Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Croissance. Je partage avec toi une pensée, quelque chose que je viens de traverser ce matin. J'ai décidé de vider mes placards et le résultat de ça, c'est que j'ai jeté pour, à la louche, je pense, 3 ou 4 000 euros d'habits. Mais au-delà de la valeur, ce qui est intéressant, c'est ce que j'ai traversé dans ce moment. Les différentes émotions qui sont apparues et auxquelles j'ai dû faire face et donc traverser pour aller au bout du process. Si tu ne l'as jamais fait, je t'invite à le faire. C'est ce moment où tu te mets devant ton placard, ta penderie, ton dressing et... Tu regardes chacun de tes vêtements, bon déjà tu fais une pile avec tous ceux que tu n'as pas touchés depuis un an, il y en a déjà c'est sûr, et après tu fais une pile à la rigueur avec tous ceux que vraiment tu adores, mais même avant ça, l'idéal c'est de regarder chaque vêtement un par un, de te dire ok, est-ce que ce vêtement me sublime, et plus précisément, est-ce que ce vêtement me permet d'incarner qui je souhaite être ? Est-ce que quand je porte ce vêtement, je me sens fier de moi et je me sens lumineux, lumineuse ? Et en fait, je crois que c'est la méthode Marie Kondo, je ne connais pas bien, mais on m'avait dit ça une fois. Moi, c'est quelque chose qui marche très bien parce qu'il y a beaucoup de mental dans ces moments-là. Ah non, mais c'est tout simple, je t'ai payé super cher. Oui, alors je ne vais pas vous comporter, mais enfin... Je l'ai quand même payé 500 balles, à un moment donné, vas-y, je la porterai bientôt. Ou, ah ouais, non mais ça, je ne peux pas le jeter, parce que ça, c'est une identité, c'est une part de moi, c'est l'ancien, ça c'est l'ancien, c'est un Fabien que j'ai aimé, donc si je jette la fringue quelque part, ça veut dire que ce Fabien-là, il est mort. Ça, c'est déjà une étape, d'accepter que les anciennes versions de toi ne sont plus, et ne seront plus jamais. Et que ce n'est pas grave. Et que non seulement ce n'est pas grave, mais ça fait partie du process, et c'est même tant mieux. La vie est faite de mouvements, et la vie est faite de croissance. On ne peut pas revenir en arrière le passé, et le passé, point. Ça paraît bête, mais c'est pourtant évident. Et donc finalement, avec ces fringues-là, tu continues de faire vivre une version de toi du passé qui n'est plus. Donc finalement, c'est comme un élastique qui te retient et qui t'empêche d'avancer. Et autre chose, c'est le champ des possibles. Ah ouais, mais cette fringue, je la mets et je trouve qu'elle ressemble à un Fabien que j'aurais aimé être. J'aurais aimé être ce beau gosse qui portait cette fringue fièrement, avec d'autres fringues qui allaient bien ensemble et que les gens pensent ça de lui. Donc non seulement ce n'est pas du passé, mais ce n'est même pas du futur, parce que ça n'arrivera pas étant donné que je projette une autre version de Fabien. C'est comme si... C'est une autre version de Fabien qui allait naître à partir d'une version de Fabien du passé. C'est comme si dans le passé, à un moment donné, il y a une patte d'oie, ça part à gauche et à droite. Bon, ma vraie vie, elle est partie à gauche. Et j'imagine qu'elle aurait pu partir à droite, et que là, dans cette rue-là, à droite, j'aurais porté cette fringue-là. Donc tu vois, on est vraiment dans de l'hypothétique, mais cet hypothétique, en fait, eh bien, il a une matérialisation dans ses fringues. Et ces fringues-là, elles prennent la poussière, elles prennent de la place, et elles prennent de l'énergie. Parce que chaque fois que je les vois, finalement, ça me rappelle que je n'ai pas fait vivre cette possibilité. Ça me rappelle que je ne suis pas allé là-bas. C'est un peu comme une tâche dans la to-do list qui prendrait trois minutes à faire. mais elle me fait tellement chier que je ne la fais jamais, et du coup, elle va me prendre beaucoup plus de temps et d'énergie, d'espace mental, que si je l'avais faite directement, parce que je vais y penser pendant un jour, deux jours, trois jours, quatre jours, une semaine, trois semaines, et à chaque fois que j'y pense, ça me draine un petit peu d'énergie. Eh bien, les fringues, c'est pareil. Et c'est pour ça que se libérer de fringues qu'on ne porte plus, ou qu'on ne portera jamais, parfois même qu'on n'a jamais porté, en fait, c'est une immense libération énergétique. Et c'est pour ça que j'ai eu envie d'enregistrer ce mémo, parce que je ne sais pas si j'avais exprimé clairement ce que j'ai vécu, mais ce que j'ai vécu, c'était quand même intense. Il y a eu des moments où j'ai dû me dire, allez, vas-y, Fabien, allez, vas-y. J'ai dû me motiver. Parce que je regardais les fringues et tout de suite, je ressentais ces émotions. Soit le Fabien du passé, soit le Fabien qui aurait pu être, soit le Fabien qui pourrait être encore aujourd'hui, mais qui en fait ne sera pas parce que je sais bien que ce n'est pas mon futur, parce que je sens bien qu'aujourd'hui, j'ai changé et que le Fabien vers lequel je me projette n'est plus celui vers lequel je me projetais il y a encore un an ou deux. Et à chaque fois, cette rationalisation, ouais mais attends ça. Tu ne vas pas jeter ça ? Alors effectivement, je ne vais pas les jeter, je vais les donner. Je vais les donner, il y a un centre d'une collecte d'habits qui n'est pas loin de chez moi, donc je vais les amener et ça fera des heureux. Et puis il y a ça aussi, c'est que j'essaye les habits et puis un partenaire passe et je lui pose la question. Je lui dis tiens, ça me va ? Il me dit bah ouais, ça te va carrément. Ce n'est pas toi, mais ça te va. Et donc je me retrouve à... à devoir décider de qui je veux être. Ce n'est pas je pourrais être ça avec ces fringues, c'est qui je décide d'être. Il y a une autre pensée qui est que la beauté, quand on voit quelqu'un de beau... Alors attends, je vais essayer de clarifier ça. Bon, il y a la beauté objective, les centimètres, les machins, les trucs, mais c'est pas ça dont je parle. Ce dont je parle, c'est ce moment où tu te sens belle, où tu te sens beau, ce moment où tu te sens bien dans ton cœur, ce moment où tu te sens fière de toi. Ce moment-là, déjà, il est rarement lié aux habits. Et si on continue la réflexion autour des habits, il est plus probable que tu le vives avec une fringue dans laquelle tu te sens bien, à l'aise, sûr de toi, confortable, que dans une fringue qui te challenge et qui est un peu à côté de toi, dans le sens, c'est pas tafé ton énergie. Ça peut arriver, mais plus probablement, ça va t'arriver dans une fringue dans laquelle tu te sens bien, des fringues que tu connais. Les fringues, quand tu les mets, tu te dis « Ah ouais, là, je me sens bien » . Et ces fringues-là, en fait, elles sont tout à fait identifiées dans ton précar. Et les autres fringues qui sont aussi identifiées, mais tu te dis moins droit dans les yeux, dans le miroir, que tu ne portes jamais et que tu te dis « Je les porterai un jour pour telle occasion, dans telle circonstance, qu'il n'arrive jamais » , en fait, celle-là, même si la fringue en elle-même est magnifique et que quand tu la portes, effectivement, c'est beau, rationnellement, en fait, c'est... Pas là que tu vas être le plus beau ou la plus belle, parce que la vibration n'est pas celle qui va te permettre d'être sublimé et d'être dans ta lumière. Voilà, je pense que j'ai énuméré toutes les réflexions que j'ai eues pendant que je faisais ça ce matin. Je suis très heureux. Et au final, je me sens super libéré. Il y a une libération énergétique qui est vraiment très agréable et qui, comment dire, le côté agréable de cette libération énergétique dépasse le côté désagréable de ce que j'ai dû traverser dans « Ok, vas-y, fais-toi mal, vas-y, jette ce jean que tu as porté trois fois et que tu as payé 200 balles. » Ou « Perfecto » , j'ai un peu... un perfecto au cuir que j'ai payé, je ne sais plus. Et je l'ai porté deux fois. J'ai essayé de le vendre, personne n'en veut. Donc je donne. Et puis au final, les personnes qui vont hériter de ces fringues, soit ce sera de la nécessité, parce qu'elles ont besoin d'habits, et c'est tant mieux. Soit ce sera du choix, et elles vont probablement trouver dans ces fringues cette vibration qui va les mettre en lumière, qui va les sublimer. qui va faire qu'elles se sentiront bien dedans. Donc, tout ça pour dire, je t'invite à essayer, à aller chercher cette libération énergétique dans ton placard, dans ta penderie, dans ton dressing. Mets-toi devant, pose la main sur chacune de tes fringues et dis-toi, est-ce que cette fringue-là, cet habit-là, Est-ce qu'il est parfaitement, 100% allié avec la personne que je suis au fond et que j'aspire à être pleinement ?