Speaker #0Bienvenue dans Clarté et Charge Mentale, l'espace des femmes ambitieuses qui avance sans s'épuiser. Je suis Anissa, coach stratégique, sophrologue et fondatrice de la méthode SophroKigai. Aujourd'hui, on va parler d'un phénomène que beaucoup vivent souvent silencieusement. Ce moment où tout paraît urgent, chaque mail, chaque notification, chaque demande, comme si notre journée était une suite de petits feux à éteindre. Ensemble, on va éclaircir le phénomène qui est en jeu dans ces moments-là. Mais on va commencer par le décrire, et peut-être que vous allez vous reconnaître dans cette description. C'est le matin, vous ouvrez votre ordinateur, et avant même d'avoir bu une gorgée de café, votre boîte mail ressemble à un placard qui déborde. Tout tombe en même temps. Tu peux regarder ça s'il te plaît ? C'est urgent, quand tu auras un moment. Et même ce qui n'est pas urgent semble l'être. Ou peut-être que ça vous arrive en fin de journée, avec une notification de l'école, un message pro, et là vous sentez directement votre mental qui se contracte comme un muscle trop sollicité. Ou encore, peut-être que ça arrive à la maison, avec un enfant qui demande quelque chose maintenant, un imprévu logistique, un rappel administratif, et là une partie de vous passe instantanément en mode réaction. Et cette sensation d'être appelée partout, tout le temps, vous épuise, vous fatigue, vous met dans le brouillard, vous étouffe. Ce que j'aimerais vous dire, dès maintenant, c'est que ce mode-là n'a rien à voir avec un manque d'organisation, ou avec une personnalité stressée. Il est en lien avec un cerveau en surcharge. Et maintenant, j'aimerais qu'on prenne un moment pour comprendre ce qui se passe, physiologiquement, quand tout semble urgent. Parce que cette sensation, elle n'est pas mentale, elle est neurophysiologique. Et dans notre cerveau, vous le savez peut-être déjà, mais il y a deux grands systèmes en jeu à ce moment-là. Il y a le système de survie, porté par l'amidale, et le système de clarté. porté par le cortex préfrontal. Le système de survie, son rôle, c'est de réagir vite, de protéger et de voir le potentiel danger. Le système de clarté, lui, son rôle, ça va être de trier, de hiérarchiser, d'analyser, de relativiser. C'est la partie du cerveau qui permet la prise de recul. Le système de survie, qui voit le danger, n'a pas la capacité, à lui seul, d'analyser si le danger est réel ou pas. Ce qui fait qu'un mail, une demande anodine, peut être perçue comme un danger pour l'amidale. Et donc, quand la charge mentale est élevée, l'amidale s'active en continu. Et elle dit, attention, attention, fais vite, réponds, anticipe, protège, les autres systèmes du cerveau, dont le cortex préfrontal, système de clarté, se mettent en retrait et deviennent moins accessibles. Pourquoi ? Parce que le cerveau s'est mis en mode alerte, en mode vigilance, en mode danger. Et donc il laisse la place à l'amidale pour agir vite, pour protéger. Et les autres se mettent en retrait pour laisser l'amidale faire son travail. Le résultat de ça, c'est que tout semble urgent, tout semble important. Et tout semble devoir être fait maintenant. Ce n'est pas que vous n'êtes pas capable de hiérarchiser, c'est que votre cerveau ne peut littéralement plus le faire. Parce que physiologiquement, il n'a plus accès au module qui permet de le faire. C'est comme quand on conduit sous la pluie, sous une forte pluie. On voit toujours la route. Mais ça nous demande un peu plus d'effort. On a tendance à ralentir et à être beaucoup plus concentré sur notre conduite. Et bien là, c'est pareil. Quand on a cette surcharge mentale et quand tout devient urgent, si on veut pouvoir faire appel au cortex préfrontal, il faut aller le chercher. Ça va nous demander un effort, ça va nous demander une concentration particulière. Et comprendre ça, c'est déjà relâcher quelque chose. C'est se dire que vous n'êtes pas en train d'exagérer. Votre corps réagit normalement à une pression qui, elle, est anormalement élevée. Et donc, déjà avec ça, vous savez que ce n'est pas une formation gestion des priorités qui va vous aider, ce n'est pas des vitamines qui vont vous aider, et ce n'est pas vous coucher un peu plus tôt qui va vous aider. D'accord ? Ce qui va vous aider... c'est la capacité de vous dire hop hop hop attention là je n'arrive plus à prioriser Il faut que j'aille rechercher mon cortex préfrontal. Il faut que j'aille consciemment activer mon cortex préfrontal. Donc s'il y a une seule phrase à garder en tête aujourd'hui, c'est que quand tout vous semble urgent, c'est que votre cerveau n'a plus assez de place pour le module de tri. Ce n'est pas que tout est prioritaire. c'est que vous manquez d'espace interne pour hiérarchiser. Vous n'êtes pas débordé parce que vous êtes désorganisé. Vous n'êtes pas débordé parce que vous êtes lente. Vous êtes débordé parce que vous êtes en vigilance. Et ça, ça change absolument tout. Maintenant qu'on a vu ça, c'est bien, mais il va falloir... Trouver un outil pour aller l'activer ce cortex préfrontal ou désactiver cette amygdale. Et donc pour ça, je voulais vous proposer un outil que j'aime beaucoup, qui est très simple. Il dure 2 minutes, 2 minutes 30. Je l'appelle le minuteur des urgences. Et en fait, cet outil, il permet à votre cerveau de sortir du mode pompier. Et ce serait bien que la prochaine fois que vous avez quelque chose qui vous paraît urgent. que vous le mettiez en application pour voir. Donc le minuteur des urgences c'est quoi ? C'est trois étapes. Une première, une respiration lente et profonde. Une deuxième, c'est une petite phase de questionnement. La deuxième étape, c'est une petite phase de questionnement. Et la troisième étape, c'est une petite phase d'attente. Donc première étape, je respire. Donc j'inspire sur deux, trois ou quatre temps en fonction de ma respiration naturelle. Et j'expire sur 4, 6 ou 8 ans. On expire toujours deux fois plus longtemps que l'inspiration. Donc on y va. J'inspire et j'expire. Une seule respiration suffit pour calmer l'amidale. Ensuite, on se demande qu'est-ce qui brûle vraiment ? Est-ce que c'est urgent pour moi ? Est-ce que c'est urgent pour quelqu'un d'autre ? Ou est-ce que c'est juste vif dans ma tête ? Puis, troisième étape, on attend deux minutes avant d'agir. Deux minutes où on ne fait rien. On observe tout simplement. Et dans ces deux minutes, très souvent, l'urgence retombe. Et elle retrouve sa vraie place, celle d'une simple tâche. Donc cet outil... qui dure 2 minutes, 2 minutes 30, n'est pas là pour vous ralentir. Parce que 2 minutes sur l'espace-temps d'une journée, ce n'est pas grand-chose. Il est là pour vous aider à vous reconnecter à votre capacité de choisir et de sortir du mode réaction, impulsion. J'aimerais que vous gardiez en tête ceci. Vous n'avez pas besoin de courir après tout. Vous n'avez pas besoin de répondre immédiatement. Vous n'avez pas besoin de vivre en alerte. Votre ambition ne se nourrit pas de vitesse, elle se nourrit de clarté. Et chaque fois que vous ne réagissez pas immédiatement, chaque fois que vous vous offrez deux minutes, chaque fois que vous respirez avant d'agir, vous créez un espace, un espace plus juste et un espace pour vous. Profitez-en et prenez le temps pour vous. On arrive à la fin de ce podcast. Je vous remercie d'avoir partagé ce moment avec moi. Et si l'envie vous vient, vous pouvez réserver un petit bilan qui est offert. Vous avez le lien en description. Et pendant ce bilan-là, on pourra clarifier ce qui se joue en vous en ce moment, comprendre vos schémas. et identifiez ce dont vous avez besoin pour avancer sans vous épuiser. En attendant, prenez soin de votre clarté, et je vous retrouve très bientôt pour un nouvel épisode.