Description
Dans cet épisode, Thibault Boulvain, historien de l’art, montre comment les images, l’art en particulier, peuvent donner forme à ce qui semble impossible à raconter.
À partir de ses travaux sur les représentations visuelles du sida, et de la maladie en général, il interroge le rôle de la création artistique face à l’épreuve : pourquoi écrire, filmer, peindre, sculpter, performer, ou photographier l’"insupportable" de la maladie, et plus largement tout ce qui s’en lève.
Il raconte l’origine de ses recherches, nées de la découverte d’une exposition consacrée à l’écrivain Hervé Guibert à la Maison européenne de la photographie, et évoque plusieurs sources liées à la mémoire du sida, à Michel Foucault, à David Armstrong, et à l’expérience de la pandémie.
Une conversation sur la mémoire des maladies et des épidémies, sur l’art né de leurs désastres, et sur la puissance des images : leur capacité à troubler, à déranger, à nous faire douter, mais aussi à transmettre l’indicible.
Thibault Boulvain est Assistant Professor en histoire de l’art au Centre d’histoire de Sciences Po. Il a notamment publié L’art en sida. 1981-1997 (Presses du réel, 2021), ouvrage récompensé du prix Olga Fradiss. À la suite de ses recherches sur les représentations de la séropositivité et du sida dans l’art des années 1980-1990, il poursuit ses recherches sur les représentations artistiques et visuelles de la maladie dans l’histoire, en particulier de la grippe “espagnole”. Il s’intéresse également à la question des images dites “insupportables”, et à l‘‘L’effet Méditerranée’’ dans les arts visuels des années 1940 à nos jours.
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