Speaker #0Bavardage du jour, bonjour ! C'est votre gos sous le micro, j'espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode et ça fait trop plaisir puisque la semaine dernière, j'avoue que je n'ai rien enregistré. J'ai même pas prévenu que j'allais pas lancer d'épisode, voilà. Je vous cache pas que l'ambiance de la France est un peu complexe à gérer et submerge forcément nos cœurs et je pense que je suis pas la seule. Donc voilà, j'ai beaucoup de mal avec l'injustice. Et depuis toujours, j'ai toujours été très sensible aux questions d'humanité, de justice sociale, d'équité. Et heureusement, avec le temps, j'ai appris à canaliser toute la colère et l'émotion intense que ça pouvait me procurer. Et donc, j'arrive à tempérer ce que ça me fait ressentir et c'est extra. Mais pour autant, ça me touche quand même énormément. et forcément on se pose la question de comment on peut résister dans ce monde de zin. comment on peut aussi lutter contre ces injustices, contre la haine, contre le fascisme, contre le racisme, bref, parce qu'il est hors de question qu'on laisse cette atmosphère facho-chaud s'installer, c'est hors de question, enfin en tout cas, voilà, de mon vivant je lutterai, bref, et du coup, c'est vrai que créer du contenu et être un peu dans ce truc-là de, pas légèreté, j'estime pas que ce que je partage c'est que léger, mais ouais. Comme tout être très solaire, lumineux, joyeux, quand on est submergé par ce qui se passe autour de soi et par toute la peine que cette situation peut susciter, on a besoin d'un petit moment de repli pour transmettre avec plus de justesse, je pense. Et du coup, je reste quand même convaincue que la transmission de belles ondes, encourager l'amour, la connaissance de soi, l'épanouissement personnel, ça reste un acte hyper important. et nécessaire dans cette période-là. Donc je continuerai à porter ma voix et à transmettre ce que je dois transmettre. Mais voilà, pas d'épisode la semaine dernière parce que j'étais trop submergée par tout ce qui se passait. C'est vrai que ça fait flipper, ça fait beaucoup de peine. Et j'espère que l'espoir, l'amour, la foi seront les meilleurs remparts finalement pour ce monde de demain qu'on a envie de voir fleurir en vrai. Et ça retourne à la question de quel monde j'ai envie de créer, à quel monde j'ai envie de participer. Et là, je pense que plus que jamais, on se doit tous d'avoir une certaine conscience dans notre façon de vivre, une certaine conscience aussi dans le collectif. Et je pense qu'il est nécessaire de se voir les uns les autres, parce que j'ai le sentiment qu'on ne se voit plus. Et qu'on a du mal à voir les personnes qui ne nous ressemblent pas, qui sont différentes, qui ne vont pas forcément avoir... Ouais, qui ne viennent pas forcément du même milieu social, qui n'ont pas forcément la même culture, la même religion, la même façon de philosopher la vie, enfin bref, j'en sais rien. Mais en tout cas, on a du mal à se voir et je suis vraiment dans cette optique-là de créons des ponts justement grâce à nos différences. Enfin, nos différences sont des ponts mais puissants et fantastiques et ouvrons-nous aux autres et cultivons l'amour et... Et partageons ces valeurs-là d'unité, de respect, d'équité, et continuons de lutter et de résister finalement. Et il faut de tout pour faire une révolution. Donc si certains se sentent plus dans des paroles d'amour et de paix, et bien ça équilibre parfaitement avec ceux qui revendiquent les choses avec beaucoup de colère et de hargne. Bref, voilà, petite introduction, parce que c'est hyper important quand même de parler de ce qui se passe. Je ne suis pas... Je ne pourrai pas faire l'impasse dessus de toute façon. Et je vais pouvoir commencer l'épisode de podcast. Et cet épisode, il me plaît beaucoup parce qu'il va parler de pourquoi j'aime autant lancer des projets, mais pourquoi je n'aime pas les faire fleurir. En gros, j'ai plein d'idées que je lance. J'arrive à concrétiser mes idées dans la matière, c'est-à-dire de mon cerveau jusqu'à la vraie vie. Mais une fois que c'est lancé, j'ai plus trop d'excitation et ça me fait même un peu chier de les faire grandir. Et peut-être que toi qui m'écoutes, tu vas te reconnaître dans ce que je dis. Ou alors peut-être que pas du tout. Mais en tout cas, je trouve que c'est assez intéressant de se questionner autour de ça. Est-ce que quand on lance une idée, on doit forcément en faire quelque chose de grand ? Donc il faut savoir que, d'aussi loin que je me rappelle, quand j'étais petite, j'étais le genre d'enfant qui voulait absolument tout tester. Et mes parents, super mes parents, vraiment je les remercie pour ça, ils m'ont toujours laissé ce champ-là d'expérimentation, ils ont toujours... Voilà, nourrit ma curiosité, c'est-à-dire qu'une année, je voulais faire de la danse, j'en sais rien, de la danse du hip-hop. Et puis l'année d'après, je voulais faire du tennis. Et puis ensuite, je voulais faire du basket. Après, je voulais faire du théâtre et du dessin. Bref, je voulais tester tout un tas de choses. Et mes parents m'ont toujours permis et m'ont toujours laissé expérimenter. C'est-à-dire qu'ils ne m'ont jamais dit, fais une activité et tiens-toi à cette activité et deviens très très très très fort dans cette activité. Au contraire, ils m'ont toujours dit, si tu as envie de faire quelque chose, vas-y, lance-toi. et tu n'as pas besoin d'être excellente pour te lancer, tu n'as pas besoin d'être excellente pour essayer quelque chose de nouveau, et tu peux essayer sans avoir d'attente et de résultats précis. Et je trouve que c'est en vrai hyper génial, parce que je pense que c'est ça qui m'a donné un peu ce goût à l'expérimentation, et qui m'apporte aussi beaucoup de facilité dans le fait d'avoir des idées et de les concrétiser, parce que j'ai pas nécessairement peur du résultat, c'est-à-dire que j'ai pas d'a... tentes ou d'appréhension sur le résultat. Je n'ai pas peur de l'échec, par exemple. Par contre, j'ai un peu peur de la réussite. Et ça, c'est un truc que je travaille. Peut-être qu'un jour, j'en ferai un épisode de podcast un peu plus dédié sur le sujet. Mais c'est vrai que du coup, j'ai un peu cette facilité à me dire c'est OK si je suis moyenne. Et pourtant, il y a une partie de moi qui aurait envie d'être excellente dans certaines choses que je lance. Et peut-être que là où je suis excellente, c'est dans cette idée-là de... aller lancer plein d'idées, d'avoir des idées, de savoir comment les concrétiser et d'être un peu dans cette énergie créatrice finalement qui ne me quitte pas puisque à chaque fois que je lance une idée, je vais avoir une nouvelle idée que je vais avoir envie de lancer et d'expérimenter et du coup c'est un flux continu d'idées que je concrétise et je trouve ça en vrai hyper chouette et du coup c'est peut-être ça ma force et c'est là où c'est intéressant de se questionner sur peut-être des petits tempéraments où on a l'impression d'être outsider ou marginale ou d'être hyper différente de la norme, mais en fait c'est ce qui fait finalement notre plus belle force. Donc voilà, en gros c'est ancré dans mon tempérament, depuis petite je suis comme ça, j'adore tester plein de choses. D'ailleurs on me demandait quel métier je voulais faire, je voulais faire tous les métiers du monde, j'avais envie de tout tester. Après mon métier de rêve, c'était d'ouvrir les canettes du big deal, je voulais être une gaffette. Parce que je l'ai trouvée super belle. Et je pense en vrai qu'une partie de moi, enfant, avait envie d'être un peu une star. Et que je l'ai toujours camouflée parce que j'étais toujours timide et tout. Bon bref, là n'est pas le sujet. Mais c'est pour vous expliquer pourquoi j'avais envie d'ouvrir les canettes du big deal. Voilà, parce qu'il y avait un côté un peu... Les femmes sont trop belles, elles ont plein de paillettes, elles s'assument. Bref, c'était mon rêve. Mais en tout cas, j'avais envie de tester tous les métiers du monde. Et ce qui est intéressant, c'est que moi, mon chemin de vie, c'est le numéro 3. Et le chemin de vie 3, il est souvent associé à la joie, l'enthousiasme, le plaisir. Et en fait, les chemins de vie 3, très souvent, ils ont beaucoup d'idées, beaucoup d'envie. Et en fait, ils voient la vie avec plein de possibilités. Et en fait, c'est ça qui est intéressant, c'est que très souvent, le chemin de vie 3, il va ressentir. Ensuite, il va transformer ce qu'il ressent. Il va exprimer ce qu'il ressent. Puis ensuite, il va partager. Et en fait, pour se sentir vivant, les chemins de vie 3, très souvent, ils ont besoin de créer. Et en fait, c'est assez intéressant parce que le challenge des chemins de vie 3, ça va être justement de canaliser cette créativité-là parce qu'on va avoir une idée, beaucoup d'enthousiasme, on va faire de cette idée un projet. Et une fois que le projet va être lancé, on va tout de suite avoir une nouvelle idée avec un nouvel enthousiasme qui va procurer un nouveau projet. Et en fait, à la fin, on va se retrouver avec énormément de graines. Donc, on va avoir un jardin avec des graines partout, mais il n'y a pas beaucoup d'arbres qui auront poussé. Parce que les graines, on va les arroser un petit peu, puis on va passer à autre chose. Et en fait, c'est un peu un jardin, peut-être un petit jardin des curiosités finalement. Un petit jardin sauvage, un jardin qui se fait tout seul. Et voilà, il n'y a pas un seul et même effort concentré sur une de ces graines. Et la question que moi je me pose, c'est, ok, moi voilà, j'adore commencer des idées. J'aime bien mettre au monde des idées, mais je n'aime pas les faire fleurir. Enfin, je n'ai pas d'excitation à les faire fleurir. Et la question, c'est, est-ce que c'est de la dispersion ? Est-ce que c'est un manque de discipline, une addiction à la nouveauté ou c'est juste une façon de vivre et une manière en fait de tout simplement exploiter ma créativité ? Et je pense qu'en réalité, il y a un peu de tout. Je pense que je kiffe exploiter ma créativité de cette façon-là, c'est-à-dire que je me sens extrêmement vivante et alignée au moment où j'ai une idée et que je la concrétise dans la matière, donc dans le monde réel. Mais en même temps, je pense qu'une fois que l'idée est lancée... Je manque un peu de discipline pour justement la faire grandir parce que je ressens plus cette excitation. L'excitation en gros du début qui est un peu comme une adrénaline. Et en fait, cette adrénaline-là, elle me sert un peu de boussole quand je fais des lancements d'idées. Et je pense que mon esprit a du mal à faire les choses sans cette forme d'excitation et envie. Et c'est là un peu le challenge. des chemins de vie 3 et des personnes qui ont un tempérament comme moi, c'est peut-être trouver un équilibre entre le j'ai envie et le je dois. Mais une partie de moi se dit, bah non, moi j'ai envie d'être driveée que par le j'ai envie. Sauf qu'en fait, pour que le j'ai envie et les idées qui viennent au monde et dont je fais don au monde, si je veux les voir grandir et fleurir, je suis obligée d'y mettre un peu de contraintes, je suis obligée d'y mettre un peu de je dois. Je pense. Après, peut-être que je me trompe et peut-être que c'est juste génial de suivre sa voie du j'ai envie. Mais je pense qu'un peu de je dois, c'est pas mal aussi. Ce que je trouve assez intéressant, c'est de se dire, ok, donc du coup, la question, est-ce qu'une idée doit nécessairement devenir quelque chose de grandiose ? Est-ce que quand on met au monde une idée, on doit forcément la faire grandir et la rendre exceptionnelle ? Ou est-ce que c'est tout à fait normal d'avoir parfois des idées qu'on va lancer ? Elles vont faire leur chemin de vie, elles vont faire leur petit parcours, puis à un moment, elles ont une fin et on est aussi très ok avec ça. Moi, je trouve que c'est intéressant parce que, déjà, il faut tout pour faire un monde, mais je trouve qu'il y a des personnes qui vont avoir beaucoup d'énergie pour explorer, lancer, expérimenter et qui vont en avoir moins, en fait, pour rester longtemps dans une seule direction. Et moi, je me reconnais mille fois là-dedans, c'est-à-dire que je pense que de tout mon vivant, je n'arriverai pas à avoir une seule et même idée, un seul et même projet. et le faire grandir tout au long de ma vie. C'est impossible pour moi, vraiment. Je pense que je n'arriverai pas à fonctionner de manière linéaire. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas capable de terminer quelque chose, mais peut-être que la durée de vie de certaines de mes idées, c'est juste plus court que d'autres idées. Et je trouve que c'est aussi cool de le voir comme ça, et de se dire, en fait, une idée n'a pas nécessairement une durée de vie immense, une idée ne doit pas nécessairement devenir quelque chose de grandiose. Mais par contre, une idée doit se concrétiser. Et je pense que quand on a un rêve, une vision, une idée, quelque chose qu'on a envie de lancer, de créer dans cette vie, l'essentiel, c'est de le créer. Et c'est tout aussi le processus créatif qu'il y a autour du lancement de cette idée qui est ultra important. Quand certaines personnes vont attacher plus d'importance aux résultats, moi, j'avoue qu'en vrai, ce qui me fait triper, c'est vraiment tout le processus créatif. Et c'est le chemin... qu'une idée peut avoir de la naissance dans un cerveau à sa concrétisation dans la matière. Et après, que ça grandisse ou non, j'avoue que pour moi, ce n'est pas ça le plus important. Et je pense que c'est ça, je pense qu'il y a des différents types de personnes, des personnalités qui vont avoir la capacité d'expérimenter, d'imaginer des idées et qu'il y a d'autres personnes qui vont avoir beaucoup plus de facilité à faire grandir ces idées-là. Et à les rendre durables dans le temps et à les rendre, je ne sais pas moi, vertueuses, fluctueuses, qui vont réussir en fait à faire de ces idées-là des idées qui vont finalement avoir un bénéfice, avoir de l'impact dans le temps, etc. Et c'est ça que je trouve hyper intéressant, c'est de se dire en fait, il y a des personnes qui vont avoir les deux, il y a des personnes qui vont avoir la capacité d'avoir l'idée, de lancer l'idée, de la concrétiser et de la faire perdurer dans le temps et de la faire évoluer, de la faire grandir. Mais c'est cool aussi de se dire, ok, moi, peut-être que mon tempérament, c'est juste, j'expérimente. Voilà, moi, là où j'ai mon énergie, ça va être dans l'exploration, le lancement d'idées, la concrétisation d'idées. Et ensuite, il faut que, en gros, je donne le relais aux personnes qui ont la jugeote et la vision et l'esprit pour faire grandir ces idées et les structurer, en fait, dans le temps. Et c'est ça qui est trop chouette quand... apprend à se connaître et qu'on se sert de certains outils comme le chemin de vie ou le human design aussi. Ça c'est hyper intéressant parce que moi en human design je suis manifesteur générateur et générateur manifesteur, manifesteur générateur, bon bref et du coup c'est hyper rattaché, on a souvent une énergie qui est créative on a ce besoin là d'exploration d'expérimentation On aime avoir 36 000 pistes en même temps, on va vite, mais du coup on n'a pas forcément ce truc-là de structure pour faire durer dans le temps une idée. Et quand on connaît des outils, quand on se sert d'outils qui permettent de mieux se connaître, je trouve qu'on peut se réconcilier avec certaines parties de soi, des parties de soi qu'on trouvait peut-être un peu outsider ou marginale par rapport à ce qu'on perçoit et par rapport aux normes qui sont dans notre société. Et je trouve que c'est hyper important de se servir de ces outils-là pour... pour faire justement de ces différences des forces et pour mieux vivre finalement avec sa personnalité et ses atipis, on va dire, qui nous distinguent des autres. Et c'est vrai que sur Instagram, et je pense que les réseaux sociaux ont énormément influencé ça, moi je parle d'Instagram, mais en fait c'est un peu le cas sur toutes les plateformes, mais cette idée que quand une idée voit le jour, notamment au travers des réseaux sociaux, elle a forcément... directement beaucoup d'impact, elle va durer dans le temps et ça va devenir quelque chose de grandiose. Je trouve que sur Instagram, on voit énormément de projets grandioses, on voit beaucoup d'idées qui partent de la tête de quelqu'un et qui sont suivies par des milliers de personnes, vont avoir des milliers de likes sur des business qui fonctionnent, qui roulent, ça ne s'essouffle pas, on ne voit pas derrière le doute du créateur, etc. Et en fait, ça fausse un peu la perception qu'on a de ce qu'une idée doit devenir quand elle est lancée. En réalité, moi je suis convaincue, d'ailleurs il n'y a même pas de doute à avoir là-dessus, mais chaque jour il y a des milliers d'idées qui naissent et qui viennent au monde et qui ne deviennent rien d'autre que des idées qui viennent au monde, qui ne vont pas forcément perdurer dans le temps, qui ne vont pas forcément devenir des business ultra rentables, mais en fait il y a juste cette fierté-là d'avoir concrétisé une idée, un projet. Et je pense qu'en fait, l'humain, il a aussi ce besoin-là de créer et de lancer des idées et de concrétiser dans la matière des choses qui se passent dans son cerveau. Et en fait, parfois, c'est juste ça le but. Ce n'est pas nécessairement d'en faire quelque chose d'immense, mais c'est juste de se dire, ok, j'ai eu une idée, je l'ai concrétisée, je l'ai lancée et moi, ça me convient parfaitement. Après, on est d'accord pour dire qu'il y a quand même un moment où ça fait... kiffer de voir ces idées grandir et devenir des belles fleurs et des beaux arbres qui sont durables dans le temps. Et par exemple, moi, avec D'amour et de go fraîche, on va dire que c'est ma graine principale que je suis en train de faire fleurir, grandir par la force de toutes ces petites idées qui viennent l'alimenter, parfois des idées qui ne vont pas durer dans le temps. Comme par exemple, j'ai lancé mon make-up club en début d'année. Je l'ai arrêté avant l'été parce que je savais que j'allais être en travaux, que j'allais devoir focus mon énergie sur mon installation, etc. à Marseille. Aujourd'hui, je ne sais pas si je vais reprendre le make-up, je vais peut-être le reprendre différemment, mais en tout cas, ce n'est pas une seule et même idée sur laquelle j'ai concentré mon énergie. Par contre, cette idée que j'ai lancée, elle est venue nourrir mon projet et elle a participé, mine de rien, à la floraison de Damour et de Gaufrèche. Et du coup, c'est ça qui est intéressant, c'est aussi de percevoir, genre, quelle idée principale vient au monde et d'analyser un peu toutes ces petites idées qui viennent nourrir une idée globale. Et du coup, ça permet aussi de se réconcilier et de se dire, mais en fait, il faut aussi accepter que la croissance, elle se fait dans le temps, que c'est justement par l'expérimentation et l'exploration qu'on arrive à faire fleurir peut-être une autre idée qu'on a fait germer il y a plus longtemps. Et de se réconcilier avec ça et de se dire, la lenteur, c'est bien, l'exploration, c'est chanmé, l'expérimentation, c'est génial et tout n'a pas besoin de devenir grandiose. Je ne sais pas si parmi vous, il y en a qui connaissent le tarot de Marseille et qui s'y connaissent en arcade majeur, mais je trouve que ma carte qui me fait penser à ce trait-là de ma personnalité, de vouloir expérimenter, lancer, avoir plein d'idées, etc., c'est la carte du battler, c'est la carte numéro 1. Et en gros, si vous voulez, les arcades majeurs du tarot, elles représentent chacune des étapes du chemin de vie. Et le battler, c'est vraiment la carte numéro 1, donc on va dire que c'est la... Une carte qui est rattachée à l'enfance, ou au début d'un projet, ou au début d'un cycle. Et en gros, le battleur, il est face à une table où il y a plein d'objets, etc. Et il est vraiment... Ouais, quand on analyse la carte du battleur, on se rend compte que c'est vraiment... Qu'est-ce qu'on peut faire de tous ces objets ? Il y a une forme, voilà, un peu de curiosité. C'est vraiment la carte de la curiosité, de la spontanéité, de l'invention, du commencement. Et cette carte, elle est... Pour moi, c'est vraiment qui je suis. Parce que si on veut, le battleur ne voit pas vraiment ce que l'oeuvre va devenir, mais par contre il voit tout ce qu'il peut faire avec les outils qu'il a devant lui. Et il y a un peu ce truc-là d'ingéniosité, de réflexion, de « ok, là j'ai des idées, il se passe plein de trucs sur cette table, je vois plein d'objets, j'ai plein d'idées, etc. Mais qu'est-ce que je vais en faire ? » C'est vraiment la carte de la curiosité, de la spontanéité. Et je trouve que c'est une très jolie carte. Par contre, comme toutes les cartes du tarot, il y a toujours... Voilà, les qualités et les défauts, et forcément, les défauts du battleur, ça va être la dispersion, la précipitation, commencer sans vraiment construire et tomber amoureux du potentiel. Donc voilà, il y a un véritable challenge, je pense, pour les profils comme moi, qui adorent lancer des idées, explorer, expérimenter. Je pense qu'il faut trouver le juste équilibre entre... avoir des idées qu'on concrétise, c'est trop génial, mais évitons de nous disperser. Et aussi peut-être de ne pas toujours, enfin c'est toujours important je pense quand même, d'arroser ces idées et de les faire grandir, même si c'est dans la lenteur, de les faire grandir et de les amener jusqu'au bout de leur chemin de vie. Parfois ça va être un an, parfois ça va être un mois, parfois ça va être dix ans, mais voilà, de toujours prendre le temps en fait de nourrir ces idées, de nourrir les projets qu'on lance. et de les accompagner jusqu'à la fin de leur cycle finalement. Ce qui peut être intéressant de souligner, c'est de se dire « Ok, peut-être que la créativité, ça ne consiste pas seulement à trouver des nouvelles idées, mais peut-être découvrir aussi ce qu'une idée peut devenir lorsque l'on lui laisse du temps pour évoluer, faire son trajet, sa trajectoire. En fait, observer ce qu'une idée devient quand on en fait don au monde. Et je trouve que c'est assez joli finalement de se laisser le temps. Et de se réconcilier avec ça et de se dire, en fait, mon idée, elle n'est pas obligée d'être grandiose tout de suite. Elle n'est pas obligée de fleurir tout de suite. Elle n'est pas obligée de devenir quelque chose d'extra et d'immense. Peut-être, voilà, juste mettre au monde une idée et la laisser faire son petit parcours de vie et observer. Et voir comment on peut l'arroser de temps en temps, voir comment on peut la nourrir, la faire grandir, etc. Et ouais, je trouve ça assez chouette, pardon. Je dois boire de l'eau. Au tout début de l'épisode de podcast, je vous disais, voilà, c'est vrai qu'en chemin de vie 3, on a souvent tendance à avoir des jardins avec beaucoup de graines et peu d'arbres. Voilà, maintenant la question c'est, est-ce que toutes les graines que l'on plante, elles doivent forcément être destinées à devenir des arbres ? La réponse est non, bien sûr. On n'est pas obligé de faire de nos hobbies un business, on n'est pas obligé de faire de nos passions un métier. Toute idée ne doit pas devenir une offre scalable qui doit avoir tout un tas de clients. Une communauté, ça ne doit pas nécessairement être un chiffre d'affaires. La création, ce n'est pas censé être de la performance. Enfin bref, il y a tout un tas de choses où créer, ce n'est pas forcément rentabiliser, faire grandir. Créer, c'est juste créer parce qu'on crée avec le cœur. On répond un peu à cet appel-là de son âme qui est, oui, j'ai besoin de concrétiser ce qu'il y a dans ma tête et de le faire vivre. Mais peu importe ce que ça devient derrière en fait. Et j'avoue que nous, notre génération, à cause des réseaux sociaux, on a trop ce prisme-là de... Comment faire de ce qui vit en moi un business, quelque chose de scalable, quelque chose de rentable ? Et c'est l'enfer en fait, parce que du coup on se frustre, on se blâme de ne pas réussir à avoir fait grandir des idées, alors qu'en fait c'est juste extra tout simplement déjà d'avoir mis une idée au monde et de l'avoir partagée avec les autres. Donc voilà, aujourd'hui je suis fière quand même de lancer plein d'idées, d'explorer, d'expérimenter, et de prendre beaucoup de plaisir à concrétiser des idées qui naissent dans ma tête. Je pense qu'il y a un peu cet équilibre-là à trouver entre la discipline, mine de rien, quand une idée fait sens pour moi et que j'ai envie de la voir grandir et que j'ai envie d'y mettre de l'effort et que j'ai envie de l'accompagner jusqu'au bout de son chemin. Ça, je pense que c'est important quand même de garder parfois le « je dois » pour des idées qui font sens et des projets que j'ai envie de voir grandir. En revanche, je trouve ça trop génial d'être dans l'expérimentation et de se dire, c'est complètement OK si mon idée ne devient pas... Un projet, un business, quelque chose de grandiose, mais qu'elle a juste pris sa place dans le monde. J'espère en tout cas que cet épisode vous aura plu. Je suis trop chaude d'échanger avec vous si jamais vous êtes reconnus dans cet épisode pour qu'on parle entre TDAH, de la créativité. Mais je pense que c'est intéressant de se réconcilier avec cette partie-là de soi. Parce que ça existe en fait, juste des idées qui viennent au monde et qui viennent juste au monde et qui ne deviennent pas des énormes projets. Donc voilà, trop au paix pour en discuter avec toi si ça t'a parlé. Et puis je te souhaite une très belle journée, soirée, matinée, selon l'heure à laquelle tu m'écoutes. Et je te dis à la semaine prochaine. Bisous !