- Speaker #0
Au sol, au sol, torte tes mains, torte tes mains, mets-toi au sol, face contre terre, mets-toi au sol, face contre terre.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de la Caisse Nationale du Gendarme. Notre nouveau format audio immersif destiné à mettre en lumière les coulisses de la Caisse et bien plus encore. Témoignages, interviews et expériences sonores. Ce sont nos adhérents qui en parlent le mieux. Marseille. On connaît son vieux port, son effervescence et ses défis de sécurité. Mais aujourd'hui, c'est derrière les murs d'une caserne que nous vous emmenons, où la Caisse Nationale du Gendarme a soutenu financièrement la création d'une maison d'assistante maternelle. L'opportunité de rencontrer les différents corps de la gendarmerie a commencé par un peloton d'intervention... en plein entraînement.
- Speaker #2
Point rouge ! Donc là, nous avons donc au niveau arme de poing, c'est le Sixer, donc c'est un calibre 9 mm. Et les armes sont équipées en double armement avec un UMP HK aussi, 9 mm aussi, donc le même calibre. C'est les deux armes qu'on a en dotation dans toutes les unités de l'armement. Armement, oui ! Appuie ! Essayez, essayez ! Transmission ! J'ai un bruit ! Alors on va pas rester là tout le jour hein ! Je t'appuie ! Je remonte le chargeur ! Je t'appuie !
- Speaker #0
T'es prêt !
- Speaker #2
J'ai un bruit !
- Speaker #0
On est en communique !
- Speaker #2
Gérez votre progression les gars tout seul !
- Speaker #0
Ok je t'appuie !
- Speaker #2
Alors c'est quoi ici du coup ? C'est un hangar d'entraînement vis-à-vis de la situation, c'est-à-dire qu'on va essayer de reproduire des schémas tactiques simples que les équipes de s'entraîner à ce qu'on appelle du drill technique d'intervention. Donc là vous avez des éléments dans ce figuratif qui représente le hangar en lui-même, c'est 200 m² amovibles. On peut ici changer à volonté toutes les ouvertures, le sens des ouvertures, ouvert, pas ouvert, et faire progresser de manière distincte une ou plusieurs équipes. Et là c'est ce qu'ils vont faire en ce moment. Là au quatre coins, une caméra est installée, ici une pièce noire qui se situe juste derrière, et là par exemple un camarade qui attend qu'on vienne l'interpeller. Numéro 3, numéro 3, collez la cédille. Ah, elle a fait ici. Non, pas comme ça. Toujours ferme-la. Toujours ferme-la comme ça on n'expose pas le flamme intérieure. Tu sens le numéro 2 tourner, tu orientes progressivement. D'accord. Toi ici, ton repère en max, c'est ici. Il dépasse quasiment pas. Tu tournes, tu prends un appui là. Petit à petit, sous l'impulsion du numéro 2, mets-toi avec. Faut qu'il te sente. Tu le sens la tournée ? Oui. tu te rends progressivement. Au sol, au sol, porte tes mains,
- Speaker #0
porte tes mains.
- Speaker #2
C'est bien, c'est bien.
- Speaker #0
Allez,
- Speaker #2
avance un peu.
- Speaker #0
Mets-toi au sol, face contre terre. Mets-toi au sol, face contre terre. mets-toi au sol, face contre terre. Mets-toi en croix, pompes de main vers le ciel. Mets-toi en croix, pompes de main vers le ciel.
- Speaker #1
Cité portuaire de premier plan. Marseille concentre de nombreux corps militaires maritimes. Nous avons rencontré l'équipe synophile du peloton de sûreté maritime et portuaire avant de monter à bord d'une navette de la gendarmerie maritime.
- Speaker #3
C'est quel type d'intervention que vous allez simuler ?
- Speaker #4
Un envoi laser.
- Speaker #3
C'est quoi là un envoi laser ?
- Speaker #4
C'est un envoi laser, c'est quand on envoie le chien en loin grâce à un laser pour checker un véhicule, un bagage, un colis piégé, etc. Nous on reste en sécurité à distance.
- Speaker #2
Très clair.
- Speaker #4
Donc ça peut aller jusqu'à... Lui il a plus de 100 mètres déjà dans moi. Et c'est le périmètre minimum de sécurité. Donc ça nous permet de rester... Il n'y a que lui qui se met en danger en fait. Donc ce que je vous propose... C'est de faire partir de là.
- Speaker #5
Oui.
- Speaker #4
J'envoie par exemple sur... Alors comme c'est un jeune chien, je suis obligé aussi de travailler pour lui. Je l'envoie une première fois à vide sur ce premier véhicule noir. Et après je peux l'envoyer sur la coussinette chargée Et là le chien va faire le tour et s'asseoir pour marquer Et après moi je le rappelle au sifflet À zéro, en avant Cherche Allez, tip Milieu
- Speaker #3
Donc là vous l'avez guidé avec le laser ?
- Speaker #4
Donc ouais c'est un envoi laser, il suit le faisceau du laser, on lui a appris à ce qu'il se dirige vraiment au point visé, qu'il a une marge de manœuvre quand même, on vise un point par exemple, on vise la roue avant, mais il sait que de lui-même après s'il n'y a rien, roue avant, il check tout le véhicule. C'est l'ensemble du véhicule. Et pareil si j'envoie sur un groupe de bagages, je vise un bagage, mais il doit checker tous les bagages. Et là donc c'était positif, c'était chargé en l'occurrence du Semtex. Donc marquage passif, le chien ne gratte pas, ne aboie pas, il s'assoit.
- Speaker #3
Il est habitué à détecter différents types de produits ?
- Speaker #4
Oui, il y en a des dizaines. Donc on a un lot de dotations officielles, qui comprend 12 explosifs. Et au-delà de ça, on l'enrichit avec tout ce qu'on peut trouver, en travaillant avec d'autres équipes, d'autres administrations, la police, les douanes, etc., qui ont d'autres explosifs que les nôtres en gendarmerie. Le déminage, etc. Donc lui, dans le nez, actuellement, il vient tout juste de sortir de drama, mais il a déjà au moins une trentaine d'explosifs en mémoire.
- Speaker #3
Donc il est vraiment spécialisé sur l'explosif, pas les drogues ?
- Speaker #4
Le chien explosif recherche exclusivement de l'explosif. Parce que quand on a un marquage positif, il y a tout un protocole qui se met en place, un permis de sécurité, appel préfecture, déminage, etc. Donc voilà, on ne peut pas avoir un chien qui marque et de l'explosif et du stup. Parce que pour du stup, on ne va pas déclencher le déminage.
- Speaker #3
Et il reste combien de temps en service, en moyenne ?
- Speaker #4
On peut commencer à les réformer à partir de 7-8 ans. Après ça dépend de l'état physique du chien. S'il n'a pas de problème particulier, s'il a toujours la motivation, on peut les pousser jusqu'à 10 ans facile.
- Speaker #3
D'accord. Et Falco, à quel âge ?
- Speaker #4
Lui, il est tout jeune, il a 2 ans à peine. Il sort du Centre National Instruction Cynophile de la Gendarmerie. Donc voilà, il a 6 mois à peu près de terrain.
- Speaker #3
Et hors service, il reste avec vous ? Il vit avec vous ? Non, il vit donc au Chenil.
- Speaker #4
Et ça ne les empêche pas de les prendre. Bien sûr,
- Speaker #3
j'imagine que vous vous attachez naturellement. Vous pouvez avoir une possibilité de les adopter ?
- Speaker #4
Oui, alors on est prioritaire après quand on les met à la réforme, quand ils partent à la retraite. Le maître est prioritaire pour l'adoption de son chien. Donc ce qui se passe dans 80% des cas, on récupère notre chien à la retraite.
- Speaker #3
Est-ce que vous envisagez de l'adopter ?
- Speaker #4
Celui-là ? Ouais. Celui-là il est rigolo,
- Speaker #6
ouais. Pierre, je vous rejoins, je vais voir. De toute façon la mer elle est calme là, non ? Ils sont devant avec les poués Donc je prends ma responsabilité, on les emmène Et on va juste faire bateau support pour les filmer eux sur les navettes On dépasse On va nous prendre en route On a Romain, 2 max, 34 Oui, de Romain, reçu, on va régler Donc vitesse 15.2, c'est pas beaucoup ? Oui, c'est bon, on va voir Je me suis dit que c'était maritime et portuaire de Marseille Nous avons différentes missions, à savoir dans un premier lieu tout ce qui va être contrôle de navire de commerce qui va rentrer dans le grand port maritime de Marseille. Pour ce faire on fait des contrôles de sûreté donc qui va venir vérifier tout ce qui est en lien avec le code ISPS, le code international qui régit tout ce qui est contrôle de navire de commerce, que ce soit en France ou dans différents ports du monde. Lors de ces contrôles nous avons trois facettes, donc le contrôle documentaire, Une partie fouille du navire, donc partie commune, et avec les plongeurs de bord nous effectuons des visites de coq dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. D'autres missions qui nous sont dévolues, c'est les équipes de protection de navires à passagers, donc EPNAP de type courte, donc nous allons chercher au large de Marseille tout ce qui va être ferry principalement. Nous montons à bord par l'échelle pilote. Nous sécurisons la débarque des passagers et nous effectuons des contrôles de flux de ces passagers arrivés au Grand Port Maritime de Marseille.
- Speaker #3
Et alors l'exercice qu'on vient de faire ensemble consistait en quoi ?
- Speaker #6
Alors c'est l'entraînement justement pour les abordages. Donc c'est exactement cette méthode que nous pratiquons pour aborder les ferries en pleine mer, parce qu'ils conservent leur vitesse en moyenne aux alentours de 15 nœuds. Et on s'entraîne justement pour venir chercher la porte pilote et monter à bord tout en continuant à naviguer.
- Speaker #1
Retour à la caserne Edzel avec Patrick Perramor, président de la Caisse Nationale du Gendarme, pour évoquer la nouvelle maison d'assistante maternelle avec le général de corps d'armée Arnaud Brouvet, commandant de la région de gendarmerie PACA.
- Speaker #3
Nous sommes ici à la caserne Edzel à Marseille, où la Caisse Nationale du Gendarme a financé la mise en place d'une micro-crèche. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
- Speaker #7
Oui, plus exactement, on a contribué fort modestement à accompagner l'ouverture de la crèche. Et effectivement, quand il y a un peu plus de six mois, le commandant de région Zonan nous a appelés pour savoir si la Caisse nationale du gendarme pouvait participer à la mise en œuvre de cette première maison d'assistance maternelle. Nous avons bien évidemment coché la case, parce que ce projet correspond à l'idée d'accompagner le militaire et notamment la famille du militaire pour le rendre. plus disponible à sa mission et lui enlever finalement ses contraintes liées à la petite enfance qui souvent sont problématiques dans l'exercice du métier.
- Speaker #3
C'est un vrai enjeu la petite enfance aujourd'hui ?
- Speaker #7
Absolument, la petite enfance c'est quand même le moteur d'une vie familiale épanouie et il est important que les structures soient adaptées pour que la compatibilité avec le métier de gendarme puisse être réalisée de la manière la plus... Parfait possible.
- Speaker #8
On a des bons enfants aussi, et des bons parents. C'est leur lieu, c'est chez eux. Ils arrivent, ils sont heureux de venir, mais tout est fait pour eux. Ils s'éclatent, ils s'en risquent.
- Speaker #5
La MAM, c'est un projet qui vise à proposer des solutions de garde de très jeunes enfants, dans la tranche 0-3, à des gens qui travaillent sur le site ou qui y habitent. Qui y habite ce sont les officiers et les sous-officiers de gendarmerie, mais j'ai demandé ce qu'on étudie de manière prioritaire. Les gens qui travaillent ici, savoir dans un état-major régional ou zonal, on trouve énormément de corps militaires de soutien et de personnel civil. L'idée étant donc que les gens viennent sur leur lieu de travail avec leurs jeunes enfants, les déposent à la MAM, donc auprès des assistantes maternelles, et ensuite va qu'à leurs occupations en étant libérés de toute inquiétude par rapport à un enfant qui est atteint d'une maladie, a de la fièvre, est indisposé et qu'il faut récupérer avec toute la logistique que ça nécessiterait. L'idée c'est d'offrir un service à ces travailleurs, aux sens nobles du terme naturellement. qui viennent exercer leur activité ici, quel que soit leur statut, et pour leur offrir un service visant à améliorer l'attractivité d'une zone qui ne l'est pas toujours, et de fidéliser les personnes qui viennent travailler dans cette caserne. Alors évidemment, naturellement, qui dit structure, dit coût. Des coûts liés au versement d'une redevance. des coûts liés à l'aménagement de cette magnifique structure qui est la transformation d'un appartement en rez-de-chaussée de plein pied qui est lié à des contraintes financières apposées par la DGFIP. Et donc je souhaite tout particulièrement à remercier la caisse qui nous a accompagnés dans le projet de manière spontanée. et sans aucune condition, et qui permet aujourd'hui de disposer vraiment d'une très très belle structure qui est très appréciée. Les parents nous ont témoigné de la qualité de cette structure, mais tout ça a été rendu possible parce qu'on a été accompagnés, et la CFG a été véritablement le premier d'entre eux. La MAM aujourd'hui, ce sont deux assédantes maternelles, Chaque assistante maternelle pouvant accueillir 4 enfants, un agrément pour 4 enfants, donc on a 8 enfants qui sont aujourd'hui dans cette structure. Sachant que la contrainte c'est 10 m² par enfant, donc on a un appartement de 80 m², on n'aurait pas pu faire plus, on ne pourrait pas mettre une troisième assistante maternelle pour monter à 12 parce que la superficie ne le permettrait pas.
- Speaker #1
Début 2026, nous avons accueilli au siège de la CNG la commandante Nathalie Brunet. qui est à l'origine du projet de la maison des assistantes maternelles à la caserne Edzel. Je suis la commandante Brunet Nathalie, je suis officier du corps technique et administratif de la gendarmerie nationale. Ça fait à peu près
- Speaker #9
14 ans de service que j'ai. J'ai servi à Marseille en tant que chef du bureau de l'accompagnement du personnel de 2020 à 2025. J'ai pu ouvrir la MAM en effet au 1er juin. et ensuite malheureusement j'ai dû quitter mes fonctions pour rejoindre d'autres fonctions sur la plaque parisienne. Au niveau de l'emprise à Marseille, c'est là où sont concentrés le plus de gens affectés, de gendarmes et de personnel civil affecté. C'était sur Marseille qui représentaient à peu près 200 personnes qui vivent à proximité de l'état-major. Et c'était aussi pour répondre à un besoin spécifique de l'état-major régional et aussi ouvert, parce qu'il y a le groupement de gendarmerie qui est à quelques mètres, éloigné de quelques mètres. C'était vraiment pour répondre à l'offre de garde de l'état-major sur Marseille.
- Speaker #3
Comment l'idée de la MAM est venue ?
- Speaker #9
Alors en fait, c'est venu au moment des JO, où tous les gendarmes ont été employés, y compris les personnels administratifs. Donc forcément, ça posait des questions de garde des enfants. Le commande région, le général de corps d'armée Arnaud Brouez m'a demandé de travailler sur l'offre de garde pendant les JO. J'ai d'abord essayé de travailler sur le périscolaire et puis finalement je lui ai proposé de monter une mame. Ce qui préoccupe vraiment les mamans dont je fais partie, c'est vraiment tout ce qui tourne autour de l'organisation familiale avec les enfants. comment garder ses enfants et comment les occuper pendant que nous on est au travail. Il y a aussi, là je pense exclusivement au périscolaire. En fait, les crèches, les mâmes, c'est bien, mais dès que les enfants sont en école, souvent les écoles, le mercredi, elles sont fermées, et il faut occuper les enfants au bout du travail. Et ça, le périscolaire, c'est compliqué. Nous, en PACA, on avait la chance d'avoir des CSLG, donc les clubs sportifs et loisirs de la gendarmerie. qui étaient très investis dans les clubs enfants. Je pense notamment à celui de Gap ou de Dyn. Ils avaient même des clubs de ski l'hiver pour les enfants. Et ça, c'est top si on peut développer plus tout ce qui est périscolaire. Club enfant, stage de vacances, pendant les vacances scolaires, c'est top.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. À bientôt sur CNG Podcast.