- Speaker #0
Enfin, je pense qu'il reste optimiste. Dire deux ans, ça me semble très long quand tu vois les progrès que l'IA a fait. Les data centers sont la nouvelle mine. On est à poil sur l'entraînement des modèles, vu que 90%, 95%, 99,9% de la population qui soit de chat GPT soit Claude, mais on entraîne du coup les modèles américains. Et là... c'est vraiment là où on a un problème. Moi,
- Speaker #1
je comprends un exemple très con, un peu de making-of. On s'est un petit peu battus avec notre matos pour lancer ce premier épisode. Bon, on avait Léa qui nous disait appuyez sur le bouton record. Il n'y a pas de bouton record sur notre boîtier, donc voilà. Donc, il nous le maintenait à un mordicus. Bon, le bouton, il s'appelle autrement.
- Speaker #0
L'intelligence artificielle accélère, l'open source redevient stratégique. Les modèles économiques vacillent et pourtant, la plupart des discussions restent complètement superficielles. Contrib, c'est le talk qui relie tous les points. Chaque semaine, on décrypte les ruptures technologiques, business open source qui vont réellement impacter les entreprises européennes. Pas de buzzword, pas de langue de bois, juste une question, comment on construit plutôt que subir ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on a trois actualités qui ne semblent avoir aucun rapport, mais qui peut-être nous racontent la même histoire. Arthur Mensch a affirmé il y a quelques semaines que l'Europe avait moins de deux ans pour rester dans la course de l'intelligence artificielle. Dans le même temps, PrestaShop annonce un plan social. Et partout, les agences digitales voient leurs modèles remis en question, voire même s'effondrer. Coïncidence ou symptôme d'une transformation beaucoup plus profonde ? On va en parler aujourd'hui.
- Speaker #0
Je suis Thomas Rera, directeur général de Profilio et vice-président de Friend of Presta.
- Speaker #1
Et je suis Christophe Hidal, directeur commercial associé au sein de 410Gone et vice-président. de Friend of Presta.
- Speaker #0
Et vous écoutez Contrib, propulsé par Friend of Presta.
- Speaker #1
Bon, Thomas, je te propose qu'on commence par une des déclarations qui m'a, moi, grandement marqué ces dernières semaines. Donc Arthur Mensch a expliqué devant les députés français que selon lui, il restait moins de deux ans à l'Europe pour prendre sa place dans la course à l'IA. Alors toi, en train de décider quel sera un acteur, quand tu entends ça Thomas, est-ce que tu penses qu'Arthur Mensch dramatise trop la situation ou est-ce que finalement on n'est pas encore assez inquiet ?
- Speaker #0
Alors vu l'état de la commission d'enquête, et je pense que c'était le Sénat, je pense qu'on n'est pas encore assez inquiet. Je rappellerai quand même une anecdote sur cette commission d'enquête. Arthur Mensch, il y avait quatre sénateurs dans la salle. Pour le même thématique de la commission d'enquête, Pamela Anderson est venue, la salle était comble. Donc déjà, tu vois le niveau d'implication et d'intérêt. Le président de la commission d'enquête n'était même pas là, il est arrivé en cours. Bon, bref, passons. Donc je pense que Mensch est vraiment... Déjà, je pense qu'il reste optimiste. Dire deux ans... Ça me semble très long quand tu vois les progrès que l'IA a fait. Je rappelle que l'IA, il y a trois ans, n'existait pas. Que les agents, toute la partie agentique de l'IA en novembre n'existait pas. C'est-à-dire que ça a commencé à pointer le bout de son nez en octobre, en novembre. Là, on tourne cet épisode, on est en juin 2026. Et déjà, tout ça a fait un bond énorme. Moi, ce qui m'a hyper marqué dans le... dans ce qu'il a dit dans la commission d'enquête, c'est surtout la métaphore sur les tokens. Il a fait une métaphore et c'était osé parce que la commission d'enquête, la présidente adjointe de la commission d'enquête, c'était quand même une écolo. Et donc, du coup, c'était osé parce qu'il a dit qu'en fait, les data centers sont la nouvelle mine. Ce sont les nouvelles mines. globalement, les tokens, c'est le minerai. Et c'est la première fois qu'on arrive à transformer de l'énergie en intelligence. Donc en gros, t'as le data center, c'est la mine, t'as l'énergie, c'était l'humain et les machines qui creusaient, et à la sortie, il y a de l'intelligence. L'intelligence artificielle, certes, mais de l'intelligence. Donc de la valeur. Et ça, ça m'a vraiment marqué dans la commission d'enquête parce que C'est là où tu vois que ça doit accélérer. Et quand on voit les valos, tu as Tchad GPT qui, certes, plafonne en termes d'utilisateurs à 900 millions. d'utilisateurs, ils voulaient passer le milliard, ils n'ont pas réussi. Google qui a annoncé il n'y a pas longtemps, avec Gemini, mais en même temps Google est installé chez tout le monde, partout, qu'ils avaient aussi atteint 900 millions d'utilisateurs. Bon, Anthropic est loin derrière, même s'ils ont récupéré 30%. Ils ont récupéré 30% là, Anthropic, en quelques mois. Ils ont réussi à récupérer 30% de part de marché. Ça va très très vite, et oui, on est réellement à la bourre, parce qu'on parle d'Europe, mais déjà les États-Unis, ils ont Anthropique, OpenIA, ils ont Google avec Gemini, ils ont Grok avec Musk, bon certes, ça marche pas des masses, le truc est pas... Enfin, Grok marche, mais il est pas très utilisé. Tu vas avoir Amazon qui essaye, bon, ils sont un peu en retard. Apple, eux, ils ont complètement abandonné la course. Je ne sais pas comment ils vont la rattraper, mais pour l'instant, ils l'ont laissée de côté. Et oui, on est vraiment sur... Nous, on parle d'Europe, mais en réalité, déjà, il y a un acteur français, certes européen, mais on a un acteur. Oui.
- Speaker #1
C'est intéressant peut-être, Thomas, malgré tout aussi, pour les gens qui nous regardent aujourd'hui qui ont peut-être moins suivi le sujet que nous, de replacer un peu ce que c'est avec cette commission d'enquête, parce que finalement... Arthur Mensch va parler devant des gens, on ne sait pas trop pourquoi ni comment. Donc juste pour repositionner un petit truc, c'est une commission d'enquête qui est sur les dépendances structurelles et la vulnérabilité systémique dans le système du numérique et les risques pour l'indépendance de la France. Ça touche en effet pas que les sujets d'intelligence artificielle. Alors tu l'as noté, c'est à l'initiative d'un groupe écologiste à la base qui ont lancé ça. Ça fait depuis le 3 février 2026, donc c'est tout récent. Et donc, il y a 27 députés qui sont ici, tous les groupes politiques, qui ont rejoint ces réunions-là et qui mènent ces enquêtes-là. Donc, c'est intéressant, et je te redonne la main tout de suite dans la foulée, de bien garder en tête que cette enquête-là, elle n'est pas uniquement IA, elle est souveraineté technologique française.
- Speaker #0
Et la souveraineté, je pense que vous avez un peu compris que c'était mon dada du quotidien. La souveraineté numérique, pardon, mais elle en a pris plein la gueule, la souveraineté numérique. On a commencé à la comprendre depuis quelques mois et je suis très content parce que par contre, il y a des belles victoires. Je sais que je remonte souvent ce qui ne marche pas, mais il y a quand même des très belles victoires. Il y a la Commission européenne qui a quand même décidé de sortir entièrement du cloud américain. Déjà, on se demande comment il était rentré, mais bon, bref, passons. Elle a quand même décidé de sortir du cloud américain. Elle vient de signer un énorme contrat avec OVH, Clever Cloud et un troisième dont j'ai oublié le nom. Donc ça, c'est déjà un signal positif. On voit de plus en plus de ministères se détourner de Microsoft qui est déployée partout. Donc ça, c'est très bien parce que... Mine de rien, et Mensch le rappelait aussi dans la commission d'enquête, il disait mais la commande publique aujourd'hui en France et en Europe, ça reste un gros levier. Et on pense que c'est en mode, ok, la commande publique, en gros c'est toujours les États qui doivent payer. Enfin, je rappelle qu'aux États-Unis, c'est exactement la même chose. Les Big Five, là, ils ont commencé avec de la commande publique. Musk, il fait le malin. Aujourd'hui, tu enlèves la commande publique à SpaceX, ça va lui faire très très mal. Donc ça permet aussi fondamentalement de lancer des entreprises et d'aller nourrir sur du vrai business. Et on en a tous besoin. Ces boîtes-là, elles n'ont pas besoin d'être subventionnées. C'est ça la différence entre subvention et commande publique. Mais nous, on a un acteur, mais un acteur qui a décidé d'être, j'allais dire, full stack. au sens où Mistral n'est pas un acteur grand public. Bon, ils ont le chat. La BPI vient d'annoncer en grande pompe qu'ils avaient viré Chad GPT et Claude et qu'ils allaient mettre le chat. Le truc, c'est que toutes les boîtes qui ont fait ça, toutes les grandes boîtes ou même les boîtes semi-publics privées type SNCF qui ont mis le chat, la réalité, c'est que dès que tu commences à creuser un peu et que tu as des journalistes qui s'approchent, Les salariés disent « Oui, oui, oui, on a installé le chat, mais on a gardé notre abo, parce qu'à côté, parce qu'on nous l'a imposé, parce que c'était bien, machin. » Mais personne ne l'utilise. Donc aujourd'hui...
- Speaker #1
J'avais fait un post, un moment un peu humoristique là-dessus, en disant... J'aime pas le chat, mais j'aime Mistral, parce que moi, perso, j'ai essayé d'utiliser le chat, j'ai pris un abonnement que j'ai toujours, tu vois, par... comment...
- Speaker #0
Ouais, par patriotisme ! Par patriotisme, ouais, c'est ça, exactement !
- Speaker #1
Et clairement, j'ai jamais été satisfait par mes échanges avec le chat, par contre, c'est intéressant de voir qu'en effet, là où les gros acteurs américains ont beaucoup commencé sur ce côté B2B aussi, chat GPT... Claude moins pour le coup parce que Claude a vraiment lui attaqué sur le terme du code et je pense que c'est ce qui fait qu'ils en sont aujourd'hui en train de prendre des parts de marché de tout le monde parce que le code c'est le meilleur endroit pour attaquer l'IA en fait, c'est aussi l'endroit où tu sais que tu vas te heurter au moins le moins à des opposants parce que les utilisateurs l'utilisent et sont un peu déjà tu vois des et au delà de ça le code aujourd'hui c'est ce qui génère le plus
- Speaker #0
plus de résultats pour le moins de tokens consommés. Et c'est là où Anthropic a été très fort. C'est que vraiment, le code, c'est là où tu peux produire vraiment du volume avec très peu de tokens, donc avec des prix qui sont relativement maîtrisés. Regarde, ChatGPT, ils vous avaient lancé, je ne sais plus comment ça s'appelait, mais leur générateur de vidéos, au bout d'un mois et demi, ils l'ont arrêté. Sora ? Ouais, Sora. Ils l'ont arrêté. Terminé. Pourquoi ? parce que c'était un gouffre et que ça consommait un nombre de tokens fou. Mais donc Mistral, oui. Après, on a un problème fondamental qui, je trouve, il en a parlé un peu dans la commission d'enquête, mais on peut se demander, mais c'est OK, ils font du B2B. Là, ils ont fait leur premier Mistral Summit IA et tout. Ils ont annoncé des contrats avec BMW. Déjà c'est bien parce qu'on sort de la France, ils ont signé avec Airbus, enfin là ils ont signé avec vraiment beaucoup de boîtes, il y en avait plein, j'ai fait un poste qui avait hyper bien marché sur ce sommet-là, c'était hyper intéressant. On voit qu'ils attaquent toutes les couches parce que pareil ils vont investir 1 milliard d'euros sur la partie data center, parce qu'il va falloir quand même avoir un peu de puissance de calcul. Mais la question, c'est pourquoi ils gardent le chat ? Est-ce que c'est juste pour faire joli ou pas ? Et en vrai, la réponse de fond, et là, on a un gros problème, et c'est là où je dis que Mensch, deux ans, je le trouve bien gentil, parce que si là, on n'a pas réglé, dans quelques mois, le problème fondamental de l'IA, c'est l'apprentissage des modèles. Et le chat, il sert à ça. La vérité, c'est que le chat, il sert à ça, il sert à entraîner les modèles. Et on est, désolé, mais on est à poil, on est à poil sur l'entraînement des modèles, vu que 90%, 95%, 99,9% de la population, mais moi compris, je ne suis pas meilleur que les autres, mais moi compris, on utilise soit ChatGPT, soit Claude, mais on entraîne, du coup, les modèles américains. Et là... C'est vraiment là où on a un problème. Donc Mistral, ils ont résolu le truc parce que, ok, ils vont faire du très industriel, mais ils ont un autre petit souci, c'est que s'ils vont trop d'un côté industriel, ils vont avoir un problème de capitalisation. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'aujourd'hui, les boîtes d'IA, elles ont des capitalisations qui n'ont aucun sens. Aucun sens, bref, on va pas rentrer dans ça, mais qui sont énormes. Sauf que si Mistral va trop, trop, trop vers le B2B, ça ne va plus être une boîte d'IA, ça va être un SaaS. Et si tu commences à regarder les capitalisations d'un SaaS versus d'une boîte d'IA, ça n'a plus rien à voir. Et là, ça devient beaucoup moins intéressant, et pour Mensch, etc., etc. Et là, on va avoir vraiment besoin, il nous faut d'autres Mistral. Même si ça reste une super success story, je rappelle quand même, Mistral, ils sont déjà 1000 employés. 1000 employés, c'est énorme !
- Speaker #1
Pour autant, ça reste... Alors toi, ça me fait un peu tiquer, tu vois, malgré tout, qu'on soit... Toi, on avance, c'est un petit peu tes mots, toi, notre champion européen. Aujourd'hui, le rapport de force entre Mistral d'un côté et, prenons, Claude ou OpenAI de l'autre, en termes de revenus récurrents, c'est une paille, quoi, c'est rien ! Mistral, toi, j'ai regardé un peu les chiffres en termes d'ARR OpenAI, on est sur 25 milliards Anthropic, on est sur 14 milliards et Mistral, on parle de 0,4 milliards, donc comment tu les mets finalement dans la même cour ?
- Speaker #0
Mais ils ne sont pas ! Mais ils ne le sont pas. Ils ne le sont pas, c'est bien tout le sujet. Mais après, est-ce qu'on parle d'IA en réalité ? Ou est-ce qu'on parle, comme la commission d'enquête qui commence à se réveiller sur la souveraineté, c'était déjà grave d'être dépendant sur sa boîte mail, sur ses datas, sur ses data centers ? Ok, ça c'était déjà super grave, et on l'est toujours, on n'a pas vraiment réglé ce problème-là, mais l'autre problème, c'est que l'IA, c'est quand même le sujet qui est en train de changer le monde, c'est, je ne sais plus qui disait, l'IA c'est vraiment l'évolution presque la plus importante depuis que Homo sapiens a changé... est passé de... a commencé à avoir une conscience, a commencé à comprendre des concepts. C'est exactement ça. Moi, je disais que c'est plus important que la révolution industrielle, mais en fait, c'est beaucoup plus gros que ça. Et là, indépendant de ces données...
- Speaker #1
Je faisais le rapport avec l'électricité, tu vois. Mais en fait, c'est même plus que ça, c'est la conscience. En fait, c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est beaucoup plus fondamental, parce que quand on se disait que c'est une nouvelle révolution industrielle, oui, mais non. Parce que là, si ça vient au moment où en fait l'homme est devenu ce qu'il est, c'est-à-dire de comprendre, et c'est ce qui a fait que l'homme a gagné quelque part sur l'animal, c'est j'ai une conscience, et en gros je pense un peu en 3D, j'arrive à me projeter, etc. Et là on est sur la même révolution, donc on n'est plus sur une révolution matérielle, mais on est sur une révolution pratiquement cognitive, et réellement intellectuelle. Mais qu'est-ce qui se passe si on continue à être dépendant des autres ? Et quand on voit... Les Américains et Trump, là tout le monde a ouvert les yeux en mode « oulala » . Mais en vrai, Trump, il n'a fait que crier très fort ce que les États-Unis font depuis avant. Il y a beaucoup de gens en Europe qui pensent encore que « ok, allez, quand les démocrates reviendront » . Mais en fait, les démocrates ou peu importe qui, et la Chine sort des modèles...
- Speaker #1
J'allais te ramener la Chine sur le terrain, parce qu'en plus la Chine, on sait que là, c'est beaucoup des décisions en effet étatiques. des sujets qui sont poussés par l'État avec des sociétés qui sont aussi,
- Speaker #0
comment je veux dire, subventionnées. Enfin, tu vois, quand l'État décide un plan, tout le monde y va à fond, quoi. Oui, déjà, ils ont un plan à 50 ans, ce qui ne nous ferait pas de mal. Mais tu vois, la Chine, et pourtant je suis très dur avec la Chine et très inquiet par beaucoup de sujets sur la Chine, mais là, la Chine, on a un intérêt avec elle et ils vont nous filer un coup de main. Et le coup de main qu'ils vont nous filer, c'est qu'ils ont pris du retard sur l'IA. Et la Chine et les Etats-Unis, nous on est une goutte d'eau au milieu entre les deux. Donc la bataille ne se joue pas avec nous. Elle se joue Chine-Etats-Unis. Donc là les Etats-Unis sur l'IA, je pense qu'on est tous d'accord, ont pris beaucoup, beaucoup d'avance. Ils ont essayé de les... Ils essayent de les ralentir en leur empêchant d'avoir des puces Nvidia et compagnie. Donc bon, c'est juste une grosse erreur parce qu'en fait, les Chinois sont juste en train d'apprendre à comment les faire eux-mêmes. Ça prend un peu plus de temps, mais une fois qu'ils vont pouvoir les produire. Donc pour en revenir au sujet de l'IA, c'est que là, nos amis chinois, ils nous aident sur un point. C'est que tous les modèles qui concurrencent des Opus ou des ChatGPT 5.5, c'est des modèles chinois. Et ils sont...
- Speaker #1
open source.
- Speaker #0
Et donc, tu vois, nous on a regardé, on s'est dit, mais tiens, est-ce qu'on pourrait les utiliser ? Et en vrai, une fois que tu prends un modèle open source, que tu le host chez toi, il n'y a rien qui part au gouvernement chinois ou je ne sais quoi. Rien. Tu es hosté chez toi, tu es en vase clos, il n'y a pas une fuite, il n'y a pas une porte dérobée. Ça, ça n'existe pas. Donc là, le jeu des Chinois pour rattraper, parce que les Chinois trichent quand même très fortement, le jeu pour rattraper les modèles américains, c'est qu'ils entraînent leurs modèles sur les modèles américains. Donc ils essayent de fermer et tout, mais pour l'instant, ils n'ont pas trop, ils ont un peu de mal à le faire. Donc là, ça, ça peut nous aider parce que si les entreprises européennes et qu'on a des champions européens, et même nous, dans nos structures, dans nos PME, On commence à utiliser des modèles open source chinois, qui sont, et là ça me fait un peu mal de le dire, mais qui sont quand même sur les benchmarks bien meilleurs que Mistral, parce que la réalité c'est que les modèles open source de Mistral sont bons. Mais les modèles de Mistral qui sont vraiment bons, ce ne sont pas les modèles open source. C'est les modèles SAS, chez eux. Donc, ce qui n'est pas grave, parce que ça reste quand même localisé, mais ce ne sont pas des modèles open source. C'est des modèles, tu es obligé de prendre un abo, comme ChatGPT ou Cloud, utilisés avec des API. Et là, ils sont aussi bons sur les benchmarks que des modèles américains. Mais les modèles open source, je ne sais plus comment ils s'appellent, le gros modèle qui est sorti. qui est sorti chinois.
- Speaker #1
C'est Quen.
- Speaker #0
Voilà, Quen.
- Speaker #1
Je ne sais pas les numéros derrière, mais moi, je l'ai essayé.
- Speaker #0
Quen, là, il y a un Quen à 32 millions de je ne sais plus quoi. Honnêtement, là, les benchmarks montrent que ça vaut du opus. Ça vaut du opus. Mais le game n'est pas le même, parce que là, on peut héberger ça nous-mêmes, sur nos propres data centers, avec nos GPU, je mets des guillemets, les GPU qu'on aura achetées à Nvidia. qui sont pas les nôtres, mais si on les a achetés. Donc ça, c'est intéressant. Ça, c'est intéressant et là, ça me redonne un peu d'espoir, mais cet espoir, j'oublie pas, et c'est aussi pour ça que c'est tellement important et que je pense que toi et moi, on avait envie de lancer un média comme Contrib, c'est que la conversation qu'on est en train d'avoir, 0,1% de la... population française et européenne à ce niveau de conscience. Et moi, je parle autour de moi, j'ai même des gens dans des entreprises que je connais, des amis, qui me disent et qui m'appellent, « Ah, Thomas, tu vas être content, j'ai fait une formation à l'IA. » En effet, trop cool, ok. Et donc, du coup, tu vas utiliser quoi ? ChatGPT ou Claude ? Et là, grand blanc, c'est qui Claude ? C'était il y a trois semaines. Ce n'était pas il y a 4 ans, c'était il y a 3 semaines. Et ils avaient fait, ce n'est pas une petite boîte, ils avaient fait une vraie formation. Donc il y a aujourd'hui, comme dans toute révolution, un nombre de vendeurs de pelles important. Et là, la formation était super bien, mais en fait, le formateur, il a focus 100% de chaque GPT. Donc il n'y a même pas un slide au départ qui te pose un peu les concepts de, OK, déjà, quels sont les grands modèles ? Quelles sont les entreprises ? et qu'est-ce qui va quelles sont les alternatives parce que ça reste technologiquement très compliqué,
- Speaker #1
un modèle open source faut l'héberger après moi je trouve aussi on l'a vu ces dernières semaines de manière plus exacerbée aux Etats-Unis où on a vu que Sam Altman a été agressé etc moi je le vois beaucoup autour de moi sur des gens qui sont pas dans le domaine comme nous Tu vois, il... Moi, c'est vrai que j'ai déjà, depuis toujours, un téléphone greffé dans la main, et là, de plus en plus, une IA greffée dans la main, et quand on discute d'un sujet ou quoi que ce soit, je vais demander à l'IA, auprès, de manière naturelle, et je sens que j'agace des gens, tu vois, avec ça. Donc, il y a le côté non-connaissance des modèles, mais il y a aussi ce côté réfractaire. Alors, je ne pense pas que ce soit franco-français, mais c'est quand même bien notre truc, nous, peut-être, un petit peu les Gaulois, tu vois, et est-ce que du coup le... se manquent, parce qu'on a l'impression, nous, dans notre microscomme Cosme, de parler d'IA tout le temps. J'en parlais, moi, encore hier avec des directeurs commerciaux, mais dans la vraie vie, l'utilisation d'IA, elle est minime encore en France. Oui,
- Speaker #0
mais j'ai plusieurs points. Déjà, le point numéro un, on se flagelle pas. Le plus gros mouvement de fonds anti-IA en ce moment... Il est aux Etats-Unis, chez les jeunes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Sam Alman s'est fait agresser. Le PDG de Google a été donné une conférence dans l'école dans laquelle il était. Ils font toujours ça, il est revenu, machin. Il s'est fait huer. Et il y a un sondage américain qui est sorti sur, je ne sais plus, mais c'était une grosse majorité des jeunes qui disaient assumer de... C'est quoi le... Saboter. le déploiement de l'IA dans leurs entreprises. Donc déjà, ça c'est le premier point. Deuxième point, les classements d'usage de l'IA, la France n'est pas dans les choux, du tout. On n'est pas du tout, du tout dans les choux. Ok, on n'est pas dans les deux premiers non plus, mais on n'est pas du tout dans les choux. Donc ça, c'est un peu rassurant, parce que ça veut dire qu'on l'utilise. Après, ça reste des classements qui ne vont pas descendre sur le niveau d'usage. Donc je ne sais pas si les Français s'en servent. pour améliorer leur productivité ou pour faire des petits Ausha avec ChatGPT. Ça, effectivement, on n'est pas à ce niveau-là. Mais globalement, ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est les jeunes. honnêtement j'ai encore fait des entretiens récemment pour de l'alternance le niveau d'usage de l'IA soit les jeunes ils ont 20 ans s'en servent pas soit ils ont posé leur cerveau et ça se voit j'ai l'impression de parler avec Chad G.Petley le contenu qui a été fait c'est pas eux qui l'ont fait Ils ne comprennent même pas ce qu'ils racontent.
- Speaker #1
C'est un sujet, justement, on sort un peu de Mistral, etc., mais c'est un sujet, moi, qui m'intéresse beaucoup, ce que tu viens de dire là. Parce qu'il n'y a pas très longtemps, je parlais avec quelqu'un sur un recrutement, et qui était sur le recrutement d'un profil senior, un peu comme moi, et qui disait, j'ai peur avec le senior, qu'il n'utilise pas l'IA, tout ça. Et en vrai, moi, la sensation que j'ai aujourd'hui, c'est que... L'usage qu'on va faire, nous qui sommes un peu plus anciens de l'IA, parce qu'on a eu une formation avant, on a eu de l'intelligence, on a eu cette capacité à réfléchir, je trouve qu'on utilise, et ce n'est pas prétentieux, mais mieux l'IA en effet que certaines générations qui n'ont pas fait les choses par eux-mêmes. Tu vois, un codeur aujourd'hui, un développeur qui a 20 ans d'expérience, sait comment on code et va utiliser l'IA de la meilleure des façons, un gars qui démarre et qui sort de l'école et qui ne fait que vibe coder, En fait, il n'a pas les connaissances nécessaires, tu vois. Donc je trouve que c'est aussi ma crainte, si tu veux, c'est qu'aujourd'hui, je trouve que l'IA peut être bien utilisée avec des gens qui ont une expérience, puisqu'ils savent, en fait, quand l'IA se trompe, quand elle ne se trompe pas, quand elle dit des vraies choses. Et la crainte que j'ai, c'est quand même que, en effet, sur les plus jeunes générations, ils n'auront plus l'expérience, plus le vécu, et on va arriver à des choses aberrantes. Alors, on ne donnera pas un exemple de... Un logiciel qui est sorti en vibecoding il y a quelques jours chez un de nos éditeurs préférés, dont on parlera un peu après, qui est flagrant en termes de vibecoding, avec des trucs de pré-prod qui restent en prod, des réflexes qu'une personne avec de l'expérience verra. J'ai peur que ça, demain, ça disparaisse.
- Speaker #0
Moi, ce qui se kiffe, j'ai pas la même inquiétude. J'ai pas la même inquiétude... Le problème de fond, c'est la confiance aveugle. Et moi, l'inquiétude fondamentalement que j'ai, c'est qu'en effet, j'ai l'impression que les générations plus seniors dans lesquelles je suis bien obligé d'accepter d'être rentré, on est enthousiaste à l'usage de l'IA. On y va, et là où les jeunes, ils flippent. Et c'est là où, et je sais pas, j'arrive pas à savoir si on est enthousiaste parce que du coup, on a appris à réfléchir, ou si c'est juste parce que nous on voit, notre vécu fait qu'on voit plus les possibilités dans le global de ce que va amener l'IA que l'inverse. Les jeunes qui vont, tu disais, vibe-coder, etc., en fait, ils ne vont juste pas passer par les mêmes étapes d'apprentissage que nous. Mais c'est comme de dire qu'un agriculteur, quand il y a eu le passage du cheval au tracteur, oui, sauf qu'à la fin, il n'était pas un moins bon agriculteur. Simplement, il n'avait pas le même outil au départ. Et donc, moi, ça ne me pose pas... Oui, il y aura des adaptations, oui, il y aura des erreurs, oui, les gens vont trébucher, mais si on leur donne conscience et que justement, on leur apprend à réfléchir, à ne pas poser complètement le cerveau, c'est là où c'est dur avec l'IA. C'est que l'IA est tellement sûre d'elle, elle est tellement sûre, et en plus, si tu la laisses configurer de base, elle s'excuse toujours, elle te donne tout le temps raison. Là, on est sur un énorme biais narcissique. C'est vraiment... Et quand t'es jeune et que t'as 20 ans et que t'as pas confiance en toi et que t'as encore pas trop pris de coups, certains n'ont pris, mais voilà, t'es au début de ta vie, c'est là où le biais de construction du cerveau, il va donner des gens qui vont être... ce que j'appelle poser le cerveau. Et tu vois, c'est pas... Tu peux faire des super projets en vibe code, je pense que je l'ai prouvé, on l'a prouvé avec la communauté Friend of Presta, on a sorti un truc incroyable en fin d'année avec Friend of Presta qui était vibe codé, bah oui il y a eu des crashs, oui il y a eu besoin de faire de la recette, mais pas plus qu'avec une équipe de dev en fait, pas plus pas moins, simplement il y a des étapes qui sautent pas.
- Speaker #1
On reparlera, si tu veux, Thomas, peut-être de cette histoire de... Je te l'ai emmené sur ce terrain-là, mais on va essayer de finir ce premier terrain, parce que le vibecoding, on en reparlera peut-être dans notre troisième sujet de la journée. Allez, on va essayer de clore ce premier chapitre, parce que ça fait bien 25 minutes, je pense, maintenant qu'on est sur ce sujet-là. Je pense que ce qu'on peut se dire, c'est qu'aujourd'hui, le problème de Mistral, ce n'est pas un problème de qualité. Je pense qu'en effet, le produit est bon, mais c'est quelque part un... Un problème de résultat, un problème de bilan, tout simplement. La souveraineté, elle ne se décide pas. Il faut que ça se mette en place et ça se finance. Et je pense que c'est ça que Mensch, il est allé défendre vis-à-vis de cette commission. Il est allé chercher de l'accès au capital et de l'accès à l'énergie. Parce que, Mensch l'expliquait dans cette commission, c'est qu'il y a une espèce de monopolisation de l'énergie où les Américains et je crois potentiellement les Chinois sont déjà en train d'acheter notre énergie d'avance.
- Speaker #0
Ça, l'énergie, on n'a pas. pas parlé, mais c'est... On est... On est créditeur en énergie. C'est la première fois depuis des années, parce que n'oublions pas qu'il y a eu deux hivers ou trois hivers, il fallait arrêter de se chauffer parce qu'on avait la moitié des centrales qui étaient en panne. Donc là, on a de l'énergie d'avance. Le truc, c'est que on n'a toujours pas lancé le plan de création des centrales, des nouvelles centrales. Oui, il y a un plan de nouvelles centrales, mais enfin, on est en train de nous parler de 25 ans, donc les gars, dans 25 ans... On aura vu le jour. Et là, le problème, c'est qu'effectivement, là, il y a eu SoftBank. Je ne sais pas si tu as vu, 75 milliards investis dans des data centers européens. Mais en fait, 75 milliards, on peut applaudir, on peut se dire, mais c'est formidable. Sauf que sur les 75 milliards, nous, on va avoir le droit de construire le bâtiment. On va avoir le droit d'avoir les mecs qui vont faire la poussière et la maintenance du bâtiment. Tous les GPU, c'est Nvidia. tous les disques à l'intérieur, enfin bref, tout l'intérieur du data center, ça sera pas nous. Et la valeur qui va être créée, parce qu'un data center aujourd'hui, le rendement, c'est x2 en termes de business model. Donc ils disent, SoftBank, ils vont mettre 75 milliards, mais ils s'attendent à ce que ça fasse x2 par an. X2 par an. Mais nous, on va pas en voir la couleur du x2 par an. Par contre... Là où on va perdre énormément, c'est que du coup, ils vont, eux, rapporter la valeur. Ce qui sera dedans, ça sera pour les Américains, globalement, Claude, Chad GPT, Gemini, et nous, on nous aura pompé de l'énergie. Et là, en fait, sur la souveraineté, on a tout perdu. Alors oui, il faut des data centers en France, et oui, il en faut beaucoup. Parce que, mais on ne va quand même pas... se dire par avance, alors on fait des data centers, mais en fait, on a un plan, nous, dans 15 ans, on les nationalise, parce que c'est ça que certains se disent. Mais non, ce n'est pas la bonne logique. La bonne logique, c'est comment on fait pour qu'on ait des boîtes comme Mistral, mais qu'on ait surtout plein des Mistral qui soient capables d'acheter le contenu de ce que fait SoftBank et que, justement, ce côté-là, ça ne sert à rien d'avoir la mine si toute l'exploitation de la mine, en fait, là, aujourd'hui, c'est comme si tu louais le terrain. Il y a une mine avec plein d'or et de diamants, et toi, tu es content parce qu'on te loue ton terrain 1 000 euros par mois. En fait, non, je ne suis pas du tout content. En plus, on prend l'énergie, et l'énergie va servir aussi à l'électricification des maisons, des voitures, etc. Donc cette avance énergétique, en plus des carbonés, s'ils sont tous en train de courir à vouloir faire des data centers en France, c'est parce qu'on a un train d'avance. On a un train d'avance sur une politique. d'il y a 50 ans. Donc en gros, là, on est en train de vendre les intérêts de ce qu'on a fait de bien en France il y a 50 ans. Et on ne va pas assez vite. Si on crée une centrale, allez, tous les 6 mois, je n'aurai pas le même discours. Parce que je dirais, ok, on a de l'avance, mais en plus, on a un train d'avance. Et donc oui, on va vous vendre plein d'énergie, etc. Mais ça ne va pas suffire. Franchement, ça ne va pas suffire.
- Speaker #1
Ok, pour conclure ce premier sujet, je te propose trois scénarios sur l'avenir de Mistral. Dis en quelques mots où tu vois où ça pourrait aller, ou peut-être d'autres scénarios.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Premier scénario, finalement, ok, Mensch a raison, il va réussir à aller chercher cet accès à l'énergie du capital et Mistral se transforme en une excellence technique, en machine commerciale. Peut-être qu'il arrive à un milliard d'ARR, il arrive à gagner les marchés publics européens, souverains, partenariat France-Allemagne, etc. Voilà, il devient ce vrai champion dont on parle. Deuxième scénario, tu sais que c'était tout à l'heure SoftBank, et du coup on va reprendre l'exemple de ARM qui avait été racheté par SoftBank, ok, Mistral se fait racheter, Apple il y a quelques temps qui avait l'ornier là-dessus, donc ça disparaît par dissolution finalement, et troisième scénario, ça devient un peu un survivant niché, donc ok, ils ont compris que sur les géants, sur la volumétrie des géants, ils ne peuvent pas y aller, donc ils continuent à se nicher. sur de l'open source, sur de l'industrie spécialisée sur certaines thématiques. Est-ce qu'il y a un de ces scénarios que tu vois possible, ou est-ce que tu en vois d'autres à ton niveau ?
- Speaker #0
Moi je pense qu'on va avoir le scénario 1, mais j'ai un problème avec le scénario 2, c'est qu'aujourd'hui on part du postulat qu'un champion européen peut réussir en n'ayant que des fonds européens. Ça n'a aucun sens. Pourquoi on n'arrive pas à créer des boîtes européennes qui puissent avoir en partie, pas complètement, mais en partie accès aux fonds américains, par exemple ? Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les fonds américains, ils ont l'argent des Américains, les fonds de pension. C'est ça aujourd'hui qui font qu'ils ont autant de thunes. Mais pourquoi on n'arrive pas à s'en servir plus ? Parce que c'est ça le problème aujourd'hui, c'est qu'il nous faut de la thune pour faire ça. Et on ne va pas tout financer sur nos deniers. Et j'ai l'impression que, en fait, c'est blanc ou noir. C'est-à-dire que, soit tu es 100% français et 100% européen, ou alors si tu as des gens, des Américains dans ton capital, et d'ailleurs Mistral a des Américains dans son capital, je tiens à le préciser, pas majoritaire. Mais, et c'est pareil en fait, il faut que Mensch puisse... puisse être aussi riche que, je ne sais pas moi, que Dario Amodei, aujourd'hui, le problème, c'est qu'en fait, Mistral, avec ce qu'on est en train d'en faire, on est en train d'en faire une entreprise qu'on a étatisée de force, elle est invendable, cette boîte. Mais ce n'est pas normal, tu vois. Donc, si on veut que ça en soit un champion européen, etc., soit on crée les fonds de pension européens, on a un peu de boulot, soit on accepte aussi d'aller chercher de la thune et que là il y ait des gens qui puissent sortir et puis qui puissent gagner donc j'aimerais bien un mix du 1 et du 2 allez du coup
- Speaker #1
Thomas on va refermer ce premier chapitre de ce premier épisode de Contrib le podcast open source comme j'aime des fois l'appeler entre nous et on va basculer sur un de nos champions français de nos champions européens qui se trouve un peu finalement dans tous ces scénarios dont on vient de parler. Le champion qui tient, le champion qui a été racheté, je veux parler de PrestaShop. Évidemment c'est un sujet qui nous tient à cœur tous les deux. Et vu de l'extérieur, je pense qu'on peut se demander ce qu'est-ce qui se passe aujourd'hui chez PrestaShop. Rachat par une structure polonaise, depuis l'annonce d'un plan social, un PSE. Finalement, un petit peu comme la première question qu'on s'est posée, est-ce que PrestaShop a deux ans devant lui, plus que ça ? C'est quoi la situation chez PrestaShop ? Je voulais qu'on échange ensemble sur ce sujet-là aujourd'hui, qu'on essaye déjà de peut-être rappeler un petit historique de ce qu'est PrestaShop, par les étapes par lesquelles il est passé jusqu'à aujourd'hui. Qu'est-ce que le rachat a annoncé en fin d'année, début d'année 2026 ? En quoi ça le transforme en un champion européen ? Qu'est-ce qui se passe ensuite avec ce... Ce plan social qui, évidemment, un, fait peur, inquiète, et deux, est aussi un vrai challenge humain. Et puis, où est-ce qu'on va ?
- Speaker #0
C'est tellement lié parce que le rapport, le ratio que tu m'as dit tout à l'heure, Mistral versus les Américains, est exactement, proportionnellement le même entre PrestaShop et les acteurs nord-américains et américains. C'est vraiment, on parle d'un côté de certaines boîtes qui ont 6000 salariés, PrestaShop, qu'on a 200, 250, et qui du coup fait un PSE. En effet, de l'extérieur... Ça doit... Moi, je vais le dire, ça doit sembler vraiment être le bordel. On va être clair, ça doit vraiment sembler être le bordel, et je vais essayer d'être... Parce que nous, on est dedans, et donc on essaye d'y comprendre quelque chose. Donc, clairement, pour moi, Presta, oui, ils ont comme l'IA, ils ont deux ans. et je pense qu'ils ont même un peu moins de 2 ans à mon avis ils ont jusqu'à fin 2027 on est mis 2026 donc il va falloir 18 mois pour moi il n'y en a pas 24 il faut que
- Speaker #1
24 mois c'est relance inclue que je te comprenne bien et juste pour refaire un peu de situation on part d'où aujourd'hui ? Et qu'est-ce qui doit se passer ou pas ? Non, c'est 18 mois.
- Speaker #0
Donc ouais, t'as raison. Je vais te refaire un petit historique. Donc PrestaShop, il y a juste après le Covid 2020, 2020-2021, je pourrais pas te dire la date exacte, du coup, PrestaShop a jamais été vendu. Donc avant ça, PrestaShop appartenait à ses fondateurs, principalement Bruno Lévesque, qui avait fait une... première et unique quasiment vraie levée de fonds auprès de Serena Capital. Ils avaient levé 11 millions si mes souvenirs sont bons. Mais ça date. Et ça, ça n'avait jamais bougé. Donc, tu avais Serena Capital. Sachant que ce qu'il faut comprendre, c'est que les investisseurs, normalement, ils sortent au bout de 5 ans. Là, ce n'était pas le cas. Ils ne sont pas sortis. Ils ont fini par sortir, mais ils ne sont pas sortis. Ils sont sortis plutôt au bout de... potentiellement à mon avis il y a presque 10 ans qui se sont écoulés. PrestaShop a été racheté par un groupe qui s'appelle Fortidia, enfin qui s'appelait Fortidia, MBE.
- Speaker #1
Pour te redonner la date, ça a été annoncé le 25 novembre 2021.
- Speaker #0
Ouais tu vois ok, c'était un an après le Covid. Fortidia c'est une boîte dans la logistique.
- Speaker #1
Ouais le dernier kilomètre, c'est une raison, le dernier kilomètre.
- Speaker #0
Bon, c'est une belle boîte, belle boîte italienne, donc déjà européenne, qui fait 1,5 milliard d'euros dans le monde, mais ils ont racheté un jouet dont ils n'ont jamais compris le fonctionnement. Honnêtement, on leur a vendu, je ne sais pas qui, et bravo à ceux qui l'ont fait, parce qu'ils l'ont vendu cher, puisque maintenant on a les chiffres, on peut en parler. Farchidia avait racheté 80 millions, resta shop. avec un plan qui n'existait pas qui ne s'est jamais déroulé et il s'est avéré que cet été Fortidia a changé d'actionnaire juste pour mettre un
- Speaker #1
petit disclaimer sur ces 80 millions il n'y a pas eu de chiffre officiellement annoncé d'après ce que j'avais en tête donc c'est plus des infos bruit de couloir c'est 80 millions il n'y a pas eu d'info officielle
- Speaker #0
Il n'y a pas eu d'info officielle parce que c'est un groupe privé, mais c'est des infos qui... En fait, il y a eu des rumeurs, mais depuis le rachat récent par Cyberfolk, il y a eu des confirmations de chiffres. Donc, on est sur des chiffres qui tiennent la route et qui ne sont pas que hypothétiques. Donc, déjà... Fortidia avait racheté PrestaShop. Bon, Fortidia change d'actionnaire et en fait a vendu... C'est une boîte familiale. Ils ont fait rentrer des actionnaires dans Fortidia. Et en fait, les actionnaires ont dit très bien, sauf que nous, la boîte tech au milieu de la logistique, on n'en veut pas. Ça ne fait aucun sens, on ne sait pas quoi en faire. Donc, trouver un acheteur. Et cet acheteur, ça a été Cyberfolk. Cyberfolk, c'est une boîte cotée en bourse déjà. Donc ça, c'est une excellente nouvelle. Et je vous fais un petit disclaimer. Pourquoi c'est une excellente nouvelle ? Parce qu'aujourd'hui, je peux déjà vous dire que Cyberfolk, depuis qu'ils ont racheté PrestaShop, vaut deux fois plus. Et ça, je vous le dis, vous pouvez aller le vérifier sur Cour de Bourse et vous regarder.
- Speaker #1
Pour le coup, en complément, Thomas, les chiffres de rachat sont officiels et sont connus. C'est, selon Reuters, à peu près 54 millions. Cyberfolk, donc on parlera un petit peu aussi du montage qui a été fait avec Silus si tu veux bien, donc rachète Prestashop, en décembre 2025 c'est annoncé le temps que les choses se mettent en place ça se fait en 2026 et donc là la valorisation tu dis de Le cyberfolk depuis a doublé ?
- Speaker #0
Oui. La valeur de cyberfolk a doublé. Et si on regarde bien, on voit le décrochage. C'est à partir de l'annonce, globalement, les 55 millions, en fait, ils sont déjà en théorie remboursés. En théorie, parce que ça reste de la valorisation. Donc, il faudrait qu'ils viennent récupérer l'argent. Mais ça, c'est quand même un extrêmement bon signal. Parce que ça veut dire quand même que la bourse sur laquelle est cyberfolk a reconnu... la récupération et l'achat de cet actif de manière très positive. Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle, parce qu'une boîte qui rachète une autre et qui voit ce rachat s'impacter sur son cours de bourse, quand tu es en bourse, c'est un peu ton objectif. Donc ça rassure tes investisseurs, ça rassure ton actionnariat. Donc Cyberfolk, déjà, c'est une boîte de tech, puisque c'est globalement un énorme hébergeur. polonais. J'ai pas tout à fait compris exactement encore, je dois bien avouer, le modèle et comment Cyberfolk est devenu aussi gros. J'avoue que c'est quelque chose qui, pour l'instant, est pas... ça sera peut-être l'objet d'un prochain épisode quand on aura compris un peu plus. Et puis, surtout, Cyberfolk s'est allié en effet à un autre... Là, c'était pas... du côté en bourse, mais c'est un groupe qui contenait Big Bag et...
- Speaker #1
Juste avant, pour essayer aussi de donner peut-être des informations complètes, je profite de faire un peu de fact-checking en parallèle. Vas-y, fact-checking live, t'as raison. Sur la partie valeur de l'action de Cyberfolks, en fait, elle est passée de 130 à 222. donc on serait plutôt sur une augmentation d'ordre de plus 70% c'est déjà assez énorme j'ai arrondi on est plutôt content de voir ça le titre lui a bondi de 15% à la bourse de Varsovie et il y a eu pour le coup un doublement de la taille de la structure en termes de valorisation on peut donner un peu les éléments fact-checking et les partager avec vous qui nous écoutez Merci.
- Speaker #0
Je rappelle, avec quand même du coup, l'achat d'une boîte dont tout le monde, hors nous, mais dont beaucoup, sifflait déjà la mort. PrestaShop est mort, etc. Donc là, tu récupères, tu as un groupe coté en bourse.
- Speaker #1
En même temps, tu vois, je te coupe toi, mais tu vois, pour des néophytes, on peut se dire aussi, c'est nous. Petite boîte polonaise d'hébergement qui rachète le fleuron français, tu vois, ça fait presque étonnant comme situation. Oui,
- Speaker #0
oui, ça je suis d'accord, mais déjà, ce n'est pas une petite boîte, sinon tu n'es pas coté rembourse. Je ne sais pas combien, mais ils ne doivent être pas très loin des 1 000 salariés en tout, sur toute leur structure.
- Speaker #1
On rappellera que dans... Après, il y a eu des... des empilements avec le Silius, Big Bag, Shopper, donc il y a eu une création d'une grosse structure qui aujourd'hui est valorisée à priori autour du milliard.
- Speaker #0
Ah mais c'est pas déconnant quoi, ça commence un peu à peser. Et donc oui, en gros Cyberfolk qui est hébergeur, donc à des data centers, etc., donc rachète cette boîte tech, et quand il la rachète, toc à la porte, du nouveau CIO de PrestaShop aujourd'hui qui s'appelle Mickolay. Et en gros, lui propose le deal suivant. Le deal suivant, c'est bon, écoute, mon groupe rachète PrestaShop. Toi, tu as ta grosse agence, qui cette grosse agence avait racheté il y a quelques années, Silus. Donc, pas que Nicolas, il y a son associé, je crois qu'il a au moins un associé, et peu importe. Donc, tu es un expert du e-commerce, aussi polonais évidemment. Je te propose qu'on crée dans Cyberfolk un véhicule dans lequel on va regrouper tout le monde. Donc, regrouper PrestaShop, Silus et BigVag. Et le deal, c'est, en fait, toi, Mickolay, et je ne sais plus quel est le nom de son associé, il faudra le retrouver en fact-checking, mais je...
- Speaker #1
Damian. Damian,
- Speaker #0
pardon. Et Damian, vous, vous prendrez 15%. à 15% de cette structure qui, tu viens de dire, vaut un milliard. Donc 15% d'un milliard, ça commence à être assez raisonnable. Donc ça, est-ce que c'est positif, est-ce que c'est négatif ? Tout ce que j'y vois, pour l'instant, est positif. Je vois les chiffres, c'est-à-dire que ça n'a pas été un épiphénomène. On aurait pu se dire, tiens, il y a un peu de cocorico de la bourse de Varsovie et des investisseurs de Varsovie. des investisseurs de cette bourse-là, mais ça serait retombé comme un soufflé, et ce n'est pas le cas. On a quand même, il y a plusieurs mois, et ce n'est pas le cas. C'est une boîte de tech, boîte de tech qui a compris et qui, du coup, a quand même créé une entité e-commerce, quelque part, au sein de sa structure. Donc ça, c'est très, très positif pour moi. Pour moi, tous ces premiers indicateurs sont extrêmement positifs. Et puis après... En effet, là, il y a un PSE.
- Speaker #1
C'est ça. J'allais te challenger un petit peu, Thomas, puisque tu me dis que je ne vois que du positif. On est en train, en effet, de parler d'un groupe qui, en termes de GMV, le chiffre d'affaires généré par les marchands, concurrence à Shopify sur l'Europe, une structure qui, visiblement, est valorisée à 1 milliard. Je dirais que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais non, Patatrac annonce d'un PSE, un plan de départ,
- Speaker #0
un plan de distanciement économique,
- Speaker #1
chez PrestaShop. Et clairement, on a aussi cette historique, on a quand même cette vision du PrestaShop qui est depuis 2007. Si je ne dis pas de soucis, date de sa création et structure qui a du mal à trouver un modèle économique, qui a du mal à trouver une rentabilité. Donc c'est quoi la situation là aujourd'hui ? Ce PSE, il faut être inquiet, c'est la fin de PrestaShop, c'est l'avenir de Silius, c'est un rebond. Comment est-ce qu'on explique tout ça ?
- Speaker #0
Le PSE, c'est une excellente nouvelle. Mais je peux comprendre le flou, pourquoi ? Parce que je pense qu'il n'y a pas un acteur qui travaille avec PrestaShop, pas une agence, je parle vraiment de ce microcosme dans lequel on fait partie, toi et moi. Personne n'a pas applaudi ce plan de licenciement. Pourquoi ? Parce qu'on a tous l'intime conviction...
- Speaker #1
Remettons un petit peu du main au milieu, c'est difficile d'applaudir un licenciement, mais... On applaudit malgré tout. Oui,
- Speaker #0
mais après, certes, ça ne peut pas être dur et sans émotion de ma part, mais on est en France.
- Speaker #1
Tu es une IA, en fait.
- Speaker #0
Je suis une IA. En fait, tu es un robot. Mais on est en France. Les plans de licenciement économique sont extrêmement encadrés, sont accompagnés pour ceux qui le veulent de période de formation. Donc, honnêtement... C'est toujours un moment douloureux, mais moi qui adore le jardinage... Tu n'avais pas vu venir la transition.
- Speaker #1
Je n'avais pas vu venir celle-là.
- Speaker #0
Moi qui adore le jardinage, qui adore... Il y a une chose quand tu as des arbres fruitiers, si tu veux beaucoup de fruits... Il faut savoir tailler à l'automne. Et bien là, je ferai exactement le même parallèle. C'est que je pense que PrestaShop n'avait pas les bonnes proportions de ressources aux bons endroits. Je suis content de voir qu'Olivier Binet, qui est le DG de PrestaShop, et Mickolay et Damien... en soit arrivé aux mêmes conclusions et rapidement, parce qu'en effet, c'est un moment douloureux pour une entreprise. Oui, depuis l'annonce du PSE, tu as beaucoup de gens chez PrestaShop qui, en fait, tout le monde est un peu figé, puisque c'est normal, puisque le PSE, il est encore en cours. Il va se terminer courant de l'été. Donc, pour l'instant, les gens ne savent pas qui va rester, qui va partir. Donc oui, humainement, c'est compliqué. mais... Là, il était grand temps de rééquilibrer les masses salariales, de remettre les bonnes personnes aux bons endroits. pour, et je referai le lien avec le sujet d'avant, mais PrestaShop racheté par Fortidia fin 2021, où l'IA n'existe pas, et PrestaShop racheté en 2026 avec l'IA, forcément, ça devait en arriver à un PSE. Tu peux pas mécaniquement déjà savoir que t'as une structure qui n'a pas les proportions... On a toujours été très étonné la proportion chez PrestaShop entre la taille du marketing versus la performance du marketing de PrestaShop, qui était quand même un peu en dissonance, et la taille de la partie tech. Ce n'est pas Jean-François Viguier qui nous contredira, qui est contributeur majeur dans l'écosystème open source chez PrestaShop, et qui a toujours dit l'équipe core de PrestaShop. technique est beaucoup trop petite. Et tu rajoutes avec ça l'IA, forcément, tu en arriveras. Par contre, deux bonnes nouvelles. Et là, c'est des annonces qui ont été faites, mais qui sont peut-être passées inaperçues. Pour la première fois de son histoire, pour la première fois de son histoire, PrestaShop sera à l'équilibre cette année et sera bénéficiaire en 2027. Pour la première fois de son histoire.
- Speaker #1
Ouais, c'est donc... Tu vois, moi, je réfléchissais un peu en scénario, un peu comme tout à l'heure sur le premier sujet, qu'est-ce qui se passe dans un PSE comme celui-là. Premier scénario, c'est une cure d'amaigrissement réussie. Donc c'est ce scénario vers lequel on va aujourd'hui. Ça veut dire qu'on a, en effet, suite au rachat, et sur une période de 8 semaines suite au rachat, donc dans cette période courte, qui clairement indique, voilà, il faut remettre la structure sur le bon rail. Donc on va chercher... Des réductions dans les coûts, tout simplement. On va enlever les charges. Et donc, pour toi, aujourd'hui, on est sur cette logique-là,
- Speaker #0
sur les annonces que tu as pu avoir sur ce qui arrive. Je ne suis même pas sûr que ce soit que cet objectif-là. Je ne pense pas que... En fait, tu vois, je pense que l'équilibre en 2027, un PSE, ça coûte cher. Donc, si tu es capable d'être à l'équilibre en 2026 avec un PSE dans l'année... forcément, tu es bénéficiaire en 2027. À mon sens, je ne suis pas certain que ce soit un objectif pur et dur. Sûrement qu'il y a une part, mais je pense que l'objectif majoritaire de PrestaShop, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est un rééquilibrage des forces. C'est des proportions d'entreprises en termes de profils qui n'étaient pas les bonnes. Donc ça ne veut pas du tout dire, et j'en sais rien, mais ça ne veut pas du tout dire, là pour le coup, je n'ai pas du tout d'info ni sur le contenu du PSE, ni sur rien. Là, c'est des projections que je fais, une compréhension du marché d'expérience. Mais pour moi, oui, il y aura peut-être une part de réduction des coûts, mais il y a probablement surtout un besoin de rééquilibrer les forces.
- Speaker #1
Globalement, il y a quand même un besoin forcément d'allègement, de mutualisation de forces.
- Speaker #0
Oui, mais il y aura de la mutualité. Effectivement, je pense qu'il y a des doublons entre PrestaSilus.
- Speaker #1
Est-ce que ce PSE, justement, l'avenir nous le dira, mais c'est aussi d'avoir notre vision, nous qui échangeons aussi régulièrement avec PrestaShop, c'est des choses qu'on peut entendre à droite, à gauche. Est-ce que ça peut être une... Et je vais m'appuyer aussi sur cette thèse-là, sur une... Une boutade, tu te rappelles le 1er avril et le poisson d'avril de Nicolas Hicroll, donc je n'ai plus exactement le détail, mais qui, entre guillemets, a acté une fusion de PrestaShop versus Silius. Est-ce que finalement ce PSE, ce n'est pas un premier pas potentiellement vers ça, une dilution lente dans Silius, puisque donc ce PSE... pourrait finalement arbitrer sur certaines coupes dans les équipes PrestaShop et donc migrer vers Silus ? Est-ce que c'est quelque chose qui peut être réalisable, plausible ou c'est un non-sens ?
- Speaker #0
Je me garderais bien de dire que ça ne puisse pas être plausible, parce que là, je n'ai pas de boule de cristal. en l'état des choses les deux logiciels sont quand même vraiment vraiment différents ils font tous les deux de l'e-commerce T'en as un où Silus, c'est quand même un puzzle de 10 000 pièces à monter, et en plus on ne fournit pas toutes les pièces, il faut que t'en fabriques certaines. C'est quand même ça, c'est quand même ça Silus, donc ça marche très très bien. Mais, voilà, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas sur l'étagère. Et de l'autre côté, PrestaShop, je caricature à peine, mais ça reste quand même très plug and play. Oui, c'est plug and play évolutif, mais le back-office Selyus versus PrestaShop n'ont rien à voir. Donc, je pense que les deux logiciels ne touchent pas les mêmes cibles. Vraiment, ne touchent pas les mêmes cibles. Presta, pour moi, c'est du mid-market. Alors que, tu vois, si je dois comparer, allons-y, mais pour moi, Selyus va s'attaquer à du Shopify Plus. là où PrestaShop va s'attaquer aux versions Shopify j'ai plus tous les noms mais aux versions Shopify hautes sur le mid-market c'est intéressant ça y est tu emmènes le géant vert sur le terrain c'était
- Speaker #1
un petit peu le troisième point dont je voulais qu'on échange ensemble c'était que dans le cadre de ce PSE mais dans le cadre de ce rachat aussi On voit le vrai rebond communautaire, la carte open source. Prestashop et Silus ont annoncé aussi, je crois que c'est en octobre, le PS Summit qui aura lieu à Lyon. On a là clairement Prestashop plus Silus qui se positionnent comme la stack de référence contre les SaaS fermés. Et ça prépare déjà aussi le terrain pour notre troisième sujet du jour, la communauté, que finalement on représente aussi via Fendorf Presta, a sa carte à jouer, a son rôle à jouer. C'est le réveil de l'open source, ce rachat, finalement ?
- Speaker #0
Il y a un moment open source, honnêtement, dans le monde et en Europe. Il y a un moment open source. On a parlé de Mistral, on a parlé des modèles... On a parlé des modèles chinois. Oui, oui, il y a un véritable moment open source. Moi, la question, c'est un peu comme dans Brice de Nice. Est-ce qu'ils arriveront à prendre la vague ? C'est vraiment... C'est que l'open source... Désolé, ça m'est venu le truc avec Brice de Nice, mais on a tous cette image dans le film où, en gros, il attend la vague, il attend la vague, il attend la vague depuis des années. Et c'est un peu PrestaShop. PrestaShop qui attend son moment... sur l'open source, l'open source, là où tous les autres modèles sont passés sur du SaaS, et PrestaShop est resté open source, et on peut être très fier de ça, et là maintenant que l'open source, c'est le moment open source, l'IA, j'avais fait un poste, j'avais fait un poste et on avait parlé avec E-Commerce Nation, j'en fais un petit coucou, mais j'avais fait un poste avec eux, et où ils me disaient, mais t'as quand même fait un poste en disant que... que l'IA, c'était le cheval de Troie pour l'Europe, pour être capable de reconstruire sa stack de logiciels SaaS. Et je reste persuadé que c'est le cas. Même si on utilise des outils américains, aujourd'hui, ils ont beau essayer de mettre de l'IA dans les SaaS, mais un SaaS, le principe, c'est que c'est fermé. Donc tu fais ce que tu veux, tu peux rajouter des briques et un peu de paillettes. Mais il y a quand même des blocs centraux, tu ne modifieras pas le cœur, tu n'ajouteras pas de fonctionnalités qui soient fondamentalement impactantes. Alors que l'open source, là aujourd'hui, Presta et PrestaShop9 a sorti, je ne sais jamais si c'est un .ai ou un .ai, excusez-moi du détail, mais vous pourrez en commentaire, parce que je rappelle qu'il faut absolument liker, commenter. et enregistrer si on aime ce podcast. Mais on rajoutait dans PrestaShop9 ce slash AI qui permet aux IA d'avoir du contexte ultra précis. Et pour le coup, Presta est au rendez-vous. La qualité de ce qu'ils ont fait sur cette contextualisation dans la V9 est ultra, ultra intéressante. Moi, j'ai eu un marchand l'autre jour qui m'a dit « Thomas, là, je vais commencer, je voudrais faire de l'IA, etc. » Je lui ai dit « Mais t'es en quelle version ? » « J'ai un 7.4. » « J'ai un 7.4, lâche l'affaire. » « Lâche l'affaire, tu vas exploser ton prestat. » « Passe-le d'abord dans la V9, et après, t'as envie de faire de l'IA, t'as envie de développer des modules, tu es gentil, tu le fais pas en prod, mais... » Vas-y, parce que la partie logicielle sera prête. Et ça, ce n'est pas rien. C'est comme Olivier Binet qui montre l'exemple et qui fait une contrib à base d'IA dans le logiciel. Et ça, ça montre que oui, l'open source, ce n'est pas un truc compliqué qui ralentit et qui n'est que pour les techs. L'IA change vraiment le... Ce mindset-là, mais maintenant, il va falloir le crier haut et fort. Et là où les équipes marketing et compagnie ont gagné, ont pris le pouvoir en disant « Ah, il nous faut du SaaS, les DSI, on n'en veut plus » , quand elles vont commencer à s'apercevoir que tu veux modifier ton front, tu peux le vibe-coder avec ton IA, ça va changer le game.
- Speaker #1
Ok, on va... On va essayer de poser une petite conclusion sur cette deuxième partie, parce qu'on part discrètement vers notre troisième partie de l'avenir des agences. Donc si je reprends ton analogie de Brice de Nice, finalement, Cyberfolks et les acheteurs polonais ont filé un serve de compétition à PrestaShop, qui devrait permettre de prendre cette vague-là. Le PSE était donc certainement un... Un point de passage obligatoire pour se remettre sur le chemin de la rentabilité, de la restructuration, de ramener les bonnes personnes au bon endroit de ce que tu en disais. Donc la lecture qu'on a pu lire à certains endroits, PSE égale la mort de PrestaShop, aujourd'hui elle est erronée. Et je pense que le recul qu'on peut donner aussi aujourd'hui, c'est quand même qu'il y a eu énormément de PR qui ont été faites ces derniers temps sur PrestaShop. L'impact de l'IA est présent aussi. Donc ça bouge. c'est chez PrestaShop on a un gros acteur européen le PS Summit va être je pense après ce qu'on a pu faire ensemble sur EO2S va être un deuxième grand temps de l'e-commerce open source européen donc j'espère qu'on se retrouvera tous là-bas et qu'on aura l'occasion d'échanger aussi sur le podcast Contrib qu'on est en train de lancer avec Throne of Presta La place de la communauté, elle est importante, puisqu'aujourd'hui, tout non plus ne doit pas se décider à Varsovie, entre guillemets, en Pologne. On doit avoir cette gouvernance commune. On sait que ça n'a jamais été simple chez PrestaShop. Et les agences,
- Speaker #0
qui sont le sujet de notre dernière échéance de ce premier épisode, sont aussi au centre de tout ça. Là, c'est moi qui ai une question pour toi. Est-ce que c'est la mort des agences ? Est-ce que là, les agences, c'est fini ? C'est un sujet,
- Speaker #1
parce que tu te rappelles, Thomas, lors des premiers échanges qu'on a eus avec Nicolas, le nouveau boss de Presta, il nous a clairement présenté PrestaShop comme étant un... le CMS AI First, donc 100% orienté à l'intelligence artificielle, et ça faisait tellement longtemps qu'on appelait ça de notre vœu qu'on ne peut pas être insatisfait de ça. Pour autant, et moi je l'ai vécu aussi sur des présentations d'Adobe, sur Adobe Commerce, on le retrouve beaucoup dans le discours de PrestaShop, on parle notamment de migration. 100% réalisé par O'Neill. Aujourd'hui, c'est des choses qui sont des points de friction pour un e-commerceur, une refonte, une migration. Pour autant, c'est aussi ce qui fait vivre une agence qui a des équipes de développeurs qui réalisent ces migrations, qui sont en effet aujourd'hui des processus lourds et coûteux. Donc ça, petit à petit, ça va être amené à disparaître, et pour le bien des marchands, mais gardons en tête qu'on a des équipes de développeurs qui, aujourd'hui... écrivent des lignes de code pour réaliser ces migrations dans des meilleures conditions. Le développement des modules, on en parlait encore aujourd'hui, toute la journée qu'on a passé ensemble pour préparer cet épisode. De plus en plus, il y a des stacks autour de l'IA et on est capable de créer des modules rapidement avec de l'intelligence artificielle. Moi, je le vois tous les jours au quotidien dans mon agence. Est-ce que l'agence en tant que telle va disparaître ? Moi j'ai une vision beaucoup plus positive de ça, par contre c'est certain, finalement un peu à l'image d'un PrestaShop, on va aussi certainement à un moment devoir... revoir nos stratégies, nous adapter. Et on en revient à un point que j'avais mis dans les premiers échanges, parce qu'on sent, nous quand même aussi en agence, tu as différents profils. Tu as des profils qui vont être très optimistes sur l'usage de l'intelligence artificielle. Et finalement, tu as des vieux dinosaures comme moi qui s'y mettent facilement parce que... Je vais faire vraiment le vieux React, mais tu vois, j'ai connu le Minitel, l'Internet, l'IA, donc pour moi c'est un truc de dingue, tu vois. J'ai en effet cet enthousiasme de la découverte d'un nouveau truc et de voir le gain de valeur, le gain de productivité qu'on peut avoir à chaque fois. Et tu vois, moi j'ai repris le plaisir à remettre les mains dans du code d'un PrestaShop, à migrer un vieux PrestaShop 1.7 vers une version 8. Enfin tu vois, j'ai joué avec des choses comme ça et j'ai kiffé ce que j'ai pu faire. Et en même temps, tu as une population de développeurs ou de consultants, j'intègre, on parle de GEO, etc., tu vois, on peut élargir, tu as une partie des gens qui sont réfractaires à ça, et tu vois, un peu comme on disait, certains jeunes qui mettent aux Etats-Unis le frein sur l'IA, tu vois, tu as des gens qui sont en mode défensif par rapport à leur métier. Donc oui, il va y avoir des changements, on va devoir s'adapter, évidemment, le développeur de demain sera Un architecte, un cadenceur d'agents, plus qu'un gars qui va écrire des lignes de code. L'impact que ça peut avoir sur l'emploi, on ne le sent pas encore aujourd'hui sur les équipes. On peut le sentir sur un contexte, mais c'est difficile de ne mettre que l'IA dans un contexte aujourd'hui. Un contexte international, un contexte économique, le prix de l'essence, on va passer là-dessus. Mais si tu ramènes ça forcément à j'optimise ma capacité à produire des lignes de code, je pense qu'on peut facilement parler de 30 à 50% de temps qui va se gagner, alors qu'ils ne gagnent pas forcément qu'aujourd'hui. Je pense que la productivité, et tous les chiffres le montrent réellement, l'IA n'a pas encore apporté la promesse de productivité qu'elle annonce. Elle n'est pas encore là. Je ne crois pas qu'elle soit encore là. Elle sera là un jour, donc il va y avoir des changements. Pour autant, moi je pense, en tout cas j'espère, que des nouveaux besoins vont émerger par rapport à tout ça, et qu'on va passer un cap. Alors, je le ramène un petit peu à des échanges que j'ai eu aussi dernièrement avec des personnes qui sont dans la traduction. Dans le domaine de la trad, c'était... parmi les premiers à être déglingués par l'IA. Ils ont perdu des marchés du jour au lendemain, etc. Aujourd'hui, il y a eu 2-3 ans où les choses ont commencé à se rééquilibrer, s'adapter, et donc on est sur des marchés aujourd'hui qui repartent là-dessus. Je pense que les agences vont avoir cette période un peu de rock'n'roll pendant 1 ou 2 ans. On revient finalement aux 2 ans de PrestaShop, aux 2 ans de l'IA de Mistral, qui vont être un peu rock'n'roll, où on ne sait pas où on va aller, nous, mais aussi les clients. Parce qu'aujourd'hui, on parlait tout à l'heure Thomas, finalement on peut mettre facilement un MCP sur son PrestaShop, on peut faire des choses, on peut gentiment planter sa boutique, on peut créer des modules qui ont plein de failles de sécurité. On va créer une espèce de... On va recréer un peu un fossé je pense quand même, qui va se recombler à un moment ou à un autre, les métiers vont évoluer. Mais oui, on se pose nous forcément en tant qu'agence au quotidien la question de... Comment est-ce qu'on fait évoluer nos modèles, nos stratégies ? Parce que si on pense qu'en continuant en faisant ce qu'on fait aujourd'hui, on existera demain, on se plante.
- Speaker #0
Je pense. Pour le coup, je pense. Moi, j'ai passé 15 ans en agence. C'est vrai que quand je me projette à votre place, je me dis que j'aurais le même enthousiasme qu'aujourd'hui. L'impact de l'IA dans les agences, mais en général aujourd'hui, sur l'emploi, il n'est pas encore tangible. Il y a un vrai ralentissement sur l'emploi des jeunes. Ça, il n'y a pas encore de stats, mais pour le coup, c'est un truc, quand tu regardes un peu, que ce soit aux US, en France, etc., tu vois qu'il y a un gros coup de pied sur le frein. Parce que c'est vrai que l'IA... elle remplace quand même les tâches que faisaient les juniors. On va pas se mentir, c'est là où il y a le plus de trucs. Par contre, avant que l'IA fasse licencier des gens, ça je suis... Et ils sont en train d'y revenir.
- Speaker #1
En fait, tu vois, c'est un vrai sujet, parce que c'est quand même ce qui s'annonce aux Etats-Unis, sur les derniers mois, je comprends de 120 000 personnes qui sont licenciées dans les grosses structures américaines, les oracles, les compagnies, et l'excuse c'est l'IA. Mais en fait, c'est du bidon. un peu comme finalement à l'image d'un prestashop c'est des gens qui post-covid ont été recrutés au mauvais endroit à un moment où c'était pas cher en fait il y avait de la thune il y avait de la thune et l'argent valait rien et ces énormes boîtes qu'est-ce qu'elles savent faire quand elles ont de la thune et de l'argent qui coûte rien,
- Speaker #0
c'est embaucher elles savent pas quoi, ce qu'on va en faire par contre elles savent embaucher donc l'IA n'y est pour rien et moi j'ai pas du tout de croyance que les gens que... on va virer des gens demain. Après, les gens qui ne vont pas du tout vouloir prendre le virage dans nos métiers, aujourd'hui, tu es dev et tu ne te mets pas à l'IA, il va élever des chèvres. Parce que clairement, et Agence, c'est pareil. Mais tu vois, je l'écrivais, quand j'ai écrit mon livre « La France mérite mieux » en octobre, novembre, décembre l'année dernière, je faisais ce parallèle dans le bouquin sur les professions médicales. Et je trouve que c'est très vrai pour les agences, c'est qu'est-ce qui te manque le plus quand tu es en agence ? Qu'est-ce qui te manque le plus ? Qu'est-ce qui, moi, m'a toujours manqué quand j'étais en agence ? Et qu'est-ce qui me manquait à toutes les équipes ? Le temps pour être en relation avec le client. Parce que le temps, tu vendais du temps homme, tu vendais du coup jour, de l'heure, et ta matière première, c'était le temps homme. Et ça, je pense que c'est mort. Et ça, je pense que c'est une très bonne nouvelle parce que, tout comme je l'ai dit dans mon bouquin, en disant, l'IA dans le médical, je suis persuadé que ça va redonner du temps aux médecins, aux infirmiers et à tout le personnel médical de passer du temps avec le patient, l'agence, aujourd'hui, doit améliorer ses process. Donc oui, par contre, le chargé de projet qui gérait 5 à 10 projets... il y a encore 2-3 ans, aujourd'hui, oui, on va attendre de lui qu'il en gère 20 parce qu'il va avoir les outils, parce qu'il va avoir le potentiel, etc. Et que tous les temps de reporting, moi, je ne sais plus, j'ai échangé avec une agence qui me disait, mais j'ai là les reporting qu'on faisait, je crois que c'était dans le SEO. Je sais que j'ai eu cette conversation, mais il me disait, mais tu sais, les temps de reporting qu'on faisait sur le SEO, on a gagné un ETP. donc un ETP c'est on a gagné en plein temps mais il m'a pas dit Cette ETP-là, je l'ai virée. Il m'a dit, du coup, ça nous permet de proposer plus de choses au client, d'inclure plus de choses, de parler plus avec le client, de réfléchir avec lui comment aller chercher le déploiement du business. Ça permet aussi d'avoir du temps, un autre temps qu'on n'a jamais. C'est du temps de R&D.
- Speaker #1
Je suis à 2000% avec ce que tu viens de dire là. En effet, c'est quelque chose qui va nous permettre du temps. construire de la valeur. Cette valeur, c'est l'échange client, etc. Après, il y a un élément sur lequel je peux quand même te reprendre, parce qu'il y a un biais de facilité là, et il y a quelque chose d'un petit peu trop facile. C'est ok, le chef de projet qui gérait 10 clients avant, le client va lui demander d'en gérer 20. Mais ça, c'est, excuse-moi Thomas, c'est purement mathématique. Parce que dans la pratique, les 20 clients, l'agence ne les a pas aujourd'hui forcément. Et on n'a pas multiplié le marché par deux du jour au lendemain. Donc oui, le marché va se multiplier. Et là, on est quand même en train de donner du temps. Et ce n'est pas juste du temps qui va permettre de multiplier les clients, mais d'apporter plus de valeur aux clients existants. Parce que juste de dire, ok, aujourd'hui tu as 10 clients, demain tu en géreras 20, non, parce qu'en fait, ça voudrait dire qu'on multiplie le marché par deux. Et on n'en est pas là aujourd'hui. Je ne dis pas que ce ne sera pas le cas demain, mais juste pour apporter une balance à ce que tu viens de dire.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Par contre, c'est là où l'impact sur l'emploi va se faire sentir. C'est que la croissance, et forcément, ceux qui n'ont pas de croissance ou de la décroissance, ce n'est pas un sujet.
- Speaker #1
La France est en récession aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, mais tous ceux qui ont de la croissance, donc toi, quand tu gagnes des nouveaux clients et que tu en gagnes plus que ton père, tu es en croissance.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Avant cette croissance-là, tu savais que si tu récupérais 5 nouveaux clients et que ton staff était déjà plein, tu avais une embauche. Là, ça, ça va beaucoup. Il va y avoir un gros décalage. C'est pour ça que je reviens sur le fait que je pense que l'impact numéro 1 sur l'emploi ne va pas être dans les prochains mois des licenciements, mais va être des non-embauches. Donc, en effet, et c'est là où c'est pour ça que je disais aussi, c'est que oui, ça va permettre de faire plus. Le développeur, tu l'as dit toi-même, tu m'as dit, un développeur, il va pouvoir faire 50% de choses en plus, plus rapidement.
- Speaker #1
Peut-être pas 50, mais disons 30. Et encore une fois, aujourd'hui, c'est quelque chose qui, moi, m'intéresse vraiment et que j'essaye de suivre parce que moi, j'ai ce sentiment que l'IA nous apporte beaucoup en termes de productivité. Toutes les analyses globales qui sont faites disent qu'aujourd'hui on n'y est pas. Ce gain de productivité, il n'est pas là.
- Speaker #0
Oui, mais c'est là où j'ai honnêtement, j'ai tiqué tout à l'heure quand tu as dit ça, parce qu'encore une fois, c'est le problème de ces grandes analyses, c'est qu'on mélange des choux et des pommes de terre. C'est que, et c'est très clair, qu'une boîte de 5, 10 personnes, et je crois que c'est Menj qui en parlait justement pour revenir dans la commission d'enquête, il disait... L'augmentation de la productivité pour une personne, elle fait plus que doubler. Quand tu commences à avoir deux personnes, elle ne double plus, elle n'est que plus de 50%. Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est les interactions humaines. Et donc, il disait, une boîte qui va avoir 5-10 personnes, sa productivité va vraiment très vite grimper. Là où une boîte de 50 personnes, sa productivité va prendre du temps à grimper. Et alors, une boîte de 50... Une boîte 200, une boîte 2000. Et donc, dans les études qu'on regarde, on mélange les petites structures. Et en plus, les petites structures, on mélange tout. C'est-à-dire que demain, le boulanger, ça ne va pas l'améliorer. L'IA ne va pas lui permettre de faire le pain deux fois plus vite. Et ça, ce n'est pas le cas. Donc, c'est là où il va falloir redescendre sectoriellement. Mais nos métiers de la tech, par contre, moi, je le vois sur des structures comme la nôtre, où on est une trentaine. L'agilité de l'IA fait que oui, on va beaucoup plus vite. Je ne dirais pas qu'on a doublé notre productivité sur tous les postes et sur tout. Mais par contre, oui, ça commence à vraiment être perceptible.
- Speaker #1
C'est un sujet sur lequel je suis d'accord aussi. C'est vrai que je pense que l'intelligence artificielle bien utilisée, elle a une énorme valeur pour les petites structures agiles. Parce qu'aujourd'hui, on a une capacité de réflexion, de production, de création qu'on n'avait pas avant sur des petites structures. Et l'intuition courante qui peut être que les gros vont écraser les petits avec l'IA, en fait, celle-là, elle est totalement fausse. Et la réalité, elle est super subtile. Et en effet, je pense qu'il y a une adoption à deux vitesses. Les petits sont en train d'adopter l'IA beaucoup plus rapidement, je pense. Et en tout cas, de manière plus agile. Donc, je pense qu'il va y avoir des jolies choses qui peuvent arriver. Et c'est là, par contre,
- Speaker #0
où je pense qu'il va y avoir aussi beaucoup de casse. Il y a un vrai coup à jouer sur les petites structures. Parce que ceux qui vont réussir à prendre le virage et à jouer ce coup-là et à y aller à fond, que ça soit de même de permettre du vibe coding sur certains sujets qui peuvent faire gagner du temps, sur... La communication, tu vois, comme l'IA nous permet, nous, Européens, d'aller pratiquement, j'exagère un peu, je tire le trait, mais de refaire le parc SAS de manière souveraine, et je pense que c'est la première fois depuis longtemps, et c'est peut-être même jamais arrivé, que des structures TPE et PME ont la puissance de frappe d'un grand groupe, mais en n'ayant pas la lenteur d'un gros groupe. Enfin, tu vois, demain, tu veux rajouter une compétence, À moins que ça soit une grosse compétence cœur, mais souvent les agences, tu dois avoir mille et une compétences parce que ton client demande des bons sursis sur ça. Mais là, rajouter une compétence annexe dans ton business, quand même avec l'IA, ça devient quand même beaucoup moins compliqué.
- Speaker #1
Et autre chose que je garde en tête par rapport à cette arrivée de l'IA, alors on parle de l'arrivée de l'IA comme si c'était le futur, mais en fait c'est déjà le passé, mais elle est déjà dans les agences évidemment. Il va y avoir un nivellement des compétences. Il y aura un certain nombre de choses où tout le monde va faire la même chose. Pour autant, ma vision à moi, et j'espère ne pas me tromper, c'est que l'IA ne fera pas d'un... Je vais trouver le mot juste, mais d'un canasson à un cheval de course. Ils vont rester moyens. Par contre, une agence qui a déjà l'expertise, la valeur de l'intelligence, va être capable d'utiliser l'intelligence... artificielle à bon escient. Et je pense que ce nivellement qu'on peut imaginer en disant « demain tout le monde va faire la même chose » , c'est là où on va voir la vraie valeur des employés, des agences et ceux... qui vont plus loin, tu vois. Ceux qui utilisent juste l'IA vont niveler. Et finalement, on n'aura plus de mauvais, tu vois. On aura... Tout le monde sera moyen. Et au milieu de ces moyens-là, on va avoir ceux qui sortent du lot, qui certainement sont déjà ceux qui sortent du lot aujourd'hui, et où peut-être le gap va encore grandir.
- Speaker #0
Ou alors les mauvais vont être encore plus mauvais, parce que l'IA a quand même tendance à accélérer des réalités. Donc elle accélère. Si t'es bon, elle t'accélère. Si t'es mauvais, elle va... Oui, mais tu vois, il va y avoir un certain... Oui, mais regarde, si tu relis pas ton code aujourd'hui, eh ben tu vas juste, avec l'IA, produire encore plus de codes que tu vas toujours pas relire.
- Speaker #1
Je te donne un exemple, pour le coup, que je maîtrise pas mal aussi, c'est le domaine de la rédaction en SEO. C'est un métier qui a... Je vais pas dire qu'il a disparu, mais tu sais que pendant des années, des agences et des clients SEO ont externalisé de la rédaction à Madagascar, d'accord ? Ça, je pense qu'à Madagascar, c'est un métier qui a disparu, parce que le low cost de Madagascar, qui était mauvais, lui, il est détruit par l'IA, qui a déjà posé un nouveau standard. Donc il y a un minimum vital,
- Speaker #0
pas un minimum total,
- Speaker #1
mais un minimum de marché qui va être là. Donc tout le monde va finalement avoir ce petit minimum, petit minimum qui aujourd'hui est mauvais, potentiellement, mais qui demain sera meilleur, ne serait-ce qu'avec les actions, comme tu dis. PrestaShop qui crée des .ai, etc., des .md qui sont prêts, disponibles dans les versions, on aura tout le monde avoir ses bonnes bases. Donc en fait, je pense qu'on va quand même enlever le pur mauvais. Celui qui est capable d'utiliser une intelligence artificielle avec les outils qu'il aura demain, avoir cette base commune à tout le monde, ça ne sera pas exceptionnel, mais ça sera propre. Je pense qu'on va faire monter le niveau global, en fait. Tu vois, malgré tout. Je n'imagine pas bien comment un mauvais va devenir encore plus mauvais, en vrai.
- Speaker #0
Il ne le deviendra pas. Il le sera, mais il ne le sera pas longtemps.
- Speaker #1
Mais par contre, en effet, sur une personne et une structure d'employés qui sont passionnés, motivés, qui vont aller utiliser l'outil dans ses plus grands retranchements, le challenger, et toujours être, tu vois, sur la... Pas dans le faux mot, mais tu vois, sur le... Un peu en avance, eux vont, à mon avis, au fur et à mesure, tu vas y avoir des... des grosses bascules qui vont se faire, je pense, avec évidemment une réorientation du marché vers la création de valeur, le conseil, l'accompagnement. Et on va aller de plus en plus vers accompagner les commerçants à mettre en place de l'intelligence artificielle dans leur structure, ce qu'ils font déjà aujourd'hui tout seuls, mais sur lequel je pense qu'ils vont avoir besoin d'aide.
- Speaker #0
Oui, c'est là où j'allais rebondir aussi, c'est que l'un des enjeux, c'est que... On est un peu en avance de charge sur la mise en place, sur essuyer les plâtres, etc. Les marchands n'ont pas tous, comme aujourd'hui, tous les marchands n'avaient pas de dev en interne. Demain, les marchands vont vouloir utiliser de l'IA, ils ne sauront pas où et comment. Donc effectivement, ils auront besoin d'aide. Là où ça va challenger assez fort, et sur certains, je suis content, parce que ça va challenger sur le fait que... Les marchands vont avoir aussi un upsell de compétences énorme avec l'IA. Donc un challenge sur leurs agences et sur leurs prestataires en général qu'ils n'avaient pas ou qu'ils ne pouvaient pas forcément avoir. C'est-à-dire que c'est difficile de challenger une boîte avec 20 compétences dedans quand toi tu es 3. Avec l'IA, ça va être plus compliqué. Ça va vraiment challenger fort. mais il faut essayer... un petit message que je passe, mais ne posez pas vos cerveaux non plus, marchands, ne copiez-collez pas les réponses. Moi, j'ai une règle en interne sur l'IA, on n'envoie rien qu'on ne comprend pas. Ça paraît être la base de tout, mais c'est la base de tout. Et aujourd'hui, vous pouvez challenger vos prestataires et vous devez le faire, et c'est même très bien parce que ça tire tout le monde vers le haut et ça, c'est cool, mais...
- Speaker #1
faites-le intelligemment après on va pas se mentir on sait qu'on va avoir et on l'a déjà on sent le point de douleur ça y est dans tous les métiers bien sûr je déjeune régulièrement avec différents chefs d'entreprise dans tous les domaines que ce soit des avocats des comptables, des agents immobiliers de toute façon on est tous pareils Maintenant... Avant on googlait, maintenant on prépare tous nos rendez-vous, nos entretiens avec l'IA. Et malheureusement, oui, dans le lot...
- Speaker #0
les gens arrivent chez leur avocat, chez leur courtier, leur gestionnaire de patrimoine, en ayant eu la réponse de ChatGPT, ils sont sûrs d'eux, parce qu'ils ont rien analysé, rien vérifié, et voilà, non madame, votre proposition d'investissement, elle est pourrie, ChatGPT m'a dit que c'était une erreur, et évidemment, nous on a la même chose, au quotidien, en agence, aujourd'hui, on a face à nous, des e-commerçants, qui sont forcément ultra connectés, qui vont poser des questions à ChatGPT, Et vraiment, en vrai, on se barre. Des fois, on rigole parce que c'est chiant. Il faut gérer le problème. Mais tu le vois, nous... Je ne sais pas si vous l'avez, mais nous, on le voit bien. On reçoit des tickets dans les Jira qui sont un copier-coller d'intelligence artificielle avec la moitié des choses qui sont fausses dedans. Donc, on va avoir une grosse part de pédagogie. Et le problème, et c'est vrai que le message que tu passes, il est aussi ce qu'il va falloir passer, c'est attention. l'IA vous dit ce que vous avez envie d'entendre et elle se trompe, elle hallucine encore énormément et si votre agence vous dit attention c'est blanc et que l'IA vous dit que c'est noir, il n'y a pas forcément raison c'est ça,
- Speaker #1
non mais complètement complètement, oui non mais nous on l'a déjà on nous demande de modifier des config serveurs qui n'existent pas donc après le problème principal de l'IA c'est qu'elle ne veut pas dire non Tu vois,
- Speaker #0
moi je reprends... Un exemple très con, un peu de making-of. On s'est un petit peu battus avec notre matos pour lancer ce premier épisode. Bon, on avait Léa qui nous disait appuie sur le bouton record. Il n'y a pas de bouton record sur notre boîtier. Donc voilà. Donc il nous le maintenait à un mordicus. Pour le bouton, il s'appelle autrement. Ben voilà, si on ne vérifie pas...
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Bon, quel avenir pour les agences du coup, Thomas ? Toi qui es externe du coup. Et qui est les agences de tes clients, toi, au quotidien. Moi,
- Speaker #1
je pense qu'il y a vraiment une carte à jouer. Je ne suis pas inquiet, je ne suis pas du tout inquiet pour l'avenir. En plus, vous allez pouvoir vraiment aller chercher de la croissance. L'IA, que ce soit en vibe code ou en code ou ce que tu veux, quand tu vois ce qu'on peut résoudre comme problème avec des... Tu vois, des petits sasses, je reprends un exemple tout bête, mais tous ont fait des entretiens individuels annuels. Je pense qu'on en fait tous. On n'est pas tous avec des Google Sheets ou des Excel ou ce que tu veux. Bon, moi, je me suis vibecodé parce que je reprenais cette année. Je me suis vibecodé un petit outil pour améliorer la gestion, cette gestion des entretiens annuels pour le rendre... plus participatif, plus ludique pour le collaborateur, pareil, plus structuré pour moi, etc. Et bon, ça, j'ai vibe codé, je pense de bout en bout, avec les evoles, les machins, etc. Ça m'a pris deux jours. Et je me dis, mais une agence, le fondamental d'une agence, c'est de régler des peignes qu'un client ne peut pas résoudre tout seul. Mais là, des peignes ! Moi, je poserais des questions. Alors certes, ça ouvre des champs un peu. Si tu ne fais que de l'e-commerce, ça ouvre un peu des chakras. Mais il y a plein de sujets où je demanderais à mes clients, mais quelles sont les douleurs que tu as dans ton quotidien ? Qu'est-ce qui pourrait t'améliorer ? Donc, j'ouvrirais presque un pôle dans chaque agence de R&D, IA. Après, en vibe coding ou pas, peu importe. Ça, c'est des mindsets de chacun. mais de dire
- Speaker #0
et que le marchand il peut s'en même aller exactement alors oui évidemment le pôle R&D il est évident c'est logique mais R&D business même tu vois voilà c'est ça pour moi le truc c'est de plus en plus je pense qu'on va aller vers des tu vois historiquement on a fait des audits de code on a fait des audits SEO je pense que là on va aller sur des ateliers en effet d'audits de performance de productivité tu vois on peut appeler ça audit atelier peu importe mais moi je le vois on a en effet aujourd'hui on a les demandes aujourd'hui chez nos clients où en effet c'est à dire bah écoute écoutez, moi je sais que je passe trop de temps à faire ça, ça, ça et ça. Notre job, c'est de comprendre leurs problématiques, de savoir comment on les automatise et de leur proposer des choses qui vont leur faire gagner du temps, leur faire gagner de la valeur. Et oui, il y a un vrai sujet là-dessus.
- Speaker #1
Et comment l'IA peut résoudre ça, certes, avec des prontes, avec des agents, mais aussi avec des micro-logiciels, des micro-sas ou des micro-logiciels open source. Et en fait, l'entreprise cliente, elle deviendra le bon côté de la dépendance. elle deviendra encore plus dépendante à toi parce qu'avant, tu gérais son site e-commerce. Là, maintenant, tu vas peut-être gérer un truc qui était compliqué pour Martine de la Compta et puis un truc... Christophe, je vois comment tu arrives à poster sur les réseaux sociaux. En fait, oui, mon expérience que j'ai mise pour moi et pour mon agence, etc., et pour Pharmacom, en fait, tu prends le pâté et puis tu refais le modèle pour d'autres adaptés à leurs besoins, adaptés à leur mindset. Et donc, en fait, ton périmètre chez le client s'élargit et c'est peut-être le bon moment de sortir des cases parce que souvent, on râle parce que les clients nous mettent dans des cases, mais en fait, on est aussi des fois content d'y rester. Voilà, c'est peut-être le moment, et je finirai peut-être par ça, mais c'est peut-être le moment pour les agences aussi de se réinventer en se disant, ok, je sors de ma case et je vais voir comment aller chercher de la croissance à sur-répondre à des besoins pour mon client.
- Speaker #0
Allez, juste pour finir ce... Ce dernier épisode, alors, sujet intéressant, on parle d'IA et si je ne suis pas de sottise, dans le prochain épisode, on a prévu de parler de commerce agentique, etc. Donc on est sur des sujets qui vont se rapprocher de ça.
- Speaker #1
On va parler de géo et on va parler de beaucoup de mythes dans le prochain.
- Speaker #0
On va se rapprocher de ça aussi. Si je devais juste prendre une petite pincette par rapport à tout ça, aujourd'hui, il y a des analyses qui vont dans tous les sens sur l'IA va détruire de l'emploi. Et je pense qu'il y a une vraie part de... marketing, entre guillemets, des gros acteurs de l'IA qui balancent...
- Speaker #1
Mais t'as vu qu'ils y reviennent.
- Speaker #0
Peut-être, mais je pense qu'ils les balancent, ces gros chiffres, pour faire un peu peur et ça fait bousser le truc, tu vois. Si ça va détruire de l'emploi, c'est que c'est ultra efficace. En même temps, et je reviens à notre analyse où on se dit, ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, c'est une révolution qui n'est même pas une révolution industrielle comme celle de l'électricité, mais vraiment de la conscience de l'homme, de l'origine. On n'a jamais vécu ça. Donc en fait, je pense que nul n'est réellement capable de savoir ce que l'emploi va devenir demain avec ce qu'on vit aujourd'hui. Mais, et c'est peut-être le message fort que j'ai envie de faire passer, c'est que c'est aussi à nous de choisir. On est en train de construire ce que va être demain. C'est à nous de décider de ce qu'on va faire. Est-ce que peut-être qu'on va faire des choix d'aller moins sur le travail et plus sur le loisir ? C'est possible et du coup, on aura... d'autres modes de vie qui vont arriver. Mais en effet, cette capacité de s'adapter, de rebondir et d'utiliser l'IA comme une valeur et pour retrouver de l'humain aussi, parce que c'est ça le job, on a le choix. Et c'est ça que j'ai envie de poser comme message. On ne sait pas, il n'y a pas de modèle aujourd'hui qui permette de savoir ce que l'intelligence artificielle va créer demain. Parce qu'en plus, on va arriver... Alors certains disent même que les derniers modèles de... DIA sont déjà à la G.I. On sait tous les travaux que fait Yann Lequin de son côté sur des nouveaux modèles. En vrai, on ne sait pas ce qui va se passer. Mais on doit garder les cartes en main. C'est un outil qu'on doit utiliser à notre valeur et pour aller où on a envie d'aller. C'était un peu le message que je voulais passer.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord avec ça. Clairement, on ne sait pas où ça va aller. On ne sait pas où ça va aller du tout. Moi, par exemple, je n'ai jamais... autant bosser et autant de faits, de choses différentes dans une journée que depuis que l'IA existe. Et il y a des jours, je finis la journée et je suis éclaté. Franchement, je suis éclaté parce que je sens que mon système nerveux, et qui est resté le système nerveux d'un homme préhistorique, il en prend plein la tête. Donc il y a peut-être aussi ça, c'est qu'à un moment donné, on va peut-être bosser beaucoup plus dans des laps de temps beaucoup plus courts, mais on ne sera peut-être pas capable non plus. de tenir des rythmes aussi longs.
- Speaker #0
On devient des orchestrateurs massivement multitâches.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Donc on a une charge mentale sur le cerveau qui est dingue. Et j'en ai parlé avec beaucoup de personnes, et toutes les personnes qui en effet utilisent énormément l'IA sont sur cette notion de fatigue, de kiff intégral. Parce qu'en effet, on va très vite sur plein de choses. Et l'IA, on n'en a pas beaucoup parlé, mais ça reste quand même un... moyen pédagogique incroyable.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et finalement, il y a des hallucinations, mais... on a des profs, on a un prof particulier qui maîtrise tous les domaines dans notre téléphone. Donc on a une richesse de savoir et de contenu qui est juste dingue. Et en même temps, c'est épuisant parce qu'on fait 15 000 choses à la fois. Donc je pense qu'en effet, tu as raison sur certainement une notion de réduction du temps de travail. Il y a tellement de choses qui sont devant nous. Tu vois, moi, je me dis qu'à 53 ans, j'ai une telle chance de vivre encore ça aujourd'hui. que ça me fait ultra kiffer, que je suis impatient de savoir la suite.
- Speaker #1
Bon, moi, je voudrais finir cet épisode parce que, déjà, par vous dire merci d'en être arrivé jusque-là, parce que, voilà, vous avez été le premier auditeur fidèle jusqu'au bout. Contrib, c'est aussi vous. Et on a besoin de trois choses. Un, contribuer en mettant un like, un commentaire. et puis ajoutez à votre plateforme à Youtube, plateforme de podcast Spotify Spotify Apple Podcast Deezer, on va être présent sur toutes les plateformes ça c'est la première contrib la contrib que vous pouvez faire la deuxième contrib ultra ultra importante, c'est dites nous en commentaire les sujets que vous voudriez qu'on aborde, on va justement est un podcast de contributeurs, avec de la contrib, donc les épisodes on va les faire et on va travailler à partir de vraiment de remontées de terrain, donc on va bouger l'actualité parler d'actualité, et si il y a des sujets que vous voulez qu'on traite, et ben on fera une partie aussi sur la question les questions réponses en fin d'épisode sur les prochains et le troisième, c'est qu'on va aller chercher dans les prochains épisodes des contributeurs qui seront des invités avec nous. Le podcast ne sera pas que avec Christophe et Ausha, même si je sais, on est bien suffisant. Mais on va aller chercher une ou deux personnes par épisode en plus qui seront contributeurs et surtout chroniqueurs de Contrib. Donc si vous avez envie d'être chroniqueur de Contrib, que vous êtes une agence, un SaaS, un e-commerce, N'hésitez pas à nous faire un coucou, à venir nous... à venir nous parler en privé.
- Speaker #0
N'hésitez pas à commenter, comme tu disais Thomas, à partager avec vos relations s'il y a des choses qui vous ont intéressé. Puis n'hésitez surtout pas aussi à nous dire si vous pensez qu'on a dit des bêtises, parce qu'on propose nous des visions, on propose des alternatives. On peut avoir tort sur certains sujets, donc c'est intéressant que vous nous remontiez vos visions et n'hésitez pas à nous poser des questions, à nous remonter des sujets qui... nous permettront aussi d'enrichir les prochains événements et les prochaines émissions et on pourra évidemment on vous citera si vous nous avez remonté des questions ou des commentaires qui sont pertinents et intéressants et je voudrais finir vraiment cet épisode par
- Speaker #1
un hommage parce que je pense qu'on ne peut pas terminer Contrib sans le lui rendre je voudrais dédier entièrement et complètement cet épisode à Olivier Clémence Merci. qui nous a quittés il y a quelques jours faire un gros bisou à ses enfants, à sa femme, à ses amis t'es parti beaucoup trop tôt et cet épisode c'était le tien et je suis tellement certain que ça t'aurait plu et que tu nous aurais fait un paquet de retours et ils vont nous manquer donc voilà Bye
- Speaker #0
ouais clairement Olivier tu nous manques déjà sur ces épisodes on aurait aimé t'interviewer échanger avec toi à bientôt là-haut et voilà donc merci à tous et à dans deux semaines ciao ciao bonne fin de journée