Speaker #0Salut ! Tu as sûrement entendu parler de la communication non-violente. Aujourd'hui, on va voir dans cette vidéo comment elle peut t'aider pour toi, pour identifier tes besoins, communiquer plus efficacement et pouvoir te faire comprendre du reste du monde qui t'entoure. Si tu me découvres, je suis Chloé, coach business et consultante en stratégie. J'aide les entrepreneurs à monter un business entouré d'experts qui m'aident pour ça à un business aligné et rentable, sur le long terme, pour que ce ne soit pas un sprint. épuisant, mais plutôt un marathon où on apprécie le chemin. Aujourd'hui, la CNV fait partie vraiment de ma vie et je voulais vraiment te partager cette astuce et ses particularités parce que pour moi, c'est vraiment très très puissant. La première question que je voulais partager avec toi, une question qu'on me pose souvent, comment est-ce que la CNV peut vraiment changer nos vies et participer à des relations épanouissantes et que ce ne soit pas béni oui oui. La communication non-violente, Ça n'est pas... mettre du baume sur tout ce qu'on dit, prendre des pincettes et diminuer la force de notre communication. Ça n'est pas du tout ça. La communication non violente, c'est de l'intelligence émotionnelle d'une part, parce qu'il s'agit de comprendre l'autre. Donc la première astuce, c'est une écoute active. Être ancré à l'intérieur de son corps, les pieds bien dans le sol, et pouvoir entendre ce que l'autre a à nous dire. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose que je vois qui est très importante, c'est quand quelqu'un me dit quelque chose ou quand je suis réactif émotionnellement sur des propos ou quelque chose, c'est qu'est-ce que ça me fait à moi ? Et ça, c'est une partie, l'identification de nos émotions à nous et de quels besoins ne sont pas remplis. C'est vraiment quelque chose, en tout cas à moi, dans mon entourage et dans mon enfance, qu'on ne nous a pas beaucoup appris, ni à l'école d'ailleurs. Ce serait magnifique que ce soit à l'école et qu'on puisse l'enseigner à nos enfants. Et il faut que cet outil soit enseigné d'ailleurs aux enfants, mais c'est à nous en tant que parents et à toi en tant que citoyen de pouvoir utiliser cet outil pour ensuite le déployer. En tout cas, j'en reviens à mes moutons et j'arrête les digressions. La CNV, donc, c'est identifier à l'intérieur qu'est-ce que ça me fait déjà ? Qu'est-ce que ça me fait ce que lui ou elle me dit ? Est-ce que c'est de la colère ? Est-ce que c'est de la peur ? Est-ce que c'est de la... honte ? Est-ce que c'est de la joie et du rire ? Bon, ça c'est facile, on n'a pas trop à se poser de questions, mais c'est plutôt pour les émotions dites, ben voilà, négatives. Donc, qu'est-ce que ça me fait à moi ? Et quand il y a une situation où il y a un besoin, la question à se poser, c'est quel besoin n'a pas été comblé ? Parce qu'en fait, la plupart du temps où je vais te donner un exemple, par exemple si je dis oui à quelqu'un alors que je n'avais pas du tout envie de faire quelque chose ou d'aller à un événement, Si je me sens obligée, je vais faire quelque chose, mais par obligation. Donc en fait, il y a un besoin que je n'ai pas respecté. Et là, il s'agit bien sûr de reprendre sa responsabilité parce que c'est moi-même qui n'ai pas voulu écouter mon besoin et qui ne l'ai pas respecté. Donc pour moi, c'est tout ça la communication non violente. Alors il y a peut-être d'autres mots et d'autres théories, mais en tout cas, aujourd'hui, je voudrais faire synthétique et surtout t'expliquer comment moi, je le mets en œuvre. et dans quelle mesure c'est cohérent. Donc la CNV, ça va être ça, ça va être identifier les besoins qui ne sont pas comblés pour nous, et donc après, pouvoir identifier aussi ce qui se joue chez l'autre. Une fois qu'on est bien au clair avec tout ça, alors évidemment, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Il faut travailler, expérimenter, et comme beaucoup de choses, c'est un muscle, donc il va falloir le refaire, y revenir, et la vie est tellement bonne avec nous qu'elle va nous envoyer plein d'exercices et de travaux pratiques. pour pouvoir vérifier qu'on a bien compris et qu'on a bien nos acquis. Donc on va pouvoir s'exercer une bonne quantité de fois. Et il s'agit donc de pouvoir identifier chez l'autre quels sont les besoins qui n'ont pas été assouvis, aussi qui n'ont pas été comblés. Dès lors qu'on commence à avoir une écoute active, de pouvoir comprendre pourquoi l'autre a cette réaction, ça n'excuse rien qu'on s'entende bien. Il y a des réactions qui sont violentes, des manifestations de la colère, de la peur. qui sont exprimées à l'extérieur et qui sont presque vomi parfois sur les gens, ça non. Évidemment, il faut mettre le haut là, il faut dire stop. D'ailleurs, une des premières choses que j'ai apprises en communication non-violente quand j'ai commencé à l'implémenter dans ma vie, c'est de pouvoir oser dire stop. Et parfois, on comprend juste qu'en face, c'est trop volumineux et on ne sait pas quoi en faire. On n'aura pas la bonne attitude. on veut surtout S'empêcher de refaire nos mécanismes comme avant, de réaction et de gueuler les uns sur les autres, ça on sait qu'on n'en veut plus. Par contre, on n'a pas encore la méthode pour pouvoir faire autrement. Et bien parfois, simplement de pouvoir dire, attends, ce que tu me dis, c'est en train de vraiment me faire un chamboulement émotionnel. Laisse-moi le temps d'y réfléchir, je ne peux pas te répondre tout de suite. Et parfois, juste le fait de dire stop, de dire attends, laisse-moi quelques minutes pour y réfléchir. Ça laisse les choses se poser. Il ne faut pas oublier que la guerre, elle se crée parce que tu en as deux des personnes, l'une en face de l'autre, qui veulent créer de la discorde ou qui font colère et ballent le ping-pong colère contre colère. La guerre, elle s'arrête quand un des deux baisse les armes. Donc, il suffit de stopper, de ne pas réagir et ça suffit la plupart du temps. Après, on trouve des manières de communiquer. Après, on arrive à trouver les mots pour dire ce qu'on ressent, pour dire ce que l'autre nous a dit. Qu'est-ce que ça nous a fait ? Et ensuite, on pourra même y revenir. Il n'est pas du tout interdit, même dans le cadre professionnel, de revenir quelques jours après, parce que la plupart du temps, on a des mécanismes automatiques aussi. Par exemple, la sidération. On ne peut rien dire. On est comme figé. Comme si on était une petite souris qui fait semblant d'être morte pour qu'on l'oublie. Parfois, c'est ça nos réactions. Juste, ce qu'on a vu, ou ce qu'on a entendu, ou ce qu'on nous a dit, ça nous a choqués. mais on n'est pas du tout en mesure de dire ni pourquoi, ni comment, quels besoins, etc. Et en fait, il va falloir plusieurs jours pour y revenir. Donc ça, il faut s'autoriser à faire ça, à mon sens, de pouvoir revenir vers la personne deux, trois jours, même parfois des années après, et parce que, en fait, la charge énergétique, elle est toujours à l'intérieur de nous. Et il y a des choses qu'il faut régler, il y a des dossiers qu'il faut vraiment se délester. Et parfois, ça prend des mois. pour arriver à faire le tri à l'intérieur de nous sur les émotions qu'on a vécues, à faire le tri sur les mots, à trouver les bons mots pour pouvoir faire passer nos idées. Donc, on peut tout à fait revenir plusieurs temps après et dire, écoute, je voudrais reparler avec toi de cet événement. Le jour où tu m'as dit ça, je tenais juste à te dire, ça m'a fait beaucoup de peine. Et là, on énonce. Qu'est-ce que ça nous a fait comme émotion ? Ça n'est pas de la culpabilisation pour dire, tu n'aurais pas dû. D'ailleurs... l'emploi du « tu » , c'est un mot à bannir. Dès qu'on emploie le « tu » , « tu as fait ça » , « tu as dit ça » , il faut réussir à trouver autre chose. Quand ces propos ont été énoncés, j'ai ressenti et j'ai compris que mon besoin, je n'avais pas respecté mon besoin, ou dans cette relation, dans cet événement, dans cette interaction, mon besoin de sécurité, etc., confiance, authenticité n'a pas été respecté. Je comprends que toi, ton besoin de ceci, cela n'a pas été respecté aussi. Alors, ça peut paraître un petit peu mécanique, mais en fait, il y a un moment donné, c'est de l'hygiène. Il suffit que les personnes prennent conscience de la responsabilité et surtout de leur propre pouvoir. Quel pouvoir j'ai dans mes relations, dans mes interactions ? Et comment je peux faire en sorte que mes mécanismes passés automatiques que je connais depuis des années ne soient plus à l'œuvre en fait ? Parce qu'il s'agit de ça, il s'agit de faire autrement, de créer d'autres relations. Donc voilà, c'était moi, en tout cas, ma pratique de la CNV sur ce thème-là. Et j'ai une autre question aussi qui me revient souvent, c'est en quoi la CNV peut transformer nos relations, nos relations business, nos relations familiales, nos relations avec la boulangère ? Eh bien, c'est justement dans ce stop à la réaction. Il s'agit vraiment de vouloir stopper la guerre et les énergies de colère, de violence qui sont émises. Par exemple, moi, j'habite à Marseille. À Marseille, on klaxonne beaucoup. On est très virulent dans les propos, parfois. Je ne dis pas que tout le monde fait comme ça, mais c'est parfois comme ça. Il y a des cultures qui sont plus sanguines, qui sont plus dans la réaction. Il y a aussi des personnes qui n'ont pas appris à gérer leur colère et qui, du coup, vont se déverser. Nous ne sommes pas des poubelles émotionnelles. Chacun doit prendre ses responsabilités et faire son hygiène d'émotion. Parfois, ça va être aussi de la colère qui va nous submerger. On ne sait pas pourquoi. La vie a décidé de mettre sur notre chemin un truc hyper réactionnel et on a un flot de colère. Enfin, est autorisé en fait à se laisser voir et à être en mouvement. Tant mieux, merci la vie. Parce que toutes ces émotions, quand on est petit, quand on était dans le ventre de sa mère, tout ça en fait c'est dans nos cellules. Et il s'agit de les faire ressortir des terrains inflammatoires par exemple, des tendinites à répétition, des contractures musculaires. Plein de pathologies sont des cristallisations d'émotions. Donc en fait, la CNV, elle est la bienvenue pour ça parce qu'en fait, on va pouvoir accueillir nos émotions, accueillir l'émotion que telle situation provoque chez nous, pouvoir la verbaliser et pouvoir dire à la personne qu'en fait, on veut fonctionner sur un autre mode de fonctionnement. Parfois, ça va être aussi de dire, attends, là, stop, s'il te plaît. j'ai besoin de sortir, j'ai beaucoup de colère qui est en train de se créer à l'intérieur de moi je vais aller marcher un petit peu et on en reparle un peu plus tard si tu veux bien. La plupart du temps les gens ça calme la conversation parce que s'il y a de l'énervement et de la réaction qui est en train de se créer c'est parce qu'en fait les deux sont en mode survie et c'est comme des combats de coq quoi où on est sur nos peurs et nos failles, et c'est pour ça qu'on réagit. Il y a d'autres modes de communication qui sont possibles, et c'est pour ça que la CNV, à mon sens, est hyper intéressante dans toutes nos relations, que ce soit avec nos enfants, avec nos partenaires, dans nos business, avec toutes les personnes qu'on croise. C'est hyper intéressant de pouvoir créer d'autres modes de dialogue, d'autres modes de fonctionnement, et il y a ce super outil qui existe. Donc moi... J'ai beaucoup écouté Thomas Dassenbourg. Il est vraiment génial. Il a fait des conférences, des livres. C'est passionnant. Si tu veux d'autres références, n'hésite pas à me faire un commentaire. Je te les diffuserai avec grand plaisir. Et en fait, ça serait vraiment dommage, je trouve, de passer à côté de tous ces outils qui ont été mis à notre disposition pour qu'en fait, on ait enfin des relations harmonieuses dans nos familles, dans nos business et dans la vie en général. Je te dis à bientôt.