- Speaker #0
J'ai l'impression d'être dans une émission de télé chez Genial avec le matos et le robot qui parle.
- Speaker #1
Les réponses nous doivent parler de ce qui se passe en septembre.
- Speaker #2
J'ai peur que ça soit l'hécatombe dans pas très très longtemps. Les chances que tu fasses un truc qui a des énormes failles,
- Speaker #1
c'est assez rare par rapport aux outils que tu utilises. Surtout, nous on est persuadés que quand tu fais un robot, tu crées un personnel.
- Speaker #3
Il y aura de plus en plus d'emplois créés, même s'il y a toujours un petit creux de vague, il y aura de plus en plus d'emplois créés.
- Speaker #4
Dans la robotique, on voit de nouveaux robots capables de travailler avec les humains en toute sécurité. Ça vous intéresse d'avoir un exemple dans un domaine précis ? Dans six mois, ta CB, elle se fait péter.
- Speaker #2
Et donc tu auras un permis, est-ce que les vendeurs, les Tencent qui feront leur modèle, Anthropique, etc. te donneront permis et toi, ça sera taré. La socialité d'entreprise affectée par les collaborateurs, ça sera n'importe quoi.
- Speaker #5
Mettre dans les mains de tout le monde des outils puissants sans permis, c'est vrai, c'est un peu comme un véhicule. On donne une Ferrari, une Porsche à quelqu'un qui n'a pas de permis, il y a un mur qui n'est pas très loin,
- Speaker #2
il va aller dedans.
- Speaker #6
Le futur de l'IA commence au présent. Le futur de l'IA, le futur immédiat. Depuis fin 2022, on s'est aperçu que l'intelligence artificielle est passée du statut d'une curiosité technologique à un outil du quotidien, pour nous tous. Et la bonne question qu'on peut se poser en ce moment, qu'est-ce qu'on est en train de lui laisser faire aujourd'hui à cette intelligence artificielle ? Ça ne se joue pas forcément dans 10 ans. On est persuadé que ça se joue finalement maintenant. dans nos métiers, dans nos entreprises, dans nos choix personnels, dans nos vies familiales. Alors pour cet épisode du podcast, on a décidé de ne pas faire de science-fiction. On est plutôt dans un côté où on va essayer d'éviter les prophéties, de toute façon sinon elles sont autoréalisatrices. Et pour en parler, j'ai la chance d'être entouré d'intervenants multiples et très différents. C'est pour ça qu'on va avoir une confrontation d'idées. Donc à mes côtés, on a l'ami Hubert Kratirov, il est professeur d'économie numérique. C'est l'homme qui nous aide à distinguer les tendances de fond des effets de mode. C'est bien ça Hubert ?
- Speaker #3
Exactement, bonsoir à tous et à toutes.
- Speaker #6
On a notre ami Christian Bellala. Alors Christian Bellala c'est notre Chief Data Protection Officer, c'est le spécialiste de la protection des données. Il va nous rappeler que lorsque quelque chose paraît gratuit, généralement, il faut se demander qui paye réellement. Salut Christian.
- Speaker #5
Salut PPC, bonjour à tous et à toutes. Des questions importantes à toujours se poser. Voilà.
- Speaker #6
Alexandre Cormeret, notre Gen Z de service, il déteste quand je dis ça, qui est en charge de l'innovation et de l'IA pour le TGV. Donc il va nous aider finalement à comprendre un petit peu ce qui se trame et à regarder avec son prisme peut-être ces transformations qui s'opèrent. On a Hattie, un électron libre du digital. Elle est capable de retourner une discussion juste pour ouvrir un nouvel angle. C'est bien dit ou pas ?
- Speaker #7
C'est plutôt bien dit. Bonjour à tous, merci d'être là.
- Speaker #6
Salut à toi. Last but not least, c'est notre ami, c'est notre puissance invitante, il s'appelle Richard Malter, c'est le Chief Communication Officer d'Enchanted Tools. Il va nous faire entrer dans le quotidien d'une entreprise qui construit déjà le futur. On aura aussi notre ami Miroquai. Salut à toi Richard. Merci de nous accueillir.
- Speaker #1
Hello, très content de vous avoir ici et puis hâte de commencer.
- Speaker #6
Pour commencer, c'est le jingle.
- Speaker #8
Ah oui,
- Speaker #6
au fait alors, avant de vraiment démarrer, il y a une règle. on va se poser des questions aux uns et aux autres, mais j'ai une règle que je vais vous donner à vous tous et puis aussi aux personnes qui sont avec nous dans le public. Les réponses nous doivent parler de ce qui se passe en septembre. Futur de l'IA, futur immédiat. On ne va pas parler du monde de nos enfants en 2030. On va plutôt essayer de parler peut-être de notre prochain budget, notre prochain recrutement, notre prochaine rentrée. Futur immédiat commence demain matin. Pour commencer, je vais poser peut-être la question à Christian. Tu as été repéré comme étant un des gros influenceurs de VivaTech. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ouh là là,
- Speaker #5
gros influenceur, c'est beaucoup dire. Pas gros,
- Speaker #6
c'était une façon de dire. Grand influenceur.
- Speaker #5
Merci, j'ai pris du poids, je sais. Alors effectivement, VivaTech, tous les ans, pour ceux qui connaissent, j'en suis certain, c'est le grand événement annuel sur la technologie. C'est vrai que c'est beaucoup de technologies d'innovation qui revient. Cette année, c'était l'intelligence artificielle. J'ai eu le privilège de relayer des innovations sur place. C'est vrai que, comme tu le dis, je suis dans le top 10 des influenceurs sur X. Chapeau bas. Merci, merci beaucoup. Je ne suis pas tout seul.
- Speaker #6
Tu nous donneras un petit peu ce que tu as pu voir qui va marcher en septembre. C'était certes les 10 ans de Vivatech. On était un peu dans le futur, mais on aime bien aller dans le quotidien. Hubert, de ton côté, qu'est-ce que tu as repéré ? Qu'est-ce qui peut nous éclairer un peu sur ce qui arrive avec cette IA ?
- Speaker #3
Moi, très rapidement, j'ai une grande question et des grandes interrogations sur le prix des IA, avec un grand écart. Un côté où les entreprises payent très très très très cher pour des tokens et des tokens et des tokens qui sont ajoutés. Et de l'autre côté... le prix peut-être réel un petit peu chinois ou bradé ou sponsorisé où les IA ne coûtent plus rien. Et donc entre très très très très cher, c'est-à-dire plus de 10% de la masse salariale en token et en IA et quasiment zéro, et comme Christian le dit, quand c'est zéro, il y a des questions à se poser, quasiment zéro. La question de 2026, c'est combien, si on se base par rapport à la masse salariale, parce que le chiffre d'affaires n'aurait pas grand intérêt, combien de la masse salariale doit-on investir, doit-on mettre en IA ? Et c'est une grande question, je n'ai pas la réponse, mais en tout cas, je pense qu'il faudra la trouver en 2026, et on va voir ce qui se passe, mais il y a ce grand écart. Il n'y a pas, mais volontiers, un rebond.
- Speaker #6
Il n'y a pas de milieu,
- Speaker #3
je trouve.
- Speaker #6
Il n'y a pas de milieu. Hattie, toi, qu'est-ce que tu penses qui arriverait réellement en ce moment ?
- Speaker #7
Moi, je pense que ce qui se questionne, c'est les débuts de réglementation concernant l'intelligence artificielle, notamment dans les secteurs à risque en matière de données. J'étais sur Centexpo, c'est là d'ailleurs que j'ai connu Enchanted Tools. Et je pense qu'il y a une vraie question sur le cadre de l'utilisation de l'IA en entreprise, notamment sur la multiplication des logiciels et des outils qui intègrent de l'IA, mais pour le moment ne sont pas forcément cadrés, n'informent pas forcément les utilisateurs. Et ça rejoint un peu ce que disait Hubert sur le coût, comment on calcule la rentabilité de ça et comment on évite l'hécatombe d'ici trois ans parce qu'on a tout développé sans se poser de questions.
- Speaker #6
Pas mal, ça a intégré bien. Richard, tu anticipes quoi ? T'as vu quoi ? C'est quoi les trucs un peu chauds que tu vois toi ?
- Speaker #1
Là, évidemment, les premiers signaux de la place humain-IA et les premiers signaux d'une nécessaire équilibre. équilibrage ou une nécessaire réflexion sur l'équilibrage des deux. Un peu comme tu dis sur la partie réglementation, l'aveuglement ou du tout-IA peut aussi entraîner des conséquences. Je pense à un rééquilibrage assez rapide du mix humain-IA par nécessité et par sécurité.
- Speaker #6
Alex, peut-être avant de faire un truc un peu plus générique, toi, tu as eu la chance d'aller au Google I.O. 2026. T'en tires quoi de très opérationnel aujourd'hui ? Parce qu'ils nous ont parlé de trucs très futuristes, mais aussi des trucs présents,
- Speaker #2
c'est ça ? Le présent, c'est qu'en fait, on va rentrer dans le BillionRound12. On va créer nous-mêmes nos propres outils, nos propres softwares. Donc je pense que ce sera la grande question de l'université, c'est ce qu'il faut acheter ou ce qu'il faut faire. et surtout faire de quelle façon ? Ça sera la grande question. On l'a bien vu à Google I.O. et j'étais en Chine, j'ai fait beaucoup d'événements cette année. On a bien vu, en fait, tout est mis en place pour pouvoir avoir envie de plus créer. Et donc plus créer, ce n'est pas plus consommer en externe. Ceci peut-être sert soi-même.
- Speaker #6
Ok, donc toi, c'est make or buy, c'est ça ? C'est un peu la question de début septembre.
- Speaker #2
Je dirais déjà make, mais on changera de sujet après.
- Speaker #6
D'accord, ok. On peut poser une question à Miroquai, enfin Miroqui pardon, je vais y arriver. Il en pense quoi lui ? C'est quoi les grandes tendances qu'il voit ? Vas-y Richard.
- Speaker #1
Est-ce que tu m'entends Miroqui ?
- Speaker #4
Oui, je t'entends bien. Comment ça va aujourd'hui ? T'as besoin d'aide pour quelque chose ?
- Speaker #1
Oui, je voudrais connaître pour toi les grandes tendances de l'IA du moment.
- Speaker #4
En ce moment, je dirais que la grande tendance, c'est les modèles de langage comme moi qui deviennent de plus en plus performants pour comprendre et générer du texte. Il y a aussi l'IA dans la création d'images ou la robotique collaborative. Est-ce qu'il y a un domaine particulier qui vous intéresse ?
- Speaker #1
Est-ce que tu peux être plus précis ?
- Speaker #4
Bien sûr. Par exemple, les IA sont de plus en plus fortes pour aider à la recherche médicale ou pour personnaliser l'éducation. Dans la robotique, on voit de nouveaux robots capables de travailler avec les humains en toute sécurité. Ça vous intéresse d'avoir un exemple dans un domaine précis ?
- Speaker #2
Alors,
- Speaker #1
est-ce que tu as un avis sur l'IA dans la programmation ?
- Speaker #4
Je pense que l'IA va beaucoup aider les programmeurs, comme en écrivant automatiquement des parties de code ou en détectant des erreurs. Ça leur laissera plus de temps pour la partie créative. Vous vous intéressez au développement informatique ?
- Speaker #1
Tu penses vraiment que les développeurs sont créatifs ou pas ?
- Speaker #4
Oui, je pense qu'ils sont très créatifs. Programmer, ce n'est pas que taper du code, c'est aussi trouver des solutions originales pour créer des applications ou des jeux. C'est un peu comme des artistes qui utiliseraient la logique. Vous-même, vous avez des projets créatifs ou c'est par curiosité ?
- Speaker #1
C'est par curiosité.
- Speaker #6
Alex, tu réagis comment ? Parce que toi, tu crées des trucs.
- Speaker #2
des applis pleins pleins raconte ah bah c'est devenu en fait pour moi j'ai jamais devenu autant créatif tu vois globalement je suis un vrai créateur frustré je suis pas un développeur mais je suis un créateur frustré c'est à dire que j'ai toujours voulu créer à frustrer j'ai toujours voulu créer des apps mais je ne savais pas coder je voulais je voulais pas apprendre à coder et toujours pas d'ailleurs j'ai toujours pas envie d'apprendre à coder et aujourd'hui bah du coup avec l'IA je peux tout créer je ne connaissais pas le monde d'avant donc rien dans le rétroviseur donc on y va à fond et tu t'as une idée en 20 minutes elle existe donc t'as une deuxième idée au lieu d'avoir 2-3 idées par jour t'as peut-être une vingtaine et les vingtaines tu peux les faire donc effectivement on est très créatif
- Speaker #6
Ati toi qui es très créatif Merci. Tu réagis comment par rapport à ça ? Pour septembre, tu fais quoi ? Tu nous disais que tu avais des sujets sur les décisions qu'il faut qu'on prenne en entreprise.
- Speaker #7
Oui, alors j'adore ce que dit Alex. Par contre, je mets un petit holà. Ça va être sur la sécurité parce qu'aujourd'hui, on a un peu ce Denning-Kruger de se dire qu'à partir du moment où on a une idée, on peut la développer. Et quand on est bien entouré comme tu l'es, je pense que c'est totalement possible. Quand on est seul et qu'on n'a aucune base... de développement, d'architecture de réseaux, des systèmes d'information. On peut aussi créer des systèmes et des applis remplis de failles qui vont devenir très problématiques d'ici 6 mois parce qu'aujourd'hui, on voit que dans certains systèmes, on utilise des façons de coder via l'IA qui ont été pétées en 2002 ou en 2004 avec des systèmes de hack très très simples. Et donc, j'ai peur que ce soit l'hécatombe dans pas très très longtemps si aujourd'hui on n'arrive pas à cadrer en matière de sécurité parce que on développe des idées qui ressemblent plus à des prototypes et qui ne peuvent pas être vendues en l'état. Donc attention à ça pour les créatifs, c'est génial mais faites-vous accompagner d'un point de vue architecture, prog et sécurité.
- Speaker #6
Christian, toi qui es Chief Data Protection Officer, justement par rapport à ça dans l'entreprise, c'est quoi les harnais de sécurité qu'il faut mettre en place pour permettre la créativité mais en même temps un... arriver à encadrer tout ça ?
- Speaker #5
C'est une histoire de gouvernance qui est très difficile. C'est une balance entre la sécurité et le produit à faire. C'est beaucoup de sensibilisation avec les équipes. Le premier danger, c'est de bloquer, de dire non, on ne fait pas. Si on fait ça, tous ceux qui ne sont pas développeurs vont faire... Ça en shadow, du coup. Donc là, c'est pire parce que du coup, c'est en aveugle. C'est un risque réel pour l'entreprise. Donc là, plein de risques résiduels. On a un commande externe. Il faut accompagner. Ne pas laisser faire tout et n'importe quoi. Par contre, c'est vrai qu'il faut bien gouverner. C'est une gouvernance qu'il faut mettre en place, qu'il faut faire comprendre, qu'il faut faire adhérer surtout. Aussi bien les développeurs, parce que du coup, c'est comme les graphistes. Du coup, il y a une peur, il y a une crainte vis-à-vis de la machine parce que c'est vrai qu'elle va beaucoup plus vite. Par contre, du coup, il y a aussi les mêmes biais en programmation, donc il a produit les mêmes biais qu'il y avait. Donc les failles de sécurité que les humains faisaient en développant, même avec un développeur qui était senior, du coup, l'IA a reproduit la même chose. Et puis, si on ne lui dit pas de faire attention, l'IA, de toute façon, va faire des biais, parce que le but, quand on dit, je vais essayer d'illustrer, je veux une application pour accueillir les gens qui viennent nous voir ici, du coup, on lui dit juste ça, ça va le faire très bien, ça va être très bien, ça va être visuel, etc. Par contre, si on ne lui a pas dit, vérifie que personne ne peut... s'introduire à la place avec un deuxième nom identique, devenir à la place d'une autre personne, du coup, on ne va pas le faire d'elle-même. Il faudra la guider pas à pas. Et c'est vrai que là, c'est l'expérience humaine qui prime. Donc, c'est un entraînement quotidien. C'est vrai que c'est une vraie gouvernance. Et ça a survé dans le milieu d'entreprise et ça va très, très vite.
- Speaker #6
Hubert, toi qui enseignes l'économie numérique, cet aspect justement de tout ce qui est sécurité, c'est quelque chose qui rentre de plus en plus dans ce que tu apprends à tes élèves ?
- Speaker #3
Ce n'est pas trop ma partie, la sécurité. Pourquoi donc ? On est plus dans le break things and move fast que le hyper sécurité, vérification, double check, validation par une entité supérieure. Ma vision des choses est qu'il faut aller très vite, qu'on doit être hyper agile, hyper mobile. J'aime mieux aller vite avec des failles de sécurité. que d'aller lentement au risque de ne rien faire et de se faire dépasser par la concurrence. J'ai plein d'exemples où la lenteur a été plus fatale que... Bien sûr, il ne faut pas divulguer des informations. Il faut rester dans le RGPD. Il faut rester dans des choses qui sont correctes. Mais je pense qu'il faut prendre un petit peu de risque. Et si on va très, très vite, on va changer de modèle et on va s'endurcir. C'est un petit peu le principe de... de l'anti-fragilité, on va se planter une fois, on va avoir un petit problème et puis on va s'endurcir, on va se planter une deuxième fois, on va avoir un petit problème, on va se ré-endurcir et on va réellement apprendre. Si on essaie de faire parfait du premier coup, j'ai peur, et moi c'est ce que je vois dans les grandes entreprises, et c'est ce que j'essaie d'inculquer à mes étudiants,
- Speaker #6
j'ai peur qu'on fasse plus rien. On peut faire tous des POC très rapidement pour X-SYNC et compagnie, mais le sujet s'est passé à l'échelle, donc comment on gère le... peut-être un peu le, je ne sais pas s'il y a un trade-off, on peut dire, c'est security by design, c'est privacy by design. Dès qu'on fait les choses, qu'on arrive à inclure ça. Alex, toi qui développes beaucoup de choses, comment tu gères ça ?
- Speaker #2
Je pense qu'on oublie surtout un truc, c'est que quand tu vas passer à l'échelle, tu es accompagné. Il faut surtout se dire, en fait, il y a beaucoup de gens qui disent qu'il y a des problèmes avec l'IA. Moi, j'étais avec GPTO3, je faisais des copies. Je suis décollé à l'époque dans les premiers. C'est sûr qu'à l'époque c'était compliqué, mais aujourd'hui si tu veux développer du software, tu le fais directement sur ta machine avec un cloud code par exemple. C'est vrai que tu as un terminal. Tu as un terminal, derrière pour déployer, tu vas devoir trouver une façon de déployer. Soit tu vas trouver des serveurs et donc effectivement tu vas te poser la question d'être un serveur, c'est pas donné à tout le monde. Donc tu auras assez logique de faire attention au truc. Soit tu vas déployer sur des vercelles, etc. ou d'autres services qui eux-mêmes ont des checkers. Donc tu n'auras pas de sujet. Ou sinon, tu vas déployer sur du Swift, tu vas faire du code de l'iOS, etc., de l'applicatif, tu auras moins de failles parce que le code est structuré. Donc en gros, la chance, les chances que tu fasses un truc qui a des énormes failles, c'est assez rare. Par rapport aux outils que tu utilises, tu utilises un lovable, t'inquiète pas qu'il y a plein de watchers maintenant dessus qui vont faire attention à tout ça.
- Speaker #6
Les watchers, c'est quoi ?
- Speaker #2
Les trucs qui vont vérifier que t'as pas de failles de sécurité dans ton code. Parce que c'est leur responsabilité. Donc en fait, le risque est très minime au final. Et dès que ça va commencer à grossir, c'est le premier truc que tu feras parce que t'auras peur que ça tombe, tu feras appel à un tech. Donc en soi, pour moi, il n'y a pas de risque. Le risque est tellement minime, et puis de toute façon, au pire, qui est-ce qui sera vraiment liquide ? Oui, peut-être qu'il fait confiance sur un truc de réservation d'événements. Peut-être que tu auras des malins qui arriveront à rentrer en plus. Bon, après, c'est à ta logique d'essayer de le faire mieux. Le père t'apprendra directement. Si tu as des failles RGPD, OK, mais je pense que si tu utilises les derniers modèles et si tu utilises un service provider, tu auras les derniers modèles parce que c'est ceux qui coûtent le plus cher. Donc, il y a plus d'argent qui tourne. Normalement, la qualité des modèles fait que le code qui sort est vraiment bon. Donc, je pense qu'on est très loin de ça. Et je dirais surtout qu'en fait, il ne faut pas perdre du temps. Et dès que tu auras du monde, tu vas te faire accompagner. Et là, tu auras des mecs qui vont les vérifier, etc., qui vont améliorer ton signe et tout. Mais vraiment, quand tu vois la complexité, même si c'est beaucoup plus simple qu'avant, de toi-même prendre des serveurs sur un serveur provider, pas juste un OVH, vraiment des trucs plus complexes, tu auras des logiques de réflexion derrière, donc tu ne seras pas risque. On a dans le public une autre question. Vas-y, je te laisse.
- Speaker #9
Moi, ce que j'ai comme souci de dire, dès qu'on scale, on le fera, c'est qu'il y a beaucoup de moments où on dit, ça, on le fera plus tard, quand j'ai le temps. Et au final, la bande passante n'arrive jamais. Et donc, ces failles de sécurité, cet accompagnement n'arrivera jamais.
- Speaker #6
Donc là, tu es plutôt du, si j'ai bien compris, Alexandre, tu es plutôt du clan Hubert. Là, Adrien, c'est ça. Il est plutôt du clan Hattie. Hattie, je te voyais presque trépigné du pied quand tu écoutais Alex. Tu es d'accord avec lui ? Tu es rassuré ou tu es en contraire plus inquiète ?
- Speaker #7
Alors, je pense qu'Alex intervient dans un écosystème qui lui permet un accompagnement par des personnes qui sont compétentes et qui sont expérimentées. Moi, ce qui m'inquiète, c'est tous les petits créateurs qui aujourd'hui ont une idée, bisous « Putain, je vais faire un outil qui va faire ça, ça, ça » et qui va mettre ça à une échelle qui va être plutôt petite, mais qui va quand même être accessible au public, qui vont prendre des paiements en ligne, des fois sur des systèmes pas forcément en sécurité et pas forcément via API. Et là, c'est des filets. En fait, c'est plein de trous. Et crois-moi, dans six mois...
- Speaker #6
C'est le bonheur pour les hackers.
- Speaker #7
Mais bien sûr, dans six mois, le nom du outil... On l'a vu avec l'IoT.
- Speaker #6
Les objets connectés sont percés, c'est ça ?
- Speaker #7
Même pas forcément les objets connectés. Mais demain, par exemple, je te fais un outil qui te permet... Tu vois, moi, je suis dans le côté référencement naturel. Qui te permet d'aller, je ne sais pas, analyser des trucs sur ton site, d'avoir un chatbot SEO, etc. Je te prends un abonnement à... 40 euros par mois, tu mets ta CB. Dans 6 mois, si j'ai fait ça avec juste mes connaissances de référencement naturel, que moi je suis une indépendante et que je ne suis pas allée chercher un service tech, dans 6 mois, ta CB, elle se fait péter. Et dans ce cas-là, ce qui m'inquiète, c'est que ce risque-là, on ne peut pas le prendre. Parce que ce n'est pas nos informations d'entreprise, ce n'est pas un nom ou une adresse mail. C'est tes coordonnées bancaires. Et selon les systèmes et selon ce qu'on propose en matière d'outils, tu ne peux pas te permettre... parce que la donnée va être trop sensible pour avoir le droit à l'erreur une fois. Donc je pense que c'est une question de contexte, c'est une question de cas d'usage, c'est une question de produit en tant que tel, mais il faut absolument sensibiliser là-dessus parce qu'aujourd'hui, tout le monde se dit développeur, codeur, il y en a qui se disent codeurs, qui font du vibe coding et qui n'ont même pas des fois les bases de l'écosystème et du système d'information, ne serait-ce que pour créer un environnement qui soient fonctionnelles et qui vont créer des outils qui d'ailleurs vont surcharger les serveurs parce que l'IA en tant que telle, moi je suis utilisatrice de Cursor, peuvent surcharger les serveurs avec des fichiers et ça va être aussi une problématique au Sting dans pas si longtemps que ça.
- Speaker #3
C'est comme si tu laissais Miroki te taper dessus quoi.
- Speaker #6
C'est pas très gentil pour Miroki parce qu'il est doux et très senti. Je vais poser la question à Richard, je reviendrai parce que je pense qu'Alex a une solution pour toi Hattie. Richard, justement, tous ces sujets de sécurité, parce que Miroki va dans des environnements multiples, comment vous gérez ça ? Et puis peut-être est-ce que vous utilisez, les ingénieurs chez vous utilisent le vibe coding pour améliorer encore l'expérience des utilisateurs avec Miroki ? Déjà,
- Speaker #1
si on se positionne au niveau de l'histoire, l'entreprise, elle a 4 ans. Donc, on a beaucoup recruté, nous, il y a 2 ans. tous les gens qui sont ici, c'est soit des ingénieurs, soit des docteurs en IA. en robotique ou des ingénieurs qui ont été formés, qui ont connu des cursus, on va dire, traditionnels. Donc évidemment, ils sont particulièrement qualifiés, ils connaissent, ils savent de quoi ils parlent. Donc c'est vrai qu'on ne parle pas du même endroit que beaucoup de gens. C'est pour ça qu'on les a recrutés, c'est comme ça qu'on les sélectionne, parce qu'évidemment, nous, on fait la fameuse IA physique, celle qui vient dans votre environnement. Et donc, on ne peut pas se permettre du tout d'avoir... Enfin, en tout cas, on doit limiter au maximum les problématiques. Et après, souvent quand on regarde le robot, on me demande est-ce qu'il fonctionne avec l'IA ? Et finalement, c'est une question qui est beaucoup plus complexe parce qu'il y a en effet ce qu'on voit, c'est la partie LLM. Donc la capacité que le robot a d'entendre et de voir et de stocker ses données. Donc là, on va faire ou appel à des modèles de langage connus, existants. Soit on commence à travailler nous plutôt sur des small language models pour avoir une plus petite versatilité pour pouvoir travailler offline. Et après, il va y avoir tout ce qui va être sur la navigation autonome ou encore sur la saisie d'objets. Et là, on va beaucoup faire, nous, de l'embédide parce qu'on ne peut pas se permettre d'être dépendant des collectivités, du Wi-Fi pour faire fonctionner le robot. Donc ça, c'est les premiers éléments. Donc beaucoup d'embarqués parce que ça, c'est imposé. Et puis, en effet, même dans cet embarqué, on sait très bien qu'on va devoir... traité de la donnée qu'on a collectée et donc là aujourd'hui on est sur ces process là de faire en sorte de comment on anonymise la donnée, comment on la traite, comment on la partage avec nos clients et nos utilisateurs donc il y a encore beaucoup de choses on en discutait un peu avant l'émission, c'est vrai que le sujet aujourd'hui ce qui est passionnant dans nous ce qu'on fait c'est qu'on va devoir co-construire la réglementation, on va devoir aussi faire pendant qu'on sort le robot et ce qui est super c'est qu'aujourd'hui c'est tous ces proof of concept qu'on fait et évidemment les gens qui aujourd'hui amènent le robot que ce soit à l'hôpital, dans des maisons de retraite dans des écoles, dans des aéroports des aquariums, des magasins ils le font avec cette idée qu'on est en train d'expérimenter, on est en train d'apprendre donc on essaie de prévenir les gens qui sont autour on essaie de discuter avec eux pour que tout ça, ça nous serve pour construire le moment où le robot sera suffisamment autonome et que toutes ces questions de sécurité seront cruciales donc ça c'est vraiment hyper passionnant Et ce qui est amusant aussi de voir, c'est l'appréhension du robot finalement qu'on peut avoir quand on a regardé beaucoup de science-fiction. Elle s'envole en fonction de la proposition de valeur du robot. Et nous, on a la chance d'avoir un robot qui crie « je ne vais pas vous remplacer » . Et donc finalement, ce dialogue et cet enrichissement qu'on a avec les utilisateurs, il se commence quelques heures après avoir mis le robot en service. Et donc ça, c'est plein de sujets hyper passionnants sur lesquels on travaille au quotidien. Mais en effet, avec la chance d'avoir des ingénieurs, des docteurs, mais aussi des UX, des psychologues, des psychiatres, des philosophes, on a aussi choisi de s'entourer sur tous les domaines possibles et imaginables pour essayer de construire une solution innovante et le plus éthique possible, je dirais.
- Speaker #6
Donc vous aussi, vous êtes bien entouré. Je reviens à ce que disait Hattie, c'est-à-dire que c'est milliers, millions de personnes qui, pas forcément entourées, n'ayant pas forcément l'accompagnement, la formation. Finalement, on leur donne un outil qui permet de faire des trucs de dingue, pas forcément très sécurisés. Alex, on a échangé récemment et tu me disais qu'il y a peut-être une solution. C'est une histoire d'avoir un permis, c'est ça ? Tu avais l'idée d'avoir un permis, je crois.
- Speaker #2
Alors c'est là, ils ont pas repris sur les entreprises, mais c'est effectivement se dire qu'il y a plein de modèles, ça commence à coûter très cher et je pense que beaucoup vont prendre des abonnements cloud, essayer de tester des choses et rien ne va sortir. Je suis sûr qu'il y a énormément de gens qui ont perdu des centaines d'euros et rien n'est sorti. normalement parce que c'est pas simple en fait pour déployer Et c'est pour ça que quand c'est simple à déployer, c'est que c'est à peu près sécurisé. Quand tu as vraiment les accès libres et que tu peux faire tout ce que tu veux, le déploiement est beaucoup plus compliqué parce qu'il n'y a rien de connecté, il faut tout connecter. Et je pense qu'il y a un vrai sujet, c'est que les abonnements, on ne paye pas le vrai prix, on le sait, les abonnements, Cloud Code, ce n'est pas les vrais prix. C'est pour ça que ceux qui me parlent de Cursor, je sais directement quels modèles ils utilisent, parce que si on utilise les gros modèles, les derniers modèles sur Cursor, ne vous inquiétez pas que les abonnements, ça ne suffit pas. C'est pour ça que je suis venu quand je n'utilise plus Cursor à date. Et en fait, en entreprise, on paye au token. On n'a pas d'abonnement, ce ne sont pas les mêmes contrats. Et du coup, on a des coûts qui sont très très onéreux. C'est vraiment très onéreux, ce n'est pas 120 euros par mois, ça peut être 15 000 euros par mois. Et du coup, à la fin, il va falloir commencer à choisir qui peut faire quoi avec chaque modèle. Parce qu'on a des modèles très puissants, qui peuvent faire des choses des fois très très bien, des fois peuvent complètement partir dans un mauvais sens si effectivement, au bout d'un moment, on ne s'y connaît pas assez et on a l'habitude de faire des choses. Et on peut décider de tout changer du jour au lendemain parce qu'ils pensent que c'est le bon choix. Et donc, il va falloir faire des choix pour savoir quel modèle on donne à qui. pour juste régler les coûts et sécuriser tout ça c'est par les coûts on a vu
- Speaker #6
Mythos Fable que tu as eu la chance de pouvoir utiliser quelques jours, 3 jours je crois une semaine entière du dimanche soir au vendredi c'est très puissant certains disent que Fable c'était la version un peu bridée de Mythos ça permettait de faire des choses et éviter qu'un jeune de 13 ans sans vouloir stigmatiser puisse finalement défoncer à distance une application bancaire parce qu'il l'aurait déstructurée, je ne sais pas comment tu dis.
- Speaker #2
Décompilée.
- Speaker #6
Décompilée, pardon, décompilée, je n'avais pas le terme. Donc ça veut dire qu'on va vers un permis, il va falloir passer le permis, ça va aller dans le sens de ce que dit Yati. Tu auras deux parties,
- Speaker #2
tu auras les boîtes qui auront les permis. pour avoir des mythos, etc. Donc, ici, chez Enchanted, ils auront la chance d'avoir un mythos parce que c'est super intéressant. Ils auront un modèle super puissant qui pourra tester plein de trucs que, de base, un modèle se dirait « Attends, mais pourquoi tu veux que je hack mon robot ? » Et c'est super important pour eux. Des grosses boîtes, le ferait aussi. Par contre, il ne faut surtout pas le mettre à dispo de n'importe qui. Déjà, parce que ça coûte super cher, ça consomme énormément et tu peux faire des grosses bêtises avec. Et donc, tu auras un permis parce que les vendeurs, les Tencent, qui feront leur modèle anthropique, etc., te donneront le permis et toi, ça sera ta responsabilité d'entreprise à faire que tes collaborateurs créent sur n'importe quoi. Et après, toi, derrière, quand tu voudras utiliser des modèles, ton compte, en perso, il faudrait effectivement un permis parce que tu auras le coût financier. Ton abonnement, tu l'auras tué en une journée au lieu d'un mois parce que ça consommait énormément. Et de toute façon, eux-mêmes mettent des guardrails. C'est pour ça que Fable, ils ont été coupés, mais tu ne pouvais pas faire de la décompilation toi-même avec Fable. Je ne veux pas dire que j'ai essayé, mais en tout cas, c'était beaucoup plus compliqué. Et Mythos, pour l'avoir, la moitié des grosses boîtes en France, ça prend un mois et demi, deux mois juste pour remplir le fichier d'accès à Mythos. Bon là c'est gelé, mais ça va bientôt s'ouvrir.
- Speaker #6
Christian, tu penses que ça ouvre de nouvelles perspectives pour les Data Protection Officers pour toi ? C'est-à-dire que ça va devoir gérer aussi qui a le permis de coder en entreprise avec ce type d'outil ultra puissant ?
- Speaker #5
C'est important à mettre en place. Alors c'est vrai que le mot permis peut faire peur. C'est un mot qui est un peu une connotation de contrat en fait. Mais par contre il faut avoir une licence. Et c'est vrai que c'est important ce qu'a dit Alex. C'est vrai que mettre dans les mains de tout le monde des outils puissants, sans du coup permis entre guillemets, c'est vrai, c'est un peu comme un véhicule. On donne une Ferrari, une Porsche à quelqu'un qui n'a pas le permis, il y a un mur qui n'est pas très loin, il va aller dedans, c'est ça certainement. Et quelqu'un qui a le permis, ça sera la même chose si jamais il n'a pas fait des cours de pilotage. Donc là, c'est là où j'en reviens, c'est avec les permis qu'il peut y avoir plusieurs niveaux, et c'est vrai que du coup, il y a tout ce qui est accompagnement, c'est très important dans les entreprises. C'est vrai que Mitros... est très puissant, je pense que ce sera le premier avec Fable 5, je pense qu'il y en a d'autres qui vont arriver et pas forcément que des Etats-Unis, comme ça je pense qu'il faut le rappeler il y a d'autres qui sont beaucoup plus discrets et ça va très très vite et je pense surtout à rajouter,
- Speaker #2
et je pense que l'exemple de la voiture sportive est un bon exemple, il y a ceux qui veulent des voitures sportives pour s'amuser, certains qui conduisent des voitures sportives mais qui n'ont pas le niveau de sa accidente il y a aussi ceux qui prennent des voitures sportives pour faire des trucs pas légals et effectivement ça s'appelle un go fast et donc il y en a qui vont essayer de faire pareil Merci. Tu vois déjà tous ces hackers qui font des milliards sur la planète. Tu leur donnes des outils comme ça, ça commence à être compliqué. Et peut-être que vous l'avez vu dans les arnaques aujourd'hui, les sites, c'est des 1 pour 1. Parce qu'en fait, maintenant, avec les IA, ils vont scraper directement et ils refont tout. Ce n'est pas des mecs qui essayent pendant un mois de refaire le site de la poste en pixel perfect. Non, il a tout scrappé automatiquement. Et c'est très rapide. Et donc, je le vois, tu prends les sites SNCF, ils sont identiques. Et c'est un vrai problème. Donc, tu donnes ces produits-là à des gens qui, en plus, veulent faire des choses un petit peu vraiment pas bien et illégales. C'est un vrai problème. Même si ça sera une vraie responsabilité de donner le permis. Et le point d'attention, et je pense qu'il faudra le comparer sur la Chine, c'est que tu vas sur un game site, tu vas sur les modèles les plus téléchargés. C'est des modèles qui ont été tournés pour faire du hack. Des petits modèles qui ont été complètement réentraînés pour faire du hack. Ils ne te diront pas, non, je ne vais pas essayer. Ils sont... Ils ne seront peut-être pas bons pour te parler de l'histoire et de faire plein de types de codes. Par contre, ils vont être super bons pour faire des acquisitions en peu de sens et pas si gros. Et si le modèle est plus téléchargé, ça veut dire bon.
- Speaker #6
A-T, tu es super inquiète là ?
- Speaker #7
Moi, inquiète non, parce que moi, je ne développe pas et j'ai la chance d'être accompagnée pour ce que je développe par des personnes qui sont très compétentes dans ce domaine-là. Non, tu ne donnes pas ce genre de nom, ça ne se donne pas. Mais par contre, inquiète oui, parce que pour les entreprises, pour les créateurs, pour les consommateurs. Si on ne cadre pas et qu'on ne surveille pas et qu'on ne sécurise pas, ça va être une hécatombe dans pas si longtemps et dans un futur de l'IA assez immédiat.
- Speaker #6
Alors, on va dans quelques instants demander l'avis à Miro, qu'est-ce qu'il en pense, mais quand tu dis ça, le cadrer, etc., tout de suite me vient un truc qui fait plaisir à Christian qui occupe ses nuits, ses week-ends, son bonheur, l'IA Act, Christian. En septembre, il se passe quoi ? On fait quoi avec ça ?
- Speaker #5
Ah, c'est le RIA. C'est vrai qu'on appelle ça l'AIA, l'IA Act. Il y a beaucoup de noms en français.
- Speaker #6
Il y a beaucoup d'acronymes, mais en fait, le vrai truc, c'est quoi ?
- Speaker #5
En français, c'est le RIA. C'est le règlement sur l'intelligence artificielle pour l'Union Européenne. Donc ça, c'est le nom pour nous. Après, c'est l'AIA Act, qui est du coup le nom anglo-saxonne. Alors c'est vrai que du coup, c'est une réglementation qui vient compléter, entre autres, le RGPD. Alors c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses dedans. On parlait de protection juste avant. Donc là, il n'y a pas besoin d'attendre le RIA. Ça date quand même, il n'est pas nouveau l'URI, il est de 2014, et c'est vrai que c'est long à mettre en place, donc il y a plusieurs phases, il y a déjà une phase qui est obligatoire, donc il y a plusieurs niveaux de sécurité et d'obligation. Donc il y a une phase qui est mise en place là, le 2 août, le 6 août, le 2 merci Yat-Sy, et ça a été une experte que je passerai après la matinée sur le sujet, et c'est vrai qu'après il y aura l'année prochaine, en fin d'année, en décembre, et puis l'année prochaine, donc c'est vrai que ça a été coupé, merci au NILUS qui nous a pas bien servi de ce côté-là. C'est vrai que ça impose, alors au niveau sécurité, je reviens dessus parce qu'on en parlait, il y a une obligation de sécurité quand même au niveau du RGPD, ça ce n'est pas nouveau, c'est depuis 2016, donc mise en application en 2018. L'obligation de sécurité, ce n'est pas une précaution, ce n'est pas pour faire beau, ce n'est pas pour faire bien, pour faire plaisir à qui que ce soit, c'est une obligation. Et c'est vrai que du coup, le traitement de données, il y a en fait partie, c'est dedans. Alors c'est vrai que du coup... Le RIA rajoute une couche par rapport aux usages et aux responsabilités, donc il faut taguer, etc. Donc c'est vrai qu'il faut tout cartographier, donc là, ça va un petit peu plus loin que le RGPD. Et je vais être peut-être critique, parce que j'aime bien de temps en temps BBC. Ah bah si, on n'est pas là pour rigoler non plus. C'est une courbe, alors en même façon le DPO c'est dedans. C'est vrai que l'IA Act quand même, donc beaucoup de boîtes, des contraintes, donc c'est vrai que c'est là pour accompagner. Et c'est perfectible par rapport à l'intelligence artificielle, parce que l'IA Act a été créé avant. Du coup, le grand public qu'on connaît tous sur l'intelligence artificielle générative...
- Speaker #6
Ça a été créé avant sur la GPT, c'est ça ?
- Speaker #5
Avant sur la GPT, exactement. Donc, c'est vrai que tout ce qui a été écrit, ça a été écrit pour l'intelligence artificielle qui existait depuis plus de 30 ans, en fait. Et c'est vrai que là, maintenant, avec l'IA générative...
- Speaker #6
Et ça marche quand même ou pas ?
- Speaker #5
Eh ben non.
- Speaker #6
Ils n'avaient pas d'abstraction assez forte ? Non. Alors,
- Speaker #5
sur la base, du coup, de l'intelligence artificielle... Bon, intelligence, c'est gros en français, c'est pas du tout... C'est intelligence en anglais qui ne veut pas du tout dire intelligence neuronale, comme on... de comprendre en français.
- Speaker #6
L'intelligence service, c'est ça. Voilà,
- Speaker #5
c'est ça. Mais c'est vrai que du coup, ça n'a pas été prévu pour, donc d'où il y a Omnibus qui essaie de remettre de l'ordre, un petit peu de bousculer cette réglementation différente. Il y en a beaucoup, il a ta haute, etc.
- Speaker #6
Mais c'est quoi ce truc Omnibus ? Parce que peut-être ceux et ceux qui ne l'ont pas subi, parce qu'on nous parle de RIA, de machin, il y en a partout.
- Speaker #5
C'est quoi Omnibus ? C'est un projet aussi. Alors contrairement au GPD qui est déjà en place, le RIA qui est déjà en place, À moitié. Donc du coup, il y a plusieurs échelons. Ça ne se met pas du jour au lendemain. C'est compliqué quand même à faire parce qu'il y a beaucoup de contraintes vis-à-vis des entreprises, surtout les entreprises. Et c'est vrai que moi, j'aime bien dire que ce ne sont pas des contraintes, c'est parce qu'il faut juste les prendre en compte et faire au fur et à mesure, tout simplement. Alors Omnibus, c'est un gros projet. Donc là, on est dans le monde. cadre de projet, ça n'a pas été encore adopté. Ça a été déposé, il y a eu des députés, etc. Mais c'est vu, nous sommes au niveau de l'Union Européenne, ce n'est pas que la France, c'est vraiment l'Union Européenne. Donc là, l'Omnibus, c'est un projet. C'est comme le petit train qui s'arrête à toutes les gares. L'Omnibus, c'est la même chose. Le RGPD a les droits de tout but sur la protection des données. Il revient directement sur les usages cadrage ou les usages de l'obligation artificielle. L'Omnibus s'arrête un petit peu partout. On vient combler des petits trous, mais en s'attaquant à plusieurs réglementations. Donc du coup, le RGPD, le RGPD, le RIA, le DMA, le DSA, le Data Act. Donc, ça revoit tout. Donc, forcément, ça bouscule tout le monde. C'est un petit peu toutes les réglementations, en fait, au UNAM 8 ou 9, dans une grosse valise. On met toutes les réglementations de l'Union européenne sur la protection des données, sur le numérique en général, parce que ce n'est pas que sur la protection des données. perso, il n'y a pas que ça. Du coup, on met tout dans une grosse valise, on mélange un petit peu tout, on en ressort des petits goûts, et puis du coup, Omnibus vient un petit peu bousculer tout ça, avec une contrainte forte qui est le message de l'Union Européenne, c'est que du coup, il faut qu'on redevienne compétitif par rapport aux Etats-Unis, la Chine, puis du coup, l'Inde, et puis d'autres. Parce que c'est vrai qu'il y a un petit et le règlement, c'est très bien, ça nous protège, mais c'est vrai qu'on a un petit, du coup, mais beaucoup gros retard. Super, je propose qu'on pose la question un peu à Miroki. Il pense quoi de tout ça ? lui.
- Speaker #6
Alors, Miroki, tu m'entends ?
- Speaker #1
Parce que pour les coulisses, je demande à Miroki d'être mute.
- Speaker #4
Des architectures complexes ou des interfaces innovantes, il faut beaucoup d'imagination. Sans elles, pas de nouvelles applications ou de jeux.
- Speaker #1
Il répond tout à l'heure. Attends, Miroki. La question, Miroki, c'est qu'est-ce que tu penses déjà d'un permis à point pour utiliser l'IA ?
- Speaker #6
Pour coder, allez.
- Speaker #4
Un permis à poids pour l'IA ? C'est une idée intéressante et un peu mystérieuse. Comme les... Pour s'assurer que tout le monde utilise l'IA de façon responsable. Ça pourrait responsabiliser les utilisateurs. Mais ce serait probablement très complexe à mettre en place. Qui déciderait des règles et comment les contrôler ? Vous en pensez quoi, vous, de cette idée ?
- Speaker #1
Ça pourrait être au niveau de l'Europe, par exemple.
- Speaker #4
C'est vrai que l'Europe pourrait proposer un cadre commun, mais cela resterait quand même très difficile à uniformiser entre tous les pays. Et puis, comment sanctionner les abus sans freiner l'innovation ou créer des inégalités ? C'est un équilibre à trouver. Comment vous imaginez le système de sanctions, par exemple ?
- Speaker #1
Privé de clavier.
- Speaker #4
Privé de clavier. Le clavier pour quelqu'un qui utilise l'IA pour travailler ou communiquer, ça serait une sanction très lourde. Un peu comme retirer le permis de conduire à quelqu'un qui en a besoin pour son métier. Vous pensez que ça serait une punition efficace ou trop sévère ?
- Speaker #1
Voilà, je ne sais pas ce que ça vous fait penser, mais en tout cas, c'est...
- Speaker #6
On va pouvoir connaître la voix et pas le clavier. Il y avait une question dans la salle, ça ? On n'a pas applaudi à Miroki, ouais. Allez, bravo Miroki, ouais, ouais. On avait une question dans la salle.
- Speaker #0
Bonsoir, déjà ravi d'être parmi vous. J'ai l'impression d'être dans une émission de télé, c'est génial, avec le matos et le robot qui parlent. Alors moi, ce que je n'ai pas trop compris, j'ai compris que c'est un débat. Vous êtes dans un univers vachement varié tous ensemble. Parce que moi, je suis arrivé en cours de route. Vous avez un consensus ? Vous êtes en mode débat ? En débat,
- Speaker #6
complètement. Je ne sais pas si tu as une réaction. Moi,
- Speaker #0
je peux parler de mon univers. Je travaille dans un studio de motion design dans les basins de Montréal. On fabrique des expériences immersives. Notamment, on a mis en place récemment un projet qui s'appelle Sackartoon au Palais à Montréal. En fait, c'est un photobouffe qui transforme en toon. On met en place des projets comme ça. Et nous, le...
- Speaker #6
Un photobooth qui se transforme en ?
- Speaker #0
En fait, vous voyez ce que c'est un photobooth ? C'est en gros, tu t'es pris en photo et ça te transforme en personnage de Toon. Voilà, tout simplement. Ah,
- Speaker #6
de Toon, d'accord. Un Toon,
- Speaker #0
voilà. Après, il y en a qui peuvent te transformer en pirate, on a fait ça. Et en fait, nous, dans le motion, ça fait très très peur l'IA. Les motion designers ont peur d'être remplacés, designers en général. Nous, on se rend compte que ça ne fait qu'il y a 8 ans. Après, ce n'est pas parfait comme on l'a vu là. C'est un... Voilà. Donc je voulais savoir un petit peu plus sur Hiroki. Je ne sais pas si on peut lui parler directement, parce qu'il a l'air encore d'être un peu lent à l'allumage, mais il est bien quand même. C'est une sacrée prouesse d'ailleurs, je voulais dire, bravo. Oui,
- Speaker #6
il est vachement bien.
- Speaker #0
Et c'est vous qui vous occupez, c'est ça, à gauche ?
- Speaker #6
C'est Richard qui est...
- Speaker #0
Moi, la question, c'est d'avoir un petit peu au requis comment il a été créé, l'ADA, qui est... Allez, on y va.
- Speaker #6
Vas-y, Richard, raconte-nous l'histoire.
- Speaker #1
Alors, l'histoire de la lenteur à la mise en service, c'est que, comme je disais, j'utilise un petit accessoire qui me permet de le mute, de le faire taire. Parce que dans le cadre d'un enregistrement d'un podcast, c'est vrai qu'il serait le plus bavard que certains autour de cette table. Et c'est déjà assez étonnant comme performance. Et après, du coup, nous, on est les héritiers de 20 ans de robotique française. Puisque le fondateur ici de Enchanted Tools vient d'Aldébaran. Donc ça fait 20 ans de robot. Mais surtout, je pense que ce que les gens ne voient pas...
- Speaker #4
Voilà.
- Speaker #1
C'est un sujet peut-être de la Biroféal Experience ou du podcast ? Et donc, si vous ne l'avez pas entendu, il s'est mis à intervenir. Donc je disais, oui, l'histoire, surtout, nous, on est persuadés que quand tu fais un robot, tu crées un personnage. Et donc, en fait, c'est ça qui va nous différencier de tout ce qu'on peut trouver aujourd'hui dans l'offre robotique ou une grande partie de l'offre robotique. C'est qu'on veut aussi montrer que la technologie, ça peut être positif, que ça peut raconter des histoires, que ça peut faire sourire. Souvent, je dis aujourd'hui, si vous regardez une maison, une voiture, on les fait utiles, mais aussi belles, aussi agréables, même si, en effet, on ne voit pas mal passer l'évolution du design qui attendait à rendre tout blanc, gris et noir. Mais voilà, on est des êtres humains, on aime ce qui est beau et utile et nous, on a essayé d'appliquer ça à la robotique.
- Speaker #3
Et quand Mirokit a interrompu il y a quelques instants, c'était pour dire une chose très vraie. là on est chez Je le dis doucement, Enchanted Tools, au sous-sol des bureaux.
- Speaker #6
C'est vrai que c'est le moment de promo parce qu'il y a un événement qui se passe demain.
- Speaker #3
Avec le café Enchanté au rez-de-chaussée qui est ouvert. Et demain matin, ici au sous-sol, il y aura le Miroki Experience qui sera un musée qui sera visitable tous les mercredis et toutes les premières semaines de vacances pour tout le monde. Donc venez visiter, j'ai oublié le numéro de la rue des Fontaines-aux-Rois. Merci. Au 18 rue des Fontaines-aux-Rois, au sous-sol. Tous les mercredis et toutes les premières semaines de vacances, il y a une exposition pour qu'on se familiarise avec les robots. Et c'était l'intervention, tiens, Miroki s'est éteint, mais c'était l'intervention que Miroki voulait faire de parler de son expérience. Donc c'était tout à fait de bonne alloi.
- Speaker #6
C'était l'instant promo vu par Hubert Kratyrov qui nous fait des jingles formidables. Merci beaucoup Hubert. Tiens, on va rester un peu avec toi parce que, comme cette émission n'était pas du tout préparée, tu m'as dit que tu aimerais parler du fait que l'IA allait prendre possession de nos PC, c'est ça ?
- Speaker #3
Oui, oui. Juste avant de vous parler de l'IA qui prend possession de nos PC, vous parlez, puisque ça fait le lien avec le coût de l'IA, avec le permis à points. Le nombre de personnes et les craintes des étudiants que j'ai en cours d'être pas embauchés à cause de l'IA et que ce soit une baisse. Il y a deux personnes très importantes. Il y a Jack Dorsey, qui est le fondateur de Twitter, et Jeff Bezos. Alors, ils sont très importants dans le monde de l'employabilité. puisque Jeff Bezos emploie 1,5 million de personnes. Jack Dorsey, c'est le fondateur de Twitter. Et quand Twitter a été racheté par Elon Musk, Elon Musk a viré 70 à 80 % du personnel. Donc Jack Dorsey et Jeff Bezos savent de quoi ils parlent quand ils parlent d'emploi, de durabilité, de nombre de personnes employées. Et je parlais au tout début de... quel pourcentage de la masse salariale on allait consacrer à l'IA. Et là, de ces trois personnes et de ces trois informations, il y a quelque chose qui émane et qui consiste à dire, comme le disait Alexandre, que l'IA n'était pas une crainte pour les emplois, même si, temporairement, ça peut faire baisser quelques emplois, mais ce n'est pas une crainte parce que la puissance de développement que génère l'IA multiplie les projets. Et pour gérer ces projets à l'échelle, on aura besoin de plus de monde et ça va générer beaucoup plus d'offres. Et cette offre va trouver une demande et ça va être un cercle tout à fait vertueux. Donc les possibilités que nous donne l'IA vont peut-être dans un premier temps générer quelques déceptions de codeurs qui ne trouveront plus de place. Mais dès que les projets seront mûrs, ils retrouveront de la place pour mieux gérer ces projets. Et le fait qu'une boîte aujourd'hui puisse se lancer... cinq apps à mettre sur l'App Store et sur Google Play, puisse lancer non pas deux, trois sites Internet, mais carrément une dizaine de sites Internet, c'est quelque chose qui est extrêmement positif et qui, après, en maintenance, va nécessiter, en termes de création de contenu, en termes de SEO, de GEO, va nécessiter des emplois supplémentaires. Et c'est le point consensuel de Jack Dorsey et Jeff Bezos. il y aura de plus en plus d'emplois créés, même s'il y a toujours un petit creux de vague, il y aura de plus en plus d'emplois créés. Et le point que je voulais faire sur le...
- Speaker #6
Tu crois qu'on va avoir un creux ? Je pense qu'on y est. À la rentrée, là, ça va casser... Je pense qu'on y est en 2026. Ça va casser un peu ou...
- Speaker #3
Et il y a des étudiants diplômés qui n'ont pas d'emploi parce que l'entreprise dit, ben non, on a consacré... Soit on n'a plus de budget parce que c'est l'IA qui le prend, soit on a besoin de... de moins de juniors.
- Speaker #6
Qu'est-ce qu'il faut leur dire à ces juniors-là ? Parce qu'ils ont l'été pour s'y préparer. Alors,
- Speaker #3
travaux de vacances pour cet été.
- Speaker #6
Le cahier de vacances de l'ami Hubert.
- Speaker #3
De tous ces juniors. Pour les plus vieux, vous achetez des cahiers de vacances pour vos enfants. Je vous donne moi des cahiers de vacances pour vous. C'est un Lego. Alexandre navigue dedans très facilement. Mais pour vous autres, c'est un Lego à monter sur son ordinateur pour être... 100% autonome en IA, avec des outils qui sont très simples. D'abord, un LM Studio, c'est un outil qui va permettre de mettre un LLM sur votre ordinateur. Après, il va falloir aller sur Hugging Face, trouver un modèle à importer. Moi, je vous conseille, juste à titre indicatif, le GMA4, 12 milliards de tokens. Si possible, on va le quantiser pour qu'il soit un peu plus petit. C'est quelque chose qui tourne sur un PC à moins de 1000 euros du marché. Une fois qu'on a ça, on va mettre par-dessus un petit curseur ou un petit Hermès et on va être complètement autonome, c'est-à-dire qu'on peut couper Internet, on peut enlever le Wi-Fi.
- Speaker #6
Le budget pour tout ça, c'est...
- Speaker #3
100% free, my friend.
- Speaker #6
Comment ?
- Speaker #3
Complètement gratuit.
- Speaker #6
Ah bah Cursor est gratuit.
- Speaker #3
Cursor est gratuit, LM Studio est gratuit, si on n'aime pas LM Studio... Tout le monde peut faire, les PC du commerce, alors pas ceux qui ont 10 ans, mais les PC du commerce d'aujourd'hui...
- Speaker #6
Les nouveaux Macs,
- Speaker #3
le Mac Neo à 8Go, ça marche ou pas trop ? Je suis pas sûr le Mac Neo à 8Go. Blague à part, ils viennent prendre 100 euros dans les deux jours qui viennent, mais peu importe. Il faut un tout petit peu plus puissant que le Mac Neo, mais un MacBook Air et un MacBook Pro le prennent. Enfin, je l'ai sur le MacBook Air et le MacBook Pro, donc ça le prend. Donc c'est gratuit. LM Studio ou au Lama si on n'aime pas M Studio ou au Docker si on n'aime pas ça. Une petite connexion chez Hugging Face pour importer chez soi son propre LLM. il est chez vous, il a été entraîné réellement par méta, mais maintenant il est chez vous. Il reste sur ton disque dur. Tu coupes le wifi, tu lui ajoutes du Hermès, tu lui ajoutes un RAG. Le RAG, c'est tout simplement les règles supplémentaires que vous voulez lui donner. Et pour ajouter un RAG, quoi de plus simple que de faire un fichier texte. Tout le monde sait faire un fichier texte. L'étape au-dessus, c'est de faire un fichier Markdown. .md, un .md, très simple.
- Speaker #6
C'est enregistré sous
- Speaker #3
.md. Voilà, une hiérarchie d'informations, tout ce qu'on veut dire de spécifique à son LLM, parce que si vous prenez GMA4, 12 milliards de tokens, peut-être qu'il n'a pas vos informations sur la finance. sur les RH, sur votre problématique de code, vous lui ajoutez ça en simple fichier texte. Si vous connaissez Obsidian, c'est un très très bon système, Markdown, qui va permettre de, vous dites à votre LLM, vous dites à Hermès, pardon, de prendre en RAG le RAG, c'est ce qu'on ajoute au LLM qui est spécifiquement à nous, mais qui ne sortira pas de votre machine. Donc vous coupez le Wi-Fi...
- Speaker #6
Ce sont des données en fait, c'est ça ? C'est une base documentaire ?
- Speaker #3
C'est une base documentaire, c'est exactement... C'est ce qu'on fait tous avec LM Notebook. on lui donne des PDF et puis il nous fait des... Le LM Notebook est un gros RAG. Et là, l'inverse fonctionne. Vous importez votre LLM, vous écrivez votre RAG ou vous lui donnez tous les documents que vous avez dans un fichier AMD en RAG. Et vous coupez le Wi-Fi, vous coupez Internet, vous coupez tout. Et vous avez sur votre ordinateur, et ça, c'est le travail à faire pour tout le monde d'ici septembre, ça prend une petite journée, le temps de télécharger, le temps de comprendre, le temps de s'amuser un petit peu. Et vous avez... une IA 100% autonome sur votre ordinateur, qui coûte rien, qui ne consomme pas d'eau, qui ne consomme pas d'électricité, à part celle de votre ordinateur, qui ne consomme pas d'électricité dans les data centers, et qui fonctionne moins bien qu'un Claude, moins bien qu'un je n'ai pas testé Fab, ni Mythos, mais moins bien que les derniers outils dernière génération, mais qui fonctionne diablement bien. Donc, travail de vacances pour tout le monde, au 1er septembre, je relève les PC et je veux voir tout le monde avec le bon Hermès, le bon Agent ou le bon CloudCoreWork ou tous ces outils-là. Ils sont quasiment tous gratuits, donc on n'a aucune raison de ne pas le faire. Et puis, petit passage de balle à Ati sur le GEO, toi qui as bercé dans le SEO, maintenant le GEO arrive.
- Speaker #6
et Google le point sur le GEO à la rentrée pourquoi c'était pour être prêt si on a raté les marches d'avant déjà on fait en sorte que nos sites,
- Speaker #7
en vrai j'ai pas envie d'inventer des conneries sachant qu'on a pas de recul suffisamment important aujourd'hui pour donner des vrais conseils en GEO qui soient intéressants ce qu'il faut c'est faire en sorte que les robots et les LLM puissent à la fois Visiter, comprendre ton contenu, ton site, puisse te considérer comme un site autoritaire. Finalement, ce sont des critères qui sont aussi utilisés en SEO. Maintenant, on a les llms.txt qui sont les fichiers, un peu les robots TXT qui s'adressaient aux robots d'exploration des moteurs de recherche. L'objectif est de faire en sorte de pouvoir ressortir sur les LLM ou sur les overviews de Google, etc.
- Speaker #6
Parce que ça y est, ça vient d'accélérer chez Google.
- Speaker #7
Effectivement. Là, il faut que tu aies de la donnée contextualisée, que tu sois précis, que tu sois à jour, que tu aies quelque chose à apporter qui soit supérieur à ce que l'IA te donne. Donc la création de contenu full IA, autant te dire que ce n'est pas comme ça que tu vas ressortir puisque c'est elle qui l'a créé.
- Speaker #6
Elle la reconnaît d'ailleurs,
- Speaker #7
c'est ça. Oui, de toute façon, heureusement. et après c'est toute la donnée qui va être de plus en plus précise en matière d'informationnel, après le problème du GEO c'est qu'il faut te demander où est-ce que tu vas ressortir, ça change aussi un petit peu tout le chemin du tunnel de conversion, où avant par exemple en SEO on créait énormément de contenu informationnel pour ton acquisition tu vois ça passe aujourd'hui le SEO principalement par des articles de blog petit à petit la requête informationnelle bascule sur les modèles d'IA où tu peux poser des questions plus longues plus précises, plus contextualisées à un chat GPT qu'à Google, où tu limitais pour avoir une réponse. Voilà, donc ça bouge un peu maintenant. L'aspect conversion, pour le moment, est toujours sur les sites, même si ça s'intègre petit à petit dans les LLM directement. Et de ce côté-là, je pense qu'il va falloir arriver à être... plus précis au niveau des cas d'usage et de la recherche. Il va falloir réussir à répondre à des questions beaucoup plus précises que des sujets larges comme le SEO. On le faisait. Juste une dernière chose. Je suis d'accord et pas d'accord avec ce que Hubert dit. Sur le côté de l'emploi, il va y avoir un creux. Ça, je suis complètement d'accord. Déjà parce que les entreprises partent du principe qu'avec l'IA, elles n'ont plus besoin des experts et des pros. Ce qui est faux, mais elles vont mettre plus de temps à s'en rendre compte. Et ce creux-là va créer en attendant, tant pour les salariés que pour les...
- Speaker #6
Elles vont freiner et après il va falloir réaccélérer, ce qui prend toujours plus de temps. Oui,
- Speaker #7
parce qu'il va falloir corriger, désolé du langage, mais toutes les conneries qu'elles font. Donc moi, par exemple, moi j'entends sur une vidéo, là il n'y a pas longtemps je faisais une vidéo sur ce qu'on oublie de faire ou les problématiques de la propriété au niveau des sites. Propriété du nom de domaine, de l'hébergement, du contenu, du code, etc. Et dans... Je vois dans mes commentaires, de toute façon, aujourd'hui, plus besoin d'un webmaster. Je fais mon site en trois minutes, ouais mais moi si je viens sur ton site, il n'y a pas de mention légale, il n'y a pas de RGPD, il n'y a pas de sécurité, au niveau SEO c'est affreux.
- Speaker #6
Donc ton site il est moisi.
- Speaker #7
Ton site il est moisi, mais tu ne vas pas le savoir tout de suite. Donc toi tu crées, tu crées, tu crées, et au bout de six mois, huit mois, tu te dis putain je ne comprends pas, je n'ai pas de client, putain je ne comprends pas, je viens de prendre une prune par la cnil. Et c'est là que la personne va dire ah finalement j'ai peut-être besoin d'un expert pour m'accompagner. et ça, ça va être dans énormément de domaines donc en fait ça freine comme ils seront pris,
- Speaker #1
il ne t'en aura pas c'est la fête et il faut bien se dire que ça reste quand même des profils qui vont être de plus en plus techniques qui vont être recherchés aussi et puis juste une petite remarque à titre éducatif il faut dire qu'aussi nos recherches effectuées au sein des LLM aujourd'hui vont être monétisées par les fameuses LLM et donc demain quand tu vas taper je veux une recette de gâteau au chocolat Pour l'instant, ça reste du chocolat, mais on sait que très très bientôt, ça va être la marque de chocolat qui va mettre peu de pognon dans le système. Et donc la fiabilité ou la véracité des informations qu'on va avoir vont devoir être aussi... Enfin, on va devoir prendre le recul que les gens n'ont pas encore sur les recherches Google sponsorisées. Il va falloir qu'on l'ait dans les requêtes
- Speaker #6
GPT. LLM est un apporteur d'affaires, c'est ça pour certaines marques ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En effet, quand je parlais du gâteau au chocolat, on ne va pas te dire mets 500 grammes de chocolat, on va te dire mets 500 grammes de telle marque de chocolat. Pas de marque. Non, on ne met pas de marque, mais pour que ton gâteau soit meilleur. Et donc, on peut imaginer que les consommateurs derrière disent rajoute-le dans ma liste de courses. Et donc, ça, c'est un nouveau pan de l'économique que pour l'instant, on cache.
- Speaker #6
On a une question d'Adrien.
- Speaker #9
Oui, merci. Là, j'ai une question qui est très actuelle puisqu'on vient justement de sortir d'une vague de chaleur. Tout ce qui est le dérèglement climatique, et donc les scientifiques sont clairs sur ça, pour le dérèglement climatique, il faut produire moins de gaz à effet de serre, c'est-à-dire moins d'énergie fossile. Malheureusement, avec tout ce qui est IA, au final, la consommation informatique fait qu'on demande encore plus d'énergie et donc on utilise encore plus d'énergie fossile. Par rapport à l'IA, qu'est-ce qu'on peut attendre pour qu'on réduise, pour qu'on freine l'augmentation de la consommation ? et même qu'on aille jusqu'à réduire la production d'énergie fossile. Pardon, la production de gaz à effet de serre.
- Speaker #2
Justement, je pense que le plus important, c'est ce qu'Uber a dit juste avant, avec les petits modèles en local, c'est la solution pour tout le monde. Est-ce que corriger un mail, ça a besoin d'activer une IA qui pèse 300 gigas sur un serveur US ou en Chine ? Peut-être en Europe, mais je ne suis pas sûr. Donc en fait, justement, la réponse, c'est d'en déjà sortir assez de minerais pour nos super téléphones un peu chers, un peu gros, et même souvent trop gros, aussi pour nos ordinateurs, mettre des petits modèles d'IA en local, ça va être probabilité de plus en plus, si il y arrive, Les nouveaux le fait très bien, Dell commence à le faire et plein d'autres. Donc ça va pouvoir répondre à plein d'usages de tous les jours. Et après c'est pour ça que cette question du permis c'est pas que financier ça a beaucoup de sens. C'est pour pouvoir en fait justement dire qu'aussi avoir accès aux gros modèles tout le monde le fait aujourd'hui ce que tout le monde a envie de tester. Là et pendant on va redescendre on va payer le vrai prix. Il ne faut pas s'inquiéter il n'y aura pas de grand monde qui aura 10 000 euros à mettre par mois pour développer une app. Et surtout aujourd'hui ça fonctionne déjà. pour ceux qui ont des iPhone à partir de l'iPhone 15 vous avez déjà 6Go d'IA dans le téléphone et nous on a fait carrément une nappe avec PPC dessus qui permet justement d'utiliser l'IA locale dans le téléphone donc complètement gratuite qui a zéro inférence alors oui ça utilise la batterie de tout le téléphone c'est pas des serveurs le bout du monde et qui permet de faire des recordings d'appels et des résumés j'ai une réunion j'enregistre ça fait un résumé de la réunion très simple mais de base demander à l'HGPT pour le faire, est-ce que c'est nécessaire dans notre avis pour qu'on ait plus besoin de le faire ?
- Speaker #3
Et l'application s'appelle NotTaker, et vous l'avez sur l'App Store. Réponse aussi, pour paraphraser Emmanuel Macron, Plug Baby Club, Plug Baby Plug, en France, on est excédentaire en énergie, et on pourrait ouvrir gratuitement en France, et il faut, donc, une des solutions, c'est d'utiliser des IA françaises, si possible Mistral, pour faire tourner les data centers français, qui sont à l'énergie nucléaire, et on a un excédent de 9 gigawatts qui nous permettrait d'ouvrir une dizaine, gratuitement, une dizaine de data centers en France, avec l'électricité qu'on n'utilise pas et qu'on vend à l'extérieur. Est-ce qu'il vaut mieux vendre de l'électricité à 2-3 centimes du kilowatt, alors que nous on le paye 22 centimes ? Est-ce qu'il vaut mieux vendre de l'électricité à 2-3 centimes du kilowatt à l'Italie et à l'Allemagne ? Ou est-ce qu'il vaut mieux avoir des data centers en France qui utilisent cette électricité ? et vendre de l'IA aux autres pays. Donc je suis tout à fait d'accord, quand on fait tourner des modèles chinois ou américains, il y a un problème d'eau, il y a un problème de CO2, mais quand on fait tourner des data centers français, là, il n'y a pas ce problème. Donc soyons, entre guillemets, soyons chauvins, soyons français,
- Speaker #2
faisons tourner nos centrales nucléaires qui sont là, et qui produisent de l'électricité. Je ne sais pas si c'est satisfaisant, tu fais non de la tête, mais... Ce sera intéressant d'avoir une discussion là-dessus. Mais ce n'est pas le centre du débat, mais très intéressant comme question. Ça sera poussé par les Français et les Européens, mais les Français en sont quand même très bons pour ça, c'est sûr. Tu vois Gemma, les fameux modèles de Google qui sont petits et très connus par les petits, est le directeur du programme. Alors oui, les US, c'est un français. Il s'appelle Olivier, il est super. Et il est complètement convaincu que c'est les bons sujets. Et voilà, donc en fait, on est très bon pour ça. Il y a plein de solutions. Mistral, ils ne font pas des bons modèles, mais ils font des petits modèles qui font taf. Donc tu vois, c'est une des options. Et aujourd'hui, il faut des boîtes et surtout beaucoup de pays qui se disent qu'il faut aller dans ce sens-là. On est l'Europe. Les US font des gros modèles, ils nous font payer très cher. La Chine fait des gros modèles, il ne nous faut pas payer cher. Au middle. Au milieu, il y a l'Europe et c'est là où nous, il faut qu'on mette des règles. Et au fur et à mesure, ça va passer. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, tu prends la génération d'images, etc. La moitié des gens en entreprise utilisent Photoshop, la suite Adobe. Ils ont la suite Adobe Cloud. Ça consomme des quantités énormes d'énergie sur les serveurs parce qu'ils n'ont pas les PC qui font tourner les trucs. Donc effectivement, faire des images avec de l'IA et en même temps faire la suite Adobe Cloud, c'est énorme, il faut faire un choix. Quand tu mets les choses bout à goût, il y aura juste un remplacement des technos. Oui,
- Speaker #1
et puis tu as un sujet aussi, je pense, peut-être dans les... Si on va chercher au fin fond des bons côtés du capitalisme, où aujourd'hui Jensen Yuan quand il prend la parole dans les dernières GTC, il dit il faut qu'on crée plus de tokens avec moins d'énergie. Et donc je pense que déjà on peut le voir avec le passage vers l'ARM dans les téléphones et tout. Et je pense qu'il y a un moment donné aussi où je pense que pour des logiques économiques pures... Il va y avoir un intérêt à avoir des data centers qui soient plus performants et plus économes. Parce qu'en effet, il y a l'électricité française, mais c'est un peu l'exception qui ne confirme pas une règle. Mais je pense qu'il y a quand même chez les industriels aujourd'hui, il va y avoir ce souhait ou cette volonté d'arriver à faire des data centers plus sobres, mais pas pour sauver la planète, mais pour sauver, pour faire de l'argent. Donc on peut espérer que ce soit, comme je disais, une des qualités cachées qu'on n'avait pas vu arriver du capitalisme.
- Speaker #6
Ce qui est merveilleux, c'est que cet épisode... On a presque une heure déjà d'épisode et le point Godwin n'a pas été atteint. On n'a pas parlé du mot souveraineté. Donc franchement, bravo. Et c'est génial, on s'en sort plutôt pas mal. Une amie me disait en préparation de cette émission un truc formidable. Elle me disait « Test unlearn à GoGo » . Elle s'appelle Alice. Elle nous parlait de veille, de formation, de spécialisation qui sont indispensables. Atti, tu réagis comment à ça ?
- Speaker #7
Je n'ai pas écouté, je faisais coucou à Alice.
- Speaker #6
alors une amie me disait récemment test and learn à gogo il faut faire de la veille, de la formation de spécialisation et tout ça c'est indispensable ça rejoint un peu ce que tu disais au début oui je pense qu'il faut rester constamment en veille,
- Speaker #7
je pense qu'il faut apprendre je pense qu'il faut se former, je pense qu'il faut se faire accompagner et même quand tu fais ça t'as l'impression de courir tout le temps je sais pas pour vous parce que je pense que vous êtes pareil que moi vous faites ça et t'as l'impression constamment de courir Merci. et d'être toujours en retard. Mais vous êtes moins en retard quand même que 80% des gens qui ne le font pas. Et dites-vous bien que de toute façon, ça va tellement vite qu'on sera forcément dépassé sur certains aspects. Donc je pense que le travail d'équipe prend aussi une autre tournure où les landing hubs d'agents, qui ne vont pas du tout aller avec les questions qu'on a traitées juste avant qui concernaient la consommation. Mais il va falloir réussir à s'organiser pour choisir nos combats, je pense, et pour s'accompagner. parce que même si l'IA nous permet de tout avoir, je pense que nous, on n'est pas capable de tout gérer. Donc on va être limité par nos propres... On va la marquer celle-là.
- Speaker #6
C'est une bonne punchline, ça, c'est bien.
- Speaker #7
On va devoir choisir nos combats.
- Speaker #6
Il faut faire les choix. Alex, tout à l'heure, on a eu une leçon par le professeur Kratirov de ce qu'il fallait faire cet été sur ce fameux cahier de vacances. J'aimerais avoir ton point de vue. Quelle note tu lui donnes au professeur Kratirov ? 10 sur 10. 10 sur 10 ?
- Speaker #2
10 sur 10. Je pense juste que le professeur devrait faire quelque chose de plus simple. Tu devrais toi-même créer un petit repo GitHub où automatiquement, ça set-up tout sur l'ordinateur.
- Speaker #3
C'est moins drôle.
- Speaker #2
C'est moins drôle, c'est sûr. Mais parce que ça peut paraître un petit peu sport, même moi qui en ai, j'ai le modèle GMA4 12B refait avec Fable sur mon ordi. C'est très simple à faire, mais c'est vrai que pour certains, je pense que ça fait peur. Il faut leur montrer qu'en fait, il faut que ce soit empaqueté de A à Z.
- Speaker #3
Mais il n'y a pas de plus beau puzzle que celui que tu as fait toi-même. Et si tu comprends comment tu as fait ton Lego, tu as peut-être plus envie de l'utiliser. Je suis un peu contre les solutions trop packagées, mais tu as raison. C'est ce que tu étais professeur. On pourrait le faire aussi, mais je pense que c'est bien que les gens se mettent les mains un petit peu dans le moteur et sachent réparer leur voiture plutôt que de... d'appuyer sur des boutons.
- Speaker #2
Je te dirais, faisons les deux, et juste à la fin, ils ont la solution s'ils n'y arrivent pas.
- Speaker #3
Génial, c'est ça. Faisons les deux, tu as raison. Et ils essayent au moins, et après, ils ont la solution directe.
- Speaker #1
Le voyage et la destination en même temps, quoi.
- Speaker #3
Voilà, exactement. Le voyage avec moi, la destination avec TGV.
- Speaker #6
C'est très quantique, en fait, finalement. Allez, j'ai peut-être une question. Ça rejoint un peu ce qu'a dit Hattie, ça me perturbe un peu depuis tout à l'heure. Si vous deviez... interdire un seul usage de l'intelligence artificielle dès demain.
- Speaker #3
Ah je sais, les abrutis qui se prennent en photo et qui se rendent plus beau et ça consomme et les starter pack et c'est toutes ces modes de ce on transforme son animal de compagnie en charlemagne, tous ces trucs qui consomment des... tokens, des générations d'images, des générations de vidéos.
- Speaker #6
Charles Magne entend un animal de compagnie, ça consomme aussi.
- Speaker #3
Aussi, pareil. Ou des gens qui font 10 secondes de vidéo pour dire, regarde, on arrive à faire voler un papillon. Non, ils volent. On arrive à faire voler une souris. Eh ben non, ça sert vraiment à rien. C'est des tokens jetés à la poubelle. Ça, ça m'irrisque le poil.
- Speaker #6
Christian, un truc qu'on interdit, c'est quoi ?
- Speaker #5
Rien du tout. Je pense que tu parlais... Merci Christian. Les chemises à fleurs. Je pense que faire les tests, ça fait partie de l'apprentissage. Et là, c'est important. On voit les limites, on voit les débordements. C'est vrai qu'il y a un coût pour la planète énorme. Du coup, ça fait partie des limites qu'on apprend en marchant. Et je trouve que ça sert à chacun de faire son expérience. C'est vrai que ton idée, Hubert, de monter soi-même son petit moteur IA sur son ordinateur, ça permet de maîtriser comment ça fonctionne, même si ça peut être technique. C'est vrai qu'Alex a raison, ça peut faire peur. C'est vrai que c'est une étape qui est intéressante. Ça permet de comprendre le fonctionnement, ce qui est derrière, parce que c'est le même fonctionnement qu'il y a sur les gros data centers, de toute façon. Et du coup, aussi de maîtriser, donc je reviens sur la protection des données, de maîtriser justement les données, de voir comment c'est traité, quelles machines, quels systèmes il y a, du coup, comment c'est traité et comment ça fonctionne entre chaque système, sachant que du coup, c'est la même chose avec les data centers, mais en beaucoup plus gros, hormis que ton ordi va être déconnecté du réseau. Uber, connecté au Data Center, du coup, il y a tout le monde qui est connecté dessus, en tout cas les gouvernements, qu'ils soient américains, européens, chinois, russes, indes, ce que vous voulez, mais où que soit votre Data Center, il y a toujours un accès dessus par autrui. Attis, s'il y avait un truc que tu interdirais, je ne sais pas si c'est le truc que tu fais.
- Speaker #7
Il ne faut pas me demander ça, je suis un vrai dictateur, moi, tu sais. Honnêtement... Dictateur ? Non, c'est bon. Non, honnêtement, j'ai... Dans mes moments les plus radicaux, je dirais qu'il faut ne pas utiliser l'IA à des fins personnelles, qui ne sont pas productives pour la société ou pour l'économie, etc. Ça c'est un discours de gros capitaliste, mais on parlait de l'écologie juste avant. Maintenant, je pense qu'il faudrait surtout pouvoir différencier les IA données au grand public. Ça ne sert à rien de filer un fable à quelqu'un qui l'utilise pour lui demander une recette de gâteau au chocolat qu'il peut trouver dans un livre de recettes ou sur Google. Donc, j'aurais tendance à dire qu'il faudrait pouvoir différencier la puissance des modèles qu'on donne au grand public dans une utilisation de « Ah, je n'ai pas envie de m'embêter, donne-moi cinq idées de date pour aller pécho mon crush » et celles qu'on va utiliser…
- Speaker #6
C'est impromptu, ça.
- Speaker #7
Mais attends, mais tu n'as pas idée. Déjà, moi, il y a quelque chose…
- Speaker #6
Si tu fais ça, attends, moi, je te provoque un peu, je comprends ton truc, mais si tu fais ça, parce que moi, tu es un peu dictateur… Je suis dictateur. Tu as une société à deux vitesses, tu as ceux qui peuvent accéder aux gros trucs et puis ceux qui ne pourraient plus. Alors,
- Speaker #7
en fait, ce ne serait pas tant ceux qui peuvent ou ceux qui ne peuvent pas, c'est au niveau de l'utilisation. C'est-à-dire que toi, si tu veux une recette, tu es redirigé sur un modèle simple, faible, qui consomme peu.
- Speaker #6
Pourquoi ?
- Speaker #7
Parce que tu n'as pas besoin de modèles pour une recette.
- Speaker #6
Tu veux dire que c'est LLM as a judge, c'est-à-dire qu'en fait, il est capable, en fonction de ma demande, d'aller chercher le truc. Ce qui est déjà un peu le cas dans les systèmes auto. Adrien n'est pas d'accord, ou peut-être qu'il est d'accord, je ne sais pas. Ça dépend. Viens avec nous, Adrien, vas-y.
- Speaker #7
C'est déjà le cas, tu sais, sur certains modèles. Ça choisit déjà. Maintenant, moi, je suis d'accord avec Hubert sur le fait que quand l'utilisation de l'IA est faite pour... Des âneries, je suis désolée, mais à grande échelle, ça plus ça plus ça.
- Speaker #6
Reformuler un paragraphe, c'est pas la peine d'utiliser Claude Sonnet 4.6.
- Speaker #7
Au plus, tu vois, pour encore une fois, une recette de gâteau ou des idées de dette pour aller voir ton crush. Si tu l'utilises de façon productive pour faire avancer les gens ou l'entreprise, etc. Bon, ça peut entre guillemets s'expliquer ou justifier la consommation de ressources pour des choses que tu trouverais sur Google en trois minutes.
- Speaker #6
Adrien.
- Speaker #9
Alors pour compléter, un cas en... Encore plus visuel, c'est la personne qui va faire une demande à Tchad GPT, c'est-à-dire 40 requêtes Google, pour un truc qu'elle aurait fait en une requête Google. Merci.
- Speaker #6
Bien joué. Ça, c'est problématique. Alex, un truc que tu interdirais, toi ?
- Speaker #2
Ce genre de questions ? Non, non, moi je suis là, de base, j'aurais interdit, mais c'était quand il y avait Opus 4.8 qui était sorti, avec des compilations, etc. Parce que c'est des trucs pas bien qui n'étaient pas bloqués, maintenant c'est le cas. Après, je te dirais juste, il faudra que les gens soient malins, mais c'est le business en fait autour de l'IA, c'est si les gens ont utilisé des gros modèles et qu'ils arrivent à faire des trucs super, ils n'arrivent pas à faire des trucs, ça fait de l'argent aussi pour d'autres. Donc, moi, je te dis, essaye, Puis après, de toute façon, au moment, ça te coûtera trop cher si tu n'arrives pas à faire de l'argent avec.
- Speaker #6
Richard, tu n'interdis rien ou tu interdis un truc ?
- Speaker #1
Moi, je fais partie un peu des idéalistes, donc je n'interdirais pas tout. Peut-être pour s'en partir sur la guerre et la paix dans le monde et tout, ce qu'on souhaite tous. Peace. Ouais exactement, non mais c'est vrai que j'ai un peu ce côté moi, un peu idéaliste, c'est pas la première fois mais je pense qu'on peut tous cohabiter, j'en peux cohabiter entre la technologie, la nature et les humains, je pense qu'il y a une place. Non, je m'interroge beaucoup moi justement sur la créativité, moi j'ai la chance de diriger un département de communication et c'est vrai que du coup, On a été les premiers à être touchés par l'IA et finalement j'ai l'impression qu'on va être les premiers à en sortir parce que nos produits, notre contenu, images, vidéos, sons, textes, maintenant il est pollué par l'IA et donc on est déjà nous, en si peu de temps, on parlait de ce qui se passe en septembre, en septembre notre travail de communicant ça va être de refaire les choses à la main. Donc voilà, moi mon conseil, ce serait plutôt de dire, si vous travaillez dans certains domaines, interrogez-vous, est-ce que vraiment l'IA c'est la bonne solution ? Parce que ce n'est pas forcément toujours le choix pérenne.
- Speaker #6
Encore en partant finalement de la problématique du cas d'usage, on verra les outils après, pas l'inverse.
- Speaker #1
Oui, et puis la pertinence, parce que là, on a testé, nos derniers posts LinkedIn sont faits à la mano, un peu en comité éditoriaux, et ils performent plus que ceux qui étaient faits il y a quelques temps, en demandant à des IA de les rédiger, parce qu'il y a ce côté humain. Je sais que récemment, je me suis amusé à mettre des posts de mon blog dans une IA en lui disant « Est-ce que c'est une IA qu'il a rédigée ? » Elle a dit « Sûrement pas, c'est trop mal écrit. »
- Speaker #6
Oui, il faut t'amotir, pardonnez. Moi, ce que j'interdirais, c'est finalement de démarrer une expression de besoin avec une solution à l'intérieur. C'est-à-dire que démarrer par l'outil. Souvent, il y a beaucoup d'expressions de besoin. On voit déjà qu'il dit « Je veux avec cet outil » . je pense que c'est la mauvaise on se pose un peu on revient sur les fondamentaux peut-être qu'il faut le faire autrement ok, autre question on parlait de cette rentrée 2027 est-ce que vous voyez des métiers où vous dites, waouh, à la rentrée on parle un petit peu de ce petit creux là c'est quoi les métiers qui auront pu changer à la rentrée vous en voyez comme ça Aoussou. Bon, ça prend du temps.
- Speaker #2
Tout à l'heure, on a dit que c'était la rentrée et qu'on était déjà dans le creux. Pour moi, on n'est pas dans le creux. Ce sera 2027, le creux.
- Speaker #6
Ah, c'est 2027, le creux ?
- Speaker #2
Les boîtes n'ont pas adopté. C'est faux. Il faut arrêter. Les boîtes sont en train d'obliger. Les contrats sont en train de se faire avec les géants. Ce sera 2027, le creux. Donc, pour moi, la rentrée 2027... Enfin, du coup, ce sera la rentrée 2028. C'est bien ça. Ça fait longtemps, l'école.
- Speaker #6
Et c'est le début de la piste de ski,
- Speaker #2
c'est ça ? Pour moi, j'en suis à ce point-là parce que dans les corpos, en fait, il y a les coms, puis il y a les contrats. Et les contrats, ils commencent maintenant.
- Speaker #1
Et puis, il y a l'argent.
- Speaker #2
Il y a l'argent aussi.
- Speaker #1
Parce qu'en effet, je racontais tout à l'heure, nous, on a eu l'opportunité de tester des derniers modèles robotiques de Google lors d'un salon. Quand à la fin de ta journée, ton robot a consommé 2000 euros. Alors en effet, quand tu parles avec eux, ils disent non, mais ne parlez pas en argent, c'est vulgaire, parlons en token. Mais bon, à la fin, quand ces tokens, tu les transformes en euros et que ça t'a coûté 2000 euros par robot. Et quand tu as dépensé 2000 euros par robot, on l'a vu avec l'arrêt des leaderboards aussi chez les géants. À un moment donné, Le sujet de l'argent va être aussi un arbitre assez fort.
- Speaker #3
Pour compléter l'argent, moi je mettrais volontiers une fiscalité au token qui permettrait de financer un revenu universel et donc de dire il y a un centime par token qui est récupéré par les états dans lesquels les tokens sont consommés. Je dis un centime, ça peut être deux.
- Speaker #6
L'état va encore bouffer ses tokens et va encore les gâcher, non ? Je vais te quitter,
- Speaker #2
mais on se disait qu'il n'y allait pas avoir moins de jobs, non ? On se disait qu'il allait avoir plus de jobs avec l'IA. pourquoi revenir celle-là ?
- Speaker #3
le reste est là ou pour financer autre chose mais je trouve intéressant que les tokens soient taxés par les entreprises qui produisent ces tokens et qui les input et qui les output et il y a une taxe Tobin je crois c'était sur la finance 0,1 centime ou 0,01 centime pardon 0,1% ou 0,01% des transactions financières qui iraient à un pot commun je pense que pour le token non Moi, je suis favorable à une taxe de 1 centime ou 0,1%. Quelque chose d'indolore, mais qui permet d'alimenter une caisse, qui permet de former les gens à l'IA, si ce n'est pas pour un revenu universel, mais au moins de les former, de lutter contre l'iatrophie, les gens qui ne savent pas ce que c'est et comment on s'en sert. ou tout simplement pour rembourser. Tout à l'heure, on parlait de la dette technique sans nommer le nom. C'est vrai qu'à utiliser trop d'IA, on accumule une dette technique. À un moment, il va falloir... payer cette dette technique par des heures et des heures de debugging. Et donc, ça peut servir à ça.
- Speaker #1
Il semblerait que la proximité de la place de la République ait un impact sur les connect-in-mates. On est en train de refaire la fiscalité, là.
- Speaker #6
Joli, joli. Ça donne une adresse pour Enchanted Tools. Allez, dernière question. On fait le tour de table, puis après, on va aller boire le verre de l'amitié tous ensemble, parce que c'est comme ça, quand on fait en direct. Voilà, en live et en présentiel. Dernière question, on est le 1er septembre. Je n'ai pas regardé quel jour c'était exactement, mais 1er septembre. IA aura progressé cet été, on en a à peu près certain. Il y a quelques jours, on a vu arriver notamment chez OpenAI le modèle 5.5, suivi dans sa foulée à une journée près du 5.6 avec une palette de trucs, donc les modèles 100 balles. C'est quoi la décision selon vous que chacun devrait prendre avant la fin de cette année ? Vous avez préparé l'été. Tout ça a progressé. C'est quoi la première décision que vous prenez ? Hattie, c'est quoi la première décision que tu prends ?
- Speaker #7
Pour moi-même ou pour ma clientèle ?
- Speaker #6
C'est toi qui prends la décision.
- Speaker #7
Je pense davantage à ma clientèle. Je pense qu'il faut que les gens se forment. En entreprise, comme Alex disait, ça commence tout juste à prendre en main, etc. Moi, je vois encore trop de clients. qui vont demander à un système de LLM sans le mettre en agentique ou sans le mettre en recherche sur le web, donne-moi les contenus des 10 premiers résultats pour une requête Google et le contenu de ces pages pour que je fasse ça. Ils ne comprennent pas que si tu n'es pas en mode agentique ou en mode recherche approfondie ou recherche sur le web tout simplement, c'est de la spéculation, ça ne sert à rien. Donc en fait, j'ai l'impression qu'on a à deux vitesses, des gros et des techs qui comprennent, qui voient, qui avancent à une vitesse phénoménale sur les modèles et La plupart des utilisateurs, même en entreprise, même quand ils sont de bonne volonté, complètement largués, à mal utiliser, à même pas ne pas faire la différence entre une automation IA, un agent IA, un LLM, c'est quoi, un assistant IA basé sur un RAG. Et là, il faut absolument pouvoir sensibiliser, former, je vais revenir sur le sujet, mais cadrer, sécuriser l'utilisation de cette IA. Et dans mon cas, je vais aller là-dessus, et pour mon entreprise et pour ma clientèle, sur... Former et offrir des solutions peut-être pas 4G parce qu'effectivement avec l'IA on veut ça, on veut le facile, on veut le rapide, on veut le service sur un plateau. Mais proposer des solutions qui soient à la fois plus faciles à prendre en main, à comprendre, plus performantes. Cadré, réglementaire, conforme ?
- Speaker #6
Formé pour inclure le maximum. C'est parce que tu disais, les Patrick Le Geek ont tout compris, mais Lucien, qui est un mec normal, il a besoin qu'on lui fasse un coup de main. Oui,
- Speaker #7
pour ne pas se planter, pour ne pas subir, soit en termes de sécu, soit en termes de conformité, soit en termes simplement de performance et de pérennité. Dans quelques mois, sur les petites solutions qu'on aura voulu développer à la maison en ghost, tu vois.
- Speaker #6
Christian, sur cette même question, c'est quoi la décision que tu décides de prendre avant la fin de cette année ?
- Speaker #5
La même que d'habitude et que je conseille à tout le monde, ça se résume à un mot, c'est le choix. Tout est une affaire de choix, donc c'est avec l'intelligence artificielle, tous les SIA et tout ce qu'il y a autour, les agents, etc. C'est vrai que c'est des outils, j'aime bien résumer à ça, même si à certains ça fait crisper certains tympans à ça. C'est vrai que ça reste des outils. Et c'est vrai qu'il faut toujours choisir le bon outil par rapport à ce qu'on veut faire, le besoin qu'on a, en fait. Et c'est vrai que c'est une connaissance. C'est vrai qu'on parlait, du coup, de la recette du gâteau au chocolat. Donc, c'est vrai qu'il y a Google. Bien que je commence à déconseiller, enfin, conseiller moins Google, parce que maintenant, c'est de le garder derrière sur la première page. Et puis, un moteur de recherche comme avant, qui était économique. Donc, c'est vrai que là, du coup, ça devient un peu gênant. Parce que, du coup, eux aussi, ils suivent la tendance aussi. Donc, du coup, ils mettent ça en place progressivement. Donc, c'est un peu gênant. Mais c'est vrai que de choisir, c'est de choisir vraiment le bon outil par rapport à ce qu'on veut faire. Donc forcément, on ne va pas utiliser le premier LLM qui est gratuit en 8B pour faire du coup un développement. Du coup, Alex ne te fera jamais ça, parce que du coup, ça va être dans le mur. Tu vas attendre deux ans juste pour avoir Hello World sur la première page. Donc c'est un choix du coup réglementaire, d'accompagnement et de conscience.
- Speaker #6
sinon pour la bonne recette du gâteau au chocolat on vous donnera les coordonnées de notre copine Martine qui le fait divinement bien, c'est super
- Speaker #1
Richard, toi la décision que tu décides de prendre je pense peut-être bien organiser la part de prod et d'innovation et de veille, parce que je pense que là on a des outils qui sont suffisamment matures qu'on maîtrise, même s'ils évoluent en permanence pour dire à Ça c'est bon, ça passe en prod avec le contrôle. Enfin encore une fois, je ne rappellerai pas que nous ici, on a la chance d'avoir des gens qui sont plutôt calés dans leur domaine. Mais bien faire la différence entre qu'est-ce qu'on a en prod, qu'est-ce qu'on considère qu'on maîtrise et qu'on peut contrôler, sans oublier de continuer à faire de la veille, tester les nouveaux modèles, tester de nouvelles IA. Et du coup, ça s'organise et avec les équipes techniques, mais ça s'organise aussi avec le DAF, pour qu'ils lâchent un peu les pépettes pour qu'on puisse tester les nouveaux modèles. Donc voilà, c'est une espèce de commencer à se dire, il y a des modèles, même s'ils évoluent tout le temps, qu'on peut dire Ok, cela y passe en prod, mais sans jamais arrêter de faire la veille pour ne pas rater les moments clés. Peut-être organiser cette dualité qu'on a déjà dans plein de choses, mais je pense que dans l'IA pour l'instant on était plutôt à courir toujours plus loin.
- Speaker #6
Avec Jean-Michel, Pépette on board, c'est ça. Alexandre, tiens, alors, la décision que tu décides de prendre. Do it,
- Speaker #2
do it, do it. Il faut builder, il faut shipper, il faut tout tester. Et tu dis à un moment il y aura un truc qui fonctionnera, tu auras compris, tu seras prêt pour demain. Mais comme on l'a dit, là, c'est encore stable. 2027, ça va être encore plus compliqué pour les jobs et tout. Il faut y aller maintenant. Et nous, on se dit ça depuis maintenant 3 ans qu'il faut y aller maintenant. Donc là,
- Speaker #6
il faut vraiment y aller maintenant.
- Speaker #2
Je pense que clairement, l'abonnement même à 200 euros par mois chez Entropiq, ce sera l'investissement le mieux fait pour l'instant, du moins dans les années à venir.
- Speaker #6
Donc pour Noël, offrez-vous un abonnement chez Entropiq.
- Speaker #2
Oui, c'est 2000 euros à l'année. Mais en fait, c'est rien par rapport à tout ce que tu peux faire avec. Vraiment, sincèrement.
- Speaker #6
C'est beaucoup d'argent quand même.
- Speaker #2
Oui, mais par rapport à un coût externe sur n'importe quoi, on se comprend à toutes les personnes qui ont déjà fait du développement informatique ou autre chose, c'est rien du tout. Même un abonnement à 20 euros par mois pour télé tous les jours, tu pourras faire tellement plus de choses.
- Speaker #6
Tu vas aller chercher la valeur qui va en face.
- Speaker #2
Tant une valeur. Genre vraiment, ça ne vaut... Enfin, il ne faut pas oublier, 20 euros, c'est deux bières. Donc je suis sûr que clairement, par mois, vous dépensez au moins deux bières au café ou quelque chose comme ça. Donc 20 euros, c'est rien. Et le mois de chai, il est à 22 euros, je crois, chez...
- Speaker #6
D'accord. Donc à la vôtre, il faut prompter avec modération, comme dirait l'autre.
- Speaker #3
Hubert,
- Speaker #6
le mot de la fin... la décision que tu prends ?
- Speaker #3
Moi, le mot de la fin, c'est de passer de la conversation à l'utilité. Arrêtons de discuter, de tergiverser, faisons des trucs utiles, et puis après, scalons, et voyons si on a besoin d'une armada, ou si c'était juste une mauvaise idée, mais passons de la conversation à l'utilité, et dans la salle, un mot de la fin ?
- Speaker #6
Ah, on a Martine pour la recette de chocolat, on y va.
- Speaker #10
Non, c'est pas pour ça. Non, c'était juste, moi, une réflexion par rapport à tout ce que vous avez dit. tu as utilisé le mot courir, tu as utilisé le rapport au temps, j'ai l'impression qu'on est dans une énorme course à l'échalote, en fait on court, et en fait pour moi quand on parle d'IA, j'ai entendu une phrase, c'est ce matin, j'ai lu ça, je ne sais plus où, et ça m'a beaucoup parlé, je ne sais pas si ça va vous parler, qui disait que l'IA c'est que le doigt, mais c'est quand on regarde la lune où on veut aller en fait, c'est juste le doigt qui pointe la direction, mais en fait moi c'est ça mon questionnement l'IA pour faire quoi en fait j'ai toujours pas compris l'utilité d'être si c'est juste pour se lancer dans une course à l'échalote, à la productivité, à tout craint ça ne m'intéresse pas en fait absolument mais je ne sais pas si je suis la seule dans ce cas, j'ai envie que ce soit pour faire vraiment des choses bien pour la planète pour l'humanité, pour tout ça et là j'ai l'impression qu'on parle que de productivité que d'efficacité et ça, ça ne me va pas du tout c'était juste une petite réflexion, ce rapport au temps et du coup l'IA oui, mais pour faire quoi ?
- Speaker #6
J'adore, on a le prochain thème de notre épisode de podcast Merci beaucoup Martine, c'était super Merci. Autre action, peut-être dans la salle ? Oui. Allez, on y va.
- Speaker #0
Moi, je dirais que l'IA m'aide pour faire ce que je n'aime pas faire. Les trucs chirants, par exemple, vous avez un podcast. Par exemple, moi, j'utilise Ophonie qui va s'occuper du son. Avant, il fallait utiliser Adobe Audition. Je ne suis pas un geek de l'audio, ça me prenait du temps, etc. Donc déjà, peut-être lui faire faire des choses et en fait se dire ce par quoi je suis indispensable que l'IA ne peut pas faire. Par exemple, là, ce qu'on est en train de faire, on est entre humains. L'IA, pour l'instant, on ne peut pas le faire. On a un robot qui est adorable ici, mais pour l'instant, on n'en est pas encore à des robots qui vont faire des choses, des soirées, etc. On va y arriver progressivement. Donc voilà, déjà se dire peut-être qu'est-ce que j'aime faire et que je n'ai pas envie de remplacer que l'IA fasse à ma place. Voilà, c'est la question que je me dis. Moi, pour l'instant, l'IA, je le dis, il fait ce que je n'avais pas envie de faire et tant mieux. Et je le remercie pour ça.
- Speaker #8
Je pense que l'IA peut m'aider sur beaucoup, beaucoup de choses. Je vais travailler beaucoup sur des produits rapides, des produits efficaces. Pourquoi on utilise l'IA ? Je pense que, par exemple, je travaille comme la USUI design. Il y a beaucoup de choses, avant, je ne les connaissais pas. Je demandais pour me faire un programme. Je dis que j'aimerais avoir, comme une personne, avoir 20 ans d'expérience dans ce domaine. Alors, quel genre de livre je peux regarder, quel genre de tuto, ou peut-être j'aimerais avoir 3 mois pour arriver à ce niveau-là. Je peux faire un programme. Pour une semaine, pour un mois ou tout ça, je veux apprendre rapidement. Et plus, sur l'IA, je sais que l'IA peut remplacer beaucoup de choses comme sur l'image ou sur le code, sur tout ça. J'apprends beaucoup de choses depuis Max. Avant, je veux coder, mais je ne suis pas développeuse. Mais je veux réaliser beaucoup de projets de A à Z, par la conception, la réaction. La conception et la création et le développement jusqu'à mettre en ligne. Donc je pense qu'il y a peut-être beaucoup de choses. Je pense qu'on peut être beaucoup plus intelligents.
- Speaker #6
avec l'IA. On a la chance d'avoir avec nous Stéphane, qui pilote le théâtre de l'IA. On va lui passer le micro peut-être, et puis après on passera le micro à Adrien. Stéphane, allez, ton mot de la fin, toi.
- Speaker #11
Désolé, je suis un peu en retard. Le mot de la fin, c'est que chez nous, les bières, elles sont à 5 euros, donc il peut en avoir 4, et pas 2. Et c'est ouvert d'ailleurs. Si vous voulez finir la soirée, on diffuse le match en plus. Moi je dis depuis le début que l'IA ça va devenir une community et qu'on va faire comme M. Jourdain de l'IA sans le savoir. J'ai une anecdote, on avait un rendez-vous tout à l'heure avec quelqu'un qui postulait pour rejoindre la dynamique. Et il disait mais moi je fais pas d'IA, je fais pas d'IA. Et en fait on l'avait vu avant, pendant qu'il patientait, il était sur Duolingo. Et je lui disais tu sais que Duolingo tu t'en rends pas compte mais il sait que des briques d'IA. Donc t'apprends avec de l'IA, tu converses avec de l'IA. Ah mais c'est pour ça que ça a changé, c'est vachement bien maintenant. L'enseignement aujourd'hui, tu vas avoir des process d'enseignement, il ne va pas s'afficher hier. Là on est dans la mode, on est dans le buzzword du moment, mais tout ça va devenir un dolor. Moi je suis sur les métiers de l'industrie culturelle et créative, tout ça va disparaître, ce sera tes expériences artistiques, puis l'IA sera derrière ou pas. Ce qui est important c'est de préserver notre culture française, les droits d'auteur, la singularité, éviter la massification, mais le reste ça va se mettre comme toutes les technologies qu'on a eues. Alors ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire attention, il faut être très vigilant. Tu as donné des réponses tout à l'heure en termes environnementaux qui sont intéressantes. Ça ne veut pas dire qu'il faut tout balayer. Il faut être conscient de ça. Sur la souveraineté, puisque je crois que j'ai raté le début, mais on n'avait pas le droit d'évoquer le mot, c'est quand même l'enjeu politique du moment. Le discours que tu tenais tout à l'heure, il reprend quand même l'intervention de M. Mensch au Sénat sur, justement, le rôle de la France. Et la France a quand même des arguments, même si systématiquement on nous dit dès qu'il y a une innovation que l'innovation en termes technologiques on a déjà pris trop de retard et que du coup c'est peine perdue il y a quand même aujourd'hui des choses qui sont intéressantes et cette partition qui a été faite par monsieur Mensch au Sénat d'expliquer que la valeur ajoutée de transformer aujourd'hui la valorisation de l'électricité qui est un de nos points forts qui en plus de ça on met de côté le nucléaire mais peut être environnementalement parlant quelque chose qui peut répondre aussi à certains critères transformé même en termes de business. Ça rejoint le bouquin qui avait sorti Binet et toute la stratégie qu'il avait derrière avec ce qu'il a fait de l'IA. Je trouve que ça, c'est intéressant. On est dans la démonstration d'une commoditise. Elle s'installe progressivement et elle disparaît. On fait de l'IA sans le savoir.
- Speaker #6
La meilleure technologie, c'est quand elle s'efface. Exactement. Adrien avait un rebond à faire. Ça sera le mot de la fin.
- Speaker #9
Oui, bien sûr, parce que même si je suis hyper critique sur l'IA, je sais qu'effectivement, ça peut amener beaucoup de choses. Et je repense, j'avais vu le lavoir de la ville de ma grand-mère où c'est le genre de choses qui ne se fait plus. À l'époque, c'était la mère de famille qui allait laver les vêtements pour l'entièreté de la famille. C'est le genre de choses qui ne nous arrivent plus et qui ne nous manquent pas spécialement. Peut-être avec l'IA, on aura aussi beaucoup de choses, beaucoup de soucis, beaucoup de... facilités qui nous seront apportées et qui rendront la vie meilleure. Donc, l'IA est effectivement très puissant d'un point de vue positif. Toutefois, il faut garder en tête que la science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
- Speaker #6
Merci beaucoup pour ce mot de la fin formidable. Merci. Alors, si vous qui écoutez cet épisode de podcast, vous êtes arrivé jusqu'à 7 minutes. Donc déjà, vous avez droit à une ovation de cette salle en délire qui est en face de nous. Bravo ! Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci à vous tous d'avoir participé. Si vous n'êtes pas encore abonné, bien sûr, on est sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer et toutes les autres bonnes plateformes de baladodiffusion. On vous souhaite un bel été. Faites vos devoirs de vacances tels que Hubert vous l'a proposé. Vous pouvez faire un replay pour regarder le transcript de cet épisode. Éclatez-vous. Mettez les mains dedans. Passez à l'acte. Moi, c'est ce que j'ai retenu de cet épisode. finalement, ne restez pas sur le bord de la route, passez à l'acte, faites-vous votre propre idée, votre propre sujet, mais au moins ne dormez pas, ça me semble important, merci à vous tous d'avoir écouté cet épisode, à tchao tchao.