Speaker #0Bienvenue sur le podcast Coiffeuse mais pas que, un podcast qui parlera de coiffure, de business, mais pas de manière habituelle. Ici, tu n'entendras jamais que tu dois faire des millions pour réussir, que tu dois sacrifier ta vie pour ton entreprise, ou encore que le client est roi. C'est même tout le bon de faire. Moi c'est Chloé, je suis coiffeuse depuis mes 16 ans et installée à mon compte depuis mes 20. Je suis gérante d'un salon privé qui est au service de ma vie et non l'inverse. Parce que oui, je suis coiffeuse, mais pas que. Ton planning est plein. archi plein, on peut même dire qu'il dégueule, comme j'aime bien le dire. Peut-être même que tu as dû refuser une cliente la semaine dernière, ou alors tu aurais aimé mais tu n'as pas osé et du coup tu l'as pris en dehors de tes heures, sur ta pause, ou entre deux clientes, et évidemment ça t'a mis dans le jus. Et malgré tout ça, malgré le fait que tu bosses H24, que tu es toujours complète et que tu n'arrêtes pas, quand tu regardes ton compte en banque, à la fin du mois ou pas, tu es là genre Ok, tout ça pour ça. Bon alors, si tu te reconnais dans cette introduction incroyable, je pense que tu devrais rester par là parce que cet épisode, je l'ai fait pour toi. D'abord, laisse-moi te décrire ta semaine. Bon, tu me dis si je me trompe. Mais tu te lèves, non sans mal, après avoir repoussé mille fois ton réveil parce que vraiment, mais t'as vraiment pas envie de te lever. T'as même pas envie de bosser d'ailleurs. Ensuite, tu vas au salon, t'enchaînes tes clientes. t'avales ton repas du midi en moins de 10 minutes et encore, ça c'est les jours où tu prends le temps de manger, mais c'est pas toujours le cas. Tu finis à pas d'heure, tu rentres où tu vas chercher les gosses si t'en as, tu fais à manger, du moins si on peut dire que ça y ressemble, parce que ça fait bien longtemps que t'as pas pris vraiment le temps de cuisiner un bon petit plat un soir de semaine. Tu prends ta douche, toujours en pensant au boulot, n'est-ce pas ? Sinon c'est pas drôle. Tu te poses sur ton canap' avec les jambes lourdes de chez Lourdes. Et rebelote, c'est parti pour répondre à quelques messages en attente, voire même de poster ton réel avec ton balayage du jour. Et tu vas te coucher complètement KO. Et tu recommences le lendemain, et le lendemain, et le lendemain, et tous les jours de la semaine. Du coup, tu fais du 40 heures, du 45 heures, du 50 heures, parfois plus, par semaine. Et à la fin du mois, c'est limite si tu te payes mieux que quelqu'un qui est au SMIC. En fait, c'est ça le pire. De travailler autant, d'y mettre toute ton âme, Parce qu'on sait que notre salon, c'est notre bébé, donc on s'y implique corps et âme pour si peu. Et quand c'est le cas, tu fais comme la plupart des coiffeuses et même la plupart des femmes, puisque les femmes, on est un peu toutes comme ça, malheureusement, tu te dis que c'est de ta faute, que c'est toi qui gères mal, que tu n'es pas assez organisée, que les autres s'en sortent mieux que toi. Donc forcément, le problème vient de toi. Même que tu aurais dû augmenter tes tarifs il y a bien longtemps, que tu aurais dû faire ci, tu aurais dû faire ça, etc. Bon, ça tombe bien parce que c'est tout l'objet de cet épisode, justement, de t'expliquer que ce n'est pas de ta faute. En fait, dans la coiffure, il y a une croyance qui se transmet de génération en génération, un peu comme une grande vérité absolue. Et en fait, elle est tellement, mais tellement ancrée que personne ne la remet jamais en question, en fait. c'est vraiment devenu la base de la base, c'est que si ton planning est plein, ton business marche. Et que si ton business marche, tu gagnes bien ta vie. C'est une logique qui paraît évidente à la base quand même, parce que si tu as de la clientèle, ça veut dire que ça fonctionne. Mais en vrai, elle est complètement fausse. Pour te l'expliquer, je vais te donner juste un chiffre et je te laisse y réfléchir quelques secondes. Une coiffeuse indépendante en France, qui a un planning plein, des clientes fidèles, qui a très bonne réputation, qui travaille bien, etc. On parle vraiment d'une coiffeuse qui est bien installée, bien en place. Elle travaille en moyenne 40-45 heures par semaine. Et elle touche en moyenne 1500 à 1800 euros net par mois. Je parle du salaire. Le SMIC à plein temps, donc à 35 heures, il est à 1400 euros pour 35 heures. Je le répète. donc en vrai, tu travailles 10 heures de plus par semaine que quelqu'un qui est au SMIC, tu te tapes en plus de ça, toute la responsabilité d'une entreprise, toute la charge mentale qui va avec, etc c'est toi qui gères ta compta, tu gères tes clients tu gères ton stock, ta communication voilà, charge mentale, plus et tu te payes une centaine d'euros de plus pour certaines c'est un petit peu plus et pour d'autres d'ailleurs c'est même moins et il y en a même qui galèrent à se verser un salaire tous les mois, mais bon On va parler moyenne. Donc tu te payes 100, 200, 300 euros de plus, mais avec la charge de travail qui explose. En fait, si on regarde vraiment l'argent... gagner à l'heure travaillée, au mieux tu gagnes pareil qu'un SMIC, au pire t'es même en dessous. Et donc ça en France et sûrement ailleurs c'est ce qu'on appelle bien s'en sortir. En gros c'est pas si mal tu vois, voilà c'est pas si mal je devrais être contente, contente d'avoir des clientes, contente d'avoir du monde dans mon planning, voilà contente que mon salon marche entre guillemets. Ce n'était pas pour te déprimer, je suis désolée, mais c'est juste pour te faire ouvrir les yeux, te faire prendre conscience. Parce que tant que tu croiras qu'avoir un planning plein, c'est l'objectif d'une entreprise, malheureusement, tu vas optimiser la mauvaise chose. Alors du coup, c'est quoi le vrai problème ? Ce n'est pas que tu n'as pas assez de clientes, d'ailleurs, tu en as même sûrement trop. Ce n'est pas que tu n'es pas assez talentueuse, que tu fais… mal ton travail parce qu'on s'entend, si tes clientes reviennent depuis des mois, des années, ce n'est pas par hasard. Ce n'est pas non plus que tu ne travailles pas assez dur. Ça d'ailleurs, c'est même littéralement l'inverse. Le vrai problème, c'est que tu as construit un salon sur un modèle économique que personne ne t'a jamais appris à penser autrement. D'ailleurs, ce modèle économique-là, moi, je l'appelle la cage dorée. La cage dorée, si je veux te l'expliquer, c'est que de l'extérieur, tout a l'air de marcher. Ton planning est plein, tu as des clientes fidèles, ton salon tourne, il n'y a pas de soucis, tu as une très bonne réputation. Les gens te disent que ton salon marche bien, c'est cool, ta mère est fière, ton conjoint pense que ça roule, que tout roule. Mais de l'intérieur, toi, tu sais. Tu sais qu'il y a peu de marge, il n'y a peut-être même pas de trésorerie. Il n'y a jamais de vacances vraiment, vraiment déconnectées, s'il y en a. Il y a cette fatigue qui ne part jamais vraiment complètement. Elle est tout le temps là. Il y a un peu ce sentiment de porter tout ça sur tes épaules, d'en avoir vraiment beaucoup, beaucoup sur le dos, tout seul. Parce qu'on est très, très seul dans l'entrepreneuriat. Donc, tu ne sais même pas trop vers qui te tourner. Mais ouais, en gros, c'est ça, c'est que tu t'es lancé là-dedans, tu étais plein d'énergie, plein d'ambition. Et là, tu arrives, ok, ça marche, mais à quel prix, quoi ? À quel prix et au point que tu te demandes même pourquoi tu fais encore ça. Tu as oublié à quel point tu aimais ce métier. Et en fait, ce qui est complètement pervers dans cette cage dorée, c'est que comme, entre guillemets, ça marche, en fait, toi... tu vas penser que c'est toi qui va manquer de motivation, que tu n'as pas assez d'énergie pour faire encore plus et que du coup, tu es bloqué un peu à ce stade de « ok, ça marche, mais je ne suis pas millionnaire non plus » . Alors, on n'est pas ici pour parler de millions non plus, on est bien d'accord. Mais voilà, tu as ce truc de te dire « bon, je me satisfais de ça, c'est déjà pas mal, je ne vais pas me plaindre parce que de toute façon, je suis déjà au max, je n'arriverai pas à donner autant que j'ai l'impression que les autres donnent » . Bon, alors, rappelle-toi d'ailleurs que c'est toujours une impression qu'il y a ce qu'on voit sur les réseaux et il y a la réalité. Voilà, petite parenthèse fermée. Mais en fait, en réalité, c'est pas un problème de volonté, c'est pas un problème de motivation, c'est pas un problème de je suis une femme pas assez forte, même si j'ai l'impression de l'être déjà beaucoup. C'est juste un problème de stratégie, de base, en fait, tout simplement. Donc, OK, Chloé, c'est bien, tu nous parles stratégie, tout ça, tout ça, mais moi, je veux savoir... Comment en sortir de cette cage dorée, justement ? Donc, bouge pas, je vais maintenant te partager les trois grands principes qui ont fait que j'ai pu, justement, moi-même en sortir et comment j'ai aidé les coiffeuses que j'ai accompagnées à en sortir aussi. Donc, le principe numéro un, un tarif juste, ça se calcule. À 99%, les coiffeuses, entre autres, je suis certaine que c'est pareil dans les autres métiers, fixent leur tarif. en regardant ce que font les salons du coin. Certaines vont le faire au feeling, mais bon, il y a quand même une petite base en regardant ce qu'il y a autour. Mais de base, déjà, les tarifs n'ont jamais été calculés par rapport à nos charges ou quoi que ce soit. C'est vraiment, on regarde ce qu'il se passe autour, on met un euro de moins, histoire de dire, moi je suis moins cher, et let's go quoi. Au mieux, derrière, on va augmenter de 1-2 euros par an et le faire chaque année, au mieux. Ou on va augmenter une prestat parce que le tube coûte plus cher, etc. Parce que oui, les marques augmentent leurs tarifs tous les ans, et c'est bien normal, juste qu'on devrait faire pareil. Mais jamais, jamais, on se pose devant nos chiffres et on se dit, viens, on le calcule une bonne fois pour toutes. Et même si on se le disait, on ne saurait même pas comment faire. Le problème avec ça, c'est qu'à aucun moment, on ne tient compte de ce qu'on a besoin, nous, donc toi, de gagner pour que ton salon soit rentable. À aucun moment. Et je dis « on » parce que c'était évidemment mon cas. Et je peux te dire, quand j'ai fait le calcul, mais le vrai calcul, avec mes charges réelles, le temps réel passé avec chaque cliente, la marge que je voulais, le salaire que je voulais, j'ai découvert que j'étais... au minimum 30% en dessous de ce que j'aurais dû facturer. 30% sur chaque prestation, tous les mois et pendant des années. Donc tu te doutes bien que ça ne peut pas fonctionner. Et que pour compenser, tu es obligé de faire beaucoup d'heures. Et quand tu es déjà à 45-50 heures par semaine, il y a un moment donné où il n'y a plus de lieu. Tu ne peux pas faire plus, ce n'est pas possible. Physiquement, émotionnellement, ce n'est pas possible. Enfin sûrement que pour certaines personnes, oui. Mais si tu es ici, c'est que tu es comme moi et que... tu aimes vraiment la vie en dehors aussi de ton salon et tu aimerais pouvoir en profiter un petit peu quand même avant de mourir en ayant passé une vie que en quatre murs et derrière un fauteuil. Donc oui, tu peux aller chercher des prestations qui coûtent plus cher, proposer des extensions, etc. C'est cool, mais ça ne règle pas le problème de base. Et c'est surtout que si tu facturais correctement chaque mois déjà, imagine déjà tout l'argent que tu aurais en plus sur ton compte. Imagine tout l'argent qui est perdu actuellement. Parce que tu factures en dessous de ce que tu devrais. Donc un tarif, ça se calcule avec des vrais chiffres. Ça ne se fixe pas au feeling. Principe numéro 2, ne pas confondre un planning plein et un planning rentable. Tu peux avoir des journées blindées avec 10, 15 clientes qui peuvent te rapporter la même chose qu'un planning avec seulement 2 rendez-vous dans ta journée. La seule différence, ton prix. Encore une fois. Exemple, tu peux passer une journée... avec 10 rendez-vous à 50 euros, tu vas gagner 500 euros ta journée. Tu peux aussi la passer avec seulement 2 rendez-vous de 4-5 heures ou moins, peu importe. Facturer 300 euros chacune, ta journée t'a rapporté 600 euros. Donc encore une fois, je sais ce que l'image du planning plein a comme impact sur nous. Je sais à quel point ça nous rassure parce que je vois même quand j'accompagne les coiffeuses qu'elles commencent à avoir un planning qui se réduit, qui s'allège sans que le chiffre d'affaires ne bouge. voire même quand il augmente, il y a toujours un peu ce passage de « là, j'ai peur » . J'ai peur, je vois mon planning qui n'est pas complet comme d'habitude sur des semaines, je vois que parfois j'ai des trous, ça me fait peur. C'est tellement ancré en fait que la réussite égale un planning plein, un planning surchargé et une clientèle en grande demande qu'on en oublie de regarder les chiffres. Pourtant, c'est ça qui compte à la fin du mois. C'est seulement ça qui compte. Ça est le plaisir que tu as pris dans ta journée. Et le deuxième avantage, c'est que tu n'es pas obligé de passer des journées à courir dans tous les sens pour pouvoir atteindre ton objectif, ton objectif financier de ta journée. Des journées chargées à 10 rendez-vous par jour, j'en ai fait. Je peux te dire que derrière, quand tu fais des journées que tu gagnes le double, alors que tu as eu une seule cliente qui a fait un gros balayage, un soin profond, etc., que tu as bossé à ton rythme, tranquillement, que tu as pris le temps avec ta cliente, que tu as pris le temps pour le cheveu, que ton balayage et ta déco, elle a eu le temps de bien prendre, que tu n'as pas abîmé le cheveu parce que tu devais aller vite. Je peux te dire que ça n'a rien à voir. Et qu'est-ce que ça fait du bien ? Qu'est-ce que ça change la vie ? Donc, il faut vraiment t'enlever de la tête qu'un planning plein, c'est un planning qui est rentable. Pas du tout. Ça n'a aucun rapport. C'est comme si tu prends deux voitures qui vont au même endroit, tu roules à la même allure, donc elles arrivent exactement au même temps, elles ont fait le même trajet, sauf qu'il y en a une, elle a roulé en cinquième. et l'autre elle a roulé en première. Autant te dire que le résultat n'est pas du tout le même sur l'état de la voiture, ni sur l'essence consommée. Pourtant, les deux voitures sont arrivées au même moment. C'est exactement pareil. Donc je répète, un planning plein n'est pas forcément un planning rentable. Principe numéro 3 et dernier principe, poser un cadre ne fait pas fuir tes clientes. Ça en attire des meilleurs. Quand je parle de poser un cadre, je parle de poser des règles du jeu. Pour un jeu, il y a des règles. Un salon, il y a des règles. Tes règles, puisque c'est ton salon. Donc, ça va être tes tarifs, ça va être comment on prend rendez-vous chez toi, ça va être tes horaires, ça va être les prestations que tu proposes, comment tu les proposes, etc. C'est vraiment le fonctionnement de ton salon. Et souvent, le cadre est un peu flou. C'est-à-dire qu'il y a un cadre de base, il y a ce qu'on aimerait, ce qu'on pense avoir mis en place, et puis il y a tous les petits débordements autour du cadre, comme prendre une cliente en dehors de ses horaires, faire une réduction à telle et telle cliente parce que tu n'as pas osé annoncer le vrai prix, donc tu as compté que ça avait duré moins de temps, ou alors qu'elle avait un cheveu court alors qu'elle avait un cheveu mi-long, etc. Donc déjà, en règle générale, le cadre... il n'est déjà pas trop là. Donc quand je parle de faire fuir ses clientes, je parle d'un cadre, soit que tu poses un cadre, soit que tu le modifies. Dans tous les cas, c'est un changement pour ta cliente. Et ça, faire des changements auprès de ses clientes, c'est la peur number one de toutes les coiffeuses que j'accompagne. Et de toutes les coiffeuses avec qui je parle d'ailleurs. Il y en a beaucoup qui ne prennent pas d'accompagnement parce qu'elles ont beaucoup trop peur de ce qui pourrait arriver avec leur cliente. Et la plus grande peur parmi... toutes ces règles, la plus grande, le cadre le plus difficile à bouger, en général, ce sont les tarifs. Là, on vient de voir en long, en large et en travers que c'est ce qui va tout changer sur ton salon et sur ton quotidien. Donc, en gros, tu te dis si j'augmente mes tarifs, mes clientes, elles vont partir. Si je mets mes limites, mes clientes, elles vont partir. Elles vont aller chez la concurrente d'en face. C'est une peur qui est légitime. Je ne vais pas te mentir. Je l'ai eu moi aussi. Je pense que, parce qu'il faut savoir que j'augmentais très très souvent, j'augmentais à la fin presque tous les trois mois, jusqu'à la fin que j'avais mon salon de coiffure. Je crois que j'ai toujours eu cette petite peur à chaque fois. Elle était moins grande qu'au début, évidemment, au début c'était vraiment l'horreur, mais j'avais toujours cette appréhension quand j'augmentais mes tarifs, quand je modifiais une prestat, quand j'enlevais une prestat, etc. Et en fait, ce qui se passe vraiment... et c'est une moyenne que je vais donner en moins, mais je prends aussi les coiffeuses que j'ai accompagnées, on va perdre une petite partie de notre clientèle. 10-15%. Parce que déjà, on s'imagine que tout le monde va fuir. C'est faux. C'est complètement faux. Et d'ailleurs, même souvent, ça arrive que les coiffeuses me disent « Punaise, j'aurais dû augmenter plus » . Ça, ça arrivait très très souvent. Parce qu'elles s'attendaient à perdre la moitié de leur clientèle et en fait, elles se rendent compte que même des clientes qu'elles voulaient qu'elles partent, s'accrochent encore, elles sont encore là. Donc elles se disent, mais punaise, mais j'ai été con, mais j'ai été con, quoi. Donc finalement, on en perd déjà moins que ce qu'on imaginait. Donc ok, on en perd. Je sais qu'à cette idée, tu peux paniquer, mais sache qu'on en gagne. Et c'est surtout là que c'est intéressant. C'est-à-dire qu'en fait, quand tu modifies le cadre de ton salon, quand tu fais des changements, forcément, il y a un tri qui se fait en même temps. Parce qu'il y a des personnes à qui ça ne conviendra plus, et c'est complètement ok. Et il y a d'autres personnes qui attendaient que ça pour venir chez toi. soit parce qu'elles n'arrivaient jamais à avoir de place avant, soit parce que, tel que c'était, ce n'était pas exactement ce qu'elles recherchaient. Dans tous les cas, si tu as réussi à te construire une clientèle jusqu'à maintenant, pourquoi tu n'arriverais pas à en retrouver d'autres ? Il n'y a aucune raison pour que ça arrive. Maintenant, si on reprend les clientes qui partent, très franchement, je t'invite à te demander si c'est une très grande perte. Parce que celles qui vont partir parce que tu as augmenté de 10 ou 15 euros, en règle générale, elles te coûtaient énormément d'énergie, beaucoup plus que 10 ou 15 euros. Donc il y a celles qui partent. En total respect, en te disant qu'elles comprennent tout à fait et c'est complètement normal, mais qu'elles, selon leur budget, ça ne jouera plus. Mais encore une fois, il n'y a pas de drama, tout va bien. Il y a celles qui vont se fâcher, partir en claquant la porte, ce qui arrive encore une fois rarement. Ça fait mal sur le moment. Maintenant, est-ce que ce genre de clientèle, on en veut dans notre planning ? Non. À quel moment on fait ça ? Est-ce que toi, tu te verrais aller voir ton esthéticienne ou tout boulanger ? Et... voir que Pascal a augmenté de quelques euros, lui dire, attendez, vous vous prenez pour qui, etc. Mais non, mais non, en fait. Nous, on a peur de ça et on pense que c'est elles qui ont raison. Mais non, en fait, il y a un minimum de respect à avoir. Quand ta brique de lait chez Auchan, elle augmente, est-ce que tu vas voir à l'accueil pour dire, mais ce n'est pas possible, etc. Mais non, mais non. Tu vas dans un magasin, si tu n'es pas contente, et puis c'est tout. Tu ne fais pas d'esclandre. Encore une fois, là, je te parle vraiment du pire, du pire des cas. Parce qu'en vrai, ça se passe très rarement comme ça. Il y a très peu de chances que ça arrive. Tu peux te préparer psychologiquement, mais en vrai, il y a très peu de chances que ça arrive. Maintenant, on va parler de celles que tu gagnes. Les clientes que tu gagnes après augmentation, après modification. Autant te dire que celles-là, c'est des pépites. Des personnes qui sont prêtes à mettre plus cher dans leurs cheveux, c'est parce qu'elles savent, elles reconnaissent la valeur de ton travail. Elles savent que ce n'est pas rien ce que tu fais. Elles cherchent une experte et elles t'ont choisi toi. Autant te dire que quand tu compares ces clientes-là et celle d'avant, mais tu as largement gagné au change. Ça n'a absolument rien à voir. Et c'est là que tu te rends compte qu'en fait, le prix n'est pas du tout le cœur du sujet. Le sujet, c'est ton travail. C'est ce que tu apportes à ta cliente. Le prix, c'est l'outil qu'il y a entre les deux. Forcément que ta cliente, elle va vouloir payer pour avoir cette chose-là. Et forcément que toi, c'est ton travail, donc tu gagnes de l'argent. Il ne faut pas oublier qu'à la base, l'argent a été créé pour stopper le troc. Rien de plus. Quelqu'un fait quelque chose pour toi, maintenant, ça se paye. C'est tout. Sinon, tu peux aussi faire du troc, peu importe. Si tu veux qu'elle te ramène des caisses d'orange parce que tu lui as fait un bailayage, écoute, why not, pourquoi pas ? Mais à la base, c'est juste ça. C'est juste une nouvelle manière de faire du troc. Et quand tu es face à ces clientes-là, l'argent, c'est juste du troc. C'est en aucun cas un problème, un blocage, une objection. C'est juste un indicateur qu'elle va observer comme tout l'ensemble des autres indicateurs, comme qu'est-ce que tu mets dans ta prestat, à quoi elle a droit, où est-ce que tu l'accueilles, combien de temps tu prends pour elle, etc. C'est le package. Donc non. Tout le monde ne va pas partir de ton salon en courant. Non, personne ne va t'agresser. Et si c'est le cas, tu n'as rien perdu. Et oui, tu as tout à gagner. Voilà pour les trois principes que je voulais partager avec toi aujourd'hui. Et ces trois principes, c'est ce qui fait que tu passes de 40-45 heures par semaine à gagner 1500-1800 euros net, aucune trésorerie, deux semaines de vacances avec le téléphone qui vibre quand même, un planning rempli de tout et n'importe quoi, à 30. 35 heures max, 4 jours par semaine, 2 000, 2 500 euros net à la fin du mois, de la trésorerie de sécurité, 5 à 6 semaines de vacances par an où tu déconnectes vraiment et un planning que tu as choisi. En fait, il n'y a rien de magique. C'est juste ce qui se passe réellement quand tu as les bonnes fondations, quand ton cadre est posé et que, évidemment, tu as réfléchi à un cadre cohérent avec tes besoins et ta réalité. Et en plus, qui dure dans le temps. C'est pas genre, tant que tu bosses, tant que tu as de l'énergie à revendre et que tu fais des tonnes d'heures, du coup tu gagnes bien ta vie et c'est cool et tant mieux. C'est que même des périodes où tu es un peu moins bien, etc. En fait, ça ne se ressent pas puisque toi, tu as construit quelque chose qui est linéaire, qui est régulier, qui est sain pour les meilleurs comme dans les moins bons moments. Donc même quand il y a des périodes plus creuses, c'est OK. Donc go ! recalculer tes tarifs, go poser un cadre, go appliquer, arrête d'attendre le bon moment ou quand ça ira mieux parce que justement, ça ira mieux quand tu auras fait ce travail-là et si tu ne sais pas comment t'y prendre ou si tu ne sais pas par quoi commencer, sache que j'ai créé un calculateur que d'ailleurs j'avais créé pour moi à la base quand je me suis rendu compte que je facturais 30% au minimum en dessous de ce que je devais facturer. C'est un calculateur qui va calculer tes tarifs en fonction de tes besoins, que ce soit en termes de charges, de dépenses, mais en termes d'horaires effectués au salon, en termes de vacances, en termes de salaires, etc. Et qui t'indique le tarif exact au centime près à facturer pour chaque prestation. Donc avec ça, impossible de te tromper. Et si tu veux revoir en profondeur les fondations de ton salon entier, sache aussi que je propose des accompagnements. Où là, tout y passe. Que ce soit tes tarifs, ton planning, tes offres, ta posture, tout. Le cadre tout entier. On reprend toutes les bases. On pose un vrai cadre. Et on arrête de bosser autant pour des cacahuètes. Donc si jamais tu es intéressé par l'un ou l'autre, je te mets tout dans la description. Et puis nous, on se revoit peut-être bientôt ou pas. Je ne sais pas. Le dernier épisode remontait il y a longtemps. Donc je ne vais pas te promettre que je referai un... un épisode rapidement parce que ce sera au feeling et selon l'envie si j'ai quelque chose à dire. Dans tous les cas, tu peux toujours me suivre sur Instagram. N'hésite pas aussi si tu as des questions, des remarques ou juste si tu as envie de me raconter quelque chose. Tu peux m'écrire en DM sur Insta avec grand plaisir. Et puis sinon, je te souhaite une belle journée, soirée, peu importe. Et puis je te dis à très vite et puis surtout, prends soin de toi.