- Speaker #0
Et bienvenue dans le podcast Closer to You, un podcast dans lequel on parle de vente, d'entrepreneuriat, mais également de mindset, de bien-être, d'organisation, de vie pro, vie perso, car en réalité, tout est étroitement relié. Je suis Ségolène Caldas, la fondatrice de l'académie Closer to You, et c'est avec un immense plaisir que je vous donne rendez-vous ici chaque lundi pour aborder sans tabou tous les sujets qui vous intéressent, vous, ces femmes, Un brin rebelle et spirituel qui veulent emmener leurs ventes et leurs entreprises à la hauteur de leurs désirs. Et bienvenue dans ce nouvel épisode qui va être un épisode un peu particulier puisque je ne vais pas être toute seule. Je vais être avec mon mari Christophe qui est là. Salut ! Salut ! Ça va ? Ça va bien merci. Tu te sens comment pour ce premier épisode de podcast pour toi ?
- Speaker #1
Un peu anxieux mais ça va bien se passer.
- Speaker #0
Ok. Je t'ai fait venir aujourd'hui sur mon podcast parce que souvent, dans les appels de vente ou ce que je constate quand je parle de reconversion de personnes qui veulent passer du salariat à l'entreprenariat, l'entourage a un poids super fort et souvent le conjoint aussi. Un poids super fort dans ses décisions et je me dis que notre histoire, notre parcours, peut peut-être aider des personnes qui... ont ce désir de passer de salariés à entrepreneurs, mais qui ne savent pas trop ce qu'en pensent leurs conjoints, qui ne savent pas trop, qui ne se sentent pas forcément soutenus, ou pour qui chez le conjoint, ça peut susciter une peur, une peur de l'inconnu, une peur de l'insécurité. Ça génère chez l'autre, en tout cas, plein d'interrogations. Et puis, on ne sait pas toujours comment avancer avec tout ça, comment prendre ses décisions malgré les... peur de l'autre. Alors on va juste replacer un peu le contexte. Moi, je suis passée de salariée à entrepreneur il y a cinq ans et ça faisait cinq ans qu'on travaillait ensemble. Il y a beaucoup, beaucoup de personnes autour de nous qui nous disaient « Moi, je ne pourrais pas travailler avec mon conjoint. » Et nous, c'était vraiment l'inverse. On adorait travailler ensemble. On a vraiment kiffé ça. C'était, en tout cas de mon point de vue, tu diras si tu es d'accord avec moi, mais de mon point de vue, c'était super agréable de bosser ensemble. Il n'y avait pas de question de management, il n'y avait pas de question d'explication. En fait, la complicité qu'on avait dans notre couple, on l'a emmenée dans notre travail, si bien que tout était vraiment fluide et qu'on comprenait, sans même se parler, quand est-ce que l'autre était débordé, quand est-ce qu'il avait besoin d'aide, quand est-ce qu'il avait besoin de soutien. Et on savait qu'on pouvait compter l'un sur l'autre. Et ça, c'était super important.
- Speaker #1
Non, on n'avait pas besoin de se parler pour savoir ce que l'autre avait à faire. C'était fluide. Chacun travaillait, c'était vraiment un plaisir, un bonheur de travailler ensemble.
- Speaker #0
Et du coup, moi, ce qui s'est passé, c'est que j'ai commencé à ne plus supporter cette vie de salarié. Alors certes, on avait un très, très bon train de vie parce qu'avec nos deux métiers à temps plein, on avait une très belle vie, une très belle situation professionnelle et financière. Mais on employait aussi trois personnes pour garder les enfants, on s'en séparait à chaque vacances scolaires. Comme toi, tu étais chef d'agence et moi responsable d'exploitation, quand tu étais en vacances, il fallait que je prenne la responsabilité de l'agence. Bref, tout ça, en fait, moi, ça a généré chez moi un sentiment vraiment de passer à côté de ma vie et de sacrifier notre vie personnelle, notre vie de famille au détriment d'une réussite professionnelle. Et je me suis dit, je suis sûre que je peux avoir les deux. Je peux créer une vie dans laquelle je n'ai plus à... à faire de concessions, soit sur la famille, soit sur la carrière professionnelle. Et moi, ce que j'aimerais savoir, c'est, on avait cette belle complicité professionnelle. Toi, comment tu l'as vécu, le fait que malgré cette belle complicité, je voulais y mettre un terme d'une certaine façon pour avoir une meilleure qualité de vie ?
- Speaker #1
Au tout début, très égoïstement, je ne vais pas avoir mal pris, c'est un grand mot. le professionnel que j'étais a a eu un peu de temps à encaisser. Après, c'est un départ d'une entreprise. Après, c'est sûr que moi, je profitais de tous ces instants qu'on passait ensemble malgré tout, parce qu'on était ensemble toute la journée. Et ça, c'était très agréable pour moi. Après, le côté mari, papa, on voit aussi que les vacances, c'est compliqué. On se passait le relais. pendant les vacances, le soir c'est pareil, tu partais avant, j'arrivais, le matin on se croisait plus qu'on ne se voyait, c'est pour ça que ce n'est pas le but d'un couple, donc non, après avec du recul tu comprends, et on en a aussi parlé tous les deux, et le plus important c'est la communication, on en a parlé, tu m'as expliqué, et bien évidemment... Vous ne pouvez que rire dans ce sens-là.
- Speaker #0
Et ça, c'est le point de vue du professionnel. Mais on n'a pas d'exemple vraiment d'entrepreneur, encore moins d'entrepreneur en ligne, parce que je t'avais dit, voilà, moi, je veux bosser de la maison parce que je veux pouvoir m'occuper des enfants quand ils sont malades. Je veux arrêter de les lever à 7h du matin, même plutôt quand ils sont en vacances, juste parce qu'on doit aller travailler ou quoi, et qu'ils doivent aller au centre aéré. En fait, toutes ces injonctions, j'en voulais plus. Donc ça a inclus aussi de créer ma boîte, mais de la maison, donc en ligne. Comme on n'avait pas d'exemple d'entrepreneurs et encore moins d'entrepreneurs en ligne dans notre entourage, on n'a connu que le salariat. Est-ce que tu comprenais ? Qu'est-ce qui s'est passé en fait ? Est-ce que tu avais des peurs ?
- Speaker #1
Des peurs bien évidemment, puisque de toute façon, de tout petit, on nous... On nous explique qu'il faut travailler, moi en plus je prends mon cas personnel, famille de portugais, etc., où l'homme doit travailler, avoir un travail stable, fiable, pour la protection, la sécurité, tu dois aller travailler tous les matins, avoir un bon poste, un bel emploi, être gentil avec ton patron, etc. Et c'est sûr que quand on t'annonce que finalement, je vais être entrepreneur, travailler de la maison, un métier en plus que je ne connaissais pas du tout, ouais, tu dis, oula, ouais. Tu flippes un peu quand même, tu as peur.
- Speaker #0
T'as peur de quoi ?
- Speaker #1
T'as peur de manquer, t'as peur du manque, t'as peur de changer ton train de vie, t'as peur peut-être d'avoir à faire des concessions sur certaines choses, parce qu'on s'habitue, parce qu'on n'a pas envie de changer, parce qu'on a peut-être un peu, comme dirait les enfants, la flemme de modifier des choses dans sa vie. Donc c'est sûr que si tu ne fais pas un peu un travail, si tu ne commences pas un travail un peu sur toi-même, sur vraiment l'existence, etc. C'est un peu le def perso, etc. que j'avais commencé un peu à faire grâce à toi. Je peux comprendre que certains hommes aient peur ou bloquent.
- Speaker #0
Tu parles du def perso que tu avais commencé à faire grâce à moi, mais pourtant, moi, je me souviens, il y a plus de cinq ans, quand moi, je m'intéressais déjà depuis longtemps au def perso, mais que je commençais à te proposer des lectures, à te dire, tu devrais lire ce livre, il est extraordinaire en plus. Avec ce que tu vis en ce moment, je pense que ça pourrait vraiment t'aider et tout. Moi, je me rappelle que tu me disais rien à foutre de ces bouquins. Moi, laisse-moi avec mes romans, fous-moi la paix avec ça. Tu n'avais pas envie de partager ça avec moi. Puis qu'en plus, quelque part, une part de toi n'y croyait pas. En tout cas, tu ne connaissais pas et ça ne t'intéressait pas. Moi, je me souviens du jour où il y a eu un déclic. Est-ce que toi, tu t'en souviens ?
- Speaker #1
Je pense qu'on parle lui-même. C'est sûr qu'à l'époque, quand il a commencé, pour moi, c'était des gourous. là, vous voyez ça ? C'est bizarre, ces gens qui parlent, tout le monde les écoute. C'était bizarre. Parce que toujours, je pense, dans ce conditionnement où il faut rester rationnel, etc., il y a des choses, des énergies, des trucs bizarres. Qu'est-ce que c'est que ces trucs-là ? Et puis finalement, après, il y a des moments où on n'évolue pas à la même vitesse, je pense. Moi, il m'a fallu un peu plus de temps pour évoluer, pour peut-être se dire peut-être des choses à regarder, à regretter, peut-être évolue, change, on va voir un petit peu ce qui se passe. ouvre ton esprit et tu t'y intéresses au fur et à mesure tu écoutes, tu regardes, tu es un petit peu de loin tu fais style, tu regardes mais tu te coins de l'oeil et tu m'as invité je pense qu'on parle de cet événement là tu m'as invité à aller suivre l'Académie Zéro Limite à Paris avec Martin et Tulipe donc il y avait plusieurs, deux, trois jours je crois de conférences, de conférenciers qui venaient un peu parler de leur vie, de leurs expériences etc ça m'avait marqué, c'était François Lemay qui intervient qui parle son truc et tout, et à la fin, il met de la musique, etc. Et on est un peu, une sorte de méditation, enfin. Mais je ne sais pas ce qui s'est passé là. Tout est monté, complètement effondré. Et ouais, là, je crois que c'est ça, ce déclic-là. Et il y a une autre personne aussi, là, je ne sais plus comment il s'appelle, qui parlait, qui avait, ils avaient tout en bonnet avec leur famille, enfin, avec sa femme, etc.
- Speaker #0
Nicolas Devic.
- Speaker #1
Nicolas Devic, etc. Tout lâché pour vraiment se consacrer à leur vie de famille, à leurs enfants, etc. Monter un business ensemble, ça m'avait super touché. je me rappelle que j'avais été le voir Je crois que je ne lui ai même rien dit parce que j'étais tellement pris que je n'arrivais pas à le parler. J'ai juste dit merci, je crois.
- Speaker #0
Est-ce que selon toi, avec le recul maintenant, ça c'était il y a trois ans, je crois ? Oui, trois ou quatre ans. Tu dirais que ce moment-là, tu as compris que peut-être qu'il y avait d'autres façons de vivre et que peut-être que ce rythme métro-boulot-dodo qui... Quelque part, nous demandent de sacrifier des parties de nous, des priorités qu'on peut avoir, l'importance peut-être de la vie. Et bien, ça t'a sauté aux yeux comme quoi il y avait quelque chose d'autre qui était possible, une autre forme de quotidien, une autre forme de carrière, une autre forme d'équipe qui pouvait se créer.
- Speaker #1
Oui. Tu penses à ce moment-là, en tout cas, où tu comprends qu'en fait, la vie, ce n'est pas ça. La vie, ce n'est pas ça. Tu peux t'épanouir professionnellement parlant, avoir un métier qui te plaît, qui t'emballe, qui te fait vibrer. On a tous ça. C'est ce que tu fais aujourd'hui. Et on a tous ce côté où on veut travailler, faire un truc qui nous kiffe. Tu peux très bien concilier l'épanouissement professionnel et la vie de famille, les loisirs. Bref, toi, en fait, te t'occuper de toi. On ne travaille pas pour vivre, en fait. On vit pour travailler. Mais ouais, à ce moment-là, c'était un dictique pour moi. La vie, c'est pas ça, en fait.
- Speaker #0
Et tu parlais tout à l'heure qu'on n'avance pas tous à la même vitesse. Et moi, je pense que c'est ça qui explique que c'est souvent des femmes que moi, j'ai au téléphone. Mais elles ont pris conscience de quelque chose. Elles ressentent un élan pour aller créer un autre style de vie, pour peut-être multiplier leurs sources de revenus, pour changer de quotidien, pour aller vers quelque chose de plus aligné, qui les respecte plus. et et en tout cas dans les cas des appels que j'ai, des personnes que je rencontre, c'est souvent le mari qui est plus réticent. Selon toi, qu'est-ce qui est important quand on n'évolue pas à la même vitesse ? Qu'est-ce qui fait que malgré ça, on peut rester soudés et malgré ça, on peut se soutenir l'un l'autre ?
- Speaker #1
Le dialogue. Déjà, le dialogue est important. Comprendre pourquoi on fait les choses, dans quel but. C'est important. La tolérance aussi. Et l'acceptation du changement, je pense qu'aujourd'hui, les hommes, les bonhommes, les guerriers de testostérone, les guerriers, il faut aller, il faut bosser, il faut bosser. Et surtout, en fait, on est habitué à un quotidien. On a un petit quotidien, un rythme, on aime bien avoir une petite habitude, le café le matin quand on arrive, etc. Le déroulement de la journée, on rentre le soir, on voit les enfants, on pose des pieds sur la table, etc. Je ne dis pas qu'on est tous des machos, mais c'est vrai qu'on est quand même assez en attente de ça. Et c'est vrai que quand ton épouse, ta conjointe, peu importe, ta copine, te dit que tu veux être empruneur, que tu veux faire ci, que tu veux faire ça, attention, il y a peut-être des risques, que tu m'aides, etc. Il y a des hommes qui ne sont peut-être pas forcément prêts à ça. Changement, ça veut dire peut-être une insécurité financière, peut-être, ou pas. En tout cas, il y a un moment où il va falloir faire attention. Ça veut dire qu'il va falloir prendre des choses en charge. soulager la charge mentale de madame parce que on sait que voilà ça lui fait plaisir ce que je vais dire mais on sait qu'ils sont ils sont elles sont bien évidemment il y avait une charge mentale par rapport à nous nous les hommes voilà dès qu'on a trop tourné gérer on a l'impression qu'on est allé passer la journée mais mais c'est vrai que voilà ça veut dire que changer en fait changer le quotidien et ça certains hommes c'est pas évident c'est compliqué s'occuper des enfants peut-être le soir gérer ouais faire à manger aller faire les courses etc etc et pour certains Très ancré un peu dans ce rôle de guerrier, de bonhomme. Je ne fais pas les courses. On m'a dit ça il n'y a encore pas longtemps. Non, non, ce n'est pas moi qui vais faire ça, c'est ma femme qui fait les courses. Moi, je suis désolé. Moi, perso, je kiffe à les courses. Voilà. Mais je pense qu'il y a un peu ce travail à faire aussi d'acceptation du changement.
- Speaker #0
C'est vrai que quand j'ai commencé à me former pour devenir entrepreneur en ligne, je travaillais avec toi. On avait les quatre enfants. Et je me formais les soirées, les week-ends. Et même quand j'ai commencé mon activité, je continuais à me former, mais je travaillais en plus. Donc, j'avais tout ça et je t'ai demandé, c'est vrai, à ce moment-là. En fait, avant de m'engager dans ces formations, je t'ai demandé, je t'ai averti, je t'ai dit, voilà, voilà mon objectif. Pour l'atteindre, il va falloir que je bosse dur, il va falloir que je bosse fort, il va falloir que vraiment je me consacre à tout ça. Et donc, il va falloir que tu m'aides. Est-ce que tu es prêt à ça ? Est-ce que tu penses que j'aurais pu réussir ? Tu ne m'avais pas soutenue si tu ne m'avais pas aidée. Est-ce que tu penses que dans tous les cas, j'aurais trouvé une solution ou pas ?
- Speaker #1
Je pense que tu as le caractère pour ça, de trouver une solution, etc. Peut-être plus d'autres chemins, peut-être plus dur, etc. Et sans le soutien. Après, je pense que le soutien de son conjoint, sa conjointe, est hyper important. Quand tu te lances là-dedans, je pense que tu ne t'aurais pas soutenue ou je n'aurais pas été avec toi. Déjà, ça aurait été bizarre. dans un couple on est censé quand même avoir des discussions et se soutenir l'un de l'autre j'aurais pas été 100% d'accord avec toi ou j'aurais pas été du tout d'accord, tu penses que t'aurais quand même foncé mais peut-être avec des barrières ou des peurs des contraintes en disant j'y vais mais je sais que l'autre il veut pas etc,
- Speaker #0
je pense que tu te crées un poids en plus ça aide pas dans le développement Qu'est-ce que toi tu dirais à quelqu'un qui parce que maintenant t'as le recul sur la situation et tout mais Oui. Par exemple, une femme qui voudrait faire ce que j'ai fait, mais son mari ne la soutient pas forcément. Tu lui dirais quoi à cette femme-là ? Insiste. Insiste ?
- Speaker #1
Insiste. Je dirais non. Chope-le, allez manger quelque part. En extérieur, c'est toujours mieux. Au moins, tu ne peux pas te défiler.
- Speaker #0
On fait ça. En restaurant, quand on a des trucs à se dire, comme ça, on est sûr qu'on ne peut pas ni quitter la table, ni se crier dessus. Moi,
- Speaker #1
je suis en train du monde pour ça. Je me ferme et je m'en vais. Je quitte la pièce et ce n'est pas bien. À l'extérieur, un truc neutre, même une balade, peu importe. Surtout que les deux sont concentrés en discussion. A la maison, on savait qu'il y avait toujours une distraction, un enfant, un téléphone, un trubidule. Donc à l'extérieur, on discute et je dis non, non, non. Moi écoute, j'ai mon projet, j'ai ça, j'ai ça, j'ai ça. Pourquoi je le fais ? Tu dis toujours l'important c'est le pourquoi. Et je pense que c'est vraiment ça, le pourquoi, le but. Je fais ça parce que je ne me sens plus dans mon travail, parce que ce qu'on fait aujourd'hui ça ne me convient pas, parce que je suis fatigué, parce que je n'ai pas envie de passer du temps, je ne vois pas mes enfants. enfin bref, il y a tellement tellement de choses Et voilà, je fais ça pour ça, je fais ça pour nous quelque part aussi, parce que c'est un travail personnel, parce que je suis entrepreneur, une entrepreneuse, donc c'est pour moi aussi quelque part, c'est parce que j'ai envie de le faire. Mais derrière, il y a toujours aussi, je le fais pour la famille, je le fais pour nous ou en couple, si les gens ne sont pas là, selon l'avancement du couple. Et non, vraiment insister, lui vraiment l'expliquer, insister en disant par contre, il faut qu'on soit deux, il faut que tu me soutiennes, on doit être fort. Mais je sais, je sais que je vais y arriver. Parce que je suis fort et je sais pourquoi je le fais. Mais si tu ne m'aides pas, ça va être plus compliqué. Mais il faut insister, je pense qu'il faut vraiment comprendre. Il y a un moment, tout homme macho qu'il soit, etc. Il y a un moment, s'il a un tant soit peu de bon esprit, de bienveillance, etc. Il va forcément pouvoir l'aider. Il ne peut que l'aider.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, je t'avoue, je l'aurais super mal pris si tu n'avais pas fini par m'épauler, me soutenir. parce que pendant... pas mal d'années, moi j'ai entre guillemets sacrifié ma vie professionnelle pour prendre soin de la famille, pour élever nos enfants, pour que toi tu puisses t'épanouir et selon moi en fait, selon la définition du couple et bien c'est donnant-donnant je me souviens dès nos premiers jours en couple, on s'est dit voilà nous on est une équipe et c'est donnant-donnant et là j'attendais en fait le retour sur investissement que j'avais donné pendant tant d'années ... Et c'était à toi de me soutenir sur ce coup-là, même si ça a comporté de grosses décisions qui, même moi, m'ont fait peur. Et notamment, je pense aux premiers gros, gros investissements que j'ai faits. C'est-à-dire que quand je me suis lancée, c'était la première fois que j'investissais dans une formation qui était à plus de 2000 euros. Et je t'ai dit, Toff, je sens que c'est vraiment ça qui... que j'ai envie de faire. Mais voilà le coup. À cette époque-là, on avait racheté une maison, il y avait encore des travaux, on avait les quatre enfants et toutes les charges financières que ça représentait. On n'avait pas énormément de sous de côté, vraiment. Donc ça représentait, j'allais piocher en fait dans les économies de la famille. Et j'avais besoin, je pense, une part de moi avait besoin de ton accord, en même temps parce que moi, je n'avais jamais dépensé autant d'argent, et en plus pour moi. Je pense que si c'était un enfant qui m'avait dit ma maman j'ai trouvé une super formation, elle coûte plus de 2000 euros, est-ce que je peux parce que ça va transformer ma vie ? On a plus tendance à leur dire oui à eux qu'à nous-mêmes. Mais ouais ça t'a fait quoi quand je t'ai annoncé ce premier montant ? Qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête à ce moment-là ?
- Speaker #1
Déjà une chose par exemple est certaine c'est que t'as tellement fait de... Je ne vais pas dire sacrifice, je ne sais pas si on peut dire ça comme ça, mais en tout cas, c'est sûr que tu m'as permis, moi, de pouvoir évoluer dans ma carrière professionnelle, dans les quelques boîtes que j'ai faites, pour évoluer dans l'entreprise, pour finir en manager, etc. Et voilà, avec toutes les concessions que ça peut enduire, etc. Donc c'est sûr qu'aujourd'hui, à l'époque, quand tu m'as parlé de ça, je te l'ai dit d'ailleurs, je ne me voyais pas te dire « Non, non, non, hors de question que tu fasses ça » . C'était déjà effectivement une partie évidente. Après, on avait tout ça qui était à moins laver la maison, on avait les travaux, etc. On aimait bien aussi nos petites habitudes de train de vie, etc. Mais en fait, ça ne m'a pas fait peur, pas du tout même. Parce que je sais comment tu travailles, je sais ce que tu veux, je sais comment tu travailles, je sais que quand tu fais un truc, tu vas jusqu'au bout, tu le fais à fond. Donc oui, c'était une première, l'investissement personnel. On investit sur plein de trucs, mais c'est marrant, jamais sur soi, c'est bizarre. Non, ça ne m'a pas fait peur. Parce que tu avais confiance, tu croyais en cette formation, tu croyais en toi, tu croyais en tout ça. Et j'insiste encore, tu savais pourquoi tu le faisais. Non, ça ne m'a pas inquiété plus que ça, bizarrement.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu dirais, du coup, à, par exemple, un homme qui, différemment de toi, sa femme lui annonce qu'elle va investir 2 000, 3 000, 5 000 euros. Il m'est déjà même arrivé de te parler d'investissements de plus de 12 000 euros que j'ai faits. Et qui, lui, serait... serait complètement peut-être flippé ou qui dirait à sa femme, parce que c'est des choses que j'ai déjà entendues moi, tu sais que si tu investis là, moi je dois tirer un trait sur ma moto par exemple. Ou sur un investissement matériel.
- Speaker #1
J'ai déjà entendu cette phrase dans un autre contexte, même dans le travail, etc. où je discutais avec quelqu'un et personne ne se peignait d'avoir... C'était compliqué la vie, pas beaucoup d'argent, on ne peut pas acheter ci, on ne peut pas acheter ça. Elle me dit, ah oui, mais parce que j'ai mis ton mari au travail, etc. Il ne gagne pas de sa vie. Je ne comprends pas pourquoi tu me dis ça. Elle me dit, ah mais parce qu'il met de côté pour acheter. Je crois qu'il voulait acheter un truc, une moto, une voiture. Je ne sais plus ce qu'il voulait. Enfin, il voulait se faire plaisir de la type. Enfin, personnel, en fait. Et je lui dis, ouais, mais non, en fait, c'est ça le truc. C'est juste, il y a un moment, juste revoir tes priorités. Oui, c'est sûr que, ouais, moi aussi, des fois, j'ai envie de m'acheter des trucs pour moi. mais il y a un moment, je pense qu'il y a un temps pour tout il vaut mieux investir sur sur l'avenir. Et après, ça se trouve, je pourrais en acheter trois, des trucs comme ça. Que acheter mon truc, une fois que j'aurai ce truc-là, un peu comme... Puis nous, les hommes, on est un peu comme des enfants. Une fois qu'on a un truc, on s'amuse avec. Et puis après, je finis dans le placard ou dans le garage, peu importe, en fonction de ce qu'on a acheté. Donc non, il vaut mieux investir aujourd'hui de manière sérieuse pour l'avenir et après, aller chercher du plaisir tout en gardant quand même des petits plaisirs quand même c'est important pas que s'acharner là-dessus. Il faut garder un peu ce plaisir aussi, il faut sortir un peu la tête des intents, se reposer et s'écouter. C'est hyper important. Après, les formations, il y a des formations normalement à tous les budgets. Donc, plutôt que d'aller tout de suite chercher la formation peut-être à tous les budgets, 15 000, 20 000 et plus, parce qu'on sait qu'il y en existe d'autres, peut-être commencer par une formation budget, un peu porte, je ne sais pas, 3 000, 5 000, je n'en sais rien, et s'investir là-dessus, et travailler, etc. Récupérer les bénéfices de ça, et après, hop ! Cherchez plus, allez voir plus. Un peu comme quand vous achetez votre maison. Au départ, vous avez une maison pour deux, etc. Puis après, vous avez une maison peut-être pour trois, pour quatre, etc. Donc, en fait, vous évoluez en fonction de la vie. Là, c'est un peu pareil.
- Speaker #0
On savait que ça comportait un risque, tout ça. Le risque que ça ne marche pas, le risque que je n'y arrive pas, le risque que je me rends compte qu'en fait, je ne suis pas faite pour ça. Ça comportait plein de risques. Bon, le truc, c'est que ça a bien marché. Ouais. Mais si ça n'avait pas marché, selon toi, il serait passé quoi ?
- Speaker #1
Eh bien, tu aurais rebondi. Tu aurais appris de tes erreurs et hop, un échec, c'est un cadeau. Un échec, c'est un cadeau. Alors ça, c'est dur à comprendre ça et surtout l'accepter. Un échec, on se dit, voilà, c'est la fin du monde. J'ai pas réussi, j'ai pas réussi, oulala, ouais bah t'as pas réussi mon pote, mais t'aurais pas essayé, peut-être que t'aurais jamais su, en fait. Il faut essayer, tu sais pas si tu vas essayer, si tu vas réussir par exemple.
- Speaker #0
Si t'essayes pas, tu sais pas si tu vas réussir.
- Speaker #1
Après, bah là, tu t'essayes si tu crois, etc., que c'est la bonne formation, et que tu vas au bout, bah ça peut que réussir, ça peut que marcher. Après, bah, tu réussis pas, c'est peut-être qu'à un moment tu t'es trompé, peut-être qu'effectivement t'avais pas fait ton pourquoi, peut-être que t'étais trompé de chemin. C'était peut-être pas cette route-là. C'est pas grave. Ta route, celle-là, c'est pas la bonne. C'est pas grave, il y a une autre route. Il faut juste trouver la bonne route.
- Speaker #0
Je sais que ce qui m'a aidée dans tout ce parcours, à ne pas trop mettre la pression non plus, parce que j'aurais pu très souvent, et je me la suis mise des fois, parce que tu sais qu'on est cis, que c'est un coup. Et il y a des fois où je me suis dit, je n'ai pas d'autre choix que celui de réussir. Et ça, ça me mettait énormément la pression. Et je sais qu'une fois, je t'ai dit, mais Toff, si ça ne marche pas, je crois que le plus important, c'est que toute la famille soit heureuse. Et que je pense que ce n'est pas la maison dans laquelle on habite, ou notre train de vie, ou si... Ou le prix des objets qu'on offre à nos enfants en cadeau ou quoi, c'est vraiment ce qu'on vit qui est le plus important. Et moi, la pensée qui m'a beaucoup aidée, c'est de me dire, dans tous les cas, si ça ne marche pas, même si on doit finir dans un petit appartement tous les six, on sera quand même heureux. Et c'est ça le plus important. Et quand je t'en ai parlé, j'ai senti que... tu étais d'accord avec moi sur ça. Et du coup, moi, ça m'a enlevé une pression de devoir réussir à tout prix et vite. Et sans cette pression, je pense que c'est ça qui m'a fait aussi tenir parce qu'il faut le dire, tu le vois, toi, de l'extérieur, il y a des jours où c'est moins facile que d'autres. Il y a des jours où je doute énormément. Il y a des jours où je me demande si finalement, j'atteins pas toujours mes objectifs. Il y a des fois, ça prend plus de temps que ce que j'aimerais, ce que je penserais ou quoi. Et tu vois, le fait de se dire, mais en fait, le plus important, ce n'est pas ce qu'on va obtenir de ce chemin-là, mais c'est la façon dont on aura été resté soudé. Et même si aujourd'hui, on ne travaille plus ensemble, chose qu'on a adoré, je trouve que quelque part, ça a encore ressoudé encore plus le couple, même si il y a des fois, je ne parle pas. Je suis tellement dans ma tête, tellement à penser comment je vais me sortir de là et à m'auto-coacher, à m'auto-motiver et tout. Il y a des fois, je suis un peu muette à la maison. Mais quelque part, je trouve que ce que ça a renforcé, c'est le soutien inconditionnel dans quels que soient les résultats. Tu es d'accord avec moi ? Oui,
- Speaker #1
c'est pour ça que tout à l'heure, je disais que c'était important que le conjoint et la conjointe soient en phase. avec cette action-là. Parce que forcément, ça crée un poids. Ça crée un poids, une pression, un peu le sentiment d'aller prouver quelque chose. Parce que mon mari, ma femme, peu importe, ne croient pas en moi. Il y a déjà bien assez, je pense, avec le reste du monde, la famille, l'entourage, parce qu'on n'en a pas parlé, mais c'est pareil. Il y a déjà cette pression-là. Parce que quand vous n'avez pas des entrepreneurs... Il y a toujours ça, quelqu'un qui va, mais pourquoi tu fais ça, ça ne sert à rien.
- Speaker #0
Ah ben, tu l'as vu ça, j'en ai eu pas mal. J'en ai eu beaucoup.
- Speaker #1
Des fois, c'est même la famille proche, la proximité, etc.
- Speaker #0
Même des fois pendant des réunions de famille, devant tout le monde.
- Speaker #1
Donc, il y a déjà ça à gérer. Alors, si en plus, il y a le conjoint et la conjointe qui remet une couche par-dessus, non. C'est pour ça que je dis que c'est important d'avoir le... Alors, pas le consentement, mais en tout cas que le couple soit en phase dans ce truc-là. Après, oui. Bien évidemment, ça soude. Parce qu'il y a des moments, c'est dur. Ce n'est pas toujours facile. Un couple qui dit que tout va bien, tout est rose, tout est beau, on est toujours d'accord, tout va bien, non, on rit. Je ne vais pas faire la préparation de couple, etc. Non, mais c'est sûr. Un couple, ce n'est pas toujours beau, ce n'est pas toujours rose, on n'est pas toujours d'accord, heureusement. Mais voilà, on discute, etc. Et je trouve qu'effectivement, ça permet un peu plus de communication parce que c'est important de communiquer. quand t'es pas disponible, ça met aussi une autre dimension. Savoir aussi, à un moment accepté, que l'autre n'est pas disponible à ce moment-là. On respecte le temps de l'autre pour ça. Donc oui, bien sûr, ça vient renforcer encore plus le couple.
- Speaker #0
Et admettons, j'ai des clientes qui sont mères célibataires ou dont le mari ne soutient absolument pas les choix. Toi, je sais que... étonnant que ça puisse être. Depuis quelques semaines, en fait, tu as fait une retraite avec Chris Ode et tu as découvert ce que c'était qu'une communauté de personnes qui, entre autres la DOM, qui ont cette même attente de la vie, ces mêmes envies, enfin, une communauté dans laquelle tu es compris et pas jugé, dans laquelle tu peux te sentir en sécurité, écouté, entendu, vu et dans laquelle il y a du partage, du vrai, de la vérité, du respect. Moi, je sais que c'est ce que Merci. J'ai eu à cœur de créer ce qui est l'un des piliers les plus importants de mon académie, de ma formation, c'est de créer cet espace-là aussi pour ces femmes-là. Parce que selon moi, elles n'ont pas toute la chance que moi j'ai eue d'avoir et d'avoir ton soutien, mais qu'on peut le créer autrement ce soutien, justement dans une communauté comme ça. Est-ce que tu penses que justement une femme qui soit est mère célibataire, soit n'a pas le soutien de son conjoint, Maintenant que tu l'as expérimenté, ce genre d'espace de communauté dans lequel il n'y a que des personnes qui visent les mêmes objectifs que toi, qui ont les mêmes buts dans la vie, les mêmes intentions et tout, est-ce que tu penses que ça peut avoir un poids, pas remplacer le conjoint, le soutien du conjoint, mais en tout cas ? permettre d'avancer malgré le manque de soutien du conjoint.
- Speaker #1
Oui, complètement. Je ne peux que souhaiter, pour moi, les hommes, je ne peux que pousser tous ces hommes à aller avec Chris ou peu importe, trouver la personne qui vous parle, qui vous fait vibrer. Moi, c'était Chris, effectivement, dans ce genre de truc. Une immersion comme ça pendant trois jours avec des hommes complètement inconnus. où tu peux parler de tout, où tu peux en avoir des problèmes, où peu importe, tu parles, tu as envie de parler, tu parles, tu parles pas, tu écoutes, et tu te sens écouté en fait. Pas jugé, en toute bienveillance. Peu importe où t'en es, il y a une communauté, qui ne peut que te faire du bien, dans tous les cas. Si t'as pas en plus de soutien, où t'es tout seul, où tu galères, etc. Avoir une communauté où tu peux poser tes questions, où tu peux écouter, ne serait-ce que parce que t'as pas envie de poser tes questions, mais... il y a des gens qui vont parler, peut-être que tu vas te reconduiter là-dedans, tu vas apprendre, ça m'intéresse ça, etc. Donc non, la communauté, c'est hyper important. C'est hyper important.
- Speaker #0
Est-ce que tu veux... Je pense qu'on va s'arrêter là.
- Speaker #1
Je ne sais pas, c'est une petite maman déjà, je pense que...
- Speaker #0
Ça va être trop long. Mais je te remercie déjà. Est-ce qu'il y a un dernier truc que tu voudrais dire à ces personnes qui vont écouter ce podcast, qui ont des grandes décisions à prendre ou qui ont des aspirations ou quoi et qui ne sont pas toujours soutenus et qui ont des envies, mais tu leur dirais quoi à ces personnes-là ?
- Speaker #1
Je leur dirais de croire. De croire en leurs rêves, d'aller jusqu'au bout de leurs rêves. La vie, l'univers, peu importe comment tu l'appelles, il est là, il t'écoute. Allez au bout de tes rêves. T'as envie de faire ça, tu vibres par ça. Tu vivras l'académie, quand t'écoutes les podcasts de Ségolène, rejoins. Il rejoint. Ou... Non, il faut aller, pas au bout. Vraiment aller au bout. Après, on pourrait encore discuter pendant des heures et des heures. Mais non, non, si je peux, une dernière chose à dire, c'est ça. C'est vis ta vie, vis la vie que tu as envie de vivre. Et surtout, crois en tes rêves.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi d'avoir invité.
- Speaker #0
On recommencera ça, c'était plutôt cool. Oui, bien. Bon, eh bien, merci. Moi, je vous embrasse. Je vous souhaite de passer une très, très bonne journée, soirée, indépendamment du moment. Vous écouterez cet épisode. Et puis, voilà, comme l'a dit Christophe, croyez en vos rêves, croyez en la vie. Nous, ça nous ferait peut-être très plaisir aussi, j'y pense là, d'avoir vos retours sur cet épisode, sur ce format, sur tout ce qui a été partagé. Qu'est-ce que ça a généré chez vous ? Est-ce qu'il y a eu des déclics, des pensées, des émotions qui vous ont traversé en écoutant cet épisode un petit peu particulier ? Est-ce que vous aimeriez qu'on en refasse tous les deux ? Si oui, sur quel sujet ? Bref, n'hésitez pas à venir sur Instagram, m'envoyer des DM, des petits messages privés pour me raconter un peu ce qui s'est passé pour vous dans cet épisode. Et puis, n'oubliez pas de vous abonner ou de laisser 5 petites étoiles si vous appréciez le podcast Closer To You ou même d'en parler autour de vous. Je vous souhaite de passer une très bonne journée, soirée et je vous embrasse et je vous dis à bientôt dans le prochain épisode. Ciao, ciao !