- Speaker #0
Salutations, bienvenue dans DCP, du ciné et des potes, votre émission bimensuelle de cinéma. Autour de la table, mon équipe habituelle, Fred, Julien et Jérémy. Bonjour.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Et je rappelle que cet épisode est disponible sur toutes les applications de streaming audio et que vous pouvez nous suivre sur Instagram. Pour cet épisode, et même un peu pour les suivants, on a décidé d'innover. Cet épisode 38 sera l'épisode de l'Italie, de Naples, du Sion et de tous les clichés possibles sur la chaussure de l'Europe. Oui, la botte. La botte, pardon. Je me disais bien que la chaussure ça sonnait un peu bizarre. De temps à autre, on va donc se dispenser de suivre assidûment les sorties ciné pour s'adonner à des dossiers thématiques. Ça vous rappelle un petit peu l'épisode sur les fan footage par exemple ou ces réalisateurs qui nous avaient marqué. Dans cet épisode donc, on va profiter de la sortie de Partenope. Bien dit.
- Speaker #1
Ouais ça va ça.
- Speaker #0
Partenope. Partenope. Le dernier film de Sorrentino pour vous parler de notre rapport au cinéma italien. En premier lieu, on va parler de Partenope et ensuite... Chacun d'entre nous va choisir un film italien qui l'a marqué et en parler pendant 5 minutes. En deuxième partie, puisqu'on est en Italie, Jerem va nous faire les chiffres de l'Italie. Bien vu. Bon, Partenope, c'est donc le dernier film de Paolo Sorrentino qui est passé à Cannes il y a de ça maintenant 9 mois. Donc le film a pris beaucoup de temps avant de sortir et enfin il sort. C'est peut-être un des derniers films de Cannes 2024 qui est en compétition. Et j'ai l'impression qu'il passe un petit peu inaperçu, mais c'est pas pour rien quand même qu'on va en parler. Le synopsis est un peu loin. La vie, tel un long voyage de Parthenopée, de sa naissance dans les années 50 à nos jours, une épopée féminine sans héroïsme, débordante d'une inexorable passion pour la liberté, pour Naples et les visages de l'amour, les amours vrais, inutiles et saines indicibles, et je vais abréger... La vie mémorable ou ordinaire sait être très longue. Le cours du temps offre un vaste répertoire de sentiments. Et là, au fond, proche et lointaine, cette ville indéfinissable, Naples, qui ensorcelle, enchante, hurle, rit. Dis donc, il est vachement pompeux ce synopsis. Putain,
- Speaker #1
j'allais dire, le synopsis est aussi chiant que le film.
- Speaker #2
Alors ? Il va falloir débattre.
- Speaker #0
Moi, j'aime bien.
- Speaker #2
Moi, j'aime bien aussi.
- Speaker #3
Moi, j'aime bien aussi.
- Speaker #1
Moi, je déteste.
- Speaker #0
Et tout seul,
- Speaker #1
je m'en fous. Non,
- Speaker #0
je trouve pas... pas ça incroyable mais j'aime bien en fait j'aime bien la vibe du film j'aime bien naples il fait beau il fait chaud ouais il ya la mer on a envie de se laisser par des sprites il ya david marseille ouah bah attends le nom il a cru voir david marseille le mec je le premier mec que tu vois son copain d'enfance avec son large sourire pour moi c'était david marseille tu vois est vraiment genre ça m'a troublé moi j'ai eu l'impression qu'ils avaient gaspard noé mais bon moi abandonné
- Speaker #1
il y avait garry holman aussi en plus tôt à way avec garry holman mais c'est vraiment lui pour le coup C'était ça la bonne en fait ?
- Speaker #0
Non mais en vrai je trouve que j'ai pas vu du Sorrentino.
- Speaker #3
Moi j'en ai vu qu'un donc en fait si je compare à La Main de Dieu, c'est hyper similaire à ses autres films. Dans La Main de Dieu c'est un personnage, un homme pour le coup, qui est vraiment le réalisateur qui est Sorrentino. En gros il a dit etc. Ça commence par un jeune dont les deux parents meurent dans un accident de gaz. Je crois que dans le film c'est un accident d'avion mais bon c'est un peu la même chose. Donc à Sorrentino il a vécu ça dans sa jeunesse. Et ça vous parle d'un jeune qui ne sait pas où aller, qui habite à Naples et qui veut devenir réalisateur de cinéma. Donc il y a un peu ce même truc effectivement d'une jeunesse qui est perdue.
- Speaker #0
D'une tragédie familiale peut-être.
- Speaker #3
D'une tragédie aussi et à partir de cette tragédie, comment on se définit, comment on évolue.
- Speaker #0
De ce que tu me dis et de ce que j'ai pu lire un peu à droite à gauche sur Sorrentino, il y a toute la question du divin aussi qui est très présente dans son cinéma, le spirituel et le divin. Mais apparemment ça c'est son premier film qui parle de la femme.
- Speaker #3
Oui, en fait c'est son premier où la femme est le personnage principal.
- Speaker #0
et non le personnage convoité comme on avait pu le voir dans ses autres films Pourtant il est question de convoitise dans le film mais convoitise inassouvie et qu'est-ce que vous en dites vous deux ?
- Speaker #2
Je vais aller dire en même temps vu que son cinéma, c'est le premier sur Antinope que j'ai vu, c'est vraiment de mettre à l'honneur Naples ça paraît assez cohérent je ne dis pas que ça se conclut je ne sais pas ce qu'il va refaire d'autre mais que cette vision de Naples se conclut dans la féminité puisque c'est ce qu'est Naples finalement et c'est ce qu'est Parthenops, c'est le symbole de... C'est le symbole de Naples, qui est de base Parthénope. Parthénopée, je ne sais pas. Parthénopée, oui. C'est une sirène dans la mythologie. Donc, en fait, c'est le symbole de Naples et de sa fémité. Et c'est ce qu'est le film, finalement. C'est comment tu découvres Naples tout le long des années à travers le portrait de Parthénope. Mais d'une manière très, très, très fleuve. Que ce soit de la jeunesse très ensoleillée, l'été, ou la vieillesse et un peu le désenchantement.
- Speaker #1
Alors ça, c'est tout le fond que vous voyez. Moi. j'ai pas forcément vu ça parce que franchement je me faisais tellement chier j'ai fait je sais pas j'ai pas l'habitude de regarder mon portable ciné mais putain qu'est ce que je l'ai fait dans ce film en fait ça m'atteint pas ça me touche pas c'est ça me parle pas donc du coup j'étais la première partie c'est pas la première partie je trouve que tu as une grosse division du film genre dès que c'est la fin de l'été on va dire avec le grand événement qui passe au mardi oui voilà la tragédie de la première partie je trouve que tu as une
- Speaker #2
T'as une grosse unité qui se suit, quoi. Tu sais pas trop où va le film, mais t'as cette idée de vacances, de jeunesse un peu perdue. C'est apprenant, moi, je trouve. Les plans de danse, par exemple, les mouvements de caméra.
- Speaker #3
Le fameux panneau autour des trois adolescents que j'ai adoré, avec la caméra principale du film. Je trouve que ce moment est hyper fort, parce qu'en fait, il se passe pas grand-chose, c'est juste un panneau qui tourne autour des trois personnages. Mais moi, j'ai presque chialé devant cette scène, tu vois.
- Speaker #0
Putain,
- Speaker #1
sérieux ?
- Speaker #3
Ouais, moi, t'es pas méché.
- Speaker #1
Attends, pour moi, il y a... Tout dans la forme et rien dans le fond. Attends, excuse-moi, si, pour moi, c'est ça. Et puis même à un moment donné, la forme a commencé à me faire chier.
- Speaker #3
Ça passe plein de questions, je trouve.
- Speaker #1
Non, mais j'ai voulu me raccrocher à la technique. Parce que je me suis dit, quitte à ce que tout ce qui se passe ne me parle pas, au moins, je me raccroche à la technique. Mais même à un moment donné, la technique commençait à me faire chier. Donc, c'est vraiment que le film m'est passé totalement à côté. Je n'étais pas le public cible. Je m'en suis foutu, mais comme pas possible, devant tout le film. J'ai trouvé ça long. pompeux, un film de gros poseurs en fait, Sorrentino il te dit juste regarde je sais faire des beaux plans, ils sont beaux mes paysages tu vois moi j'estime qu'il n'y a pas grand chose d'autre également je trouve que c'est un film extrêmement meiglaiseux je suis pas d'accord,
- Speaker #2
justement c'est l'inverse c'est que t'arrives à pas tomber dedans parler un à la fois de toute façon on a le même avis avec toi ce que dit François je trouve que je suis pas d'accord au contraire, genre il joue beaucoup sur le désir que peut provoquer par Ténopé ... Mais il ne tombe jamais vraiment dans une frontalité, en fait. C'est toujours caché, c'est toujours masqué. Je trouve qu'il le fait justement plutôt bien.
- Speaker #0
Moi, ce que j'aime bien, en fait, dans le récit, c'est le fait que, finalement, la beauté de Partenope, elle est à la fois le moteur du récit, mais en même temps, c'est complètement pas le sujet du film. C'est-à-dire que Partenope, c'est une meuf qui veut d'abord être intellectuelle, qui, d'un point de vue factuel dans la société italienne, est une femme qui est tellement belle que toutes les portes sont censées s'ouvrir à elle, être actrice, être juste une bimbo. Et elle, en fait, non, tout ce qui l'intéresse, c'est être quelqu'un d'intelligent, quelqu'un de complet, juste d'un point de vue de sa personnalité. Moi, je trouve ça super bien, en fait, comme personnalité.
- Speaker #3
Moi, je trouve qu'il y a énormément de fond dans ce film. Ce n'est pas que de la technique. Enfin, c'est plein de questions existentielles. Ou toi-même, tu peux te raccrocher à ça pendant tout le film et avoir vraiment une réflexion philosophique, tu vois.
- Speaker #2
Je pense notamment au passage avec le passé avec Gary Oldman, par exemple.
- Speaker #3
Ouais, Gary Oldman.
- Speaker #2
La rencontre de deux générations.
- Speaker #3
C'est ça. Parce que sur Rintino, c'est beaucoup ça. C'est la rencontre de la jeunesse avec la vieillesse, quoi. que vous parlez de la main de dieu mais par exemple dans la main de dieu il est question de la virginité du personnage principal et en fait c'est la première fois qu'il l'a fait avec une vieille dame qui lui apprend un peu tout de l'amour de ce qu'elle connait il y a une sorte de transmission entre les générations qui est beaucoup le centre de son cinéma moi j'ai juste adoré excuse
- Speaker #1
moi mais moi j'y vois en fait un truc assez sadique, enfin assez bizarre dans le sens où j'ai l'impression que Sorrentino se projette son image à travers ses personnages de vieux et je trouve ça tellement chelou vieux et jeune non mais je trouve ça tellement chelou en fait de se de s'incarner à l'image avec des personnages qui sont qui convoitent et qui sont je sais pas attirés comme pas possible envers cette actrice je
- Speaker #3
trouve ça limite enfin je trouve ça limite ouais c'est en fait j'aime pas ce que ça renvoie ils sont attirés par sa jeunesse il y a tout un truc où comme le dit Gary Oldman il veut pas il est il veut peut-être il veut même il veut pas fréquenter Parthénopée parce qu'il ne veut pas la pourrir, la pourrir avec lui, sa dépression de vieux.
- Speaker #2
Il y a même cette idée aussi, la scène avec le diacre. Alors, je ne pense pas à celle-là, mais la femme qui doit la former en tant qu'actrice, celle qui a le visage défiguré, d'un côté très Sunset Boulevard, en fait. L'actrice désenchantée coincée dans sa maison et qui, en fait, va se projeter dans Parthénop, en fait, en qui elle voit une sorte de double féminin plus jeune.
- Speaker #0
C'est vrai que l'embrassade dans la buée... C'est vrai que ça évoque un peu du Leach.
- Speaker #3
Mais c'est très décomplexé en fait comme cinéma. C'est peut-être ça qui t'a marqué. C'est très décomplexé et en fait Sorrentino il ose poser des questions qui peuvent peut-être être tabou pour toi tu vois. Comme la vieillesse, la jeunesse.
- Speaker #0
Comme la scène de l'implément devant plein de gens.
- Speaker #1
Alors ça j'ai pas compris d'ailleurs.
- Speaker #3
C'était presque ça.
- Speaker #2
Pareil je trouve que c'était très bizarre mais en fait si tu regardes comment il construit le film, le début du film c'est le beau Naples, c'est la côte de Naples, c'est la mer, c'est la bourgeoisie de Naples. Cette partie-là, c'est les baguartiers de Naples. Tout le début du film, c'est comment on te montre Parthenop comme une sorte de vision purement du désir et de l'amour. Mais là, par contre, on est dans une vision très... très mâle de la sexualité. Le but, c'est que tu te retrouves avec deux personnes qui sont les deux héritiers de deux familles mafieuses de Naples qui doivent faire un héritier pour sceller l'union des familles.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #2
Je pense que c'était un contrepoint à tout ce qui est fait au début du film. et la scène est pas S107 et elle est pas agréable à regarder mais je pense que c'est pas le but justement même dans le niveau son,
- Speaker #3
juste avant la ruelle qu'il traverse avec l'homme super bégé aux yeux bleus c'est horrible, ça fait super mal tu ressens le truc,
- Speaker #1
c'est plutôt fort ça ne m'atteint pas ça ne me dit rien ça ne me donne pas envie de réfléchir sur le film vraiment, je suis désolé le film ne me convient pas c'est C'est pas factuellement qu'il est mauvais, c'est juste que je l'aime pas.
- Speaker #2
Tu n'es pas touché.
- Speaker #1
Je ne suis pas touché. Je veux bien qu'il y ait beaucoup de choses qui en ressortent, que ce soit au niveau de la mise en scène ou de ce qu'il essaye de dire dans ses thématiques, etc. Mais rien à faire. C'est tout bonnement pas pour moi. C'est pas comme un film, un mauvais film, où tu vois qu'il y a des défauts de scénario, de réalisation, etc. Là, je veux bien comprendre que le mec, c'est un auteur, et qu'il a ses thèmes, et qu'il les développe dans ce film-là. Et juste quand les thèmes ne te touchent pas, et que le film te passe un peu au-dessus, et que même moi, un mec qui adore la technique, la technique commence à me saouler à un moment donné, parce que j'ai l'impression que c'est... que c'est tout le temps la même chose et que je vois pas ce qu'il apporte de nouveau dans sa mise en scène au fil du film c'est juste que c'est pas pour moi c'est tout après de manière générale j'ai l'impression que les critiques sont plutôt du côté de Jerem oui le film a pas vraiment un énorme succès mais
- Speaker #3
moi j'en ai vu que deux du coup mais je crois que ce qui est peut-être relou c'est que ça se répète et qu'il fait inlassablement un peu les les mêmes trucs, quoi.
- Speaker #0
Même procédé.
- Speaker #3
Et c'est peut-être pour ça que si tu les compares à d'autres de ses anciens films, c'est peut-être moins bien. C'est peut-être une redite, en fait, qui fait que... On a pris Parthénopée, donc qui est effectivement un personnage féminin, mais après, en général, les thèmes, c'est les mêmes trucs.
- Speaker #0
C'est vrai que nous, c'est devenu notre introduction au cinéma de Sorrentino. Est-ce que c'était le plus pertinent ? Je ne suis pas sûr, mais...
- Speaker #3
On m'a beaucoup conseillé. En fait,
- Speaker #2
ça te donne envie de voir du Sorrentino ou pas. Moi, c'est une bonne introduction. Non.
- Speaker #3
Dites-vous que Youve, Youve, c'est Michael Keane. Michael Keane et Hervé Quetel qui sont dans un sauna en train de philosopher sur la vie parce qu'ils sont vieux tous les deux, ils ont une carrière à terme. Et l'affiche, bon bah, l'affiche c'est les deux dans un sauna avec le gros cul d'une meuf de 20 ans.
- Speaker #0
Et c'est lui qui a fait The Young Pop. La série ?
- Speaker #1
Et ça, ça m'intéresse, tu vois. Limite, The Young Pop, c'est le seul truc qu'il a fait qui m'intéresse.
- Speaker #3
Il y a ça, mais surtout La Main de Dieu, question plus connue.
- Speaker #0
Enfin, après, au niveau des acteurs, le vrai truc qui m'a gêné, en fait, c'est... Alors, on a développé un peu ce personnage de part... Ténopé, mais toute la question de la répartie du personnage, c'est peut-être la limite je trouve, à toutes les analyses qu'on peut en faire, parce qu'en fait le personnage se limite un peu trop à tu as une bonne répartie, genre à chaque fois elle veut essayer de trouver le plat d'esprit le plus philosophique, le plus littéraire, et ça a tendance, alors les personnages eux-mêmes disent à part Ténopé qu'elle en fait des caisses, mais le film aussi du coup en fait un peu des caisses, donc ça c'est la limite je trouve.
- Speaker #3
C'est libérateur, tu me dis, en faire des caisses, même, on revient sur la mise en scène, moi, ça m'a fait trop du bien de voir une mise en scène qui est totalement décomplexifiée.
- Speaker #0
Moi, je l'aimais bien.
- Speaker #3
Tu vois qu'il hausse des trucs, tu passes d'une situation à une autre, mais c'est totalement invraisemblable, c'est génial. Moi,
- Speaker #0
la scène dans l'église, dans la dernière partie,
- Speaker #2
c'est très beau.
- Speaker #0
Il y a une ambiance qui s'impose, j'étais dedans, tu vois.
- Speaker #3
J'aime ce côté décomplexé que je retrouve beaucoup dans le cinéma italien, en tout cas, de moi, de ce que j'ai vu, et de ce dont on va parler après. Ben voilà. ça se retrouve beaucoup et c'est un peu le propre du cinéma italien pour moi.
- Speaker #0
En tout cas, c'est un vrai film italien pour le coup. Ah oui,
- Speaker #3
Sorrentino, c'est vrai qu'il est très attaché à Naples.
- Speaker #0
Que dans certains personnages qui bougent bien les bains et le colonel avec les lunettes. « Partenope, vaut-tu me pousser si j'avais 40 ans de moi ? »
- Speaker #2
La vraie question, c'est est-ce que vous auriez voulu me pousser si j'avais 40 ans de plus ?
- Speaker #3
En fait, il y a plein de phrases qui m'ont marqué, plein de petites leçons, je ne sais pas.
- Speaker #0
Ouais, non mais y'a beaucoup à réfléchir.
- Speaker #3
C'est agréable de réfléchir devant ce film.
- Speaker #1
Alors certes, ça pousse à la réflexion, mais moi j'ai pas envie d'y réfléchir.
- Speaker #3
Ah ouais,
- Speaker #0
c'est pas grave. Le seul truc où je suis vraiment rebuté, c'est le gros bébé blanc à la fin, j'ai pas compris.
- Speaker #3
Ah, il part en couille, mais c'est génial.
- Speaker #0
J'ai vraiment pas compris.
- Speaker #2
The Stop Stance 2.
- Speaker #0
Ouais, et puis, je sais pas si c'est FX ou prothèse, mais ouais, c'est impressionnant quand même.
- Speaker #3
Bah oui, oui, c'est très impressionnant.
- Speaker #0
Et puis même l'architecture du salon, tu vois, mais l'appartement, qu'est-ce que c'est que ce bordel, tu vois ? Puis l'épilogue, moi, je le trouve beau, en fait. De retrouver une parténopée à 75 ans, retraite.
- Speaker #2
Surtout 2023, la célébration du titre de champion de Naples.
- Speaker #0
Ah oui. C'est vrai que le film ne veut pas se terminer, en plus, le générique.
- Speaker #2
Mais c'est que, par contre, vraiment, le film, j'avais l'impression que chaque fois qu'il allait se terminer, ça se relance. Il y a au moins cinq fois, je me suis dit, ah, c'est la fin du film. Même au générique, tu dis, c'est le générique, j'ai pour me lever, et t'as une scène encore.
- Speaker #0
Mais les lumières, elles ne s'éteignaient pas en plus, elles ne se rallumaient pas. Je pense que ça a dû exaspérer, j'irais.
- Speaker #1
C'était imperminable, j'étais en mode...
- Speaker #3
putain moi ça c'est réalisé dans le générique j'ai pas vu la scène d'après je savais pas qu'il y avait une scène après le générique ok bah c'est juste la scène t'as le bus oui ça j'ai vu non bah c'est ça c'est ça voilà oui Maradona il est partout la main de Dieu il est hyper important dans le film après c'est l'Italie c'est le foot c'est surtout Naples en fait parce que l'Italie c'est pas à vous enfin je pense que on va en parler dans nos films mais l'Italie c'est tellement divisé que je sens t'as une scène t'as cette scène sur le bateau C'est ça.
- Speaker #0
Ah, c'est ça les comme discours.
- Speaker #3
Et réussir, c'est aller dans le Nord, tu vois.
- Speaker #2
Il y a toujours cette division entre le Nord et le Sud en Italie.
- Speaker #0
Alors qu'en France, tu vas dans le Nord, c'est autre chose.
- Speaker #3
En France, t'as juste la centralisation de Paris, quoi. Et tout le monde va à Paris pour réussir et on s'emballe avec les autres villes. Même si ça change. Et je le redis, je le redis, mais Marseille, vous verrez que dans 10, 15 ans, même plus...
- Speaker #0
Capitale de cinéma.
- Speaker #3
Ça sera une nouvelle capitale, en tout cas.
- Speaker #0
En tout cas, moi, ça m'a fait du bien de me plonger un peu dans le cinéma italien via ce film. Et puis... Ça va être l'occasion donc de bifurquer vers autre chose, mais d'abord, il faut bifurquer vers les chiffres. Eh oui,
- Speaker #1
putain, parce que par TENOP, c'est un putain de budget de 26,3 millions d'euros dépensés pour rien, si vous voulez mon avis, pardon. Gâché, putain, il y avait mieux à faire avec 26,3 millions d'euros, mais bon.
- Speaker #0
C'est ici qu'on rassemble tout le sel français ! Il est bon !
- Speaker #1
Allez, donc le box office mondial est environ à 10,5 millions, dont seulement 300 000 aux Etats-Unis. Et le box-office français pour la première semaine, qui était celle du 12 au 18 mars, il a fait 43 844 entrées. C'était le quatrième des nouvelles sorties de la semaine. Derrière, Ausha, The Insider, le dernier Soderbergh, et Délocalisé.
- Speaker #0
Merci pour des chiffres. Donc maintenant, des lettres. Des lettres et des chiffres. Tu as complètement niqué ma transition. Donc là, ça va être l'occasion de parler un petit peu de cinéma italien. Et je suis content, parce que c'est la journée du bonheur. Et que... ... Et qu'en fait, on a deux films très contemporains. Je crois, Jerem et Fred, vos deux films sont sortis à partir de 2020, je crois.
- Speaker #3
2022.
- Speaker #1
2021,
- Speaker #0
le mien. Voilà, donc c'est des films qui sont très contemporains. Et Julien et moi, on est partis sur des films très anciens.
- Speaker #2
Et d'un même réalisateur.
- Speaker #0
D'un même réalisateur, parce que c'est quand même une des grandes figures du cinéma italien. On n'est pas partis sur du Sergio Leone, on n'est pas partis sur du Antonioni,
- Speaker #2
ni du Rossellini, ni du Fellini.
- Speaker #0
Mais on reviendra dessus. Parce que je propose que notre réalisateur... il soit au milieu et donc on va ouvrir le bal soit avec Fred soit avec Jerem qui veut se lancer messieurs bah Jerem lance toi non non je veux bien terminer non non je veux bien je veux bien terminer justement parce que je trouve que mon film c'est un peu potentiellement l'antithèse de tout ce que vous allez dire ah ok après
- Speaker #3
t'as pas vu les huit montagnes non c'est vrai que je l'ai pas vu mais les ottomantagnes en italien parce que bon on est quand même un peu plus sérieux ici on parle italien moi j'ai fait un peu italien Bref.
- Speaker #2
Tu sais voyager en Italie ?
- Speaker #3
Je sais aller en Italie. Mais justement, c'est un film que j'ai découvert pendant mon voyage en Italie, parce qu'on me l'avait conseillé. Et donc, j'adore. Je l'ai revu hier, là, juste avant de vous voir aujourd'hui. Et j'adore ce film. C'est assez long. Je vais un peu parler de l'histoire avant, et puis après, je vous expliquerai un peu ce que j'aime dans le film. Alors, Les Huit Montagnes, ça vous parle de l'amitié de deux Italiens, d'un jeune qui habite Turin, d'un autre jeune qui habite plutôt dans les campagnes du Nord. Donc, ils se rencontrent comme ça, en fait, en vacances pendant un été. Et tous les opposent, mais ces derniers deviennent de bons amis. C'est hyper compliqué à expliquer le film, il est vraiment trop complexe. Mais en gros, à partir de leur amitié va naître quelque chose de... Une sorte de contradiction, une jalousie. Par exemple, je vous dis les prénoms, le mec de la campagne c'est Bruno, et le mec de Turin c'est Pietro. Donc déjà, il y a un peu ce truc qu'on avait pu voir dans Parthenopée, c'est d'opposer deux zones. très différentes en fait. Par exemple, Bruno, il parle un dialecte que Pietro ne comprend pas.
- Speaker #2
Il vient de la Vallée d'Aoste, j'imagine, s'il est dans le nord de Thuys.
- Speaker #3
Il est plutôt dans les Alpes italiennes, je crois à peu près. Et en gros, tout le film se passe sur quatre décennies. Donc on va aller suivre de leur jeunesse jusqu'à leur quarantaine. C'est surtout un film qui va parler de questions existentielles. Par exemple, le personnage de Pietro, il est totalement paumé. Le mec a genre 31 ans, 32 ans, il n'a jamais rien fait de sa vie. Et il ne sait pas du tout quoi faire. Et il va retomber sur cet ami d'enfance, Bruno. Et ensemble, ils vont construire une maison dans les montagnes où ils se sont rencontrés. Et en gros, tout le film commence par une tragédie. C'est la mort du père de Pietro. Un père qu'il avait totalement abandonné depuis des années parce qu'il s'était fâché avec lui. Et en fait, il a appris que son père était resté très proche de son meilleur ami d'enfance. Qu'il l'avait même considéré comme son fils. Donc il y a quand même une relation amicale hyper forte. En même temps, une espèce de jalousie. Comme si Bruno avait pris sa vie à Pietro, vous voyez. Et donc tout le film, c'est ça, ça se passe dans les montagnes, c'est super beau. C'est les Alpes italiennes, ça se passe en été, en hiver, donc on voit vraiment le temps qui passe. Et à travers ce film, on voit comment chacun fait son petit bout de chemin, comment chacun essaye de tenter de percer la question existentielle de la vie, que faire de sa vie. Moi j'adore ce film parce que, comme plein de films que j'aime, ça bifurque de partout. Un moment, t'as un personnage qui part de l'Italie, qui va au Népal, qui revient en Italie, c'est toujours dans les montagnes. Justement, les huit montagnes, ça vient d'une tradition bouddhiste qui tente d'expliquer ces questions existentielles par huit montagnes qu'on devrait traverser pour comprendre notre monde et notre vie. Non, que dire d'autre ? C'est super beau, c'est très touchant.
- Speaker #0
Visuellement, ça avait l'air très chouette.
- Speaker #3
C'est vrai que c'est chouette parce que c'est toujours perché dans les altitudes des montagnes. Donc oui, il y a des beaux plans à faire. Il y a une énorme, il y a une super musique.
- Speaker #0
Daniel Norgren.
- Speaker #3
Exactement. qui m'a marqué. Sinon, cette relation entre deux hommes qui à la fois est... Et assez ambigu, il n'y a aucune relation gay ou sexuelle, mais c'est une relation qui est à la fois vraiment emplie de jalousie, et en même temps de non, qui est très fraternelle, et c'est très beau. Mais c'est pour ça que quand je voyais Parthenopé, ce qui me faisait rire, c'est que j'ai l'impression que tous les films italiens que je vais voir, à chaque fois, ça va me regarder dans les yeux et me dire « Écoute Fred, réfléchis aussi sur ta vie. Qu'est-ce que tu vas faire plus tard ? Tu es un artiste ? Ou pas ? » Non mais c'est un peu ça, tu vois. Parce que du coup, le mec, ce n'est pas ce qu'il fout dans la vie, et il commence à écrire, et finalement, il devient écrivain. Je ne sais pas, tous les films italiens que j'ai vus, moi, à chaque fois, ça me...
- Speaker #0
Très introspectif.
- Speaker #3
C'est hyper introspectif, j'ai l'impression, en tout cas. Ok. Et je voulais savoir si vous, vos films italiens étaient...
- Speaker #0
Oh, pas du tout ! Est-ce que tu en as terminé avec les automontages ?
- Speaker #3
Je voudrais en parler une heure, mais bon... Regardez-le, c'est très beau.
- Speaker #0
Maintenant, on va se plonger dans un cinéma très ancien, parce que le réalisateur dont on va parler est mort...
- Speaker #2
En temps ? Enfin, c'était son film, c'était en 60 ?
- Speaker #0
Ouais, il est mort en 1975. Donc, il est mort il y a 50 ans, mine de rien. Donc là, on est vraiment dans le cinéma italien. post-seconde guerre mondiale.
- Speaker #2
Post-néoréalisme.
- Speaker #0
Exactement. Donc il s'agit de Pierre Paolo Pasolini, à la fois réalisateur, mais aussi auteur, poète et metteur en scène de théâtre. Donc un homme extrêmement varié. Prolifique. Prolifique. Et donc toi, tu vas parler d'un de ses plus grands films. Moi aussi, mais pas forcément le plus aimé. Toi, ce sera ?
- Speaker #2
L'Évangile selon Saint Matthieu. Adaptation donc de L'Évangile selon Saint Matthieu du Nouveau Testament. Bien vu. Voilà. J'y vais ? Vas-y. Mais déjà, juste pour revenir sur ce que tu disais, c'est que déjà, Pasolini, comme tu l'as présenté, c'est nous, en France, quand on parle de Pasolini, on pense surtout au réalisateur. Mais en Italie, il y a vraiment cette figure d'intellectuel comme nous, on pourrait avoir quand on pense à Sartre. Sartre, il a fait du théâtre, il a fait des romans, il a fait de la philo. Mais tu as cette idée d'intellectuel. Genre, tu penses à un intellectuel de base, sans connaître spécialement, le premier qui va te venir en tête, c'est Sartre. Pasolini, c'est un peu la même chose en Italie.
- Speaker #0
Grande figure de gauche.
- Speaker #2
Oui, grande figure du Parti communiste. figure très controversée, parce qu'il a toujours été très critique aussi sur le parti communiste italien. Il a pris souvent des positions à l'inverse du parti communiste, mais il y a un truc qui va traverser son œuvre, c'est la question politique. On en parlera de toi dans ton film, c'est très présent, la question politique. Mais que ce soit même dans l'Évangile selon Saint-Mathieu, il est question de politique avec une critique de la société de consommation. C'est un truc qu'on va vraiment retrouver dans ses écrits, dans ses films. Et c'est vrai que ce qui est très intéressant avec l'Évangile selon Saint-Mathieu, c'est que Donc Pasolini, intellectuel marxiste, athée, non-croyant, fait une adaptation de la Bible.
- Speaker #0
Mais de toute manière, la religion a toujours été très présente dans son cinéma.
- Speaker #2
C'est pour ça, parce qu'en fait, plus que la religion, c'est la question du sacré. Et ça, c'est quelque chose qui l'intéresse énormément, c'est le sacré. C'est comment, à partir de l'Évangile selon saint Matthieu, il arrive à faire un portrait du sacré alors que lui-même n'est pas religieux. Et en fait, tout ce portrait-là, entre sacré et authenticité, il va réussir à le faire par un minimalisme vraiment... très poussé, mais un minimalisme qui fonctionne très bien. Déjà, il va vraiment capter les visages. La grande partie du film, ça va être capturer le visage du Christ ou le visage de Marie et on retrouve vraiment cette idée d'iconographie comme ces icônes qu'on peut avoir dans les églises grecques et énormément d'effets très simples, beaucoup de panotage et de cut. Et en fait... Et beaucoup de répétitions de motifs, c'est-à-dire que l'introduction du film, c'est le visage de Marie présenté comme une icône. Ensuite, on a un contre-champ sur Joseph, donc Joseph comprend qu'il est enceinte. Il n'y a pas de dialogue, c'est juste qu'on le voit partir en courant, ça témoigne juste de... il pense que c'est une infidélité. À partir de là, tu vois l'apparition d'un ange. Chemin retour, le même trajet qu'il a fait dans le premier plan, tu le revois, et tu revois le plan avec le visage de Marie avec un sourire, et le visage de Joseph avec un sourire. Il n'y a pas de dialogue, il n'y a rien, mais tu as tout compris. Et en fait, l'essentiel du film va fonctionner comme ça. Et c'est comme ça que les miracles que tu vas voir dans le film, par exemple, multiplication des pins, le moment où l'aveugle retrouve la vue ou les lépreux, etc. C'est toujours des effets très simples. Tu as un plan sur Jésus, le plan d'après, tu vois des pins qui apparaissent. Et ça fonctionne extrêmement bien. Et sur même la question du tournage, c'est que de base, il voulait tourner ça en Palestine. Sauf qu'en fait, il trouvait que la Palestine, c'était déjà trop moderne dans les années 60. Du coup, il a tourné ça dans des villages paumés dans les montagnes italiennes. Et ça a un côté extrêmement authentique qui en ressort.
- Speaker #0
Tu te souviens où est-ce qu'il avait tourné Oediproie ? C'était en Amérique latine, je crois. C'est possible.
- Speaker #2
Parce que le DIPRO, c'est le même principe aussi. C'est d'aller chercher un truc très ancien, donc dans l'antique, et d'aller chercher... C'est quelque chose qu'il n'arrive plus à trouver dans la société moderne, dans la société de consommation. Et à partir de là, il va avoir une figure... Comme je l'ai dit, c'est toute cette figure d'authenticité. Et à travers le portrait de Jésus, c'est un Jésus assez presque marxiste, c'est un Jésus très révolutionnaire. C'est comment il arrive dans une zone et comment il va perturber l'endroit où il arrive, comment il fait des miracles, comment les gens... le décrivent comme un prophète, comment les gens se joignent à lui, et tout ça en mélangeant à la fois des musiques sacrées, donc des musiques d'église, mais aussi des musiques profanes. C'est vraiment le meilleur terme. C'est des musiques contemporaines qui vont se mélanger en même temps dans le film. Et ça donne un résultat très puissant, parce que globalement, quand on parle d'un film sur Jésus, maintenant on a Lomel Gibson qui est sorti dans les années 2000, il y avait déjà eu le Scorsese, il y avait eu le Scorsese après qui était arrivé ensuite dans les années 80. Mais même avec ces gros films-là, le film souvent de référence quand on parle d'une adaptation du Nouveau Testament, c'est le film de Pasolini, qui est... un mec non religieux athée à l'inverse de personnes comme Scorsese ou Mel Gibson qui ont beaucoup plus cette notion du religieux donc je conseille vivement l'évangile selon Saint Matthieu parce que c'est très prenant malgré tout et notamment que le Nouveau Testament c'est quand même un peu moins fun que l'ancien en termes de côté très épique et très mythologique c'est beaucoup plus simple et pourtant Pasolini arrive à rendre le film pas ennuyeux parce que souvent l'enchaînement quand c'est tu lis le Nouveau Testament c'est les paraboles de Jésus des miracles, des paraboles ... des miracles, c'est beaucoup plus philosophique que l'Ancien Testament, on va dire. Mais il arrive à rendre ça assez prenant.
- Speaker #0
J'ai juste une question, la question de l'homosexualité, elle apparaît pas du tout dans l'évangile. Pas du tout,
- Speaker #2
c'est pas du tout.
- Speaker #0
Mais même de manière générale, parce que le gars était très homosexuel, il était très partisan de l'homosexualité, dévoilé comme ça dans les années 50 et 60, mais pourtant ça se reflète pas trop dans son cinéma. Et donc, bifurqué vers mon film, qui est le dernier film de Pasolini, qui est donc Salaud, les 120 journées de Sodome. qui est un peu la porte d'entrée pour beaucoup de monde, parce que beaucoup de monde connaissent en fait Pasolini aujourd'hui par le biais de Salo, qui est donc son dernier film. Toujours pas osé le voir. Ah ouf, moi je l'ai vu deux fois.
- Speaker #2
Ouais toi t'es fort.
- Speaker #3
Trois fois.
- Speaker #1
Il a voulu me le montrer, du coup c'est pour ça qu'il a été obligé de le voir une deuxième fois.
- Speaker #0
Ouais, du coup je me le suis pas réinfligé une troisième fois, de toute façon c'est un film qui te quitte difficilement. Et donc en fait, Salo, c'est un film qui apparaît dans les années 70, et qui apparaît notamment après la trilogie de la vie. Donc la trilogie de la vie qui est constituée des films des contes. de Canterbury, Les Mille et Une Nuits et le Décameron. Et donc c'est des films qui sont très positifs, très chatoyants dans l'esprit. Et après ça, il avait décidé d'entamer une trilogie de la mort. Trilogie qu'il ne pourra pas conclure parce qu'en fait, non seulement Salo ça a été un énorme scandale quand c'est sorti, et aussi parce qu'il s'est fait assassiner. Il y a beaucoup de gens qui font le lien entre le scandale de Salo et sa mort. C'était un mec très controversé de base, donc voilà. Mais quand tu découvres Salo... de manière un peu abrupte, tu le regardes surtout sous l'oprisme d'un film hardcore assez difficile et vraiment très dégueulasse, et tu le mets plus dans un corpus avec de films hardcore comme Serbian Film et Cannibal Holocaust, alors que si tu le mets dans la filmographie de Pasolini, c'est tout de suite plus cohérent et plus intéressant, parce qu'en fait c'est l'histoire de quatre bourgeois franquistes pendant la Seconde Guerre mondiale, qui décident de kidnapper douze garçons et douze jeunes filles pour les... mettent dans une sorte de grande maison dans laquelle ils vont pratiquer les 120 journées de Sodome qu'ils ont repris du livre du Marquis de Sade. Le film se divise en plusieurs cycles. Le cycle de la merde, par exemple, où les quatre bourgeois vont leur faire subir tout plein de désagréments plus ou moins dégueulasses. Ça va de Sodomie à manger du caca. Il faut très fort penser que c'est du chocolat quand tu regardes le film parce que sinon... Et en fait le film du coup aborde la question de la sexualité de manière extrêmement crue. Et en fait le film est très austère et très difficile à regarder et incomplet. C'est ça qui est intéressant aussi c'est que c'est un film qui n'a pas été terminé, c'est-à-dire que la dernière bobine a été perdue. Donc le film se finit de manière très abrupte et n'a pas de conclusion à ses réflexions parce qu'entre chaque cycle en fait tu vas avoir une longue partie de réflexion des quatre bourgeois qui vont... Réfléchir à comment en fait créer de la pulsion et créer du vivant en eux parce qu'en fait c'est des mecs qui sont tellement mauvais de l'intérieur qui recherchent à vivre des pulsions et des sensations fortes par la souffrance d'autrui et c'est de ça dont il est question en fait c'est de la bourgeoisie qui ne peut plus vivre que sous le prisme de l'oppression des petites classes donc c'est un grand film de société et de lutte des classes mais c'est une grosse critique du fascisme ce qui place ça aussi bas salaud donc
- Speaker #2
qui est le dernier bastion de Mussolini sur la fin de la seconde guerre mondiale exactement
- Speaker #0
Et donc, qu'est-ce que j'ai noté de plus ? Pas trop non plus, parce qu'en fait, finalement, même dans la filmographie de Pasolini, ce n'est pas le film le plus marquant. Enfin, c'est le plus marquant pour ce qu'il montre, mais pas forcément pour ce qu'il dit. Alors, je n'ai pas non plus trop creusé dans la filmographie de Pasolini, mais par contre, avec Fred, on était allé voir un colloque à Strasbourg, et on en avait appris beaucoup, notamment sur sa littérature, sur ses poèmes. Et curieusement, ce n'était pas Salo qui en était ressorti le plus. Je ne crois même pas qu'il l'avait...
- Speaker #3
Non, pas tant que ça.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #2
Bah, salaud, c'est surtout aussi l'idée de repousser les limites de ce que tu peux montrer, en fait.
- Speaker #0
Mais voilà, en tout cas, c'est un film qui est très austère, qui est franchement un peu chiant à regarder. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de rythme.
- Speaker #2
Mais il n'est pas fait pour être agréable, de toute façon, ce film. Non,
- Speaker #0
et il dure 2h15, et dis-toi que normalement, il y avait 20 minutes de plus. Mais voilà, la dernière image est quand même assez belle. Ce qui est assez curieux, c'est la seule belle chose qui se passe, alors que tu as vu juste avant des scènes de violence et de torture assez incroyables.
- Speaker #1
Je me souviendrai de l'énucléation, quand même.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #3
C'est quoi déjà la dernière image ?
- Speaker #0
C'est les deux soldats qui dansent ensemble. En fait c'est ça c'est un truc intéressant aussi avec Pasolini c'est simplement que les personnages sont peu vivants chez lui je trouve c'est à dire que c'est très difficile de s'attacher aux personnages chez Pasolini et de toute manière si tu as la mauvaise idée de te mettre à t'attacher un personnage il va très vite crever donc voilà et en fait non salaud tu pourrais te dire que les jeunes pourraient se révolter ou avoir un petit peu de personnalité non c'est tous des grosses merdes tout le monde est une merde dans salauds ils pourraient s'en sortir mais ils sont juste bêtes
- Speaker #1
Bonne journée du bonheur !
- Speaker #0
C'est la journée du bonheur ! C'est la folie, l'excitation, tout le monde est heureux. On en a fini avec Pasolini.
- Speaker #2
Du coup, je disais que moi, c'était un peu l'antithèse, parce que vous me connaissez, je suis beaucoup plus triant des films un peu plus grand public, grand spectacle, et donc pour vous dire à quel point c'est l'antithèse de tout ce qu'on vient de dire, parce que moi, je vais vous parler d'un film où en Asie, avec des mains à six doigts, je joue Sweet Child O' Mine, des guns au piano.
- Speaker #0
J'ai rien compris.
- Speaker #1
J'ai compris. Nazi, piano et Gun & Roses. J'ai bien compris.
- Speaker #2
T'as rien compris ? Tu veux que je te le redise ?
- Speaker #0
Non, ça ira. Parce qu'il l'a redit.
- Speaker #2
Donc, Freaks Out, réalisé par Gabriele Mainetti, sorti en 2021. Film historico-fantastique avec des super-héros. C'est un film qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et ça suit l'histoire de quatre artistes de cirque dotés de pouvoirs extraordinaires. On a un homme qui contrôle des insectes, une fille qui a des pouvoirs électriques, un nain magnétique... et un homme loup, qui est un peu l'homme fort également. Et donc leur but ça va être de survivre, car le cirque dans lequel ils se produisaient se fait tout bonnement bombarder au début du film. D'ailleurs le plan où ça se déroule c'est super intéressant, parce qu'on passe du coup de sous le chapiteau, t'as le bombardement et en fait le plan continue, et donc du coup t'as plus de chapiteau, et du coup ça continue pendant tout le bombardement qui dure assez longtemps en plus. Et tout ça est fait dans un seul plan, et c'est assez magnifique. Dans la façon dont c'est mis en scène. Et donc, c'est ça, ils vont devoir se survivre, puisqu'ils se font séparer à un moment donné. Donc les hommes se font embarquer dans le cirque du fameux nazi avec des mains à six doigts. Et donc la fille, elle par contre, apprend à contrôler ses pouvoirs grâce à d'autres marginaux. Et donc, avant que tout le monde se retrouve et qu'à la fin, tout ce beau monde se réunisse pour poutrer la gueule aux nazis.
- Speaker #1
Un beau programme.
- Speaker #2
Un beau programme. Donc, du coup, le film est bourré d'anachronismes, du coup, puisque, comme je viens de le dire, on entend « Sweet Child O' Man » d'Eggins au piano en plein milieu de la Seconde Guerre Mondiale.
- Speaker #0
Moi, j'aime bien.
- Speaker #2
Tu adorerais cette scène. Donc, on se fout un peu de la véracité historique, puisque ça ne se retrouve pas vraiment. En fait, le film, c'est juste un prétexte pour avoir un film de super-héros en plein milieu de la Seconde Guerre Mondiale. Et donc, le fameux nazi assidoua, qui est un peu le patron du cirque allemand, il a une autre capacité, c'est qu'il voit dans le futur. Donc du coup c'est pour ça qu'il joue Guns N'Roses au piano, c'est pour ça qu'il fait des dessins de hand spinner de manette de PS3 et que dans son rêve il utilise un iPhone.
- Speaker #0
C'est vachement drôle.
- Speaker #2
Et donc voilà c'est pour ça. Et en fait il fait tout ça pour aspirer à plus dans l'ordre du Troisième Reich. C'est parce que vu qu'il voit le futur, il sait comment ça va se passer, donc je mérite d'être plus haut dans le Troisième Reich et d'être aux côtés d'Hitler.
- Speaker #0
Je veux une blague dans le film où le gars va voir le colonel hand spinner et lui dire... « Monsieur, votre nom va être un petit peu de merde ! »
- Speaker #2
Non, quand même pas. Donc du coup, ce que j'ai beaucoup apprécié dans ce film à la base, c'est surtout l'esthétique du film. Parce qu'on retrouve une esthétique que je rapprochais d'un Guillermo del Toro ou d'un Jean-Pierre Jeunet, avec des marginaux à gueule dans un esprit un peu de conte, bien qu'il soit plus dans ce film largement inspiré des comics, puisqu'on parle de super-héros. Mais c'est un film qui n'hésite pas à être violent, et n'omettant aucunement la violence de la guerre. Donc c'est à la fois un film très... Je n'ai pas envie de... C'est pas sadique. C'est juste... la guerre il y a eu des horreurs pendant la guerre il les montre parce que ça a existé mais t'as tout ce contexte un peu fantastique avec ces super héros qui déambulent durant cette guerre pareil donc je voulais évoquer la mise en scène qui arrive à se poser avec une introduction très poétique où il nous montre de manière très simple les pouvoirs des différents personnages c'est une représentation de cirque on te dit pas c'est quoi les pouvoirs des personnages c'est tu le découvres en même temps que comme si t'étais le spectateur du du spectacle de cirque toi même et juste derrière t'as le bombardement et paf ça passe caméra épaule ça bouge de partout t'as des plans débullés comme pas possible tout ça en un seul plan séquence et c'est pour ça que je trouve que le film arrive très bien à manier ce mélange des rythmes de rythme et des genres de caméras plus posées mais parfois quand ça pète bah ça pète bien Et puis enfin, il faut dire que pour un film de même pas 15 millions d'euros, ce qui est moins que par Ténopé, le film s'en sort très bien niveau effets spéciaux, notamment lors du final. C'est un assaut sur un train emmenant des juifs dans un camp de concentration. Et donc, les nazis prennent cher dans leur gueule et c'est super bien. mis en scène.
- Speaker #0
J'ai cru qu'il allait s'arrêter. Les nazis prennent cher et c'est super bien.
- Speaker #2
Aussi. C'est super bien de voir des nazis se faire poutrer la gueule. C'est ça. C'est les effets spéciaux surtout sur la fille électrique parce que c'est surtout là-dessus que le final se repose sur la maîtrise des pouvoirs de la fille électrique. C'est super beau en termes d'effets spéciaux. Je trouve que ça atteint des... Enfin, il n'a pas à rougir face à certains blockbusters américains quand je vois cette scène. Donc franchement, c'est un très bon taf de la part de Gabriel... Yeah. Gabriel Emanetti, qui avait fait, juste avant, on l'appelle Gigrobot, pareil, un film un peu super-héros urbain. Donc, on sent que le mec, il s'inspire beaucoup des comics pour les mettre dans des endroits où il serait pas forcément d'habitude.
- Speaker #1
Tu dirais que le cinéma de genre italien s'en sort mieux que le cinéma de genre français quand tu vois un film comme Freakout ?
- Speaker #2
Excuse-moi, niveau film de super-héros, en France, comment je suis devenu super-héros ? Il fait pas le figure à côté. Ok.
- Speaker #1
Tant mieux, ça veut dire que si on... Si les gens veulent une alternative aux films de joueurs américains, on peut se tourner vers le cinéma italien.
- Speaker #2
Le cinéma italien, là, franchement, sur ce film-là, je ne me connais pas assez en cinéma italien pour te dire ce qu'il en est, mais celui-là, il est pépite.
- Speaker #0
Franchement, en plus, je regarde les critiques. De manière générale, le film est assez salué. Il y a une vibe un peu League des Gentlemen extraordinaire quand je vois les images. Il y a un comics. Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Ils se réunissent avec une équipe de super-héros. c'est pas un peu pareil c'est cool en vrai ça peut être aussi je vous invite à découvrir parce que le cinéma italien c'est pas que des films introspectifs du coup c'est un peu oh la balle perdue c'est pas que des films introspectifs on peut se marrer et on peut
- Speaker #0
prendre son pied comme devant un film américain devant un film italien non mais t'as raison t'as raison petit double programme si vous voulez vous commencez par Freakouts vous terminez par Salaud voilà franchement vous avez vécu bah voilà il y a un film où il y a des nazis il y a un film où il y a des fascistes Deux traitements différents. Bon. On a fait le tour de nos films, les gars. Mais on n'en a pas terminé avec l'Italie. On entre dans la deuxième partie de l'émission. En soi, est-ce que c'est vraiment une deuxième partie ? Mais Jerem va parler des chiffres du cinéma italien.
- Speaker #2
Alors, pour cet épisode spécial Italie, j'ai décidé de ne pas me pencher sur les chiffres d'un acteur ou d'un réalisateur italien de renommée internationale, mais carrément de me pencher sur les chiffres d'un cinéma entier. Ce qui implique que je vais être... synthétique au maximum, et je vous propose donc de voir les chiffres du box-office italien mais également les chiffres des films italiens en France et à l'international. Commençons par les chiffres du box-office italien. Alors, le box-office italien est normalement calculé comme partout dans le monde avec les recettes monétaires. Mais lors d'une controverse de l'augmentation des prix des billets, une revue a décidé de voir les entrées pures et a réussi à en déduire les entrées entre 1950 et 2016 avec l'aide de la SACD ou la SACM italienne, la SIAE. Voilà. Et il en est ressorti ceci. Les films du top 10 ont au minimum fait 14,5 millions d'entrées, c'est quasiment similaire au box-office français où le top 10 se tient à 14,6 millions. Ce top 10 se compose de 5 films américains, 4 films italiens donc locaux et un film britannique, le James Bond Goldfinger. Quelques films italiens donc de ce top 10 et quasiment que des westerns et pour quelques dollars de plus, pour une poignée de dollars, Sergio Leone réussit donc l'exploit d'avoir 2 films dans le top 10 et on continue à l'appeler Trinita donc encore un western. Mais le dernier film italien. est le mieux placé, ce n'est pas un western puisque c'est le dernier tango à Paris avec plus de 15,6 millions d'entrées. Ah ouais ? Après, je tiens à le préciser, c'est des estimations faites, on n'est pas sûr c'est vraiment normalement c'est vraiment plus, on se concentre sur la monnaie en Italie. Les films américains trustent le haut du classement car le podium est composé de, à la 3ème place les 10 commandements, la version avec Charlton Heston avec plus de 16,8 millions d'entrées. A la 2ème place se trouve Le Parrain avec plus de 21,8 millions d'entrées. Et le plus grand succès au boss australien... Avatar. Non. C'est pas Avatar ? C'est un film américain, certes, mais qui n'est pas sorti au XXIe siècle.
- Speaker #0
J'allais dire Avatar 2. Titanic ?
- Speaker #2
Ce n'est pas un film de James Cameron. C'est, si tu veux, c'est le film du James Cameron des années 60. Je ne sais pas comment le définir autrement.
- Speaker #1
C'est pas Bénure ?
- Speaker #2
Pas Bénure, mais...
- Speaker #0
L'Azon et les Argonautes ?
- Speaker #2
Non. Non, c'est pas historique. Enfin, quoi que si.
- Speaker #1
Les années 60 ?
- Speaker #2
C'est dans les années 60. Je crois que le film est sorti dans les années 60, oui, en effet.
- Speaker #1
Grosse production années 60, mais c'est pas Bénure.
- Speaker #0
le docteur Zivago ?
- Speaker #2
oui en effet bien joué c'est qui explose même les entrées de Titanic en France en comptant les ressorties puisque les ressorties Titanic avec les ressorties en France c'est 22 millions d'entrées le docteur Zivago en Italie en est quasiment à 23 millions vache donc pour vous dire à quel point ça a cartonné là-bas donc vraiment c'est le top 1 ever c'est le top 1 ever en Italie après du coup ils se sont référés aux chiffres enfin aux voilà ils ont fait des comparatifs la monnaie quoi voilà mais si voilà on En comptant la monnaie pure, vraiment comme ils le font d'habitude, j'ai pris ces trucs d'entrée puisque ça nous parle plus, pour nous français, parce qu'on parle beaucoup plus en termes d'entrée. Mais oui, je crois que sinon, le plus gros film en termes de monnaie... Si tu comptes pas l'inflation, etc., etc., comme on fait pour le box-office américain, il me semble que c'est Avatar le premier.
- Speaker #0
Parce que la population italienne, c'est combien à peu près ?
- Speaker #1
C'est similaire à la France, il me semble.
- Speaker #2
Non, moins, beaucoup. Un peu,
- Speaker #1
mais c'est pas plus énorme, non ? Donc,
- Speaker #0
donc, donc, donc, là...
- Speaker #1
Une cinquantaine de millions ?
- Speaker #0
59 millions.
- Speaker #2
Et d'ailleurs, faut rapporter ça aux années 60, du coup, parce que, au moment de la sortie de Doctor G.
- Speaker #1
Parce que nous,
- Speaker #0
on a 20 millions pour des films comme Les Ch'tis et Intouchables, tu vois. Mais on était déjà quand même beaucoup. Là, tu te dis, en 1968 ou 9... Jigba Go ? Ah la vache !
- Speaker #2
Le grand de Marais.
- Speaker #1
Il y a la moitié du pays qui a le ciné.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #2
potentiellement. En ce qui concerne les films français les plus vus en Italie, on est plutôt également sur des films sortis dans les années 50 à 70, puisqu'on y retrouve deux volets de la saga Angélique, le film Michel Strogoff, mais hormis le retour de Don Camillo, considéré comme un film français, alors que tous les autres films de la saga sont considérés comme italiens, qui est premier avec 7,5 millions d'entrées, donc petite nébuleuse là-dessus, mais hormis ce film-là sur lequel il y aurait peut-être débat, Le film français ayant le mieux fonctionné en Italie, c'est Borsalino, avec plus de 6,6 millions d'entrées. Ah ouais ?
- Speaker #0
Et ouais.
- Speaker #2
Ah ouais ? A savoir que du coup, les chiffres du cinéma italien se sont pétés la gueule après les années 2000. Vraiment, l'Italie, je crois que c'est en termes d'entrées actuellement en Europe, c'est en dessous du coup le Royaume-Uni, en dessous de la France, parce que la France en est au-dessus, mais en dessous du Royaume-Uni, je crois même en dessous de l'Espagne.
- Speaker #1
Mais c'est pas étonnant Borsalino, parce que c'est avec Delon, et Delon a toujours eu un gros succès en Italie. Oui, c'est sûr. Il a tourné pour Visconti et tout.
- Speaker #0
Peu le mondo. Mais par contre, du coup, la vie est belle, parce que c'était quand même un giga succès, non ?
- Speaker #2
Bah ouais, mais il est même pas dans le top 10, t'as vu ?
- Speaker #0
Oh, c'est impressionnant, moi je m'attendais à le voir vraiment très haut.
- Speaker #2
À savoir que 40 films ont dépassé les 10 millions d'entrées en Italie, et que 802 films ont dépassé le million d'entrées, voilà. Juste, petite info comme ça. Ok. Maintenant, parlons des films italiens au box-office international. Et donc prenons la question un peu à l'envers, quels sont les films italiens qui ont le mieux marché à l'international ? Je tiens à dire que ça va être des films sortis à minima dans les années 70, car c'est à partir de là qu'on peut trouver des box-office mondiaux monétaires détaillés, et que des gros westerns italiens comme j'ai pu le citer auparavant ne se retrouvent pas dans les hauts du classement, finalement.
- Speaker #0
C'est bête.
- Speaker #2
C'est un peu bête, ouais. Encore une fois, le podium est composé uniquement de films n'étant pas sortis au XXIe siècle, car à la troisième place on retrouve Le Facteur, sorti en 94, et ayant amassé un peu moins de 80 millions mondiales. vient ensuite La vie est belle de Roberto Bellini avec près de 230 millions de recettes mondiales et le premier du classement c'est un réalisateur qu'on a déjà évoqué juste avant Le joueur de bicyclette Non,
- Speaker #0
il était une fois en Amérique
- Speaker #2
Non, dans la chronique évoqué un de ses films juste avant Le tango à Paris Quel est le réalisateur de tango à Paris ?
- Speaker #1
Bertolucci et c'est pour 1900
- Speaker #2
Non, c'est un film de Bernardo Bertolucci en effet qui a réalisé le plus gros succès mondial pour un film italien mais lequel ?
- Speaker #1
Pas 1900 ?
- Speaker #2
Non, pas 1900.
- Speaker #1
C'est un film italien ?
- Speaker #2
C'est considéré comme un film italien, du coup.
- Speaker #1
C'est pas le film avec Trintignant ? Non plus.
- Speaker #0
The Dreamers. Le Dernier Empereur ?
- Speaker #2
En effet, Le Dernier Empereur, qui a réalisé du coup près de 250 millions mondiales. Et pour vous donner un ordre de comparaison, le film français ayant ramassé le plus de recettes mondiales, c'est Lucille Luc Besson, et il a fait 463 millions. Pour vous faire un comparatif, il y a quand même quasiment... Plus de 200 millions de dollars de recettes de différence entre le plus gros succès italien mondial et le plus gros succès français mondial.
- Speaker #0
J'aimerais bien pouvoir flex, mais en même temps, c'est Lucie. On va pas flex avec Lucie.
- Speaker #2
Spécifiquement aux Etats-Unis, c'est La Vie est Belle qui a récolté le plus de recettes avec 57 millions, mais je me permets d'évoquer le deuxième, parce que c'est quand même un classique du cinéma italien, puisque c'est La Dolce Vita avec 50,5 millions de recettes. En France, vous connaissez déjà le film italien ayant fait le plus d'entrées, puisque je l'ai déjà dit dans une chronique, puisqu'il s'agit... Le film italien qui a le mieux fonctionné en France ? Je l'ai déjà dit.
- Speaker #0
Le dernier tango à Paris ?
- Speaker #2
Non. Le meilleur film italien qui a le mieux marché en France ? Oui. Non. Je l'ai déjà dit dans une chronique, les mecs. Ça remonte à l'épisode 2, en effet. Oui, mais attends.
- Speaker #0
C'était il y a bientôt deux ans, mec.
- Speaker #2
Ouais, ouais. Gros classique du cinéma italien.
- Speaker #1
Pas la Dolce Vita,
- Speaker #2
du coup ? Non.
- Speaker #1
Un gros classique du cinéma italien. C'est un Fellini ou pas ?
- Speaker #2
Non. Huit Ennemis ?
- Speaker #1
Non. Ah non, c'est pas un Fellini.
- Speaker #0
Le Pont, la Brut et le Truon ?
- Speaker #2
Non. C'est le même réel, mais ce n'est pas celui-là.
- Speaker #1
Ah, il était une fois dans le web.
- Speaker #2
En effet, oui, oui. Qui est à près de 15 millions d'entrées et qui fait donc partie du top 10 du box-office français.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #2
Il y a 173 films italiens qui ont dépassé le million d'entrées en France. Mais j'ai voulu voir sur les films italiens récents car j'avais l'impression que les films italiens en France fonctionnaient plus trop. C'est un peu le cas car le plus gros succès pour un film italien ces cinq dernières années, c'est Il reste encore demain, sorti l'année dernière.
- Speaker #1
Pas fait énormément d'entrées en France.
- Speaker #2
Avec quasiment 650 000 entrées et que seulement... 11 films italiens ces 5 dernières années ont dépassé les 100 000 entrées seulement. Donc c'est une stat qui fait un peu mal car aucun film italien au XXIe siècle n'a pour l'instant dépassé le million d'entrées en France.
- Speaker #0
Ça marche pas très bien.
- Speaker #2
L'Italien a du mal à s'exporter ici.
- Speaker #0
Est-ce que c'est nous qui devons faire un effort ou les Italiens doivent faire de meilleurs films ?
- Speaker #2
Je pense qu'on est quand même pas mal niveau distribution en France. On essaye d'avoir la distribution variée. Après, c'est clair que toutes leurs comédies... italienne comme nous on peut avoir nos comédies à nous je pense pas qu'elle s'exporte c'est quoi qui marche le mieux en France ça doit être Royaume-Uni en cinéma d'Europe européen ça doit être très probablement le Royaume-Uni en effet est-ce que vous vous souvenez de
- Speaker #0
la version le plagiat italien de Bienvenue chez les ch'tis bien sûr il a cartonné en Italie ça marche bien en plus en Italie Bienvenue dans le Sud même pas que ça existait
- Speaker #2
Ah si, ici, ils en ont fait partout.
- Speaker #0
Par exemple, en Chine, ils ont fait « Bienvenue au Tibet » . En Russie, ils ont fait « Bienvenue Kulak » . Oh non,
- Speaker #2
non, non. Il a pris Paris Savanne pour ramener... Non, non, non, c'est venu...
- Speaker #0
Par à coup,
- Speaker #2
je me suis dit « Tiens, ça c'est marrant, ça, ça l'est encore plus. » Et ce qui serait encore plus drôle, c'est que ces films existent réellement. Oh,
- Speaker #0
tu le sais pas, mais peut-être. Euh, attends, tu as encore quelques chiffres ?
- Speaker #2
Non, non, j'en ai fini, c'est pour ça.
- Speaker #1
Mais c'est la journée du bonheur !
- Speaker #0
C'est la journée du bonheur ! C'est quand même la journée du bonheur.
- Speaker #1
C'est la journée de la Dolce Vita.
- Speaker #2
Soyez heureux Regardez des films italiens Il y aura du collègue Très bien salaud Pour le coup
- Speaker #0
On a fait un épisode Très cohérent les gars On est resté italien Du début à la fin On s'y est tenu Pourquoi on n'a pas fait L'épisode en italien ?
- Speaker #1
Parce que je crois Que notre niveau d'italien Est très faible J'ai le niveau du Olingo moi Parce que déjà Quand il parle italien Il parle une fois sur deux C'est de l'espagnol Moi c'est pareil Donc on va éviter De massacrer la langue Merci
- Speaker #0
Vous ne voyez pas Mais nous depuis tout à l'heure On parle avec les mains Donc je Pourquoi tu dis merci ? Je ne sais pas
- Speaker #1
Par contre, si on fait une spéciale cinéma allemand, là Owen, tu pourras nous épater avec tes talents germaniques.
- Speaker #0
C'est très bien, va ça.
- Speaker #2
Le chiffre du cinéma allemand, ça doit être intense.
- Speaker #0
Ah, ça doit être rigolo ça. Du coup, les amis, ça va marquer un petit peu la fin de l'émission. Ciao à tous. Si jamais vous nous suivez sur Spotify, n'hésitez pas à mettre des étoiles. Si vous nous suivez sur Instagram, n'hésitez pas à nous mettre des mots d'amour, plein de tendresse. Et on se dit, dans deux semaines, l'émission est à retrouver sur YouTube, sur toutes les plateformes de streaming audio.
- Speaker #2
des grosses bises et à dans deux semaines pour le cinéma on sait pas ciao ciao ciao tout