Speaker #0Bienvenue dans Compliance Without Coma, le podcast où on parle cyber, gouvernance, leadership, sans jargon, sans anesthésie, et parfois avec très peu de sommeil. Je suis Fabrice De Paepe et aujourd'hui, je t'ouvre les portes d'une semaine de ma vie, qui est centrée sur le podcast. Oublie pas de t'abonner, de mettre des étoiles ou de liker sur ta plateforme préférée, tu sais, on est dans un monde d'algorithmes de plus en plus, et c'est vraiment important pour moi que tu likes, en fait, si tu accroches évidemment, on est d'accord. Alors aujourd'hui, épisode un peu spécial donc, c'est pour ça que je le sors à mercredi, un "behind the scenes", comme on dit. Tu veux savoir ce que ça fait, en temps, réellement, de produire un podcast chaque semaine ? Et je parie que tu ne t'imaginais pas du tout le temps que c'est représenté. Alors, bienvenue dans une semaine de la vie d'un podcasteur. Ce n'est pas glamour, c'est pas insta ready, mais c'est vrai, c'est moi. Et c'est une sacrée aventure. Alors pourquoi j'ai eu envie de créer cet épisode ? Trois raisons. La première, peut-être te donner l'envie de lancer ton propre podcast. Et je connais au moins une personne... au moins un comma breaker qu'il l'a fait depuis. Apparemment, je l'ai inspiré et il a des trucs sympas à dire aussi en GRC. Deuxièmement, comprendre finalement combien de temps je passe vraiment sur une semaine ou sur un mois pour voir ce que je peux encore déléguer ou pas. Et parce que tu sais, mesurer c'est savoir. Le KPI, c'est la vie. Le KPI, Key Performance Indicator, c'est la vie. Je suis un gars de la GRC, oui ou non. Et puis troisièmement, Parce que certains d'entre vous, déjà, ne se rendent pas compte du temps que ça prend sur une semaine ou sur un mois. Et parfois, ajouter quelque chose qui prend juste 5 minutes peut t'ajouter en fait une heure en post-production. Maintenant que ma routine est bien installée également, et que mes automatismes sont bien en place, et dans ma petite tête aussi, je trouvais que c'était aussi le moment de mesurer. Alors Ausha, c'est parti pour une semaine de dingue. Je me lève donc vendredi passé à 4h du matin. La semaine commence un vendredi, c'est logique, mon épisode sort à 7h. Alors, je te rassure tout de suite, je ne me lève pas tous les vendredis à 4h du matin, ni tous les jours d'ailleurs. En général, je suis plutôt sur 5h. Parce que là, les enfants se lèvent à 7h, je suis enrhumé 20%, de ma capacité, j'ai mal la tête, j'ai les oreilles qui sifflent, bref, rien de bon. Et surtout j'étais KO la veille. A 21h je suis monté et comme j'ai besoin en général 5h de sommeil grand max, à 4h j'étais debout. Donc j'ai joint l'utile à l'agréable et j'ai avancé sur l'interview de Leonel. Leonel, je le rencontrais la semaine passée. Je profitais qu'il venait à Bruxelles pour faire un podcast avec lui en studio. Donc, tout ça était vraiment du flux tendu, bien organisé. Lui, il avait une mission à Bruxelles. J'ai dit, OK, je t'attrape en sortant du train et on y va. Donc, ce vendredi, 4h du matin, j'analyse son CV. Je le connaissais déjà, mais le temps de trouver les angles avec mon café, de faire un peu d'OSINT, Open Source Intelligence, sur ses motos, sur ce qu'il a déjà publié éventuellement sur les réseaux sociaux. Voilà. Tout ça, je laisse décanter. Donc, ça me permet de préparer les questions, les angles d'attaque et d'approche pour l'interview. Et en fait, j'en ai eu pile poil pour trois heures, chrono en main. Donc, le temps de trouver comment l'attaquer sur PCI DSS, qui est Payment Card Industry Data Security Standard, sur PASSI, c'est-à-dire les professionnels d'audit de la sécurité des systèmes d'information, et sur PDIS, qui est pour la France, en fait, une sorte de SOC. accrédité, je vais dire ça ainsi pour l'instant, accrédité par l'ANSI française. Et tout le reste. Bien sûr, il y a de l'impro et de la répartie. Mais il n'y a pas de hasard, en fait. D'ailleurs, les guests, je suis déjà à mon troisième, les guests sont toujours étonnés de la préparation que cela demande et ils sont finalement ravis de voir l'envers du décor aussi et d'y participer et de se rendre compte de la préparation que ça leur demande aussi. C'est pas juste arriver les mains dans les poches et dire « Ok, je réponds aux questions de Fab. » Non, il y a une grosse quinzaine de questions, ils les reçoivent en amont. ils ont le temps de préparer. S'ils ne sont pas à l'aise avec certaines questions, ils ne répondent pas, c'est simple, et je ne les pose pas. Tout ça est très bienveillant. Et c'est comme une partie de tennis de table. J'ai aussi joué au tennis de table pendant 20 ans. Il n'y a pas de bon match s'il n'y a pas de bons adversaires. Donc, il faut qu'on ait vraiment un débat, il faut que ça soit fluide, il faut qu'on ait... Ça se travaille, OK ? Bien sûr, il peut y avoir la complicité aussi avec les guests, ou une certaine distance avec d'autres, mais... Voilà, tout ça prend du temps. Et en fait, avec Leonel, on a enregistré un dimanche, parce qu'il était de passage à Bruxelles pour une mission, il avait une mission d'audit, et j'ai profité de, j'allais dire son atterrissage, mais non, il est sorti du train, j'ai été le chercher à la gare en fait. Et donc déjà, on avait deux heures sur place dans le studio, moi j'avais une heure pour aller, une heure pour rentrer après. Donc déjà là tu vois ça fait 4 heures. On a profité un peu de Bruxelles. Parce que c'est ça aussi l'expérience. Je lui ai dit écoute est-ce que tu as déjà vu une partie de Bruxelles ? Bah viens. Le studio est à deux pas de la grande place. C'est les féeries lumineuses au marché de Noël. Viens je vais te montrer plein de trucs. Donc on profite un peu de Bruxelles. Moment de chill. Après avoir déjeuné. Et préparer le ton du podcast. Et je lui ai expliqué. Je lui ai dit tu vois comment on est en train de discuter ici en fait. Alors qu'on est en train de manger. La discussion va se faire comme ça. Tout naturellement. Et donc, tu t'imagines bien que le podcast, du coup, ce n'est pas que parler. C'est aussi tout le reste. Donc, deux heures en studio. Le temps de préparation compris. Finalement, pour tourner, je pense qu'on a fait une heure ou une heure six. C'est fluide. L'équipe du studio est pro. On est comme franchement, comme à la maison. Ils nous mettent à l'aise. Attends, je fais le compte. Là, je suis déjà à neuf heures de production. Rien que sur ce podcast-là. pour une heure en sortie vidéo. Et j'ai pas encore monté l'épisode à ma sauce, ni mis le transcript à l'heure où j'enregistre ici. T'imagines. Alors, 7h, on est vendredi, le podcast sort, je file vite sur YouTube pour mettre le commentaire avec la référence Amazon, je check si une newsletter est partie, ok, il est sorti, je check sur Ausha, mon éditeur qui me permet de publier les podcasts un peu partout, ok, tout est bien parti. je poste sur LinkedIn. Cette semaine, j'ai pas eu le temps de faire un teasing la veille. J'étais malade, je suis à l'arrache, et j'ai la crève, donc j'assume. Et je poste aussi en story WhatsApp. Oui, parce que j'adore voir qui regarde mes status, et ça réserve parfois des très belles surprises. Alors, il y a également les miniatures. C'est un nouveau monde qui arrive. Celui de l'infiniment petit qui doit en jeter. J'ai nommé les miniatures. J'avais déjà préparé les miniatures sur Canva, quand Claudflare ne me pète pas dans les mains. Et j'ai une version aussi pour Ausha, l'outil sur lequel j'héberge le podcast, et qui diffuse partout. Et j'ai également une miniature pour YouTube. Parce que oui, les pixels ne sont jamais les mêmes. Et YouTube, tu vois, il faut créer de l'émotion sur l'image. Bienvenue dans la joie de la multiplateforme. Je te rappelle qu'à la base, je voulais juste parler d'ISO 27001 et de GRC. Si tu m'écoutes depuis 6 mois... Tu vois déjà l'évolution. Et me voilà aussi catapulté designer de miniatures sur YouTube. Ça y est, on est déjà dimanche. Donc, direction Bruxelles pour le studio podcast. Je récupère Léonel à la gare. On mange, on parle. On s'enferme dans le studio pendant deux heures pour enregistrer un truc. On a visité la grand-place juste avant. Et vous, vous allez probablement l'écouter en 2-3 fois 30 minutes. Non, plutôt 2 fois 30 minutes, plus ou moins. Et il y aura un bonus. sur la partie YouTube. Donc je prépare ma trame, j'ai un fil rouge duquel, en fait, je ne dois pas m'éloigner lors de l'interview, ce sont mes questions, etc. Et puis j'en rebondis. J'ai préparé avec prompteur, on ne sait jamais. Bon, je commence à avoir l'habitude, mais peut-être pas Léonel, donc j'ai préparé avec prompteur et sans prompteur parce que tout est très sharp, en fait. On n'a que deux heures. on peut pas se louper, il y a certainement quelqu'un qui vient après dans le studio ou alors on va faire le cut ou que sais-je, donc on peut pas se louper il n'y a pas de filet, et finalement on a bien fait de bien préparer car le prompteur ne marche pas des masses et c'est le gars qui toussait comme figurant dans des séries télé qui te le dit j'ai aussi tourné dans des films avec Benoît Poelvoorde des scènes coupées qui n'ont jamais vu le jour je trouve que j'ai bien évolué donc voilà On avance. Ça y est, on est déjà lundi. Donc, qu'est-ce que je fais ? Je revois une revue des vidéos sur l'interview PQC, donc c'est Post Quantum Cryptography, avec un cryptographe de l'Université Libre de Bruxelles. Je revois les transcripts. Le montage, ça j'ai délégué, j'ai mon caméraman et mon monteur qui m'a aidé à faire ça, mais les transcripts, avec tout le respect que j'ai pour lui, c'est pas pour lui. Surtout quand on commence à parler d'algorithmes, de cryptographie symétrique, asymétrique, d'ordinateur quantique, là le pauvre je l'ai perdu. Donc les transcripts c'est compliqué. Il y a une relecture, il y a un remontage derrière pour recréer une dynamique, mais... il y a des fois je me dis pourquoi j'ai décidé de faire des podcasts techniques même vulgarisé, PQC c'est technique, le transcript il se délègue pas du coup pas encore, ou alors je dois me cloner mais l'IA en tout cas n'y est pas encore arrivé non plus donc j'ai un épisode fini sur le PQC, il me reste quand même à faire la moulinette audio à injecter l'introduction et donc l'enregistrer et l'outro, tout ça, je vais faire ça mercredi, en parallèle. Et comme tu t'en doutes peut-être pas, je ne lis jamais un texte une seule fois. Je ne l'écoute jamais une seule fois non plus. Avec tous ces montages, surtout quand c'est une vidéo longue, imagine 30 minutes, j'écoute d'abord les yeux fermés pour vérifier le flow. Oui, je fais ça, ne me juge pas. Alors, on arrive déjà mardi, je termine les 30 minutes PQC, le montage, l'IA. comprend 90% des mots, 90% en France, jusqu'au moment où j'utilise un acronyme. Et alors là, elle commence à inventer des Pokémon. Encore une preuve que l'IA ne remplace pas l'humain, elle l'accélère, oui, elle ne le remplace pas. On arrive déjà à jeudi, 6h du mat', j'ai pas encore reçu le montage du podcast avec Leonel, le dimanche, et PQC n'est pas encore validé par mon guest. Je n'ai rien pour demain. Demain, c'est vendredi. Il y a un podcast qui sort à 7h. Enfin si, j'ai quelques podcasts écrits au cas où. Mais j'ai envie de changer. J'ai envie de répondre à la question d'un coma breaker. Tu le mets où le DPO dans la hiérarchie ? Alors j'écris. J'écris sur le DPO. Il est 6h du mat. C'est parfait pour écrire. Je n'ai plus le stress. J'ai pris l'habitude d'écrire vite. Je sais que je vais délivrer rapidement. Il n'y a pas de bruit. Les enfants dorment. il n'y a pas encore d'email qui arrive et qui font bim et me faire recommencer x fois la scène justement et mon clavier Deux heures plus tard, le script est OK. Reste l'enregistrement. La fameuse phrase que tout podcasteur entend, mais Fabrice, ça prend 5 minutes par semaine ton podcast. Et puis au fil des mois, à l'enregistrement et au montage, je deviens de plus en plus rapide. Je coupe le texte en petits morceaux, ça évite de tout refaire si une ambulance passe à la 14ème minute d'un plan séquence, ou si le chat décide de venir se caresser contre ta jambe et miauler. Tu connais le game. Ensuite, Ausha. Je fais le montage. Je publie ce Ausha. Je lance le transcript qui est généré par IA. Je corrige le transcript. Je cherche des bons titres. J'adapte la description parce que chaque description, chaque épisode est unique. Donc, chaque description est unique. Je cherche les bons hashtags pour le PSO. Le PSO, c'est un peu comme le SEO, Search Engine Optimization, sauf qu'on a le P de podcast. Je crée mes fameuses miniatures. Parfois, je fais des trucs en parallèle. Je laisse tourner le transcript, et pendant que le transcript tourne, je corrigerai après, je commence sur la miniature, sur Canva. Je commence le chapitrage, parce que je suis déjà victime de l'algorithme. C'est mieux si tu arrives à découper ta vidéo ou ton audio en chapitrage. C'est meilleur pour le PSO, c'est meilleur pour tout. Donc, je prépare la newsletter. Si elle n'est pas prête, il y a... certains comma breakers qui ne seront pas au courant. Oui, parce que j'ai des comma breakers qui ne sont pas abonnés. C'est marrant. Je prépare le teaser. Le teaser, c'est ce qui va me permettre de générer une mini-vidéo miniature sur Ausha d'une minute pour faire l'intro. Je vais aller l'uploader. Je vais la télécharger. Je vais la redistribuer. Je vais la mettre dans les stories. Je vais aller vérifier. je vais configurer automatiquement les réseaux sociaux pour que le vendredi à 7h, ça parte. Un peu comme un feu d'artifice. Donc je tombe un peu mort. Et là, je regarde le chrono. Tout ce que je viens de te dire là, à l'enregistrement et au montage, 2h. Rien que pour la post-production. Pour un épisode de 8 minutes 34. Si ça, c'est pas de l'amour, j'espère qu'il t'aura plu, cet épisode-là. Si tu ne l'as pas encore écouté, vas-y. On arrive déjà à samedi, alors pour vous, c'est le moment podcast. Beaucoup d'entre vous l'écoutent le samedi alors qu'ils sortent le vendredi. C'est le deuxième pic de la semaine en fait. Pour moi, le samedi, c'est KPI. Toujours. Mesurer c'est savoir. Là, on arrive déjà dimanche, et comme on est fin d'année, je regarde pour la stratégie 2026. Oui, oui, déjà 2026. C'est dans deux semaines. Parce que ça arrive vite. Et que si je veux grandir, ou faire grandir le podcast, je dois me regarder dans le miroir. Voir ce qu'on a accompli ensemble, parce qu'on oublie facilement le chemin. On croit qu'on n'avance pas assez vite, on se compare, on doute. Alors, parfois je regarde derrière, et je réalise. On a créé quelque chose ensemble. Vous m'avez aidé. Il y a une habitude qui est là. Il y a une communauté qui grandit. Il y a un rendez-vous. Il y a un mouvement. Ça vaut tous les KPI's du monde. Alors voilà, tu as du coup une idée sur une semaine dans ma vie de podcasteur. Elle n'est pas parfaite. Ce n'est pas glamour. Mais c'est vrai. Et si ça t'a donné envie de lancer le tien de podcast, alors cet épisode aura servi aussi. Et je peux te partager mon expérience. tous mes trucs, mes astuces pour toi gagner du temps, les logiciels que j'utilise, comment je fais des choses, etc. Après, le contenu, c'est pour toi. Et même si t'es pas, en fait, dans la cyber. Donc, rien que cette semaine, j'ai chronométré 16 heures. Mais je travaille en mode octopus. Alors, octopus, ça veut dire que je suis une pieuvre, j'ai huit bras. Donc, j'ai un épisode en préparation, un en montage, un en diffusion. Donc, non, c'est pas 16 heures pour un épisode. C'est 16 heures... la partie visible de l'iceberg. En vrai, un épisode Compliance Without Coma me coûte 6 à 10 heures. Et ça, c'est quand je suis en forme et bien hydraté. Et qu'il n'y a pas d'ambulance qui passe à la 14ème minute de mon plan séquence. Toutes les semaines ne sont pas comme celle-là. J'ai compté qu'en général, un épisode guest me prend un mois pour bien le préparer. Pas un mois en jour homme, là je fais le chef de projet, mais un mois de délai. Car après, il y a encore toute la découpe des vidéos pour les diffuser sur les différents médias. Ici, cette semaine, on en avait deux de guest, imagine. Et tu n'imagines pas bien, ou pas encore bien, qu'autour de cela, il y a les clients, les formations, la famille, et tous les petits imprévus que la vie adore nous mettre sur une semaine. Donc j'ai toujours 4-5 sujets décrits à l'avance au cas où. Et sur un mois, j'ai déjà mesuré aussi, ça me prend en moyenne 4-5 jours. Car il y a toujours de la production d'idées, ou de contenu à un moment ou à un autre. Et je te parle ici que du podcast, pas d'Instagram, pas de TikTok et pas de YouTube, où les formats sont différents et ne représentent même pas l'entièreté du podcast. Donc, ils font partie de la trame. Eh bien, si t'es arrivé jusqu'ici, bravo, merci de m'avoir écouté jusqu'ici. J'ai eu l'impression de faire en fait ma séance chez le psy. On se retrouve déjà vendredi prochain. À l'heure d'écrire et d'enregistrer, je t'avoue que je ne connais pas encore le sujet qui sortira. On verra ce qui est prêt en premier. Et si tu connais quelqu'un qui veut lancer un podcast, mais qui ne sait pas comment faire, partage-lui celui-ci.