Speaker #0Et bienvenue dans le podcast Closer to You, je suis Ségolène Cabdaz, la fondatrice de l'académie Closer to You, une académie qui forme les meilleurs sales designers du web. J'accompagne également les plus grands entrepreneurs du web dans leur lancement ou à faire monter en compétence leur équipe de sales. Je suis tellement heureuse de vous retrouver aujourd'hui dans cet épisode de podcast qui va être un épisode réellement à cœur ouvert. Parce que, oui, très souvent, quand on fait le choix de devenir entrepreneur, de vouloir une vie de totale liberté, une vie dans laquelle on est responsable de tous nos résultats, une vie dans laquelle on peut s'organiser comme on veut, une vie au service des autres également, une vie dans laquelle on sait qu'on va devoir sortir de nos zones de confort régulièrement, en faisant des lives, en se montrant sur les réseaux, en apprenant. à communiquer, à communiquer notre vision, notre mission, à propager ce en quoi on croit. Souvent parce qu'on a envie d'aider les autres comme nous, on a pu être aidé. Souvent parce qu'on a découvert une façon d'être, une façon de faire, une façon de vivre qu'on ne peut pas garder pour soi et qu'on veut par-dessus tout partager avec le reste du monde. Et on se dit, waouh, ça serait extraordinaire si je pouvais aider les autres en faisant quelque chose qui me passionne, qui a tellement de sens pour moi. qui m'a aidé et qui, je sais, peut en aider des milliers d'autres. Alors on se lance. On se lance rempli de passion, rempli de bonne volonté, rempli aussi de cette certitude que c'est la voix qui va nous permettre de remettre du sens dans notre vie, qui va nous permettre de vivre intensément, qui va nous permettre d'avoir une vie différente de celle qu'on nous a dit de suivre depuis notre plus jeune âge. C'est-à-dire une vie Puis là, cette circonstance, parce que la rentrée vient d'avoir lieu, une vie qui est rythmée par des horaires, par des debouts, assis, stylo rouge, stylo bleu, stylo vert pour ça, des codes, des règles, et où parfois, notre identité doit totalement s'effacer. Et là, on le jette dans le grand bain. Et c'est avec beaucoup de peur souvent, beaucoup d'appréhension, mais comme une certitude à l'intérieur de soi que c'est exactement là où on doit aller. Ça, c'est l'état d'esprit et l'état émotionnel. avec lesquels il faudrait qu'on avance toujours dans cette fabuleuse aventure qu'est l'entrepreneuriat. Malheureusement, ce n'est pas tout le temps le cas. Et pour moi en tout cas, et pour beaucoup de personnes que j'ai rencontrées au travers de ces cinq dernières années, cet engouement-là, ce pourquoi, ce grand why, comme on l'appelle, s'est dilué au fur et à mesure des semaines, des mois, des années. Ces dernières semaines ont été particulièrement challengeantes pour moi. Il y a eu des grandes décisions de prise, des grands pas en avant. des grandes désillusions. Et aujourd'hui j'avais envie de faire le tour avec vous. De pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on arrive rempli de belles émotions ? Et pourquoi, souvent, ce qu'on croyait être la porte vers la liberté devient comme du jour au lendemain, ou petit à petit, quelque chose qui, au final, semble ne plus ressembler du tout à ce qu'on voulait vivre. À ce qu'on croyait qu'on allait vivre. Déjà il y a un truc sur lequel je pense qu'on est toutes et tous d'accord. C'est cette putain d'illusion que tout le monde donne, y compris moi. sur les réseaux. Cette illusion du tout va bien, tout est facile. Moi je fais des sauts quantiques, j'ai effondré le temps. C'est tellement facile. J'ai toujours la banane, j'ai le sourire constamment, j'ai la vie parfaite, le mari parfait, les enfants parfaits. C'est une illusion. C'est une illusion parce que sinon ça fait pas vendre. Ça serait pas assez vendeur si tous les grands entrepreneurs disaient ma vie est comme la tienne. Oui, mes enfants s'engueulent à longueur de journée. Oui, je crie à la maison. Non, mes repas ne sont pas toujours prêts. En temps et en heure. Oui, je bouffe McDo de temps en temps parce que je n'ai pas eu le temps de préparer le repas, que mon frigo est vide ou que je n'ai tout simplement pas envie de faire à manger. Qu'est-ce que ça voudrait dire ? Est-ce que ça serait vendeur ? Si tous les grands entrepreneurs disaient « En ce moment, dans ma vie de couple, ça va pas trop. En ce moment, mon entreprise prend tellement d'expansion que je vois plus mes enfants. » J'ai cru que je voulais cette vie-là, et en fin de compte, je suis en train de douter de moi. Est-ce que vous les rejoindriez ? Et il y a comme une espèce de conscience collective qui fait dire, non, ils ne me rejoindraient pas. Parce que ma vie ne serait pas différente, autant différente de la leur. Parce que les gens ont besoin de rêver. Parce que les gens ont besoin de croire que c'est facile. Parce que les gens ont besoin de croire qu'il existe une vie sur cette terre où tout est parfait, où tout brille, où tout est facile. Et là, sans s'en rendre compte... on rentre dans un tout autre formatage inconscient. On est passé du formatage de l'école, où il fallait qu'on soit tous pareils, qu'on fasse toutes ces mêmes choses en même temps, peu importe notre rythme, peu importe notre énergie, peu importe nos désirs, peu importe nos particularités, et on rentre dans un autre formatage. Le formatage inconscient de la vie parfaite existe. Moi je me souviens quand je suis arrivée sur les réseaux, donc je suis maman de 4 enfants, je travaillais à temps plein, je suis mariée avec Christophe, et évidemment que quand t'es 6 à la maison, que tu travailles à temps plein, si t'es pas organisée, y'a moyen, y'a moyen que tu loupes beaucoup beaucoup de rendez-vous ou des choses comme ça. Donc oui, ma vie était hyper millimétrée. Et honnêtement, ça marchait super bien. Mais quand je suis arrivée sur les réseaux et que j'ai commencé à être coachée, on m'a dit, t'es trop contrôlante. L'organisation voulait dire zéro place à la créativité. L'organisation, les to-do list, les voilà, je fais ça de telle heure à telle heure, et ça de telle heure à telle heure, signifiait dans ce monde-là du def perso, du web et tout, tu n'es pas assez dans le flot, tu ne te laisses pas assez porter. T'es trop dans ton énergie masculine. Où est ton énergie féminine ? Et j'ai pris pour vérité que j'avais un problème, que j'étais cassée. Parce qu'on me disait, il n'y a qu'en étant dans le flow que tu vas pouvoir y arriver. Alors j'ai essayé de me formater à ce flow, à ce 100% énergie féminine. La vérité, je me suis perdue. Je me suis perdue parce que ce n'était pas mon mode de fonctionnement à moi. Perso, moi je peux accéder à ma créativité que si je suis soutenue par une organisation de dingue. Parce que oui, nous sommes six. Six à avoir six activités différentes. 6 à avoir des rendez-vous médicaux différents, 6 à avoir des besoins différents. Et si tout ça n'est pas soutenu par une organisation, ça devient un cafarnaum complet. Et dans le cafarnaum complet, dans la charge mentale complète qui n'est pas déposée sur un papier, je n'ai pas accès à ma créativité. Et donc j'ai cru que j'étais cassée. Qu'en fait peut-être que ce monde-là n'était pas fait pour moi parce que moi j'étais dans l'énergie masculine. Mais en fait c'est pas vrai. On n'est pas tout ou rien, on n'est pas dans l'énergie masculine ou l'énergie féminine. On est qui on est. On a chacun nos modes de fonctionnement différents. Et c'est pas parce qu'un planificateur, ou une to-do list, ou une préparation batch cooking convient à quelqu'un que ça va te convenir à toi. C'est pas parce que moi je fonctionne avec une organisation millimétrée que ça, ça te convient à toi. Par contre, ce en quoi je crois véritablement, c'est qu'on ne devrait pas. Dire à quelqu'un arrête de faire ça et fais comme si. Parce que pour moi ça marche. Il y a aussi derrière cette illusion du tout va bien, tout est facile, parce que c'est vendeur, ce truc silencieux qui vient dire que personne ne pleure, personne ne doute, personne n'a de passage à vide, personne ne se compare et qu'il n'y a que ceux qui ne réussissent pas, qui pleurent, qui ont des passages à vide, qui doutent et qui se comparent. C'est pas vrai. En 5 ans, j'ai fait le tour de beaucoup de coulisses d'entrepreneurs. Et j'ai accueilli les pleurs. Et j'ai accueilli les doutes. Et j'ai accueilli les passages à vide. Et les comparaisons de tous ces entrepreneurs. Simplement, nous on pense, parce que sur les réseaux ça ne figure pas, on pense que eux ça ne leur arrive pas. Et c'est faux. C'est faux mais, quand tu te fais coacher ou quoi, on va te dire, il ne faut pas montrer ces moments-là tant qu'ils ne sont pas cicatrisés. Il ne faut pas montrer ces moments là tant que tu ne les as pas guéri. Il ne faut pas montrer ces moments là bla bla bla et en même temps on va te dire partage le chemin partage l'ascension, partage l'histoire, ne partage pas que les réussites mais partage le parcours et en même temps personne ne partage toutes les facettes du parcours. C'est comme si on nous parlait d'authenticité mais qu'il fallait pas être trop authentique Parce que sinon, ça ne vend pas. Alors on préfère nourrir cette illusion complète d'une vie parfaite. Mais la vie parfaite, ça n'existe pas. Moi je crois qu'on est arrivé dans une ère où tout ça ne marchera plus. Et ce qui me fait vraiment le plus mal au cœur, c'est que, en vérité, on est tous conscients de ça. On le sait tous, mais on continue. On continue à ne montrer que le beau, que les réussites, mais pas la vérité du parcours. Ces dernières semaines ont été hyper challengeantes pour moi et je me suis vraiment assise avec tout ça. Je me suis dit ok, et si on faisait le point de ces cinq dernières années, où est-ce que je me suis perdue ? Qu'est-ce qui a fait que d'un coup ce qui me faisait vibrer devenait hyper lourd ? Qu'est-ce qui fait que à chaque fois que je rencontre un nouveau parcours de vie dans un appel, je rencontre que des personnes qui croient qu'elles ne sont pas assez, qui croient qu'elles ont quelque chose de cassé. qui ont comme des désillusions entre ce qu'elles rêvaient, ce qu'elles pensaient qu'elles vivraient et leur réalité. Alors à propos de ça, je voudrais te partager deux choses qui pour moi, dans cette introspection, étaient vraiment flagrantes. D'un côté, une immense joie de toutes ces cinq dernières années passées, de tout ce que j'ai créé, de tout ce que je ne savais pas faire avant et que je sais faire maintenant. Tout ça, il y a cinq ans, n'existait pas. J'étais pas sur les réseaux, je savais pas faire un live. Je ne savais même pas faire une publication. Je ne savais pas construire une formation. Tout ce que j'ai créé depuis n'existait pas. Mais la vérité, c'est que ça ne s'est pas fait sans pleurs, ça ne s'est pas fait sans doutes, ça ne s'est pas fait sans nuit à rester dehors jusqu'à 3h du matin sur ma terrasse à me dire pourquoi ça ne marche pas pour moi ? Qu'est-ce qui est cassé chez moi ? Pourquoi est-ce que ça semble si facile pour les autres et si compliqué pour moi ? La vérité, c'est que ces autres-là, vivait exactement la même chose que moi. Simplement, ça ne se dit pas. Ça ne se montre pas. Et c'est dommage. Ce que j'ai compris, c'est que le plus important, c'est de savoir ce qu'on veut vraiment. Comme la grande vision. Et après, c'est qu'une question d'expérimentation. On expérimente les petits programmes, les grosses formations, les lives, les podcasts, les newsletters, les vlogs. Les blogs, on expérimente et on apprend à se connaître et on apprend ce qu'on aime. On découvre au fur et à mesure, on essaye, on se casse la binette, on remonte, on se recasse la binette. Un peu comme un enfant qui essaye de faire du vélo pour la première fois, à qui on enlève les petites roulettes. Parfois on va viser des chiffres d'affaires, parfois on va juste vouloir être dans l'ombre de quelqu'un. Parfois on va vouloir avoir une vie avec des déplacements, des conférences. Des choses extraordinaires et parfois on va se dire mais non, en fait si je fais ça je vois plus mes enfants mais en fait moi mes enfants c'est important pour moi, c'est ma base, c'est mon rock. Puis on va chercher au fur et à mesure, pas après pas, petit pas après petit pas, notre équilibre à nous, unique. Et c'est là où on va se rendre compte que tout ce qu'on veut nous c'est être heureux. Mais ce bonheur là, on ne le connait pas encore et il évolue constamment. On ne connaît pas vraiment la forme qu'il va avoir. Est-ce que je vais être plus heureuse en parcourant le monde et en donnant des conférences dans toutes les langues ? Ou est-ce que je vais être heureuse en étant assise par terre dans mon bureau en train d'enregistrer un épisode pendant que mes enfants sont à l'école et de me dire « Ce soir, mon plus grand bonheur, ça va être de les récupérer à la sortie de l'école, de leur faire faire leurs devoirs, de passer ce temps-là avec eux et d'avoir une vie, la vie que j'ai choisie. » Et puis c'est parfait si demain ça change. Et puis c'est parfait si après demain on revient. La vérité c'est qu'une vie parfaite, ça n'existe pas. Que ta vie, elle est déjà parfaite. Parce que ce que tu vises, c'est une vie tout court. Et une vie tout court, c'est une vie avec plein d'émotions. Et il n'y a que ceux qui n'ont rien compris à la vie. qui vont te dire tu ne devrais pas pleurer, tu ne devrais pas célébrer, tu es trop si, tu n'es pas assez ça, tu devrais faire comme si, ou tu devrais faire comme ça, tu es trop organisé, tu ne l'es pas assez. En vrai, la vie, c'est une multitude d'émotions, c'est des pleurs, c'est des rires, c'est des doutes, c'est des certitudes. C'est une vie qui est imparfaite, c'est une vie où tu oublies des choses, c'est une vie où tu t'y prends à l'arrache, c'est une vie où tu as organisé. Ouais, c'est dommage. C'est dommage. que sur les réseaux, on n'ose pas encore, et je m'inclus dedans, montrer toutes les facettes, par peur que ça ne vende pas. Il y a une partie de moi qui est persuadée que si on disait la vérité, si on osait tout montrer, on regagnerait en humanité. Que de passer par-dessus cette peur de « si je dis tout, si je dis la vérité, alors les gens ne voudront pas avancer à mes côtés » . Je sais qu'au fond de nous, on est tous persuadés de ça. Alors pourquoi on n'y arrive pas ? Pourquoi on n'arrive pas à se dire Et si en fin de compte, ce n'était pas une vie parfaite que je voulais montrer, mais juste la vie. Parce que le plus important au fond, c'est quoi ? Est-ce que ce n'est pas de construire une vie dont on est immensément fier ? Une vie à notre image, complètement imparfaite, mais une vie unique et précieuse. Et pour se rendre compte qu'on est en train vraiment de bâtir notre vie tout court, notre vie à nous. Je vous redonne un tout petit outil. qui moi m'accompagne au quotidien. C'est le tableau de mes réalisations. Quand j'ai traversé ces dernières semaines très challengeantes, ces derniers jours, dans lesquels j'ai énormément pleuré, dans lesquels j'ai énormément douté, durant lesquels aussi je me suis dit « Waouh ! » À la fois c'est extraordinaire ce que je vis, à la fois c'est tellement bizarre ce que je vis. Puis je me suis demandé « Mais pourquoi ma vie n'est pas parfaite ? » Pourquoi j'ai des enfants qui râlent ? Pourquoi j'ai l'impression que parfois mon business est lourd ? Pourquoi je ressens cette colère ? Pourquoi j'ai pas le smile H24 ? Pourquoi des fois je me sens triste ? Et bien ce qui m'a permis d'apaiser tout ça, c'est de réécrire ou de refaire le tableau de mes dernières réalisations. Ces dernières semaines, en fait, j'ai fait tellement de choses pour la première fois. Ça a été des semaines d'une intensité de première fois. assez extraordinaire. Et là, j'ai compris. J'ai compris que je n'étais pas en train de pleurer à cause de résultats qui n'étaient pas à la hauteur de mes attentes, blablabla, blablabla. J'étais en train de pleurer de fatigue, de fatigue de première fois. Et c'est normal. Quand tu sors autant de ta zone de confort, aussi souvent, dans un laps de temps aussi court, ton système nerveux, il est juste en alarme complète. Et c'est normal. d'avoir une redescente derrière. Donc, quand on se lance pour la première fois dans l'entrepreneuriat, ou qu'on essaye de viser un cran plus haut, qu'on casse notre plafond de verre, c'est normal de pleurer, c'est normal de douter, c'est normal de sentir un peu bizarre, et c'est normal d'avoir des enfants qui râlent, de manger McDo de temps en temps, et d'oublier des rendez-vous. En fait, ce que je nous souhaite à tous du fond du cœur, c'est d'avoir une vie dont on est fiers, à notre image. Une vie unique et précieuse.