- Speaker #0
Bonjour à tous, c'est Julien Hatton et bienvenue dans Comment T'as Fait, le podcast qui vous fait gagner des années d'expérience entrepreneuriale. Si vous êtes entrepreneur ou souhaitez le devenir et que vous cherchez à comprendre comment celles et ceux qui entreprennent en fait, ce podcast est pour vous. C'est parti !
- Speaker #1
J'ai quand même passé dix ans à être le loser qui pensait que les français se baladeraient un jour avec un café dans les mains. Tout le monde ne sait jamais que le français ne se baladera avec un café dans les mains.
- Speaker #0
Moi ça m'a marqué, j'ai vécu au Royaume-Uni, tout le monde le matin s'en réflexe. prennent un café, ils vont dans le métro avec. Et aujourd'hui, ça l'est devenu à Paris,
- Speaker #1
parce que tu as ça n'importe où à côté de chez toi. J'étais passé du loser au visionnaire qui avait vu le truc avant tout le monde. J'étais ni l'un ni l'autre. Mais c'est ça les révolutions. C'était une révolution, une forme de révolution.
- Speaker #0
Encore la notion de timing.
- Speaker #1
Toujours. En fonction de quand, on était pas au même pari. Et en fait, si tu veux, juste pour revenir et terminer sur la ruvière du Temple, la magie opère en fait 24 heures après l'ouverture. Tout le monde attendait le truc. Il y avait l'ours qui était là, qui attendait machin, etc. Et puis t'as... un matin j'arrive le samedi matin t'avais 50 mecs qui se mettaient en ligne pour prendre on avait une vitrine ouverte avec des muffins tout chaud qui venaient du truc et les mecs partaient avec leur café latté et c'était le début de la révolution et t'avais fait alors il y a l'expérience dans le point de vente mais aussi peut-être à l'extérieur est-ce que t'avais fait exprès de créer je sais pas je sais pas
- Speaker #0
Payer des gens, faire une fausse... ou les inviter, dire tiens on en met 50, on en met 100, on en met 100. Non, je n'ai jamais eu ça. Marketing olfactif avec la bonne odeur des muffins, est-ce que tu avais travaillé ça ?
- Speaker #1
Non, je ne l'ai pas travaillé, mais c'était naturel. C'est vrai que c'était olfactif, très très très important. Non, il y a eu une autre magie entre les deux quand même, que j'ai un peu... que j'oublie à chaque fois. Alors c'était l'expérience qui a plutôt révolutionné le concept. Parce qu'au début, il faut reconnaître qu'on était quand même très café, et pas très bon sur le food. Et en fait, on avait fait un food court en fait à Italie 2. Et c'est là qu'on avait lancé les muffins faits sur place. Et c'était une révolution absolue. Et c'était une magie. On était à côté de la FNAC à Italie 2. Et on vendait des centaines de milliers de muffins, etc. Donc, il y avait cette espèce d'attirance à la fois de l'offre food et café. Et puis, à partir de là, ça s'est développé jusqu'à effectivement ma chute en 2004.
- Speaker #0
Tu nous en parles ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir.
- Speaker #0
Comment ça s'est arrivé ? Tu es cofondateur ? Fondateur ?
- Speaker #1
Je suis fondateur. Oui, on va dire cofondateur officiellement.
- Speaker #0
voilà 10 années des hauts des bas bon voilà les erreurs des premières années et puis après le développement jusqu'à toi te faire évincer de ta propre entreprise qu'est-ce qui s'est passé dans ces 10 ans qu'est-ce que entre temps il y a eu quand même en 98 le procès de Starbucks aussi intéressant où monsieur Schultz m'a dit I'm gonna crash you motherfucker
- Speaker #1
comment tu fais ça quand t'as un plus gros qui arrive et qui te dit tu es ma cible tu mens comme tu respires tu mens comme tu ben alors je peux te le faire court En gros, ce qu'il nous a fait, ce salopard, toi qui habites Londres et qui étais déjà à Starbucks Londres, d'ailleurs, ce qui s'est passé quand même, rappelons quand même, pourquoi je te disais que si j'avais fait ça dans le marais, ma vie aurait été différente ? C'est Kevin Brooks, qui s'appelle Seattle Coffee Company à Londres, qui avait fait ça deux ans avant nous. Ils avaient aussi repéré Starbucks, sauf qu'ils ont été à Londres, dans un environnement de l'époque beaucoup plus entrepreneurial et facile à financer que la France. Et ils l'ont, à évidence, mieux opéré que nous. Mais aussi, c'était la porte d'entrée naturelle de l'Angleterre, de Starbucks en Europe. Qui commençait à être connue. Absolument. Donc en fait, ils avaient, deux ans avant nous, créé ça. Et ils avaient un stagiaire américain qui était là-bas, qui m'appelle pour dire « Hey, I'm John. J'aimerais... On se rencontrera peut-être un jour avec Starbucks. On aimerait bien vous connaître. Vous rencontrer. » Hyper flatté comme un con. On était en train de s'effondrer après tout le passage des princes et tout ça. Et je dis « Oui, fine. » Et on passe une journée ensemble. Visiter les magasins. à la herbeau de... de ticket moyen, comment ça se passe, comme un con je m'ouvre lui, je dis tout, etc. Et à un moment, je dis, ok, thanks for coming, il s'en va, et lui, oh by the way, on vous fait un procès. Juste en partant, en rentrant à Londres, il me dit, écoutez, c'est vraiment nice meeting you.
- Speaker #0
C'était vraiment sympa.
- Speaker #1
Nice meeting you. Pourquoi ? Oui, vous nous avez volé la marque Frappuccino. Non, on n'a pas volé, on est propriétaire de la marque Frappuccino en Europe, effectivement, parce qu'on avait, à l'époque de Columbus, développé plusieurs marques, Columbus Café, machin, et Frappuccino. Et vous nous l'avez volé, donc on vous fait un procès, etc. Bon.
- Speaker #0
Ils avaient l'antéorité aux US ?
- Speaker #1
Aux Etats-Unis, ils avaient tout, mais ils n'avaient pas en Europe. Moi, j'avais déposé la marque européenne sur toutes les boissons, au café, etc.
- Speaker #0
C'était Comment t'as fait ? Les rencontres d'entrepreneurs. Le podcast pour comprendre comment celles et ceux qui entreprennent ont fait. A très vite pour de nouveaux épisodes.