Ce que j'ai canalisé sur les incendies : la colère du vivant et le retour à l'unité
Ce week-end, je n'ai pas cherché à comprendre les causes du feu dans la matière, ni à entrer dans le débat. J'ai posé une intention simple : me connecter à l'énergie du feu lui-même, pour recevoir un enseignement, pour comprendre ce que le vivant essayait de nous dire, et pour pouvoir envoyer de l'amour et de la lumière là où c'était nécessaire.
Ce que j'ai ressenti en premier, c'est de la colère. Une colère qui n'avait rien de mauvais. Une colère habitée, presque une supplication. En canalisant, j'ai reçu un premier message : les flammes représentent les flammes de notre mental. Ce mental qu'on peut utiliser avec conscience, ou qui peut totalement nous consumer. Exactement ce qui se joue dans notre société aujourd'hui : on n'écoute plus notre âme, on n'écoute plus notre cœur, on se laisse dévorer par la vitesse, la production, le résultat.
J'ai alors posé une deuxième question : pourquoi faire ça à la nature, aux animaux, aux arbres ? La réponse qui est venue m'a bouleversée. C'est un appel à dissoudre totalement la matrice de matière dans laquelle on est enfermés. La croyance qu'il faut faire, qu'il faut produire, qu'il faut être dans le résultat en permanence. Un dépouillement. Une désidentification. Un retour à l'essentiel, à la simplicité, à l'unité.
Et c'est exactement ce que je vois se dessiner autour de cet événement : une entraide immense, entre humains, et entre humains et vivant. Des gens qui se lèvent pour la faune sauvage, pour la faune domestique, pour leurs voisins. Comme si la vie nous donnait, une fois de plus, un coup de pied au cul pour qu'on se réveille et qu'on choisisse de vivre depuis l'âme plutôt que depuis le mental, la structure, la matrice qui divise.
Après avoir reçu ces messages, j'ai ressenti une immense tristesse. Je me suis vue tendre les bras vers cette colère, lui tenir les mains, lui dire que j'étais désolée que les humains aient tant de mal à entendre ce genre de message, désolée qu'on reste encore, si souvent, dans le combat plutôt que dans le choix conscient de où l'on met notre énergie. Ce n'est pas le feu qu'il faut combattre dans l'invisible. C'est notre attention qu'il faut réorienter : vers l'essentiel, vers l'âme, vers la beauté et l'unité du vivant, vers le divin.
C'est toute la question de l'égrégore qu'on choisit de nourrir. Nourrir le combat, l'indignation, l'image choc partagée en boucle ? Ou nourrir la simplicité, le collectif, l'entraide, l'amour du vivant, l'écoute des enseignements du divin ? Sortir de l'ego qui cherche des coupables pour revenir à l'unité, à l'expérience elle-même, à l'âme.
Dès que j'ai accueilli ce message et tenu la main de ce feu, l'énergie s'est adoucie. Et ce matin, en allant courir, j'ai croisé des biches qui broutaient tranquillement dans un pré. Un rappel simple : oui, il y a des catastrophes, des choses horribles. Et il y a encore, toujours, de la beauté du vivant à laquelle s'accrocher.
Je crois que certains d'entre nous ont besoin de passer par la colère, par la sidération, par la rébellion, avant de pouvoir envisager une autre manière de vivre. Mais le fond reste le même : il est temps de se désidentifier de ce feu du mental qui nous enferme dans nos conditionnements, nos croyances, nos étiquettes, notre métro-boulot-dodo de petits soldats obéissants. Ce feu vient aussi nous montrer qu'une structure peut être bonne à détruire pour laisser place à autre chose : la reconnexion au vivant, à l'entraide, au lien, à la présence.
Je vous invite à prier pour l'arrivée de l'eau, pour la sécurité des animaux, pour soutenir les pompiers et les bénévoles, pour l'apaisement et la force aux victimes, pour que le vivant soit entendu, aimé, honoré et à ne pas alimenter les égrégores de la peur et du drama que l'on retrouve dans les médias.