Speaker #0Bienvenue dans Confidence en police, le podcast où les danseurs sortent du cadre et prennent leur place. Ici, les mots se mêlent aux mouvements pour nourrir ton art et élargir ta vision. Je suis Olivia, artiste danseuse et passionnée de tout ce qui touche à l'entrepreneuriat artistique. Et dans chaque épisode, je partage avec toi les outils, les méthodes et les réflexions qui m'ont aidée à grandir. On parlera danse, mindset, business, culture, bref, tout ce qui fait qu'être danseur aujourd'hui c'est bien plus qu'une passion, c'est une identité, une vision et un choix de vie. Alors installe-toi, mets ton casque et laisse entrer le flow, ton prochain move commence ici. Procrastination, autosabotage et charge mentale chez le danseur professionnel. Comment retrouver ton flow, avancer dans tes projets et stabiliser ton parcours artistique ? ZANMI ! Aujourd'hui, on parle d'un paradoxe que beaucoup de danseurs vivent en silence. Tu sais ce moment où tu veux avancer et pourtant tu n'avances pas. Tu sais exactement quoi faire mais tu ne fais rien du tout. Tu as des projets plein la tête soi-disant mais tu n'as ni élan ni motivation. Et c'est encore plus déstabilisant quand tu es déjà engagé dans ton parcours professionnel. Parce que personne n'imagine qu'un danseur pro peut se retrouver lui aussi bloqué par la procrastination ou la surcharge mentale. Sauf qu'en réalité, plus tu montes en niveau, plus ces mécanismes deviennent subtils. En fait, lorsque ton expertise augmente, la procrastination ne va pas ressembler à un « j'ai la flemme » . Elle va être beaucoup plus sophistiquée. intelligente et même, j'ai envie de dire, presque stratégique. Elle va plus prendre la forme de « je ne suis pas sûre du bon moment, je vais attendre d'avoir plus d'infos, je dois d'abord régler ça et ça » . En gros, tu continues à t'occuper, tu continues à être actif, mais tu n'avances pas sur ce qui compte vraiment. Et ça, c'est de la procrastination haute performance. Et le plus souvent, cette procrastination, elle va arriver le moment où tu es prête à franchir un cap. Comme par exemple monter ton premier projet perso, lancer un workshop, ou revoir ton identité artistique, ou t'affirmer dans le milieu. En gros, plus l'enjeu est identitaire, plus la procrastination devient raffinée. Quand tu deviens danseur pro, tu cumules plusieurs casquettes. Créateur, interprète, communicant, gestionnaire, entrepreneur, athlète. Et ce que beaucoup oublient, c'est que la charge mentale de danseur entrepreneur, alors parenthèse, qu'est-ce qu'un danseur entrepreneur ? selon moi, c'est tout ce que je viens de citer en amont. Donc créateur, interprète, bref, c'est celui qui se gère en tant que danseur professionnel. Donc ce que je disais, c'est que ce que beaucoup oublient, c'est que la charge mentale d'un danseur entrepreneur n'est pas liée au nombre de tâches. Elle est liée à la multiplicité des identités. Et jongler avec plusieurs identités, c'est énergivore. Si tu te retrouves dans ce que je dis, j'ai une question pour toi. Quelle version de toi tente de panter tout le projet à elle seule ? Le danseur ? L'entrepreneur ? Le créateur ? Ce que tu dois savoir, c'est que tant que tu penses devoir être performante dans chaque rôle, la charge, elle explose. Et je sais de quoi je parle parce que je suis, encore une fois, mon propre exemple. Je ne compte pas le nombre de fois où on m'a demandé comment je faisais pour gérer mon quotidien chargé. Parce qu'entre ma formation de danse, mes deux travails, mes projets perso, ma vie perso, en fait, j'ai appris à m'organiser avec le temps pour que tout rentre dans mon planning. Donc, ce quotidien est devenu normal pour moi. Mais je n'avais pas vu à quel moment le fait d'investir une partie de moi comme ça dans chacune de ces identités avec tout ce que ça demandait a eu un prix. Et tu sais, il y a un truc incroyable dans la vie, c'est que quand tu as quelque chose qui se présente à toi, quand tu as un challenge qui se présente à toi, Il y a toujours quelque chose à en tirer, mais lorsque tu ne comprends pas ce qu'il en est, alors ça revient à toi, encore une fois, même plus durement, jusqu'à ce que tu retiennes la leçon. Bon, je ne te promets pas que tu ne feras plus des words, mais tu seras beaucoup plus alerte sur bien des sujets si tu continues de suivre Confidence en coulisses. Revenons là où on était. Les danseurs pros ne procrastinent pas par manque de discipline. Enfin, bien sûr que non, je pense qu'à un certain stade... Il n'est pas nécessaire de mentionner le fait que La discipline est une base professionnelle. Donc un danseur pro, il va procrastiner par conflit interne. Et en voilà trois. Le premier, c'est la loyauté envers leur ancienne version. Ton identité d'avant n'est pas toujours prête pour ton évolution. Tu veux monter un projet ambitieux, mais une partie de toi est encore attachée à la sécurité, à la discrétion, à la prudence. Conséquence, cette partie-là, donc ton ancienne version, Elle sabote tout. Le deuxième conflit, c'est la peur de devenir visible. Plus tu montes en niveau, plus tu réalises que ton travail n'est pas juste technique. Il devient politique, esthétique, entrepreneurial. Et ça, ça fait peur. La visibilité demande un positionnement. Le positionnement demande du courage. Et c'est là que la procrastination sert alors de refuge. Et enfin... Le troisième conflit interne, c'est le conflit entre arantiste et entrepreneur. L'arantiste veut du sens, veut la liberté. L'entrepreneur, lui, veut de l'efficacité et il veut de la structure. C'est ça de gérer tout tout seul. Et quand ces deux intentions s'opposent, tu snagges. Dans tout ça, comment retrouver ton flot professionnel réellement et concrètement ? Ici, on ne parle pas de to-do list, mais on parle de structure intérieure. Ce que je te propose, c'est dans un premier temps de revenir à ton intention professionnelle profonde. Donc, tu vas te demander vers quoi réellement tu es en train d'évoluer. Qu'est-ce que tu veux construire dans un an et qu'est-ce qui a peur de ça en toi ? C'est la question que peu de danseurs professionnels se posent et pour autant c'est la plus stratégique. Ensuite, tu vas repositionner ton énergie, pas ton temps. Tu n'es pas fatigué parce que tu fais trop. Tu es fatigué parce que tu brasses des choses qui ne te font pas avancer. Donc refais ton trait énergétique. Regarde ce qui te nourrit, ce qui t'épuise, ce qui te fait stagner, ce qui te bloque, ce qui t'excite, ce qui te paralyse. Tu vas voir, ce sera révélateur. Et enfin, aligne tes identités. Plutôt que de te dire je dois tout gérer, essaie plutôt comment puis-je faire collaborer l'artiste, l'interprète et l'entrepreneur. Quand tes identités cessent de se battre, ton flow revient naturellement. En gros, tu n'as pas besoin de t'organiser mieux, tu n'as pas besoin de discipline miracle. Tu as besoin de comprendre quelles parties de toi sont prêtes à avancer et lesquelles ont encore peur du prochain niveau. Ton flow, il revient quand ton intention est claire, ton identité est alignée, quand ton énergie est focalisée, quand ton corps reprend la parole. Et quand ton mental arrête de surjouer le rôle principal, tu ne procrastines pas parce que tu es désorganisé, tu procrastines parce que tu es en transformation. Et ça, c'est plutôt une excellente nouvelle, non ? Oh waouh, c'est déjà la fin de cet épisode de Confidence en coulisses. Alors, si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, je t'invite à t'abonner dès maintenant et à faire voyager ce flow vers une danseuse, un danseur qui en a besoin. N'hésite surtout pas à me laisser un petit avis. Chaque action contribue à donner du sens à ce projet et à le faire grandir. On se retrouve pour un nouvel épisode et d'ici là, souviens-toi, ton art est ta force, ton esprit ton allié et ta vision ton chemin. A très vite !