- Speaker #0
Convergence, le podcast USF de la communauté SAP francophone.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Convergence, le podcast USF de la communauté SAP francophone. Dans nos premiers épisodes, nous avons parlé intelligence artificielle et cloud de confiance. deux transformations technologiques majeures qui sont en train de redessiner nos systèmes d'information. Mais derrière la technologie, il y a une question finalement assez simple. Avons-nous les femmes et les hommes capables de mener ces transformations ? Parce que passer... de S4A Now Cloud, ABTP, intégrer l'IA ou faire évoluer ses architectures, ce n'est pas seulement changer de technologie, ça transforme aussi profondément les métiers et les compétences. Quels métiers SAP sont en train d'évoluer ? Quelles nouvelles compétences deviennent stratégiques ? Faut-il encore former des développeurs ABAP ? Où trouver les nouveaux profils ? Et surtout, risque-t-on de manquer de compétences au moment même où les projets de transformation s'accélère. parler. J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Bernard Cotinot, président de la commission organisation et gouvernance de l'USF. Bonjour Bernard.
- Speaker #2
Bonjour Floriane.
- Speaker #1
Bernard, pour commencer, comment les grandes transformations technologiques actuelles font-elles évoluer les métiers et les compétences dans l'écosystème SAP d'après ce que vous voyez au sein de la commission ?
- Speaker #2
Alors disons que la période actuellement est plutôt chahutée. Beaucoup de choses changent. L'arrivée d'S4ANA, le RP Cloud, l'IA, la transformation des métiers. Tout ça arrive en même temps et toutes les entreprises sont en train d'essayer d'adopter ces innovations au même moment.
- Speaker #1
Il faut dire que dans le secteur de l'informatique, on sort aussi de plusieurs décennies assez stables. Donc la transformation est réelle.
- Speaker #2
Alors effectivement, SAP a été historiquement et pendant très longtemps un système très stable. C'est d'ailleurs ce qui a fait son succès. Et à cette époque, les gens fonctionnaient sur un apprentissage assez long et une maîtrise assez longue de tous les environnements SAP. ce qui leur permettait d'exploiter cela pour satisfaire tous les besoins des métiers, aussi bien sur le plan du développement que sur le plan des plateformes, que sur le plan du suivi contractuel. On était dans un monde assez stable.
- Speaker #1
Or, aujourd'hui, c'est la route vers l'hybridation, de plus en plus de systèmes hybrides, avec finalement des modèles standardisés qui ont tendance à diminuer.
- Speaker #2
L'éditeur SAP a opéré une transformation assez profonde et est devenu une société très innovante. dont le but est de délivrer le plus rapidement possible des innovations à tous ses clients. Et pour cela, ils s'appuient sur le cloud, donc des environnements beaucoup plus hybrides, et donc qui ont bousculé l'ancien système SAP historique. Il faut pour ça savoir s'adapter à tous ces environnements très rapidement pour les intégrer et en tirer le meilleur parti.
- Speaker #1
Donc c'est plus seulement faire fonctionner des expertises et des métiers technologiques côte à côte que d'évoluer dans le monde SAP, c'est aussi faire fonctionner tout un système aujourd'hui.
- Speaker #2
Effectivement, on demande plus simplement aux équipes de faire fonctionner un système SAP un peu historique. On leur demande de plus en plus de savoir accompagner la transformation des métiers et de savoir surtout tirer le meilleur profit des solutions qui sont disponibles et proposées par l'éditeur.
- Speaker #1
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que vous pourriez me donner un exemple ? Quand on pense monde SAP, on pense en tout premier lieu aux métiers du développement par exemple. Pour les métiers du développement, quelles sont les transformations qui sont en train de se jouer ?
- Speaker #2
Le développement est un très bon exemple. Historiquement, on associait SAP à l'ABAP, qui est effectivement le système de développement historique de l'éditeur. Aujourd'hui, l'ABAP ne disparaît pas, mais il est complété par énormément de nouvelles technologies et de nouveaux langages. Le code no code, Fiori, la BTP, le Python, mais aussi de nombreuses interfaces sur un système qui devient plus ouvert, dont il faut maîtriser toutes les API.
- Speaker #1
Or, développement, j'imagine que c'est la même chose quand on gère des infrastructures, il y a le même type de transformation en cours ?
- Speaker #2
Avant, les équipes internes s'appropriaient les solutions SAP et les exploitaient pour les rendre les plus performantes possibles dans l'environnement de l'entreprise. C'était un métier d'expertise, un métier d'attention puisqu'il fallait suivre ces plateformes au quotidien. Demain, tout cela va changer puisqu'on va consommer des services qui vont être majoritairement dans le cloud. Il va falloir apprendre à les gérer. et à les faire gérer par les gens qui vont les exploiter, qui sont effectivement les services exploités par SAP.
- Speaker #1
On entend parler pour tout ça de nouveaux métiers, capacity planning, contract management. C'est ce que vous observez aujourd'hui qui apparaît chez les utilisateurs ?
- Speaker #2
Tout à fait, on voit apparaître de nouvelles compétences qui étaient assez peu présentes dans le monde SAP auparavant. Le capacity planning, le contract management, le SAM, la gestion des environnements, le FINOP, ce qui doit aussi maintenant comprendre Le monde SAP, apprendre à mesurer l'utilisation des services et les optimiser.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, évoluer dans le monde SAP, c'est plus seulement être un super ingénieur informatique, caïd de la technologie, c'est aussi pouvoir appréhender des sujets liés au métier, au juridique, à l'économique, c'est aussi ces choses-là que vous voyez émerger ?
- Speaker #2
Alors oui, mais SAP a toujours été un système qui avait quand même une grande proximité avec les utilisateurs ou les techniciens. fréquenter assez souvent les utilisateurs, mais maintenant, ça devient différent, puisqu'en fait, le spectre est beaucoup plus large. Il faut allier la technique, les composantes métiers, le juridique, l'économique, et tout cela se mélange et devient beaucoup plus compliqué à maîtriser.
- Speaker #1
Donc finalement, si je résume ce que vous venez de nous dire Bernard, on n'est pas en ardoise magique à effacer tout ce qui se faisait avant en termes de compétences pour venir pluguer des nouvelles compétences, mais on est plutôt sur un élargissement de terrain de jeu. pour ceux qui sont déjà des spécialistes de SAP.
- Speaker #2
Tout à fait. Dans un premier raccourci, on pourrait dire que les anciennes compétences sont plus utiles, il faut les remplacer par des nouvelles. C'est une erreur fondamentale. Les expertises restent indispensables. Les gens qui maîtrisent les systèmes SAP, qui maîtrisent les process de l'entreprise, qui maîtrisent le contexte de l'entreprise, sont des gens extrêmement précieux pour l'entreprise. En revanche, l'expertise doit s'ouvrir. Un expert ne peut pas travailler seul dans son couloir. Il doit apprendre à communiquer avec d'autres experts qu'il n'avait pas forcément l'habitude de côtoyer. Et c'est là que va se jouer la clé du bon fonctionnement de l'exploitation du système. Ce n'est pas la fin de l'expertise, bien au contraire. Mais c'est la fin de l'expertise isolée qu'il doit apprendre à communiquer, à travailler avec les autres.
- Speaker #1
Alors justement, si on se projette vers l'avenir maintenant, de quoi une entreprise utilisatrice de SAP aura absolument besoin demain en termes de compétences métiers ?
- Speaker #2
Tout d'abord, on est dans la technologie, donc le premier bloc est purement technologique. Les entreprises auront besoin de compétences extrêmement pointues en architecture cloud, qui est un nouveau concept pour le monde SAP, en architecture hybride, maîtriser la BTP, l'intégration de la donnée, l'automatisation, l'intelligence artificielle ou encore la cybersécurité qui est un vrai sujet d'actualité en ce moment. Ça, c'est le socle qui va accompagner l'évolution des systèmes.
- Speaker #1
Deuxième niveau de compétences, tout ce qui va concerner à ce moment-là le pilotage économique et contractuel.
- Speaker #2
Ce qui est nouveau dans ces architectures plus ouvertes et dans cette consommation à l'usage, c'est le volet du contrat et du pilotage. Puisqu'effectivement ce n'est plus un contrat rigide, on va piloter des services et donc il faut apprendre à comprendre les contrats, à mieux les utiliser et en tirer le meilleur parti. Tout ça nécessite effectivement des composantes de contract management, de SAM, de FINOPSE pour maîtriser tous ces aspects.
- Speaker #1
Donc bloc 1, la maîtrise technologique, bloc 2, la maîtrise contractuelle, bloc 3, on pourrait parler des processus peut-être ?
- Speaker #2
Le bloc 3, c'est l'invariant de SAP. Effectivement, il faut maîtriser le métier, les processus métiers, bien comprendre les besoins du métier pour pouvoir trouver dans l'ERP les bonnes réponses à leurs demandes. Donc la technologie n'a de valeur, bien sûr, que si elle correspond à un besoin de l'entreprise. Pour la technologie, il ne sert à rien.
- Speaker #1
Et puis comme on le voit, la technologie évolue vite. J'imagine que ça veut dire aussi être en permanence en capacité de s'adapter. Alors ça, les spécialistes de l'informatique le font, j'allais dire, depuis la naissance de l'informatique. Mais en quoi ça change avec les transformations qu'on est en train de vivre ? Finalement, c'est être en capacité de pouvoir faire plusieurs métiers, de pouvoir développer d'autres compétences.
- Speaker #2
Effectivement, apprendre en continu a toujours été le lot de l'informatique, puisque ces métiers évoluent très vite. Mais là, le monde SAP évolue maintenant beaucoup plus vite qu'il n'a évolué précédemment. Et donc, effectivement, apprendre en continu et savoir travailler avec des profils différents, des experts différents, savoir expliquer, savoir transmettre, savoir accompagner le changement et savoir aussi piloter des services externes deviennent des compétences extrêmement critiques. Plus la technologie évolue vite, plus ces compétences deviennent importantes.
- Speaker #1
Alors si on fait la liste de tout ce qu'on vient de se dire en termes de compétences nécessaires pour ce nouveau monde SAP qui se dessine, on est quand même sur un joli mouton à cinq pattes, comment on fait pour trouver cette personne ?
- Speaker #2
Alors le fantasme du mouton à cinq pattes revient effectivement régulièrement. Je pense que ce serait une erreur de le chercher puisque de toute façon dans un monde d'une telle complexité, c'est impossible d'imaginer qu'une seule personne pourra maîtriser l'ensemble des composantes. Donc il faut rechercher des expertises complémentaires. et surtout les faire travailler ensemble.
- Speaker #1
Qu'est-ce que vous entendez par les faire travailler ensemble ?
- Speaker #2
Les faire travailler ensemble est quelque chose qui doit s'accompagner avec des profils passerelles, des profils plus génériques qui sont capables de comprendre les grandes lignes des différents sujets et de trouver les réponses auprès des experts compétents pour faire avancer globalement l'ensemble de la problématique.
- Speaker #1
Si je devais résumer, c'est quoi ? Des équipes pluridisciplinaires qui se parlent entre elles ?
- Speaker #2
C'est exactement ça. Il faut constituer ces équipes pluridisciplinaires dont les compétences sont réellement complémentaires, les faire travailler ensemble, et en conclusion, le tout doit être supérieur à la somme des parties.
- Speaker #1
Et l'IA dans tout ça, Bernard ? C'est une couche de compétences supplémentaires à acquérir, ou au contraire, ça va nous simplifier la tâche ?
- Speaker #2
Probablement les deux. L'IA va automatiser certaines tâches et simplifier certains usages. C'est clairement sa promesse. Elle va aider à développer, à rechercher une information, analyser les données et assister les utilisateurs. Mais l'IA, il va falloir apprendre à la maîtriser. Et donc c'est également des nouvelles compétences dont on aura besoin pour effectivement savoir gérer ces nouveaux systèmes. Et plus largement, l'IA illustre parfaitement le défi auquel nous sommes confrontés. Une technologie évolue tellement vite qu'il est crucial de faire évoluer les compétences à la même vitesse. Sinon, c'est un risque de décrochage.
- Speaker #1
Donc finalement, la compétence la plus importante, ça serait presque l'adaptabilité, la capacité à continuer à évoluer en continu.
- Speaker #2
Alors effectivement, l'adaptabilité devient la compétence clé dans tout ce dispositif. Les technologies évoluent très vite. Ce que nous utilisons aujourd'hui sera sera certainement totalement différent dans 5 ans. Donc il faut sans arrêt se former, il faut sans arrêt faire de la veille pour suivre l'évolution du marché et l'évolution du monde. Pour les entreprises, cela suppose aussi de donner les moyens aux collaborateurs de se former. La formation n'est pas un sujet annexe qui est fait... En temps masqué, la formation doit être clairement intégrée dans les processus des entreprises.
- Speaker #1
A ceux qui nous écoutent, le message est donc passé sur la formation. On parle beaucoup par ailleurs de pénurie de compétences SAP. Est-ce qu'aujourd'hui elle est réelle ? Est-ce que vous la voyez ? Est-ce que le mur arrive ? Est-ce qu'il est là ? Comment on se situe par rapport au niveau de disponibilité des compétences en lien avec les projets ?
- Speaker #2
Effectivement, la pénurie des compétences SAP aujourd'hui n'est plus un risque, c'est un problème. Il y a réellement des expertises qui manquent sur le marché. Toutes les entreprises conduisent les mêmes transformations en même temps. Les passages à Sforana, les passages à l'URP Cloud, cela assèche littéralement tout le marché des compétences SAP.
- Speaker #1
Comment on fait pour lancer un nouveau projet aujourd'hui ? Par rapport à ce manque de compétences, on forme en interne, on va chercher des compétences à l'externe. Quelles sont vos préconisations ?
- Speaker #2
En fait, il faut traiter les deux sujets. Il faut s'appuyer sur les compétences en interne, bien sûr, puisqu'elles représentent le patrimoine immatériel de l'entreprise, les gens qui connaissent tout le fonctionnement et les raisons pour lesquelles les choses ont été faites. Et ces personnes-là, il faut leur donner des objectifs pour qu'elles puissent évoluer et continuer dans leur carrière à apprendre de nouvelles choses. Mais en même temps, il faut aussi se doter de nouvelles expertises qui sont longues à acquérir, qui seront apportées par des consultants externes ou des personnes externes qui vont intégrer l'entreprise, ce qui permet d'accélérer la démarche.
- Speaker #1
Oui, parce que quand on parle d'un projet SAP, on parle en fait de tout un écosystème. Il y a bien sûr SAP, l'éditeur, tout ce qu'il peut mettre à disposition de ses clients, mais il y a aussi les intégrateurs, il y a les cabinets de conseil, il y a les organismes de formation, il y a les freelances. Vous venez d'en parler Bernard, ne les oublions pas. l'importance qu'ils ont dans l'écosystème. Est-ce que tout cet écosystème arrive à évoluer suffisamment rapidement ?
- Speaker #2
C'est un vrai sujet. Les entreprises utilisatrices dépendent énormément de cet écosystème. Personne ne peut mener un projet de transformation SAP sans avoir recours à de l'expertise externe, à la fois en capacité et à la fois en compétences. C'est un sujet clé pour réussir un projet. Mais les partenaires dans cet environnement sont confrontés exactement au même problème que les entreprises clientes SAP, la rareté des compétences. et le besoin de former aussi leurs compétences pour les faire évoluer sur les nouvelles technologies. Les freelancers, quant à eux, occupent souvent un rôle très spécifique puisqu'ils apportent une expertise très pointue, qui n'est pas disponible souvent chez les partenaires, et qui vont aider aussi bien les partenaires que les entreprises utilisatrices SAP.
- Speaker #1
Et ça pose aussi la question de la transmission, parce que si on réduit les expertises spécifiques sur un petit nombre de partenaires ou de freelancers, De fait, en tant qu'entreprise utilisatrice, on s'expose à un risque.
- Speaker #2
C'est un sujet qu'une entreprise utilisatrice doit toujours gérer, puisque l'entreprise utilisatrice va devoir gérer le système dans le temps. Donc quand on fabrique ou quand on fait évoluer le système, on a besoin de compétences, on a besoin de ressources pour y arriver. Mais ensuite, il faut se placer dans un contexte d'évolution continue dans lequel il faudra identifier les compétences dont on aura besoin. Donc à la fois en formant les compétences en interne et à la fois en intégrant des nouvelles compétences pour pouvoir exploiter tout le système.
- Speaker #1
Ce manque de compétence, cette pénurie dont on est en train de parler, est-ce qu'aujourd'hui elle pourrait même être qualifiée de goulot d'étranglement, voire de menace sur les projets SAP à mener en entreprise ?
- Speaker #2
Tout à fait, c'est un vrai problème et ce n'est pas un problème récent puisque déjà en 2022... certaines études faisaient état du fait que le manque de compétences sur le marché freinait la progression et l'immigration des projets SAP. Le risque est amplifié par le fait que tout le monde travaille sur les mêmes sujets en même temps. Donc le marché n'a pas forcément la capacité à répondre à tout le monde et donc il faut l'intégrer dans la stratégie de mise en place du projet. La compétence ne doit pas être considérée comme la simple conséquence d'un projet. On a choisi une technologie, les équipes n'ont qu'à se former et l'intendant suivra. Cette phrase n'est pas acceptable aujourd'hui. Il faut que la gestion des compétences soit complètement intégrée dans la stratégie de l'entreprise au plus haut niveau et fasse partie de la démarche projet pour sa réussite.
- Speaker #1
Une fois qu'on s'est dit tout ça, Bernard, pour une entreprise qui nous écoute là aujourd'hui et qui prend conscience de ses enjeux, Par où on commence ? Comment on identifie les compétences déjà disponibles ? Et puis, comment on mène cette stratégie d'élargissement des compétences, d'acquisition de nouvelles compétences ?
- Speaker #2
Alors tout d'abord, il faut commencer par des choses très simples. Faire l'inventaire des compétences que l'on a en interne. Établir cette cartographie, identifier les compétences qui sont uniques, identifier les compétences qui sont externes, et identifier les compétences dont on aura besoin au fur et à mesure que les projets vont avancer. Cette cartographie doit être mise en regard de la trajectoire que souhaite l'entreprise. Si je veux être dans le cloud dans deux ans, il faut que je commence tout de suite à chercher les bonnes compétences pour pouvoir accompagner toute cette démarche.
- Speaker #1
J'imagine que c'est une démarche à long terme, c'est-à-dire que si je démarre mon projet demain, il est déjà un peu tard. pour me poser la question des compétences.
- Speaker #2
Le mot-clé, c'est l'anticipation. Effectivement, si l'on attend d'avoir besoin de la compétence, pour la rechercher. Vu la pénurie et la tension du marché, on ne va pas la trouver et le projet va être bloqué. Donc il faut anticiper tout ça et on est en mois, voire en années. Il faut vraiment s'y préparer. Et d'autre part, il faut faire très très attention à ne pas perdre les compétences internes puisque ces compétences pourraient se trouver ou se ressentir dévalorisées par rapport aux nouveaux projets si on ne leur prête pas attention. Et donc il faut les accompagner et leur donner tous les moyens de se former sur les nouvelles technologies car demain ce seront ces personnes-là qui vont exploiter et faire vivre les systèmes.
- Speaker #1
Dans toute cette transformation dont on comprend qu'elle est multifacette et qu'elle sous-tend des enjeux assez stratégiques pour les entreprises, quel est le rôle de l'USF, vous, à la commission organisation et gouvernance ? Comment vous aidez les utilisateurs SAP et membres de l'association à naviguer dans cette transformation ?
- Speaker #2
Alors, comme on l'a vu, tout l'écosystème est lié. L'USF est au cœur de l'écosystème SAP. Donc, son rôle, c'est de permettre à tout chacun de dialoguer, de réfléchir ensemble. et effectivement de retrouver les bonnes pratiques que d'autres ont pu mettre en place dans le contexte de l'entreprise et de les intégrer pour gérer leurs propres problématiques dans leur entreprise. Grâce aux échanges entre pairs, on peut aussi comprendre comment d'autres organisations trouvent des solutions à des problèmes qui peuvent paraître extrêmement complexes. Cela aide chacun à progresser plus vite en tirant parti des bonnes pratiques des autres. Et l'USF, c'est aussi un lieu de dialogue pour les différentes parties prenantes. aussi bien les entreprises clientes SAP que les partenaires, et aussi l'éditeur SAP qui a un rôle extrêmement important à jouer. Et l'USF vis-à-vis de l'éditeur SAP a un rôle pour remonter les points de blocage. Si sur une nouvelle solution SAP on ne trouve pas de formation ou on ne trouve pas de compétences, c'est un point que l'USF se charge de transmettre à l'éditeur pour qu'il apporte des correctifs pour effectivement rendre un peu plus de souplesse sur le marché. C'est même la raison d'être de l'USF. C'est ce qu'on appelle chez nous l'intelligence collective. C'est ce qui nous permet de partager nos expériences entre pairs et d'être ensemble plus fort pour traiter des problématiques qui souvent sont extrêmement complexes.
- Speaker #1
Ce que vous nous dites Bernard, finalement, c'est le résumé de l'intelligence collective. Et l'intelligence collective, c'est ni plus ni moins que la raison d'être de l'USF. Réfléchir, étudier, partager, influencer l'éditeur quand il y a des nécessités. Tout ceci au service des utilisateurs SAP. Merci Bernard pour cet échange. S'il fallait retenir qu'une seule idée autour de ce grand sujet des compétences, quelle serait cette idée selon vous ?
- Speaker #2
Je dirais que la transformation des compétences ne doit pas être simplement vue comme la transformation de la stratégie de SAP qui va vers le cloud. Ça doit être une des conditions nécessaires pour que les entreprises puissent adopter les nouvelles technologies de SAP et en tirer le meilleur profit.
- Speaker #1
Eh bien, ce sera notre mot de la fin. Merci pour cet échange. Merci à toutes et à tous de nous avoir écoutés. Si cet épisode vous a intéressé, n'hésitez pas à le partager autour de vous et à retrouver les autres épisodes de Convergence, le podcast USF de la communauté SAP francophone. A très bientôt ! Générique