- Speaker #0
Et si une simple roue pouvait raconter mille vies ? Bonjour et bienvenue dans la roue, je suis Juliette Brossat. Ici, je tends le micro à celles et ceux qui vivent le vélo dans leurs défis, leurs souvenirs, au quotidien ou dans leurs échappées. Je recueille des voix, des fragments de vie, intimes et universelles qui racontent le cyclisme d'hier et d'aujourd'hui. Une culture, un mouvement, un lien entre nous, parce que le vélo, ce n'est pas qu'une pratique, c'est un patrimoine. Dans la roue... C'est l'histoire racontée par celles et ceux qui la font avancer, à la pédale, mais pas que. Abonne-toi et rejoins-nous. Salut Clément.
- Speaker #1
Salut Juliette.
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir aujourd'hui dans la roue. Comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va super. Et toi ?
- Speaker #0
Très bien. On est à la maison pour ce premier enregistrement et je dois confesser qu'on a fait le pilote ensemble. Ça me fait super plaisir que tu reviennes pour être mon premier invité.
- Speaker #1
J'ai très hâte. de stress et de pression de côté d'être le premier invité, mais je vais tout donner.
- Speaker #0
Je compte sur toi. Clément, est-ce que tu peux te présenter, me dire qui tu es, ce que tu fais ? On parlera vélo juste après.
- Speaker #1
Je m'appelle Clément Colombel, j'ai 30 ans. Dans la vie, je travaille dans la RSE, le sport, donc sur toutes les thématiques environnementales et sociales.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me situer depuis quand ? Le cyclisme fait partie de ta vie, ton histoire personnelle. Ça remonte à quand ton premier souvenir de vélo ?
- Speaker #1
Ça remonte à fort longtemps. Alors déjà, mon grand-père faisait du vélo de côté de mon père. Et tous les deux, on fait du vélo en club au niveau amateur. Et je pense que mon premier souvenir, c'est mes parents qui en parlent très souvent quand on regarde le Tour de France et qu'il y a des enfants sur le bord des routes. Je devais avoir à mon allié entre 2 et 4 ans. Mes parents m'avaient emmené voir le Tour de France. Je ne sais pas dire s'il y avait mes grands-parents ou pas. Une moto. de France Télé de l'époque qui étaient là, et du coup ils m'ont mis sur cette moto parce qu'apparemment je devais être habillé en jaune ou je devais avoir une casquette jaune. On m'a raconté que j'étais très sage, ils m'ont filmé avant que les coureurs passent. J'en ai aucun souvenir, donc pour répondre à ta question, c'est pas mon souvenir, c'est celui de mes parents. Mais moi mon souvenir, il est plutôt avec mes grands-parents en Bretagne pour aller voir des courses cyclistes le dimanche matin en mangeant galettes, saucisses, verres, rennes. Ça mes premiers souvenirs de spectateurs de cyclisme.
- Speaker #0
Donc, tu es un enfant de la tradition ou de la transmission cycliste, un peu dans la marmite depuis le début. Clairement, oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Il y a toujours eu à la maison des petites coupes trophées de mon père ou de mon grand-père qui traînaient. Et c'était vraiment une institution de regarder, je vais dire le Tour de France, mais toutes les courses cyclistes qui passaient sur France Télé, on regardait en famille. Et oui, le Tour de France, du côté des deux grands-parents, de mon père et de ma mère, on regardait vraiment à chaque fois. C'était important, c'est une institution de regarder le Tour chaque été.
- Speaker #0
Une vraie transmission intergénérationnelle. Alors plutôt filiation masculine, mais c'est pas étonnant pour l'époque.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. C'est une bonne question. Je crois que ma grand-mère, côté de mon père, elle regardait un peu avec nous. Mon autre grand-mère, de l'autre côté, elle regardait pas vraiment. Ma mère regarde de temps en temps, mais maintenant, elle préfère le rugby. Maintenant, elle me parle de rugby, elle regarde les matchs, les destinations.
- Speaker #0
Elle a été cueillie par un autre sport.
- Speaker #1
Elle me fait des débris.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
plutôt les hommes dans la famille qui regardent le vélo.
- Speaker #0
Je sais aussi, et tu vas nous parler, de ta pratique. Alors, du vélo, du cyclo, du biclo, on ne sait pas. Mais ici, en tout cas, on parle de toutes les pratiques. Tu as un petit compagnon de route.
- Speaker #1
Oui, il est vrai que je me déplace quasiment exclusivement en vélo à Paris, avec un merveilleux vélo qui est plutôt jeune, qui est bleu. Je pense à un vélo des années 90, bleu, qui n'est pas très... magnifique, pas très joli, mais il est là. J'ai quasiment tout changé sur ce vélo. Je pense qu'il n'y a plus grand-chose d'origine. Il y a des nouvelles pédales, des nouvelles roues, tout est nouveau. Et voilà, c'est mon fidèle destrier, je l'aime bien. Il n'a pas de nom, il s'appelle Le Vélo, mais...
- Speaker #0
Mais c'est ton compagnon.
- Speaker #1
Mais c'est mon compagnon et je suis toujours très heureux de faire des petites balades à vélo, l'utiliser pour aller au travail, se balader dans Paris ou ailleurs, c'est quand même plutôt sympathique. Je suis venu avec ce matin, évidemment.
- Speaker #0
Ceci dit, s'il était trop beau, peut-être... qu'il ne passerait pas la barrière de la disparition dans la rue.
- Speaker #1
Je touche du bois, il est toujours là. Et c'est pas un vélo électrique, je peux préciser.
- Speaker #0
Ça pédale fort dans les montées.
- Speaker #1
Ça pédale fort, oui, tout à fait. Ça prend pas la rue le pic non plus, mais ça pédale, oui.
- Speaker #0
Trop cool. Tu me parlais tout à l'heure du tour, tu me parlais de tes premiers souvenirs. Aujourd'hui, t'as un compagnon du quotidien. On en est où, finalement, du rapport ? Au cyclisme, peut-être qu'on peut faire une petite aparté rapide dans le monde du deux-roues non électrique ou alors non électrifié. Récemment, il y a quand même des communautés différentes. Il y a vraiment les cyclistes qui, en général, font de la compète. C'est plutôt le monde des nouvelles machines, de la performance et des exploits. Après, il y a le monde des cyclos qui est plutôt le monde... Des gens qui se baladent à vélo ou qui utilisent l'outil comme un moyen de s'amuser le week-end et d'y aller pas trop sérieusement. Il y a une petite bataille culturelle entre ces deux mondes. Et puis, je l'appelle Biclo, je ne sais pas si c'est très adapté. C'est la bicyclette du quotidien et le petit ami à qui on ne donne pas toujours de nom, mais qu'on aime remercier pour le service qu'il nous rend. Tu nous as expliqué que tu roulais à vélo. aujourd'hui sur le côté bien avec cet écosystème plus cyclo Est-ce que tu peux me parler un peu de ce rapport-là ?
- Speaker #1
Actuellement, je ne roule pas le week-end et je ne l'ai jamais trop fait. J'ai plutôt accompagné mon père qui, lui, roulait tous les dimanches au parc de la Courneuve. Ça allait faire des grands tours et je l'accompagnais, mais je n'ai jamais trop eu cet aspect compétition. Et je n'ai jamais fait, pour le coup, non plus de balade. Pourtant, je sais qu'il y a de très belles traversées en France et en Europe. On est très contents de ça, mais je n'ai jamais eu l'occasion de le faire. Par contre, je regardais des courses à la télé dimanche dernier. J'ai regardé Paris-Roubaix hommes et Paris-Roubaix femmes. Je suis plutôt à regarder les courses, mais je ne regarde pas non plus toutes les courses, mais je vais suivre les résultats. Il y a pas mal aussi d'équipes sur les réseaux sociaux, d'où notamment la team Rocket, parce que je trouve leur communication un peu décalée et qu'ils me font...
- Speaker #0
Est-ce qu'elles s'envolent vers d'autres cieux ?
- Speaker #1
J'espère pour eux, en tout cas. Mais ouais, ils me font rire, ça apporte un truc un peu décalé, nouveau. Je prends plaisir à les suivre. Plutôt spectateur, on va dire, pour répondre à ta question. C'est vrai que j'aimerais bien rouler un peu plus. Ça me ferait aussi plaisir de rouler un peu plus avec mon père le dimanche. il serait content et je trouve qu'il ne roule pas assez là. Je vais y aller et remettre un peu les pieds sur le vélo.
- Speaker #0
Challenge avec papa, on espère qu'on verra la trace Strava ?
- Speaker #1
Ou alors là, comptez pas sur moi sur Strava, j'ai pas de Strava. J'ai pas du tout envie d'avoir Strava, donc ce sera sans moi, mais je pourrais envoyer des photos. Je suis pas très Strava. Je suis pas fan de la donnée H24 dans le sport. C'est très utile pour les professionnels, mais je ne le suis pas, donc laissez-moi faire ma petite sortie du dimanche tranquille. Donc non, je suis pas très Strava.
- Speaker #0
T'es plutôt sortie plaisir, moment présent et nature bonheur.
- Speaker #1
Oui. J'ai jamais été très donné data. Des fois, j'ai l'impression que si on n'a pas sa trace, comme si la sortie n'avait pas existé, je trouve qu'on se met une pression supplémentaire. Mais pour en parler une heure, j'ai un avis très tranché sur la question. Ça ne sera sûrement pas partagé avec tout le monde, même si je suis certain que c'est utile à la performance.
- Speaker #0
Tu me parlais, je reviens un peu en arrière tout à l'heure, de la rue Le Pic. Je crois que tu as assisté à ce passage. Est-ce que tu veux bien partager un peu ce que tu as vécu, l'ambiance sur place ? Ce que ça représente aussi pour un spectateur.
- Speaker #1
C'est un très bon souvenir. Je n'ai pas pu assister au passage des Jouzeaux à Pique à Parimpique rue de Pique. J'y suis allé pour le Tour de France l'année d'après. Et donc, c'était une sacrée ambiance, un peu de fête foraine. Tout le monde était heureux. Ça fait tellement du bien de voir les gens heureux. Tous au même endroit, il y avait beaucoup de monde. Moi, je suis arrivé à 13h, 14h et les trois passages, c'était vers 19h. On a eu aussi des changements météo. On a commencé, il faisait super beau, super chaud. Tout le monde mettait de la crème. On a terminé en remettant tous des pulls et des kawais. pleuvait des trompes d'eau, tant de fêtes, un peu de quartier, de village, où tu rigoles avec la police, ça fait de la hola quand elle passe. Je pense que c'est aussi ça, la magie du sport, c'est de rassembler. C'était une très belle journée et en plus après, sur la partie sportive, une atmosphère d'un tout le monde qui crie au passage des coureurs. On a le temps de bien les voir, ceux qui sont passés les derniers dans la rue de Pique. On fait le show, on a eu des petits trous arrière, t'as d'autres qui devaient les bras pour demander à la foule de faire du bruit. Et ça fait plaisir aussi d'avoir des moments de communion avec eux. C'est la fin de trois semaines, c'est long, c'est éprouvant. C'est quand même l'une des courses les plus dures du monde. Je pense qu'il est célèbre aussi. Et puis, on a eu des photos magiques ensuite de la rue Le Pic Blindé, de Roglic qui paraît faire une roue arrière. Je trouve que les photos sont incroyables dans cette rue. La communion des Parisiens avec des cyclistes retient ça. En tout cas, ça me fait plaisir de voir qu'on peut tous vivre ensemble et bien s'entendre avec les cyclistes.
- Speaker #0
Tu veux nous dire qu'il y a certains Parisiens qui ne s'entendent pas avec les cyclistes sur la route ?
- Speaker #1
Non, du tout. Parfois, c'est compliqué.
- Speaker #0
Un souvenir de liesse, un souvenir de partage. Et effectivement, une arrivée qui est différente de ce qui se passait avant, quand ça arrivait directement sur les champs. C'était une étape qui était en jeu. À part pour le sprint et les pavés sur les champs, il n'y avait pas beaucoup de risques de chute, de crevaison. C'était plus un peu cérémoniel. On retrouve une ambiance qui existe partout ailleurs en France sur les étapes, mais dont Paris ne bénéficiait pas jusqu'alors. Cet esprit-là, qui fait aussi qu'on aime le sport, mais particulièrement le cyclisme, je pense, a trouvé sa place dans les rues parisiennes. Trop bien ce souvenir, merci beaucoup. Je voudrais savoir si tu as déjà lu « Les forçats de la route » .
- Speaker #1
Non, je ne l'ai pas lu.
- Speaker #0
J'ai une petite obsession avec ce livre qui a été écrit par Albert Londres, qui fait 70 pages, qui retrace le Tour de France tel qu'il était dans ses débuts, début du XXe, il me semble que c'est 1924. Ça parle de la construction d'une course. Ça démontre aussi ce que c'est un récit et comment on raconte le sport. Et aujourd'hui, on continue de le raconter. Tu parlais des réseaux sociaux tout à l'heure et des images. C'est aussi un des vecteurs importants de la diffusion de cette culture. Tu évoquais même tout à l'heure une équipe que tu aimes bien suivre, donc sous-entendue sur les réseaux sociaux, qui a un ton décalé. Aujourd'hui, il y a une vraie place de la communication au-delà de la simple réalisation sportive. Tu te positionnes comment par rapport à ça ? Quel est ton point de vue ? Et évidemment, je te laisserai le bouquin avant de partir, parce que ce podcast, il a aussi pour vocation de diffuser cette culture, de rendre compte qu'à 100 ans d'écart, finalement, on a... pas vu changer grand-chose. Si vous êtes intéressé, ça coûte 7 euros. C'est vraiment un petit bouquin qui se lit très vite. Ça replonge dans une magie qui est un peu la magie de la rue Lepic. Ça raconte des passages de nuit dans des villages en Bretagne. Et c'est absolument fantastique. Mais pour revenir à la communication, je te laisse me dire quel est ton rapport à cet élément.
- Speaker #1
Déjà, j'ai hâte de lire le livre. Je sais que c'est un de plus dans ma longue liste. Et oui, le rapport à la communication, la manière dont ils ont de communiquer. j'ai l'impression de un peu moins se prendre au sérieux quand ils parlent de leur équipe. Évidemment, grande époque de Thibaut Pinault, j'ai tout suivi, j'ai tout regardé, j'ai failli y aller en plus avec la fédé de la loose. Le jour de mon anniversaire, j'ai préféré voir mes amis. J'aurais pas dû, j'aurais dû y aller. J'embrasse mes amis évidemment. Qui étaient là pour moi pour mon anniversaire. Pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Milan Cortina, on a vu pas mal de plans avec des drones avec ce bruit, comment dire, fort, insistant. Imposant. C'est le bon terme ça, imposant. On commence à voir certains plans maintenant dans des courses avec des drones. On va voir aussi ce que ça va donner cet aspect-là. On va voir aussi comment est-ce qu'on a la réalisation. Et j'aime bien aussi quand il y a des caméras sur les vélos. Ça apporte une autre manière de voir la course un peu plus immersive. Et je trouve ça aussi impressionnant. On se rend compte que ça frotte dans le peloton et que les courses sont très proches. Et je pense que c'est peut-être touché à un autre public qui n'a pas forcément, je me mets là-dedans, qui n'a pas forcément l'habitude de rouler dans des pelotons à haute vitesse. Et je trouve... Ça permet aussi de mieux comprendre et de mieux se projeter. Parfois, quand on regarde à la télé, je trouve qu'on voit qu'ils vont vite, mais on s'en rend encore plus compte quand les caméras sont sur les vélos. Et puis, ça permet aussi de limiter nos amis les hélicoptères. C'est vrai que sur la partie bilan carbone, je serais content, mais oui, c'est des options supplémentaires. Et j'aime bien ces différentes opportunités qu'on peut avoir d'avoir des images différentes au bord des routes.
- Speaker #0
Ce que tu racontes, c'est ce passage finalement d'un plan fixe. qui a bercé les années 2000 qu'on a connues, nous, dans notre jeunesse. Je nous mets dans la même génération. Et aujourd'hui, on commence à avoir effectivement cet aspect immersif, la capacité finalement de se mettre à la place quasi des sportifs en course et de percevoir ce qui est imperceptible de loin, ce rapport de proximité, ce rapport de vitesse, ce rapport au corps, finalement. C'était un peu masqué jusqu'alors. On avait l'impression que c'était une grosse fourmilière qui avançait en tant qu'une unité. Et là, on commence à percevoir ces individualités. Et je pense que même sans comprendre une logique sportive d'équipe avec des placements, on peut être plus à même de ressentir ce que ressent un individu quand il est en train de courir sur la route. Et je me permets un petit commentaire sur les drones. Effectivement, c'est une alternative qui est en train d'évoluer. jusqu'alors, c'était des outils qu'on considérait dangereux, potentiellement dangereux en tout cas. Et tu l'évoquais, le bruit qu'on entendait sur Milan Cortina, notamment derrière les sauteurs en hauteur, les sauteurs à ski, qui étaient extrêmement présents et qui posent la question, je pense, aussi de la qualité sonore et de l'environnement sonore. Alors pour le spectateur, ça c'est une chose, mais aussi pour les coureurs ou pour les sportifs. C'est hyper intéressant de se questionner aussi sur l'environnement de pratique et tous ces adjuvants, qu'est-ce que ça a ? Comme conséquence, si un jour on a un cycliste à ce micro qui a pu en faire l'expérience, on poserait la question.
- Speaker #1
Oui, je serais très curieux d'avoir sa réponse. Il n'y a pas toujours une réponse parfaite, donc il faut peser le pour et le contre sur le bruit. Parce qu'effectivement, j'imagine que ça doit être insupportable. Quand on est suivi par un drone pendant X minutes ou kilomètres, c'est un bruit qui peut gêner. Oui, j'écouterai le podcast.
- Speaker #0
On a abordé un peu ta vie perso, on sait qui tu es, ce que tu fais, on a commencé à parler de course, on n'arrive pas à s'en défaire, on y revient toujours. On a parlé un peu culture. Je voudrais savoir si toi il y a une figure, que ce soit un cycliste vivant ou mort, une cycliste vivante ou morte, un écrivain, une BD, un élément de l'écosystème cycliste qui te tient particulièrement à cœur. Ça peut être un symbole, ça peut être autre chose. Est-ce qu'il y a quelque chose qui te vient en tête ?
- Speaker #1
C'est une excellente question, ça. Je me souviens qu'avec mes grands-parents, on avait été... Il habitait dans le village pas très loin de chez mes grands-parents, et je pense que mes grands-parents devaient connaître un peu sa famille, mais on a beaucoup suivi Frédéric Guédon. J'ai peur de dire une bêtise, mais à la fin de sa carrière, ou si c'est son dernier tour, ou en tout cas proche de sa carrière, il s'était arrêté dans son village. Du coup, on était là, présents avec toutes les banderoles pour Frédéric Guédon. Donc pendant longtemps, j'ai suivi Frédéric Guédon comme pouvoir cycliste, et après j'allais dire de manière... pas original mais on l'adore la légende Thomas Vauclair parce que quand j'étais petit il a aussi porté le maillot jaune et moi j'ai le souvenir de lui d'une étape de montagne où il est en chasse patate au milieu et moi je suis fou devant ma télé et on est là mais ralenti pour que tes équipes puissent revenir donc ça c'est les souvenirs qui m'ont marqué de coureur cycliste et après c'est vrai que j'ai été très ému par la médaille d'or aux jeux olympiques de paris les 24 de Pauline Fervent-Prévot j'étais pas sur place ça m'a beaucoup ému beaucoup touché
- Speaker #0
C'est quoi cette émotion ?
- Speaker #1
Je pense que c'était le fait qu'elle l'a tellement voulu, elle l'a tellement cherché. Je ne sais pas, mais ça m'a beaucoup touché. C'était pas l'une des premières aussi, j'ai un doute. Ah, il est en cours, mais je ne sais pas, j'ai l'impression que c'est la première, mais j'ai peur de dire une bêtise, donc il faudra vérifier.
- Speaker #0
Il y a eu les rugbymans, les premiers. Oui,
- Speaker #1
il y a eu les rugbymans avant, tu as raison. De voir sa réaction quand elle passe la ligne et son émotion. Moi, je suis aussi le sport pour vivre des émotions, qu'elles soient positives en cas de victoire ou négatives en cas de défaite. On sentait quand elle a eu le passage de ligne, il a fait vraiment la course parfaite. J'imagine qu'il devait y penser jour et nuit. Tu sens qu'il y a tout ce travail qui s'accomplit. C'est la libération. Et je pense que c'est ce moment-là qui m'a particulièrement touché.
- Speaker #0
C'est cette transmission d'un aboutissement qui génère par ricochet de l'émotion chez tout le monde. Et c'est vrai que les auditeurs nous diront si c'est leur cas. Plus tu te lis d'affection pour une personnalité qui n'est évidemment pas la personne du quotidien que tu ne connais pas. mais en tout cas ce parcours sportif et cette ambition et que c'est un peu comme vous te surrouber quand tu arrives finalement à atteindre l'objectif que t'as poursuivi si longtemps et que t'as un capital sympathique qui est quand même assez important. Tu te projettes toi en tant qu'humain sur tes émotions et c'est vrai que parfois ça peut compter quelques larmes.
- Speaker #1
Ah oui clairement, puis alors moi je peux vraiment facilement regarder du sport à la télé donc toujours très touché quand il y a une performance ou pas ou un échec dans le sport et oui ça me touche particulièrement.
- Speaker #0
Tu m'as dit que tu avais vécu aussi un moment assez fort pendant les paralympiques.
- Speaker #1
Oui, pour les paras, je suis allé du Vélodrome de Saint-Quentin-en-Eline avec le Padré pour voir une jolie compétition. Et on a eu de la chance de voir la médaille d'or de Marie Patouillet. C'était une finale 100% française et elle n'était pas favoriée, elle gagne. Il y avait une ambiance incroyable puisqu'il n'était pas si grand. Ce Vélodrome de Saint-Quentin-en-Eline, il fait la taille parfaite, je trouve que c'est très bien. Tu sens qu'il n'y a pas non plus... trop de monde et tu te sens à l'aise comme une petite salle de concert. Tu vois un artiste dans une petite salle de concert, tu es souvent content parce que tu as l'impression d'être en connexion avec lui ou elle. Et là, c'était vraiment ça. Cette finale, tout le monde était on fire et en plus, elle gagne. Et après, au moment de la remise de la médaille, elle fait un malaise. On sent qu'elle est allée la chercher dans ses tripes et elle n'était aussi pas favorite. Ça, c'était une belle journée en famille pour aller voir du vélo. C'était vraiment bien cette journée-là à 50 ans.
- Speaker #0
Tu fais partie de ces amateurs qui sont multidisciplines. Tu as cette curiosité Merci. que tu veux peut-être nous expliquer, qui est de vraiment comprendre tous les sports qui ont des technicités très différentes, qui ont des approches aussi très différentes en rapport aux écosystèmes. Tu parlais du vélodrome, on est en intérieur. Tu parlais du tour, tu es sur de l'extérieur, sur du multi-étapes. Il y a cette diversité de pratiques dans le vélo qui existe. Qu'est-ce que ça t'apporte ou pourquoi tu as cette curiosité-là ?
- Speaker #1
Ça aussi, c'est une excellente question. Je ne m'étais jamais fait la réflexion, en fait. Si on prend l'exemple du cyclisme sur piste au Vélodrome, il y a un aspect vitesse quand même très impressionnant. Il y a beaucoup de spécialistes qui écoutent, mais s'il n'y en a pas de spécialistes, ils n'ont pas de frein. Il y a une seule vitesse, un pignon fixe. Et c'est vrai que c'est quand même impressionnant. Et la taille, enfin, pardon, le... L'inclinaison. L'inclinaison, merci. De la pente aussi, en étant sur place, on s'en rend vraiment compte. C'est impressionnant et c'est très ventu. Je trouve que chaque discipline a ses spécificités, mais je prends autant de plaisir. Oui, regardez. du cyclisme sur piste que du cyclisme sur route que lors des épreuves des Jeux à Elancourt sur la colline et en plus j'ai eu la chance d'aller pour le test event et vraiment je regarde un peu toutes formes de cyclisme je saurais pas t'expliquer pourquoi un plus que l'autre si je pense que je regarde plus de la route parce que ça passe à la télé et aussi sur le service public et je pense que c'est aussi une des forces des sports qui passent sur le service public c'est que c'est facile d'accès je veux dire quand on est jeune mais en fait à n'importe quel âge le fait que ce soit gratuit et qu'il y a un lien qui se crée
- Speaker #0
Ce que tu soulèves ici, c'est l'importance de l'offre. C'est un outil qui rassemble aussi tant et qui soit accessible. Il y a cette question de l'accessibilité en tant que spectateur et puis il y a cette question de l'accessibilité en tant que pratiquant. Et aujourd'hui, il y a une alarme énorme sur la santé des enfants, notamment au collège, donc cette génération Covid, qui n'a pas eu la liberté de bouger à une époque cruciale de sa vie, de sa croissance. Et on parle surtout de minutes de course. sur la capacité cardio-vasculaire. Mais c'est vrai qu'en fait, ça s'appliquerait à tous les sports. On serait, je pense, aussi surpris de l'état de la pratique vélo, pas au sens sportif, mais juste usage de la bicyclette des jeunes aujourd'hui. C'est quelque chose qu'il faut marteler, conserver, parce que, toi, tu le sais, ça répond aussi à des enjeux environnementaux qu'on va aborder.
- Speaker #1
Tout à fait. La pratique du sport à l'école est effectivement très importante et on a besoin de... Je vais dire que nos jeunes... Ah ouais, je suis si vieux que ça, maintenant je dis ça. Mais que nos jeunes fassent du sport, mais oui, pour le plaisir aussi. Il y avait un super documentaire de Stade 2 sur nos amis norvégiens et le fait qu'il n'y avait pas de compétition jusqu'à 13 ans. En fait, juste qu'ils font du sport pour le plaisir. C'est aussi comme ça qu'on amène plus de monde à faire du sport quand il n'y a pas cet objectif de performance. Et je trouve ça hyper important d'amener du plaisir dans le sport. C'est mon cheval de bataille du moment, d'amener du plaisir dans le sport.
- Speaker #0
Ce retrait ou ce recul de l'âge de mise en compétition, ça favorise énormément le plaisir. Et là où tu as raison, c'est qu'avant tout, je pense que même pour les professionnels, si on perd le plaisir, on perd l'envie. Et quand il n'y a plus d'envie, il n'y a plus de résultat.
- Speaker #1
L'envie d'avoir envie, je l'avais dans la tête, j'étais obligé de la faire.
- Speaker #0
Alors, puisque tu cites cette chanson, je me dois de faire un petit clin d'œil à Fred, si tu m'écoutes. Celle-ci, elle est pour toi. Je voulais que tu me parles environnement et vélo, parce que c'est un sujet qui te tient à cœur. Tu bosses dans le sport depuis quelques années maintenant, et tu as décidé d'engager ta pratique à ce qu'elle soit plus alignée avec d'autres enjeux, qui sont les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. On appelle ça ESG dans un langage un peu... Un peu barbare. Ça veut dire quoi dans le sport de s'intéresser aux problématiques qu'on vient de citer ? Et ensuite, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Et quel est le rôle que peut jouer la bicyclette dans ces enjeux ?
- Speaker #1
Effectivement, c'est mon métier. Et comme j'aime résumer pour ma grand-mère, c'est ce qu'on essaie de faire de moins impacter la planète. Donc ça, c'est sur la partie environnementale. et de faire que les gens se sentent bien et soient heureux, c'est pour la partie sociale. Si je dois résumer, je le résume comme ça. Oui, c'est des thématiques qui sont pour moi très importantes. On ne peut plus, en 2026, mais vous pouvez sélectionner l'année que vous voulez et continuer à faire semblant que ça n'existe pas. Les impacts du changement climatique sont en place dès maintenant. Là, en mars, on a eu une semaine où il faisait 26 degrés, voire parfois encore plus. Ce sont les premiers effets du changement climatique, donc on ne peut pas considérer le sport à l'extérieur de ça. Ça ne veut pas dire que tout est négatif. tout est positif, c'est juste que comme toutes les industries, le sport a sa part, mais on a aussi une chance incroyable dans le sport, c'est que nos clubs athlètes sont aussi des porte-parole de ces thématiques-là, et du coup ils sont aussi beaucoup écoutés, et c'est ce qui aussi fait la force, je pense, des sportifs et sportives. Effectivement, le sport pèse on va dire dans un bilan carbone global et dans son impact sur le changement climatique, le sport peut aussi permettre d'accompagner et de proposer de nouvelles alternatives, par exemple Merci. une des solutions qui pourrait être l'option d'avoir le biathlon sur ski à roulettes l'été. Et si je dois citer des sportifs et des sportives, là, Victor Wemba-Nyama, qui a été interviewé par un journaliste du Média Le Vert, qui lui demandait comment il se sentait sur le fait de prendre autant l'avion et d'avoir cette responsabilité. En résumé, il explique que forcément, ça a un impact pour lui et qu'il cherche à compenser. Et ça fait aussi du bien d'entendre des sportifs et des sportives qui prennent la parole sur ces sujets, même si effectivement... dans le cadre de leur métier, leur demande de prendre l'avion. Et pour avoir eu la chance, surtout cette partie-là, d'échanger avec quelques athlètes, parfois ils peuvent avoir le sentiment de ne pas être légitimes d'aborder ces sujets. Et souvent ils se font aussi harceler sur les réseaux sociaux après, quand ils prennent la parole sur ces sujets-là. Et c'est fort dommage parce qu'on a aussi besoin de les entendre, d'avoir leur ressenti. On a eu des étapes où il y avait énormément plus, ça glissait énormément, où les athlètes ont demandé, le peloton a demandé à calmer le rythme. ils sont tout le temps légitimes de prendre la parole sur ça que sur d'autres sujets. J'ai un peu dévié de la question.
- Speaker #0
Si je ramène un peu tout ça au cyclisme, c'est effectivement découler debout. En fait, il y a une différence entre climat et météo. La météo, c'est le temps qui fait. Le climat, c'est globalement, sur un temps long, comment ça se régule et comment fonctionne en fait toute la biosphère, l'écosystème planétaire. Que tu dis et ce qu'on commence à voir, c'est le changement de la météo, ce qui n'était pas le cas avant. Effectivement, les montagnes, C'est des écosystèmes qui sont parmi les plus sensibles, les plus touchés. On a vu qu'il y avait eu des grosses avalanches. En Suisse, il y a un village qui a été enseveli. Ces aléas-là, sur tout sport, ils vont avoir un impact. Et sur le cyclisme, on se rend compte que les corps sont impactés, les machines sont impactées, les organisateurs aussi. Quoi qu'il en soit, nous allons être impactés. Globalement, c'est ça que tu dis. que le sport fait partie du problème et de la solution. Aujourd'hui, les modèles reposent sur des voyages internationaux et où M.Biannayama le disait, le nombre de vols qu'il est obligé de faire est conséquent. Et la question, c'est effectivement quelle est la place du sport par l'intermédiaire de ces voies-là pour sensibiliser et pas pour pointer du doigt, mais pour faire évoluer des modèles qui doivent se réfléchir de toute façon en écosystème parce que tout le monde est lié par des modèles économiques. Ça, c'est une certitude.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on voit les premiers effets. La question se pose quand il y a un plan canicule où en France, le préfet demande aux gens de ne pas faire de sport. Quid d'avoir une compétition qui passe à la télé aux heures de diffusion de grande écoute où on voit des hommes et des femmes aller faire du vélo sous 35 degrés ?
- Speaker #0
Et plus.
- Speaker #1
Et plus, parce que c'est vrai que le béton, du coup, ça chauffe. Et le bitume, ça fond. Et le bitume, ça fond. Donc oui, parfois, on est obligé d'arroser les routes. Oui, ça pose une vraie question de comment est-ce qu'on fait pour continuer à maintenir nos événements. La réponse ne sera pas tout blanc ou tout noir, il va falloir trouver des compromis et tester des solutions, et parfois il y a des tests qui vont marcher, d'autres qui ne vont pas marcher. J'en profite pour citer un superbe document du ministère des Sports qui s'appelle le PNAC, Plan National d'Adaptation au Changement Climatique Sport, sur lequel les équipes du ministère des Sports et du CNESF et de nombreuses fédérations travaillent. Qu'on salue. Qu'on salue, et en résumé c'est d'adapter les pratiques sportives au changement climatique. au niveau amateur, professionnel et selon toutes les disciplines.
- Speaker #0
Je vois que tu es venu avec tes chaussons. On est à la maison et...
- Speaker #1
On va vraiment parler de mes charantaises.
- Speaker #0
On va parler de tes charantaises parce qu'on n'a pas trop parlé de la Rochelle.
- Speaker #1
Oh mon Dieu, oui alors. Non mais je vais expliquer, il y a une histoire sur ces charantaises.
- Speaker #0
Je ne la connais pas.
- Speaker #1
Pour décrire pour nos éditorices. J'ai donc des charantaises. Ce n'est pas une collaboration commerciale, mais c'est une entreprise française qui s'appelle Rondino. qui fabrique des charentaises en Charente.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #1
Dans le musée de la Charentaise, parce que ça, c'est mon film préféré, c'est nos jours heureux. Et sur ces charentaises, il y a écrit « En passant par la Rochelle » avec les deux tours sur... Il y a une tour sur chacun des pieds. « Kitchbof » , je ne sais pas quel terme utiliser. Non,
- Speaker #0
on ira... Non, ce n'est pas « bof » . Non, non.
- Speaker #1
Mais du coup, je décide de pousser le...
- Speaker #0
Ça fait partie de ton identité.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais j'en reviens à la Rochelle, ville sportive.
- Speaker #1
Ville sportive où je vais aller vivre.
- Speaker #0
Retourner vivre ?
- Speaker #1
Non, je considère que je vais aller vivre. Et oui, ville très sportive. Pour rebondir à une de tes anciennes questions, il y a le... Ça a un nom et j'ai oublié, mais c'est la fameuse piste cyclable qui relie toute la France. Grande destination de cyclo, en tout cas pour La Rochelle. Pour des personnes qui, soit partent de Nantes, viennent jusqu'à La Rochelle ou démarrent de La Rochelle pour aller vers Bordeaux, vers le Pays Basque.
- Speaker #0
Est-ce que c'est la Vélodyssée ?
- Speaker #1
Tout à fait, c'est le nom que je cherchais. C'est tout à fait la Vélodyssée. A partir d'avril-mai, je croise beaucoup de monde en vélo. Et c'est vrai que la Vélodyssée permet de traverser la France et l'Europe. Et il y a beaucoup de monde que je croise qui fait du vélo. Il y a des petites pistes assez sympas. Et oui, j'ai hâte d'aller découvrir aussi, parce que je ne connais pas beaucoup de circuits. J'ai un petit peu roulé, mais un tout petit peu avec le padré. Mais j'ai hâte de découvrir plus de coins sur la Rochelle en vélo. et d'aller naviguer aussi en prenant mon vélo.
- Speaker #0
Il faut qu'on le dise, Clément et moi, on aime aussi la voile. C'est notre péché million. Et effectivement, La Roche est une ville de voile aussi bien connue. Mais je suis ravie que tu parles de la Vélodyssée parce que c'est là aussi une des facettes que j'aimerais aborder, la place du vélo. sur le territoire, en fait, comment ça dessine si ça dessine des trajets, comment les gens se déplacent. J'espère qu'on recevra des collectivités à ce sujet parce que ça fait partie aussi de cette culture multifacette du vélo et s'arrêter à la Rochelle, maintenant que vous savez, on peut acheter des belles charentaises. Qu'est-ce qu'on peut manger ? Parce que les cyclistes, en général, ce qu'ils adorent, c'est s'arrêter, boire un bon café et manger une pâtisserie. Est-ce qu'il y a une spécialité locale qu'on peut conseiller ?
- Speaker #1
La bonne question aussi, il y a des glaciers très bons sur la Rochelle, le plus connu étant Ernest, le glacier, c'est son nom. Donc effectivement, très bon foie de glace sur la Rochelle, après sans surprise, forcément des huîtres. C'est un classique.
- Speaker #0
Ça peut recharger en iode.
- Speaker #1
Et après en pâtisserie, en pâtisserie, je suis très éclair à la vanille. Ah ouais, on n'est pas sur la barre du gel, mais... Il y a des boulangeries où ils font des très bons éclairs que je vais évidemment conseiller, oui.
- Speaker #0
Trop bien. Clément, on arrive quasiment au bout de notre échange. J'ai peu vu le temps passer. Est-ce qu'il y a un truc que tu n'as pas dit et que tu aurais envie de nous dire ? Il y a un point, on l'a rappelé tout à l'heure, mettez un casque à vélo.
- Speaker #1
C'est le message que tu... Pour moi,
- Speaker #0
entrer dans le débat, mais c'est quand même comme disait Karl Lagerfeld avec le gilet jaune, c'est moche, ça sert à rien, mais ça sauve des vies. Et du coup, ils sont plus si moches que ça en plus maintenant quand même, les casques. Emmenez vos avis, faire du vélo, et s'ils savent pas en faire, ne vous moquez pas d'eux, accompagnez-les et apprenez-leur à faire du vélo. Ça peut être pour certaines personnes un traumatisme de ne pas savoir en faire. Il y a le rire jaune sur YouTube qui a fait une vidéo sur ça où il apprend à faire du vélo.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Et il admet qu'il n'en avait jamais fait. Le petit conseil, soyez patient et indulgent avec vos amis qui apprennent à faire du vélo.
- Speaker #1
C'est une super roco. Je ne pensais pas qu'on allait parler de ça, tu vois, parce que moi, je considère le vélo comme un acquis. Mais c'est vrai qu'on n'a pas tous cette chance, on n'a pas tous cette possibilité. C'est un super outil d'émancipation. Il y avait un super docus sur Arte et sur l'émancipation des femmes iraniennes par l'intermédiaire du vélo, même si elles n'en avaient pas le droit à la pratique. Et il y a des pratiquantes, notamment puisqu'on sait que les femmes sont les premières visées par les restrictions, mais il y a aussi des pratiquants qui aujourd'hui sont accueillis hors de leur pays pour pouvoir simplement rouler à vélo. Donc le vélo est aussi un outil politique. Merci pour ce petit mot de la fin.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Si tu devais me donner un mot pour résumer notre épisode ?
- Speaker #0
Un mot ? Partage ? Partage.
- Speaker #1
Allez, merci Clément. On va raccrocher les micros. On espère que ce premier épisode vous aura plu. N'hésitez pas à nous faire vos retours pour qu'on s'améliore si jamais il y a des bêtises qu'on a dites. Corrigez-nous, on n'est pas parfaits. On vous dit à très bientôt pour un prochain épisode. Salut ! Salut !
- Speaker #2
Free audio post-production