- Speaker #0
Il a fait de l'impro sa marque de fabrique, il a marqué pas mal de téléspectateurs. Mais avant d'être le prof emblématique de la Star Academy, Pierre Debrouwer était déjà un comédien et un prof de théâtre passionné. Comment a-t-il vécu le succès ? Quel regard porte-t-il sur son expérience à la Star Act ? Des planches de théâtre à la lumière du projecteur, il nous raconte tout. Préparez-vous à une immersion au cœur de son parcours, une conversation sans filtre qui révèle l'homme derrière le professeur. Salut à tous et bienvenue sur Côté Canap. Aujourd'hui, je suis ravie d'accueillir Pierre, qui est notre invité d'excellence, qui sans doute vous le connaissez pour son rôle de coach en impro. Il a fait partie de la Ligue d'impro, il a donné des cours, c'est au cours Florent je pense. Il a notamment été prof de théâtre à la Star Academy. Alors, il y en a dans les auditeurs qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter Pierre ?
- Speaker #1
Je m'appelle Pierre Debrouer, j'ai 43 ans, je suis père de famille. J'habite à Brel-le-Comte, mais je ne suis pas belge d'origine, mais je suis belge de cœur. Mon truc, c'est l'improvisation théâtrale et j'ai découvert ça il y a 27 ans.
- Speaker #0
Et comment tu as découvert ça ?
- Speaker #1
Au Forum des associations de Fontenelle Fleury, c'est le bled dont je viens à côté de Versailles. Il y a le papa d'Alban Ivanov qui est un peu une star qui fait des zénithes, je ne sais pas combien de films, c'est un humoriste pas connu. Et il y avait son papa et Laurent Rounac. Laurent Rounac, c'est le mec qui est le directeur de Camping Paradis et tout ça. Une star de TF1. Et ils ont fait une impro dans un forum des associations. J'ai fait, oh, ça va trop bien. Et puis, je me suis inscrit dans l'association directement.
- Speaker #0
Tu n'avais jamais fait de théâtre avant ?
- Speaker #1
Tout petit peu. Ah oui, si, si. On remonte encore plus loin. Si, je faisais un peu l'option théâtre au lycée. J'avais trop kiffé. Au collège aussi. Non, non, au lycée. Non, non, je suis arrivé au lycée, moi. Donc, j'ai fait l'option théâtre au collège. C'est comme les familles de sportifs. En fait, on s'est tous entraînés les uns les autres. Parce que, si tu veux, on peut en revivre de là, mais en fait, ça vient de l'enfance.
- Speaker #0
T'es tombé dedans dans la marmite quand t'étais petit ? T'avais la famille ?
- Speaker #1
En gros, on a une famille... Ouais, mon petit frère. Lui, il a fait la classique du cours Florent. Ouais. Donc, la classique, c'est un concours où ils en prennent 30 sur 2500. Et tu payes pas les études, t'as les meilleurs profs pendant 3 ans. Lui, il l'a eu à 17 ans. ça n'arrive jamais au conflit il y en a vraiment pas beaucoup Après, il a fait le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique. C'est la grosse école en France. C'est la deuxième école la plus chère en France. Ils sont juste nonantelés. Et c'est un truc de dingue, cette école. C'est vraiment l'école de référence. Et puis après, il a fait des tournées. Il a fait des spectacles. C'est un comédien hyper reconnu. Maintenant, il est à fond dans le cinéma. Ça, il y en a un. Deuxième, Marie de Brouwer. Elle, c'est la petite sœur. Et elle, elle est humoriste. Elle fait des chroniques chez France Inter. elle va devenir la star de la famille Les trois, on a envie de faire l'Olympia, mais je pense que c'est elle qui va y arriver en première. C'est un parcours ? Non, pas trop, mais on s'est dit, s'il y en a un qui le fait, qui l'amène les autres. En gros, elle va faire... Elle, elle joue devant 6 000 personnes à Nantes, genre en février, et elle en est là, déjà. Elle fait le Jamel Community Club toutes les semaines. Donc là, il y a la petite sœur. Après, personne ne sait ça, mais en gros, j'ai des demi-frères et des demi-sœurs. Je ne les vois pas beaucoup. Mais le grand, il a fait le Conservatoire national d'art dramatique aussi, la grosse école de théâtre de Foufou. Il est chanteur d'opéra, il a travaillé pour Olivier Py. Jean-Olivier Py, c'est un metteur en scène hyper connu. Il a été directeur du Festival d'Avignon, chanteur d'opéra de dingue. Et la grande sœur, assistante réalisatrice, elle était réalisatrice dans le cinéma.
- Speaker #0
Oui, tu es vraiment baignée dans cet univers depuis toujours.
- Speaker #1
Oui, la maman, en fait, les parents qui sont artistes aussi, tu me dis, si je parle trop, tu comprends. Non, pas du tout. Mais en gros, la maman, en ce moment, elle est artiste, peintre, elle fait de la sculpture, elle fait des vécos, des trucs de dingue, elle fait des carnets de voyage, mais elle est vraiment devenue artiste, elle fait des expos, elle vend ses œuvres et tout ça.
- Speaker #0
En fait, limite, si tu avais travaillé dans un boulot plutôt standard, ça aurait été surprenant.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et mon papa, pour terminer, il est auteur, il a écrit des bouquins. Et il était éditeur dans l'écologie.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Bon, voilà. Et en gros, il nous a amenés à voir des spectacles de petits. Enfin, des petits, on est allés voir plein de spectacles, j'avoue. On est allés voir beaucoup de trucs au cinéma. Mais pendant, il nous a emmenés, même jeunes, il nous a emmenés partout. Donc du coup, ce qui est pas mal, parce que nous, maintenant, les parents d'aujourd'hui, on est un peu différents. Tu vois, ça donne des bons résultats, mais eux, ils nous emmenaient partout. donc c'est vrai qu'on a vu des trucs qui n'étaient pas forcément de notre âge on s'ennuyait parfois mais...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais tu as appris beaucoup de choses,
- Speaker #0
c'est ça, c'est ce que tu veux vers l'esprit. Quand tu as commencé et que tu as percé dans cet univers, qu'est-ce que tu as eu envie de développer, toi, au début ?
- Speaker #1
Au début de quoi ?
- Speaker #0
Au début de ta carrière.
- Speaker #1
Oh ! Au début, je n'avais pas de... Tu n'avais pas de ambition. Je n'avais pas de carrière, au début. Au début de ma carrière, quand j'ai commencé la croix ? Oui. Tu voulais en vivre ? Non, jamais. Non, non, non, ce n'était pas du tout prévu.
- Speaker #0
C'était l'idée de t'amuser et...
- Speaker #1
Rien n'a été réfléchi dans ma carrière. En gros, je découvre ce truc-là au début très dur. Au début, je mets six mois avant de réussir à me lever. Je le dis tout le temps. Six mois avant de me lever de ma chaise, on était obligé de dire « Allez, Pierre,
- Speaker #0
allez, Pierre, allez, va sur scène. »
- Speaker #1
Je restais un quart d'heure devant la porte, j'avais peur d'aller en cours. J'étais là à la boule au ventre, pourquoi j'y vais ? Pourquoi je m'inflige ça ? Moi j'ai encore ça, quand je joue à un solo en impro, je pense que je ne suis pas le seul à dire ça. La journée d'avant, pendant toute la journée, je me disais pourquoi je m'inflige ça ? Est-ce que tu es quelqu'un d'introverti au fond de toi ? Je l'étais de dingue avant, je le suis encore. Mais avant encore plus, je ne pouvais pas te regarder dans les yeux à 17 ans.
- Speaker #0
L'impro t'a permis de un peu changer ça ?
- Speaker #1
Oui, ça aide, mais ça ne fait pas des miracles non plus, mais ça aide, oui, ça aide mais comme le sport ça aide en fait il faut que le jeune il trouve le truc Patrick Mogarugou celui qui est le coach de Serena William, c'est tout ça, il en parle et lui ça a été le Denis mais en fait peu importe ton activité si c'est une activité qui te passionne tu vas réussir à être moins timide je pense
- Speaker #0
Donc l'impro, à la base, c'est juste une passion pour toi et tu as eu envie de développer ça.
- Speaker #1
Oui, après j'ai commencé et je n'ai rien réfléchi. On a commencé à faire des rencontres, on a commencé à faire des déplacements et puis après, les écoles ont été mon premier client, mais ça a mis du temps. La première fois que j'ai eu un cachet de comédien, c'est à ma remise des diplômes à l'école de commerce. Donc ça remonte à 2007. J'ai commencé l'impro en 98. Donc il s'est passé 9 ans où... J'ai sillonné la France, j'ai sillonné toutes les possibilités de jouer, de jouer partout, mais jamais dans ma tête, je me dis, je vais payer pour ça. Puis là, il y a l'école de commerce, les premiers diplômes, je suis payé, j'ai l'hôtel, le truc, je ramène deux potes, on est payé. Puis après, il commence à y avoir des entreprises qui commencent à nous payer, puis on commence à avoir des premiers cachets, mais jamais pour l'instant, on se dit, on va vivre de ça. On aime trop ça, mais on ne se dit pas, on va gagner notre vie grâce à ça. c'est impossible C'est dur de gagner de la salive avec l'impro, c'est des tout petits cachets.
- Speaker #0
Et tu voulais vraiment rester dans l'impro ou toi, dans ton but, c'était aussi peut-être de devenir acteur ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Moi, j'ai fait une école de commerce. J'ai fait une école qui s'appelle
- Speaker #0
Negocia. Pourquoi tu as fait une école de commerce, en fait ?
- Speaker #1
Au début, j'étais un petit papillon qui papillonnait, qui cherchait. C'était vraiment les opportunités du moment. J'ai fait S parce que... S, c'est scientifique. Parce qu'on m'a dit que tu étais fort en sciences. Et que voilà. Après, on m'a dit, il ne faut pas que tu fasses de l'université. Il faut que tu fasses des études concrètes. J'ai regardé, je fais un BTS, action commerciale, un truc... Bah voilà, en alternance. Puis après, on m'a dit... Après, je ne pensais jamais être pris en école de commerce. Puis j'ai été pris dans des écoles de commerce. Mais tu achètes ton diplôme pour aller à l'école de commerce. Je suis désolé pour les écoles de commerce. Mais en gros, j'ai adoré. Et puis... Merci. Après, j'étais commerciale où je travaillais dans l'événementiel. Et puis après, c'est à 28 ans que je me suis dit, oh non, je veux vivre de la scène. Donc, 28 ans, ce n'était pas si longtemps que ça. C'était il y a 15 ans. Et là, à partir de ce moment-là...
- Speaker #0
Tu as une remise en question à ce moment-là ?
- Speaker #1
À partir de ce moment-là, j'ai fait tous les jobs possibles de la planète. Donc, j'ai fait 6 ans en voiturier, réceptionniste de nuit, télémarketing...
- Speaker #0
En à côté,
- Speaker #1
tu fais toujours la scène. Pour faire la scène à fond, oui. Parce que ces jobs-là, du jour au lendemain, je pouvais venir télémarquer. Quand j'étais en voiturier, je disais ce soir-là, je ne peux pas. Ce soir-là, je joue. Ce soir-là, je joue. Ce midi, je joue. C'était ta priorité en fait ? Le voiturier, c'était hyper flex comme boulot. Je bossais un peu quand je voulais.
- Speaker #0
Est-ce que tous ces métiers-là t'ont enrichi pour justement ton côté acteur, ton côté improvisateur ?
- Speaker #1
Ça m'a appris la patience d'une chose. Parce que quand tu es voiturier ou exceptionniste de nuit, tu peux rester des heures à rien faire. Tout seul. Et tu ne dois pas avoir de téléphone, rien. Et donc ça, j'y pense tout le temps. et surtout maintenant tu savoures la chance que t'as quoi parce que comme t'as galéré trimé tu sais combien c'est un service de voiturier d'une soirée ou un service de nuit tu sais combien c'est et moi tous mes cachets je les convertis en nombre de jours de travail normal quoi et après ça m'a tu sais j'ai fait aussi de la régie dans le cinéma et trucs j'ai fait de la figure dans le cinéma je suis trop content j'ai vu que t'avais fait de la pub aussi j'ai fait de la pub j'ai adoré mais en vrai j'ai tout aimé Mais ça m'a rendu, à mon avis, vachement plus humble. Enfin, tu vois, je veux dire, j'en sais rien. Quand j'ai fait l'Astarac, moi, je n'ai jamais... Je me suis pris pour... Tu vois, je me lasse. Enfin, je reste simple, humble et compagnie, quoi. Parce que tu as tout connu, quoi. Non, je n'ai pas tout connu, mais j'ai galéré avant, tu vois. Enfin, galéré, mais maintenant, je galère encore. Mais j'ai vraiment galéré pour cet espoir. Genre, je fais une nuit d'hôtel. Je travaille toute la journée, puis je refais une nuit d'hôtel. Je faisais des trucs comme ça.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
À la régie cinéma pendant une semaine, pas payé. J'ai dormi 18 heures en une semaine. J'étais responsable régie pour un court-métrage. Pas payé ? Pas payé, non. Pourquoi ? J'ai fait tellement de trucs, pas payé, rien. Mais oh là là. Je ne sais pas, nous, on était des racros de la scène à un point où tu m'appelais à... 14 heures pour aller à un truc qui a 8 heures de route, j'y allais. Je prenais toujours ma tenue prête à être utilisée à n'importe quel moment et j'ai remplacé tellement de gens. « Oh, il nous manque un comédien, on a un problème, il est en retard. » Je me posais. Tu prenais tout, quoi. Je prenais ma tenue avec moi tout le temps.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu des moments un peu démotivés, quoi, de se dire « Allez,
- Speaker #1
je vais faire tout. » Plein, plein.
- Speaker #0
Comment tu fais pour te raccrocher comme ça ?
- Speaker #1
Au bout de 15 ans ou 20 ans, tu sais que tu les vois arriver, mais ça arrive tout le temps. Non, j'en ai eu plein.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a eu des moments marquants, justement, peut-être dans ta jeunesse, où tu as été dans l'impro et tu te dis, purée, ça, je ne le voyais pas comme ça. C'était incroyable ce que j'ai vécu.
- Speaker #1
J'en ai vraiment... Finalement, moi, ce que je retiens, c'est les déplacements que tu fais avec les copains où tu te marres, mais vraiment comme ce n'est pas permis. Les rencontres que tu fais où, instantanément, comme on a ce truc en commun de l'impro, en deux secondes, tu es mon pote. Et on faisait des jeux complètement fous de déplacements. Je ne sais pas.
- Speaker #0
C'est presque en off que tu te marres le mieux ?
- Speaker #1
Non, non. Après, sur scène, j'en ai plein aussi des moments de magie. C'est vraiment ça que je recherche sur scène. Mais avec l'expérience, j'en ai de moins en moins. Ah oui ? Mais ce n'est pas grave. Je ne sais pas. Mais c'est parce que je pense qu'il faut que je me mette des challenges de plus en plus grands pour les avoir.
- Speaker #0
Est-ce que ce n'est pas parce que tu as tes réflexes de discours que tu peux tenir en impro et que du coup, tu sais que cette douane-là, par exemple, elle va être bien placée ? Du coup, tu as des tics de langage, quelque part, qui se font. Donc, du coup, tu as moins de spontanéité dans ton jeu ?
- Speaker #1
Non, je ne sais pas trop. Non, en vrai, je ne saurais pas te dire pourquoi. Mais je ne sais pas. Si j'ai moins de moments de lâcher prise comme ça, c'est que je suis tout le temps dans l'analyse parce que je suis prof beaucoup plus que comédien. Moi, mon métier, c'est d'être prof.
- Speaker #0
Est-ce que tu préfères ?
- Speaker #1
J'adore les deux. j'aime les deux j'ai l'impression que je suis tout le temps dans l'analyse et tout ça et puis je me mets beaucoup en retrait en prof jamais je vais faire le show je me mets tout le temps le plus en retrait possible tu vois genre à la Star Act j'étais toujours au fond et exprès c'est eux les stars je suis pas du tout la star c'est eux les stars tu vas par tes passés en fait donc en audition je suis comme ça aussi bizarrement j'ai envie que le groupe ils s'entendent bien j'ai envie que l'ambiance soit bonne et donc du coup tu veux pas être un facteur qui J'aime.
- Speaker #0
qui interfèrent là-dedans.
- Speaker #1
Oui, peut-être. Donc après, je me dis aussi, c'est peut-être des excuses que je me donne aussi. Oui, c'est ça. Moi, je pense qu'il faut que je joue plus déjà. Et puis, si je veux à nouveau avoir ces moments incroyables, ces petits miracles qui arrivent sur scène.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un peu de la recherche comme on recherche de l'adrénaline avec le sport ?
- Speaker #1
Ça doit être lié, un peu comme dans la compète où tu cherches l'état de flot. Sur scène, c'est pareil, tu cherches cet état-là. où les mots ils deviennent trop vite, enfin c'est hyper dur à décrire, je l'ai vraiment vécu ça j'en suis sûr t'as zéro problème pour sortir des choses, les mots ils viennent comme ça, t'as une notion du temps qui est trop bizarre elle est à la fois ralentie, t'as l'impression que les autres vont plus lentement, mais le temps il passe vite, c'est très bizarre j'arrive pas à l'expliquer mais... Ouais ouais ouais, où tout passe, tu vas sur scène et y'a tout qui marche sur un spectacle entier, tu fais nain d'une petite apparition, ça cartonne et ça tout le match, oh !
- Speaker #0
et bref tu as enchaîné plusieurs petits boulots et puis d'un coup On t'a vu à l'antenne, à la Star Academy, on t'a rencontré, prof de théâtre. Comment t'en es arrivé là ?
- Speaker #1
La chance ! C'est une leçon à revenir pour les autres. Le moindre petit truc peut avoir un impact de dingue. J'ai fait une pauvre vidéo. Vraiment, je vous jure, c'est au cours Florent. Ils me disent, c'est pour être rigolo que tu fasses une petite vidéo qui présente ton option d'impro. En gros, j'étais le prof d'impro du cours Florent. C'était une option. Quand même, si tu avais envie de m'avoir beaucoup, tu pouvais. Il y a un élève, j'ai réussi à l'avoir 600 heures en tout, tellement il est venu à tous les cours. Pauvre vidéo. Et en plus, elle s'est amusée à mettre toutes mes erreurs au début. Je bafouillais. Et cette vidéo, on l'a faite en 3 minutes. Expédie en 5 minutes. Moi, j'avais préparé un peu sur mon petit carnet, mais... Cette vidéo, elle est vue par un producteur d'Andemol qui gère le casting.
- Speaker #0
Cette vidéo était destinée pour le casting ou non ?
- Speaker #1
Non, c'était pour présenter l'option d'un pro. On a mis ça sur YouTube, sur les réseaux. Mais c'était pour le conflorent. Et là, à partir de ce moment-là, un producteur voit cette vidéo, il m'appelle. Et j'y crois pas au début. Ils sont pas très clairs au début. Je pense que c'est une blague. Qu'est-ce qu'ils me veulent ? Oh là là ! Trois semaines après, je fais un entretien filmé avec deux filles. Et l'entretien filmé, je te parle comme je te parle à toi. Et je pense que c'est ça qui leur a plu. Je disais du truc, qu'est-ce que vous pouvez apporter aux musiciens ? Je sais pas trop, mais je ferai ça. Et en fait, ils cherchaient un prof d'impro. Déjà ça, je l'ai su après. Et en fait, vraiment, j'ai...
- Speaker #0
Ils te disent même pas pourquoi ils te décident ?
- Speaker #1
Si, si, il savait que c'était pour le prof de théâtre de la star, mais moi dans ma tête, jamais ! J'y vais par curiosité, mais jamais je serai pris. Mais jusqu'au bout, je n'y crois pas du tout. Après, ils m'appellent au bout d'un mois et demi, ils me disent « on t'a adoré, tu as une chance sur deux, mais c'est sûr, il y a des chances que ce soit toi, mais pour une histoire de parité, ce n'est pas sûr. » Après, je donne un cours, ils me filment, mais c'était quasiment gagné apparemment. Et après, j'ai donné un cours au cours Florent et les petits jeunes du cours Florent, ils étaient super stressés. Et du coup, j'ai annulé mon coaching. j'ai fait on va pas faire mon coaching que j'avais prévu On va prendre un exercice de chacun que vous aimez bien et on va faire ça. Et puis, ils m'ont filmé une heure et puis j'ai été pris. Mais moi, je suis parti un peu ignare dans cette aventure. Je ne savais pas où j'allais. Mais tu ne peux pas refuser. C'est impossible de refuser.
- Speaker #0
C'est une belle opportunité. C'est quelque chose de tellement différent.
- Speaker #1
Mais oui. Mais ça fait voulir bien un peu quand même aussi. Et j'y suis allé à un tel point, c'est que moi, la star, j'avais pas de télé, moi. Ah oui, j'ai eu une enfance sans télé, moi. Parce que c'était mes parents. Mais c'est bien, ça met du bon. Merci à vous. peut-être. Ouais, mais t'avais du temps pour faire d'autres choses. Mais l'émission, je l'avais suivie vite fait. J'avais des souvenirs d'Oscar et tout ça, mais je sais pas où je débarquais, où je mettais les pieds. Je te jure que je savais pas. J'avais oublié les Évals. C'est quand même une journée, les Évals. J'ai découvert le jour même. Ah oui, c'est vrai, il y a les Évals. Ah oui, là. Ah, on va faire un accord.
- Speaker #0
T'es très spontanée, en fait. Tu te laisses un peu vivre.
- Speaker #1
Attends, attends. Mais après, moi, ce qui m'a le plus halluciné. Je ne savais pas que j'allais être dans les cinq. Je pensais que j'allais être dans le public. comme Cochujo, tu vois. Je pensais que j'allais intervenir. Et la veille du premier prime, répétition, et là, on me dit « Ouais, c'est toi, tu vas te mettre là. » « Quoi ? Je vais être dans le jury ? » Je ne savais pas que j'allais être dans un jury.
- Speaker #0
Comment tu as vécu justement cette visibilité ? Parce que d'un coup, toutes les caméras sont élevées un peu sur toi.
- Speaker #1
Ouais, c'est spécial. J'ai adoré le ville, mais j'adore retourner un peu dans l'avenir. C'est de temps en temps, on me reconnaît, mais c'est les gros fans. vraiment il faut avoir suivi l'émission à fond et être à fond pour qu'on me reconnaisse ça t'arrive encore ?
- Speaker #0
oui ça m'arrive une fois par jour mais c'est pas grand chose parce que pendant l'émission vous vous rendez pas compte que c'était la folie j'ai un peu l'impression que quand t'as une visibilité une notoriété à ce point là les gens ne te voient plus comme un humain ils te voient comme un hyper important ils se font des idées sur toi ils
- Speaker #1
hallucinent à chaque fois qu'est-ce qu'il fait là ils s'imaginent qu'on a des Merci. Covid dans des hôtels. Ils s'imaginent tout un truc. Les élèves sont devenus des stars. Je ne sais pas si tous, je ne sais pas trop. Je discute un peu quand je peux.
- Speaker #0
Tu as eu des belles saisons aussi.
- Speaker #1
Oui, il y a eu une très belle saison. Ils s'imaginent des trucs. À chaque fois que tu es dans un endroit, ils se disent pourquoi il est là. Ça peut être n'importe quel endroit. Or que toi,
- Speaker #0
ta vie reprend en dehors de ces...
- Speaker #1
Moi, je dirais que j'ai repris ma vie normale dès le début, même pendant.
- Speaker #0
Tu étais à plein temps à ce moment-là sur ça ? Alors... que tu avais encore à côté ?
- Speaker #1
Première saison, je donnais encore des cours donc c'était très cool parce que du coup, il y avait une énergie de taré parce qu'ils me voient à la télé puis ils m'ont après pendant la saison. Ça, c'était cool. Et la deuxième saison, je me suis dit ouais, je vais rester focus là-dessus. En fait, j'aurais pu faire plein de trucs mais je me suis bloqué les trois mois. Tu es concentré. Ouais, mais en vrai, j'aurais pu faire autre chose.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des anecdotes à nous partager par rapport à l'Astaire Académie ?
- Speaker #1
Il y a eu une opportunité dingue qui m'est tombée dessus, c'est le manager de Malika qui est la prof de danse de la Starac. J'ai sympathisé avec lui et il m'a pris sous son aile et il est devenu mon manager. Et on s'est dit tout ce qui est genre team building, les contrats à plus de 500 euros, c'est lui qui gère. Et donc c'est génial, moi je ne sais pas me vendre. Au niveau administratif, je suis quand même bancal. Et donc, du coup, lui, il gère tout.
- Speaker #0
C'est lui qui te trouve des solutions pour ta promo et qui te trouve peut-être...
- Speaker #1
Non, pour l'instant, lui, il est surtout là pour gérer les demandes. Par exemple, je vais trouver un client, on va en parler, on va parler d'artistique, tout ça, dès qu'on parle du prix. Et après, c'est lui qui prend en charge tout ce qui est administratif. Pour l'instant, on fait ça, mais on n'est qu'au tout début de notre collaboration.
- Speaker #0
Et tes réseaux sociaux, par exemple,
- Speaker #1
est-ce que c'est lui qui... Ah non, ça, c'est moi qui fais ça. Mais non, à mon avis, il restera juste pour l'instant. et puis peut-être qu'on pourra... plein d'autres choses ensemble, mais là, pour l'instant, c'est que ça. C'est déjà pas mal. Mais lui, il a Hugues aussi, il a plein de gens. Enfin, vraiment, sur son...
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
donc c'est vraiment... Il a Malika, il a Oscar, il va le faire travailler aussi un peu. J'ai rencontré Oscar aussi, ça a été rigolo d'avoir rencontré Oscar si tôt. C'est rigolo. Oui, j'ai fait quand même quelques rencontres marrantes, quoi.
- Speaker #0
Ouais. Et les élèves, qu'est-ce que t'en as pensé ? Est-ce que c'était une bonne promo au niveau de l'impro ?
- Speaker #1
De ma promo, ils étaient hyper timides au début. Il y en avait qui étaient à fond, genre Louis qui est parti. alors je sais pas C'est le premier, c'est celui qui est parti en premier. Et lui, il était vraiment, mais vraiment, tu sais, c'était un leader dans le groupe. Et en théâtre, je me suis dit, oh, il va aller très, très loin, lui. Oh, il part en une semaine. Mais après, non, non, en vrai, ils étaient tous hyper bien. Mais au début, très timide. Je sais que moi, j'essayais d'enlever le maximum de moments où ils sont gênés, où ils ont peur. Donc, j'écourtais les scènes, je les faisais jouer, tourner très vite, tu vois, pour que...
- Speaker #0
Ça leur faisait du bien ces moments-là ?
- Speaker #1
Oui, ils ont trop kiffé. C'est ce qu'ils ont dit, mais c'était leur cours préféré. C'est vraiment le cours qu'ils adoraient.
- Speaker #0
Ça permet de décompresser un peu peut-être ?
- Speaker #1
Oui, ils rigolent comme des dingues pendant tout le cours.
- Speaker #0
Et comment ça se passe, cette visibilité ? Ces caméras toujours tournées sur toi ?
- Speaker #1
C'est chaud à gérer ! C'est super dur, mais j'ai réussi. Moi, je voulais rester le même. C'est vraiment, je te parle là, je te parlerai le même à la caméra. Je restais vraiment le même. Mais c'est chaud à gérer, tu as sept caméras. quatre techniciens, il y en a partout, mais il ne faut pas que tu regardes les caméras. Il y a des endroits où tu ne peux pas aller sur scène, il y a des endroits où tu ne peux pas t'installer, il y a des... De temps en temps, on te donne des indications, on te dit, il y a 15 minutes. Enfin, il y a plein de trucs à gérer en même temps. Donc, au début, hyper déstabilisant. Mais après, ouais, après, tu les oublies, les caméras, les élèves, ils les oublient complètement, les caméras. Ils les oublient complètement.
- Speaker #0
Ils arrivent à être sincères.
- Speaker #1
Alors oui, vraiment ça, il faut le dire aux auditeurs, mais ils sont les mêmes en vrai. C'était vraiment, il y avait cette... mais tu vis des trucs tellement intenses. Mais nous, c'est pareil. Les profs, c'est pareil. On s'entendait vraiment bien.
- Speaker #0
Vous appelez ça vivre ça à ce moment-là ? Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est un truc qui va rester à vie. Parce qu'en fait, les choses, les meilleures qui t'arrivent dans ta vie, c'est celles qui ne sont pas expliquables. Et l'Astarak, c'est trop dur à expliquer. Tu as beau essayer d'expliquer, tu n'y étais pas, tu ne sais pas comment c'était. Et nous, on l'a vécu ensemble. Donc, c'est un espèce de lien. Quand l'Astarak parle de famille, c'est pas du bullshit c'est que c'est tellement ça a été tellement intense que ouais on est relié par ça à vie
- Speaker #0
C'est pas un peu dur après de revenir à la réalité quand tu as vécu ces moments intenses avec ces personnes un peu et que du jour au lendemain, on dit, ben voilà, l'émission, elle est finie, la saison est finie, tu dois revenir à ton quotidien. C'est un peu déstabilisant ?
- Speaker #1
Ben la plupart, moi j'aurais peut-être dû faire ça, mais la plupart partent en vacances juste après. Mais ouais, tout le monde est claquot, parce que tu es sous tension pendant trois mois et demi ou quatre mois. Tu fais attention, quand tu marches dans la rue, mais tu as peut-être connu ça. On t'a déjà filmé ou pas ? Tu as déjà été filmé par une caméra un peu, par des journalistes, des trucs, tu vois, un peu. Tu vois l'état dans lequel tu es ? Nous, c'est l'état qu'on est tout le temps. Parce que tu es tout le temps observé par des gens. Tu sais, c'est hyper… Moi, quand j'allais à Bréne-le-Comte, c'est à 20 minutes de train de Bruxelles-Midi. Bruxelles-Midi, après, pour prendre un train, c'est… Donc, c'est un trajet normalement qui prend une demi-heure. Moi, je comptais… Je me suis dit, ah, je partais toujours une heure avant. Parce que sur le chemin, j'étais à Alpaguet. Les gens me prenaient en photo. Ils voyaient. le contrôleur me prenait en photo donc On allait me parler. Oh, petite émeute. Tcha tcha tcha. Et après, tu as les regards, les rires, les trucs, les machins. Et c'est non-stop. Tu es un peu comme ça tout le temps. Les réseaux, ça ne s'arrête jamais. Tu vas faire le moindre écart. Tu as des gens qui te critiquent. Il ne faut pas lire. Oui,
- Speaker #0
j'allais te demander.
- Speaker #1
Twitter, j'ai coupé Twitter. C'était... Il ne faut pas regarder Twitter. J'ai coupé. Insta, de temps en temps. J'en ai bloqué 250. C'est pas mal.
- Speaker #0
Ça, on ne t'apprend pas quand tu es propulsé comme ça dans une émission.
- Speaker #1
Ah non, moi, je n'avais pas Insta. Oui, moi, je n'avais pas Insta et j'avoue que je n'ai pas du tout fait... J'ai vraiment fait le minimum.
- Speaker #0
La prod ne te met pas en garde contre les dangers justement de cette visibilité.
- Speaker #1
Et on est hyper bien encadrés, oui, oui. Tu as des nanas de la... Par exemple, le moins de petites interviews, tu as des nanas de la com qui sont là, qui... Oui, oui. Et tu es hyper aiguillé, oui, oui. on est bien bien entouré parce que les réseaux finalement maintenant que t'as une visibilité c'est toujours le côté où t'es traqué de tout ce que tu peux dire le moindre truc que tu dis que tu fais ça finit sur les réseaux mais c'est faux, mais juste le truc de David moi je pensais pas que ça allait être pour ceux qui ne le savent pas,
- Speaker #0
David c'est la personne que j'ai interviewé déjà dans une précédente émission et qui est coach sportif et qui te suit pour un suivi diététique et sportif ça prend des proportions tu vas faire une vidéo story Merci.
- Speaker #1
Ça va terminer sur Twitter, ça va terminer sur les réseaux, ça va terminer sur... Donc, il faut vraiment faire gaffe, jamais prendre parti, jamais répondre à des commentaires parce que sinon, ils sont utilisés dans les groupes et tout ça. Jamais répondre. C'est un peu bien. Parfois, t'as envie.
- Speaker #0
Je me doute sur les critiques, mais parfois, c'est vrai que revenir à un peu plus d'anonymat, ça fait aussi du bien.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. C'était très cool à vivre, mais ouais,
- Speaker #0
ouais. À ce moment-là, toi, t'habitais déjà en Belgique.
- Speaker #1
Non, j'ai vécu dans les Yvelines et je suis arrivé en Belgique en 2010, à Mons. Et puis après, j'ai fait Bruxelles et puis Brénaud.
- Speaker #0
Niveau organisation, comme ça, quand tu as des opportunités ainsi à Paris, tu lâches tout et tu vas.
- Speaker #1
Oui, c'était un peu fatiguant, j'avoue. J'essayais de voir la famille. En gros, moi, j'ai ma famille, j'ai ma maman qui est vers Versailles. Mais on m'avait proposé un hôtel dans Paris pour que ça soit plus confort. J'ai dit non, je préfère être chez ma mère. Et donc, c'est génial, j'ai vécu l'aventure avec elle, c'était trop cool, elle est vraiment hyper fan. C'était ma première fan, quoi.
- Speaker #0
Avec ta casquette, tu dis tes papas. Comment tu vis ça, ces moments si intenses dans ta carrière ? Et en même temps, si tes papas, c'est un peu compliqué de gérer.
- Speaker #1
Ben ouais, je faisais des allers-retours toutes les semaines, je les voyais un jour et demi. Mais ouais, c'était spécial à vivre pour la famille, parce que du coup, tu ne peux plus sortir en famille. C'est impossible.
- Speaker #0
Il y a ce côté un peu protégé.
- Speaker #1
Ben la petite, j'essayais de toujours pas trop la mettre sur les réseaux, alors je craquais un peu. Il y a une ou deux photos qui traînent parce qu'elle veut absolument être sur les réseaux.
- Speaker #0
C'est de sa génération aussi.
- Speaker #1
Ben ouais. On partait au marché. Moi, j'étais alpagué. Je ne pouvais plus rien faire. Je ne faisais rien pour... Les gens, ils venaient me parler, ils me prenaient en photo. Et donc, la famille, on se séparait. Paris d'Aïsa, j'ai essayé quelques fois. On est abonnés depuis des années. Maintenant, ça va. Maintenant, tranquille. Ça arrive sur une journée Paris d'Aïsa. Maintenant, on va demander une photo, tu vois. pendant l'émission ou après, c'était non-stop toutes les deux minutes, pendant qu'on mangeait pendant... en tout cas, à un moment. Et donc, avec ta petite et ta chérie. Voilà,
- Speaker #0
tes proches ont bien vécu cette visibilité de toi.
- Speaker #1
Il y avait de la fierté. Ma chérie, ça l'a saoulé un peu. Et ma petite louloute, il y avait de la fierté et un peu aussi, un peu saoulé aussi. Genre, à l'école, tous les élèves, les instits vont parler de ça. Mais maintenant encore, c'est souvent, dès qu'on est dans un nouveau groupe, elle a intégré les scouts il y a quelques mois, ils lui parlent tous de ça, quoi. Ah oui. Ouais, je vais prendre en photo avec les chefs scouts. Ouais, ouais, ouais. Mais à l'époque, c'était vraiment... C'est spécial. Et moi, je n'arrête pas de dire aux jeunes, parce qu'ils veulent tous devenir connus, ça ne rend pas heureux d'être connu. Ça, il faut le dire, il faut leur dire ça. Il faut leur dire. Ça ne t'apporte que des trucs un peu chiants, mais tu vois, après, tu fais des rencontres, mais tu ne les rencontres pas vraiment. Oui, tu fais des rencontres un peu, tu vas voir Nikos deux minutes, j'ai passé une soirée avec l'audio KPO, j'ai... Je sais pas, j'ai fait... Mais en vrai, de vrai... Après, c'est sympa les discussions que j'ai pu avoir avec les fans. Moi, j'ai adoré. Mais là, vraiment, je suis content de retourner à mon...
- Speaker #0
En fait, tu préfères les rencontres presque anonymes que ce genre de paillettes.
- Speaker #1
Mais après, j'en ai rencontré plein des chouettes. Donc, il ne faut pas...
- Speaker #0
Il y a des belles personnes dans l'ombre,
- Speaker #1
comme il y a des belles personnes dans la lumière. Il y a eu des trucs quand même vraiment cools. Quand j'allais voir les élèves à la Starhack, c'était quand même complètement fou, ça. Ça, c'était vraiment cool à vivre. Je ne le fais plus parce que je me dis, c'est bon, ça va être une soirée sport. Si je vais voir Elena, Pierre ou quoi, aux pièces en concert, c'est comme les concerts de Star. Mais c'est la folie. T'es une rockstar de fou.
- Speaker #0
Tu montes sur scène ?
- Speaker #1
Non, mais t'es une rockstar. C'est-à-dire que tu ne peux plus faire rien pas sans que quelqu'un te parle ou te prenne en photo non-stop toute la soirée.
- Speaker #0
Comment t'as vécu justement ce château ?
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Ce décor.
- Speaker #1
Comment j'ai vécu ce château ?
- Speaker #0
Est-ce que c'est aussi beau qu'à la télé ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est vrai, c'est beau. Après, je n'ai pas envie de raconter tout. La réalité, je n'ai pas trop envie de raconter. Si, ça va, ça le fait. Les conditions sont de bonne voie pour travailler. Souvent, les gens disent que ça paraît plus grand. Mais c'est comme le prime aussi. Quand tu vas au prime, ça te paraît toujours plus grand. Mais ça va. Là où on était au prime, c'était 1200. C'est le plus grand d'Europe quand même. Le plateau Huawei est grand. Il y avait 1200 places, je crois. Mais le château en soi, comme je suivais l'émission de loin, j'ai jamais fantasmé le truc. Mais c'est peut-être ça aussi, c'est peut-être pour ça que j'ai été pris, j'en sais rien.
- Speaker #0
Parce que t'étais plutôt neutre, en fait.
- Speaker #1
Bah ouais, du coup, moi j'ai plus... Perso, j'ai... comment dire... Si je dois retenir un truc par rapport à l'Astarak, c'est les relations, les gens que j'ai rencontrés. Malika, Mickaël, Lucie, Marlène enfin le coach Jejo, bref, toute la clique, ces rencontres-là, que moi je retiens finalement. Malchia, elle habite à 20 minutes d'ici, hein ? Ben oui ! J'essaie de la voir, on se voit de temps en temps, mais...
- Speaker #0
Si tu devais résumer ton expérience de la Starac en une phrase, qu'est-ce que tu dirais ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui m'a plu dans l'expérience de la Starac ? Ben c'est de vivre, d'être un peu une star le temps de quelques mois, c'était rigolo, quoi. Oui, c'est une expérience, ben c'est impossible de refuser, je connais personne qui refuse rien. Vraiment, vraiment, je pensais pas, parce que, en fait, j'ai donné à la prod 7 noms. Et il y en a un qui est pris et je pensais pas du tout. Il y a tout le monde qui accepte, vraiment dans mon entourage, parce que j'ai proposé à plein de gens. Je leur ai dit, est-ce que ça te tenterait ? Et bien, il n'y a personne qui refuserait cette proposition.
- Speaker #0
C'était ta décision d'arrêter après tout ce temps ? Non, non,
- Speaker #1
non, c'est eux qui font tourner les profs parce que c'est le seul truc qu'ils peuvent changer. C'est pour ça que la plupart des profs cette année vont sauter, je pense. Je crois que Mickaël reste, Lucie reste. J'espère, je pense que Malika va rester, mais on va voir. il faut qu'ils amènent du nouveau programme c'est ce qu'ils disent, tu peux pas changer le château les programmes en soi ils changent pas beaucoup donc c'est les profs qui doivent changer un peu de sang en oeuf quand même les stars c'est les élèves et c'est vraiment les élèves qui vont faire que la restée
- Speaker #0
Donc voilà, Star Academy, maintenant c'est un petit peu derrière toi. Je voulais savoir, au niveau de ton parcours et de tes projets, où est-ce que t'en es ?
- Speaker #1
Je crée mon ASBL, je crée mes cours. C'est nouveau pour moi, j'ai toujours travaillé pour quelqu'un. Et là, je vais organiser moi.
- Speaker #0
Tu avais envie de te lancer solo ?
- Speaker #1
Ouais, j'avais envie, là ça faisait longtemps. Parce que là, je peux faire les cours que je veux, quand je veux, avec qui je veux. Mais après, ça demande beaucoup de boulot à côté.
- Speaker #0
Tu peux expliquer un petit peu ? Tu dis, je veux créer mon ASBL.
- Speaker #1
Là, je l'ai créé. Je vais créer mon association. Je vais créer mes cours.
- Speaker #0
Une association d'un pro ?
- Speaker #1
Oui, une ASBL.
- Speaker #0
Et dans l'idée, tu serais prof dans ton ASBL ?
- Speaker #1
Je serais prof. Je suis prof. J'ai cinq ateliers à l'année. Je vais faire des stages. Je vais faire des ateliers de développement personnel. Ça se passe où ? C'est Ecosyne et l'heureux. C'est vraiment dans mon coin. Mais après j'en ferai partout Dans une salle en particulier pour que les auditeurs Ah oui c'est pour la pub pardon C'est au centre culturel du Reux Et la salle espace philomène à Ecosyne C'est un site internet Dans l'idée tu veux créer des cours, des coachings aussi Ouais des cours pour enfants, ados, adultes T'as pas un public particulier Si c'est bizarre je sais pas pourquoi Mais en fait depuis l'émission J'ai genre sur 20 personnes J'ai 18 femmes, j'ai que des narins Je sais pas pourquoi aucune idée toi et ton physique non mais je pense que c'est peut-être je sais pas est-ce que c'est dû à l'émission ou un truc comme ça sûrement mais depuis l'émission tous les cours que je lance j'ai plein de nanas et c'est souvent des nanas de 30 à 50 mais plus 40 à 55 mais après là j'ai des petits jeunes qui sont arrivés et les enfants bizarrement les ados et les enfants c'est plus dur de les avoir enfin de les avoir comme élèves ah ouais j'adore oui oui j'adore
- Speaker #0
C'est frais,
- Speaker #1
c'est... J'aime tous les publics pour différentes raisons. Les enfants, ça se lâche à fond, c'est hyper mignon à voir. Mais je ne peux pas aller aussi loin que les adultes. Les ados, ça se lâche, à part dans les idées pas possibles, et c'est très sympa aussi. Mais c'est dur de construire des histoires, c'est dur d'être dans la société. Donc, chaque âge a ses... C'est plaisant et moins plaisant, quoi. Les adultes, ils se lâchent moins. Mais par contre, tu peux aller hyper loin, plus loin dans les émotions, dans les sincérités, dans la construction d'histoires.
- Speaker #0
Tu continues en parallèle aussi des spectacles ?
- Speaker #1
Ouais, un petit peu. Je me dis toujours moi. En fait, moi, je suis un prof au départ. Mais pour être un bon prof, il faut que je fasse du spectacle encore. Il faut que j'ai encore un pied dedans, qu'il faut que je connaisse la réalité. J'ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de spectacles avant. Là, j'en fais un peu moins parce que je sélectionne. Je refuse plein de trucs comme spectacle. Je vais faire des spectacles d'impro dans ma ville pour faire découvrir l'impro. Donc, des trucs un peu punchy. J'ai joué à Paris un truc qui s'appelle Impro chaud patate. Et c'est vraiment hyper punch, hyper drôle. C'est vraiment efficace.
- Speaker #0
Tu fais encore des matchs d'impro ?
- Speaker #1
Au match, j'en fais encore un peu. Je fais des 4 J'impro Si on est 2 contre 2 Tu fais pas des concours Dans les comédies club Et ben je vais me lancer Parce qu'en fait Je fais un truc de foufou Et ça c'est A développer Mais je vais faire un spectacle Solo écrit Avec un monsieur Qui s'appelle Papy Mais c'est une fée du métier C'est un mec extraordinaire Il a mis en scène Plein de gens connus Il a fait démarrer En impro de Jamel Debbouze Il a créé des clics intro Qui est une grosse Sa sauce Sa trappe Ça fait 30 ans Qu'ils existent Et donc il va travailler avec toi Et il va travailler avec moi Mais c'était il y a 4 ans ça Je l'ai rencontré, j'ai un pote qui m'a dit « Viens demain à 15h » . Alors, pourquoi ? je suis surprise et puis Fabien il m'a dit ouais je te mets en scène et puis moi j'ai eu peur j'ai pas osé il me relançait tout le temps j'ai mis 4 ans avant de dire allez on y va parce que je me dis je vais avoir des regrets sinon donc on a commencé on se voit tous les mois vous êtes en train de construire on écrit ouais le premier point de départ moi c'est j'ai un film qui m'a fait qui m'a provoqué le plus d'émotion dans ma vie j'achète ce DVD en brocante pour l'offrir aux gens ça s'appelle It's a Wonderful Life de Frank Capra personne ne connait et il m'a dit ça peut être drôle, on va partir là-dessus. Et donc je me suis dit, je referais bien un remake de ce film-là. à ma sauce avec des anecdotes à moi, mais c'est le point de départ. Je ne sais pas du tout si on va garder ça.
- Speaker #0
Et vous en êtes déjà loin dans le projet ?
- Speaker #1
Non, là, on est au tout début, mais... Je me dis, il faut que je me foute la pression, donc j'ai trois dates. Les premières, elles sont annoncées, c'est 5, 6, 7 juin 2026. Au petit chapeau rouge, c'est parti.
- Speaker #0
T'as déjà tes dates et tu dois seulement encore tout construire en fait.
- Speaker #1
Ouais, mais c'est pour m'obliger à construire. Si je fais du sport avec David et que j'ai perdu 24 kilos et que je veux me muscler, c'est pour ça.
- Speaker #0
C'est pour le spectacle ?
- Speaker #1
Bah oui, c'est parce qu'il faut se préparer un an avant, parce que moi je veux pouvoir faire Avignon tous les jours. Et sautiller partout pendant une heure et demie sur scène, c'est comme un sport de niveau. Mais il y en a plein qui vont te dire ça. J'ai plein d'exemples en tête. Ferrari, sa mère, Baptiste Lecaplan, ils font du sport tous les jours. Mais plein qui viennent, pas qu'aujourd'hui, c'est mieux au sport. Mais c'est un sport théâtrale d'un point.
- Speaker #0
Oui, ça te dépense beaucoup d'énergie.
- Speaker #1
Mais j'aimerais trop être capable de sautiller partout. Mais ça se trouve, je ne pense pas. Sur scène, je vais bouger beaucoup à mon avis. Je serais très dur à bouger du coup. Tu te connais quand même sur scène déjà depuis quelques années Ouais c'est très énervique
- Speaker #0
Qu'est-ce que peuvent apporter tes cours aux auditeurs qui seraient intéressés ?
- Speaker #1
Ils rient beaucoup pendant tout le truc. Ils jouent beaucoup sur le plateau. Moi, je ne suis pas du tout dans la théorie. Je vais faire jouer beaucoup. Je vais essayer d'être super pointilleux et essayer de corriger. Tu sais que tu as des images mentales dans ta tête. Je vais te dire à ce moment-là, c'est mieux de faire ça. J'essaie de corriger un peu. Et ouais, les gens, ils passent un bon moment. Ils se lâchent. Ça leur fait du bien. Ils se sentent aussi bien qu'après une séance de sport.
- Speaker #0
Est-ce que quand ils font tes cours, après, tu organises des matchs d'impro ?
- Speaker #1
Ouais, je vais faire des trucs avec eux. Mais au début de première année, je pense que je vais faire genre deux matchs ateliers. Tu vois, il y a un spectacle à la fin d'année. Le but, c'est de les emmener partout. Il faut que j'ai une équipe pour ça pour l'instant. J'ai démotivé là déjà.
- Speaker #0
Oui ? Ouais, je pense. C'est maximum combien de personnes ?
- Speaker #1
Ben ouais, ça peut paraître beaucoup. Et genre, mec qui fait du business, mais vraiment, je t'assure, c'est vraiment par expérience. Moi, je vais aller jusqu'à beaucoup. Genre l'heureux, je vais aller jusqu'à 25. Ça te paraît énorme comme ça ? Mais je te jure, j'en suis sûr et certain, au début on est 25. Et au bout de 5-6 ateliers, tu descends à 18. Et puis après, en général, pour en avoir 12 à 15 chaque semaine, il t'en faut ce nombre-là à départ parce que tu as des gens qui abandonnent en cours de route parce qu'ils se sont dit « Ah oui, non, finalement, ce n'est pas mon truc » . Ça arrive, tu en as toujours 3-4 qui s'en vont au cours d'année parce que finalement, ce n'est pas ce qu'ils imaginaient. Donc, il vaut mieux… Et les enfants, je pense que je vais aller jusqu'à 20 aussi pour les enfants, je pense.
- Speaker #0
Et en moyenne, tu auras combien de cours donnés sur ta semaine comme ça ?
- Speaker #1
Moi, j'en aurais… Je vais en faire…
- Speaker #0
5 par semaine et c'est trop bien je me suis libéré tu vois je fais du lundi au mercredi et après le reste il est dispo pour les autres projets et les autres trucs tu gardes quand même un peu de disponibilité pour tes projets de selon ça et peut-être encore les opportunités qui s'ouvrent à toi à fond est-ce que t'es toujours ouvert à tout ce qui est au monde du cinéma aussi si maintenant on t'approche c'est quelque chose qui t'intéresserait ?
- Speaker #1
Bah grave, mais ça me paraît inaccessible. Non, vraiment. Je te jure. Mais oui. Parce que c'est un monde, le cinéma, c'est vraiment tellement dur de percer. Je vois mon frère qui a fait les études que t'as fait. Maintenant, ça va, il réussit. Mais il y a aller, il en a fait des castings. Juste dans la pub. Mais je te jure. Tu fais un casting pour une apparition d'une seconde dans une pub, tu fais des castings. Et il faut que t'en fasses dix pour en avoir un. Ah oui ? Ouais, ouais, ouais. Mais les gens, ils s'en rendent pas compte. Pour avoir... tu fais des castings pour toi et n'importe quoi. Moi, mon seul casting de cinéma que j'ai fait, c'était genre, ah, mais dis-donc, c'est combien le kilo ? Voilà, je viens pour cette phrase-là. Tu viens, tu te déplaces à Bruxelles, tout ça, pour aller dire cette phrase-là.
- Speaker #0
Pourquoi être motivé ?
- Speaker #1
Bah, c'est super dur de réussir, ouais, ouais. Mais je pense que, à mon avis, c'est comme tout, si j'arrive à faire un spectacle où je suis fier, je suis content et que ça marche, ça sera un moyen de réussir. C'est la plupart des humoristes et tout ça, c'est comme ça que des gens de la scène, ils y arrivent. parce qu'ils ont fait leur spectacle et qu'ils ont été connus grâce à ça. Donc si un jour je fais du cinéma, à mon avis, c'est par cette porte-là. Mais en fait, c'est pas une fin en soi. Si ça marche, si ça marche pas, c'est pas grave. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. C'est pas une fin en soi. Toi, ton but, c'est de kiffer et de rencontrer des gens, de développer ton petit projet de cours et puis ton projet de théâtre solo aussi. Enfin,
- Speaker #1
c'est déjà pas grave. Ouais, on va voir jusqu'où ça va aller cette histoire, j'ai aucune idée. En vrai, si je fais juste ces trois dates et que je suis content, fier de moi et que ça plaît, je serais très content mais j'aimerais bien essayer d'aller plus loin Objectif Avignon quoi déjà Non pas vraiment déjà là mais on verra bien on verra bien oh lala Déjà, j'en suis loin.
- Speaker #0
Si tu avais quelque chose à dire à nos auditeurs pour les convaincre de te rejoindre à tes cours, qu'est-ce que tu dirais ? Qu'est-ce que ça peut leur apporter ? Comment tu peux vendre le truc ?
- Speaker #1
Tu es moins timide, tu es plus à l'aise à parler en public.
- Speaker #0
Quand on vient à tes cours, à quoi on peut s'attendre à avoir ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup d'expérience. Ça fait 27 ans que j'en fais, donc j'ai vu des milliers de personnes jouer. J'ai donné cours à un rythme assez effréné. Genre, quand j'étais au cours Florent, j'étais à 450 heures par an, un truc comme ça. Je donnais vraiment, vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup d'heures. Je faisais tous les stages. Et j'ai eu des publics avec une pression de dingue. Quand j'ai donné des cours au cours Florent à Paris, j'avais des gens qui payaient 690 euros la semaine et qui payaient un logement et qui venaient de Suisse, de chez Pado. Ça te fout une pression d'eau, il faut assurer. À la fin du stage, ils étaient en larmes. Ils ont vécu des trucs de dingue. Je pense que c'est dans ma nature d'être. prof je suis un hyper sensible de ouf où je vais ressentir comment toi tu vas te sentir commenté comment je vais tout analyser mais sans c'est de l'instinct tout ça dans quelle place je mets les je mets les chaises je prépare la salle hyper avance d'une certaine manière et par rapport à la place dans laquelle tu vas te mettre je sais déjà quel profil des avances pour la règle dans l'analyse beaucoup aussi ça c'est une force que nous baisser à force de faire tu as développé un instinct qui fait que mais c'est juste ça c'est juste je te mets les chaises comme ça si je les mais comme ça c'est parce que faire en sorte de mettre les conditions pour te donner envie d'aller sur scène, je ne vais jamais t'obliger. Je ne vais jamais t'obliger à aller sur scène. Je vais, au départ, faire que des exercices en groupe. Jamais tu ne seras tout seul sur scène. C'est trop flippant. Je fais des groupes de huit et je dis, il m'en faut au moins quatre. Les copains entre eux, ils vont jouer ensemble. Tu mets à l'aise. Oui, c'est ça. Je brise la glace très, très vite. Par rapport à la position, ceux qui posent problème dans un groupe, c'est ceux qui sont dans les extrémités. ceux qui sont au centre c'est tes alliés et enfin bref il y a tout un truc ouais c'est des analyses que tu as ouais c'est ça Je suis hyper organisé à faire mes cours à la minute près. Mon obsession, c'est de gagner du temps. Ils font des rencontres de dingue parce que ça crée des liens de dingue. Ça va devenir les meilleurs potes au monde. Ces gens qui vont être dans le même groupe, ils vont... Mon critère de réussite, ça je le dis souvent, mon critère de réussite d'un cours ou d'un spectacle, c'est si les gens, ils restent sur scène physiquement. Donc le cours se termine. Du coup, merci à mon frère. Si les gens, plus ils restent physiquement sur scène, mieux c'est. Moi, je laisse toujours... La possibilité de boire des coups après, on reste après et on en discute.
- Speaker #0
L'échange.
- Speaker #1
Ouais, et ben plus il reste, plus le cours s'est bien passé. Il y a des fois, ça s'est tellement bien passé, je m'en souviens toute ma vie, pendant le Covid, masques et compagnie, il n'y a pas un bar, les élèves ils sont allés, ils ont mis une heure à sortir, ils sont allés prendre des verres dans un night shop et ils sont allés dans le parc. Ça c'était le somme. Et ben moi c'est ça que je recherche, c'est mon critère. Tu peux mettre tous les concurrents de la planète, moi c'est ça que je regarde. Pour un spectacle, c'est la même chose. Si les gens ils restent sur scène, qu'ils cherchent du regard, qu'ils viennent te parler, qu'ils ont besoin de parler du spectacle, c'est que ça s'est vraiment bien passé.
- Speaker #0
Un grand merci à Pierre Debrouwer pour sa bonne humeur contagieuse et son authenticité. Sa passion pour l'impro et le théâtre est une vraie leçon de vie et nous avons eu la chance de découvrir un homme aussi talentueux que généreux. J'espère que vous avez apprécié cette conversation autant que moi. Pour ne rien manquer de son actualité et de ses projets, suivez-le sur les réseaux sociaux. Et pour découvrir plus d'interviews inspirantes, abonnez-vous à Côté Canap et partagez cet épisode.