker #0
je retrouve, mais même encore à l'heure actuelle, je préférais quand même mes horaires de commerce. Ah ouais ? Ouais, alors, je préférais mes horaires de commerce. Au niveau de mon organisation, j'arrivais beaucoup mieux à m'organiser en étant dans le commerce que là. Parce qu'en fait, l'avantage du commerce, alors l'inconvénient, c'est que tu bosses tous les fériés, les week-ends, les samedis, les machins. Sauf que tu as au moins une après-midi ou une matinée, voire deux matinées ou deux après-midi, plus un jour de repos dans ta semaine. Parce qu'en fait, donc des fois, tu as des grosses journées, parce que des fois, tu vas faire du, par exemple, du 9h-20h. Mais du coup, par exemple, le lendemain, tu vas peut-être faire du 14h-18h, tu vois. Et puis, le lendemain, tu ne vas pas travailler le matin. Et puis, tu vas avoir une plus grosse après-midi. Et puis après, tu ne vas pas travailler l'après-midi. Et nous, nos horaires, souvent, c'était... On faisait des grosses matinées. On commençait à 8h30. On finissait des fois à 14h. Et on reprenait le lendemain à 14h pour finir à 20h. Donc en fait, ça te faisait une journée complète, si tu comptais à peu près. Et en fait, pour faire tes courses, pour faire ton ménage, pour tes rendez-vous.
- Speaker #1
Oui, c'était...
- Speaker #0
C'était quand même beaucoup plus pratique.
- Speaker #1
Déjà, heureusement, là, t'as toujours les RTT.
- Speaker #0
T'as les RTT. Parce que tu fais de 8h à 17h30. Tu vas appeler des rendez-vous, t'as des rendez-vous à prendre d'autres, tu peux pas. Parce que t'es au travail, donc c'est compliqué. C'est beaucoup plus compliqué pour appeler des organismes. Pour faire tes courses, tu les fais les samedis. Qu'est-ce que j'ai envie d'aller faire mes courses mon samedi ? J'ai travaillé du lundi.
- Speaker #1
Fais des drives, moi je fais des drives.
- Speaker #0
J'en fais des drives maintenant. Mais c'est vrai que t'as pas envie en fait. Ton ménage, tu crois que j'ai envie de faire mon ménage le samedi ? Oui. J'ai pas envie que dans ta semaine, tu puisses étaler, en fait.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Donc, au niveau orga, ça, par contre, c'était dur.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Ouais, et même aujourd'hui. Même aujourd'hui, le 8h, 17h30...
- Speaker #1
Il te plaît moins ? Non. Le fait qu'avant, c'était plus flexible, tu faisais jamais la même chose, là, tu sais que dans ta semaine, tu as plus... Mes filles, je pouvais les...
- Speaker #0
Alors, certes, je pouvais pas aller au kermesse, par contre, je pouvais les emmener tous les matins à l'école. Anaïs, je l'emmenais tous les matins à l'école. Parce que du coup, j'embauchais à 8h30 ou 9h. Donc je les emmenais. Je pouvais l'emmener pour 8h30. Oui,
- Speaker #1
c'était une organisation qui était différente. Peut-être entre guillemets un petit peu moins monotone. Je ne sais pas si c'est le bon mot. Oui, c'est ça. Mais tu avais moins une routine, en fait, je pense. C'est ça. OK, cette semaine-là, j'ai ça. Là, c'est...
- Speaker #0
C'est toujours pareil.
- Speaker #1
Et la semaine prochaine ? 8h, 17h30. Voilà, c'est ça. Et puis voilà. OK. C'est quoi qui te plaît le plus aujourd'hui dans ton taf ?
- Speaker #0
En soi, mon travail en lui-même, ça me plaît, mais c'est pas un truc...
- Speaker #1
Au début où t'es arrivée, même si c'était compliqué, fallait tout réapprendre, mais t'étais stimulée peut-être par le fait d'apprendre.
- Speaker #0
Ouais, par le fait d'apprendre. Maintenant, je sais, mais j'ai quand même des nouvelles missions.
- Speaker #1
Ça stimule un peu. Ça stimule,
- Speaker #0
et je suis pas toujours non plus... C'est quand même vachement varié. Ce que j'aime bien aussi, c'est l'intensité des fois qu'il y a pu y avoir, même si je râle beaucoup. J'adore justement quand ça pulse. Moi,
- Speaker #1
perso, moins j'en ai, moins j'ai envie d'en faire. C'est clair, moins t'en faire. Ça, c'est réel.
- Speaker #0
C'est sûr. Et là, c'est pareil.
- Speaker #1
Plus t'en as, plus t'es dans le rush et tout, tac, C'est ça. C'est le plus efficace.
- Speaker #0
Ouais. Mais non, non. Après, là, ce qui est hyper intéressant, c'est les commissions qu'on peut faire avec les adhérents ou du coup, t'as la prépa. Donc là, c'est hyper intéressant parce que déjà, aussi, j'ai plus de contacts, il y a plus de choses.
- Speaker #1
C'est des tâches qui sont ponctuelles. Tu sais que c'est un événement qu'il faut préparer. Est-ce que tu as des regrets sur tes orientations pro et tes cursus scolaires ?
- Speaker #0
Alors, cursus scolaire, je pense que j'aurais pu mieux faire, clairement. Oui, mais tu n'en avais pas l'envie. Non,
- Speaker #1
je n'en avais pas l'envie. T'en avais pas l'envie ?
- Speaker #0
J'en avais pas l'envie. Après, c'est là aussi où je me dis, c'est bien quand t'es poussée aussi derrière.
- Speaker #1
Tes parents te poussaient pas ?
- Speaker #0
Non, non,
- Speaker #1
non.
- Speaker #0
Après, les regrets, c'est ça en fait, c'est de pas avoir testé d'autres métiers.
- Speaker #1
La coiffure quoi.
- Speaker #0
Ouais, la coiffure, l'esthétique aussi.
- Speaker #1
Et pourquoi t'as pas, à ton bilan de compétences là, tu t'es pas dit ?
- Speaker #0
J'y ai pensé, sauf que je reprenais aussi sur des horaires de commerce.
- Speaker #1
Ah bah oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Et pour moi, à l'époque, c'était non. C'était non. Ça, c'était le critère numéro un. Le critère, c'était les horaires, parce que je voulais être présente pour mes filles. Donc le critère, c'était pas d'horaires. Sinon, oui, effectivement, j'aurais aimé, pourquoi pas, me réorienter vers la coiffure, mais il est jamais trop tard.
- Speaker #1
Peut-être un jour.
- Speaker #0
Peut-être un jour.
- Speaker #1
Qu'elle tue coiffure.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Non, mais en plus, je me dis, tu vois, c'est ça aussi, c'est que je me dis, à l'heure actuelle, je rêve aussi d'un métier où je puisse être indépendante, où je puisse gérer mes horaires. Voilà, et je me dis, c'est vrai que la coiffure, mais j'aurais pu... tout faire là-dedans, en fait, parce que clairement, j'aurais pu... Ça t'ouvrait d'énormes possibilités. Mais avec Dessy, on refait le monde et puis je t'aurais pas rencontrée.
- Speaker #1
Ah oui, c'est clair.
- Speaker #0
Peut-être un saloon de coiffure ? Peut-être un saloon de coiffure ?
- Speaker #1
Mais après, il est jamais trop tard. Et après, j'avais une question aussi. Quand tu décides de te réorienter, donc toi, tu l'as fait une fois, peut-être que tu le referas deux fois, trois fois, on sait pas. Il y a aussi la contrainte financière qui rentre en compte parce que du coup, tu passes d'un salaire normal à... Un salaire d'alternant, ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Ce n'est pas facile. Surtout que là, je passais d'un bon salaire quand même. En tant que responsable adjointe, j'avais quand même un bon salaire. J'avais des primes, j'avais quand même un très bon salaire. Et oui, tu repasses au SMIC. Tu fais une chute. Une chute de salaire.
- Speaker #1
Donc là, heureusement que tu es à deux. Pour pallier au fait qu'il y en ait un qui refasse sa formation. C'est ce que je me doutais. C'est quoi aujourd'hui le métier de tes rêves ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. J'ai pas un métier...
- Speaker #1
Tu sais juste que t'aimerais t'orienter vers l'esthétique et tout ça.
- Speaker #0
Non, peut-être pas l'esthétique. En tout cas, je dirais que le confort de vie dans mon métier serait plus ça, ou vraiment le rêve, ce serait d'adapter mes horaires. De pouvoir avoir un métier où je puisse adapter justement, être indépendante sur mes horaires et être indépendante tout court. Mais dans quoi ?
- Speaker #1
Un bar.
- Speaker #0
J'y ai pensé, mais bon, on le barre. Il faut que mes filles grandissent, parce que je ne suis pas encore indépendante le week-end, moi, par contre. Mais oui, ça, ça me plairait. Mais je veux un truc, je voudrais un truc... J'ai besoin de contact. En fait, je me rends compte, avec les années... En fait, vraiment, je me suis réorientée vers l'assistante commerciale, et ça ne m'a plus... Parce que j'en ai eu besoin, parce que ça a été un tremplin. Mais là, tu vois, mes filles, elles grandissent. Voilà, donc c'est pareil, tu évolues aussi. Et du coup, non, je veux vraiment retrouver un métier. où j'ai du contact, vraiment, j'ai besoin de contact. Et puis j'ai besoin que les gens soient heureux autour de moi, j'ai besoin de ça. Et je veux un truc aussi où je puisse être dépendante, indépendante au niveau de mes horaires et pouvoir adapter mes horaires. Je trouve que là, c'est vraiment une...
- Speaker #1
C'est trop redondant.
- Speaker #0
La routine, c'est vraiment pas mon truc.
- Speaker #1
Après, c'est ça qui est bien aussi, quand tu t'orientes, te réorientes, même dans la même boîte, des fois, t'as des promotions en interne, etc., tu changes de taf. C'est aussi que ça te permet de savoir ce que t'aimes, mais aussi ce que t'aimes pas. Oui,
- Speaker #0
voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Donc là, tu sais qu'aujourd'hui, t'es partie d'un métier parce qu'il y avait des contraintes, du coup, plutôt de confort de vie, d'horaire, de bosser les week-ends, les jours fériés, etc. Mais pour un métier qui te plaît, qui te plaisait et qui te plaît, mais ce qui te manque, c'est le contact. Ça permet en fait de se rendre compte en faisant plein d'expériences. Mais voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Et puis après, c'est pareil, comme on disait. Il y a quelque chose qui peut te convenir à 20 ans, mais qui ne te conviendra plus à 30. Et peut-être que ça ne te conviendra plus après à 40. En fait, c'est ça, c'est que tu évolues avec le temps, avec les années, avec tout, avec tes enfants, avec plein de choses.
- Speaker #1
Être riche d'expérience,
- Speaker #0
c'est important pour s'orienter au mieux.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Non, je dirais que je n'ai pas forcément un rêve d'un métier. Non, c'est vraiment plus un confort. Je me dis, oui, être...
- Speaker #1
T'es pas noire dans un taf, mais où c'est toi qui gères. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Ouais, c'est toi qui gères.
- Speaker #0
C'est moi qui gère.
- Speaker #1
Ok, j'ai hâte de voir ce qu'elle va nous monter, celle-là.
- Speaker #0
Je sais pas, parce que j'ai pas encore de... Bah si, j'ai des idées. Mais ça, ça sera peut-être encore dans quelques années.
- Speaker #1
Peut-être dans la lingerie, tout ça, tout ça, quoi. Quel conseil tu voudrais donner à ceux qui nous écoutent, depuis tout à l'heure, là, en train de discuter ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu sais combien de temps ça fait qu'on parle, là ?
- Speaker #0
Ça doit faire au moins une heure, non ? Oui, ça fait une heure. Putain.
- Speaker #1
Quel conseil tu voudrais donner à ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #0
C'est d'expérimenter. au maximum, vraiment, d'expérimenter et de ne pas rester dans sa zone de confort. De ne pas se dire, ça c'est bon, ça me plaît, je rentre en CDI parce qu'il faut ma maison, parce qu'il faut ça. Non, franchement, c'est expérimenter et trouver quelque chose qui t'anime. Et peut-être que ça te stimulera là, et si ça ne te stimule plus dans dix ans, ce n'est pas grave. Tu auras fait, et puis après, tu changeras.
- Speaker #1
Quand il y a une opportunité, on la saisit. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Il faut la prendre, il faut la saisir, il faut... vraiment c'est être riche d'expérience et c'est faire ce qu'on a envie et pas par dépit parce que sinon tu t'enfermes dans quelque chose et ça peut durer 40 ans à faire le même métier et puis ça peut en pâtir sur ta vie perso c'est ça pour
- Speaker #1
finir quel métier aimerais-tu retrouver sur le podcast dans les futurs épisodes quel métier t'aimerais qu'on présente ça c'est une bonne question Mais ça peut être ! Pas forcément parce que toi, tu te vois faire ce métier-là, mais peut-être juste parce que t'es curieuse, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, ouais, je vois la question. Je sais pas, parce que tous les métiers peuvent être intéressants, en fait. Ah oui,
- Speaker #1
ça c'est vrai.
- Speaker #0
Tous les métiers peuvent être intéressants. Ou comment on travaille dans les pompes funèbres, par exemple.
- Speaker #1
Ok, tu sais que ça, j'y ai déjà réfléchi. Voilà,
- Speaker #0
comment on vient à travailler en pompes funèbres, et je me dis qu'il faut être sacrément fort. pour travailler dedans parce que ça doit être un métier qui est quand même... Donc ça, ça m'intrigue ce métier-là.
- Speaker #1
Si jamais vous travaillez dans les pompes funèles, vous avez des contacts, n'hésitez pas à revenir vers nous pour éventuellement passer sur le podcast,
- Speaker #0
ça pourrait être très intéressant. C'est un métier qui me fascine un peu.
- Speaker #1
Moi aussi, je suis très curieuse de savoir quels sont les dessous du métier, comment tu arrives à rentrer chez toi et te dire, ok, c'est bon, je ne suis plus au boulot.
- Speaker #0
D'ailleurs, ça me fait rappeler, à l'époque, à la maison familiale, j'étais avec une nana qui, c'était son rêve, c'était de travailler dans les pompes funèbres. Elle a fait ses stages en pompes funèbres.
- Speaker #1
C'est fou, ça.
- Speaker #0
C'est dingue, hein ?
- Speaker #1
Et il y en a qui ont besoin peut-être de consoler, d'être la petite lumière dans le moment où... Généralement, c'est des durs moments, donc...
- Speaker #0
Ouais, je me dis que c'est un très, très beau métier parce qu'en fait, tu fais tout, mais t'es dans l'ombre. Parce qu'en fait, tu dois être dans l'ombre et tu dois être aussi à l'écoute des gens. le deuil, c'est compliqué. Tu dois gérer, je pense, aussi tous les conflits familiaux. Oui. Parce que quand tu viens choisir une stèle et que le frère, la sœur, machin, ils sont embrouillés, ils sont pas d'accord, tu dois gérer tout ça.
- Speaker #1
Je pense que ça doit être...
- Speaker #0
Je suis très curieuse. Je serais bien intéressée par ça.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
N'hésitez pas. Moi,
- Speaker #1
je ferais mes recherches, mais si jamais vous travaillez dans une pompe funèbre, vous connaissez quelqu'un et que vous voulez passer sur le podcast, c'est avec grand plaisir qu'on vous accueillera.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Merci beaucoup Cathy de nous être passées sur Chemin de Vie. Merci de nous avoir écoutées pendant cette petite heure. Je ne sais pas exactement combien de temps durera l'épisode. Vous pouvez nous retrouver sur Deezer, Spotify, Apple Music et YouTube pour ceux qui veulent le voir filmé.