Speaker #0Et bienvenue dans le podcast Closer to You, un podcast dans lequel on parle de vente, d'entrepreneuriat, mais également de mindset, de bien-être, d'organisation, de vie pro, vie perso, car en réalité, tout est étroitement relié. Je suis Ségolène Caldas, la fondatrice de l'académie Closer to You, et c'est avec un immense plaisir que je vous donne rendez-vous ici chaque lundi pour aborder sans tabou tous les sujets. qui vous intéressent, vous, ces femmes, un brin rebelle et spirituel qui veulent emmener leurs ventes et leurs entreprises à la hauteur de leurs désirs. Dans l'épisode d'aujourd'hui, j'avais envie de partager avec vous, de façon encore plus approfondie, la réponse que j'ai faite à une question extraordinaire qui m'a été posée par mes clientes. En fait, beaucoup se posaient ces questions, ont ce blocage-là. par rapport à une phrase qui les empêche d'avancer, qui met de la lourdeur sur ce qu'elles ont envie de réaliser. Parce qu'elles sentent qu'elles veulent quelque chose d'autre. Elles veulent y aller autrement. Et qu'il y a comme un petit coup de pied à donner dans le passé. Et ce truc de se dire, on peut faire les choses autrement. Cette question, ou en tout cas cette phrase, cette affirmation qui leur pose problème, et sur lesquelles elles sont venues... M'interroger, c'est il faut travailler dur pour gagner sa vie. J'ai vraiment adoré cette phrase-là et j'ai adoré la décortiquer. Et c'est ce qu'on va faire ensemble et on va voir ensemble comment on peut la transformer pour qu'elle ne nous limite plus, pour qu'elle ne nous freine plus, pour qu'on arrive à s'aligner entre voilà mes désirs voilà mes rêves, voilà mes objectifs et au fond de moi je sais, je sens, même si parfois mon mental me dit que je ne suis pas légitime, que je ne suis pas assez ou quoi qu'est-ce, que je sens que je suis appelée à réaliser. Et ces phrases-là, comme celles-là, qui viennent comme mettre de la lourdeur, qui viennent comme confirmer ce que mon mental me dit. Donc si on reprend la phrase qu'elles m'ont donnée, c'est il faut travailler dur pour gagner sa vie. Ce que je leur ai dit, c'est ok. Quelle est ta définition du travail ? Si on ne regarde qu'à travers le champ lexical du mot travailler, le travail c'est le labeur, donc c'est laborieux, ben, faut pas s'étonner que cette phrase, il faut travailler dur pour gagner sa vie, eh bien soit lourde. Déjà émotionnellement, énergétiquement, c'est lourd. Travailler, c'est laborieux. et en plus se faire durement. Donc là, ce que je les ai invités à faire, c'est à réécrire une définition, leur définition, à trouver une autre signification au mot travail. Qu'est-ce que je considère être comme du travail ? Donc cet exercice, il va se faire en deux temps. Dans un premier temps, je vais regarder quelles sont toutes les pensées, les émotions, les sensations, les croyances qui remontent quand je regarde ce mot travail. À quel... Expérience, souvenir, image, ressenti, j'associe le mot travail. Des fois, c'est un parent qui rentrait le soir et qui disait « J'en ai marre de ce travail, j'en peux plus de ce travail ! » ou « Mais non, tu comprends bien que je ne peux pas m'occuper de toi, je dois travailler. » Tout ce qu'on vit, tout ce qu'on nous a dit, je veux dire, on est, du verbe naître, avec un livre complètement vierge. comme un cahier de feuilles blanches. Et dans nos premières années de vie, tout ce qu'on a entendu, perçu, ressenti, ce sont des lignes qui sont venues s'écrire inconsciemment. C'est-à-dire qu'on n'est pas à l'origine des premiers chapitres de notre livre de croyances et de pensées. Ces lignes-là se sont écrites de façon automatique, à notre insu, par notre environnement. C'est comme si... Nos parents, nos grands-parents, nos vrais sœurs, nos amis, nos professeurs, toutes les personnes qu'on a côtoyées de près ou de loin, tout ce qu'on a entendu, tout ce qu'on nous a dit de croire vrai, etc. Ce sont toutes ces personnes-là qui ont écrit les premiers chapitres de nos pensées, de nos programmations internes. Maintenant, premier exercice du coup, première partie de l'exercice, on écrit tout ce que le mot travail représente pour nous, de positif, de négatif, quelles sont les pensées, les croyances, les émotions, etc. qui jaillissent quand on pense au mot travail. Et puis, ça peut prendre plusieurs jours, ok ? Vous n'êtes pas obligés de le faire. Ça peut être vraiment un exercice que vous pouvez faire sur plusieurs jours. C'est-à-dire, vous vous posez une feuille sur votre bureau et quand il y a quelque chose qui remonte, vous dites « Ah oui, mais c'est vrai que j'ai tel souvenir qui revient à propos du travail. » Eh bien, vous allez l'écrire et vous faites la deuxième partie en parallèle. C'est « Est-ce que ça me sert ? Est-ce que ça me dessert ? Et par quoi je veux le remplacer ? » Qu'est-ce que je décide de croire, ressentir, penser, moi ? Parce que là, vous êtes arrivé à un moment donné de votre vie où ces pages blanches, c'est vous qui les écrivez. Et plus vous allez écrire et écrire et écrire ces pensées, ces émotions, ce que vous décidez, vous, vos choix de pensées et de croyances, plus elles vont s'ancrer en vous et laisser balayer du revers de la main, tout doucement, ce qui ne vous appartient pas, ce qui ne vous sert pas, ce qui n'est pas à vous, ce qu'on vous a légué. que vous ne voulez pas. Ce n'est pas parce que votre grand-mère vous a tricoté un pull moche que vous êtes obligé de le porter. Vous pouvez la remercier, l'embrasser très fort, lui faire des gros bisous sur ses joues toutes douces et toutes fripées, lui dire combien le geste vous fait plaisir, mais choisir de ne pas porter ce pull. Vous ne devez rien à personne. Quel est le taux de plaisir que vous associez au mot travail ? Parce que c'est sûr que si pour vous, Le travail, c'est quelque chose de contraignant, qu'il faut faire pour vivre, pour survivre, pour gagner de l'argent afin de vivre. C'est quelque chose que vous devez faire. Alors là, vous allez avoir un problème, puisqu'en plus, il va falloir faire quelque chose qui vous plaît pas, durement, pour gagner sa vie. Ça va être chaud. Ou est-ce qu'à contrario, c'est quelque chose qui vous donne de l'énergie ? C'est un peu cette phrase. Je n'ai pas l'impression de travailler. J'aime tellement ce que je fais. Est-ce que ça vous enthousiasme ? Est-ce que ça vous donne de l'énergie ? Qu'est-ce qui vous allume ? Et si ça vous allume, alors vous voyez que travailler peut être un truc juste extraordinaire. Aujourd'hui, je regardais vite fait des réels sur Instagram et puis je suis tombée sur un jeune coiffeur que j'adore qui était sur un... télésiège avec un casque de ski sur la tête, dix skis au pied et qui disait, faut pas croire, mais là, on travaille, on monte pour créer du contenu. Puis il y en a plein qui vont dire, ouais, franchement, si c'est ça, travailler, moi je veux bien. Bah oui, vas-y. En fait, c'est exactement ça ce qu'on vient chercher là dans cet exercice. C'est si on vous regardait de l'extérieur et que vous disiez, bah si, si, je suis en train de travailler, il y a l'humile dont on dirait, non mais tu rigoles. Non. Mais on dirait que tu t'amuses. Et oui, c'est ça le travail. Je m'amuse, je prends du plaisir, je fais quelque chose qui me passionne. Un chirurgien passionné qui est capable de passer 9 heures dans une salle d'opération, j'ai juste espéré qu'il prend son pied quand il fait ça, qu'il est passionné. On parle même de vocation dans ce cas-là. C'est ce qui l'anime, c'est extraordinaire. Alors que pour ceux dont la chirurgie, ce n'est pas du tout la vocation, qui n'ont pas du tout envie d'être médecin, passer 9 heures dans une salle d'opération, c'est laborieux. Donc ce n'est pas le mot travail le problème, c'est qu'est-ce qu'on y a collé en termes de pensée, de croyance, d'émotion, etc. De signification. Donc on reprend notre phrase. Travailler dur pour gagner sa vie. Travailler dur. On va considérer qu'il faut travailler durement si on associe ça à... de la souffrance, à de la contrainte, à du mal-être. Je dois aller travailler, donc c'est une contrainte, je ne peux pas être avec ma famille. Je dois travailler dur, donc faire des sacrifices. Je dois travailler dur, donc rayer de ma vie certaines choses qui me feraient plus plaisir. On voit que cette notion de souffrance, de contrainte est reliée à toujours la même chose. Quand on dit travailler dur, on peut voir la petite goutte de sueur qui perle sur le front. On ressent de la souffrance sous ces mots-là. Mais l'exemple que j'ai pris à mes clientes quand j'aurais répondu là-dessus, c'est si vous me suivez sur les réseaux, vous savez que le jeudi soir, je vais à la bachata avec mon mari. Il y a plusieurs façons de danser à la bachata. Je peux aller à ce cours-là en me disant, c'est juste un loisir. et je vais y aller sans aucun objectif, sans aucune pression, sans rien. Parce que c'est mon plaisir, c'est un loisir, c'est pour passer le temps, c'est cool, c'est une petite activité extra-professionnelle, un petit truc en plus, voilà. Maintenant, je peux y aller à la bachata en me disant, ben oui, c'est un loisir, mais je me suis fixé un objectif quand même. Celui de vouloir être la meilleure de mon cours. Donc, je vais y aller, mais avec l'intention de capter les choses. de travailler un peu plus. Peut-être que je vais m'entraîner un petit peu plus entre les cours. Mais parce que mon désir, c'est d'être la meilleure du cours, par exemple. Parfait. Donc là, on voit déjà que je n'y vais pas avec la même intention parce que l'objectif, le désir n'est pas le même. Je peux y aller aussi en me disant, moi ce que je veux, c'est faire de la compétition départementale, régionale, nationale. Donc là, je ne vais pas du tout y aller avec la même intention. Je vais y aller parce que mon désir est de faire de la compétition. Je vais avoir une conversation avec mon prof qui va me dire, écoute, ça c'est un cours débutant. Si c'est la compète que tu vises, par exemple, si on vise le premier stade, la compète départementale, eh bien, il va falloir que tu prennes d'autres cours, que tu pratiques plus, que tu travailles. plus. Si maintenant, mon désir, mon objectif, c'est d'être championne du monde. On est d'accord que c'est pas en y allant une fois par semaine, ni deux fois par semaine, ni trois fois par semaine, que je vais finir par être championne du monde de bachata. Ça va être ma priorité, parce que c'est mon grand désir, mon grand rêve. Et donc, je vais passer quasiment tous les jours à pratiquer la bachata, à danser. à améliorer, à affiner, pour viser mon désir, mon objectif, mon rêve, et l'atteindre. Donc plus mon rêve, mon désir est grand, plus je vais passer de temps pour le réaliser. Et pour ceux qui ne comprendraient pas ma passion, mon envie, mon désir, mon rêve, qui ne partagent pas ça, de l'extérieur ça peut être travail dur. Mais je ne suis pas en train de travailler. Je suis en train de mettre toutes les chances de mon côté, de faire ce qui m'anime pour que mon désir, mon rêve se réalise. Je suis en train de prioriser ma vie, je suis en train de me prioriser. Donc là, la forme de travailler dur m'apprend une toute autre tournure. Ce n'est plus une contrainte de la souffrance, c'est vraiment un désir de viser, d'atteindre mon rêve. et de mettre toutes les chances de mon côté pour réussir. Donc on voit la différence entre travailler dur, sous la contrainte, en faisant quelque chose qui ne nous anime pas, qui nous prend de l'énergie, ou quelque chose qui œuvre pour nous, pour nos désirs, pour nos rêves. Maintenant, travailler dur pour gagner sa vie. Et là, je pense à mon ami Christian Junot, qui rigolerait et qui dirait, ok, donc si tu peux gagner ta vie, tu peux la perdre. Si tu ne gagnes pas ta vie, tu perds ta vie. Parce que gagner et perdre sont des polarités. Donc déjà, c'est de reformuler ça. Je ne travaille pas pour gagner ma vie. Je l'ai, ma vie. Je la mérite. C'est mon droit de naissance. Je suis en vie. C'est déjà acquis. Donc maintenant, c'est pourquoi ? Pour vivre la vie de mes désirs, pour atteindre mes rêves, pour réaliser ce que j'ai envie de réaliser. Pour arriver à l'aube de mon dernier jour en me disant quelle merveilleuse vie j'ai eu, j'ai vécu tout ce que j'avais envie de vivre. Donc vous voyez que cette phrase, elle prend un tout autre sens, suivant les pensées, les croyances, les émotions qu'on lui colle, auxquelles on la relie, et que même on peut l'emmener ailleurs. Est-ce qu'on pourrait passer de travailler dur pour gagner sa vie, à être passionné par ce que l'on fait, pour vivre la vie de nos désirs ? Maintenant, il y a quelque chose d'autre qui est important de clarifier dans tout ça et qu'on a déjà vu au travers de l'exemple avec la bachata. Il y a une notion à chaque fois d'élever mes désirs, d'élever mes objectifs. Il y a une notion de, évidemment, que plus mes objectifs sont grands, mes désirs sont grands, et bien plus ça me demande d'élever mes standards. Et élever ces standards demande d'élever ce qu'on croit possible pour nous. Et la réalité, c'est que tout est possible à partir du moment où on le comprend. croient possible, à partir du moment où on choisit de croire que c'est possible. Mais par contre, ce que j'observe beaucoup, c'est qu'on croit à tort que c'est facile. Qu'on prenne un athlète, qu'on prenne un acteur, qu'on prenne un chanteur, qu'on prenne peu importe, le plus grand des chirurgiens du monde, quel que soit ce qu'on vise, ce n'est pas facile. C'est simple, mais ce n'est pas tous les jours facile parce qu'il n'existe aucune vie où tous les jours sont beaux, où on n'a que des bonnes nouvelles, où on a tous les jours envie d'aller à l'entraînement, où on est animé tout le temps, même peps, oui on est peut-être animé tout le temps quand on pense à nos désirs, mais le chemin lui n'est pas toujours facile. Il faut arrêter avec cette pensée qu'il y a une vie qui est facile, où on ne reçoit jamais de mauvaises nouvelles. où il n'y a jamais de coup dur, où il n'y a jamais de remise en question ni rien. Mais on peut choisir de nouveau comment on a envie de traverser tout ça. C'est un autre de mes amis, Michel Poulaert, qui dit « Le problème, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est l'attitude face au problème. Qu'est-ce que je décide ? Comment je décide, moi, de vivre ça ? Par quelle perception je décide de traverser ça ? » Mais même si rien n'est facile, tout est simple. C'est-à-dire que tout le monde sait exactement que pour devenir champion du monde de bachata, et je parle de ça parce qu'on a découvert hier que notre prof est vice-champion du monde de bachata quand même, et je me suis dit « wow, c'est pas rien, j'ai de la chance, c'est extraordinaire même » . Vraiment très reconnaissante de pouvoir recevoir ces enseignements-là du vice-champion du monde, vraiment. Mais c'est simple. Il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer, pratiquer, pratiquer, s'améliorer, pratiquer, pratiquer et participer à des compétitions. Est-ce que c'est facile ? Pas tous les jours. Est-ce que ça en vaut la peine ? Oh oui, carrément. Donc je vous souhaite vraiment, à travers cet épisode, de vous reconnecter à vous, c'est quoi votre définition à vous du travail ? Parce que si demain, dans cette société, tout changeait, si demain... Il n'était plus question d'argent, que tout était à notre portée, qu'on pouvait tout avoir, sans argent. Il n'y a plus besoin d'argent, il n'y a plus de choses à payer, tout s'échange, peu importe la valeur, peu importe ce qui se passe. Voilà, tu n'as plus besoin de travailler. Ou demain, tu gagnes le jackpot au loto et tu n'as plus besoin de travailler. Qu'est-ce que tu fais de tes journées ? tu vas aller donner un coup de main à telle association, faire tel bénévolat, tu vas t'occuper, tu vas faire des choses de ta journée, tu ne vas pas rester sur ton canapé à regarder la télé. Donc, c'est du travail aussi. Parce que toutes les actions que tu vas faire, si demain tu n'as plus besoin de travailler, c'est du travail. Mais tu ne vas pas le considérer comme du travail, parce que tu n'auras plus d'attente. Donc, c'est de se dissocier aussi du résultat et de retrouver l'engouement. Si demain, je n'avais plus besoin... de travailler pour gagner de l'argent, qu'est-ce que je ferais ? Et ça, ça donne des indications sur ce qui te met en joie, ce qui te donne de l'énergie, ce qui va faire de chaque journée de travail, une journée où tu as l'impression de ne pas travailler. Donc je vous invite vraiment à réécrire votre phrase, à faire cet exercice de voilà ce que les autres ont écrit dans les premiers chapitres du livre de ma vie et que je ne veux plus, je les remercie, mais ça ne m'appartient pas, ça vous appartient, je vous le rends. Et voilà, moi, mes définitions, mes croyances, mes pensées, mes émotions que je veux relier à cette phrase et comment je veux la réécrire, cette phrase, avec mes mots à moi, mes émotions à moi, ma vibration à moi. Voilà, je vous embrasse très très fort. J'espère que vous allez passer une bonne journée, soirée, indépendamment du moment durant lequel vous écouterez cet épisode. Et je vous dis à lundi prochain. Ciao, ciao !